Si, comme moi, les chansons qui parlent de départs sur les routes et des rencontres qu’on y fait vous fascinent... partageons les plus belles strophes !
Je commence par ce qui est sans doute ma chanson préférée dans ce registre, un texte d’Atahualpa Yupanqui (
Argentine), souvent chantée par Mercedes Sosa entre autres :
"Yo tengo tantos hermanos que no los puedo contar
En el valle, la montaña, en la pampa y en el mar
Cada cual con sus trabajos, con sus sueños, cada cual
Con la esperanza adelante, con los recuerdos detras,
Yo tengo tantos hermanos que no los puedo contar...
Gente de mano caliente, por eso, de la amistad
Con un lloro para llorarlo, con un rezo para rezar
Con un horizonte abierto, que siempre esta mas alla,
Y esa fuerza para buscarlo, con tezon y voluntad
Cuando parese mas cerca es cuando se aleja mas
Yo tengo tantos hermanos que no los puedo contar
Y asi seguimos andando, curtidos de soledad
Nos perdemos por el mundo, nos volvemos a encontrar
Y asi nos reconocemos, por lejano mirar
Por las coplas que mordemos, semillas de inmensidad
Y asi seguimos andando, curtidos de soledad
Y en nosotros nuestros muertos, para que nadie quede atras
Yo tengo tantos hermanos que no los puedo contar
Y una hermana muy hermosa, que se llama Libertad."
Traduction personnelle :
"J’ai tant de frères que je ne peux les compter
Dans la vallée, la montagne, la pampa et la mer
Chacun avec ses occupations, avec ses rêves chacun
Avec l’espoir devant, et les souvenirs derrière
J’ai tant de frères que je ne peux les compter.
Ce sont des gens à la main chaude, ainsi, de l’amitiéAvec un pleur pour pleurer, et une prière pour prier
Avec un horizon ouvert, qui est toujours plus loin
Et cette force pour le chercher, avec (tezon?) et volonté
Quand il semble le plus proche, c’est là qu’il s’éloigne le plus
J’ai tant de frères que je ne peux les compter
Et ainsi nous continuons, tannés par la solitude
Nous nous perdons de part le monde, nous nous retrouvons
Et ainsi nous nous reconnaissons, par un regard au loin
Par les couplets que nous mordons, graines d’immensité
Et ainsi nous continuons, tannés par la solitude
Et en nous nos morts, pour que personne ne reste derrière.
J’ai tant de frères que je ne peux les compter
Et une sœur très belle, qui s’appelle Liberté."