Salut paplib,
Ca, c'est une vaste question... je travaille moi aussi sur un projet de tour du monde, pour lequel j'ai cherché financements et "partenariats". Le départ est... dans 2 jours !
Avoir pu monter ce projet reste un triomphe très relatif, et je vais être assez pessimiste...
Pour ce qui est de la banque, je pense que ca dépend des situations. Pour moi, ca n'a pas marché.
Pour ce qui est du sponsoring ou du mécénat, il faut partir avec une idée de base solide et attractive :
Les entreprises privées sont extremement frileuses dès qu'on sort du foot ou de la voile sportive. Je dirai que plus elles sont grosses, plus elles sont frileuses : adresse toi plutot à des petites boites, locales ou régionales, plus à meme de flasher sur ton projet et ayant besoin de se faire connaitre (des contacts avec la presse locale ne sont pas à négliger dans cette optique).
Les fondations sont peu nombreuses en
France, et leur domaine se situe généralement dans le social, humanitaire, plus rarement culturel. Souvent il faut poser une candidature, examinée par un jury qui se réunit 1 ou 2 fois par an... procédure assez longue, et il te reste peu de temps.
Les "institutions", c'est à dire municipalités, conseils généraux, etc... peuvent être intéressants si ton projet intervient dans le culturel, l'éducation, le social...
Toutefois, c'est un labyrinthe administratif pour toucher le bon service. demarre tout en bas de l'échelle : enseignants d'une école, bibliothécaires, éducateurs, etc... et remonte là progressivement.
Par ailleurs sache que les budgets pour 2005 (que ce soit dans le privé ou le public) se décident en ce moment, ce qui te laisse très peu de temps. Après, les choses se compliqueront, notamment dans le service public, beaucoup moins souple en cette matière.
Dans tous les cas et de facon indispensable si tu t'adresse au secteur public, il est préférable de monter une association : tes interlocuteurs ont une personne morale devant eux et pas un inconnu qui risque de se barrer avec la caisse.
Avantage du service public : un oui est un oui, mais tu verras ton argent probablement à ton retour (notre cas...). Avantage du privé : ils payent tout de suite, mais peuvent se retirer au dernier moment (et ils sont bien moins honnetes : je crois que je me souviendrai toujours de cette enseigne de l'équipement de voyage/rando qui s'appelle Andaska -mais non j'lai pas dit- qui nous avait gentilement proposé 10% de remise dans leur magasins contre les droits de nos photos, des conférences et un énorme logo sur nos vetements... tiens je crois que j'ai encore des petits morceaux de leur directeur com entre les dents).
Dans tous les cas, monter un dossier est indispensable : il doit etre solide, bien ficelé, contenir impérativement un budget détaillé.
Nous avons travaillé sur ce projet pendant un an et repoussé une fois. Pour être bien au point, je pense qu'il nous manquait encore au moins 6 mois (mais il faut savoir se lancer...).
Nous avancons les 2/3 du budget, en espérant nous rattraper à notre retour (tu as plus de chances de vendre un projet réalisé qu'un projet tout court). C'est un cas de figure très fréquent.
Après pour les dons, il est évidemment légal d'en recevoir. Je crois qu'ils doivent être déclarés (tout dépend du montant). Si tu montes une association, les dons faits à celle-ci sont en principe déductibles d'impots. C'est ce que pratiquent pas mal d'entreprises à travers leurs fondations nauséabondes.
Au final, je pense que la vraie question est : es tu pret à faire des concessions ? Préfères tu un tour du monde fauché en t'arretant bosser de temps à autre, ou un tour du monde confortable mais qui ne t'appartient plus vraiment ? C'est la question du prix des reves, c'est la première à se poser.
Voilà, j'espère que ca a pu t'aider un peu. L'essentiel est de ne pas lacher prise et de ne pas brader ses reves. Bon courage !