| Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Sjlv1 · 9 février 2018 à 9:13 · 7 photos 38 messages · 11 participants · 2 596 affichages | | | | 9 février 2018 à 9:13 Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 1 de 38 · Page 1 de 2 · 1 815 affichages · Partager Voilà quelques temps que je peux lire ici et là des avis quand à l'achat de tel ou tel vélo. Il en est de même pour les différents loisirs que je pratique. Il en ressort une tendance générale: Les conseils portent tous sur un ou deux modèles de "référence", accessoirement avec des prix plutôt élevés. (Je ne parle pas du poids soulevé ici même dans un autre sujet)
J'ai donc envie d'ouvrir un petit débat que je souhaite respectueux et qui permette de sortir des sentiers battus autant que possible.
En effet, puisque c'est le vélo qui nous anime ici, le conseil revient souvent sur les TXXX (voire majoritairement le T400) quelque soit l'usage de la personne. si on part en tour du monde ou dans des contrées moyennement carrossées, je comprends que l'on veuille être tranquille avec le matériel et qu'on y mette un certain budget.
En revanche, si c'est pour faire quelques milliers de kilomètres en France ou en Europe sur route ou chemin carrossables gravillonnés, je me pose sincèrement la question, et je doute qu'un vélo moyennement équipé à 4/500 € ne convienne pas, voire, un ancien VTT révisé et entretenu comme beaucoup le font.
Comment faisaient nos anciens, ou moins anciens avec des vélo des années 50 à 70? Le rêve était là, les joies aussi, et avec ce qu'on avait sous la main.
Certains "osent" remettre en question la société de consommation, et les modes qui nous poussent à cette course à l'armement, d'autre préfèrent se rassurer en y croyant, tous tentent de se faire plaisir, alors pour vous, le rêve et la réalités à coût raisonné/raisonnable ont-ils encore une place dans notre société? | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Sjlv1 · 9 février 2018 à 10:59 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 2 de 38 · Page 1 de 2 · 1 801 affichages · Partager Bonjour,
A chacun son expérience, pour mon cas je résonnais comme toi et j’ai acheté en décembre 2009 deux VTT dans un magasin d’usine française, le tout avec 40 % de remise 530€ les deux.
En 2011, environ 4000 km au compteur le roulement (chinois) de la roue arrière du VTT de mon épouse casse, quatre fois réparé en quatre jours en France chez des vélocistes différents plus une fois en Espagne le lendemain matin, 160€ de réparation.
Le soir même le roulement relâche en passant à Ripoll, nous avons donc décidé d’acheté un VTT de marque Treek neuf à 450€ et laissé l'autre sur place.
J’ai changé le mien qui avait pris du jeux dans toutes les articulations l’année suivante pour une gamme supérieure et nous avons fait ensuite plus de 30000 km sans aucun problème avant de nous les faire volé l’année dernière.
Pour moi vouloir faire des économies sur le matériel a été une erreur 690€ à la poubelle plus les broutilles. | | | À: Hasahi · 9 février 2018 à 12:31 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 3 de 38 · Page 1 de 2 · 1 794 affichages · Partager Merci pour ce retour d'expérience, Hasahi,
On pourrait penser à un défaut de conception, à ce point non? Etonnant que plusieurs roulements cassent aussi vite et de façon rapprochée.
attention, je n edéfends pas aveuglément le pas cher, et je sais bien que la qualité a un prix. Je me dis que le moyenne gamme doit être correcte aussi, sans pour autant viser des vélo à 1 500 € ou plus. ton exemple va d'ailleurs un peu ce sens, avec un vélo à 450€ qui semble te satisfaire | | | À: Sjlv1 · 9 février 2018 à 14:46 · Modifié le 9 fév. 2018 à 15:26 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 4 de 38 · Page 1 de 2 · 1 770 affichages · Partager Personnellement, et comme nombre de voyageurs à vélo Québecois, nous avons toujours privilégié les vélos de cyclotourisme favorisant davantage l'efficacité, que la solidité excessive et le confort absolu, sans cependant négliger ces deux points tout de même importants.
Ainsi, nos vélos permettent des positions aérodynamiques (poignées recourbées, pneus plus étroits), nos pneus sont plus petits et permettent des pressions plus élevées (700x28 ou 700x32, selon l'importance variables de nos charges, fonction notamment de la longueur du voyage), et les cadres, en chromoly ou en aluminium, sont souvent bien plus légers que les lourds engins souvent utilisés par les français et les allemands... Nous évitons aussi l'utilisation de garde-boue, de pieds pour tenir les vélos (nous les appuyons plutôt sur un mur ou sur un arbre, ou encore utilisons une branche au sol), et autres gadgets qui alourdissent inutilement nos montures.
Ces choix nous permettent une conduite plus rapide, plus efficace; Au fil des heures, nous pouvons ainsi terminer nos journées plus tôt, davantage nous reposer, ou encore allonger les kilomètres... et nous rendre bien plus loin!
20 km de plus par jour, imparti sur le même temps, ça permet d'aller bien plus loin, quand le temps des vacances... ou le budget sont limités! A titre d'exemple, un vélo (et un minimum de forme physique...) qui vous permettrait de rouler en moyenne 18 km/h, avec tous vos bagages, plutôt que, disons, 14 km/h pour un autre plus pesant et moins aérodynamique, vous permettrait 72 km par jour, plutôt que 56. Sur un voyage de 30 jours cela représente 480 km de plus; Sur un voyage de 6 mois, on parle de près de 500 km de plus! Sur bien des continents, ou peut ainsi ajouter un petit pays de plus au programme.
Et si votre cible première est des journées moins difficiles, moins longues, alors l'efficacité pourrait vous sauver une heure de vélo par jour; A titre d'exemple, 3 heures de vélo à 18 de moyenne permet presque la même distance (54 km) que 4 heures à 14 km/h (56).
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Maintenant, vous sembliez faire d'emblée un enjeu de budget et de consommation dans votre propos d'ouverture. Selon nous, bien s'outiller pour faire à vélo des voyages au long cours, pour faire du vélo et du voyage à vélo notre mode de vie, requiert un investissement initial qui durera longtemps, et qui, encore plus, contribuera au bonheur de l'aventure. Un vélo de trop basse qualité, mal ajusté ou toujours déréglé sera le pire des choix, s'il contribue négativement à votre plaisir et à ceux de vos partenaires de vie ou vos enfants. Si d'autre part vous considérez faire un seul voyage à vélo, que celui-ci sera de courte durée, ou si vous en êtes à un coup d'essai sans savoir si vos intérêts, votre motivation... et votre forme physique suffiront, alors je comprends que limiter l'investisssement initial puisse aussi être un bon choix. Sachez cependant qu'une monture inappropriée rend les kilomètres plus pénibles, qu'à la longue on en vient même à ne plus voir toutes les beautés qui nous entourent sur la route, quand tout devient difficile.
J'ai pour exemple un jeune couple avec qui nous avons fait un bout de route (quelques jours) en Argentine, avant de rejoindre Carrretera Austral au Chili. Lui était espagnol et avait un VTT en bon état, bien que de qualité très moyenne. C'était un jeune homme en forme, et il était l'initiateur du projet (faire l' Amérique du sud à vélo, depuis Bogota jusqu'à Ushuaia). Sa compagne était anglaise. Elle avait un joli vélo, mais de toute évidence d'assez bas de gamme, et en état d'entretien bien insuffisant. Un matin où nous leur faisions essayé notre tandem chargé (ils ne voulaient plus redescendre après!), ma compagne et moi avons essayé à tour de rôle son vélo. La roue avant avec peu d'inertie (roulements à bille de mauvaise qualité), les freins peu efficaces ("lourds" à les enclencher, requérant trop d'efforts aux poignets), une selle qui ne s'ajuste qu'en hauteur (maux de genoux assurés, en peu de temps...) et des changements de vitesse mal étagés, mal synchronisés et faisant plafonner la vitesse de pointe à 25 km /h. Décevant, quand tu as devant toi une descente en pente douce sur 5 km, en ligne droite... Bref, cette jeune dame et son compagnon sont ensuite repartis vers Puerto Montt (alors que nous filions plein sud), pour tenter de remplacer sa monture par un peu mieux. Une démarche bien incertaine en pays étranger. Un meilleur investissement avant son départ lui aurait évité bien des tourments. Encore pire, les semaines de vélo difficiles qui ont précédé notre rencontre l'ont démotivé au voyage à vélo, qui risquait bien d'être son dernier, si d'emblée elle parvenait à tout faire malgré tout. Il nous a fallu quelques soirées de bière et de discussions pour l'amener à se donner une meilleure chance de sucès et de plaisir, d'où son détour subséquent par Puerto Montt. Les exemples de ce type sont fréquents (sous investir au premier voyage; devoir ensuite tout remplacé pour le suivant ou les suivants). L'économie présumée du début est vite gaspillée, lors des achats subséquents. Selon moi, aussi bien mettre un peu plus de sous dès le départ; Mieux s'équiper et investir un peu plus dans la qualité vous reviendra moins cher au final. Images attachées: | | | À: Sjlv1 · 9 février 2018 à 17:15 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 5 de 38 · Page 1 de 2 · 1 747 affichages · Partager C'est toujours le même roulement qui lâchait.
Il faut savoir que les billes des roulements chinois sont plus petites que celles des autres roulements, en les changeant avec des billes normalisées il fallait en mettre une de moins.
Un mécanicien à même passé l'axe du vélo sur son tour et la réparation a tenue 30 km, un autre a essayé des axes différents sans plus de résultat.
Le Décathlon de Figueras a essayé de changer la roue et aucune n'était compatible.
Après toutes les factures et quatre jours de perdus je pense que j'ai pris la bonne décision. | | | À: Rikimiki · 9 février 2018 à 17:51 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 6 de 38 · Page 1 de 2 · 1 741 affichages · Partager Bonjour rikimini,
j'ai bien mis dans mon message initial que le débat n'avait pas lieu sur de grands périples et en particulier sur tous types de terrains. Mon propos est surtout orienté pour les utilisateurs petites distances, et sur terrains faciles, pour lesquels L'investissement peut être moins important. Là encore, je ne parle pas non plus d'acheter du premier prix. Nous sommes, je trouve, dans une société assez binaire visant à cataloguer le bien et le mal, le noir et le blanc, le cher et le pas cher. Pourtant, il y a quantité de nuances qui peuvent satisfaire des besoins intermédiaires. | | | À: Hasahi · 9 février 2018 à 17:54 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 7 de 38 · Page 1 de 2 · 1 736 affichages · Partager Effectivement, du coup, ça fait partie des questions à poser à l'achat... soit du vélo neuf, soit des éléments qui optimiseront le vieux pour ceux qui feront ce choix | | | À: Sjlv1 · 9 février 2018 à 20:38 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 8 de 38 · Page 1 de 2 · 1 715 affichages · Partager bonjour je crois qu'acheter un vélo premier prix est une erreur que ce soit pour de courts ou de longs voyages. Le très bas de gamme aura un piètre rendement qui ne rendra pas le voyage agréable sans compter les ennuis mécaniques qui vont se succéder. Pour autant il n'est pas nécessaire d'investir des fortunes pour voyager, meme sur de longues distance. concernant l'équipement par exemple un équipement Shimano déore rendra les mêmes services qu'un XT pour 3X moins cher, peut être demandera t'il un peu plus d'entretien et sera un poil plus lourd. Il faut savoir aussi que les pièces détachées coutent infiniment plus cher au détail que sur un vélo tout monté donc il vaut mieux mettre un peu plus a l'achat et être tranquille pour longtemps que de faire une économie qui à la longue n'en sera pas une...
Maintenant si on veux un bon vélo pour pas cher il faut regarder le marché de l'occasion, il y a pléthore de bécanes qui n'ont guère roulé et qui conviendront.
Il faut quand meme se méfier car les fabricants sont des malins et prennent un malin plaisir a changer les normes le plus souvent possible rendant des vélo anciens difficiles à réparer par manque de pièces adaptées, c'est bien sur toujours sous prétexte d'amélioration et de modernité, et pas du tout pour nous vendre leur dernière machine (ben voyons !!!)
Voila mon avis... | | | À: Mazzzz · 9 février 2018 à 22:29 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 9 de 38 · Page 1 de 2 · 1 692 affichages · Partager Merci pour ton avis Passez, qui va dans l'extension de mon sujet, visiblement. Encore une fois, je ne parle pas de premier prix. Ta remarque quand aux changements de normes est néanmoins importante et revelatrice de ce besoin de relancer la consommation et du jetable.
Ok, pour un vélo complet moins cher qu'en kit, c'est vrai aussi et depuis longtemps. | | | À: Sjlv1 · 9 février 2018 à 23:04 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 10 de 38 · Page 1 de 2 · 1 686 affichages · Partager oui et non, en fait je balayais un peu l'offre marchande en partant du bas de gamme jusqu'au vélo de luxe. Mais pour en revenir au montant que tu évoquais (400/500€), c'est a mon avis une base suffisante pour trouver un excellent vélo d'occasion. | | | À: Sjlv1 · 10 février 2018 à 11:20 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 11 de 38 · Page 1 de 2 · 1 617 affichages · Partager Nos anciens ne voyageaient pas à vélo dans les années 50-70. Le succès des TXXX vient du fait qu'il a été le premier modèle de série pour voyageur à vélo. Il a donc permis à des centaines de voyageurs de partir à moindre coût. Auparavant, on partait sur ce qu'on appelait la randonneuse, ce n’était que du sur mesure, de l'artisanal, donc très cher car le marché était microscopique. (une randonneuse valait grosso modo entre 2 et 3 smic) Donc si tu bases ton raisonnement sur le principe que le T400 est un vélo cher, et que les gens partent globalement sur des vélos chers tu fais fausse route. Le monde du VTT est beaucoup plus onéreux que le monde du voyage.
Ensuite, je crois qu'on t'a quand même bien répondu. C'est en achetant du pas cher que tu restes dans l’économie du jetable. prend l'exemple des pneus, si tu prends du bas de gamme, tu vas les changer rapidement, prend du "haut" de gamme adapté au voyage, et tu vas rouler 3, voire 4 fois plus avec, et de surcroit tu vas beaucoup moins crever. Ce raisonnement vaut pour pour quasi tout ce qui concerne un vélo. La limite du cher et pas cher pour un vélo, concerne le poids, c'est l’allégement qui va faire grimper la facture. (et accessoirement si on part sur les transmissions dans le moyeu). | | | À: Sjlv1 · 10 février 2018 à 11:44 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 12 de 38 · Page 1 de 2 · 1 613 affichages · Partager Effectivement, un bon rapport Investissement/besoin/plaisir est du domaine du rêve... Au moins en neuf... Nos fabricants nous ont classé en quelques catégories, bien délimitées et classées selon notre intérêt commercial... A nous les "coursiers" prêts à mettre qqs milliers d'euros dans un vélo tout carbone ne supportant pas des pneus de plus de 25mm de section, à nous les "voyageurs" prêts à rouler sur des machines de 17 kgs nus, à nous les "gravel" prêts à débourser 1500 ou 2000 € pour une machine montée à partir d'un cadre acier (chinois) valant, livré, 40 ou 50 €... A nous aussi, les composants "gadgets" : boitiers de dérailleurs indexés impossible à réparer "en route", les rayonnages de roues impossibles à rectifier en cas de besoin, les roues libres à 11 vitesses couplées à un plateau unique remplaçant nos rustiques et irremplaçables triple plateaux couplés à des roue libres plus étroites de 7 ou 9 dents entrainées par des chaines quasi inusables... En bref, ça fait déjà au moins 1 ou 2 décennies que l'on se fait avoir Perso, j'ai retapé mon ancien course d'il y a 30/40ans : ça marche toujours et aussi bien... et ça a m'avais déjà permis bien des virées... par exemple (j'avais déjà mis le lien..) www.kizoa.fr/...8o2l1/cretesbriancon Je roule, en voyage, (je pèse un quintal et je porte 18/20 kg de bagages) avec un ancien (20 ans) VTT à fourche acier "fixe", des roues de 26" lambda, et une transmission Alivio... Le bon rapport, pour moi, ça a donc été le vélo (occasion ou ancien) retapé.. et donc, surtout, l'apprentissage de la mécanique vélo (ce n'est pas si compliqué - et il y a de plus en plus des "ateliers coopératifs") A vos (nos) outils !! | | | À: Boqi · 10 février 2018 à 13:15 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 13 de 38 · Page 1 de 2 · 1 599 affichages · Partager Merci pour cette vision. Je vais peut-être être insistant, mais mon propos n'a jamais été de plébisciter le bas de gamme. Plus de dire que oui, je trouve que 1500€ pour un vélo est un budget, qui oui, il peut se justifier selon les projets que l'on a. Toutefois, un txxx se justifie-t-elle pour randonner le long de canaux par exemple ? Dans les réponses aux questions, je vais caricaturer, mais il y a le choix entre t400 avec pneus Schwabble et t400 avec pneus Schwabble. Quelques rares voix se font les chantres d'autres solutions, mais ils restent rares. La question pourrait donc être posée différemment pour ne pas axer que sur le prix qui une fois de plus semble le resultat de l'opposition cher/ pas cher. (Hormis Mazzz qui introduit une nuance)
Le t400 serait-il donc le seul vélo repondant a beaucoup (pour ne pas dire tous) les besoins? Non à en lire certaines réponses qui le trouvent lourd.
Le principal est que vous le monde se fasse plaisir, bien sûr. Bonne route à tous, quelque soit vos montures | | | À: Sjlv1 · 10 février 2018 à 14:34 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 14 de 38 · Page 1 de 2 · 1 583 affichages · Partager Salut
J'aime bien le " petit débat que je souhaite respectueux et qui permette de sortir des sentiers battus autant que possible".
Mon avis, c'est que pour toute personne déjà cycliste, le meilleur vélo pour le voyage, c'est celui qu'on a. Et le meilleur investissement c'est de l'adapter au voyage, autant qu'adapter le voyage au vélo et de s'adapter soi-même à ce qu'on a et à ce qu'on fait.
Quand je faisais du VTT de loisir, je partais en voyage à vélo avec mon VTT suspendu ; quand j'ai arrêté le VTT et revendu la machine, j'ai remonté pour moins de 200 € mon ancien VTT acier tout rigide de 1990 ; depuis que je n'ai plus que mon vélo route carbone en 3*10v, je pars avec. Et ces vélos m'ont tous servi à la fois pour le loisir, l'activité sportive, le voyage et les trajets pour aller au boulot. Ni le premier ni le dernier n'ont la cote chez les voyageurs, mais ils permettent très bien de voyager sans acheter le truc à la mode par ici. Et un porte bagage et 3 bricoles se stockent plus facilement qu'un vélo en plus.
C'est trop matérialiste pour moi de vivre et de travailler dans le but de se payer du matériel destiné à satisfaire un seul besoin très court qu'on s'est créé, ou que l'industrie et les médias ont développé en nous. Et au final, de se retrouver avec 2 voire 3 vélos dont un ou deux qui ne servent que quelques jours ou semaines dans l'année, et qui demandent un habitat adapté (garage ou atelier). Dans ce cas, on est au service de ses objet plutôt que l'inverse, c'est une assuétude au matériel.
Il est plus intéressant et enrichissant de faire l'inverse : se demander ce qu'on peut faire (et comment s'y préparer) avec ce que l'on a. Quand je faisais du VTT, je trouvais idiot que cette machine ne me serve qu'à passer 2 heures dans la colline le week end (et pas toujours), je me suis donc mis à aller au travail avec, puis à partir en voyage à vélo. Et ça m'a fait évoluer, meilleure conscience de l'environnement, meilleure forme, découverte de trucs que je ne connaissais pas sur moi-même autant que sur mon environnement plus ou moins proche. Pareil quand je me suis mis au vélo de route, en cherchant à n'avoir plus que ce vélo, j'ai dû adapter, entre autres choses, ma façon de voyager, alléger les bagages mais allonger le kilométrage journalier.
Je suis donc opposé avec ce qui est parfois induit dans les discussions de certains forums de vélo, se demander quoi acheter pour faire ce qu'on ne peut pas faire actuellement, et se créer alors des besoins dans le seul but qu'ils soient une excuse à l'achat de nouveaux objets.
Je ne suis pas sûr que se payer le matos présenté comme le summum pour le voyage à vélo puis laisser ce matériel prendre la poussière pendant des mois emmène autant de satisfaction, de plaisir (de bonheur ?) que de transformer légèrement ce qu'on est et ce qu'on a déjà pour faire un voyage certes moins fabuleux mais qui enrichit durablement autant l'esprit.
Bref, pour moi l'investissement à faire est plus humain que matériel. Un petit voyage à vélo, c'est une démarche plus qu'un achat et ça devrait plus influencer ce qu'on est que ce qu'on doit acheter. C'est différent pour qui veut faire le tour du monde, mais c'est un cas particulier non abordé dans cette discussion, je pense.
Si on a déjà un vélo correct parce qu'on est cycliste de loisir ou utilitaire, on adapte légèrement son vélo, on vise un voyage adapté et on résiste aux sirènes de la surconsommation. On devrait lire plus souvent ici "J'ai tel vélo, quel voyage me conseillez-vous ?".
Si l'on n'a pas de vélo, on choisit celui qui servira à autre chose et souvent, ou alors on a la force mentale de le revendre après le voyage pour entrer dans l'économie circulaire, donc d'acheter en occasion. Le mieux alors est de remonter un VTT acier des années 90 ou un vélo de route de quelques années. Pour peu qu'on s'entraine un peu, qu'on allège le chargement et monte des pneus de bonne qualité (souples, fins, légers), on va alors plus vite, plus loin ou avec moins de fatigue que celui qui prend le dernier cri aux standards "vélo de trekking", lourd, mou et plus cher. Mais qui ne réclame aucun effort d'adaptation ou d'investissement personnel, juste un investissement pécuniaire.
Au passage, faites une recherche image avec "touring bike" sur un moteur de recherche, vous verrez que les vélo type TX machin ne sont pas les plus nombreux dans le haut de page. Et le seront de moins en moins, les modes arrivent puis passent. | | | À: 8xc · 10 février 2018 à 16:17 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 15 de 38 · Page 1 de 2 · 1 551 affichages · Partager C'est à chacun de faire le choix qu'il pense le meilleur.
Lorsque j'avais 18 ans je n'avais pas de voiture et j'avais un vélo qui valait plusieurs fois le prix de la voiture de la plupart de mes copains. C'était un choix totalement irraisonnable et qui pouvait apparaître irrationnel à beaucoup. C'était le mien, je l'avais fait et je ne l'ai jamais regretté.
C'est pour cela que je ne donne jamais de conseil et que je considère qu'il faut juste apporter son expérience et la livrer aux autres pour qu'ils en fassent ce qu'ils en veulent.
C'est également pour cela que les questions du genre "quel vélo dois-je prendre pour faire ceci ou cela " m'exaspèrent !
Un vélo c'est un cadre et des roues et le reste. A chacun de sélectionner et de choisir en fonction de ses projet, de ses envies et bien évidemment de son budget, tout en gardant à l'esprit qu'une chaîne est aussi solide que son maillon le plus faible. | | | À: Wegg · 10 février 2018 à 17:19 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 16 de 38 · Page 1 de 2 · 1 536 affichages · Partager Merci Wegg et 8xc, j'aime beaucoup la tournure que prend l'échange, et je dois le dire, même si je n'ai pas votre expérience du voyage à vélo, je partage cette philosophie. Pour moi, il n'y a pas de mauvais engins, mais de mauvaises utilisations. Je suis aussi convaincu que ce que l'on a en nous fait beaucoup dans le voyage que l'on réalise. Bien entendu, cela traduit aussi un besoin d'entretien et de fiabilité pour ne pas subir lorsque le matériel ne suit pas comme on a pu le lire plus haut.
Il est vrai aussi que l'on peut être plus ou moins sensible au bricolage qui permet de faire évoluer son matériel. Pour moi, c'est une forme de plaisir aussi, et surtout, un façon d'être plus autonome.
On se rend aussi compte que du matériel à priori non prévu pour un certain usage arrive à s'en sortir malgré tout, et pas si mal (expériences vécues dans d'autres domaines)
8xc, j'aime aussi sortir des sentiers battus dans le respect des uns et des autres ;) ça fait du bien... | | | À: Sjlv1 · 10 février 2018 à 17:33 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 17 de 38 · Page 1 de 2 · 1 542 affichages · Partager Comment tu peux trouver cher un vélo de voyage aux alentours 1000 euros, quand rien que les sacoches vont coûter quasi 300 euros de plus. Dire qu'un ensemble de sacoches à 300 euros c'est cher, peut se concevoir, mais un vélo de voyage à 1 000 euros... Tu peux faire le même raisonnement sur les sacoches ortlieb, pourquoi tous les voyageurs sont ils si naifs pour quasi tous partir sur des sacoches Ortlieb, et Vaude, pkoi prennent ils le plus cher ? Peut être parce qu'ils ont eu vent de retour sur des sacoches d'autres marques ? Alors oui je confirme que pour rouler au mois d'aout sur le canal du midi, on peut se passer de sacoches à 300 euros. Car si le débat c'est de savoir si on peut faire le canal du midi, de bourgogne avec n'importe quel vélo taiwanais, alors, oui, on peut. Et d'ailleurs si on ne prévoit que ce type de balade, je dirais, on doit partir sur du cheap pour une semaine et 2 sacoches arrières, car claquer 1 000 euros si on ne prévoit pas d'autres voyages à vélo serait superflu.
Personne n'a dit que les vélo de chez VSF étaient les vélo ultimes pour voyager ni les vélos les plus polyvalents. Ce sont juste des vélos de voyage qui servent de base de réflexion. Evidemment qu'ils sont lourds ! sauf qu'encore une fois ce sont des vélos prévus pour du cyclocamping en autonomie, on veut pouvoir acheter un kilo de tomates, de pêches au marché du coin; aussi le poids du vélo n'a aucune importance. Tu voyages juste avec un Kway, un opinel et des fruits secs ? effectivement, tu n'as pas besoin d'un vélo de cyclocamping.
Tu parles de plaisir de rouler, mais il ya une notion de plaisir sur laquelle on va tous s'accorder : avec les galères mécaniques, la notion de plaisir va fortement diminuer. Donc oui tu peux faire tout ce que tu veux avec un vélo qui a passé la décennie dans une cave, mais est ce que tu vas prendre du plaisir à bricoler dessus ? Est ce que tu es prêt à prendre le risque que la jante parte en cacahuète au premier nid de poule, que ton pneu se fendille parce qu'il a passé des années à ne pas rouler, et prendre des schwalbe, ce serait faire comme tout le monde, et t'en a marre du jetable. Tu as envie de régler des cantilever ? moi, j'en ai pas envie. En voyage, j'ai bien d'autre chose à faire que régler un dérailleur arrière qui couine parce que je l'ai récupéré à pas cher et qui a peut etre pris une pierre dans une vie antérieure.
On part pas forcement en voyage à vélo pour bricoler des heures avant et des heures pendant. Donc oui investir un minimum va t'apporter une certaine tranquillité coté mécanique et c'est quand même ce qu'on demande en priorité à un vélo de voyage : durabilité et fiabilité. | | | À: 8xc · 10 février 2018 à 17:59 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 18 de 38 · Page 1 de 2 · 1 539 affichages · Partager Salut
J'aime bien le " petit débat que je souhaite respectueux et qui permette de sortir des sentiers battus autant que possible".
Le mieux alors est de remonter un VTT acier des années 90 ou un vélo de route de quelques années. Pour peu qu'on s'entraine un peu, qu'on allège le chargement et monte des pneus de bonne qualité (souples, fins, légers), on va alors plus vite, plus loin ou avec moins de fatigue que celui qui prend le dernier cri aux standards "vélo de trekking", lourd, mou et plus cher. Mais qui ne réclame aucun effort d'adaptation ou d'investissement personnel, juste un investissement pécuniaire.
Au passage, faites une recherche image avec "touring bike" sur un moteur de recherche, vous verrez que les vélo type TX machin ne sont pas les plus nombreux dans le haut de page. Et le seront de moins en moins, les modes arrivent puis passent.
Je crois que la tendance actuelle, la mode c'est plutot ce que tu prônes : recycler ou choisir des vélos vintage acier, voyager léger et abattre du km car on a pas tout le mois devant soi et on veut visiter la suisse, l' autriche en 2 semaines chrono. D'ailleurs toute la hype du velo gravel va dans ce sens, ainsi que ces nouveaux types de sacoche qui permettent de voyager hyper leger sans porte bagage avec juste sacoche de selle, de cadre et de guidon.
Telle est la mode actuelle du cyclovoyageur hype. comme ce vélo choisi au hasard, on voit qu'on s'encombre ni de PB, ni de garde boue, ni de lumières, c'est la tendance actuelle, petit look année 90, léger, simple ou double plateau, (car les cadres route de ces années n'acceptent pas le triple plateau) on peut monter de pneus fins, et on emmène gros, car mouliner c'est la honte et on a 3000d+ à faire aujourd'hui.
| | | À: Boqi · 10 février 2018 à 18:33 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 19 de 38 · Page 1 de 2 · 1 530 affichages · Partager Salut
J'aime bien le " petit débat que je souhaite respectueux et qui permette de sortir des sentiers battus autant que possible".
Le mieux alors est de remonter un VTT acier des années 90 ou un vélo de route de quelques années. Pour peu qu'on s'entraine un peu, qu'on allège le chargement et monte des pneus de bonne qualité (souples, fins, légers), on va alors plus vite, plus loin ou avec moins de fatigue que celui qui prend le dernier cri aux standards "vélo de trekking", lourd, mou et plus cher. Mais qui ne réclame aucun effort d'adaptation ou d'investissement personnel, juste un investissement pécuniaire.
Au passage, faites une recherche image avec "touring bike" sur un moteur de recherche, vous verrez que les vélo type TX machin ne sont pas les plus nombreux dans le haut de page. Et le seront de moins en moins, les modes arrivent puis passent.
Je crois que la tendance actuelle, la mode c'est plutot ce que tu prônes : recycler ou choisir des vélos vintage acier, voyager léger et abattre du km car on a pas tout le mois devant soi et on veut visiter la suisse, l' autriche en 2 semaines chrono. D'ailleurs toute la hype du velo gravel va dans ce sens, ainsi que ces nouveaux types de sacoche qui permettent de voyager hyper leger sans porte bagage avec juste sacoche de selle, de cadre et de guidon.
Telle est la mode actuelle du cyclovoyageur hype. comme ce vélo choisi au hasard, on voit qu'on s'encombre ni de PB, ni de garde boue, ni de lumières, c'est la tendance actuelle, petit look année 90, léger, simple ou double plateau, (car les cadres route de ces années n'acceptent pas le triple plateau) on peut monter de pneus fins, et on emmène gros, car mouliner c'est la honte et on a 3000d+ à faire aujourd'hui.
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Il y a bien des façons de voyager et certainement pas une meilleure que l'autre. Le bikepacking est une manière de voyager léger qui n'a rien de nouvelle, la preuve çi dessous.
certains préféreront le gite ou l'hôtel au camping, d'autres le bivouac. certains pays ne se prêtent guère au camping surtout si on y trouve des gites à pas cher.
Au triple plateau que certains affirment comme indispensable d'autre préféreront un double issu du VTT comme un 40/28, ils se priveront juste du grand que les amateurs de triple n'utilisent guère tant ils sont chargés. Vitesse ou lenteur, distance importante ou pas, tout cela est affaire de choix.
étant aussi randonneur pédestre ça fait un moment que j'ai compris qu'il fallait s'alléger au maximum, mes genoux me remercient ! En vélo sur des parcours relativement plats le poids n'est pas réellement un problème, si on prévoit de traverser les alpes c'est différent, je crois aussi qu'a chaque type de voyage il faut s'adapter, soi, sa monture et ses bagages (mais ça n'impose pas d'avoir plusieurs vélos) | | | À: Sjlv1 · 10 février 2018 à 18:46 Re: Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo Message 20 de 38 · Page 1 de 2 · 1 527 affichages · Partager bonjour à tous, Alors moi, je sens que je vais choquer, parce que le prix n'était pas le critère de choix de ma monture. Vu le temps que je passe dessus (au moins 400 heures par an si je divise le kilométrage par ma moyenne, très faible d'ailleurs), et vu que je ne suis plus fauché (mais je l'ai été) et vu encore que je n'ai guère de besoins en-dehors du vélo.... vu tout ça donc, ben je me suis fait plaisir ! et pas qu'un peu. J'ose dire le prix, mais j'ai presque honte quand je lis vos messages : plus de 4000 € !!! J'ai fait péter le porte-monnaie !!! et je ne le regrette pas, parce que c'est ce que je voulais. Mais je reconnais que c'est un caprice et que ce n'était pas du tout indispensable. Il y a 20 ans, je n'aurais jamais acheté un truc aussi cher. Finalement, il n'est pas tellement mieux que les autres vélos, mais il a tout ce dont je rêvais : Moyeu Rohloff, courroie crantée, éclairage super puissant, dynamo pour le smartphone... A côté de ça, je ne prends pas plaisir à manger dans un restaurant cher (plus de 30 €). Le rapport à l'argent est complexe, et très personnel. Pour moi, l'argent dont je dispose doit me servir à prendre du plaisir. Simplement. parce que si on ne prend pas du plaisir maintenant, on le fera quand ? Bien entendu, les notions de plaisir se discutent à l'infini... et on a abandonné le matériel pour la philosophie. ça tombe bien, sur le vélo j'adore philosopher (on en a le temps !!!). Attention, je ne défend pas le caprice sans condition. Il y a des limites, je n'aime pas le gaspillage (mon vélo me sert souvent) ; et je refuse que ça puisse nuire aux autres. j'imagine que je vais avoir quelques réactions agacées, mais c'est bien de débattre... | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Photo postée par le membre Boqi. Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 352 visiteurs en ligne depuis une heure! |