Bonjour,
Il ne me semble pas avoir vocation à défendre les agences de voyage, pour lesquelles je ne travaille pas dont je ne suis pas client, quasiment jamais.
Pour autant, cette conclusion a sa logique et son sens, et surtout elle est parfaitement légitime dans une publication professionnelle ; c'est aussi sa responsabilité de citoyen que le passager met en jeu.
Les paralysies, les blocages, les annulations, les gouvernement les ont prises sous la force de la pression d'une opinion saisie par la peur, qui a demandé, exigé même d'une certaine façon qu'on en vienne là.
Le client a eu sa part dans cette demande, dans cette exigences de tout annuler et de tout arrêter, et il me paraît que sa responsabilité citoyenne doit aussi être engagée, éventuellement en faisant les frais et assumant les pertes d'une situation qu'il a collectivement créée.
Michel
Dans Tourmag, organe de presse représentatif des agences de voyage vient d'être publié un article qui expose les difficultés actuelles des agences et se termine par cette conclusion :
"Pourquoi les associations professionnelles n'ont-elles pas anticipé cette vision ?Pourquoi n'ont-elles pas défendu le point de vue d'un cas de force majeure extrême qui empêchait tout remboursement, même différé ? Là il n'y aurait eu qu'un perdant le voyageur."
Considérer que c'est le voyageur qui doit payer pour l'inorganisation de la profession vis à vis de ses fournisseurs, compagnies aériennes, hotels, etc...révèle un singulier état d'esprit.
Considérer qu'il est normal de ne pas rembourser une prestation qu'on est incapable de fournir montre une absence totale de respect envers le consommateur, déclaré taillable et corvéable à merci.
On comprend que c'est actuellement la panique dans les agences, et qu'elles doivent être aidées, mais que chacun prenne ses responsabilités quant à la situation actuelle. La création des bons est déjà une belle entorse au droit des consommateurs, entorse grâce à laquelle le gouvernement a reporté sur les voyageurs le coût du soutien à la profession.
Vouloir aller jusqu'au non remboursement dénote un mépris total pour le client.