Tout à fait d'accord avec ce complément d'analyse !
Quand nous parlons de responsabilité de la C.I, nous ne parlons pas du passé, ce qui est fait est fait. Mais la C.I à le grand tort de ne pas vouloir défaire ce qui a été fait.
Alors bien sur, elle peut (et ne s'en prive pas) se frapper la coulpe, ce qui est politiquement trés correct, verser des fonds à pierre, paul ou jacques, celà ne change pas grand chose si l'on ne modifie pas le fond même du système.
Je pense que tout celà rélève d'une grande stratégie concertée qui va bien au delà de ce que l'on pourrait imaginer. Il faut se plonger dans les méandres indigestes des régles économiques et commerciales mondiales pour comprendre et les plaçer en équation avec les prospectives qui sont faites.
1er point, tous les pays industrialisés acceptent d'aider ceux du tiers monde, mais leurs raisons ne sont en rien humanitaire, elle tiennent plus souvent de la bonne gestion et de la régulation des approvisionnements en matières premières, puis du developpement de leurs entreprises à moindre coût (délocalisation) et enfin d'accords militaires.
2nd point, compte tenu de l'indépendance des états, il est bien plus simple d'aider un pays pour les raisons sus mentionnées, avec lequel le dirigeant ne posera pas de problème et sera conciliant. De ce principe on arrive très vite à la corruption généreuse.
3ème point, à trop aider on peut rétablir un pays qui finira de fait à être un futur concurent sur la scène économique mondiale. Et comme les états voient à trés long terme.... Ce fut le cas après guerre du
Japon et de l'
allemagne, premiers exemples, mais aujourd'hui aussi à l'apparition des BRIC dont on commence tout juste à évoquer l'existence en tant que structure économique à l'instar du G20. Cette notion n'existait pas il y a 10 ans. Et c'est bien là ce que veulent éviter absolument les pays du nord de l'hémisphère.
4ème point, il est établi avec certitude que les pays de l'émisphère sud et en particulier l'Afrique, sera dans le siècle à venir, la seule et la plus grande réserve mondiale accessible en terres agricoles, en ressource carbone, en ressource énergétique. Et de là intéresser au plus haut point les pays du nord, qui à défaut de ne pouvoir se servir (comme au temps de la colonie) souhaitent donc garder cette friche mondiale sous main mise "obligé"
Voilà le pourquoi du comment, qui n'est nullement remis en cause par la plupart des analystes économiques et géopolitique mondiaux.
Ces quatres équations assemblées, font que les pays du tiers monde resteront, peu ou prou, tels qu'ils sont, sauf à se déterminer des dirigeants qui comme pour ceux des BRIC, auront plus d'indépendance et de fermeté dans leur politique.
Ce qui laisse quand même de l'espoir, puisque, précisemment, l'exemple des BRIC prouvent que c'est réalisable.