La taille du réseau, une clientèle domestique importante (qui vole AF par proximité géographique, accord tarifaire professionnel ou nationalisme aveugle) permettent de pallier ces handicaps, et le business model n'est pas si mauvais que cela, car l'entreprise est financièrement saine.
Pour combien de temps encore, en se moquant ainsi ouvertement de ses clients?
Choisir un vol en fonction des airmiles rapportés est un mécanisme qui relève de la corruption.
Utiliser des airmiles accumulés grâce à des voyages professionnels est un mécanisme qui relève de l'abus de droits sociaux.
Je suis entièrement d'accord avec la première phrase. Un vol doit être choisi de manière à optimiser la dépense de l'entreprise (horaires et confort pour obtenir la meilleure disponibilité du personnel, prix). Même si ces notions peuvent varier en fonction des personnes (ne serait-ce que parce que les différents vols/correspondances/trajets et horaires ne les fatiguent pas de la même façon), l'obtention de miles ne doit absolument pas entrer en ligne de compte. C'est la cerise sur le gâteau, enfin la queue de cerise actuellement.
En revanche je ne suis absolument pas d'accord avec votre deuxième phrase. D'une part, je l'ai déjà écrit, mon mari a essayé d'utiliser ses miles au profit de son entreprise, il s'est aperçu à cette occasion que l'agence de voyage la flouait en prenant des tarifs à la fois très cher et ne permettant pas le surclassement (auquel il a droit d'après une convention collective que l'entreprise, pourtant signataire, ne respecte pas; et dont il a besoin physiquement, ce d'autant qu'il a un rythme de travail scandaleux), et il ne peut pas non plus acheter directement des vols avec ses miles car il ne pourrait pas se faire rembourser les taxes et surcharges. Bref, la culture française est bien que ces miles reviennent au salarié, de toutes façons ils n'ont pas de valeur financière (sous réserve du §2) et les ingénieurs français (pour les autres catégories je ne sais pas) sont les moins chers du monde, à moins que la chute du dollar n'ait fait repasser devant les Canadiens, tout en ayant un salaire net plus bas, des impôts très élevés, un coût de la vie plus élevé aussi, etc.
Le §2, c'est que dans les pays où les miles sont utilisés au profit de l'entreprise, ils ne sont plus du tout neutres pour la compagnie aérienne. En effet, en
France, quand un titulaire de miles acquis pour son entreprise voyage à titre personnel au moyen des miles, il fait des voyages qu'il n'aurait probablement pas faits sans le facteur de décision que représentent les miles, donc il n'y a pas de manque à gagner pour la compagnie, sachant au surplus que cette même compagnie réalise un bénéfice grâce à ces billets-prime, puisqu'elle facture les surcharges carburant dont le montant n'a rien de négligeable, et qui est certainement largement supérieur à ses coûts marginaux (sauf peut-être en première classe). Bref, ce sont des "cadeaux qui rapportent" pour la compagnie.
Alors qu'en
Allemagne, les miles sont utilisés pour des vols professionnels, ce qui constitue un manque à gagner pour la compagnie, qui sans les miles aurait vendu des billets supplémentaires à un tarif généralement très élevé. Les miles utilisés de cette façon reviennent donc très cher aux compagnies aériennes, qui sont obligées d'en tenir compte dans le prix du billet, donc cette fois les entreprises paient bien les miles... en fin de compte ce n'est pas du tout, du tout le même système. Et je répète que le système français n'a rien d'abusif ou de malhonnête à condition que le salarié ne choisisse pas ses vols en fonction du nombre de miles qu'il y accumulera.