Bonjour,
Je possède ce sac de couchage (le Wilsa Grand Nord II) depuis 5 ans et j'en suis parfaitement satisfait.
J'ai dormi au
Pérou par -10/-12° sous la tente, ainsi qu'au
Népal sous tente et en lodge jusqu'à 5000m. Je n'ai absolument jamais eu froid dedans, et je n'ai pourtant pas un physique très "calorifique" (1,72m, 58 à 60 kg selon les circonstances).
Le fait qu'il possède une couche étanche en-dessous m'apparaît plutôt comme un avantage (meilleure isolation). En terme de matelas, je n'ai d'ailleurs jamais utilisé autre chose que des matelas en mousse, souvent assez minces.
Je mets toujours un drap de soie à l'intérieur (c'est super confortable). Lorsqu'il fait très froid, je porte une seule couche de sous-vêtements thermiques + une paire de chaussettes. Pas de bonnet, la forme de la capuche du sac de couchage étant très enveloppante et bien épaisse.
Par contre, comme j'ai souvent froid aux pieds (c'est par les extrémités que la chaleur se dissipe), je remplis souvent une gourde alu d'eau chaude en guise de bouillote lorsqu'il fait froid. Ca permet de trouver immédiatement un peu de chaleur quand on s'enfile dans le sac de couchage.
Evidemment, le gros inconvénient de ce modèle est son poids et son encombrement. Ceci dit, je ne le portais pas directement en trek (porteurs ou mules). Mais si j'avais eu à le porter moi-même dans mon sac à dos, j'aurais certainement acheté un modèle en duvet, moins lourd et moins encombrant (mais au moins 2 fois plus cher à performances thermiques équivalente !).
Pour terminer, à noter que bien que je le stocke régulièrement compressé dans son sac d'origine (ce qui n'est pas la meilleure formule, j'en conviens), il a conservé pratiquement toutes ses qualités d'origine.
Mais à contrario, je ne l'ai jamais lavé (intérêt d'utiliser toujours un drap à l'intérieur, ce qui évite de le salir). Les lavages ou nettoyage à sec sont certainement les opérations les plus dévastatrices pour les sacs de couchage, car çà casse les fibres (ou le duvet), qui perdent ainsi une grande partie de leur capacité de gonflage, donc de protection contre le froid.