| Les petites "galères"? José · 12 janvier 2004 à 19:14 · 8 photos 162 messages · 56 participants · 48 724 affichages | | | | À: Yangguizi · 23 janvier 2005 à 17:58 Re: Les petites "galères"? Message 101 de 162 · Page 6 de 9 · 3 609 affichages · Partager Ca quand on a affaire à des convaincus!!!  Pas évident de se dépatouiller devant l'éventail de l'argumentation acharnée! Mais tu t'en es très bien sorti!
J'ai bien ri! | | | À: Yangguizi · 23 janvier 2005 à 20:23 Re: Les petites "galères"? Message 102 de 162 · Page 6 de 9 · 3 601 affichages · Partager Lu et approuvé. | | | À: Lepiaf · 25 janvier 2005 à 0:07 Re: Les petites "galères"? Message 103 de 162 · Page 6 de 9 · 3 573 affichages · Partager Une parmi d'autres qui rapellera peut etre des choses, entre aures à SIMBA Cela se passe d'ailleurs à la même époque, juste à coté au Burundi, au plus haut de la saison des pluies. Je devais aller de Bujumbura, au pied du Tanganyka, vers Kinigna, tout petit village compètemet à l'est, sur la frontière tanzanienne, là où j'avais passé 2 ans, gamin. A quatre à l'avant d'une bonne vieille 404 bachée chargée comme une mule, on est parti tot pour Gitega (120 km), sur le goudron, avec tout ce qu'il faut comme barrages policiers Arrivée a midi pour manger Re départ le lendemain hyper tot pour les autres 80 km mais cette fois ci en brousse, et la saison des pluies aidant les nombreux camions surchargés, la piste n'était plus qu'un bourbier de 50 à 100 mètres de large sur quasiment toute la distance. Il fallait souvent repérer les lieux à pied, passer en force en visant les flaques les plus petites Cela n'allait pas vite mais avançait. On se faisait doubler par les gros camions mercedes qui ruinaient un peu plus la route
Flaque, boue, pelle, cric, Flaque, boue, pelle, cric, Flaque, boue, pelle, cric,...... j'usqu'au soir et la nuit tombant, fatigués et excités en même temps de reconnaitre les derniers kilomètres on roule dans une petite flaque de plus, au milieu de la "piste" et la pauvre Pigeot se retrouve dans 1 mètre 50 d'eau rougeatre ! Tout était complètement noyé à commencer par le moteur, l'habitacle (on ne voyait plus le volant! nos affaires, papiers flottaient, mélangés à la boue qu'il y avait déja dans la voiture!) Deux d'entre nous ont fini à pied, et je suis reté avec le conducteur assis sur le toit de la voiture toute la nuit à se faire des films d'horreur sur des bestioles qui pourraient sortir de la foret, un camion fou qui viendrait s'encastrer, un rebelle complètement bourré qui pourrait avoir anvie de jouer de la machette..... On n'a pas dormi et il ne s'est rien passé Le lendemain, on a arrêté le premier camion qui nous à tracté jusqu'à Kinigna, seulement à 6 ou 7 Km On a passé un certain temps à se laver et à se sècher ! Comme "retour au pays", je n'ai pas été déçu | | | À: Marsu2 · 25 janvier 2005 à 11:53 Re: Les petites "galères"? Message 104 de 162 · Page 6 de 9 · 3 564 affichages · Partager Une toute petite pour la route. Pas vraiment une galère pour un voyageur normal, mais pour un voyageur d'affaires, c'était sacrément énervant.
Quelques mois après mon arrivée à Shanghai, j'ai dû me rendre à Pékin pour un rendez-vous client prévu en centre-ville à deux heures de l'après-midi. Mon intuition m'ayant chuchoté quelque chose à l'oreille, j'ai pris un des premiers vols du matin, histoire d'être très large et de flâner un peu en ville.
Le vol de deux heures s'est passé sans encombres, et je m'amusais à suivre du regard le petit avion se ballader sur la carte de Chine en temps réel. Peu de temps avant l'atterrissage, l'écran zooma sur la région pékinoise et on voyait bien l'avion se diriger vers l'aéroport de Pékin. L'avion descendit normalement, et à quelques dizaines de mètres au-dessus des maisons sortit son train d'atterrissage. L'avion descendit encore et j'ai alors reconnu les abords de l'aéroport. Tout d'un coup, le pilote a remis les gaz et l'avion a stoppé sa descente, survolant ainsi la piste en amorçant un léger virage. Puis l'avion a repris de l'altitude et a fait demi-tour. Intéressé par cette manoeuvre, je suivais attentivement la carte et la position de l'avion, et ne manquais pas de remarquer que le petit avion blanc s'obstinait à tourner le dos à l'aéroport de Pékin, et à s'en éloigner! J'ai cru que c'est leur logiciel qui foirait et ai attendu la seconde approche... qui ne semblait toujours pas venir.
Une dizaine de minutes plus tard, l'hôtesse annonça que nous étions sur le point d'atterrir à l'aéroport international de xxxxx. Le son étant mauvais, j'ai cru qu'elle parlait de Pékin, mais non, avec un délai de retard et en me repassant le message dans l'oreille, j'ai entendu Tianjin (grande ville voisine de Pékin).
"C'est bien à Tianjin que nous allons atterrir?"
"Oui monsieur, veuillez vous préparer, c'est pour très bientôt"
"ah ok"
On atterrit effectivement qques minutes plus tard sur un aéroport que je ne connaissais pas et qui ne pouvait être que Tianjin. Une fois l'avion arrêté, je demandais des explications, et surtout comment je devais m'y prendre pour rejoindre Pékin.
"problèmes météo, on a été dérouté", blablabla, blablabla. "trop de vent à Pékin", etc...
"on redécolle pour Pékin dans dix minutes" m'a-t-on assuré plusieurs fois. Curieusement, les passagers étaient très calmes et posaient peu de questions. Moi, je regardais ma montre avec anxiété en faisant de savants calculs. J'ai encore le temps, j'ai encore le temps...
Des gens ont demandé à sortir de l'appareil mais on les a refoulés. De mon côté, j'essayais de me renseigner sur les moyens de locomotion entre l'aéroport de Tianjin et la ville de Pékin. Les hôtesses m'assurèrent qu'il y avait des bus réguliers et fréquents à la sortie du terminal. Calcul rapide: il me faut telle durée pour rejoindre Pékin en bus, et telle durée pour rejoindre le lieu de rendez-vous depuis l'aéroport de Pékin. Et une durée inconnue pour rejoindre l'aéroport de Pékin.
Déduction rapide: si je descends maintenant de l'avion, je suis à peu près sûr d'être à l'heure au rendez-vous. De justesse certes, mais ça devrait aller. Par contre, si j'attends, rien n'est sûr.
Décision logique: il faut que je descende de l'appareil.
Jusque là, rien de bien extraordinaire, mais les "chinoiseries" avaient maintenant toute lattitude pour contrecarrer mes projets.
On refusa donc de me laisser descendre de l'avion, de même que la dizaine d'autres passagers qui en avaient fait la demande. J'ai essayé de motiver deux autres occidentaux repérés dans l'avion, deux autres businessmen, qui se sont rangés à mes arguments, et ont eux aussi demandé à descendre. Je précise que la porte de l'avion était ouverte et qu'une passerelle nous attendait. Mais pour une raison inconnue, on ne pouvait pas sortir. Finalement, après de longues palabres, on nous donna le feu vert, et nous sommes descendus sur le tarmac. Je regardais ma montre de plus en plus inquiet, car là, ça devenait vraiment très juste. Et je ne pouvais pas appeler le client qui avait un numéro de portable français, mon portable à moi étant limité aux numéros chinois.
L'aéroport de Tianjin n'était pas très grand, mais j'ai pu voir un nombre probablement anormal d'avions alignés à côté du notre. Tous les avions pour Pékin avaient apparemment été déroutés et attendaient sagement un hypothétique redécollage. Il y avait effectivement un sacré vent, et encore maintenant, je donnerais cher pour savoir s'il est vrai qu'il était moins fort qu'à Pékin. Le terminal était juste à côté. Une minute et demie à pieds d'après mes estimations. Et absolument rien ne roulait: ni avions ni bus, donc aucun danger. Qu'à cela ne tienne, on nous interdit de marcher jusqu'au terminal. Il fallait attendre LE bus. Et oui, LE bus, l'unique bus en service à l'aéroport de Tianjin. Et vu le nombre d'avions, il faisait sa tournée avec une lenteur et une inefficacité affligeantes. Finalement, après une attente d'une petite demi-heure, le bus nous ramassa et nous déposa au terminal en trente secondes!
Je n'avais heureusement pas de bagages et ai couru chercher les fameux bus pour Pékin. Mais tout le personnel de l'aéroport m'apprit qu'il n'existait aucun bus pour cette destination. (merci aux hôtesses et à leurs informations bidons) Il fallait donc aller d'abord au centre-ville de Tianjin pour attrapper un bus régulier. Option inacceptable car trop longue. Il ne restait donc plus que le taxi, mais un taxi allait-il accepter une telle course? On décida de tenter le coup avec les autres occidentaux, afin de partager les frais. Fort heureusement, le premier taxi qu'on choisit accepta de nous emmener à Pékin, mais uniquement à l'entrée de la ville, car il n'avait pas le droit de circuler à Pékin. Il faudrait donc changer de taxi une fois là-bas. Une fois à Pékin, j'ai remarqué que le vent était beaucoup moins fort qu'à Tianjin, mais je suis peut-être parano, je n'y étais pas quelques heures plus tôt et ne pouvais donc pas comparer.
Je suis finalement arrivé en retard et les clients avaient déjà quitté leur hôtel, ce qui me rendit furieux. Ils sont finalement revenus un peu plus tard, alertés par mon bureau qui a servi de relais.
"et bien alors, vous vous êtes perdu?" lâcha le Vice-Président de la Société en me voyant (super, pour une première impression)
"si je vous dis que c'est mon avion qui s'est perdu, vous me croirez?" ai-je rétorqué, encore sous le coup de l'énervement. | | | À: Yangguizi · 25 janvier 2005 à 12:37 Re: Les petites "galères"? Message 105 de 162 · Page 6 de 9 · 3 551 affichages · Partager Bonjour, Attention Patrick, encore un troisième post truculent, comme les deux précédents et nous te proclamerons "Roi des Galériens" !!! Autant pour la première galére, je trouve ta patience exemplaire, pour le second c'est moins évident. Bravo ! Des récits comme ça, on en redemande... Nawal. | | | À: Oliverte · 25 janvier 2005 à 17:34 Re: Les petites "galères"? Message 106 de 162 · Page 6 de 9 · 3 528 affichages · Partager En effet, ça ne me rappelle que trop de souvenirs!!!  Pistes de brousse et averses sous les cieux africains, ne font pas toujours bon ménage.
Aahhh cette plaine de kilala (Parc Akagera Rwanda). Quelques euphorbes comme simple décor... une quiétude au demeurant sans faille. Il devait être 16h00, nous nous dirigons vers le Mont Vienne pour y camper. D'un coup d'un seul, le ciel se couvre d'un épais tapis sombre et la pluie commence à tomber avec rage! Les essuies glaces vont bon train...Topis, Buffles se mettent à l'abri des arbres. La plaine se vide comme les éclairs qui défraient le ciel! (enfin c'est ce qu'on croit!). Les crevasses des pistes se remplissent en une fraction de seconde, la terre ocre devient bien argileuse et les roues se mettent à patiner...un peu, beaucoup pour tourner à vide, comme folles!
Impossible d'avancer, le moteur chauffe... Il nous faut sortir du véhicule et essayer de nous dégager de ce bourbier!!! Bon...nous sommes 3, on me charge de faire le guêt (on est tt de même en plain parc!). Ma mère se met au volant, mon père essaie en vain de pousser la titine!!! Essais infructueux !!!  Il nous faut un support pour foutre en dessous de ces foutus pneus. On y voit quedal !!! La pluie redoublant de plus belle et la nuit se mettant à descendre doucement pour envahir la plaine!
Qu'à cela ne tienne...On attendra demain que le jour revienne, pour reprendre les manouevres! Camp d'infortune pour une nuit qui sera bien agitée!   La plaine est tout sauf vide...Une famille de lions nous indique clairement que nous sommes sur leur territoire...Nous n'y voyons rien mais nous les entendons, sans relâche...Impossible de fermer l'oeil dans cette posture, pour le moins inconfortable!
Une fois le jour levé...l'espoir renait comme une flêche pour s'écrasser bien vite quand on constate qu' à moins de 5 mètres se trouvent un clan d'une dizaine de ces rois!!! Impossible de sortir du véhicule merde!!! Ca fait plus de 12 heures qu'on est là!!! La délivrance viendra enfin après encore 7 bonnes heures d'attente... Le soleil tapant sec...nos balourds ont migré sous les fraicheurs des euphorbes et un autre véhicule est passé!
Et je t'épargne le système D utilisé pour pisser dans ces conditions!!!  
Cela n'empêche que j'ai effectué bien d'autres safaris...et circulé sur bien d'autre pistes...où je me suis encore embourbée!!! | | | À: Simba · 25 janvier 2005 à 17:44 Re: Les petites "galères"? Message 107 de 162 · Page 6 de 9 · 3 526 affichages · Partager Je vais quitter ce forum, la neige ainsi que mes pantoufles demain, en effet, je pars au Mali jusque fin février. J'éspère qu'aucune grosse galère ne va enpoisonner mon séjour. Cependant j'en aurai surement quelques unes à raconter à mon retour, qui me feront pester sur le moment, et rigoler ensuite ! A bientot | | | À: Nawal · 26 janvier 2005 à 3:51 Re: Les petites "galères"? Message 108 de 162 · Page 6 de 9 · 3 513 affichages · Partager J'ai toujours rêvé d'accéder à la fonction suprême de monarque, et régner sur les galériens est un honneur que je ne saurais refuser s'il se présentait à moi. Permets-moi donc, Nawal, de franchir les quelques pas qui me séparent encore du trône, avec cette petite histoire qui m'est arrivée dix jours avant mon aventure sur les maoïstes, et dont j'avais vaguement parlé dans ce récit.
Macao 19-20 décembre 1999
La date n'est pas anodine, puisque c'est celle à laquelle la colonie portugaise passa sous l'autorité de la Chine. La chute de la dernière colonie européenne en Asie, c'est un événement historique que je ne pouvais pas manquer, et j'ai donc fait coïncider un voyage en Chine avec cette période. Au programme, Hong Kong et Macao, puis remontée en train jusqu'à Shanghai via quelques étapes (dont celle des maoïstes).
Je comptais donc passer deux jours à Macao: un jour dans la colonie portugaise, et un jour dans la région administrative spéciale. Et surtout une nuit, la nuit de la rétrocession. Je m'attendais à ce que la nuit soit blanche et n'ai donc pas réservé ni même cherché d'hôtel, tant pis pour la fatigue du deuxième jour.
L'ambiance était festive, et il y avait évidemment foule en centre-ville pour ce jour si spécial. Un journaliste hong-kongais m'a même interviewé pour me demander ce que je pensais de la rétrocession (l'opinion d'un touriste français lambda devait être quelque chose de particulièrement important!) Je me suis un peu renseigné sur ce qui allait se passer dans la soirée, et il allait y avoir en fait deux scènes de concert et de spectacle en centre ville. Une au pied de la cathédrale San Paolo, l'autre tout en bas, vers le Leal Senado.
Le soir venu, je me suis donc immergé dans la foule compacte des touristes et des locaux venus profiter du spectacle et compter les secondes avant minuit. Le spectacle était assez médiocre, pas très passionnant, et c'est surtout l'ambiance dans la foule qui était intéressante. Curieusement, rien ne semblait distinguer cet événement historique d'une fête quelconque, et aucune émotion particulière ne semblait transparaître. Les quelques locaux avec qui j'ai pu discuter avaient en fait l'air de s'en foutre: le changement politique ne changerait pas grand chose à leur vie.
Les feux d'artifice furent malheureusement annulés à cause du vent, et la soirée fut donc assez quelconque. Un écran géant diffusait bien entendu la cérémonie officielle, qui se tenait à huit clos non loin de là. Trente secondes avant minuit, le compte à rebours commença et la foule le reprit en choeur. Minuit! Une salve d'applaudissements salua la rétrocession, tandis que quelques portugais locaux manifestaient leur nostalgie en huant et en sifflant. La foule commença alors à se disperser, et vers minuit trente, il ne restait plus grand monde sur la place principale.
Je me suis donc retrouvé seul comme un con, sans hôtel où aller et sans rien à faire. J'avais rendez-vous le lendemain matin à 8 heures pour un petit-déjeuner avec des gens rencontrés dans la journée, et il me restait pas mal d'heures à tuer. Bon, j'avais décidé de faire nuit blanche, pas question donc de chercher à dormir. Je commençais à me ballader dans le centre-ville désert, et au bout d'un moment, décidais de remonter vers la cathédrale, voir si par hasard il n'y avait pas encore des festivités. Et là, surprise! La fête officielle fut remplacée par une manifestation de chinois mécontents de la rétrocession, qui se livraient à un rituel fort intéressant. L'un d'entre eux portait un masque grossier du président Jiang Zemin, tandis que de faux soldats avec des mitraillettes en carton faisaient semblant de tuer de vrais-faux dissidents. Ils avaient dû répéter leur spectacle assez longtemps car c'était franchement bien fait et rigolo. L'un d'entre eux se mit à chanter une parodie de l'hymne national chinois, sous les rires de l'assistance. Il y avait une petite centaine de spectateurs, dont beaucoup d'étrangers, qui rigolaient et prenaient des photos à tout va. Il y avait aussi des "men in black" qui se tenaient à l'écart, la bouche et l'oreille scotchés sur leurs talkie walkies. Des flics en civil, c'était évident. Mais ils n'intervenaient pas.
Le cortège descendit vers la place principale, en se livrant toujours à des scènes comiques, les spectateurs continuant à savourer le spectacle. Une fois sur la place, la présence policière était plus importante, et il y avait des paniers à salade qui attendaient leurs proies. Mais dans un premier temps, les policiers n'intervinrent pas. Je remarquais alors un type d'environ 25-30 ans qui ne me quittait pas du regard. Je me déplaçais, il me suivait, aussi discrètement que possible, et continuait à m'épier. Homosexuel ou policier? C'était encore un mystère. Les arrestations ont alors commencé, dissident par dissident, et certains se débattant, la police dut intervenir de manière assez musclée. Les spectateurs locaux et étrangers, de même que votre serviteur, ont alors unanimement hué la police, qui a vainement tenté d'interdire les photos. Mais les policiers n'étaient pas assez nombreux et il y avait trop d'étrangers, ils n'ont donc pas osé agir contre le public et se sont concentrés sur les dissidents. Finalement, toute la joyeuse équipe finit dans les fourgonnettes de la police, et les policiers civils et en uniforme quittèrent la place. Mais mon énigmatique espion était toujours là. La petite foule des badauds se dispersa à son tour, et je me retrouvais à nouveau seul. Presque deux heures du matin, bon, que faire maintenant?
Mais bien sûr, le casino! Comment n'y avais-je pas pensé plus tôt? Je pris donc le chemin du casino, en regardant de temps en temps derrière moi. Le mystérieux personnage me suivait toujours, à distance raisonnable. Je bifurquais sur les petites rues, et il me suivait toujours. Des ennuis en perspective, me disais-je. J'ai donc accéléré le pas, et l'ai vu faire de même. Il a fini par me rattrapper.
"Je pense que vous êtes une sorte de journaliste" a-t-il dit en guise d'introduction
J'ai bredouillé "non non pas du tout, juste un étudiant en vacances"
"mais je vous ai vu prendre des photos tout à l'heure"
"ben oui, un touriste ça prend des photos, non?"
Nous avons discuté de tout et de rien, tout en marchant vers le casino. Je lui ai demandé ce qu'il faisait dans la vie, et il me répondit, après quelques moments d'hésitation, qu'il était joaillier. J'avais quand même remarqué qu'il connaissait la plupart des flics ayant participé aux arrestations, et qu'il devait donc être un joaillier avec beaucoup de relations, s'il disait la vérité. Mais en mon for intérieur, j'étais sûr que c'était un flic en civil. Je lui ai fait part de mon intention d'aller au casino et il se proposa de m'accompagner (il n'y avait jamais mis les pieds, me dit-il!) Mais il devait d'abord passer chez lui prendre qque chose. Sans trop réfléchir, j'acceptais de l'accompagner, et une fois dans le taxi, je me rendis compte que j'avais sans doute fait une connerie. La situation était trop louche, et c'était clair, j'avais affaire à un mafioso qui allait me dépouiller dans un garage, me poignarder pour m'empêcher de parler, et jeter mon corps à la mer pour effacer les preuves. Comment donc m'échapper? Le taxi finit par arriver et Monsieur Fung (c'était son nom) me dit d'attendre. Il revint un petit quart d'heure plus tard et nous sommes allés au casino.
Bon, je m'étais fait un film, c'était pas un mafioso. Mais c'était qui alors? Pourquoi tenait-il à passer la soirée avec moi? Si après tout c'était un flic, il avait bien dû comprendre que je n'avais aucun intérêt pour lui.
Il discuta avec les types à l'entrée du casino et vit bien que j'étais étonné puisqu'il avait dit n'être jamais allé au casino. "des amis de mon oncle" bredouilla-t-il. J'ai fini par l'interroger "tu as l'air de connaître beaucoup de monde en ville, comme les flics de tout à l'heure par exemple".
"oui, des amis d'enfance" répondit-il benoitement. Où était donc la vérité? Je ne le saurais jamais. J'ai perdu quelques dollars au casino, en suis ressorti au bout de deux bonnes heures, et Monsieur Fung rentra enfin chez lui. Fin de l'histoire, et un mystère que je n'ai toujours pas réussi à m'expliquer.
De retour à Hong Kong, puis quelques semaines plus tard en France, je tentais de voir si les médias avaient parlé de l'arrestation des dissidents. Pas un mot. Une rétrocession sans incidents ont témoigné l'ensemble des journaux tous en choeur. | | | À: Yangguizi · 26 janvier 2005 à 8:57 Re: Les petites "galères"? Message 109 de 162 · Page 6 de 9 · 3 499 affichages · Partager Très intéressant, mais désolé, ce ne peut pas être compté comme une galère, la place de ce texte serait plutôt dans "carnets de voyageurs".
Il faudra encore attendre un peu pour être couronné.
Continue, petit scarabée. | | | À: Lepiaf · 26 janvier 2005 à 9:09 Re: Les petites "galères"? Message 110 de 162 · Page 6 de 9 · 3 494 affichages · Partager Ben il s'est avéré que ce n'était pas une galère, mais sur le coup ça y ressemblait quand même un petit peu, non? Il m'a fait un peu peur ce Monsieur Fung au début. | | | À: Yangguizi · 26 janvier 2005 à 9:12 Re: Les petites "galères"? Message 111 de 162 · Page 6 de 9 · 3 501 affichages · Partager Mon post n'a pour seul but que tu nous racontes d'autres histoires. | | | À: Lepiaf · 26 janvier 2005 à 9:17 Re: Les petites "galères"? Message 112 de 162 · Page 6 de 9 · 3 499 affichages · Partager J'en ai plus 
Tu vois bien que je racle déjà les fonds de tiroirs | | | À: Yangguizi · 26 janvier 2005 à 10:17 Re: Les petites "galères"? Message 113 de 162 · Page 6 de 9 · 3 490 affichages · Partager Ton post m'a rappelé une rencontre inquiétante en Turquie.
C'était il y a quelques années puisque nous n'avions alors que 2 enfants de 8 et 3 ans. Après une promenade dans le centre de Kusadasi, nous faisons halte dans un bistro. A la table voisine, 3 turcs entre 35 et 40 ans. Quelques minutes après notre arrivée, l'un des hommes nous aborde dans un français très correct et nous invite à partager sa table. Il nous explique qu'il est très heureux de rencontrer des français et de pouvoir discuter. Marié à une française, mais séparé, père d'un enfant qui lui manque beaucoup, il a la nostalgie de la France où il a travaillé plusieurs années. Ce qu'il faisait ? Divers emplois, plutôt dans le domaine de la sécurité. Il a, entre autres, travaillé pour le PSG. Il y était chargé de se faire passer pour un supporter ultra dans le but de surveiller la frange violente des supporters. Il les accompagnait aussi en déplacement, y compris pour la coupe d'Europe. Il collabarait avec les différentes polices. Tout en nous racontant ses histoires, Ce monsieur a renouvelé nos consommations et a refusé que nous payions quoi que ce soit. Ma femme et moi nous sentions de moins en moins à l'aise, surtout quand il a rebondi sur ses activités en Turquie. Nous avons compris qu'il était une sorte de barbouze au dessus des lois et un caïd local. Ses acolytes ne mouftaient pas et surveillaient les gens qui entraient et sortaient du café. Après la deuxième tournée, il a voulu nous en offrir une troisième. Devant notre refus, il a proposé aux enfants une glace. Ma fille de 8 ans était d'accord, ce qui est logique, mais la réaction de notre fils de 3 ans nous a stupéfait car il a refusé. Devant l'insistance de l'homme, il lui a dit sèchement en le fixant dans les yeux : je t'ai dit non ! Cela a stoppé net la tentative de charme et jeté un froid. Profitant de cet instant, nous avons prétexté que nous étions attendus à l'hôtel. Mais il ne voulait plus nous lâcher, et nous a invité au restaurant, puis en boîte. Une fois de plus, ce sont les enfants qui nous ont sauvés, puisque il était hors de question de sortir tard avec eux. Nous avons craint un moment qu'il nous trouve une baby sitter, mais, finalement, il a laissé tomber et, royal, a ordonné à un de ses sbires de nous raccompagner en voiture à l'hôtel distant d'une dizaine de km. Une fois rentrés, nous avons longuement reparlé de cette très curieuse fin d'après-midi. Cet homme a finalement été charmant avec nous, mais nous sommes restés sur un malaise profond. Nous avons également découvert un aspect insoupçonné du caractère de notre fils, aspect qui s'est vérifié depuis. | | | À: Lepiaf · 27 janvier 2005 à 8:05 Re: Les petites "galères"? Message 114 de 162 · Page 6 de 9 · 3 469 affichages · Partager Pas mal ton histoire 
Dans la série fausses galères et gens bizarres, j'en ai une pas mal non plus.
Mai 2004 - Xiahe, Gansu, Chine
Xiahe, village du sud du Gansu abrite une importe communauté tibétaine vivant autour du gros monastère de Labrang, la plus grande lamasserie hors de la région autonome du Tibet. Des milliers de moines y vivent et l'endroit attire de nombreux touristes, dont une grande proportion d'étrangers.
Avec ma copine, nous y sommes donc allés en mai 2004, dans le cadre d'un petit périple dans cette province. Impossible de rater le monastère, il est énorme et en plein milieu du village, entre la partie tibétaine et la partie sino-musulmane. On finit par se retrouver à l'intérieur, aucune délimitation nette ne permettant d'en définir les contours.
Nous sommes alors passés à proximité d'un moine qui guidait un groupe de trois touristes étrangers. Le moine se précipita vers nous, furieux: "que faites vous-là? Vous n'avez ni guide ni ticket, vous n'avez pas le droit d'être ici."
"on est vraiment désolés, mais on n'était pas au courant qu'il fallait un ticket et un guide. Où peut-on trouver tout cela?"
"là-bas" répondit très sèchement le moine, désignant une autre entrée qu'on n'avait pas vue. Si nous avions été n'importe où ailleurs, je me serais probablement énervé en répondant que s'ils voulaient éviter qu'on entre sans ticket, il serait plus intelligent de mettre le guichet plus en évidence et de fermer les autres accès. Et qu'un minimum de courtoisie n'était pas du luxe. Mais bon, ce n'était pas l'endroit pour faire un scandale et j'ai donc ravalé ma fierté.
Il ajouta "et rangez immédiatement cet appareil photo, vous allez avoir des problèmes vous, si vous continuez à faire n'importe quoi".
Le tout fut dit sur un ton extrêmement agressif, sans la moindre provocation de ma part. Après tout, être moine tibétain n'empêche pas d'être un gros con, il n'y a pas de raison.
Nous sommes donc allés acheter nos tickets, et on nous assigna à un guide sinophone guidant un troupeau de touristes chinois bruyants et cracheurs. Une visite bien désagréable en perspective. Naturellement, tout le monde prenait des photos et le guide pour chinois ne disait rien, mais j'hésitais quand même à en prendre, avant de finalement me laisser aller.
Nous avons fini par entrer dans la salle de prières principale, très grande et joliment décorée. Le guide continuait ses explications et les chinois continuaient à faire du bruit. Tout cela gâchait décidément la visite de ce lieu qui nécessite pourtant silence et retenue. Nous avons donc décidé avec ma copine de nous éloigner du groupe pour faire le tour de la salle dans l'autre sens afin de profiter d'un peu de solitude et de silence relatifs.
Et là nous sommes retombés sur le moine fou et ses trois touristes.
"encore vous? Sortez d'ici, vous n'avez pas le droit d'être là!!!"
"mais si!"
"ne cherchez pas les problèmes, pas de ticket, pas de visite!"
J'ai alors exhibé fièrement mes deux tickets mais me suis gardé de faire de l'ironie. J'ai simplement répondu "nous avons écouté vos recommandations et avons acheté les tickets, nous avons donc le droit d'être là."
"donnez moi ces tickets et sortez!"
"non!"
"vous n'avez pas le droit d'être ici sans guide."
"notre guide est juste là-bas, quinze mètres plus loin."
"et bien rejoignez le, vous n'avez pas le droit d'être seul."
"mais enfin, on est juste à côté!"
"trop loin! ne faites pas d'histoires ou vous allez avoir de gros ennuis, je vous assure!"
Quel con, quel con, mais quel gros con! Une bien belle image des moines tibétains réputés si souriants, détachés et tolérants! J'ai lancé un méchant regard à ce grossier personnage et nous sommes retournés avec les autres.
A la sortie de la salle, je remarquais une liste de consignes en anglais, chinois et tibétain. L'interdiction de s'éloigner de plus de quinze mètres du guide n'y figurait pas. Par contre, il était interdit de cracher. Qu'à cela ne tienne, un gros chinois racla bruyamment sa gorge et cracha juste à l'entrée de la salle de prière. Personne ne lui dit rien.
J'étais furieux de la manière dont s'est passée cette visite. Heureusement que quelques moines très sympas à l'extérieur de la lamasserie m'ont fait oublier cet imbécile, et m'ont réconcilié avec les moines tibétains.
A la réflexion, je me demande si c'était bien un vrai moine, mais pas plutôt un chinois placé ici pour encadrer les étrangers. Son comportement était vraiment trop grossier et agressif. | | | À: Yangguizi · 27 mars 2005 à 12:03 Re: Les petites "galères"? Message 115 de 162 · Page 6 de 9 · 3 360 affichages · Partager Coucou,
je vote pour aussi pour élire Shanghaipat, roi de la galère.Nawal a eu une excellente idée.Quoique, Amazongirl et sa rivière de la mort sans retour qui tue vaut aussi son pesant de cacahouètes (voir son post" Froler la mort" qui me rappelle un film avec Meryl Streep, âmes sensibles s'abstenir.) ;Masi bon, on ne parle pas du même continent.Nous devions donc elire des rois et reines des galères...par continent !
Moi je ne suis qu'une petit scarabé concernant les galères en Chine, en tant que touriste (ou autre). J'ai eu une histoire de faux billets pour rentrer dans un temple - et oui, en l'an 200 on entre dans un temple comme on entre dans le métro - (mais pourquoi que le billet rentre pas ds la machine  ?) "Fei piao "? -Quoi "Fei piao" ? Mon billet, il est pas tout beau ? (magouille du guide donc remagouille du guide pour nous en sortir).
J'ai aussi été traînée dans un hopital pour me vendre des herbes magiques, alors que j'allai très bien, mais apparemment mon poignet disait le contraire !
Voilà c'était 2 petites histoire mignonnes.Les grosse galères, je les garde souvent pour moi, puis les oublie et je me dis : hmmm, je retournerais bien dans ce pays quand même.
Question à Shanghaipat : sinon, c'était comment Macao ? (j'irai bien y faire un tour)
Continuez comme çà avec vos récits.
K | | | À: Kelaier · 27 mars 2005 à 16:29 Re: Les petites "galères"? Message 116 de 162 · Page 6 de 9 · 3 352 affichages · Partager Je t'avoue que si il ya un pays qui ma causé de belle galère c'est l' indonésie mais il reste une perle avant tout. Dormir avec un rat enragé et frôler la mort sa fait beaucoup sans oublié tout le reste enfin bon je me dit qu'à mon prochain voyage je risque de bien rigoler surtout après ce qu'à raconter Shangaipat sur le monasatère tibétain lol | | | À: Yangguizi · 29 mars 2005 à 15:34 Re: Les petites "galères"? Message 117 de 162 · Page 6 de 9 · 3 329 affichages · Partager Pas mal ton histoire 
Dans la série fausses galères et gens bizarres, j'en ai une pas mal non plus.
Mai 2004 - Xiahe, Gansu, Chine
Xiahe, village du sud du Gansu abrite une importe communauté tibétaine vivant autour du gros monastère de Labrang, la plus grande lamasserie hors de la région autonome du Tibet. Des milliers de moines y vivent et l'endroit attire de nombreux touristes, dont une grande proportion d'étrangers.
Avec ma copine, nous y sommes donc allés en mai 2004, dans le cadre d'un petit périple dans cette province. Impossible de rater le monastère, il est énorme et en plein milieu du village, entre la partie tibétaine et la partie sino-musulmane. On finit par se retrouver à l'intérieur, aucune délimitation nette ne permettant d'en définir les contours.
Nous sommes alors passés à proximité d'un moine qui guidait un groupe de trois touristes étrangers. Le moine se précipita vers nous, furieux: "que faites vous-là? Vous n'avez ni guide ni ticket, vous n'avez pas le droit d'être ici."
"on est vraiment désolés, mais on n'était pas au courant qu'il fallait un ticket et un guide. Où peut-on trouver tout cela?"
"là-bas" répondit très sèchement le moine, désignant une autre entrée qu'on n'avait pas vue. Si nous avions été n'importe où ailleurs, je me serais probablement énervé en répondant que s'ils voulaient éviter qu'on entre sans ticket, il serait plus intelligent de mettre le guichet plus en évidence et de fermer les autres accès. Et qu'un minimum de courtoisie n'était pas du luxe. Mais bon, ce n'était pas l'endroit pour faire un scandale et j'ai donc ravalé ma fierté.
Il ajouta "et rangez immédiatement cet appareil photo, vous allez avoir des problèmes vous, si vous continuez à faire n'importe quoi".
Le tout fut dit sur un ton extrêmement agressif, sans la moindre provocation de ma part. Après tout, être moine tibétain n'empêche pas d'être un gros con, il n'y a pas de raison.
Nous sommes donc allés acheter nos tickets, et on nous assigna à un guide sinophone guidant un troupeau de touristes chinois bruyants et cracheurs. Une visite bien désagréable en perspective. Naturellement, tout le monde prenait des photos et le guide pour chinois ne disait rien, mais j'hésitais quand même à en prendre, avant de finalement me laisser aller.
Nous avons fini par entrer dans la salle de prières principale, très grande et joliment décorée. Le guide continuait ses explications et les chinois continuaient à faire du bruit. Tout cela gâchait décidément la visite de ce lieu qui nécessite pourtant silence et retenue. Nous avons donc décidé avec ma copine de nous éloigner du groupe pour faire le tour de la salle dans l'autre sens afin de profiter d'un peu de solitude et de silence relatifs.
Et là nous sommes retombés sur le moine fou et ses trois touristes.
"encore vous? Sortez d'ici, vous n'avez pas le droit d'être là!!!"
"mais si!"
"ne cherchez pas les problèmes, pas de ticket, pas de visite!"
J'ai alors exhibé fièrement mes deux tickets mais me suis gardé de faire de l'ironie. J'ai simplement répondu "nous avons écouté vos recommandations et avons acheté les tickets, nous avons donc le droit d'être là."
"donnez moi ces tickets et sortez!"
"non!"
"vous n'avez pas le droit d'être ici sans guide."
"notre guide est juste là-bas, quinze mètres plus loin."
"et bien rejoignez le, vous n'avez pas le droit d'être seul."
"mais enfin, on est juste à côté!"
"trop loin! ne faites pas d'histoires ou vous allez avoir de gros ennuis, je vous assure!"
Quel con, quel con, mais quel gros con! Une bien belle image des moines tibétains réputés si souriants, détachés et tolérants! J'ai lancé un méchant regard à ce grossier personnage et nous sommes retournés avec les autres.
A la sortie de la salle, je remarquais une liste de consignes en anglais, chinois et tibétain. L'interdiction de s'éloigner de plus de quinze mètres du guide n'y figurait pas. Par contre, il était interdit de cracher. Qu'à cela ne tienne, un gros chinois racla bruyamment sa gorge et cracha juste à l'entrée de la salle de prière. Personne ne lui dit rien.
J'étais furieux de la manière dont s'est passée cette visite. Heureusement que quelques moines très sympas à l'extérieur de la lamasserie m'ont fait oublier cet imbécile, et m'ont réconcilié avec les moines tibétains.
A la réflexion, je me demande si c'était bien un vrai moine, mais pas plutôt un chinois placé ici pour encadrer les étrangers. Son comportement était vraiment trop grossier et agressif.
Jsute une appartée :les chinois sont chez eux....malheureusement pour les tibétains | | | À: JazzNcigare · 1 avril 2005 à 16:50 Re: Les petites "galères"? Message 118 de 162 · Page 6 de 9 · 3 297 affichages · Partager ...dans la serie des étranges rencontres...
Paris Janvier 1985...
Un petit matin d'hiver frisket, ou le jour ne s'est pas encore vraiment installé... Je m'extirpe avec langueur en cie de mon acolyte Mona, d'un de ces Sound Systhem du moment qui bat son plein au lieux dit Les Frigos... (Quai de la Gare,) qui ne tardera pas à devenir dans les années suivantes ce melting pot d'ateliers d'arts contemporain et de creation en tout genre...que l'on connait... Mona est un garçon d'origine Antillaise, tjrs de bonne humeur malgrés une vibration interieure proche du mystere, qui arbore avec exotisme sa masse de dread locks pele-mele, et 2 pinceaux enfichés dans son "chignon" à la façon de 2 épingles de retenue...dont il se sert parfois pour faire un croquis ou deux... Nous marchons, le long des quais deserts avec l'objectif de traverser tout Paris pour nous rendre à l'opposé sur Ville d'Avray via un taxi qui demeure pour le moment introuvable... Nous passons la Seine dirrection Bercy, quand tout à coup surgit de nule part (il y a du brouillard partout), roulant au pas une voiture arrive sur nos talons...sans nous retourner, nos regards entendus se croisent..."merde les flics!" il faut dire qu'à cette epoque nos protecteur de l'ordre publique n'etaient pas tjrs du meilleurs ton et de la plus grande ouverture à l'egard de ceux qui n'avaient pas d'une la couleur locale, mais deux qui en plus trouvaient le moyen d'exprimer leur idées et creativité... ...mais rien ne se passe...me retournant alors je decouvre qu'un simple taxi nous suit de pres...et en un rien de temps heureux de cette trouvaille miraculeuse, nous voilà à bord...pret à nous évanouir vers ce Paris qui s'eveille...
Le chauffeur est un gars taciturne, probablement Africain et dans la penombre je n'arrive pas à distinguer ses traits..."Où allez vous?""Ville d'Avray", je crois bon d'ajouter alors..."Par les quais..."ce ne sera pas necessaire...
A cette epoque, je ne suis pas majeure, et j'ai d'avantage l'air d'une gamine petillante, que d'une femme qui sait ce qu'elle veut...je m'ecrase donc...en silence Démare la voiture dans un vrombissement sourd et nous nous retrouvons en plein Parisà une vitesse folle, fleurtant avec le dessus du 100km/h...tandis que notre ami taximan grille allegrement tout ce que l'on peut appeler feux et stop... clouée dans le dossier de la banquette, je suis effrayée et ne parviens pas à comprendre...j'ose donc d'une voix timide un :"Pouvez vous ralentir svp?" Mais je semble à peine sortir mon interlocuteur de sa concentration... il s'agripe semble t'il et pied au plancher tandis que defilent les feux, les avenues, les voitures klacsonnantes tandis que mon esprit tetanisé guette le pire à chaques croisements...il faut dire que tout absolument tout, fonctionne de justesse... mille fois on aurait pu percuter dejà...mais non ça passe! En un eclair nous arrivons à Ville d'Avray, la voiture stoppe enfin suivit d'un soupir de soulagement qui en dit long sur mon etat de tention...le type remet son compteur à 0 et à la question :"combien je vous dois?" il me repond sans d'avantage se retourner:"rien"
A ce jour, je dois dire que je n'ai tjrs pas compri...je n'ai pas voulu entendre les fantasques explications de Mona...qui n'avait pas ouvert la bouche de tout le voyage...et qui se faisait fort de me faire alors un exposé sur les gri-gris et la magie Africaine... | | | À: Gabye · 2 avril 2005 à 12:32 Re: Les petites "galères"? Message 119 de 162 · Page 6 de 9 · 3 278 affichages · Partager Et bien allons-y donc pour une étrange rencontre, même si on est en marge du sujet sur les vraies et fausses galères.
Putuoshan (Zhejiang, Chine, été 1999).
Lors de mon premier voyage à Shanghai, j'ai décidé d'aller visiter l'ile de Putuoshan, lieu de pèlerinage bouddhiste et petit havre de paix situé au large du Golfe de Ningbo. J'ai décidé d'y aller par le bateau de nuit, qui devait partir autour de 5 heures de l'après-midi pour arriver le lendemain matin à l'aurore.
Après avoir ingurgité un très mauvais diner à bord, et n'ayant rien à faire pour tuer le temps, je décidais de m'asseoir à l'extérieur, sur un des ponts supérieurs, pour profiter de l'air marin et regarder les lumières de tous les bateaux que nous croisions.
Au bout d'un moment, un drôle de personnage est venu s'asseoir à côté de moi et a commencé à discuter avec moi. C'était un militaire en uniforme, qui était toutefois en permission et se rendait à Putuoshan en pèlerinage. Il venait de Xi'an et était pour quelques temps à Shanghai, ou il poursuivait ses études de médecine pour devenir médecin militaire. On avait le même âge, et avons sympathisé et décidé de visiter l'ile de Putuoshan ensemble le lendemain. Entre temps, notre petit groupe s'est élargi et une jolie fille originaire de l'ile voisine de Zhoushan nous a rejoint, ainsi qu'une femme d'une quarantaine d'années de Wuhan, voyageant seule avec son petit garçon.
Arrivés sur place, nous avons décidé de partager une chambre d'hôtel avec le militaire (bon, en fait il ne roulait pas sur l'or, donc c'est moi qui payais. De toute façon, être seul ou à deux revenait au même prix). On avait aussi convenu de retrouver la jolie fille et la mère et son enfant un peu plus tard.
Aussitôt débarqués, on s'est fait harceler par les rabatteurs, et comme j'avais dit à mon nouveau compagnon que je savais où je voulais aller, il a engueulé tout ce beau monde. Mais c'était peine perdue, son uniforme n'impressionnait personne et on a eu un mal fou à s'en débarrasser. Nous avons finalement réussi à poser nos affaires et à commencer la visite.
J'ai alors commencé à remarquer qu'il était un peu bizarre. Il avait notamment la désagréable habitude de consacrer un temps fou à négocier le moindre yuan, même pour ce qui est à prix fixe. C'était exaspérant, d'autant plus que le moindre yuan économisé l'encourageait à faire de même un peu plus loin et à l'étape suivante. Grâce à lui, je découvrais les aspects désagréables du tourisme à la chinoise. Il n'était certes pas très riche, mais il achetait quand même à tours de bras les souvenirs les plus débiles qu'on puisse trouver, et à chaque fois tirait une grande satisfaction d'avoir pu payer 76 yuans là où d'autres en paieraient 78 ou 79. Il s'en vantait en plus!
Il appelait aussi les gens "camarade", ce qui déjà à l'époque ne se faisait plus depuis longtemps (bon, moi aussi j'appelle parfois le gens comme ça, mais c'est plus sur le ton de la plaisanterie et de l'humour décalé).
Le soir, nous avons diné avec la dame de la veille et son enfant. Sur le chemin du restaurant, le militaire s'arrêta pour acheter deux bouteilles de Confucius. Naïf comme j'étais, je croyais jusque là que Confucius n'était qu'un philosophe mort il y a plus de 2000 ans et dont la pensée marque encore la Chine contemporaine. Mais grâce à mon nouvel ami, j'ai alors découvert que le Confucius était avant tout un tord-boyaux absolument dégueulasse, avec lequel il est assez facile de se bourrer la gueule. Deux bouteilles donc pour notre ami. Et évidemment, il s'agissait de l'acheter dans un petit magasin et de l'amener au restaurant, c'est moins cher comme ça. 
Pendant le diner, il a descendu une bouteille entière et est alors entré dans un état second, ses propos devenant délirants et désordonnés.
On est finalement rentrés à l'hôtel, le pauvre bougre ayant du mal à avancer tout droit, et une fois arrivés, on a recommencé à discuter de tout et de rien (il allait déjà un peu mieux).
Il m'a confirmé qu'il était bouddhiste et venait à Putuoshan en pèlerinage. Mais d'après ce que j'ai compris il était aussi membre du Parti Communiste, ce qui est en principe incompatible avec une croyance ou une pratique religieuse. Mais ce paradoxe n'avait pas l'air de le déranger. Et pour une raison que j'ignore, il a commencé à parler d'Hitler... Hitler, vraiment un grand homme, très intelligent... euh... tu sais vraiment de qui tu parles là? Il est quand même responsable de millions de morts, c'était un type monstrueux. ouais, j'ai entendu dire qu'il y avait eu des massacres, mais bon, dans l'ensemble c'était quand même un type bien. mais non, tu ne peux pas dire ça! Tu as dû apprendre à l'école ce que les japonais ont fait en Chine pendant la guerre, non? ah ouais, salauds de japonais... oui voilà, et bien Hitler, c'était un peu l'équivalent en Europe. Donc il ne faut pas en dire du bien. ah oui je comprends, tu as raison.
(cool, je ne pensais pas le convaincre aussi facilement) et en France, vous avez eu de Gaulle non? oui mais ça n'a rien à voir, lui c'était quelqu'un de très bien. Un peu comme Mao chez vous (bon, la comparaison était audacieuse, mais c'était le language qu'il pouvait comprendre) ah oui, je vois. Donc il y a un grand portrait de de Gaulle sous l'Arc de Triomphe, comme Mao sur la Place Tiananmen, non? non non, pas du tout.
On a fini par se coucher, et le lendemain matin, il avait déssaoulé et ne parlait plus du tout d'Hitler. On a retrouvé la dame et son fils pour déjeuner, ainsi que la jolie fille du bateau. Malheureusement, le soldat avait toujours une bouteille de Confucius avec lui, et il l'a entamée à table. C'était reparti pour un tour...
En pleine conversation, il a lâché un tonitruant: de Gaulle, ok!!!!!! oui voilà, tu as bien retenu la leçon. mais Hitler était encore plus grandiose! ah non!
(la fille qui était à côté de moi m'a supplié de ne pas faire de scandale "il est bourré, il ne réalise pas ce qu'il dit")
Il a continué: dans ma caserne à Xi'an, j'ai un camarade qui a un énorme portrait d'Hitler dans sa chambre (dit-il avec un grand sourire et les pouces levés)
Je n'ai pas fait de commentaires, et nous nous sommes regardés avec la fille, en partageant le même air consterné.
L'après-midi, le soldat et la dame de Wuhan ont voulu aller à la plage, ce qui ne m'intéressait pas trop. Je suis donc parti de mon côté avec la jolie fille (y avait quand même pas photo  ) pour faire un tour des collines.
Il restait encore un jour à passer sur l'ile, et malheureusement la fille n'a pas pu rester avec nous, j'ai donc dû supporter le bouddhisto-communiste nazi ivrogne pendant encore une journée. Sur le bateau du retour, il se vantait de notre "amitié" en montrant à tout le monde qu'il avait un ami étranger. Et il insistait pour continuer le voyage avec moi. Il voulait maintenant aller à Wuxi. Mais moi je ne voulais plus rester avec lui une seconde de plus et ai pretexté de faux amis à voir à Shanghai pour devoir rester quelques jours en ville. Nos chemins se sont donc séparés là.
A mon retour en France, on a dû s'échanger une lettre chacun (encore que sa lettre à lui se résumait à l'envoi de quelques photos sans aucun courrier d'accompagnement) avant de définitivement couper les ponts. | | | À: José · 11 mai 2005 à 0:41 Re: Les petites "galères"? Message 120 de 162 · Page 6 de 9 · 3 194 affichages · Partager Quelle chose étrange que cette phobie de l'avion !!!
Et pourtant étant jeune, cela m'amusait plutôt. Serait ce écrit quelque part ? Est ce dû à des problèmes héréditaires?
Tout celà aurait-il commencé quand mon grand-père pilote de chasse sur Biplan pendant la guerre de 14-18 se fit descendre avec son avion en feu au dessus de l' Allemagne, et s'en sortit vivant, mais avec quelques brulûres et fut fait prisonnier?
Aurait ce continué quand vers 1945 il se rendit aux états-unis pour son travail, et qu'au milieu de l'atlantique, l'hydravion (éh oui à cette époque les avions transatlantiques étaient des hydravions) du amérir en plein atlantique car il venait de perdre une hélice en vol !!! Les passagers restèrent ainsi près de deux jours à attendre un autre hydravion qui leur déposa une hélice de rechange et qui fut montée à l'aide d'un cargo qui s'était détourné pour leur porter secours.
Puis vint ma jeunesse, et le début des années 60, et cet été là, mon père descendit sa petite famille en voiture à Cavalaire dans le sud de la France; le 15 juillet nous l'accompagnames à l'aéroport le plus proche, Hyères, pour qu'il puisse retourner travailler à Paris.
Il prit donc le vol Air France Hyères Paris sur un avion: le Vickers Viscount.
Mon père était un grand gaillard de près de 1.90 mètres et à cette époque approchant les 100 kilos.
L'avion décolla et attaqua sa montée sans problèmes, et montait, montait, montait...
Soudain une hotesse vint voir mon père et lui demanda de se rendre rapidement dans le poste de pilotage; arrivé au nez de l'appareil, le pilote lui demanda de se coincer entre son siège et celui du mécanicien naviguant. Le temps d'avoir des explications, mon père se trouva écrasé par l'arrière par d'autres passagers «imposants» qui arrivaient tous à l'avant de l'appareil.
Les explications furent alors données aux passagers: je vous rappelle que l'on est en plein mois de juillet; eh bien malgré les consignes de sécurités, le pilote avait tout simplement oublié de brancher les commandes de dégivrage, et l'avion est passé dans un nuage givrant et les commandes de profondeur sont bloquées par le gel !!! Le pilote n'arrive plus à empécher l'avion de monter et il risque d'arriver en perte de vitesse et de basculer brutalement type feuille morte. Donc la seule solution trouvée par l'équipage est de faire basculer l'avion avec le poids des passagers. En effet maintenant presque tous sont dans la partie avant de l'avion et paniquent et poussent pour être le plus en avant possible; c'etait l'imposante carrure de mon père qui a fait qu'il a été choisi en premier et s'est retrouvé aux premières loges.
Il n'empèche que le système a fonctionné car en un quart d'heure l'avion s'est remis à plat en gardant sa vitesse, et puis à commencé à piquer légèrement et là ils ont envoyé les passagers petit à petit à l'arrière pour controler la descente, et ils ont ainsi réussi à se retrouver à une altitude où les commandes se sont dégelées toutes seules.
Eh bien à l'arrivée à Paris, ils n'ont même pas reçu des excuses d'Air France, on leur a juste proposé un jus d'orange !!!
En mars 1964, mon père décida de nous emmener en Italie visiter Rome et Naples et Pompéi pour les vacances de Pâques; il reserva donc les billets ParisRome RomeNaples et NaplesParis.
Le vol ParisRome en caravelle me plut particulièrement, c'était mon premier vol, et nous visitâmes Rome suivant le programme établi; nous devions prendre l'avion RomeNaples le 28 mars au soir, mais le matin du 28 mon père décida qu'il voulait voir l' Italie et que du coup il annulait les billets du soir et qu'il avait loué une voiture pour descendre à Naples.
Et roule famille jusqu'à Naples puis Amalfi où nous arrivammes très tard le soir à l'hotel.
Le lendemain matin, nous nous sommes levés tôt pour aller monter en haut du Vésuve mais à l'approche de celui-ci, il y avait des embouteillages pas possibles. Puis plein de camions militaires descendaient par la route du vésuve.
Nous avons alors demandé à la police pourquoi la route était bloquée, et c'est alors que l'on appris que le vol RomeNaples de la veille au soir que nous devions prendre s'était écrasé sur le Vésuve juste avant son atterrissage. Nous aurions dù être dedans, et il n'y eu aucun survivants sur les 45 personnes à bord de ce VickersViscount. Eh oui encore lui !!!
Pendant les vances de Pâques 1965, je partis en angleterre dans une famille anglaise dans la banlieue de Londres. Ils avaient une jolie petite maison avec le jardin au bord de la Tamise.
Eh bien, que pensez vous que ce monsieur faisait comme travail? Il était pilote de la R A F, et en plus, ils avaient racheté la maison à la veuve d'un pilote de ligne qui s'était écrasé quelques années avant sur le Fujiyama.
Peu avant la fin de mon séjour, ils m'ont emmené visiter le château de Windsor, et quand nous rentrames en fin d'après midi, tout leur quartier était bouclé par la police!!!
Et devinez pourquoi? C'est tout à fait normal... un avion qui avait décollé de l'aéroport d' Heathrow deux heures avant, avait un réacteur qui s'était détaché et qui est tombé juste au bout de leur jardin pour finir sa course dans la Tamise. Un peu plus et je me le prenais sur la tête celui-là...
Plus tard, dans les années 70, j'eu l'occasion de faire souvent du petit avion de tourisme avec mon copain Arnaud, qui s'amusait à me faire peur, mais je n'avais pas à cette époque cette phobie de l'avion.
Mais alors, pourquoi?
Eh bien voilà, j'ai du aller pour mon travail à Cuba en juillet 1987.
Comme notre client était une entreprise d'état cubaine et que le billet d'avion était à leur charge, ils ont imposé que je prenne leur compagnie la Cubana de Aviacion.
Je devais faire Madrid la Havanne, et avant Nice Madrid, mais suite à des grèves, j'ai du passer par Paris pour attraper un Paris Madrid.
Arrivé à Paris, je demandais des explications à l'aéroport concernant mon vol Madrid LaHavanne, car je n'arrivais pas à comprendre avec les décalages horaires la durée de mon vol: plus de 15 heures !! L'hotesse ne comprenant pas non plus, elle appella un pilote qui était à coté et qui a commencé à dire que c'était pas possible, puis qui a controlé sur un écran et m'a annoncé alors:
Ah mon pauvre, c'est normal, vous voyagez à bord d'un avion russe l' Ilyushin 62, et c'est un avion qui n'a pas l'autonomie suffisante pour traverser direct jusqu'à Cuba, et comme il est interdit aux USA, il se pose d'abord à Gandair sur TerreNeuve, là il fait le plein, et il redescend sur Cuba en longeant les cotes américaines. Vous savez, me dit il, c'est le même avion qui s'est écrasé au mois de mai en Pologne en faisant 180 morts... Ben voyons! Et en plus, rajoute-t-il, c'est un avion très mal pressurisé, donc très mal climatisé, je vous souhaite bien du plaisir. Je vous en prie c'est sympa merci.
Là j'ai commencé à avoir peur.
Puis enfin arrivé à Madrid, je suis monté dans l'engin!
Apparement, rien de spécial, si ce n'est que lorsque j'ai voulu mettre ma malette dans le compartiment au dessus de mon siège, il n'y avait plus de place, car c'était plein de couvertures type Train SNCF. Je n'ai pas compris tout de suite le pourquoi du comment! Donc baggage sous le siège et jambes en travers car peu de place et je mesure quand même 1.88 mètres et tout en jambes!
Décollage et montée et petit à petit un froid infernal s'installe, et la cubaine à coté de moi m'explique qu'il est temps de sortir les couvertures. Ah que je suis bête, c'était donc pour cela!
Je me suis levé pour donner les couvertures, et j'en ai profité pour aller jusqu'aux rideaux qui nous séparaient de la partie avant. Il y avait en fait deux rangées de rideaux entre lesquels se trouvait l'endroit pour les hotesses et la préparation des repas, et derrière le deuxième rideau, surprise, tout la moitié avant de l'avion était remplie jusqu'au plafond d'un amoncellement de colis et de caisses!!!
et une trappe était ouverte dans le plancher de l'allée. Oulà là.
J'ai passé les huit heures jusqu'à Gandair enfouis dans la couverture, avec devant les yeux les rideaux de séparation incliné de 20 degrés par le vent à l'intérieur de l'avion et qui sortait à l'arrière par je ne sais où? Une heure avant d'arriver à Terre Neuve, j'avais un torticolis épouvantable et je souffrais le martyr.
Enfin Gandair, on se pose, tout va bien. On nous fait sortir pendant que l'avion doit faire le plein, et nous nous dirigeons au petit aérogare, en effet le terrain est militaire, mais une zone est autorisée pour les avions cubains. Je demande combien de temps on reste, et on m'annonce qu'en général, les passagers passent la nuit là, car ils en profitent pour réparer l'avion, en europe ils ne peuvent pas car ils ont eu des problèmes de paiement et plus personne ne veut les réparer.
Je téléphone à ma femme pour lui donner des nouvelles, et tout à coup on nous rappelle pour nous faire monter dans l'avion! Le chef d'escale me dit: Tiens, c'est bizarre, cette fois-ci ils ne réparent pas. Je ne sais pas si c'est bon signe ou pas, enfin nous voilà repartis pour 6h30 de vol et toujours ce maudit vent et le torticolis qui devient insoutenable.
Enfin nous attérissons à la Havanne, saufs, mais plus très sains.
Le vol du retour, dix jours plus tard, ne durait que 8 heures, car dans ce sens, l'avion (toujours le même, ils en avaient qu'un seul de ce modèle) a l'autonomie suffisante à cause des vents!!!
Il n'avait pas plut à Cuba depuis très longtemps et ils attendaient «la mousson».
Décollage en début de soirée, mais là, nous n'étions que deux passagers, c'est vous dire si il y avait de la place pour mes jambes, et si en couchant les sièges et en prenant des dizaines de couvertures je me suis aménagé un petit nid douillet.
Le problème, c'est que dès que l'avion à commencé à monter, «la mousson» est arrivée, et qu'un orage infernal a éclaté. Il y avait des éclairs en permanence autour de l'avion et le pilote zigzaguait pour les éviter, et cela a duré plus d'une heure et demi le long de la côte américaine, je m'étais donc dit que l'on retournait à Gandair car on aurait plus assez de kérosène pour traverser, eh bien non, une fois que le pilote a réussir à contourner cette énorme zone orageuse, il a viré d'un coup sur la droite, et s'est mis en route pour Madrid!
Attérissage à Madrid, l'avion roule, s'arrêtte, je suis sauvé; ou du moins c'est ce que je croyais, le pire était à venir...
(Deux ans plus tard, cet avion s'écrasait pendant la phase de décollage à la Havanne tuant les 126 passagers à bord et 45 personnes au sol).
Enfin plus que Madrid Nice, pour rentrer chez moi, et ce coup-ci, c'est Air France, donc «no problems» Ah bon?
La suite des aventures du « porte la poisse » d'ici peu..... | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 455 visiteurs en ligne depuis une heure! |