Bonjour,
Cette tendance au "bourrage de médocs" avant un voyage me rappelle une anecdote :
Suite à mon voyage au Viêt-Nam en 1994, un couple d'amis (elle vietnamienne, arrivée en
France à l'âge de 3 ans) décident de franchir le pas (dans leur cas je dirais plutôt sauter le fossé !!).
Pendant les 3 mois qui ont précédé le voyage : visite bi-hebdomadaire au toubib, des heures à la bibiothèque (pas d'Internet à l'époque) pour consulter tout ce qui touche de près ou de loin aux maladies tropicales, le jour du départ une valise de fringues pour lui, une valise de fringues pour elle et une valise de médocs en tous genres pour les deux.
Résultat : ils sont revenus 3 semaines plus tard avec une ch.... à retapisser les WC, des maux de tête, insomnies et c'était reparti pour des séances de toubib.
Cas typique de conditionnement psychologique qui les a amené à se créer eux-même les symptômes qu'ils redoutaient : n'oublions pas que la grande majorité des cas de "tourista" ne sont rien d'autre que du stress devant l'inconnu.
Le plus étrange, c'est que les gens qui se bourrent de médocs en tout genre pour se sentir rassurés se sentent encore plus angoissés une fois sur place.
Mais une fois rentrés en
France, avec 10 fois plus de morts par légionellose en 2004 qu'il y en a eu par la grippe aviaire en
Thaïlande, ils se sentent en sécurité.
Va comprendre Charles !