Bruno31 · 12 mars 2020 à 0:49 · 90 photos 156 messages · 8 participants · 7 171 affichages | | | | J'avais commencé la même chose, mais les cas les plus choquants sont difficiles à prendre et j'ai abandonné. La qualité des photos laisse à désirer comme le comportement des sujets traités. Images attachées: | | | Annonce · Sponsorisé | | | Nous en étions donc à un départ imminent pour la vallée de la Markha...
Quelques éléments de contexte, en préalable. Comme je le disais dans le premier message, je ne suis pas un montagnard chevronné, c’est le moins que l’on puisse dire : je ne marche en montagne que très occasionnellement. Pourtant l’idée de « faire un trek », comme on dit, dans les montagnes himalayennes, me tentait bien... J’ai donc beaucoup hésité, et les nombreux échanges avec Djullé (quelle patience de sa part !) ont été pour beaucoup dans la décision.
Il me fallait à l’évidence un trek abordable : la vallée de la Markha cumule plusieurs avantages, elle est présentée comme « facile » et « sans danger », c’est un trek « mains dans les poches » comme dit Jean-Louis, c’est-à-dire qu’elle n’exige qu’un portage « léger » puisqu’on trouve hébergement et nourriture chaque soir/chaque jour. De plus elle permet de se tenir à l’écart de toute route, et elle donne l’occasion de passer un col de plus de 5000m, 5260m si je ne me trompe pas, ça n’arrive pas tous les jours à un non montagnard. De plus, on démarre pas très loin de Leh, et on peut aller visiter Hémis à la fin. Pas mal tout ça, non ?
Donc la question, c’était d’y aller seul ou non (c’est-à-dire : avec un guide, ou en se joignant à un groupe – j’avais regardé la proposition de Ju- Leh, en 6 jours jusqu’à Hémis). Finalement j’ai donc retenu la première solution... bien tenté par l’autonomie, la solitude étant relative car il s’agit d’une vallée relativement fréquentée.
Une fois le choix de ce trek réalisé, il y a encore le choix sur le nombre de journées et sur les étapes : Je suis parti avec l’idée de marcher pendant 5 jours sur le trek proprement dit, et de passer le 6ème jour à Hémis avant de revenir sur Leh. Mes étapes prévues : Sara, Markha, Hangkar, Nimaling, et la dernière nuit à Sumdo, Hémis, ou Karu selon les conditions rencontrées. 2 petites journées de marche prévues donc, en J2 et J3, ce qui me paraissait plutôt adapté pour un marcheur occasionnel.
Un point sur mon état de forme : n'étant pas un grand marcheur, cependant je pratique la course à pied très régulièrement (bon, sur terrain plat) Et, l’acclimatation à l’altitude : comme indiqué plus haut, j’avais trouvé la 1ère nuit plutôt pénible, et manifestement je ne me sentais pas capable de beaucoup d’efforts les 1er et deuxième jour, puis progressivement cela s’est atténué... ce qui a subsisté à peu près toute la durée de mon séjour, c’est le sommeil un peu difficile.
Et de plus, c’est magique, la météo des prochains jours est très bonne en ce dimanche ! Les conditions sont donc réunies, je peux réserver le taxi pour Chilling et préparer mon sac (et préparer le sac qui va rester à Leh, dans la GH, pas question de trop se charger !). Le rendez vous est fixé à 8 h au polo ground, ce qui doit me permettre de commencer à marcher vers 10h... | | | 10h20, c’est l’heure de l’arrivée au pont de la Markha sur la rivière Zanskar. J’ai été impressionné par l’état de la route une fois la vallée de l’Indus quittée, à Nimu : une route large, roulante, au bitume flambant neuf...une future grande route, pas réservée à la Markha, mais plutôt pour Padum et au-delà... belle sur les premiers kilomètres, car les derniers kilomètres se font sur la piste... et nous serons bloqués durant de longues minutes par un camion citerne faisant le plein d’eau à une source.
Donc 10h20, me voici parti pour trekker sur la Markha, où les premiers hectomètres ne sont pas enthousiasmants, c’est désertique. Il faut marcher un peu (les premiers kilomètres sur une piste carrossable, de rares véhicules passent) avant de trouver le paysage de vallée. C’est l’heure de manger pour mon estomac quand le chemin traverse le premier village, très étalé, qui doit être Kaya (ou Skiu ?), je trouve un homestay (très belle demeure) qui me prépare une soupe et un bon thé avant de repartir. J’ai parfois de la compagnie avec plusieurs groupes qui cheminent, les groupes sont accompagnés de chevaux qui assurent le portage. Super je porte moi-même mon sac, ça me donne un prétexte pour être plus lent que tout le monde. On rencontre dès le premier jour les premiers passages à gué, pas bien impressionnants, je dois me déchausser une seule fois. L’eau est bien froide, mais ça va, les cailloux ne sont pas si pointus que ça ! Je fais la connaissance d’Indiens de la ville de Jammu, c’est la sortie annuelle de leur université, ils sont donc plutôt nombreux et accompagnés de quelques enseignants. Sympa, l’occasion de discuter un peu !
Entre les passages à gué, les arrêts photo, les petites discussions, je n’avance vraiment pas vite : c’est bientôt la fin de l’après midi quand j’arrive à Sara, l’étape a été plutôt longue, c’est la première maison du village qui m’accueille, j’y serai en compagnie d’un espagnol et un américain voyageant ensemble. Je le comprendrai dans mes étapes suivantes, il y a un système de répartition des voyageurs entre les différents homestay de chaque village, aussi on n’a absolument pas le choix et c’est « flat price » sur toute la vallée : 1200 Rs la nuit, repas du soir, petit déj et petit pique nique très standardisé inclus. A Sara c’est plutôt standing, j’ai une grande chambre pour moi, il y a une salle de bain (enfin, une maisonnette où est amené un bac d’eau qui a été chauffée). Avec un thermo entier de thé bien chaud dans la chambre, qui me fait beaucoup de bien pour récupérer de cette marche ! Notre hôtesse est seule dans la maison jusqu’à ce que son fils arrive dans la soirée, il vient de Leh où il est guide et il a fini la "route" de nuit en courant ! Ce sera ma soirée la plus causante du trek, avec les 2 marcheurs et le fils qui parle anglais. Quant au repas il est excellent, de la soupe de légume avec des nouilles plates et du riz, un régal après cette marche ! Les 2 journées suivantes (étapes à Markha, puis à Hangkar) se passeront tranquillement : les distances ne sont pas grandes, j’ai donc la possibilité de marcher à un rythme paisible et de passer une bonne partie de l’après midi dans ou aux alentours du village. Il y a très peu de passages (un peu) impressionnants, mais... oui un peu quand même avant un franchissement de pont... Un passage à gué avec un peu plus d’eau durant la 2ème journée, eau jusqu’aux genoux... Végétation... de cultures de vallée, d’arbustes aux fruits semblables à des abricots (jus de fruit dégusté à Hangkar), quelques mani walls d’une longueur impressionnante, le village de Markha avec l’école totalement séparée du reste du village et les ruines d’un fort ; une gonpa perchée à un endroit invraisemblable un peu avant d’arriver à Hangkar, le village de Hangkar étalé sur 3 parties avec une arête à franchir pour découvrir la 3ème partie, l’usine à panneaux solaires et la suite de la vallée... Le temps est excellent et me permet de profiter pleinement de ces splendides paysages, question tenue vestimentaire c’est tee-shirt durant la journée (il faut se couvrir un peu quand le soleil décline, ainsi que le matin bien sûr, mais ce n’est pas le froid polaire). Je remplis chaque matin ma gourde dans un ruisseau qui vient se jeter dans la rivière, par prudence je mets un comprimé dans ma gourde. Cependant il ne me semblerait pas conseillé d’utiliser l’eau de la rivière, d’une part elle traverse les villages et d’autre part il y a tellement de chevaux qui passent et dont le crottin parfume l’itinéraire... Pas de problème d’altitude pour ces étapes : le départ de la rando (pardon, du trek) se situe à une altitude inférieure à celle de Leh, et la montée est douce sur les 3 premières journées. A Hangkar on n’est pas encore à 4000m me semble-t-il, c’est après que l’altitude devient plus impressionnante. Plus on s’enfonce dans la vallée, et plus le confort des homestays devient sommaire... à Markha la « salle d’eau » est délimitée par de vagues bâches en plastique et l’eau chauffée est... pas totalement froide. A Hangkar je renoncerai et je me débarbouillerai vaguement à la rivière (savon biodégradable !). Quant aux chambres elles sont aussi de plus en plus sommaires... et bénéficient d’un entretien relatif. Mais les repas du soir sont toujours très bons (dans mon souvenir, mes meilleurs repas au Ladakh. Etait ce vraiment le cas, ou bien les conditions étaient elles réunies pour que je les apprécie particulièrement ?) Très bonne cuisine familiale en tous cas, autant que je me souvienne. Et, sans aucun doute, des produits frais et sains ! A Hangkar j’ai même droit à goûter le rhum du Jammu et Cachemire... avec modération : le lendemain il va falloir attaquer l'étape qui mène à Nimaling, le dénivelé est plus important et l'altitude d'arrivée est sérieuse ! Images attachées: Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. | | | C'est un enchaînement qui ne marchera pas à tous les coups au Ladakh : - le samedi : au festival de Lamayuru et la nuit sur place, - le dimanche : route pour Leh et préparatifs du trek, nuit à Leh, - le lundi : départ du trek depuis Chiling et nuit à Sara, au milieu de la Markha Valley !
Début Juillet, il n'y avait qu'un début de piste carrossable jusqu'à Kaya, et j'ai lu qu'en septembre, le bus allait jusqu'à Skyu et les taxis jusqu'à Markha. Le trek sera particulièrement raccourci. Le récit est toujours très agréable à lire, on se promène sans effort en lisant, et on arrive au bout de ces trois jours tellement reposé, qu'on les relit une deuxième fois ! Un seul point noir : les 1200 Rs pour l'hébergement. Ça fait partie des homestays les plus chers du Ladakh. | | | C'est un enchaînement qui ne marchera pas à tous les coups au Ladakh : - le samedi : au festival de Lamayuru et la nuit sur place, - le dimanche : route pour Leh et préparatifs du trek, nuit à Leh, - le lundi : départ du trek depuis Chiling et nuit à Sara, au milieu de la Markha Valley !
J'ai failli avoir un petit souci d'ailleurs, puisque j'ai voulu monter une dernière fois au monastère à Lamayuru le dimanche matin ; j'ai attrapé le bus de justesse !!
Début Juillet, il n'y avait qu'un début de piste carrossable jusqu'à Kaya, et j'ai lu qu'en septembre, le bus allait jusqu'à Skyu et les taxis jusqu'à Markha. Le trek sera particulièrement raccourci.
Ah oui ?? les choses changent vraiment très vite ! Ce doit être un profond changement pour les habitants des villages, sans doute une bonne chose pour eux !
Le récit est toujours très agréable à lire, on se promène sans effort en lisant, et on arrive au bout de ces trois jours tellement reposé, qu'on les relit une deuxième fois ! Un seul point noir : les 1200 Rs pour l'hébergement. Ça fait partie des homestays les plus chers du Ladakh.
A titre de comparaison, à Likir le tarif était de 500 Rs. Bon, ce n'est pas inabordable quand même. | | | à Likir le tarif était de 500 Rs
C'est ce que j'y avais payé en sept-14, en séjournant à la Dolkhar Gueshouse, incluant dîner et petit-déjeuner.
Cela reste donc très raisonnable.
Fabrice | | | à Likir le tarif était de 500 Rs
C'est ce que j'y avais payé en sept-14, en séjournant à la Dolkhar Gueshouse, incluant dîner et petit-déjeuner.
Cela reste donc très raisonnable.
Fabrice
Oui, je me suis mal exprimé. Je ne connais pas le nom de ce homestay de Likir, un peu au-dessus du monastère. Je voulais comparer les 500 Rs de Likir, très bon marché (incluant également petit déj et dîner), aux 1200 Rs de la Markha, qui, malgré l'écart important, restent toutefois abordables. | | | J'avais bien compris que tu comparais avec le tarif pratiqué sur le trek de Markha. J'ajoutais juste que l'inflation ne semblait pas avoir manifesté ses effets à Likir.
Il est possible que nous ayons séjourné dans la même guesthouse à Likir.
La Dolkhar Guesthouse est au nord du gonpa, en plein champs, un peu à l'ouest de la route. A mon souvenir, ce doit être le grand bâtiment situé en 34°17'48.6"N 77°12'53.8"E.
Belle chambre au 1er étage, vue plongeante sur le grand Chamba Bouddha doré du gonpa, salle de bains collective bien équipée. Lorsque j'y ai séjourné en sept-14, la guesthouse était tenue par un couple âgé, la mère travaillant leurs champs, le père travaillant comme vigile devant une banque de Leh, les enfants n'habitant malheureusement plus le logis. Photo de ma chambre in voyageforum.com/...st=7042968;a=7042968 .
A ma demande, le père m'avait appris à confectionner du phemar, c'est-à-dire du kholak (tsampa mélangé à du beurre) en version sucrée. Délicieux. Mélange évidemment avec la seule main droite. 
Fabrice | | | Il se pourrait bien que ce soit la même en effet, même si l'hôtesse n'était pas vraiment âgée et le mari absent. Voici la photo de la grande chambre Image attachée: Photo postée par le membre Bruno31. | | | Continuons... Le jeudi, c’est Nimaling donc ! Le dénivelé positif le plus important du trek, une étape plutôt longue que je prends à mon rythme (c’est-à-dire, pas vite). Une première partie en fond de vallée, vallée se resserrant jusqu’à devenir presque une gorge, le cheminement se fait le long de hautes falaises ; la montée ensuite vers Tachungtse, où on peut s’arrêter prendre un thé avant de devoir grimper dans le « vallon austère », je reprends le terme de Jean-Louis qui me convient très bien... et on est tout content de traverser la forêt de cairns pour déboucher sur les alpages. Je croise un jeune marcheur belge, il porte un sac bien lourd car il est parti pour plusieurs semaines en totale autonomie... On a cette fois une position dominante, c’est d’en haut que l’on voit les falaises longées un peu plus tôt, la vue porte loin dans toutes les directions (ou presque).... Bien sûr le Kang Yatse, lui, nous regarde encore de haut... On traverse les champs de marmotte... et bientôt il ne reste qu’à rejoindre le camp de Nimaling... 4740 mètres, c’est l’altitude affichée. Le site pour y parvenir est grandiose, mais le campement lui-même n’est pas l’étape la plus agréable, et de plus les prix montent encore avec l’altitude : 1400 Rs pour la nuit sous la tente. Je regarde du côté du Konmaru La avec un peu d’anxiété : à cette altitude, il va falloir attaquer cette pente plutôt raide dès le matin, demain, pour gravir les 500 mètres de dénivelé qui mènent au col, avant de basculer de l’autre côté... et de dévaler les ~1400 mètres de dénivelé. 2 grosses couvertures et 2 grosses couettes : je suis rassuré en m’installant dans ma tente en fin d’après midi. Le repas sous la tente restaurant creusée dans le sol est loin d’être aussi bon que dans les homestays ! Mes compagnons seront ce soit israeliens et américains, et le coucher se fait de bonne heure... le froid tombe vite. Ma nuit ne sera pas bonne, difficile de fermer l’œil à cette altitude, et finalement les 4 épaisseurs de couverture ne sont pas un luxe dans la nuit glaciale... Le lendemain matin, l’inquiétude se confirme : le temps n’est pas franchement mauvais sur le campement, mais le col, lui, paraît est noyé dans les nuages... Ce qui ne semble inquiéter personne, les départs se font progressivement, et on m’indique que la météo est bonne pour la journée. Je vais donc pouvoir partir rassuré ou presque, en me persuadant que « ça va se lever »... Mais finalement non, ça ne se lèvera pas de la journée, pas la peine de faire durer le suspens plus longtemps. Je profiterai donc de la visibilité pendant les 2/3 de la montée, que je gravis lentement... et même plus que lentement : ça monte, l’altitude se fait vraiment sentir, les haltes se font de plus en plus fréquentes...et puis, pas la peine de vouloir tenter de marcher vite, puisque « ça va se lever »...le temps de monter... Je mets sur mon dos à peu près tous les vêtements que je portais jusqu’à présent dans mon sac avant d’entrer dans le brouillard. Neige, grêle, température frigorifique : visibilité nulle pour le franchissement du col, je n’en garderai aucune photo, et d’ailleurs je suis incapable de prendre une photo avec les doigts gelés... heureusement que je parviens à trouver les cairns qui m’indiquent le chemin à suivre... et le début de la descente n’est pas l’endroit le plus aisé. Heureusement le brouillard reste en altitude, on retrouve assez rapidement un peu de visibilité et la possibilité de me dégeler les doigts. Le ciel, lui, restera bouché toute la journée, un peu de pluie, j’ai même droit à un orage qui heureusement ne donne lieu qu’à un peu de grêle, je pourrai rapidement sortir de l’abri de fortune que j’avais pu trouver. Je n’ai pas compté le nombre de fois où le chemin traverse la rivière il n’est jamais nécessaire de se déchausser mais il faut parfois chercher les pierres où poser les pieds...et la descente réserve quelques passages un peu impressionnants en dévers...
Du côté de Chogdo se trouvent d’innombrables cheminées de fée au-dessus de la rivière... et un peu avant le village, c’est l’arrivée à la tente à thé : un vrai bonheur, le thé est un réconfort immense. D’autant qu’il est servi par une charmante jeune ladakhie, qui me propose de loger pour la nuit chez elle à Chogdo. Dans l’idée de visiter demain matin Hémis avant de prendre le bus pour Leh, je décline (ben si...) et je reprends ma route... mais de mauvaises indications me font perdre du temps, on me conseille de monter alors que le chemin est bien le long de la rivière... et qui est ce que je retrouve après mon détour ? Stanzin (ou Stainz ? j’espère ne pas trop écorcher son nom), la charmante (et charmeuse) jeune femme de la tente à thé, qui rentre chez elle avec son petit garçon. Comment lui refuser encore son offre d’hébergement, proposée avec un aussi joli sourire, et alors que le destin a voulu que je me perde pour mieux la retrouver ?? d’autant que je commence à avoir bien envie de me poser... (... j’en ai plein le dos pour aujourd’hui, et j’ai envie de me sécher et de me réchauffer). Elle m’a vanté sa maison, et c’est vrai qu’elle est bien agréable, très confortable, ma chambre est « standing » par rapport à ce que je viens de connaître ! Stanzin me dit s’ennuyer dans ce village, c’est son mariage qui l’a amené ici alors qu’elle vient de la ville, de Kargil. Chogdo est pourtant bien moins isolé que Markha ou Hangkar, la piste carrossable arrive jusqu’ici...Témoignage rare, une personnalité aussi manifestement bien différente de mes hôtesses précédentes beaucoup plus « campagnardes »...une autre vision, un autre aperçu de la vie au Ladakh... Le reste de la famille (mari, fille aînée, et belle-maman) arrive un peu plus tard, la fille rentre du travail, le mari du travail, et la belle-mère a fait les courses. Je teste le thé salé (beurk, du coup j’évite en plus d’y rajouter du beurre), et je parviens à échapper à ce qui me paraît être du navet cru. Heureusement il y aura de la bonne soupe ! Cette journée difficile se termine donc bien, dans la chaleur et le réconfort, mais évidemment je reste déçu des conditions du passage au col... Il me faudra donc y revenir pour profiter de la vue... bien sûr, Stanzin la charmeuse me dira aussi de revenir ! et puis, j’ai par ailleurs bénéficié d’une très bonne météo pour le reste du trek, il me faut donc être philosophe ! Images attachées: Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. | | | Merci pour ce beau compte-rendu. Nimaling est un bel endroit quand les transhumants sont là avec leurs troupeaux de chèvres.
je reste déçu des conditions du passage au col... Il me faudra donc y revenir pour profiter de la vue...
C'est dommage parce qu'on a une vue imprenable sur le Kang Yatse.
Il me faudra donc y revenir pour profiter de la vue... bien sûr, Stanzin la charmeuse me dira aussi de revenir !
Bien sûr ! Il me faudra revenir aussi pour voir... Stanzin !  ! Ah ! Ah !
Je teste le thé salé (beurk, du coup j’évite en plus d’y rajouter du beurre), et je parviens à échapper à ce qui me paraît être du navet cru.
Sur ce coup, tu es mal tombé ! Le vrai thé salé qu'ils appellent "gurgur cha" (gourgour tcha) ou "ladakhi tea" se prépare dans un long cylindre appelé gurgur. Le thé qui a longtemps bouilli dans un chaudron ou une marmite est versé dans le gurgur on ajoute du sel et du beurre, puis on agite le tout avec un disque percé fixé au bout d'un long manche pendant un bon moment avant de le reverser dans le chaudron sur le feu. On peut alors boire pendant des heures tant qu'il y en a. Quand le dosage est bien fait, c'est un régal. J'en réclame toujours parce qu'on ne le propose pas aux touristes. Je ne connais pas les navets de Chogdo, mais l'an dernier dans la Nubra, à Charasa, J'ai regardé la famille préparer leurs légumes parmi lesquels il y avait un ou deux navets. Tous ces légumes venaient d'être ramassés dans leur jardin ! Celle qui coupait un navet m'en a proposé un petit morceau, navet rond violet très ordinaire. Il avait un vrai goût de navet et un parfum extraordinaire. J'ai demandé à avoir une assiette de navets crus pour le repas de midi. Après ma promenade dans le village et la visite des gonpa et du château, je n'ai pas oublié mon rendez-vous et j'ai eu droit à une grosse assiette de navets croquants et frais, c'est resté l'un de mes deux meilleurs repas de mon séjour, et... j'y reviendrai, peut-être pas "rien que pour ça", mais "aussi pour ça" !
il me faut donc être philosophe !
Belle conclusion, mais d'habitude tu annonces le programme du lendemain, et cette fois : rien ! Tu as peut-être l'intention de rester quelques jours de plus pour reprendre de la soupe de Chogdo ?  !  !  ! | | | je reste déçu des conditions du passage au col... Il me faudra donc y revenir pour profiter de la vue...
C'est dommage parce qu'on a une vue imprenable sur le Kang Yatse.
Je veux bien te croire...
Bien sûr ! Il me faudra revenir aussi pour voir... Stanzin !  ! Ah ! Ah !
Ah oui... je suis sûr que le Kang Yatse n'est pas mieux !
Je teste le thé salé (beurk, du coup j’évite en plus d’y rajouter du beurre), et je parviens à échapper à ce qui me paraît être du navet cru.
Sur ce coup, tu es mal tombé ! Le vrai thé salé qu'ils appellent "gurgur cha" (gourgour tcha) ou "ladakhi tea" se prépare dans un long cylindre appelé gurgur. Le thé qui a longtemps bouilli dans un chaudron ou une marmite est versé dans le gurgur on ajoute du sel et du beurre, puis on agite le tout avec un disque percé fixé au bout d'un long manche pendant un bon moment avant de le reverser dans le chaudron sur le feu. On peut alors boire pendant des heures tant qu'il y en a. Quand le dosage est bien fait, c'est un régal. J'en réclame toujours parce qu'on ne le propose pas aux touristes.
Waouh c'est toute une histoire ! non ce n'était pas aussi compliqué chez Stanzin
Je ne connais pas les navets de Chogdo, mais l'an dernier dans la Nubra, à Charasa, J'ai regardé la famille préparer leurs légumes parmi lesquels il y avait un ou deux navets. Tous ces légumes venaient d'être ramassés dans leur jardin ! Celle qui coupait un navet m'en a proposé un petit morceau, navet rond violet très ordinaire. Il avait un vrai goût de navet et un parfum extraordinaire. J'ai demandé à avoir une assiette de navets crus pour le repas de midi. Après ma promenade dans le village et la visite des gonpa et du château, je n'ai pas oublié mon rendez-vous et j'ai eu droit à une grosse assiette de navets croquants et frais, c'est resté l'un de mes deux meilleurs repas de mon séjour, et... j'y reviendrai, peut-être pas "rien que pour ça", mais "aussi pour ça" !
Bon alors ça devait vraiment être des navets... Je ne suis pas sûr qu'ils venaient de Chogdo, je pensais qu'ils rentraient tous 3 de Leh. Cela dit je suis pas trop fan des crudités... et je doute un peu de la digestibilité du navet cru
Belle conclusion, mais d'habitude tu annonces le programme du lendemain, et cette fois : rien ! Tu as peut-être l'intention de rester quelques jours de plus pour reprendre de la soupe de Chogdo ?  !  !  !
C'est vrai que Chogdo a quelques arguments pour prolonger un peu le séjour... est ce que je me détournerai de mon objectif : Hémis puis Leh ?? | | | Merci pour ton récit de voyage au Ladakh. Ca fait rêver en ces temps de confinement  . J'y suis allé 2 fois entre 2000 et 2005, et ton récit me donne envie d'y revenir. | | | Merci, c'est bien si ça donne envie de repartir ! Et oui, ça me va bien aussi de me replonger dans les grands espaces, ça manque un peu en ce moment ! | | | Je ne suis pas sûr qu'ils venaient de Chogdo, je pensais qu'ils rentraient tous 3 de Leh.
Dans ce cas, surtout au tout début de juillet, ils venaient certainement de Srinagar. J'étais dans la Nubra la dernière semaine d'août, et dans la Nubra les récoltes sont plus précoces qu'au Ladakh.
je doute un peu de la digestibilité du navet cru
Bouddha avait dit à ses disciples :"Ne vous contentez pas de retenir ce que je dis. Il vous faut tout expérimenter par vous même !" Pour lever ton doute, tu vois ce qu'il te reste à faire ! ! !  !  !  ! Le chou-fleur cru est aussi très bon. J'ai découvert ça au Ladakh. Mais il faut que ce soit très frais : aussitôt ramassé, aussitôt mangé.
est ce que je me détournerai de mon objectif : Hémis ?
... "Est-ce le diable qui s'est incarné en elle Pour détourner mes yeux du (Dieu éternel)... chemin d'Hémis..."......................... On va bientôt savoir... | | | Je ne suis pas sûr qu'ils venaient de Chogdo, je pensais qu'ils rentraient tous 3 de Leh.
Dans ce cas, surtout au tout début de juillet, ils venaient certainement de Srinagar. J'étais dans la Nubra la dernière semaine d'août, et dans la Nubra les récoltes sont plus précoces qu'au Ladakh.
Oui tout début juillet ; j'imagine que fin août, après la décision du gouvernement indien, plus grand chose ne circulait entre Srinagar et Leh ?
je doute un peu de la digestibilité du navet cru
Bouddha avait dit à ses disciples :"Ne vous contentez pas de retenir ce que je dis. Il vous faut tout expérimenter par vous même !" Pour lever ton doute, tu vois ce qu'il te reste à faire ! ! !  !  !  ! Le chou-fleur cru est aussi très bon. J'ai découvert ça au Ladakh. Mais il faut que ce soit très frais : aussitôt ramassé, aussitôt mangé.
Jésus disait à ses disciples qu'ils devaient le croire sur parole même pour des choses qu'ils n'avaient pas vues eux-mêmes. On n'est pas dans la même approche. Quant au chou-fleur cru, ça se fait par chez nous. Perso je suis pas un grand fan mais bon... Sinon sur le principe oui, on devrait essayer un maximum de choses...
est ce que je me détournerai de mon objectif : Hémis ?
... "Est-ce le diable qui s'est incarné en elle Pour détourner mes yeux du (Dieu éternel)... chemin d'Hémis..."......................... On va bientôt savoir...
  
| | | Le lendemain, c’est grand bleu au matin, je peux monter sur le toit-terrasse admirer les environs (ependant dans la journée le gris aura tendance à revenir, surtout sur les sommets qui se cacheront souvent dans les nuages, histoire de ne pas trop me narguer tout de même...). Monsieur est parti tenir la tente à thé, les femmes du village viennent pour mettre à jour avec Stanzin ce qui me semble être un registre des nuitées.
Je reprends donc ma marche, après cette belle étape, en direction de Hémis, marche aisée désormais puisqu’elle se fait sur un chemin carrossable, puis carrément sur une route goudronnée. Le décor est encore très beau avant d’arriver à la vallée de l’Indus (après, ça se gâte), les pentes des montagnes sont en teinte rose aujourd’hui ! Il faut environ 1 heure pour atteindre Sumdo, je pensais ensuite trouver aisément le chemin direct longeant la montagne en direction de Hémis. Mais je vais manifestement trop loin en direction de Karu, je me retrouve à faire un grand détour à Martlesang. Il me faut traverser un désert pour reprendre la direction de Hémis, et devoir emprunter une large (et longue !!) avenue rectiligne au milieu de nulle part, en montée c’est interminable et le décor n’est plus du tout celui de la montagne, mais un no man’s land morne et désertique. Cette montée de 2 km mène à une construction neuve, en cours d’achèvement, blanche, quelque chose qui de loin paraît plutôt kitsch et étrange, c’est en fait un très grand stupa qui surmonte un vaste bâtiment blanc agrémenté de statues d’animaux. Ce n’est qu’une fois cet édifice enfin passé, pour les derniers hectomètres, que l’environnement devient plus agréable, la route moins large (et la possibilité de prendre un raccourci qui s’éloigne de la route). Les mani walls se succèdent, leur longueur étonnante témoigne de l'importance du lieu, et les dernières pentes boisées me permettent d’atteindre le monastère. Il est bientôt 13h, ma première préoccupation est de me renseigner sur l’horaire du bus pour Leh : 13h30, je n’aurai donc pas la possibilité de prendre ce bus si je veux visiter et profiter des lieux à mon rythme. Tant pis, il y aura bien un autre moyen pour rentrer sur Leh ! Hémis est présenté comme le plus important monastère du Ladakh lors de la visite cela se remarque par la présence du musée qui regroupe de nombreuses pièces (je ne pourrai pas tout à fait le parcourir entièrement en raison d’une coupure d’électricité). La cour également fait impression par sa taille, les balcons qui l’entourent et les bâtiments qui la dominent. La fréquentation touristique est plutôt importante (je retrouve du monde, touristes indiens et étrangers) toutes les salles ne sont pas ouvertes, mais dans l’une des 2 grandes salles de prière je m’arrête assez longuement pour profiter du chant du seul moine présent, un beau "concert" alors que, accroupi, il s’accompagne seulement de quelques percussions. C’est pour ma part le meilleur moment de la visite, je m’attendais à être plus touché par la visite de ce monastère, j’ai peut être manqué quelque chose. Je compte rentrer maintenant sur Leh en attrapant un bus à Karu – ou alors, en stop, si quelqu’un veut bien s’arrêter... Je redescends donc le long des murs de mani, le stupa flambant neuf au bout de sa grande avenue, qui se parcourt un peu plus rapidement en descente... c’est en arrivant à l’entrée de Karu qu’une voiture s’arrête, des touristes en taxi qui m’amèneront à Thiksey qu’ils vont visiter. Waouh, quel site déjà vu d'en bas ! Pour ma part je visiterai Thiksey dans les jours à venir, pour l’instant je souhaite rentrer à Leh ASAP. Par chance, je n’attendrai pas longtemps : le bus venant de Thiksey se présente rapidement... J’arrive donc à Leh un peu après 17h, il va sans dire que la douche à l’eau chaude de la GH est la bienvenue... Ce soir la municipalité de Leh a bien fait les choses, une représentation de danses touristiques a lieu pour mon retour ! Les restaus de Leh ne sont pas aussi bons que les soupes des homestays, et les chiens de Leh peuvent reprendre leurs aboiements nocturnes... C’est le samedi soir, il me reste 8 jours de séjour en Inde il me faut organiser mon retour sur Delhi, idéalement en prenant le bus qui fait le trajet Leh- Manali en 2 jours. Il me faut aussi organiser mes quelques jours sur place, avec si possible une virée dans la vallée de la Nubra, et la visite de quelques monastères de la vallée de l’Indus. Images attachées: Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. Photo postée par le membre Bruno31. | | | c’est en fait un très grand stupa qui surmonte un vaste bâtiment blanc agrémenté de statues d’animaux.
Pas souvenir d'avoir vu ce bâtiment lors de ma visite en sept-14.
D'après ta photo, cela semble être ce qui est appelé un kumbum par les tibétains. Un kumbum (littéralement « cent mille images saintes ») est un chörten tibétain de grande taille constituant un bâtiment, comparable à un temple. La base d'un kumbum regroupe sur plusieurs étages des chapelles abritant des statues de divinités bouddhiques. D’une certaine manière, c’est un mandala tridimensionnel faisant un portrait du cosmos bouddhiste.
On l'explore par circumambulation, étage par étage, jusqu'au stupa sommital.
je m’attendais à être plus touché par la visite de ce monastère, j’ai peut être manqué quelque chose.
Moi non plus, je n'avais pas été emballé par Hemis. D'autant que j'avais déjà vu auparavant la plupart des grands gonpas de la Vallée de l'Indus, ainsi que ceux du Zanskar. Sans doute étais-je aussi gêné par la fréquentation touristique.
Fabrice | | | Pas souvenir d'avoir vu ce bâtiment lors de ma visite en sept-14.
D'après ta photo, cela semble être ce qui est appelé un kumbum par les tibétains. Un kumbum (littéralement « cent mille images saintes ») est un chörten tibétain de grande taille constituant un bâtiment, comparable à un temple. La base d'un kumbum regroupe sur plusieurs étages des chapelles abritant des statues de divinités bouddhiques. D’une certaine manière, c’est un mandala tridimensionnel faisant un portrait du cosmos bouddhiste.
On l'explore par circumambulation, étage par étage, jusqu'au stupa sommital.
Je suis bien certain qu'il n'était pas construit en 2014, les ouvriers étaient encore en train de s'affairer et il n'était pas encore ouvert à la visite. Ce doit donc être un kumbum, merci de ces informations ! | | | Cette montée de 2 km mène à une construction neuve, en cours d’achèvement, blanche, quelque chose qui de loin paraît plutôt kitsch et étrange, c’est en fait un très grand stupa qui surmonte un vaste bâtiment blanc agrémenté de statues d’animaux.
Cette "construction" est un temple dédié à Naropa, et destiné à fêter le 1000ème anniversaire de sa naissance. Naropa est le second de la lignée des maîtres qui ont développé la branche "drukpa" du bouddhisme. Dans l'ordre : Tilopa, Naropa , Marpa, Milarépa et Ganpopa. Ce temple a été achevé en été 2016 et inauguré par le Gyalwang Drukpa le 19 septembre. Comme l'a dit Fabgreg, il s'agit d'un mandala en trois dimensions. Il n'a pas pu le voir quand il est passé en 2014, car il a été commencé en 2015. A cette occasion, le Gyalwang Drukpa a offert une très grande thanka (parait-il la plus grande thanka du Ladakh), et très belle aussi. Voici quelques photos de cette inauguration qui s'est déroulée le 19 septembre 2016. Images attachées: | Discussions similaires sur l'Inde: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 1 785 visiteurs en ligne depuis une heure! |