Patrick91230 · 1 mars 2014 à 16:46 · 7 photos 422 messages · 23 participants · 23 595 affichages | | | | À: Satanika · 20 avril 2014 à 12:20 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 221 de 422 · Page 12 de 22 · 722 affichages · Partager Le tout financé et orchestré par les inénarrables agences de com et ONG plus ou moins dormantes de l'ouest, sous la bienveillance rassurante et les révolvers de Pravy Sektor / Sbovoda. Il y a bien longtemps que les aspirations des manifestants ont été enterrées.
La douleur vous égare, ma chère Natacha. Voir Poutine essayer de se rabibocher avec l'occident, s'étant aperçu que son économie ne survivrait pas à une nouvelle salve de sanctions, doit mettre à mal votre admiration béate du personnage. Pour preuve que sa marge de manoeuvre est des plus réduites, voilà que ce petit homme efface 90% de la dette nord-coréenne dans l'espoir de pouvoir y construire un gazoduc.
On a les alliés qu'on peut. | | | À: Kedor · 20 avril 2014 à 12:29 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 222 de 422 · Page 12 de 22 · 719 affichages · Partager Ian, je te l'ai déjà dit : quand tu donnes une info, cite ta source. | | | À: Kedor · 20 avril 2014 à 12:46 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 224 de 422 · Page 12 de 22 · 711 affichages · Partager Les remarques d'un mec qui n'avait toujours pas compris 1 mois après les faits que Ianoukovitch avait signé l'accord de sortie de crise du 21 février (ou 20, ou 22, je sais plus), tu devines bien où je me les mets 
Contente-toi de répondre à mes demandes.
Sur ce, Joyeuses Pâques à ceux qui n'écrivent pas des pavés entre 1h et 3h du mat' ! | | | À: Parigino · 20 avril 2014 à 12:50 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 225 de 422 · Page 12 de 22 · 710 affichages · Partager Contente-toi de répondre à mes demandes.
Et voilà qu'une fois de plus, n'ayant rien à dire, vous vous fendez d'une pique, agrémentée cette fois-ci par la démonstration, s'il en fallait, de votre complexe d'infériorité.
Vous n'avez même pas le panache de vous taire. | | | À: Kedor · 20 avril 2014 à 13:04 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 226 de 422 · Page 12 de 22 · 699 affichages · Partager Bonjour Vous ne pourriez pas faire une pause aujourd'hui. Manger un morceau de "Koulich" Et vous reposer un peu Amicalement Patrick | | | À: Lapagaille · 20 avril 2014 à 13:09 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 227 de 422 · Page 12 de 22 · 698 affichages · Partager Une fois de plus votre confiance dans les élucubrations du Kremlin s'est avérée mal placée, et vous voudriez que le monde se taise pour vous aider à oublier ?
Si le rappel à la réalité vous est insupportable, "be my guest" : ne vous en infligez pas la lecture. | | | À: Kedor · 20 avril 2014 à 13:33 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 228 de 422 · Page 12 de 22 · 690 affichages · Partager Bonjour De votre part, je suis surpris que vous n'ayez pas compris. Je vais expliquer Dans ce post, je ne pense pas avoir parlé d'élucubration. Peut-être suivre plusieurs post en même temps ne vous est pas possible. Dans ce cas, contentez-vous d'un seul Amicalement Patrick | | | À: Lapagaille · 20 avril 2014 à 13:42 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 229 de 422 · Page 12 de 22 · 688 affichages · Partager Vous n'avez pas parlé d'élucubrations, vous les avez répétées (cf. "il n'y a pas de troupes russes le long de la frontière", cf. "il n'y a pas de troupes russes en Crimée" etc, la liste est longue).
Alors soit vous essayez d'exprimée une idée de manière un brin trop cryptique, auquel cas je vous invite à clarifier le propos, soit vous essayez autant que faire se peut de vous défendre de l'évidence qui bat en brèche vos certitudes d'hier, auquel cas je vous invite à ne pas vous infliger sa lecture, cf. supra. | | | À: Cyril06 · 20 avril 2014 à 14:17 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 230 de 422 · Page 12 de 22 · 671 affichages · Partager Mais contrairement aux Russes, qui adorent se faire dépouiller et être réduits en esclaves vu qu'ils encensent constamment les despotes qui les oppriment (Lénine, Staline, Poutine...),...
Rien à voir avec les Russes qui glorifient Poutine malgré ses 40 palais, son clan mafieux, son pouvoir ultra-corrompu...
On a bien compris que pour toi les russes sont de la race des esclaves. Tu as bien trop de haine envers eux pour porter un regard lucide sur cette question ukrainienne. Pour toi les russophones de l'est quelles que soient leurs aspirations et quoi qu'ils fassent seront toujours des terroristes et des imbéciles.
Pour ce qui est des futures élections initiées par un pouvoir factieux, non élu, composé par 1/3 de membres ouvertement nazis, les faits sont là! En guise de "lendemains qui chantent", elles proposent le choix entre 2 oligarques qui par leur itinéraire politique ne représentent rien de nouveau. Bien au contraire, ils sont synonymes d'un passé jalonné d'immobilisme, d'incompétence et de compromissions douteuses. C'est un peu comme si après le 14 juillet 1789, on avait proposé au peuple français le choix entre un Necker usé ou la du Barry.
Si cela vous contente, alors c'est que votre haine de la Russie et des russes l'emporte sur le devenir futur du peuple ukrainien. | | | À: Kedor · 20 avril 2014 à 14:30 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 231 de 422 · Page 12 de 22 · 660 affichages · Partager Bonjour Cela s'appelle retomber sur ses pieds. Vous avez utilisé un mot que je venais d'employer 5 minutes auparavant sur un autre post. Point de vue désinformation vous avez des qualités, je ne nie pas. Vous avez sans doute de bons employeurs. Quand on reprend simplement une partie d'une phrase et ne pas citer entièrement la totalité et la replacé hors de son contexte, démontre chez vous, une parfaite adaptation du contrôle des médias. Citer, par exemple, 10 choses négatives, mais vraies en omettant dans citer 10 ou 20 positives et vraies (ou inversement suivant la tendance à faire émerger) fait sans doute partie de votre culture. Répondez-moi demain. Je vous souhaite de bonnes fêtes Amicalement Patrick | | | À: Lapagaille · 20 avril 2014 à 16:24 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 232 de 422 · Page 12 de 22 · 646 affichages · Partager Bonjour Cela s'appelle retomber sur ses pieds. Vous avez utilisé un mot que je venais d'employer 5 minutes auparavant sur un autre post. Point de vue désinformation vous avez des qualités, je ne nie pas. Vous avez sans doute de bons employeurs. Quand on reprend simplement une partie d'une phrase et ne pas citer entièrement la totalité et la replacé hors de son contexte, démontre chez vous, une parfaite adaptation du contrôle des médias. Citer, par exemple, 10 choses négatives, mais vraies en omettant dans citer 10 ou 20 positives et vraies (ou inversement suivant la tendance à faire émerger) fait sans doute partie de votre culture. Répondez-moi demain. Je vous souhaite de bonnes fêtes Amicalement Patrick
À ceci je ne répondrais qu'une chose : votre pseudonyme est admirablement bien choisi. | | | À: Mariepaule73 · 20 avril 2014 à 20:09 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 233 de 422 · Page 12 de 22 · 629 affichages · Partager Bonjour,
Au lieu de vous apostropher, allez vivre dans la vraie Russie, celle qui souffre et qui doit se taire. La corruption à un haut niveau est présente dans tous les pays de l'ex-URSS et elle est proportionnelle à la richesse naturelle du pays. Cette corruption est dans l'état et ses dirigeants qui ont confisqué toutes les richesses. Poutine est sans doute un des mafieux les plus riches. Un jour les russes feront comme les ukrainiens. A+
Brigitte
Bonjour Brigitte,
La vraie Russie, je la connais très bien, puisque j'y ai vécu un an et j'y ai été plein de fois. Pareil pour l' Ukraine que je connais très bien également et que j'ai parcouru de long en large. Sans compter le nombre incalculable d'amis russes et ukrainiens que j'ai et avec qui je communique tous les jours. Donc je pense être un peu au courant des réalités de l'ex-URSS.
Le fait est qu'il m'est de plus en plus difficile de discuter avec mes amis russes car sans que je le demande, la discussion dévie inévitablement sur le thème de l' Ukraine et à chaque fois je suis contraint d'entendre leur propagande de merde. Sans parler de leurs mépris et clichés insupportables sur les Ukrainiens. Les Russes sont hypnotisés par le culte à Poutine et ont le crâne tellement bourré de propagande rouge-brune qu'il en viennent à justifier l'inacceptable. C'est le terrible constat que je ne suis pas le seul à faire, loin de là. | | | À: Parigino · 20 avril 2014 à 20:13 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 234 de 422 · Page 12 de 22 · 626 affichages · Partager Sur ce, Joyeuses Pâques à ceux qui n'écrivent pas des pavés entre 1h et 3h du mat' !
Ton attaque pourrie et recyclée confirme que tu n'as plus rien d'intelligent à dire. D'ailleurs, tu n'en as jamais eu. | | | À: Satanika · 20 avril 2014 à 22:58 · Modifié le 20 avr. 2014 à 23:39 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 235 de 422 · Page 12 de 22 · 608 affichages · Partager On a bien compris que pour toi les russes sont de la race des esclaves.
Épargne-moi ta victimisation déplacée et tes faux procès-d'intention. Je n'ai pas parlé de race. Par contre, ça peut en choquer plus d'un, mais je n'hésite plus à désigner les Russes dans leur ensemble car étant donné que la grande majorité d'entre eux soutient Poutine, il est convenu de parler désormais de responsabilité collective. Et que l'on ne vienne pas me dire qu'ils sont manipulés, car ils ont parfaitement les moyens de s'informer autrement qu'en écoutant les conneries de NeuneuTV-Rossiya1 et j'en passe. S'ils ne le font pas, c'est qu'ils adhèrent à la politique du Kremlin. Et des comme toi, qui sont tellement imbus de fierté nationale qu'ils refusent toute critique constructive de leur pays et qui adopte aussitôt le réflexe pavlovien de la victimisation, j'en ai déjà trop vu. Ce n'est rien d'autre que de l'hystérie collective. Ceci dit pour aller dans ton sens, la russophobie est de plus en plus présente dans les pays limitrophes de la Russie. Tu ne te demandes pas pourquoi ?
Tu as bien trop de haine envers eux pour porter un regard lucide sur cette question ukrainienne.
Sans blague ?! Parce que c'est quoi pour toi un regard lucide ? Dire que "Poutine a bien joué" ou que Maïdan est un "coup de force de Pravy Sektor" ? Ou parler de "ONG dormantes de l'ouest" et des "révolvers de Svoboda" ? Je crois qu'on n'a pas la même définition des mots. Lucide ne veut pas dire poutinien.
Pour toi les russophones de l'est quelles que soient leurs aspirations et quoi qu'ils fassent seront toujours des terroristes et des imbéciles.
Les russophones de l'est non. Mais les connards qui portent une cagoule et qui occupent illégalement les bâtiments administratifs oui.
Pour ce qui est des futures élections initiées par un pouvoir factieux, non élu, composé par 1/3 de membres ouvertement nazis, les faits sont là! En guise de "lendemains qui chantent", elles proposent le choix entre 2 oligarques qui par leur itinéraire politique ne représentent rien de nouveau. Bien au contraire, ils sont synonymes d'un passé jalonné d'immobilisme, d'incompétence et de compromissions douteuses. C'est un peu comme si après le 14 juillet 1789, on avait proposé au peuple français le choix entre un Necker usé ou la du Barry.
Ça sera toujours mieux qu'un ancien taulard, un "zek" comme on dit chez vous, qui vole tout l'argent du peuple et qui vampirise toute l'économie du pays.
Si cela vous contente, alors c'est que votre haine de la Russie et des russes l'emporte sur le devenir futur du peuple ukrainien.
Je ne comprends toujours pas quel est le rapport entre les Russes et l'avenir du peuple ukrainien... | | | À: Parigino · 21 avril 2014 à 12:00 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 236 de 422 · Page 12 de 22 · 577 affichages · Partager Petit article intéressant d'un chroniqueur anglais du Guardian, Nei Clark :
Je suis dérouté. Il y a quelques semaines, on nous disait en Occident que les gens qui occupaient les bâtiments administratifs en Ukraine – c’était bien. Ces gens, nous disaient nos leaders politiques et observateurs médiatiques éminents, « protestent pour la démocratie ».
Le gouvernement des États-Unis avait alors mis en garde le pouvoir ukrainien sur l’emploi de la force contre ces « protestataires démocrates » – même alors, comme nous avons pu le voir, que certains d’entre eux étaient des néo-nazis qui jetaient sur la milice des « cocktails Molotov », détruisaient des monuments et incendiaient des bâtiments publics.
Aujourd’hui, à peine quelques semaines plus tard, on nous dit qu’à l’inverse, les gens qui occupent des bâtiments administratifs en Ukraine n’ont rien de « protestataires démocrates », mais qu’ils sont des « terroristes » ou des « combattants ».
Pourquoi est-ce que prendre le contrôle de bâtiments administratifs était-ce « bien » en janvier et devenu « très mal » en avril ? Pourquoi est-ce que l’emploi de la force contre les protestataires était parfaitement inadmissible en janvier, mais acceptable aujourd’hui ? Je me répète : je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Cet hiver, les manifestants anti-gouvernementaux en Ukraine ont reçu la visite de plusieurs responsables politiques occidentaux éminents, dont le sénateur américain John McCain et la vice-secrétaire d’État américaine Victoria Nuland , qui leur a distribué des biscuits. Au cours de ces dernières semaines, d’importants mouvements de protestation anti-gouvernementale ont secoué de nombreux pays d’ Europe de l’ouest. Mais ils n’ont pas bénéficié d’un tel soutien – ni de la part de ces responsables, ni de celle des grands observateurs médiatiques occidentaux. Les protestataires n’ont pas non plus eu droit à des biscuits gratuits offerts par le Département d’État des États-Unis.
Si McCain et Nuland aimaient tellement les protestations de rue anti-gouvernementales en Europe et y voyaient une forme authentique de « démocratie », n’auraient-ils pas manifesté leur solidarité aussi aux manifestants de Madrid, Rome, Athènes et Paris ?
Il y a quelques semaines, j’ai regardé une interview du secrétaire d’État américain John Kerry . Il annonce : « On ne peut pas impunément envahir un autre pays sous un prétexte inventé, pour défendre ses intérêts propres. » Mais il me semble me souvenir que c’est précisément ainsi qu’ont agi les États-Unis au cours des 20 dernières années.
Peut-être ai-je oublié les déclarations sur la possession par l’ Irak et l’ Iran d’armes de destruction massive ? Peut-être ai-je rêvé, en 2002 et en 2003, que les politiciens et les experts néo-conservateurs prenaient quotidiennement la parole à la télévision pour nous expliquer à nous, bas peuple, que nous devions faire la guerre à l’Irak à cause de la menace que représentait l’arsenal mortel de Saddam ? En quoi est-ce que le vote démocratique en Crimée sur la question du rattachement avec la Russie est-il pire que l’invasion brutale, sanguinaire de l’Irak – invasion qui a fait près d’un million de morts ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
En outre, les politiciens et les experts « médiatiques » occidentaux nous ont dit, de l’air le plus sérieux, que le référendum en Crimée était invalide parce qu’il avait été conduit dans des conditions d’« occupation militaire ». Mais je viens de regarder un reportage sur les élections en Afghanistan, qui se déroulent dans des conditions d’occupation militaire. Des personnalités occidentales, telles que le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen , ont fait l’éloge de la tenue de ces élections, les qualifiant de « moment historique pour l’Afghanistan » et d’immense succès de la « démocratie ». Pourquoi le vote en Crimée est-il écarté du compte, alors que les élections en Afghanistan sont exaltées ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
La Syrie, aussi, laisse très largement perplexe. On nous a dit et on nous dit que les groupes d’islamistes radicaux représentent une menace contre la paix, la sécurité et notre « image du monde » en Occident. Qu’Al-Qaïda et les autres groupes semblables doivent être anéantis, que nous devons mener contre eux une incessante « guerre contre la terreur ». Et pourtant, en Syrie , nos leaders ont pris le parti de ces groupes radicaux dans leur guerre contre un gouvernement laïc, qui respecte les droits des minorités religieuses, notamment des chrétiens.
Quand les bombes d’Al-Qaïda et de leurs alliés explosent en Syrie et tuent des innocents, nos leaders ne le condamnent pas. Ils ne condamnent que le gouvernement syrien laïc, qui lutte contre les islamistes radicaux. Un gouvernement que nos leaders et observateurs médiatiques éminents brûlent de voir renverser. Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Les droits des gays , encore. On nous dit que la Russie est un pays très mauvais et attardé, parce qu’elle a adopté une loi qui interdit la propagande de l’homosexualité auprès des mineurs . Cependant, nos leaders, qui ont boycotté à cause de cette loi les JO d’hiver de Sotchi , se rendent dans les pays du Golfe persique, où les homosexuels peuvent être internés et même condamnés à mort. Et ils y saluent chaleureusement les dirigeants locaux, sans faire mention des droits des gays.
Est-ce que la prison ou la peine de mort pour les gays, ce n’est pas à coup sûr bien pire qu’une loi interdisant la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs ? Pourquoi nos leaders, s’ils sont si sincèrement inquiets des droits des homosexuels, attaquent-ils la Russie et non ces pays où les gays sont mis en prison ou condamnés à mort ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
On nous dit, dans de très nombreux journaux, que le parti d’extrême-droite hongrois Jobbik est très mauvais. Son ascension provoque la plus vive inquiétude, bien que ce parti ne soit pas représenté au gouvernement et qu’il est peu probable qu’il s’y retrouve. Dans le même temps, en Ukraine, les néonazis et les ultranationalistes occupent des postes dans le nouveau gouvernement, que nos leaders soutiennent avec enthousiasme. En février, les néonazis et les représentants de l’extrême-droite ont joué un rôle clé dans le renversement du gouvernement ukrainien démocratiquement élu, dans la « révolution » que l’Occident a saluée. Pourquoi les ultranationalistes et les groupuscules d’extrême droite sont-ils inadmissibles en Hongrie, mais admissibles en Ukraine ?
On nous dit que la Russie est une puissance agressive, impérialiste, et que l’OTAN est soucieux de contrer la « menace » russe. Mais ces jours-ci, j’ai regardé la carte du monde : j’ai vu que la Russie était frontalière d’une multitude d’États entrant dans l’OTAN – une alliance militaire dirigée par les États-Unis, dont les membres, au cours des 15 dernières années, ont bombardé et attaqué de nombreux pays. Mais je n’y ai pas vu un seul pays voisin de l’Amérique, qui ferait partie d’une alliance militaire russe, je n’ai pas vu de bases militaires ou de missiles de la Fédération de Russie dans des pays frontaliers avec les États-Unis ou qui se trouveraient à proximité. Et tout de même, on nous dit que l’« agresseur », c’est la Russie ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ? | | | À: Parigino · 21 avril 2014 à 14:08 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 237 de 422 · Page 12 de 22 · 565 affichages · Partager Bonjour,
Petit article, pas sans intérêts:
Alors que l'est de l' Ukraine semble sombrer dans le chaos et l'anarchie, le spectre d'une invasion par la Russie se fait de plus en plus menaçant. Le Président Vladimir Poutine vient d'en appeler à une Ukraine neutre et fédérée, soit une Ukraine vulnérable à la coercition du Kremlin et susceptible d'y être un jour rattachée. Et avec l'occupation, à Donetsk, Louhansk et Kharkiv, de bâtiments gouvernementaux par des émeutiers cagoulés, armés et pro-russes –et des dizaines de milliers de soldats russes amassés à la frontière– les enjeux n'ont jamais été aussi considérables. Mais face à toutes les angoisses légitimes que peut susciter Poutine et son éventuelle idée d'envoyer les chars russes envahir Ukraine, la concrétisation d'un tel projet relèverait d'une erreur monumentale. Pour la Russie, les coûts de l'annexion de la Crimée sont d'ores et déjà énormes. A lui tout seul, Poutine a réussi à mettre en péril la fragile économie russe; à s'attirer mépris, soupçons et humiliations de la part de la communauté internationale; à faire sortir l'Europe de son coma stratégique; à faire revivre son heure de gloire à l'Otan et à stimuler la concurrence étrangère sur l'une des rares marchandises que la Russie sait produire et vendre: le gaz naturel. Si Poutine pensait qu'en s'emparant de la Crimée, il allait tenir le reste de l' Europe de l'Est en respect, il récolte l'exact inverse: loin de se prosterner devant Moscou, toute la région ne cesse d'exacerber des sentiments anti-russes et pro-Otan. Dans les pas des mauvais stratèges Pour autant, Poutine n'a visiblement pas assimilé la leçon. Ou peut-être pense-t-il avoir déjà fait et subi le plus dur, et qu'obtenir maintenant l'est de l' Ukraine mérite son petit supplément d'opprobre. Mais ce serait un énorme faux-pas stratégique –dans ce cas, des calamités d'une ampleur encore inégalée s’abattront sur le peuple russe. Le problème, c'est que tous les signes pointent dans une même direction: Poutine semble s'apprêter à marcher dans les pas des plus mauvais stratèges de l'histoire et ses prises de décision se fondent, manifestement, sur des traits de caractère aussi familiers que funestes. Les responsables d'énormes erreurs stratégiques sont souvent affligés d'un orgueil démesuré. Qu'on pense à Napoléon en 1812 ou à Hitler en 1941, les deux dirigeants se trouvaient aux lendemains d'une série de victoires militaires décisives qui les avait dotés d'un sentiment d'invincibilité, si ce n'est d'avoir le destin entre leurs mains. Tous deux, bien sûr, décidèrent d'envahir la Russie, un choix qui se solda par la perte d'armées colossales. L'arrogance de Poutine ne se fonde pas sur des victoires militaires, mais sur la conviction qu'il sait comment s'y prendre pour intimider les voisins de la Russie. Il a occupé deux provinces en Géorgie, diligenté une cyberguerre contre l' Estonie, menacé la Pologne avec des ogives nucléaires, joué sur la dépendance des pays clients du gaz russe, et cherché à enflammer les minorités russophones ici ou là. Manifestement, pour lui, l'annexion de la Crimée est un sacré triomphe –aveugle qu'il est à tous les problèmes qu'il se sera auto-infligé avec une telle manœuvre–, une victoire qui renforce sa certitude de tirer l'intégralité des ficelles, sa conviction d'être l'auteur d'un scénario dans lequel le monde entier jouera docilement les rôles qu'il lui aura assignés. Ce genre de confiance absurde est une faille cognitive classique, fortement corrélée avec un potentiel à commettre de bonnes grosses maladresses. Par ailleurs, les responsables d'énormes erreurs stratégiques sont souvent motivés par de la rancune, le sentiment d'avoir des factures à faire payer, voire des visions messianiques prophétisant des gains futurs, remportés grâce à leur toute-puissance militaire. Pour Hitler, les vastes étendues d' Europe de l'Est étaient l'espace vital et agricole des Allemands, d'où l'invasion, en toute logique, de l'Union soviétique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, quand le Japon décide de prendre part aux hostilités, son Premier ministre, Hideki Tōjō, est persuadé d'être titulaire d'un droit divin lui commandant de soumettre la majorité de l'Asie sous son joug. Des échecs, et la disparition des responsables Idem pour les Généraux argentins qui, en 1982, s'estiment en droit d'attaquer la Grande-Bretagne pour récupérer les îles des Malouines, territoire à leurs yeux sacré. Sans oublier l'Union soviétique qui, en 1979, a la folie des grandeurs et se sent obligée de protéger militairement l'embryon de communisme qui semble alors naître en Afghanistan. Autant d'erreurs de jugement qui se solderont non seulement par la défaite, mais par la disparition pure et simple de leurs instigateurs. Du côté de Poutine, le cahier de doléances est lui aussi chargé: l'élargissement de l'Otan; les interventions occidentales au Kosovo, en Irak et en Libye; l'abrogation américaine du traité ABM ; et ce qu'il estime être des ingérences dans la politique intérieure de la Russie. Sa vision consiste à ressusciter un maximum de l'ancienne Union soviétique –à l'exception de la guerre contre l'Otan. Un mélange d'orgueil et de rancune qui pourrait le pousser à jouer encore davantage avec l'avenir de la Russie. Les mauvais stratèges ont aussi pour habitude de sous-estimer la volonté, les capacités et les options de leurs adversaires, tout comme les difficultés opérationnelles auxquelles leurs propres troupes seront confrontées. Ils ont toujours en tête l'idée une victoire rapide. La liste d'exemples s'étend quasiment à perte de vue. En 1812, Napoléon se trompe sur la tactique des Russes: il s'attend à gagner facilement une bataille héroïque près de la frontière, pas d'être traîné dans le bourbier des steppes russes et de subir une défaite totale . En 1917, les généraux allemands sous-estiment complètement la volonté et la capacité des Américains à prendre part aux hostilités et sont persuadés que leurs U-boots auront le temps d'affamer la Grande-Bretagne et de forcer son obédience, grâce à des torpillages de cargos civils. Selon Hitler, l’Etat soviétique décrépi allait s'effondrer du moment où il se déciderait à en « pousser la porte ». En 1979, la Chine envahit le Vietnam et s'attend à un succès rapide, oubliant le fait que les Vietnamiens sont déjà venus à bout de la France et des Etats-Unis au cours des décennies précédentes. En 1982, la junte argentine ignore l'éventualité que Margaret Thatcher, Première ministre britannique, puisse choisir d'envoyer des troupes pour récupérer les Malouines. Sans oublier, bien sûr, 2003 et les Etats-Unis qui mésestiment le coût et la durée d'une occupation de l'Irak. De même, Poutine est capable de sous-estimer la réaction de l'Occident (et de ses partisans, à l'intérieur de la Russie) à une invasion de l' Ukraine. Des vues à court terme Les erreurs surviennent aussi quand leurs auteurs se focalisent sur des gains à court terme, sans les confronter à leurs possibles conséquences à long terme. Les dirigeants japonais pensaient pouvoir asseoir leur hégémonie sur l'Asie de l'Est avant que les Etats-Unis réussissent à se relever de Pearl Harbor et de la destruction de leur flotte. Le Politburo soviétique était persuadé de pouvoir stabiliser l'Afghanistan, sans imaginer une seconde que leur intervention militaire puisse avoir l'effet inverse. Et, en envahissant l'Irak, les Etats-Unis pensaient à une victoire rapide, sourds qu'ils étaient aux mises en garde envisageant l'apparition d'une insurrection longue, sanglante et coûteuse. Aujourd'hui, Poutine croit sans doute avoir une fenêtre de tir en Ukraine, mais saisit-il les dommages tenaces que subira la Russie si jamais les sanctions occidentales venaient à se durcir? Des risques stratégiques sont parfois pris pour solidifier une autorité personnelle et intérieure. Pour la junte argentine, le débarquement des Malouines allait les transformer en héros et assurer leur longévité; en réalité, la manœuvre accéléra leur disgrâce. La popularité de Poutine –malgré les jeux de Sotchi– était très basse avant l'annexion de la Crimée; depuis, elle a considérablement remonté. N'importe quel politique devrait savoir que de telles tendances ne sont pas faites pour durer: Poutine choisira-t-il le coup d'éclat, histoire de surfer sur la vague du nationalisme russe? Choisira-t-il le coup de fouet donné à sa prospérité politique immédiate, aux dépens du mal que cela pourra faire à son pays? Des invasions de la Russie décidées par Napoléon et Hitler, à l'invasion soviétique en Afghanistan, de l'attaque chinoise contre le Vietnam, en passant par la mésaventure des Etats-Unis en Irak, l'histoire nous enseigne une leçon –pas une simple leçon de tactique ou de stratégie, mais une leçon de prévoyance: la nécessité d'envisager tout ce qui est susceptible de mal se passer. De la même manière, Poutine calculera peut-être que l'Occident aura peur de s'impliquer ou que l'armée russe ne fera qu'une bouchée de l'ukrainienne, mais l'histoire ne s'arrête pas là. Les Ukrainiens pourraient très bien se lancer dans une guerre non-conventionnelle, comparable à celle que les Afghans livrèrent aux occupants soviétiques. L'Otan pourrait ne pas envoyer de troupes pour défendre l' Ukraine, comme il n'a pas voulu en envoyer en Hongrie, en Tchécoslovaquie ou en Pologne pendant la Guerre froide. Mais une invasion russe de l' Ukraine stimulera les budgets militaires de l'Occident, des dépenses que la Russie, avec son économie bien plus fragile, ne pourra pas égaler, même pas en rêve. Reste une dernière et dangereuse analogie. Dans presque tous les faux-pas que nous avons étudiés, les institutions, conseillers ou commandants encadrant les preneurs de décision n'ont pas voulu ou n'ont pas pu dire la vérité au pouvoir –que ce soit par idolâtrie (Napoléon), peur (Hitler), intimidation (des généraux japonais), pensée unique (les soviétiques) ou loyauté (Bush). Réduire les oppositions au silence, décourager les débats, mépriser les doutes, montrer qui est le chef et manifester ostensiblement sa détermination sont d'autres ingrédients, courants, d'erreurs stratégiques. Avec son entourage réduit et soumis, Poutine suit, là encore, la recette à la lettre. Cette recette est sur la table et tout le monde peut l'observer. Les parallèles entre les plus grandes maladresses historiques et les intentions actuelles de Poutine sont suffisamment nombreux pour susciter l'angoisse. On peut néanmoins espérer que Poutine, et ceux qui l'entourent, apprendront des erreurs de leurs prédécesseurs et résisteront à l'envie d'envahir l' Ukraine. Une telle manœuvre ne fera qu'isoler la Russie et paupériser les Russes. Si Poutine se pense capable de changer le cours de l'histoire, reste que le passé trouve toujours de drôles de moyens pour façonner l'avenir. David C. Gompert (Rand Corporation ) et Hans Binnendijk (Center of Transaltlantic Relations )
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Brigitte | | | À: Parigino · 21 avril 2014 à 17:12 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 238 de 422 · Page 12 de 22 · 551 affichages · Partager Petit article intéressant d'un chroniqueur anglais du Guardian, Nei Clark
C'est un très bon condensé sur les contradictions, les arrières-pensées et autres hypocrisies du camp occidental sur bien des sujets qui fâchent en ce moment.
A noter au passage que les médias britanniques et allemands offrent une information bien plus diversifiée sur l' Ukraine que le glacis de l'information en France. | | | À: Mariepaule73 · 21 avril 2014 à 18:24 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 239 de 422 · Page 12 de 22 · 539 affichages · Partager Petit article, pas sans intérêts:
Mouais. Le passage ci-dessous, c'est quand même du grand n'importe quoi :
Les Ukrainiens pourraient très bien se lancer dans une guerre non-conventionnelle, comparable à celle que les Afghans livrèrent aux occupants soviétiques.
On sent les lobbyistes qui veulent leur part du gâteau (le gâteau étant l'accroissement des dépenses militaires, donc des conseils et stratégies en tout genre, y compris les plus farfelues). | | | À: Parigino · 23 avril 2014 à 11:30 Re: Ukraine: Poutine envoie l'armée Message 240 de 422 · Page 12 de 22 · 492 affichages · Partager Très beau condensé de conneries en effet ton article. Je suis persuadé que son auteur est un coco, ou un facho...
Je suis dérouté. Il y a quelques semaines, on nous disait en Occident que les gens qui occupaient les bâtiments administratifs en Ukraine – c’était bien. Ces gens, nous disaient nos leaders politiques et observateurs médiatiques éminents, « protestent pour la démocratie ».
Le gouvernement des États-Unis avait alors mis en garde le pouvoir ukrainien sur l’emploi de la force contre ces « protestataires démocrates » – même alors, comme nous avons pu le voir, que certains d’entre eux étaient des néo-nazis qui jetaient sur la milice des « cocktails Molotov », détruisaient des monuments et incendiaient des bâtiments publics.
Aujourd’hui, à peine quelques semaines plus tard, on nous dit qu’à l’inverse, les gens qui occupent des bâtiments administratifs en Ukraine n’ont rien de « protestataires démocrates », mais qu’ils sont des « terroristes » ou des « combattants ».
Pourquoi est-ce que prendre le contrôle de bâtiments administratifs était-ce « bien » en janvier et devenu « très mal » en avril ? Pourquoi est-ce que l’emploi de la force contre les protestataires était parfaitement inadmissible en janvier, mais acceptable aujourd’hui ? Je me répète : je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Se borner à comparer l'incomparable sans tenir compte des nuances est un classique de l'escroquerie intellectuelle. Les occupations de bâtiments administratifs par les pro-Maïdan se sont faites suite à la répression brutale des manifestants pacifiques par les Berkut, véritables cerbères au services d'un pouvoir mafieux et corrompu qui venait d'instaurer toute une série de lois liberticides.
L'occupation des bâtiments administratifs par les pro-russe (en fait des soldats russes et des hommes du GRU) n'a pas d'autre motif que de vouloir déstabiliser le pays dans le but de le morceler. A aucun moment les nouvelles autorités de Kiev n'avaient proféré des menaces ou entamé d'actions répressives et liberticides contre les pro-russes. Au contraire elles ont tout fait pour apaiser les tensions, bien que ces milices se soient déjà rendues coupables d'exactions (tabassages de civils et d'activistes pro-Maïdan, enlèvements de journalistes, torture et exécution de deux élus locaux !!!). Cette mauvaise foi des pro-russes devient hallucinante !
Cet hiver, les manifestants anti-gouvernementaux en Ukraine ont reçu la visite de plusieurs responsables politiques occidentaux éminents, dont le sénateur américain John McCain et la vice-secrétaire d’État américaine Victoria Nuland , qui leur a distribué des biscuits. Au cours de ces dernières semaines, d’importants mouvements de protestation anti-gouvernementale ont secoué de nombreux pays d’ Europe de l’ouest. Mais ils n’ont pas bénéficié d’un tel soutien – ni de la part de ces responsables, ni de celle des grands observateurs médiatiques occidentaux. Les protestataires n’ont pas non plus eu droit à des biscuits gratuits offerts par le Département d’État des États-Unis. Si McCain et Nuland aimaient tellement les protestations de rue anti-gouvernementales en Europe et y voyaient une forme authentique de « démocratie », n’auraient-ils pas manifesté leur solidarité aussi aux manifestants de Madrid, Rome, Athènes et Paris ?
A la différence de l' Ukraine, les protestations antigouvernementales en Europe de l'Ouest n'ont pas fait l'objet de répressions féroces avec un bilan de plus de 100 morts ! Et les forces gouvernementales des pays occidentaux n'ont pas utilisé de snipers contre la population civile, ni fait appel à des "titushki" ! Il n'y a pas eu d'enlèvements d'activistes et de journalistes !
Il y a quelques semaines, j’ai regardé une interview du secrétaire d’État américain John Kerry . Il annonce : « On ne peut pas impunément envahir un autre pays sous un prétexte inventé, pour défendre ses intérêts propres. » Mais il me semble me souvenir que c’est précisément ainsi qu’ont agi les États-Unis au cours des 20 dernières années.
Peut-être ai-je oublié les déclarations sur la possession par l’ Irak et l’ Iran d’armes de destruction massive ? Peut-être ai-je rêvé, en 2002 et en 2003, que les politiciens et les experts néo-conservateurs prenaient quotidiennement la parole à la télévision pour nous expliquer à nous, bas peuple, que nous devions faire la guerre à l’Irak à cause de la menace que représentait l’arsenal mortel de Saddam ?
Premièrement, l'invasion américaine de l'Irak a été très vivement condamnée par les médias et l'opinion publique occidentaux et a suscité à l'époque des manifestations monstres dans toute l'Europe et aux USA. Qui manifeste actuellement en France contre l'annexion de la Crimée ? Personne. Les manifestations anti-Bush ont pu se réaliser sans incidents. En Russie, les rares manifestations contre l'invasion de la Crimée et contre la guerre avec l' Ukraine ont fait immédiatement l'objet d'une répression impitoyable.
Deuxièmement, la France, l' Allemagne et la Russie avaient formé une coalition contre la politique de Bush en Irak. L'auteur fait bien de citer John Kerry... Sauf que ce crétin oublie que Kerry, candidat démocrate en 2004, s'était toujours opposé à l'invasion de l'Irak et avait démoli tous les arguments fallacieux de Bush, notamment l'histoire des ADM.
Troisièmement, l'invasion américaine de l'Irak ne justifie pas que les Russes puissent faire pareil avec la Crimée.
Enfin quatrièmement, c'était contre une dictature que les Américains étaient intervenus. Une dictature dont le chef était responsable de génocide et de plusieurs crimes contre l'humanité, notamment le gazage et massacre de milliers de Kurdes. Actuellement, on est en train de découvrir de nombreux charniers de l'époque Saddam au Kurdistan irakien. Personnellement, concernant l'Irak, je pense que la coalition n'a pas fait son boulot pendant la 1ère Guerre du Golfe en 1991. Or elle avait parfaitement les moyens de renverser Saddam Hussein en appuyant les soulèvements simultanés des Kurdes au Nord et des chiites au Sud. Bref une fois de plus, rien à voir avec le nouveau gouvernement ukrainien, dont les seuls torts sont la faiblesse, la naïveté et l'inexpérience. Sinon, il n'y a eu aucune exaction en Crimée et à aucun moment les russophones n'ont fait l'objet de menaces, ni n'ont subi de violences.
En quoi est-ce que le vote démocratique en Crimée sur la question du rattachement avec la Russie est-il pire que l’invasion brutale, sanguinaire de l’Irak – invasion qui a fait près d’un million de morts ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Dire que le vote en Crimée est démocratique, c'est du pur foutage de gueule. Pas de doute, ton journalistes est un coco. La farce que les Russes appellent "référendum pour le rattachement" s'est réalisée en l'absence des listes électorales qui se trouvent à Kiev. Si bien que n'importe qui a pu y participer, avec un taux de participation record, dépassant les 100% !!! Le tout validé par des "observateurs internationaux" hyper-crédibles : des politiciens russes, des volontaires tchétniks serbes, et quelques Européens sympathisants de partis d'extrême-droite et d'extrême-gauche. Les observateurs de l'OSCE étant bloqués par les soldats russes à la "frontière" de la Crimée...
En outre, les politiciens et les experts « médiatiques » occidentaux nous ont dit, de l’air le plus sérieux, que le référendum en Crimée était invalide parce qu’il avait été conduit dans des conditions d’« occupation militaire ». Mais je viens de regarder un reportage sur les élections en Afghanistan, qui se déroulent dans des conditions d’occupation militaire. Des personnalités occidentales, telles que le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen , ont fait l’éloge de la tenue de ces élections, les qualifiant de « moment historique pour l’Afghanistan » et d’immense succès de la « démocratie ». Pourquoi le vote en Crimée est-il écarté du compte, alors que les élections en Afghanistan sont exaltées ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Parce que l'Afghanistan est soumis à la menace constante des Talibans, qui ont menacé de mort tous ceux qui iraient voter. Ce qui n'est pas le cas de la Crimée.
La Syrie, aussi, laisse très largement perplexe. On nous a dit et on nous dit que les groupes d’islamistes radicaux représentent une menace contre la paix, la sécurité et notre « image du monde » en Occident. Qu’Al-Qaïda et les autres groupes semblables doivent être anéantis, que nous devons mener contre eux une incessante « guerre contre la terreur ». Et pourtant, en Syrie , nos leaders ont pris le parti de ces groupes radicaux dans leur guerre contre un gouvernement laïc, qui respecte les droits des minorités religieuses, notamment des chrétiens.
Parce que le régime syrien est à l'origine du conflit en ayant ouvert le feu sur des manifestants au départs pacifistes. Et il a commis de nombreux massacres, exactions et crimes contre l'humanité à répétition dont il ne se cache même plus. Des rapports accablants, trouvés chez d'anciens geôliers déserteurs, montrent des milliers de photos d'exécutions sommaires de détenus et d'opposants par les sbires du régime. Sans parler des milliers de femmes systématiquement violées. Les minorités chrétiennes, elles ont été instrumentalisées par le régime, dont l'armée s'est montrée très passive face aux djihadistes à Maaloula.
Quand les bombes d’Al-Qaïda et de leurs alliés explosent en Syrie et tuent des innocents, nos leaders ne le condamnent pas. Ils ne condamnent que le gouvernement syrien laïc, qui lutte contre les islamistes radicaux. Un gouvernement que nos leaders et observateurs médiatiques éminents brûlent de voir renverser. Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Ce que la propagande syrienne ne dit pas, c'est que la plupart de ces islamistes radicaux croupissaient en taule avant les hostilités, mais ils ont tous été libérés par le régime pour qu'ils aillent déstabiliser la rébellion nationaliste et laïque de l'ASL. La collusion entre l'armée syrienne et les djihadistes de l'EIIL (les pires de tous) ne fait plus aucun doute.
Les droits des gays , encore. On nous dit que la Russie est un pays très mauvais et attardé, parce qu’elle a adopté une loi qui interdit la propagande de l’homosexualité auprès des mineurs . Cependant, nos leaders, qui ont boycotté à cause de cette loi les JO d’hiver de Sotchi , se rendent dans les pays du Golfe persique, où les homosexuels peuvent être internés et même condamnés à mort. Et ils y saluent chaleureusement les dirigeants locaux, sans faire mention des droits des gays.
Est-ce que la prison ou la peine de mort pour les gays, ce n’est pas à coup sûr bien pire qu’une loi interdisant la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs ? Pourquoi nos leaders, s’ils sont si sincèrement inquiets des droits des homosexuels, attaquent-ils la Russie et non ces pays où les gays sont mis en prison ou condamnés à mort ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Oui, ça par contre, je suis d'accord.
On nous dit, dans de très nombreux journaux, que le parti d’extrême-droite hongrois Jobbik est très mauvais. Son ascension provoque la plus vive inquiétude, bien que ce parti ne soit pas représenté au gouvernement et qu’il est peu probable qu’il s’y retrouve. Dans le même temps, en Ukraine, les néonazis et les ultranationalistes occupent des postes dans le nouveau gouvernement, que nos leaders soutiennent avec enthousiasme. En février, les néonazis et les représentants de l’extrême-droite ont joué un rôle clé dans le renversement du gouvernement ukrainien démocratiquement élu, dans la « révolution » que l’Occident a saluée. Pourquoi les ultranationalistes et les groupuscules d’extrême droite sont-ils inadmissibles en Hongrie, mais admissibles en Ukraine ?
L'extrême-droite ukrainienne fait l'objet de vives inquiétudes en Occident, la preuve, les médias en parlent. Mais comme l'extrême-droite ukrainienne a été partie prenante dans la révolution, le gouvernement provisoire n'a pas eu d'autre choix que de leur attribuer des ministères, qui ont toutefois une importance toute relative, excepté celui de la défense, dont le ministre ultra-nationaliste a démissionné... Toutefois, malgré la présence d'éléments extrémistes, le gouvernement de Kiev ne s'est rendu coupable d'aucun crime et à aucun moment n'a constitué une menace pour les autorités. Rien à voir avec les pro-russes, ces gentils petits "héros contre le fascisme"... qui ont déjà commencé à s'en prendre aux juifs à Donets'k, et aux Tatars en Crimée...
Ça me rappelle la Yougoslavie ça. Avec d'un côté les "méchants oustachis croates" qui luttaient pour l'indépendance, et les "gentils Serbes" qui commettaient des massacres et des épurations ethniques au nom de la "lutte contre les méchants fascistes oustachis"...
On nous dit que la Russie est une puissance agressive, impérialiste, et que l’OTAN est soucieux de contrer la « menace » russe. Mais ces jours-ci, j’ai regardé la carte du monde : j’ai vu que la Russie était frontalière d’une multitude d’États entrant dans l’OTAN – une alliance militaire dirigée par les États-Unis, dont les membres, au cours des 15 dernières années, ont bombardé et attaqué de nombreux pays. Mais je n’y ai pas vu un seul pays voisin de l’Amérique, qui ferait partie d’une alliance militaire russe, je n’ai pas vu de bases militaires ou de missiles de la Fédération de Russie dans des pays frontaliers avec les États-Unis ou qui se trouveraient à proximité. Et tout de même, on nous dit que l’« agresseur », c’est la Russie ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Il n'y a pas d'alliance militaire russe tout simplement. Je rappelle que l'URSS a perdu la guerre froide et son alliance (le Pacte de Varsovie) s'est dissoute. Il n'empêche que même sans alliance, la Russie est capable de nuire à ses voisins, la preuve. | Discussions similaires sur l'Ukraine: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 9 812 visiteurs en ligne depuis une heure! |