Dans ces conditions, le journal s’inquiète des milliards de bahts qui doivent être alloués pour moderniser le réseau ferré. Non pas qu’il remette en cause la nécessité d’une telle opération, mais il émet des doutes sur la bonne utilisation des fonds qui vont être investis au regard des antécédents de la SRT
TGV EN THAÏLANDE
Le ministre des Transports thaïlandais effectuera une visite officielle en
France Il signera notamment un accord de coopération technique avec son homologue Frédéric Cuvillier relatif à la construction des quatre lignes T...GV.
Dans le prolongement de la visite de Frédéric Cuvillier en
Thaïlande en mai, son homologue Chadchart Sittipunt se rend en
France du 15 au 19 juin. Chadchart assistera notamment à l'inauguration du salon du Bourget, et rencontrera plusieurs entrepreneurs français. Surtout, les deux ministres des Transports signeront un accord de coopération technique lié à la future construction des quatre lignes de trains à grande vitesse en
Thaïlande. Le royaume souhaite en effet se doter de quatre lignes TGV au départ de
Bangkok et à destination de
Chiang Mai,
Nong Khai (via Nakhon Ratchasima),
Pattaya-Rayong, et Huan Hin -
Padang Besar à la frontière avec la
Malaisie. Ce projet s'inscrit dans une perspective plus large de construction de nouvelles infrastructures dans le pays.
L'enveloppe annoncée pour tous ces mégaprojets est de 2 trillions de bahts, soit 51 milliards d'euros. PS, Comment ils vont faire là.


L'accord de coopération franco-thaïlandais porte sur des aspects essentiellement administratifs et légaux du projet de lignes à grande vitesse. C'est le quatrième de ce type signé par la
Thaïlande, après ceux paraphés avec la
Corée du Sud, la
Chine et le
Japon. Ces trois pays sont avec l'
Espagne, et peut-être prochainement l'
Allemagne, en concurrence avec la
France pour assurer l'édification des quatre lignes. Si l'accord de coopération technique ne préjuge en rien de la décision finale du gouvernement, attendue en fin d'année, quant à l'attribution du marché,
Paris espère que cette nouvelle collaboration incitera
Bangkok à retenir les offres françaises.
La sécurité : l'atout de la
France
La
France a pour elle d'occuper une position leader dans les lignes ferroviaires à grande vitesse. Alstom va ainsi présenter en 2016 un nouveau TGV, plus écologique. Le savoir-faire français n'est plus à démontrer en matière d'interconnexion et de sécurité notamment. Aucun accident mortel n'a eu lieu en plus de 30 ans d'exploitation de TGV en
France. L'hexagone a un autre atout dans sa manche : c'est le seul pays qui utilise la grande vitesse pour le transport de fret. Un domaine inexploité en
Thaïlande, et qui donc pourrait l'intéresser.
D'après une source proche du dossier, le gouvernement thaïlandais ne fait pas du critère du prix, l'argument n°1 entrant dans sa décision finale. Une bonne chose pour la
France puisque la
Chine aurait annoncé qu'elle formulerait une proposition 20% moins chère que l'offre la moins disante. La
Chine ne peut se prévaloir des mêmes états de service que la
France en matière de sécurité. Le
Bangkok Post rappelait le 9 mai dans un éditorial l'accident de TGV qui a fait 39 morts, et près de 200 blessés le 23 juillet 2011, dans l'est de la
Chine.
La visite officielle en
France du ministre thaïlandais revêt une importance toute particulière dans ce contexte. Chadchart prendra le TGV
Paris –
Reims. Dans la capitale champenoise, il utilisera le tramway, un moyen de transport envisagé dans plusieurs villes de
Thaïlande. De retour à
Paris, il ira à l'aéroport Charles de Gaulle pour étudier de plus près le fonctionnement du Val, le métro automatique. Le ministre thaïlandais passera donc quatre jours à apprécier concrètement les compétences françaises en matière de transport.