Premier résultat positif : Varouflakis n'est plus ministre des finances. Il a été démissionné par son premier ministre qui se rendait compte de son incapacité à mener des négociations sérieuses.
Alors là, ils ne trompent personne, c'est une manoeuvre de type " good cop/bad cop", Tsipras faisant le gentil flic, mais ils n'ont semble t'il pas saisi que maintenant c'est Tsipras qui fait figure d'épouvantail complètement ingérable.
Parce qu'il faut être complètement dénué de jugeote pour se comporter comme il l'a fait, exposer son pays à un tel danger juste pour sauver quelques préretraites de fonctionnaires et ne pas mettre le taux de TVA au même niveau que celui de la
France, c'est tout simplement du grand portnawak.
Les grecs qui ont voté contre ces mesures vont découvrir les délices d'une inflation à 2 voir 3 chiffres, incomparablement plus supportable qu'une TVA à 23 %, il va sans dire...
de toutes façons la zone euro est déstabilisée.
Si la
Grèce reste, elle restera perpétuellement une menace avec ses référendums qui peuvent tomber n'importe quand avec la question posée ainsi au peuple :" vous voulez payer ou vous voulez pas payer " ? Ah ben non, ils veulent pas payer, faudrait nous rajouter un rabais de 30% et ça devrait le faire...jusqu'au prochain référendum...Comment peut on raisonnablement garder un tel pays dans la zone euro ? Même avec la meilleure volonté du monde, c'est impossible.
La
Grèce sort de la zone euro, c'est pareil, déstabilisation assurée par le volume de la créance qui nous retombe dessus et nous n'aurons pas d'autre alternative que celle de faire tourner la planche à billet.
Le mieux serait de faire sortir la
Grèce en l'accompagnant (en gros, en claquant quelques dizaines de milliards de plus pour éviter le chaos dans le pays...) et tenter de faire en sorte que la zone euro garde son statut de dernière zone économiquement stable dans le monde.
L'atout serait que cette sortie de la
Grèce ait une vertu éducatrice des autres peuples tentés par une sortie, l'apauvrissement qui va résulter de la sortie de la
Grèce sera visible et fera peur en
Italie et en
Espagne en particulier, il y a gros à parier que les partis comme Podemos vont voir leur base électorale se contracter sérieusement.
Voilà comment je vois l'avenir :
-tout d'abord une intervention immédiate de la BCE pour éviter le chaos
-négociations de l'Eurogroupe et décision de sortie de la
Grèce-mise en place d'un plan d'accompagnement et sortie de la
Grèce de la zone Euro.
-retour de la Drachme, inflation majeure en
Grèce, perte immédiate de 25% des avoirs des grecs et de leur pouvoir d'achat.
-rétablissement du niveau actuel de la
Grèce sur 10 ans.
J'aimerais que ceux qui envisagent un autre scénario en fassent part, ça m'intéresse, parce que j'ai du mal à comprendre où ils pensent qu'on va.
Jai l impression que tout le monde sur cette discussion tape sur les grecs. Vous avez peur que leur choix démocratique nuise a votre petit confort économique ? ? ? Ne pensez vous pas qu'il est l'heure de s'unir avec le peuple grec ainsi qu'avec podemos a mardid et
Barcelone pour lutter contre la dictature du FMI et de la BCE?
Funboard, c'est bien joli les discours de collégiens, mais ça ne mène pas à grand chose.
Bien sûr qu'on craint pour notre confort, mais personnellement, je suis prêt à renoncer à une partie de mon confort économique pour que la zone euro devienne stable, en d'autres termes,
je suis prêt à payer pour que la
Grèce sorte.
Je ne veux pas d'un pays géré par des populistes, fussent-ils de droite ou de gauche, dans la zone euro.
Si Le Pen ou Mélanchon arrivaient au pouvoir :
je me barre, je sais déjà où j'irais dans ce cas de figure bien improbable.