je trouve ce genre de témoignage très instructif car beaucoup de gens sont inconscients face au problème. Cela me rappelle mon stage dans la pharmacie d'un grand hôpital. Plusieurs fois la police à débarqué toute sirène hurlante pour venir chercher des ampoules de quinine pour traiter des cas de neuro palu de touristes entre la vie et la mort a cause de leur négligence ou de leur inconscience. Trop souvent le traitement est arrété avant son terme au retour en europe en pensant que le risque n'existe plus dès le retour. Ce qui est naturellement faux.
Enfin toute fièvre suspecte au retour d'un pays à risque nécessite une visite chez un médecin dans les 6 mois après le retour pour un contrôle anti paludéen.!!!
dans le genre anecdote celle ci n'est pas mal non plus:
cela ce passe dans un petit village proche de l'aéroport de
Londres en été il y a 2 ou 3 ans. Un homme se présente chez le médecin avec une forte fièvre. L'homme n'ayant jamais quitté son village le médecin diagnostique une grippe et lui prescrit des médicaments contre la grippe. L'homme décédera quelques jours plus tard.A l'autopsie le responsable sera trouvé : le Palu (paludisme d'aéroport). Le moustique infesté a fait le voyage dans l'avion et a contaminé ce pauvre anglais qui en est mort en raison d'un diagnostic erroné. Plusieurs cas sont recensé chaque année!! Nous vivons une époque moderne ce qui se passe à l'autre bout du monde voyage aussi en avion!! Y a pas qu'internet.
Le plus triste dans cet histoire c'est que le palu n'interesse que peu les firmes pharmaceutiques car les pays infestés sont des pays à très faible revenu il n'y a pas de gros profit à espérer.. sauf qu'il ne faut pas oublier que c'est justement le palu qui est la maladie qui annuellement cause le plus de décès dans le monde.
ne pas oublier non plus que les africains vivant sur place finissent par acquérir un forme de résistance qui se perd lors d'un déménagement en europe..sans parler de la drépanocytose qui confère une forme de résistance naturelle:
Il s’agit de deux maladies touchant sensiblement la même population, celle de l’Afrique sub-saharienne. Ces deux maladies sont le paludisme et la drépanocytose.
Le paludisme, vous connaissez, c’est une maladie parasitaire qui entraîne une destruction des globules rouges, et une cascade thrombotique et immunitaire parfois fatale.
Parfois est un euphémisme.
Depuis que vous avez commencé à lire cette note, soit environ 1 minute, 5 hommes, femmes ou surtout enfants sont décédés du paludisme quelque part dans le Monde.
La drépanocytose est une maladie génétique qui entraîne une modification de l’hémoglobine. Cette hémoglobine déficiente, nommée "S", provoque une modification des globules rouges. Ces derniers prennent la forme d'une faucille, d'ou l'autre nom de la drépanocytose: l'anémie falciforme.
Cette pathologie est potentiellement grave. La mort peut survenir en période pédiatrique (en cas de drépanocytose homozygote notamment), ou entraîner des accidents vasculaires répétitifs si le patient parvient à l’âge adulte (souvent drépanocytose hétérozygote).
Ce qui est intéressant dans cette histoire est que la drépanocytose, qui est donc en générale délétère, a un effet protecteur diminuant la sévérité du paludisme. A priori, pour faire simpliste, l'hématozoaire du paludisme déteste les globules rouges en forme de faucille. Il ne peut donc pas infester un patient drépanocytaire de manière massive, ce qui diminue assez nettement le risque de décès
Ce qui fait qu’en zone d’endémie palustre, la population porteuse du gène est en quelque sorte favorisée par rapport aux autres ; par conséquent, elle s’accroit plus.
Ainsi, en
Ouganda, par exemple, 46% de la population est hétérozygote, sous la pression du paludisme. Aux
Etats-Unis, cette anomalie ne touche « que » 8% de la la population noire américaine, pourtant de même souche.
Mais ne nous trompons pas, la drépanocytose est une sale maladie, qui d'ailleurs, par la morbi-mortalité engendrée a tendance à disparaître (moins de porteurs, donc moins de transmission, et ainsi de suite) dans les zones géographiques... non impaludées. Voilà, c’était le petit conte du mardi soir (post g
une autre info médicale intéressante
www.med.univ-montp1.fr/...T7-1_ECN_99_Palu.pdf
attention la carte n'est pas tout a fait juste (il y a du palu à sulawesi par exemple)