Bonjour Yanso,
Je ne vois pas ce que mon message avait de choquant parce qu'il portait sur des enfants. Il est clair que je viens faire mon travail dans une région qui a ses spécificités. Mais la spécificité de ce travail là est aussi d'apporter des repères franco-français à des enfants qui ne parlent pas le français au quotidien. En tout cas, c'est bien ce que vous dites, vous tous qui êtes là-bas.
Donc quand je parle d'aider, c'est bien ce que je vais faire, tout comme ceux qui viennent de métropole; par le biais de notre travail, nous venons aider cette région à mieux s'intégrer dans le giron de la
France, à acquérir des repères communs à tous les français, et bien sûr ce sont les enfants qui bénéficient de cet apport. Il ne faut pas donc pas se leurrer ou avoir peur des mots. Il n'y a rien de choquant, de dévalorisant ou d'insultant vis-à-vis des petits mahorais, pas du tout.
Ce qu'il y a de choquant c'est que l'éducation nationale ne soit pas en mesure de répondre aux besoins d'un petit groupe d'enfants venant de métropole, qu'ils soient noirs, blancs, mahorais ou ardéchois. L'école publique est sensée être pour tous, non ? Alors pourquoi, les besoins des petits métropolitains devraient être sacrifiés ? Qu'y a-t-il donc de choquant à demander à ce que ces enfants puissent suivre une scolarité correcte au sein de l'éducation nationale dans le cadre de l'école publique? Moi je n'ai jamais mis le pied là-bas, je me base sur ce qu'écrivent les "wazungu" de
Mayotte sur le fonctionnement des écoles là-bas! Et c'est quelque peu alarmant!
Alors effectivement on peut être choqué par le fonctionnement même des écoles publiques, mais là l'éducation nationale fait face tant bien que mal, mais elle fait face. Ce qui ne semble pas être le cas pour les petits métropolitains qui doivent forcément aller dans le privé ! Et cela est absolument choquant! Mais cela n'est qu'un problème parmi tant d'autres, n'est-ce-pas?
Peace
Wakaleheza