Une partie de la population malgache n'est pas spontanément favorable à l'endroit de l'immigration étrangère à
MADAGASCAR.
Pour des raisons diverses et variées.
Certains aiment à fustiger les étrangers parce que ces derniers spolieraient les malgaches de leurs richesses, ou parce qu'ils affichent parfois des trains de vie ostentatoires - sans même se soucier de connaître l'origine de leurs revenus -.
D'autres leur reprochent des "comportements sociaux"' parfois choquants ou de s'afficher en compagnie de jeunes et belles demoiselles, ce qui ne manque pas d'attiser un sentiment de jalousie de la part des jeunes hommes malgaches.
Cette xénophobie - il faut bien appeler un chat un chat - est le plus souvent réfrénée, contenue mais elle peut aussi "exploser" dans des circonstances particulières telles que celles vécues à
NOSY BE ces derniers jours.
Elle est aussi parfois entretenue par les gouvernants et les élites qui aiment à user de la "stratégie du bouc-émissaire".
Concernant
NOSY BE, je suis personnellement surpris par le "traitement local" de ces évènements.
Je n'ai pas entendu de déclarations officielles tendant à condamner et à regretter ce qui s'y est passé la semaine dernière.
Bonsoir,
Ce fait divers n'a eu d'existence internationale que par le biais des étrangers victimaires d'une haine collective alors qu'il y avait eu dans un passé récent, d'autres vindictes populaires meurtrières touchant les locaux sans que cela fasse la une de la presse, même locale !
Il arrive qu'à un moment donné lorsque les événements dépassent toutes les limites de l'acceptable, cela finit par se savoir et se dire en créant un bug médiatique avec des conséquences imprévisibles !
Car à force de pousser la poussière sous le tapis de la tradition, il arrive un moment où l'on est obligé de faire le ménage !
D'autant plus que l'image traditionnelle de l'île a toujours été celle d'un pays accueillant les étrangers avec respect et convivialité, mais la page vient d'être écornée!
Aujourd'hui, cette image s'est dissipée et mettra un certain temps avant de convaincre à nouveau sous réserve que les comportements changent avec les mentalités, pas si sûr.
Le dérapage inacceptable de Nosy-Bé était inéducable mais personne ne s'attendait à un tel degré de sauvagerie en imaginant ces scènes interminables entourées par une foule de spectateurs complices et passifs, filmées par des mateurs pour passer en boucle sur les réseaux sociaux !
Pourquoi de tels déchainements de haine gratuite face à des accusations, simples hypothèses issues de ragots de cocotiers et de brèves de cases non vérifiées ?
Je crois que les malgaches n'ont pas pris conscience de la gravité des retombées d'une telle affaire, accaparés par leurs querelles intestines et un rejet obsessionnel de l'étranger accapareur donc gêneur au possible.
Pas un seul geste de repentance des locaux plus occupés à suivre les offices du dimanche, seul un communiqué terne de la transition pour exprimer une compassion commandée et exigée d'andafy.
Le vrai visage ne se montre pas lorsque l'on donne ou l'on aide mais lorsque les choses tournent mal et la réalité des faits nous a montré l'envers des choses pourtant si bien dissimulé depuis si longtemps.
Le vahaza a toujours été considéré comme un pion nécessaire pour devenir vite indésirable dés lors où il entre en concurrence ou freine certaines ambitions locales.
Aujourd'hui, nous nous approchons de la réalité trop longtemps montrée sous un jour flatteur et inexact.