merci Tatima et Bleumarine23.
Et comme nous sommes Dimanche et que j'ai un peu plus de temps que pendant la semaine, vous avez droit le même jour à 2 épisodes

Voici donc notre escale à
Naples.
« Voir
Naples et mourir » : pour les Napolitains,
Naples est la plus belle ville du monde et on se doit de la visiter une fois dans sa vie. On peut mourir tranquille ensuite. Ceci est bien connu. J’ai cherché s’il y avait une autre explication et j’ai trouvé celle-ci qui me plaît bien aussi : l’expression serait basée sur un jeu de mots dont l'explication la plus probable vient de la ville de Morire ('mourir', en italien) qui est située au pied du Vésuve. Voir
Naples puis Morire, en allant au Vésuve.
Donc nous avons vu
Naples et oui, c’est fantastique ! Attention : je n’ai pas dit magnifique mais « fantastique » parce que
Naples est une ville de contraste avec des quartiers qui se touchent en étant tellement différents. Et nous aimons ces villes. Nous avions ressenti la même chose l’an dernier à
Palerme.
Tout d’abord, il faut se lever tôt car le bateau accoste vers 8h et il est impensable de manquer l’entrée dans la baie, de voir le Vésuve grossir sur tribord (la photo 1 a été prise après le demi-tour du bateau juste avant son amarrage, d’où le fait que le Vésuve est sur babord, mais je vous assure, il est bien à tribord

et de découvrir petit à petit la ville. Une fois de plus, il faisait grand beau et doux. Ce fut donc un plaisir.
Nous descendons du bateau vers 9h et après 200m, nous sommes en ville. A noter que nous étions un Dimanche et qu’en arrivant, il n’y avait encore pas grand monde. Nous n’avons même pas eu à nous « fâcher » pour refuser les offres diverses (taxi, calèches, triporteur, etc.).
Comme souvent dans ces très grandes villes avec un port, les premières rues et avenues ne sont pas très enthousiasmantes. Ainsi, nous n’avons pas été voir de plus près le grand château qui est de suite à gauche (photo 2). Nous avons préféré nous engager directement et après environ 500m, nous tombons sur une très grande avenue avec statues sur les places et bâtiments monumentaux tout le long. Ce n’est pas laid à voir et cela permet d’une certaine manière d’entrer tranquillement dans l’ambiance de cette nouvelle ville. Bon, ceci dit après une 20 de mn à marcher en direction de la place Garibaldi, cela commence à moins nous plaire : nous ne sommes pas venus pour voir le 8ème ou le 16ème arrondissement de
Paris 
.
Nous décidons de repartir nous enfoncer dans la ville et nous pensons bientôt trouver le vieux quartier où l’on trouve de nombreux fabricants et vendeurs de crèches de Noël. Effectivement, nous tombons sur une 1ère rue étroite (photo 3) et nous la prenons pour traverser tout le vieux
Naples en long en large et en travers, bref comme nous aimons. Autant le dire tout de suite : pour la vente des crèches cela fait assez touristique. D’un autre côté, nous étions en Novembre et il n’y avait qu’un bateau de croisière dans la rade. Est-ce si touristique que cela ? En tous les cas, les crèches (et autres constructions d’ailleurs) sont magnifiques, mais il y en a trop sur trop d'étals. Et puis, il y a de nombreuses églises à visiter, de style différent (comme par exemple les photos 4 et 5 le montrent, les 2 églises étant à 200m l’une de l’autre).
Nous finissons par sortir du vieux quartier pour tomber de nouveaux sur une place monumentale. Nous ne sommes pas très loin du quartier espagnol, que nous voulons absolument voir. Mais un panneau nous indique « funiculaire » et nous aimerions aussi le prendre pour voir le château en haut de
Naples et pour avoir une vue sur la ville, la baie et le Vésuve. Nous décidons de commencer par cela et entamons une bonne petite montée vers ce qui doit être la gare du funiculaire. Au bout d’une vingtaine de minutes, nous montons toujours et nous nous demandons si le funiculaire napolitain n’est pas tout simplement une blague basée sur des centaines de marches d’escaliers

Non, non, c’est juste notre sens de l’orientation qui nous a fait un peu défaut mais nous ne regrettons pas. Nous venons de traverser un quartier populaire et venons d’entrevoir un petit (tout petit) bout de la vie napolitaine : rue étroite, linge à toutes les fenêtres (photo 6), des voitures qui se croisent de manière tout à fait improbable (les panneaux de sens interdit sont peu nombreux ou sont tellement rouillés que l’on ne voit plus le symbole, ceci expliquant sûrement cela). Nous n’en avons pas vu une qui n’était pas cabossée. Les rétroviseurs à droite sont soit déglingués, soit arrachés, soit repliés (pour les plus prudents). Quant aux scooters, il semblerait que le casque soit interdit et qu’il s’agisse de véhicules trois places : papa conduit, maman est derrière et le gamin debout devant papa. Tout le monde est extrêmement décontracté, sourit et la place se fait au klaxon qui n’est pas un avertisseur de danger mais un avertisseur du type « j’arrive, poussez-vous ». Ici,
Naples est fidèle à sa légende (un exemple en photo 7). Il n’y a évidemment pas de trottoir. Autrement dit, il est urgent de faire attention quand on est piéton. Pas forcément recommander avec des enfants ou si l’on a des difficultés à se déplacer rapidement de refuge en refuge (entre 2 voitures en stationnement quoi...).
Arrivée au sommet, pas de funiculaire, donc nous redescendons et tombons sur la gare qui était tout en bas (logique d’ailleurs) mais plus à gauche quand nous montions. Il y a foule car c’est aussi une gare ferroviaire et il est maintenant 11h mais nous nous sentons vraiment tranquilles. Nous prenons un billet, attendons 3mn et entamons la montée. Au sommet, changement complet d’ambiance : nous venons d’entrer dans un quartier très résidentiel, sympa mais comment dire : banal. Nous filons vers le château mais finalement nous ne le visiterons pas. La vue sur
Naples et la baie est effectivement superbe (voir photo 8) et la descente à pied nous tente car nous pensons que nous aurons à différents endroits de beaux points de vue. C’est effectivement le cas, mais attention : descente « casse-pattes », à moitié escalier, à moitié pente raide, à déconseiller en cas de pluie car c’est sur pierres pour le moins polies. Etrange aussi de croiser des maisons superbes alors qu’il est totalement impossible d’y venir en voiture et sûrement pas simple en deux roues. Je n’aimerais pas avoir à remonter les courses du WE.
En bas de cette descente, un panneau nous indique la direction du quartier espagnol. Quel sens de l’orientation nous avons cette fois-ci

. Nous poursuivons et là aussi, nous allons nous promener dans un très vieux quartier de
Naples, quartier populaire également et c’est le même spectacle que précédemment dans le vieux quartier mais avec plus de vie et encore moins de touriste. Nous adorons et n’avons pas envie d’en sortir. Les poissonneries sont « intéressantes » également et encore ! Celle sur la photo 9 dispose d’un vrai étal. Pour certaines, il s’agit juste d’un triporteur. Dans les bacs remplis d’eau, quelques poissons et beaucoup de coquillages. Cela me rappelle l’Alfama à
Lisbonne il y a 25 ans. Mais malheureusement personne pour nous faire griller des sardines et nous les offrir.
Il est tout de même temps de quitter le quartier espagnol et en finissant de descendre une rue nous en sortons effectivement pour tomber sur...
...une immense avenue piétonne (ce jour), bourrée de magasins de mode et aussi de luxes (sous une verrière époustouflante, voir la photo 10), de vendeurs à la sauvette et de napolitains en goguette. C’est une avenue comme on peut en trouver à peu près partout dans des villes françaises. Pas désagréable du tout, surtout pour quelqu’un qui aime faire les magasins et nous y ferons effectivement un tour. Mais, moi qui ai horreur de cela, le contraste est trop fort et dans le mauvais sens. Heureusement que nous n’avons pas commencé par cela. Et c’est bizarre comme tout à coup, j’ai senti comme une douleur extrêmement forte àla cheville (à la limite de l'entorse

) m’empêchant presque de marcher. Bon, ceci dit, Madame aime faire les magasins mais en avait aussi un peu plein les pattes (il était 14h tout de même) et Internet pour faire des achats, c’est très bien aussi, alors que le quartier espagnol sur Internet, cela ne rend pas grand-chose.
Nous nous posons enfin dans un restaurant (pizza, chianti, oui, cela n’est pas très original mais une pizza à
Naples tout de même, c’est presque obligatoire !).
En sortant, nous sommes fatigués. De plus le vent d’Est s’est un peu levé, il est 15h30 et en Novembre, le soleil baisse vite. A l’ombre, il fait frais. Nous décidons de rentrer tranquillement au bateau. Encore quelques photos avec une belle lumière et puis voilà pour
Naples.
C’est sûr, nous n’avons pas tout vu dans
Naples. C’est vrai aussi qu’il y a le Vésuve et Capri. Mais nous avons découvert une nouvelle ville comme nous aimons le faire et nous avons vraiment beaucoup aimé. Nous aimerions y revenir.
A noter que pendant toute la journée, nous n’avons jamais eu l’impression d’être « en danger », nous n’avons jamais été bousculé, ni interpellé. Notre sentiment ? Une journée paisible, dans une ville en mouvement certes, mais dans une ville tranquille. Enfin, tranquille à la Napolitaine. Ce n’est pas non plus
Palma de Majorque 
Ah oui ! Et les poubelles et la saleté me direz-vous. Il y en avait bien sûr mais pas tant que cela. Et dans le vieux quartier et le quartier espagnol nous avons même trouvé cela propre. Encore une fois, ce n’est pas Palma, mais nous n’avons pas passé la journée au milieu d’immondices ni à contourner des tas de poubelles. Peut-être de la chance aussi puisque, malgré tout, il semble qu’elles soient ramassées de temps en temps.
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