Merci Isabelle

Nous espérons qu'à travers notre récit tu pourras retrouver des sensations éprouvées, une atmosphère vécue, ou pas. A toi de nous dire !
J.5 / J.6 : deux journées à Luang Prabang et ses environsLes temples Wat Xieng Thong et Wat Maï, le Palais royal, l’ascension du mont Phousi
Journée de visites. On opte pour un circuit classique à la découverte des principales curiosités de la ville, en s’appuyant sur le Routard et ses trois ou deux petits sacs à dos.
Nous pénétrons dans le sanctuaire du
Wat Xieng Thong par une vaste cour de laquelle émerge un ensemble d’édifices religieux dans le style Lao avec leurs grands pans de toits qui touchent presque le sol. Visite agréable au hasard de tous ces temples éparpillés sur l’esplanade.
Mais bien vite mon attention est attirée par un attroupement et une musique aux accents extrême-orientaux qui provient d’un coin de la place. Des enfants sont en train de présenter un spectacle de marionnettes. Dans le castelet toute une série de personnages aux vêtements très colorés se déplacent en dansant avec ce mouvement si caractéristique des marionnettes tenues par une tige. Tout le temps du petit récit est accompagné par un air traditionnel joué par deux enfants, l’un frappant un tambour cylindrique, l’autre tapant au moyen d’un maillet sur un instrument du type xylophone. L’histoire s’achève, les enfants sortent du castelet et saluent le public, ravi du spectacle produit. Tout le monde applaudit. Du coin de l’œil j’aperçois le regard exigeant mais satisfait de ce qui me semble être la maîtresse des petits. Produit dans la cour d’un temple par des gamins aussi impliqués et concentrés, ce n’est certes pas une démonstration pour touristes même si ceux-ci en ont profité. Renseignements pris par la suite, j’ai appris que les spectacles traditionnels de marionnettes étaient très pratiqués et très populaires en
Asie du Sud-Est.
Balade agréable à la sortie du temple le long des berges du
Nam Khan et du
Mékong dans la fraîcheur de cette belle matinée ensoleillée. Le temps d’une pause-café et nous nous dirigeons vers le
Wat Maï. Dans la cour inondée de soleil nous prenons plaisir tous les quatre à contempler ces nombreuses statues du Bouddha, dans leurs différentes attitudes avec leurs gestes toujours délicats, leur sourire assez énigmatique.
Pause-déjeuner au
Khaiphean joli petit resto tenu par l’ONG
Friends-International qui favorise l’insertion professionnelle de jeunes laotiens défavorisés en leur proposant une véritable formation aux métiers de la restauration.
C’est aussi le moment pour nous d’utiliser quelques rudiments de Laotien pour sortir des « Hi » et des « Thank you ».
Sabaïdii, bonjour,
Kop Thaï, merci. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est une manière de montrer notre respect à ce pays et à ces gens qui y vivent et y travaillent. Un mot à ce propos sur l’exquise courtoisie des Laotiens, leur discrétion, leur sourire, leur façon à l’asiatique de saluer, les mains jointes au niveau du visage en inclinant légèrement le haut du corps.
Un peu lassés après une matinée assez intense, nous expédions un peu rapidement la visite du
Palais royal. Edifié au début du XXème siècle à l’époque du protectorat français il témoigne d’un passé révolu depuis la révolution communiste de 1975 et la proclamation de la République Démocratique Populaire du
Laos. Mais face à la dévotion manifestée par la population devant la statue du Bouddha d’Or, et à la présence à Luang d’une trentaine de temples encore actifs, il est clair que le pouvoir communiste a cherché à encadrer les pratiques bouddhistes, à les accompagner plutôt que les empêcher.
Le bouddhisme profondément enraciné dans la culture du pays est perçu par les dirigeants laotiens comme un facteur de cohésion sociale, voire d’unité nationale.
Quant à la présence française, bien que discrète elle est encore perceptible. Sous formes de traces, dans l’architecture de style colonial, dans le dessin de la trame urbaine, dans la découverte de quelques inscriptions aux façades d’anciens bâtiments. Sous une forme plus dynamique également avec l’établissement de l’Ecole Francophone de Luang, du centre culturel français...et la présence de quelques boulangeries.
L’heure du «
Sunset » approche. Il faut gravir le Mont Phousi pour assister au coucher de soleil sur le
Mékong.
Pour Kate qui déteste les ascensions ce sera massage lao. Arrivé sur la plate-forme sommitale on a du mal à bouger tellement il y a de monde. La vue sur la ville et le fleuve est superbe certes, mais pour ce qui est de la sérénité du lieu... Le soleil s’enfonce doucement derrière les collines, et chacun dégaine son portable. L’expérience sensorielle ne nous laissera pas un grand souvenir. Kate en revanche semble ravie par sa séance de massage.
Pour le repas du soir, nous avons déniché un petit établissement dans une ruelle à l’écart de l’artère principale, le
Phonheuang Café avec une excellente carte proposant des plats thaïs, vietnamiens et laotiens.
Dans le calme des rues secondaires nous prenons le temps d’admirer les demeures de style colonial souvent parfaitement rénovées avec leurs balconnets de bois.
Demain, lever aux aurores pour assister à la procession des moines dans la ville, le «
Tak Bat ».
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