Bruno31 · 12 mars 2020 à 0:49 · 90 photos 156 messages · 8 participants · 7 170 affichages | | | | Pas souvenir d'avoir vu ce bâtiment lors de ma visite en sept-14. D'après ta photo, cela semble être ce qui est appelé un kumbum
Bravo, tu as tout juste ! Tu n'as pas pu le voir en 2014 puisqu'il a été commencé seulement l'année suivante. Et, c'est bien un mandala en trois dimensions. Tu n'as fait qu'un seul voyage au Ladakh, et tu sais tout sur le pays, sur l'architecture même peu coutante, et sur le bouddhisme ? | | | Annonce · Sponsorisé | | | les ouvriers étaient encore en train de s'affairer et il n'était pas encore ouvert à la visite.
Il y avait peut-être quelques réparations à faire, car une très mauvaise habitude du Ladakh est mettre beaucoup de sable et peu de ciment dans le mortier. Même quand il n'est pas ouvert, on voit la grande pièce centrale à travers les vitres, mais il n'y a rien d'exceptionnel à voir. Il n'y a aucune fresque et seulement quelques rares statues. | | | Cette "construction" est un temple dédié à Naropa, et destiné à fêter le 1000ème anniversaire de sa naissance. Naropa est le second de la lignée des maîtres qui ont développé la branche "drukpa" du bouddhisme. Dans l'ordre : Tilopa, Naropa , Marpa, Milarépa et Ganpopa. Ce temple a été achevé en été 2016 et inauguré par le Gyalwang Drukpa le 19 septembre. Comme l'a dit Fabgreg, il s'agit d'un mandala en trois dimensions. Il n'a pas pu le voir quand il est passé en 2014, car il a été commencé en 2015. A cette occasion, le Gyalwang Drukpa a offert une très grande thanka (parait-il la plus grande thanka du Ladakh), et très belle aussi. Voici quelques photos de cette inauguration qui s'est déroulée le 19 septembre 2016.
Et bien ! On a de la chance ici, d'avoir des réponses aussi complètes à toutes les questions. Effectivement c'était beaucoup moins désertique que lors de mon passage ! | | | Même quand il n'est pas ouvert, on voit la grande pièce centrale à travers les vitres, mais il n'y a rien d'exceptionnel à voir. Il n'y a aucune fresque et seulement quelques rares statues.
Effectivement, j'ai essayé de regarder à travers les vitres et le vide intérieur a confirmé l'idée d'une construction en cours née de la présence des ouvriers et de l'absence de visiteurs | | | C’est le samedi soir, il me reste 8 jours de séjour en Inde il me faut organiser mon retour sur Delhi, idéalement en prenant le bus qui fait le trajet Leh- Manali en 2 jours. Il me faut aussi organiser mes quelques jours sur place, avec si possible une virée dans la vallée de la Nubra, et la visite de quelques monastères de la vallée de l’Indus.
Je viens remuer le couteau dans la plaie pour t'arracher les épisodes suivants de ta "série" (nouveau mot branché pour "feuilleton"). Tu sais que tout le monde s'ennuie pendant le confinement et que les histoires au grand air dans des terres lointaines sont des contes de fées pour adultes !  ! Djullé. J.L. | | | Je viens remuer le couteau dans la plaie pour t'arracher les épisodes suivants de ta "série" (nouveau mot branché pour "feuilleton"). Tu sais que tout le monde s'ennuie pendant le confinement et que les histoires au grand air dans des terres lointaines sont des contes de fées pour adultes !  ! Djullé. J.L.
Oui je traîne un peu... il faut aussi savoir se faire attendre, paraît-il... Et puis je profitais de la période pour exhumer de vieux bouquins parlant de cette région du monde...
Ainsi l'édition "revue et corrigée" en 1967 de "un barbare en Asie", de Henri Michaux (1ere édition en 1933) (je vous rassure, je ne l'ai pas acheté en 1967). Voila comment il parle de l'énorme instrument de musique à vent vu et entendu à Lamayuru, appelé je crois le Dafa (il était, lui, au Népal) : "... Ils ont aussi un instrument, une sorte de trompette de 4m50 de long, qu'ils braquent sur la campagne pour appeler les gens à la prière. Un bruit de glotte énorme et hippopotamesque en sort. Et ce son, partout ailleurs excessif, ici faible et obscur dans les montagnes de l'Himalaya, passe par-dessus les hameaux comme un soupir". Pas mal, non ? Sinon il y a beaucoup de passages franchement amusants, comme ça : "Dans le monde entier, on peut se faire comprendre par gestes. En Inde, impossible. Vous faites signe que vous êtes pressé, qu'il faut aller vite, vous agitez le bras d'une façon que le monde entier comprend, le monde entier, mais pas l'Hindou. Il ne devine pas. Il n'est même pas sûr que ce soit un geste. Quelle oppression aussi que leur simple présence !"
Et on trouve aussi d'énormes erreurs, comme quoi tout le monde peut se tromper. A propos du fait que les élites indiennes auraient goûté au "fruit européen" : "La civilisation européenne est une religion. Aucune ne lui résiste. Ce qui est le plus couru à Bénarès, c'est le cinéma. Dans vingt ans, ce qu'on s'en souciera peu, du Gange !" (bon, la note de bas de page de l'édition de 1967 reconnaît "Quelle erreur !")
J'ai aussi un bouquin de JC Guillebaud, de 1980, qui ne se remet pas de la "conquête" touristique du Népal en 3 décennies et qui se montre plus visionnaire que Michaux en écrivant "On construira demain un Hilton à Lhassa.".
Bon, ça nous éloigne du sujet... J'étais donc revenu à Leh, et disposais encore de 8 jours de vacances. 8 jours certes, mais il faut prévoir une marge de sécurité à New Delhi. Que ce soit en avion ou en bus, il se peut que les choses ne se déroulent pas tout à fait comme prévu durant le voyage entre Leh et Delhi. De plus ma précédente visite à Delhi datait de 30 ans. Y passer 2 jours ne me paraissait donc pas excessif. Donc, reste 6 jours pour le Ladakh et le voyage de retour... | | | l'énorme instrument de musique à vent vu et entendu à Lamayuru, appelé je crois le Dafa (il était, lui, au Népal)
J'ai un petit doute, car avant de devoir intégrer des termes européens comme photo, pharmacie, France... ni le tibétain, ni le hindi (idem nepali) ne disposaient du phonème "F". Idem à ma connaissance pour le ladakhi (à confirmer par Jean-Louis).
A mon avis, c'est plutôt "Dapha", où " ph" correspond à un " p expiré". Voir en.wikipedia.org/wiki/Dapha_music .
De ce que je comprends, c'est une forme de musique propre à la culture Newari (dominante dans la Vallée de Katmandou), pas un instrument.
L'instrument est donc plutôt à identifier parmi la liste référencée dans l'article wikipedia. Il est hautement probable que son nom soit différent à Lamayuru, car sans doute ladakhi.
Fabrice
P.S. : cette association du ph au phonème "F" nous vient des grammairiens de la Renaissance pour distinguer l'origine latine (F) de l'origine grecque (PH, reflet du "phi"). L'espagnol et l'italien on sut se passer de cette subtilité. On retrouve le même principe pour "t" et "th" (le théta grec), "i" et "y"... | | | cette association du ph au phonème "F" nous vient des grammairiens de la Renaissance pour distinguer l'origine latine (F) de l'origine grecque (PH, reflet du "phi"). L'espagnol et l'italien on sut se passer de cette subtilité. On retrouve le même principe pour "t" et "th" (le théta grec), "i" et "y"
Oui, je sais, je ne relève que la partie qui n'a rien à voir avec le sujet du fil, mais bon, je trouve cette remarque intéressante et bonne à savoir.
PS Pour le on sut, une petite translation du t vers la gauche serait bienvenue ^^ | | | Pour le on sut, une petite translation du t vers la gauche serait bienvenue ^^
Trop tardif pour que je rectifie.
Il m'arrive de déplacer involontairement une lettre quand je rédige un texte via ordiphone. Ici le t qui a été décalé vers la droite.
Cela m'arrangerait bien de procéder ainsi de temps en temps pour un mot entier. Mais je n'ai toujours pas identifié par quel frôlement de l'écran je déplace une lettre par mégarde.
Fabrice | | | l'énorme instrument de musique à vent vu et entendu à Lamayuru, appelé je crois le Dafa (il était, lui, au Népal)
J'ai un petit doute
Alors ici french.tibet.cn/...0191202_6717149.html ils parlent aussi du dafa, mais en indiquant le mot "tongqin" en tibétain. Alors que là : fr.wikipedia.org/wiki/Dungchen il est question de dungchen, et le terme "tongqin" revient aussi (pour du chinois, cette fois). Dungchen, pas sûr de la prononciation, le ch ne vient-il pas du chi grec ???
Sans avoir véritablement cherché à approfondir la question, la transcription en alphabet latin de mots provenant d'une autre graphie est parfois surprenante (bon, avouons que nous sommes mal placés pour en parler, le rapport phonie-graphie est complexe en français). Effectivement la question de la prononciation du "ph" revient, par exemple en thaïlandais (Phuket, Ko Phi-Phi,...). Mais quand on essaie de prononcer 3 mots de birman, d'après la transcription en alphabet latin, ça peut être vraiment étonnant... | | | Effectivement la question de la prononciation du "ph" revient, par exemple en thaïlandais (Phuket, Ko Phi-Phi,...).
je me suis toujours demandé pourquoi on prononçait Jean-Michel Aphatie, comme si le h était après le t. En fait, il doit être d'origine thaïlandaise ^^ | | | Alors ici french. tibet.cn/...0191202_6717149.html ils parlent aussi du dafa
Mais comme le phonème "F" n'existe pas en tibétain historique, un instrument traditionnel ne peut s'appeler dafa. La répétition d'une erreur n'en fait pas une vérité, même si relayée sur wikipedia.
Sauf à ce que l'erreur soit administrative et finisse par s'imposer aux autochtones. Par ex. le village ladakhi Photoksar dont le panneau administratif indique Fotoksar. L'erreur se retrouve sur en.wikipedia.org/wiki/Fotoksar . Même des villageois adoptent désormais cette graphie. Triste aliénation culturelle que j'ai retrouvée au Népal.
mais en indiquant le mot "tongqin" en tibétain. Alors que là : fr.wikipedia.org/wiki/Dungchen il est question de dungchen, et le terme "tongqin" revient aussi (pour du chinois, cette fois).
Pour une translittération en caractères latins, le mandarin utilise la méthode pinyin. En pinyin, "q" se prononce "tch" pour un francophone. Tongqin devient alors très proche de l'anglais dungchen, lequel s'apparenterait à "doungtchène" pour un francophone.
Effectivement la question de la prononciation du "ph" revient, par exemple en thaïlandais (Phuket, Ko Phi-Phi,...).
Pourtant, personne n'imagine dire Fnom dans Phnom Penh. Il suffit de se préoccuper de la prononciation locale.
Mais quand on essaie de prononcer 3 mots de birman, d'après la transcription en alphabet latin, ça peut être vraiment étonnant...
Une translittération en caractères latins s'accompagne de règles de prononciation particulières. Comme c'est déjà le cas entre langues européennes. Cf. le j espagnol, le ch allemand, le ch anglais, le c italien...
Fabrice | | | Je constate que tu as de très saines lectures pour occuper utilement ton confinement. Habituellement ce sont les vedettes qui se font attendre, et tu es en train d'en devenir une ! J'ai trouvé ces deux jeunes moines qui apprennent à souffler dans ces trompes :
Ils ont du mal à sortir les sons très graves, mais on a on aperçu. On les appelle : "dungchen" en tibétain et "ragdung" au Ladakh, et j'apprends "dapha" au Népal. Fabgreg a raison : notre son "F" (héritée du "phi" grec -prononcé : "fi") n'existe pas en tibétain, ni en ladakhi, et la translittération "officielle ?" de Willie écrit le son "p expiré" avec "ph". ET : tous les érudits du Ladakh qui apprennent tous l'anglais et ne parlent plus que cette langue pour se démarquer des ignares, transforment tous les "ph" en "f", et même dans les guides imprimés en Inde ou au Ladakh, on voit parfois : Fuktal, Fey, Fyang, etc. Ce qui est une hippopotamesque erreur !  !  !  ! J.L. | | | Dans le monde entier, on peut se faire comprendre par gestes. En Inde, impossible.
Les Indiens ne font pas de gestes, mais arrivent à bouger la tête. Et pour comprendre leur "oui" ou "non" fait avec la tête, il faut être très attentif. Pour dire "oui", ils balancent la tête de droite à gauche et de gauche à droite en faisant une sorte de " ∞ ". Pour dire non, ils tournent la tête à droite ou à gauche sans la balancer ! De toutes façons, il ne faut jamais poser une question dont la réponse est "oui" ou non", car ils répondent toujours "oui" quand ils ne comprennent pas ! Donc, en demandant : "Est-ce bien la route d'Hémis ?" on aura toujours la réponse "oui". Si le hasard fait bien les choses, on arrive à Hémis, sinon on se retrouve à Lamayuru. !  ! | | | Effectivement la question de la prononciation du "ph" revient, par exemple en thaïlandais (Phuket, Ko Phi-Phi,...).
je me suis toujours demandé pourquoi on prononçait Jean-Michel Aphatie, comme si le h était après le t. En fait, il doit être d'origine thaïlandaise ^^
Je me disais bien aussi que je le verrais bien sur un ring en champion de muay thaï | | | La répétition d'une erreur n'en fait pas une vérité, même si relayée sur wikipedia.
Ah ça, heureusement... on a déjà le problème avec les mensonges répétés 1000 fois qui deviennent des "vérités" avec la circulation des fake news... | | | Pourtant, personne n'imagine dire Fnom dans Phnom Penh. Il suffit de se préoccuper de la prononciation locale.
C'est vrai, mais cependant 1 - Fnom Fen n'est pas facile à prononcer pour un français, la combinaison de ces 2 phonèmes consonantiques f et n n'existe pas 2 - Phnom Penh est connue, ce nom a souvent été entendu 3 - on ne connaît pas la prononciation locale quand on voit un nom écrit sur une carte ou dans un bouquin | | | Une translittération en caractères latins s'accompagne de règles de prononciation particulières. Comme c'est déjà le cas entre langues européennes. Cf. le j espagnol, le ch allemand, le ch anglais, le c italien...
Tu as forcément raison, et l'Alphabet Phonétique International est là pour permettre à chacun de connaître la prononciation correcte, entre autres en s'affranchissant des spécificités de prononciation de différentes langues utilisant le même alphabet. Cependant, je trouve tout de même certaines règles spécifiques de prononciation après translittération vraiment complexes et surprenantes. | | | J J'ai trouvé ces deux jeunes moines qui apprennent à souffler dans ces trompes
Ah merci pour la vidéo ! Bon ils ne s'étaient pas fatigués à chercher le vrai nom... "Tibetan horn". | | | Dans le monde entier, on peut se faire comprendre par gestes. En Inde, impossible.
Les Indiens ne font pas de gestes, mais arrivent à bouger la tête. Et pour comprendre leur "oui" ou "non" fait avec la tête, il faut être très attentif. Pour dire "oui", ils balancent la tête de droite à gauche et de gauche à droite en faisant une sorte de " ∞ ". Pour dire non, ils tournent la tête à droite ou à gauche sans la balancer ! De toutes façons, il ne faut jamais poser une question dont la réponse est "oui" ou non", car ils répondent toujours "oui" quand ils ne comprennent pas ! Donc, en demandant : "Est-ce bien la route d'Hémis ?" on aura toujours la réponse "oui". Si le hasard fait bien les choses, on arrive à Hémis, sinon on se retrouve à Lamayuru. !  !
Tu nous confirmes donc que c'est un pays à part, on comprend le découragement de Michaux (et les moments de solitude que l'on traverse en y voyageant). | Discussions similaires sur l'Inde: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 1 785 visiteurs en ligne depuis une heure! |