J'ai soulevé deux points sérieux dans cette discussion:
- l'influence des
pets* sur la conscience des occidentaux...
- le fait qu'au
Zimbabwe, il n'y a pas que les lions qui disparaissent...
Passons donc sérieusement aux choses sérieuses, qui n'ont jamais été sous-estimées malgré le badinage initial.
Attila relaie ici une info qui agite les médias depuis quelques jours : un de ses congénères emblème d'un parc et aimé des
amis des bêtes a été abattu au cours d'une partie de chasse controversée et sans doute illégale.
Le sujet a été trimballé dans différentes parties du forum avant d'être fixé dans la rubrique-à-brac "Divers", perdant au passage sa "restriction" Zimbabwéenne... afin que le débat se recentre sur "le
braconnage à grande échelle.", selon le souhait d'Attila (qui allume le feu avant de partir ?

)
L'histoire relatée (dans Libé mais pas que...) plaide en faveur d'un acte assez dégueulasse car déloyal et inutile, qui ne semblait pas s'inscrire dans une logique de régulation des espèces ou de protection de l'environnement.
Un riche imbécile qui se paie un trophée, un de plus à son palmarès. Mais si tu as d'autres infos qui nuanceraient la cruauté des faits (dans Libé, y'a pas)...
Que cette chasse, qui s'apparente à un jeu aux règles truquées, suscite réprobations et condamnations, cela semble légitime.
Et ce vent de fronde qui souffle ne semble pas uniquement l'apanage des amis des
pets. 
Même si certains rétorqueront que se soucier des animaux ce n'est pas oublier les hommes... cette surenchère d'indignation pour le destin fracassé de cet infortuné Cécil suscite néanmoins malaise.
Cette ampleur inversement proportionnelle à l'empathie dont on semble faire preuve pour
les opposants zimbabwéens disparus dans l'indifférence, les vies englouties dans la méditerranée ou broyées sous la Manche, le peuple grec qui... (euh, nan là j'm'égare !). Ces tragédies humaines qui se succèdent sur les écrans et sous nos yeux impassibles...
Protégez-nous de la surinformation qui ne convoque que l'émotionnel pour l'essorer ensuite sans vergogne, et qui en ce bel été met à la une d'autres violences exercées sur les animaux.
Une discussion ouverte ici il y a quelques jours jette en pâture une tradition décriée. Certains intervenants ont choisi de ne pas s'offusquer, de ne pas surenchérir. Leur sérénité est bienvenue.
Iles Feroe: Les Barbares ne méritent pas un voyage
Cecil (comme symbole de ces chasses particulières), les dauphins massacrés, le braconnage a des fins mercantiles, les corridas (?)...
Devant ces souffrances, ce sang qui rougit nos écrans, ces gazouillis viraux qui prétendent dénoncer et lutter contre ces violences... peut-on débrancher l'affectif, l'épidermique, et actionner la raison en se gardant de tout manichéisme (genre écolos végétariens versus sanguinaires carnassiers) ?
La culture, les traditions sont-elles des alibis indéboulonnables ? L'argent versé par ces chasseurs (le sport a bon dos) auxquels on offre un animal qui n'aura aucune chance... les rend-ils quittes ? Et auprès de qui ?
Le sort que l'on fait aux animaux -qu'ils soient ou pas nos amis- ces faces à faces où l'homme se comporte mal... lorsqu'il tue sans nécessité de se nourrir, ni de se protéger ou de protéger son territoire, et sans impératif écologique... seraient-ils des exutoires nécessaires et le révélateur que notre mal originel,
ce penchant à dominer autrui, à exercer sur lui notre puissance pour le dompter et l’anéantir, pour que sa volonté soit réduite à la simple obéissance, pour qu’il ne soit plus rien qu’un jouet dans nos mains... n'est jamais très loin prêt à craqueler le fragile vernis des valeurs acquises (mal acquises ?) qui nous font humains ?