Bonjour Michel,
"Le fait est que cette enquête n'a pas grand intérêt et repose sur une ambiguité qui la rend nulle et non avenue : les commanditaires s'intéressent à l'intérêt économique de tels ou tels touristes, leur facilité à lâcher de l'argent sans contrepartie, et feint de croire que c'est une valeur morale. Bof."
Tu ne serais pas un peu de mauvaise foi là ?
Les questions ne portent pas uniquement sur l'aspect économique ; si j'en crois les différents comptes-rendus (merci à mldiane57 d'en avoir rajouté un autre, plus complet) qui nous sont proposés ici le questionnaire ne portait pas uniquement sur le côté économique mais tenait compte de 10 critères (attitude générale, politesse, volonté de parler la langue locale, intérêt pour la cuisine locale, propension à la dépense, générosité, propreté, discrétion, élégance, forte tendance à se plaindre), dans la liste seuls deux sont directement économiques.
Ce qui me trouble davantage est la difficulté à saisir l'échantillon des sondés : ces 4 000 hôteliers de six pays (je suis quand même très surprise que ces six pays, exclusivement d'
Europe de l'Ouest et d'
Amérique du Nord puissent faire prétendre aux journalistes qu'il s'agit d'une enquête "internationale" ou "du monde entier", c'est hyper-étriqué comme échantillon) sont ceux du réseau Expédia ? Et ceux qui proposent des formules demi-pension ou pension complète (critère : curiosité culinaire) ? (ou faut-il entendre hôteliers comme incluant également les restaurateurs indépendants de l'hôtellerie au sens strict ?). Je n'en sais rien : je ne fréquente pas moi-même les hôtels de ce réseau et ne connais personne qui en use.
Certains aspects de cette enquête ne me surprennent guère toutefois, en particulier les difficultés de nombres de touristes français à s'exprimer dans une langue autre que la leur (je crois qu'à ce niveau là les Italiens les valent). Je suis en revanche un peu étonnée que les touristes dont la langue maternelle est l'anglais n'apparaissent pas dans cette catégorie de piètres polyglottes (me refusant, par principe d'équilibre et de réciprocité de l'effort, à avoir une conversation en anglais avec ces voyageurs là, nous avons fréquemment du mal à trouver une langue de communication tierce).
Le (pénible) côté râleur d'un nombre non négligeable de mes compatriotes n'est pas non plus une surprise...

Quant à l'aspect "propension à la dépense" je reconnais, sans honte, n'en avoir aucune et être de ce fait une très mauvaise touriste. Tout simplement parce que 9 fois sur 10 (la dixième fois c'est un truc qui se mange, et je cède), je n'ai aucune envie de ce qui s'achète et je ne vois pas au nom de quoi je me forcerais.

Catherine