Je commence effectivement à toucher du doigt le fait que la recherche n’est plus (ou trop peu) à échelle du terrain « grandeur nature », mais plutôt à échelle microscopique et à celle de l’ordinateur... J’en fais les frais dans mon stage... je passe mes journées les yeux rivés sur la feuille excel de l’écran d’ordinateur (vive les stagiaires !

no comment...)...
« Tu cherches un sujet sur internet?? »
Non, le sujet, je l’ai déjà !!

Je prévois un voyage à vélo d’environ 6-7 mois dans le but de découvrir les pratiques pastorales en Afrique, et de donner écho aux savoirs, notamment ethnobotaniques, des bergers.
Seulement, je me pose la question de savoir si les informations que je compte récolter peuvent servir aux chercheurs ou aux naturalistes. Et si oui, y a t’il des données qui seraient particulièrement manquantes, qu’un voyageur itinérant serait à même de rapporter...
« Ceci dit, je ne comprends pas tres bien ce que tu entends par evolution? Reactualisation, remise en question de la connaissance? »
En fait, je parlais d’évolution dans le sens « les choses ont-elles changées depuis », je pensais surtout au domaine de l’écologie et des sciences humaines : exemple, est ce que l’érosion des pentes s’est accentuée depuis l’irrigation des cultures ; est ce que la mise en place de coopératives pour la transformation du lait à changer la situation des éleveurs...
Peut-être y a t’il des questions que se posent les chercheurs en référence à un constat antérieur, et qu’il leur est difficile d’appréhender, parce qu’il ne peuvent pas se permettre plusieurs mois de recherche itinérante sur le terrain !!
En gros, comment provoquer une coopération fructueuse entre chercheurs (ou passionnés se posant des questions...) et voyageurs nomades ?!
‘rvi !
Sig’