Bonsoir,
Avant de nous emporter, attendons les conclusions de l'enquête.
OK, pas besoin d'avoir fait l'X pour comprendre que Sudan Airways n'est pas Swiss (exemple pris au hasard), ce qui explique PEUT-ÊTRE ce qui s'est passé.
Oui, attendons. L'expérience montre que les accidents sont le résultat d'une conjonction de situations off-nominales, style pb mécanique + météo + facteur humain + etc... Un seul dysfonctionnement ne permet généralement pas d'aboutir à la catastrophe, et c'est heureux.
Même les compagnies les plus grandes et les plus "réputées" ne sont pas à l'abri d'"incidents" que l'on pourrait croire réservés aux transporteurs du tiers-monde.
Dernier exemple: le pb arrivé à un A320 d'AF à
CDG mardi, récit de l'incident, glané sur citizenside.com. OK, la rupture du train semble liée à l'accrochage avec un tracteur de piste, mais ledit train ne devrait pas être si "susceptible"! Les nombreux tests de certification et les contrôles des compagnies (qu'AF conduit, on ne peut en douter) expliquent mal ce qui s'est passé. Dans ce cas aussi: attendons!
Ph--
Le conducteur de ce véhicule tractant les avions a eu beaucoup de chance. Retour sur les faits.
Aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, mardi 10 juin 2008, vers 15 heures: un Airbus A320 roulant à vide, déplacé par des agents Air France, s'affaisse sur la cabine de son tracteur de piste, un "pushback".
Le train avant de l'appareil (la roulette de nez) est sorti des pinces du véhicule, et le nez de l'avion s'est écrasé sur la cabine. Un accident très rare.
Le conducteur du tracteur s'en est sorti miraculeusement indemne, mais a été évacué en état de choc. Il a été sauvé par la solidité de la structure renforcée de son véhicule et du pare-brise.
Sur ces images, on distingue la roulette de nez (le train avant) complètement cassé, et le toit enfoncé du tracteur.
L'Airbus A320 (immatriculé F-GKXF), était arrivé un peu plus tôt en provenance de
Tel-Aviv (vol AF 2221), et s'est garé au terminal S3.
Les employés d'Air France ont ensuite déplacé l'appareil vers un autre emplacement, pour assurer un autre vol en direction de
Bologne (vol AF 2128).
C'est lors de cette manoeuvre de routine qu'a eu lieu l'accident: le "pushback" d'Air France était précédé lui-même par un autre tracteur de piste.
Quand le premier engin s'est arrêté sur ordre de la tour de contrôle pour laisser passer un avion, le deuxième lui est rentré dedans, provoquant l'affaissement de l'A320 sur le véhicule après une rupture de son train d'atterrissage avant.
Le vol vers
Bologne a dû être retardé de plus d'une heure, en raison d'un changement d'appareil de dernière minute.
L'appareil endommagé a été déplacé pendant la nuit dans un hangar de réparation.
La gendarmerie du transport aérien (GTA) a diligenté une enquête pour éclaircir les circonstances de l'accident.
Selon Air France, le technicien à bord de l'avion et les conducteurs des deux tracteurs de piste ont repris le travail normalement mercredi.