Bonjour,
A ma connaissance, ce cas n'a jamais été tranché par la Cour de Cassation (dont seuls les arrêts, avec ceux rendus par la Cour de Justice de l'Union Européenne, forment jurisprudence).
Au niveau de la Justice de proximité, c'est quasiment impossible à savoir.
Mais il est clair que la SNCF ne peut pas être considérée comme un transporteur aérien.
Dans ce type de cas, je dirigerais mon action contre la compagnie aérienne, étant souligné que la seule chose qui compte est d'être ARRIVE à sa destination finale avec 3 heures ou plus de retard, indépendamment de toute notion de responsabilité.
Sous réserve de l'appréciation souveraine des tribunaux, puisqu'à ma connaissance ce cas n'a pas encore fait l'objet d'une jurisprudence, il ne me semblerait pas insensé de se fonder sur les préambules n° 7 et n° 8 du règlement 261/2004 :
7 : " Afin de garantir l'application effective du présent règlement, les obligations qui en découlent devraient incomber au transporteur aérien effectif qui réalise
ou a l'intention de réaliser un vol, indépendamment du fait qu'il soit propriétaire de l'avion, que l'avion fasse l'objet d'un contrat de location coque nue (dry lease) ou avec équipage (wet lease),
ou s'inscrive dans le cadre de tout autre régime."8 : "Le présent règlement ne devrait pas limiter le droit du transporteur aérien effectif de demander réparation à toute personne, y compris un tiers, conformément à la législation applicable."
Le fait que la validité du billet pour l'embarquement à l'aéroport soit conditionné au fait qu'on ait bien effectué le trajet ferré, fait qu'on doit assimiler le trajet ferré à un segment de vol.
Et c'est bien la compagnie aérienne qui validera que les différents coupons de vol ont bien été effectués dans l'ordre séquentiel des coupons, dont le trajet ferré.
Pour le moins, c'est largement plaidable.
Cordialement