Bon au moins, on est sur que le prix baissera de 30% sur les billets d avion aller retour
paris-
martinique avec l'a380...c est dja ça lol...
Un « low cost » réunionnais
Cette solution part d’un constat simple : les compagnies low cost, à savoir qui offrent des prix bas, connaissent un succès pour les relations aériennes entre l’Union Européenne et les pays riverains de la Méditerranée. Jamais l’expérience n’avait été tentée sur les longues distances, les 10.000 kilomètres qui séparent La
Réunion de la
France métropolitaine. La même question de la desserte aérienne se pose pour les
Antilles. D’où l’idée d’associer Air Caraïbes à la démarche lancée par Air Austral et la Région
Réunion. « Ainsi, l’outre-mer français ouvre la porte à la démocratisation du transport aérien » conclut le Président Vergès. Et parmi les conséquences directes de cette décision : la création d’emplois directs et indirects, l’augmentation considérable de la mobilité, et de nouvelles perspectives pour le développement touristique de l’île.
Cette solution repose sur un autre constat : l’augmentation du trafic aérien : en 1960, pour une population de 337.000 habitants, le trafic entre La
Réunion et la
France était de 3.000 personnes ; en 2005, ces chiffres sont de 775.000 habitants pour 960.000 voyageurs ; les estimations à l’horizon 2015 font état d’une population de 940.000 habitants pour un flux de passagers de 1,9 million de personnes. Toutes les conditions sont donc réunies pour que l’initiative conjointe Région / Air Austral plus Air Caraïbes soit couronnée de succès.
Livraison fin 2013
Du côté des responsables d’Airbus qui se sont déplacés à La
Réunion pour l’occasion, ce projet est totalement viable : l’Airbus A 380, bien que très nouveau, a séduit de nombreuses compagnies. Il est modulable, dans le sens où il peut être équipé selon les souhaits du client : certaines compagnies en font du haut de gamme, d’autres l’orientent vers le low cost, d’où la possibilité de proposer un avion « densifié », à savoir pouvant accueillir 850 passagers.
En outre, cet avion n’exige pas que les aéroports soient équipés spécifiquement pour cela. Certes, son envergure est supérieure à celle des autres avions, mais plus de 60 aéroports l’accueillent déjà, sans avoir eu recours à des réaménagements : il n’est pas nécessaire d’avoir une passerelle pour l’embarquement au pont supérieur, le temps d’escale n’est pas plus long que pour les autres avions. Cet avion est « économe » en carburant, son coût de maintenance intéressant. Avec un avion plus grand, permettant donc de faire voyager plus de personnes, le coût du billet d’avion va forcément être réduit. Les responsables d’Airbus confirment que, grâce à cet avion, le coût du billet d’avion sera inférieur de 30% à ceux proposés sur d’autres vols similaires. Et l’avion, bien que tout récent, est déjà fortement demandé : 200 commandes fermes. Si la Région
Réunion, Air Austral, Air Caraïbes confirment leur intention de réserver deux Airbus A 380, ceux-ci pourraient être livrés fin 2013.
Une nouvelle filiale pour Air Austral
Pour Gérard Ethève, PDG d’Air Austral, l’amélioration des conditions de trafic passe nécessairement par cet avion : s’il transporte deux fois plus de monde, cela ne veut pas dire qu’il coûte deux fois plus cher. Mais il est certain qu’il permettra de faire tomber le prix du billet de 30% par rapport aux prix pratiqués par ailleurs. Air Austral va donc se lancer dans le low cost. Pour cela, la compagnie régionale va créer une filiale qui aura la charge de l’exploitation, de la gestion et de tout ce qui concerne le trafic aérien sur cet appareil. En effet, le low cost ne fonctionne pas de la même manière que les compagnies traditionnelles. En outre, le PDG d’Air Austral confirme que la démarche que sa compagnie a engagé avec la Région
Réunion a fait l’objet d’une discussion avec des partenaires antillais : ceux réunis dans la compagnie régionale Air Caraïbes. Ainsi, sur les 2 avions A 380 qui devraient être commandés, l’un pourrait également desservir les
Antilles. Enfin, Gérard Ethève souligne que l’arrivée d’un tel avion à La
Réunion va générer un flux touristique important, il faudra donc « proposer une dimension hôtelière », mission à laquelle pourrait également s’atteler Air Austral. Ce « projet porteur pour La
Réunion » est donc un élément de plus visant à confirmer « le rôle leader que joue l’outre-mer » : après avoir été en pointe sur les énergies renouvelables, l’outre-me se positionne en précurseur sur le transport aérien.
Conjonction d’éléments favorables
Pour Marc Rochet, responsables à Aérogestion, et qui a été à l’origine de la création de nombreuses entreprises ou initiatives dans le domaine de l’aérien, « il y a là une conjonction d’éléments favorables » : un marché qui connaît une forte croissance, laquelle va continuer à s’affirmer ; la possibilité de passer en low cost, ce qui permettra une accessibilité du prix à un nombre plus important de voyageurs, toute les simulations réalisées sur le territoire européen l’ont confirmé ; la nécessité d’avoir de nouveaux outils. Et en cela, il a trouvé à La
Réunion, une écoute favorable. Et de conclure : « l’outre-mer a longtemps été à la traîne du transport aérien, aujourd’hui, Air Austral et Air Caraïbes peuvent être devant les autres ».
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