Parceque quand tu as vu "l'ailleurs", les antipodes, ne serait-ce qu'une ou quelques fois, ton "âme nomade" a regouté à sa vraie nature, elle a vu l'immensité du monde, de l'univers, la diversité infinie de la nature, des cultures, et la joie simple et pure de la vie libre sur les routes ou mers du monde;
Revenir sans vouloir repartir, que ce soit de manière intermittente ou sans idée de retour, ce serait comme "tuer notre âme nomade";
Les touaregs, nomades pasteurs du sahara, appellent ou appellaient les habitations des "hommes blancs", "le tombeau des vivants", parcequ'ils se mettent déjà entre 4 murs, avant d'un jour être entre 4 planches !, et souvent ils payent cher le prix de ces "habitations" faites pour la vie sédentaire, le travail sur place, une vie souvent "urbaine" et soit disant "civilisée"
Si tu regardes les oiseaux, ils ne font que des nids provisoires, naturels, écologiques, en harmonie avec l'environnement, ils ne laissent pas de trace..., ils sont libres de les habiter le temps qu'ils veulent, puis de les quitter pour ailleurs où ils se construisent un nouvel abri de fortune;
Les apaches jicarillas, chiricahuas, les indiens des plaines, vivaient en partie de cette manière, sans jamais s'attacher à un lieu, la terre entière était leur maison;
La vie elle-même est en perpétuel mouvement, tout change, à chaque instant, éphémère comme le vol des oiseaux, les migrations des baleines, ou la course des étoiles; Vouloir se fixer en lieu, c'est se laisser "piéger" par la ou les sociétés et leurs codes/normes, avec leur "confort" certes, mais souvent aussi leurs nuisances, leurs fausses conventions, leurs vices, et leur manque de liberté, c'est aussi souvent aller contre la nature, et parfois contre le flot de son âme
Voilà pourquoi je suis parti, que je repars, et que j'espère repartir, un de ces jours, sans intention peut-être de revenir