Marie-Aude,
Merci de l'attention que vous avez porté à mon message.
Votre remarque m'a fait réfléchir et je me suis demandé si, a contrario, une aide humanitaire pouvait être apportée en opposition directe à une coutume locale qui ferait partie des
traditions ancestrales d'une population.
Mon avis est qu'une
action entreprise sans la participation d'un groupe concerné, est faite contre ce groupe (suivant un proverbe connu). Toute action imposée se verra opposer une réaction d’opposition irréductible.
Pour avancer dans un cas tel que celui de
l’excision, la stratégie consisterait, selon moi, à agir à un niveau supérieur qui est celui de
l'émancipation de la femme. Il s’agit d’un thème qui retient l’attention d’une bonne partie de la population. Convaincre sans préjuger du temps que cela prendra. Ne pas imposer. Aider les groupes locaux qui se chargeront à leur tour de convaincre leurs pairs.
Présenté dans cet esprit, il me semble que cette méthode d’approche peut s’appliquer au cas que vous mentionnez :
- Besoin local identifié par rapport à la demande d’un groupe local, même restreint
- Soutien à ce groupe
- Découverte de la réalité du problème sur le terrain
- Volonté d'entreprendre
- Analyse de nos moyens et de nos compétences : facilitation, expériences passées dans le cadre de l’émancipation de la femme, ouverture plus facile sur d’autres cultures, etc.
L’action vient ensuite, en connaissance de cause.
N’est ce d’ailleurs pas la démarche que vous avez implicitement engagée, vous qui êtes sur le terrain ?
Bien à vous