On commence à se poser la question : n'a-t-on pas réagi d'une façon excessive ?
On a fermé certains espaces aériens presque un jour entier avant que le nuage n'arrive !
Des éruptions volcaniques, il y en a pratiquement en permanence dans l'un ou l'autre endroit du monde; des cendres provenant de ces éruptions circulent sans arrêt dans l'atmosphère. En
Islande, il y en a fréquemment, et tout aussi graves que celle-ci; on n'entend d'ailleurs pas dire que c'est une éruption exceptionnelle, il y en a une plus grave en 1990, paraît-il.
On nous ressort toujours l'exemple du 747 aux quatre moteurs stoppés en vol; c'est oublier d'abord que cet appareil est passé en plein dans un nuage très dense - et que ce jour-là il y avait des centaines d'autres appareils en vol, et qui s'en sont sortis sans dommage.
On peut se demander si tout cela n'est pas uniquement un effet de la paranoïa bureaucratique et politicienne qui nous gouverne à présent, et qui est devenue particulièrement aigüe après les attentats du 11 septembre.
Et maintenant, évidemment, ils sont coincés : difficile de faire marche arrière, ce serait avouer qu'ils ont paniqué exagérément en premier lieu, et s'attirer une belle volée de bois vert de la part de tous ceux qui en subissent les conséquences.
Et des conséquences, il y en aura, dans pas mal de domaines et en particulier on peut s'attendre à des faillites de compagnies aériennes déjà à la limite avant ce désastre.
Lorsque tout ceci sera terminé, on sera quand même en droit de demander des comptes aux responsables, et pourquoi pas la mise sur pied d'une commission d'enquête impartiale (si une telle chose est possible).
Je lance le débat !