Je me suis dit, pourquoi pas ne pas poser la question opposée ? Je ne crois pas que cela ait été fait sur VF (peut-être suis-je le seul fou ici ?), alors donc, pour m’amuser, j’ai fait un petit brin de recherche, dont je présente ici les résultats.
Une enquête a été menée par le site Lexiophiles (qui n’est pas un site exclusivement francophone) auprès de ses lecteurs afin de savoir quelle était, d'après eux, la langue la plus difficile à apprendre. Le vote comprenait 3 parties : La difficulté de prononciation, la difficulté d'écriture, et la difficulté d'apprendre la langue en général. Les langues en tête de liste, jugées difficiles sous chacun de ces trois rapports sont, « dans l’ordre » (on peut se demander s’il peut véritablement y avoir un ordre dans l’absolu) :
1. Le Mandarin
2. Le Polonais
3. L’Arabe
4. Le Hongrois
5. Le Japonais
6. L’Anglais
On reviendra sur ces langues, mais traitons ici-même de l’Anglais. Qu’il figure dans cette liste me surprend vraiment, car j’ai toujours entendu dire que c’est une langue facile, avis que je partage personnellement. Sa grammaire est particulièrement simple, si on compare au Français ou d’autres langues européennes. Le fait que l’Anglais soit cité dans cette enquête de Lexiophiles vient sans aucun doute que c’est la langue étrangère la plus connue à travers le monde, et pour des millions de gens qui n’ont pas vraiment essayé autre chose, oui, bien sûr, ils disent que c’est une langue difficile.
Il y a, puisque nous y sommes, cette théorie selon laquelle l’Anglais ait l’un des plus riches vocabulaires au monde. Les Britanniques se targuent souvent d’avoir beaucoup plus de vocabulaire que les Français. C’est possible, après tout l’Anglais a massivement emprunté au Français, comme tout le monde le sait, tout en gardant son vocabulaire germaniqe d’origine. De plus, l’Anglais a énormément développé un vocabulaire sur la base du Latin. Mais une très grande proportion de ce vocabulaire d’origine francaise ou latine n’est utilisé que dans des contextes « élevés », et non dans le langage de tous les jours.
Cette petite tirade sur l’Anglais montre combien il est difficile de répondre à la question posée : les gens usent de critères différents pour justifier leurs réponses.
Parmi les autres langues considérées difficiles par les lecteurs de Lexiophiles figurent le Basque, le Hindi, le Coréen …. et le Français. Puis aussi le Finnois (ou Finlandais, ou Suomi), le Lithuanien (7 cas de déclinaison), l’Islandais et le Grec (déclinaisons également).
En dehors de Lexiophiles, quelqu’un a dit sur le web qu’en Europe, les deux langues vraiment difficiles sont le Finnois et le Hongrois. Ces 2 langues ne sont pas de souche indo-européenne, mais ouralo-bouriate (notons que l’Estonien l’est aussi, et est proche du Finnois). Le Grec et le Russe (entre autres) ne sont pas, selon cette personne (du web), des obstacles insurmontables en ce qui concerne leurs alphabets, qui peuvent s’apprendre en quelques jours (ce avec quoi je suis d’accord).
Dans le reste du monde, et toujours selon cette personne, la langue la plus difficile serait le Khmer car certains sons sont quasi inaudibles pour les oreilles européennes. La même personne mentionne le Thaï dans la même foulée, ce qui enlève une bonne marge de crédibilité dans ses opinions, à mon avis. Le Thaï est loin d’être vraiment difficile phonétiquement, et de plus sa grammaire est de la plus grande simplicité. Mais, certes, son écriture est difficile : elle est très logique mais demande énormément d’efforts à assimiler. Que dire par contre des « langues à clics » de l’Afrique du Sud, le Xhosa par exemple ? Il semblerait que ces clics (qui marquent certaines consonnes) sont tout à fait uniques à ces langues.
Toujours la même personne juge que le Mandarin est accessible à celui qui veut, mais que par contre le Cantonnais « a aussi des sons très difficiles à percevoir ». Cela doit être par référence aux 9 tons du Cantonnais. Le Mandarin est si simple par comparaison, n’ayant que 4 tons (plus le ton neutre, en fait un 5-ème niveau de ton). Le Japonais serait plus facile (phonétiquement). Quant aux idéogrammes chinois et japonais, il suffirait d'en connaitre environ 500 pour pouvoir lire le journal. Mais une autre personne déclare que le Japonais serait la langue la plus difficile « sans l'ombre d'un doute », car (dit-elle) on estime à huit années le temps d'étude nécessaire à un Français pour le parler parfaitement! Cela ne veut pas dire grand-chose, car je connais pas mal de gens qui peuvent passer plusieurs années à « apprendre » une langue étrangère même réputée plus simple (l’Anglais par exemple) et qui n’arriveront toujours pas à parler correctement. Il faudrait aussi définir « année d’étude ».
À mon humble avis la langue la plus difficile à apprendre est la langue de bois et seule une infime minorité la maitrise parfaitement.
Quant à l’anglais, je sais qu’il existe une étude réalisée il y a plus de 20 ans où l’on mettait en situation un concierge parisien et londonien. Le Parisien à Londres devait, pour exercer efficacement son métier, connaître une douzaine de verbes conjugués au présent, au passé simple et au futur avec les deux auxiliaires (avoir et être) en plus de connaître environ 800 mots de vocabulaire courant.
Par contre, son homologue londonien, en exercice à Paris, devait connaître environ trente verbes et près de 1 200 mots de vocabulaire français.
Sinon je trouve très difficile l’inuktitut canadien et la langue iroquoise est plus complexe que l’algonquien.
Peut être est-ce que parce que j’ai du sang Indien… à droite sur le pare choc avant. 😉
DeCléricy
J’en appelle à vous ô Muses
Où tant ma vie passe et s’use
Qu’encore et toujours j’aime
Mes soeurs Galère et Bohème
Sûr qu'on ne trouve pas trop d'opinions sur les langues amérindiennes (mais attends, on va faire un effort!), ni d'ailleurs sur les langues africaines ou de la Nouvelle-Guinée (il y en a une triple flopée!).
Merci donc pour ta pointe d'humour, ton anecdote Paris-Londres, et je suis sûr que tous nos lecteurs tomberont d'accord avec toi en ce qui concerne l'Inuktitut et l'Iroquois.
Mais nous sommes loin d'être arrivés au fond de la chose. Il est évident que la difficulté d’une langue dépend de la personne : si je trouve personnellement le Portugais plutôt facile (étant Français et familier avec l’Italien), je ne serais pas étonné qu’un Japonais ou un Afghan le trouvent plutôt rébarbatif. Nous pourrions donc nous poser la question : qu’en pensent les non-francophones? Les anglophones, par exemple, trouvent eux que sur 63 langues analysées (par le Foreign Service Institute of the US Department of State) les 5 plus difficiles à apprendre à parler et à lire sont l’Arabe, le Cantonais, le Mandarin, le Japonais et le Coréen. Il faut, disent-ils 88 semaines (2200 heures de classe) pour y arriver avec ces langues. Ils remarquent de plus que le Japonais est typiquement plus difficile à apprendre que les autres langues très difficiles. Le Finnois, le Hongrois et l’Estonien figurent aussi parmi les langues les plus difficiles à cause de la complexité de leurs déclinaisons et de plus ces langues sont encore plus dures à prononcer que les langues asiatiques parce qu’elles ont des consonnes assez tordues.
Voici, d’après une autre source anglo-saxonne, 10 langues qui se disputent le titre de langue la plus difficile (en tout cas pour les anglophones):
1) Le Mandarin: surtout à cause de son écriture compliquée, sans correspondance immédiate avec la prononciation. Système tonal. Grand nombre d’homonymes, par exemple la prononciation "shì" est associée à plus de 30 morphèmes différents. La langue parlée n’est pas aussi difficile que les gens se l’imaginent, et la grammaire est très simple. On peut apprendre à le parler en 1 an, mais il faut 3 à 4 ans au moins pour l’écrire.
2) L’Arabe (langue flexionnelle): écriture difficile qui n’indique pas les voyelles. Sons difficiles et mots encore plus difficiles. Grand nombre de formes verbales et grammaire difficile. Grande variété de dialectes qui sont aussi distinct les uns des autres que disons le Français et l’Espagnol.
3) Le Tuyuca: langue Amazonienne. Sa prononciation n’est pas trop difficile, mais la langue est très fortement agglutinante. On estime que cette langue comporte entre 50 et 140 genres (classes nominales). Il faut aussi que les verbes se terminent de façon à indiquer comment on sait ce dont on parle. Le journal Economist le cite comme la langue la plus difficile au monde. C’est sans doute pour ça qu’aucun pays n’a ouvert d’ambassade chez les Tuyucas ?
4) Le Hongrois (langue agglutinante) : sa déclinaison a 18 cas. Plein de suffixes. Prononciation très difficile.
5) Le Japonais (langue agglutinante) : l’une des raisons principales pour lesquelles le Japonais est si difficile est que l’écrit ne correspond pas à l’oral. On ne peut pas apprendre à parler le Japonais en apprenant à le lire, et vice versa. De plus, il y a 3 formes d’écriture à apprendre. Le système kanji utilise des caractères d’origine chinoise. Les étudiants doivent en apprendre 2 à 3,000 par cœur. Il n’y a pas d’aide mnémonique. L’écrit utilise également deux systèmes syllabaires: le katakana pour les mots d’emprunt et pour l’emphase; le hiragana pour les suffixes et les particules grammaticales. Le parler en soi est par contre moins difficile que son écriture. Le State Department (US) accorde 3 fois plus de temps à ses étudiants pour apprendre le Japonais que pour des langues comme l’Espagnol ou le Français.
6) Le Navajo (langue agglutinante) : Les Américains l’utilisaient comme code pendant la 2-me guerre mondiale, parce qu’il est très difficile, mais aussi parce qu’il n’y avait aucune grammaire ni aucun vocabulaire de publiés. Les Japonais n’avaient pas réussi á ” briser” le code. C’est ce qu’on appelle une langue poly-synthétique, où les mots sont formés par plusieurs morphèmes et sont souvent très longs (il me semble qu’il y a une certaine ambiguité antre « poly-synthétique » et « agglutinante »). Il en résulte aussi beaucoup de contractions, à l’instar du Japonais.
7) L’Estonien (langue agglutinante) : l’estonien représente une forme de transition entre langue agglutinante et langue flexionnelle. Il a un système de déclinaison très rigide. Il y a 14 cas : nominatif, génitif, partitif, illatif, inessif, élatif, allatif, adessif, ablatif, translatif, terminatif, essif, abessif et comitatif (il n’y a pas d’accusatif). C’est bien 2 fois plus que dans la plupart des langues slaves (mais c’est une langue finno-ougrienne !). La langue comporte aussi beaucoup d’exceptions grammaticales, et beaucoup de mots ont plusieurs significations.
8) Le Basque (langue agglutinante) : le Basque est le seul « isolat » d’Europe. C’est probablement la langue la plus ancienne d’Europe, et il est impossible de le relier à aucune langue indo-européenne. Il a 24 cas de déclinaison. C’est une langue synthétique, c.à.d. qu’il utilise les cas pour marquer les relations fonctionnelles entre les mots. Il a un système complexe pour dénote le sujet, l’objet direct et indirect etc…., tout cela étant intégré dans le verbe.
9) Le Polonais: 7 cas de déclinaison et plus d’exceptions grammaticales que de règles. L’Allemand n’a que 4 cas et ils sont tous logiques. Il semble que pour apprendre à utiliser les cas du Polonais, il faille en fait apprendre toute la langue ! De plus, la prononciation est difficile. Il faut être exact sinon les gens n’ont aucune idée de quoi on veut parler. Il y a 35 consonnes!
10) L’Islandais: très difficile à apprendre à cause de son vocabulaire archaïque et sa grammaire complexe. Il est dit que l’Islandais a conservé toutes les vieilles formes de déclinaison et de conjugaison, ce que je ne comprends pas très bien car je lis ailleurs qu’il n’a que quatre cas de déclinaison : nominatif, accusatif, datif et génitif.
Ce n'est encore pas le classement final, car entre autres il manque le Cantonais qui passe, d'après plusieurs sources, comme étant lus difficile que le Mandarin. Je vais donc devoir cogiter encore un brin là-dessus.
Ça n'a pas l'air d'exciter grand-monde (merci à De Cléricy pour son intervention 🙂), mais tant pis, je suis poussé par la curiosité et je continue!
On reviendra sur ces langues, mais traitons ici-même de l’Anglais. Qu’il figure dans cette liste me surprend vraiment, car j’ai toujours entendu dire que c’est une langue facile, avis que je partage personnellement.
Bonjour Georges,
un goût de te lire ...
"L’anglais est facile" est un des préjugés les plus répandus que je connais ... Sans blague. Pour ainsi dire, on le cultive même ...
On écoute souvent que l’anglais est structurellement assez facile et donc à apprendre les doigts dans le nez, ce qui explique prétendument la réussite de l’anglais. C’est peut-être vrai concernant l’apprentissage des connaissances de base mais en total, ce n’est pas fondé. La "simplicité" de l’anglais est trompeuse !
D’abord, si l’on commence à apprendre anglais, la grammaire et aussi le vocabulaire sont conciliants : il n’y a pas de flexion appréciable (contrairement à l’allemand), pas de subjonctif (comme en français), peu de verbes irréguliers. Donc, on a assez vite un vocabulaire de base pour communiquer, le soi-disant basic english. Ce basic english est la vraie langue internationale de nos jours.
Et c’est vraiment énorme, ce qu’on peut dire avec ce petit stock de verbes anglais – la plupart du temps monosyllabiques – qui sont : give, go, have, put, take ... Regarde un bon lexique anglais : des articles des plusieurs pages pour chacun de ces cinq verbes cités, incroyable. Tu vas peut-être dire "ei, le français a aller, avoir, donner, mettre, prendre etc." (mais c’est pas la même chose, c’est rien comparé aux give, go, have, put, take). De plus, le changement glissant des catégories de mot (parts of speech) : les verbes et les adjectifs sont substantivés, les substantifs et même des prépositions sont verbalisés : to down tools, he upped and left. C’est vraiment du pragmatisme anglo-saxon : peut-on être plus économique ?! A peine ...
La réussite de l’anglais est sa sincérité, il se met toujours en mouvement et est prêt d’absorber l’actuel (faut comparer avec le français, c’est l'antipode total !). Son esprit, sa proximité au slang et à la sub-culture, son insolence irrespectueuse font la différence. Et tout cela explique aussi le boom des anglicismes ! Le mot "laptop" n’est rien d’autre qu’un trait de génie linguistique …
La langue anglaise est nonchalante mais aussi highbrow (hyperintellectuel), non seulement anglo-saxonne mais aussi – depuis le 11ième siècle – très romanisée, complétée par des emprunts latin-grecs. La pression de la réduction s’adresse contre la diversité infinie des synonymes du vocabulaire anglais : on risque de confondre le médecin (physician) avec le physicien (physicist) et le sensible (sensitive) avec le raisonnable (sensible). Et surtout la traduction de l’anglais à l’allemand peut être très perfide : une warehouse (fr. magasin, stock) n’est pas du tout une Warenhaus (fr. grand magasin), un textbook (fr. manuel) n’est pas du tout un Textbuch (fr. livret), un gymnasium (fr. gymnase) pas du tout un Gymnasium (fr. lycée), un receipt (fr. quittance, reçu) pas du tout un Rezept (fr. remède), un undertaker (fr. pompes funèbres) pas du tout un Unternehmer (fr. entrepreneur), une fabric (fr. étoffe, tissu) pas du tout une Fabrik (fr. usine), un liquor (fr. liquide) pas du tout un Likör (fr. liqueur). Voilà, des pièges en masse. Pas toujours simple de les reconnaître ! De plus, la synonymie de l’anglais nous offre souvent une multitude de termes pour un seul mot allemand (ou français). Par exemple, si l’on cherche pour le mot allemand "Schlucht" (ravin) son équivalent anglais, on trouve : gorge, chasm, clough, canyon, couloir, crevasse, crevice, cleft, gap, glen, rift, fissure, defile, gulch, gully, ravine. Et Georges, tu sais bien, apprendre la différenciation sémantique, le correct usage avec ces nombreuses sensibilités/nuances de sens ainsi que la sûreté dans les rapports avec les expressions idiomatiques compliquées du vocabulaire de base anglais, c’est vraiment une tâche pour la vie : ici, gulch est-il meilleur que gully ou non, et là, faut-il préférer rift ou plutôt canyon ?!
En résumé, le terrain anglo-saxon, à première vue siiiii ouvert et attrayant, est plein de perfidies et d’entraves, c’est sûr !!!
Dernier argument contre la soi-disant "simplicité" de l’anglais : l’orthographe. Il y a peu de langues où la langue écrite et la langue parlée divergent tant que l’anglais (à part le néogrec, le gallois et ???). L’anglais a été peu systématiquement fixé il y a 600 ans, et depuis ... ?! On ne peut pas dire que les Britanniques sont des combattants passionnés pour une réforme de l'orthographe. Déjà l’écrivain G.B. Shaw a proposé, par plein sarcasme, d’écrire le mot "fish" (poisson) par "ghoti". Pourquoi "ghoti" ?! Tout simple ...
le f comme dans tough
le i comme dans women
le sh comme dans nation
Il y a tant de gens qui disent "Je maîtrise anglais" mais 90% d’eux sont des menteurs ou au moins des frimeurs qui surestiment immodérément leurs connassainces de l’anglais. Donc, il ne faut pas le croire. La langue anglaise est une langue assez compliquée et pas du tout facile, au moins au cas où l’on ne voudrait pas se contenter avec "How are you ?", "It’s fine" et "I love you" ... Perso, j'aime beaucoup l'anglais : très pratique, très souple, très belle !
Petite remarque finale à l'ensemble des langues mentionnées : en tant qu’avocat des langues d’Afrique, il m’importe de dire que beaucoup de langues africaines sont très très difficiles et complexes, le haoussa, le yoruba, le fulfuldé, le tamasheq, le fur, le kanuri, beaucoup de langues éthiopiennes dont le beria, le gurage, le zay, etc. etc. Sans oublier les langues khoisan (autrefois nommées langues bushman ou hottentotes), phylum le plus petit d’Afrique (une trentaine de langues appartenant à cette famille). Les langues khoisan sont caractérisées par des systèmes phonétiques parmi les plus complexes du monde, dont les clicks sont la marque la plus audible ...
Les Britanniques se targuent souvent d’avoir beaucoup plus de vocabulaire que les Français. C’est possible, après tout l’Anglais a massivement emprunté au Français
C'est sûr. Mais seulement à condition du fait que les Britanniques ont emprunté au français ?! Ah ah ah, n'est-ce pas un peu chauviniste ... ?! Le vocabulaire allemand surmonte de loin celui du français mais certainement pas à cause des emprunts français ...
Au fond, je ne crois pas qu’il y ait une langue facile !!!!!!!!!!
Je m’attendais un peu à ce que tu te manifestes sur mon poste. 🙂
Ouf, tu en dis des choses sur l’Anglais. Je n’ai pas le temps de tout cogiter sur le coup, mais je vais tout de suite répondre en ce qui concerne le « vocabulaire Français » et le « vocabulaire « Allemand » ». Tout d’abord, tu devrais savoir (car nous nous sommes déjà rencontrés sur VF, il y a quelques années) que je ne suis pas atteint par une crise de chauvinisme, loin de là. Sais-tu que je me sens un peu « germanique » moi-même, sur les bords, étant Alsacien d’origine ?
J’ai bien dit (je crois) que l’Anglais est, fondamentalement, une langue germanique. Quiconque ne le sait pas ne sait vraiment pas grand-chose de l’Anglais. Avant la conquête normande, les habitants d’une grande partie de l’Angleterre d’aujourd’hui parlaient des dialectes anglo-saxons directement reliés à leurs origines d’un espace compris quelque part entre le nord (Schleswig-Holstein) et l’est de l’Allemagne d’aujourd’hui, qu’ils ont commencé à quitter vers le 5-ème siècle. La fusion de ces dialectes a donné le « Vieil Anglais », très germanique donc mais avec une influence très forte des dialectes scandinaves parlés par les Vikings (avec lesquels les Anglo-Saxons se disputaient le territoire britannique) – scandinaves donc encore une autre source germanique, de fait.
Il n’y a donc aucune surprise de trouver un riche vocabulaire d’origine germanique en Anglais, dont voici quelques exemples un peu au hasard (il y en aurait des centaines, sinon des milliers): le tableau en jpeg ci-dessous.
Donc, quand tu parles de « vocabulaire Allemand », je suis sûr que tu veux parler de ce vieux fond de « vocabulaire germanique », mais il me semble faux de parler de « vocabulaire Allemand ».
Je maîtrise parfaitement l’Anglais, à l’oral aussi bien qu’à l’écrit. Je persisterai à dire que c’est une langue plus facile que beaucoup d’autres. Je pense aussi que dire que toutes les langues sont aussi difficiles les unes que les autres est complètement faux.
Quant aux langues africaines, effectivement, elles ne sont pas citées en général par les gens qui parlent de la difficulté des langues – parce que ces langues ne sont pas étudiées par le « grand public ». Donc merci à toi pour en dire quelques mots, vu que tu en sais beaucoup plus long à leur sujet que la moyenne (moi-même, je n’y connais strictement rien).
- Il classe en tête de liste le Mandarin, le Coréen, le Japonais, l’Arabe et le Cantonais.
- Très difficiles, mais un peu moins, seraient le Hongrois, le Polonais, le Grec, le Slovaque, le Serbo-Croate, le Tchèque, le Roumain, le Bulgare, l’Ukrainien, le Russe, le Thai et le Finnois.
- Le Français n’apparaît qu’au 3-ème rang de difficulté, avec le Turc, l’Allemand, le Néerlandais, les langues Scandinaves, le Hindi/Ourdou, le Farsi et le Bengali.
- L’Indonésien, l’Anglais, l’Italien, le Portugais, et l’Espagnol sont percues comme relativement faciles à apprendre.
Pour compléter les brèves descriptions des langues données plus haut, ce site nous dit du Coréen, l’une des langues les plus difficiles, qu’il est d’apparence plus simple que le Mandarin ou le Japonais puisqu’il n’est pas tonal, d’une part, et utilise un alphabet, d’autre part. Cependant, on se perd dans un dédale grammatical, et l’alphabet est supplémenté par un système idéographique dérivé du Chinois. Beaucoup de sons échappent aux oreilles occidentales.
Et que dit-on du Français ? Très utile pour visiter le pays le plus touristiqué au monde (ce n’est pas moi qui le dis), car (texto) « les Français sont peut-être forts intellectuellement mais ce ne sont pas de polyglottes ». Une langue très « chic » à apprendre, car « associée à la haute couture, la gastronomie, la culture, les vins fins et un très beau pays ». Mais pour que le Français soit vraiment utile, il faut suffisamment bien le parler « car les Français ont tendance à ne pas voir les fautes de langage d’un bon œil». Orthographe, conjugaison et phonétique difficiles. Par contre, l’auteur de ces lignes déclare que la grammaire n’est pas si compliquée que ça. Les difficultés essentielles étant la conjugaison compliquée (comme toutes les autres langues latines), les deux genres (masculin / féminin) et l’orthographe. Plus le fait qu’il y ait beaucoup d’exceptions, mais (dit l’auteur) « pas plus que l’Anglais », ce avec quoi je ne suis pas d’accord.
Donc, le Français est difficile oui, mais relativement parlant il y aurait un bon nombre de langues bien plus difficiles à apprendre. Gros clou planté dans le cercueil de la théorie bien connue comme quoi le Français serait la langue la plus compliquée au monde (c’est en tout cas ce que j’ai souvent entendu dire par des Français).
Pour moi, la langue la plus difficile à apprendre est précisément sa langue maternelle, en l'occurrence le français. Combien de membres du forum peuvent-ils se targuer de parler et surtout d'écrire correctement leur langue ?
D'une façon générale, les langues les plus difficiles à apprendre sont celles dont la phonétique diverge fortement de l'orthographe, entre autres le français, l'anglais, le russe, pour se cantonner au domaine européen.
All Daag, lo geet mueres mäi Wecker. Äls éischt, gin ech da bei den Bäcker. Léif Madame, maacht mir séchs Mötchen dran. S'il vous plaît, parlez-vous pas français ?
Voilà un fil de discussion intéressant, la majeure partie des gens semblant s'inquiéter bien plus de l'apprentissage des langues aisées que de celui de celles qui ne sont pas faciles à dominer...
Je me permettrai de manifester mon désaccord préalable avec le classement de Lexiophiles qui présente le polonais, l'arabe et le hongrois comme plus complexes que le japonais !! Si la phonologie du japonais est en effet relativement aisée – quoique elle comporte des difficultés non négligeables touchant le traitement du phonème « s », les nasales, les consonnes géminées ou celles situées devant /e/ & /i/, par exemple –, sa lecture et son écriture sont d'une complexité rare, sans parler de sa grammaire... Dans le même ordre d'idées, je suis étonné de lire que le khmer serait perçu comme la langue la plus ardue au monde... J'estime que l'écriture, la lecture et la phonologie du tibétain central sont autrement plus compliqués... Je m'étonne par ailleurs de ne voir citées que des langues archi-connues...
Je ne trouve pas que le thaï soit si aisé que cela phonétiquement, et encore moins « logique » du point de vue de l'écriture, eu égard aux consonnes ou groupes consonantiques qui s'articulent d'une seule manière mais peuvent s'écrire de plusieurs façons différentes, particularités qu'on retrouve en tibétain, en français, en arménien et dans d'autres langues. ..Quant au fait que le cantonnais compterait neuf tons, il ne fait pas l'unanimité, beaucoup de linguistes n'en dénombrant « que » six... Des querelles similaires existent à propos des dialectes tibétains ayant développé un système tonal, les spécialistes ne parvenant pas à se mettre d'accord quant à leur nombre, la notion de ton dépendant de la perception que chacun en a, ce qui en rend assez arbitraire la définition, quelque part...
Ne parlons pas de langues caucasiques comme l'oubykh (désormais éteint), le kabarde ou l'abkhaze, extrêmement complexes du point de vue phonétique et grammatical (cf. leur système verbal). Le géorgien est loin d'être simple, lui aussi, à l'instar du basque dont le seul mérite est de présenter un système phonétique abordable... Ne mentionnons pas non plus le navajo, le lakhota, le nuxalk et le shuswap (de la branche salish), le tlingit ou l'otomi, pour ne citer que ces seuls exemples amérindiens, eux aussi extrêmement difficiles, en l'occurrence du simple aspect verbal... On pourrait également saluer le sanskrit, le grec attique et le latin qui offrent nombre de casse-tête grammaticaux...
En ce qui me concerne et si cela peut intéresser les participants à cette thématique, le !xóõ (une langue khoïsan du Botswana et de Namibie faisant partie des idiomes dits « à clics » et composée de deux dialectes) est la langue la plus compliquée que j'aie jusqu'à ce jour étudiée : système phonologique en tous points terrible (le linguiste Anthony Traill avance les chiffres suivants : 4 tons, 87 consonnes, 43 clics & près de 30 voyelles en tenant compte de toutes les combinaisons), grammaire plus que costaude, le système verbal, notamment... Je placerai juste après le kabarde, le navajo, le nuxalk, le lakhota et le japonais...
Le russe est plus complexe que le polonais du point de vue grammatical car il comporte quasiment autant d'exceptions que de régularités et un accent tonique d'une grande mobilité, que ce soit dans les déclinaisons ou les conjugaisons, à la différence de celui du polonais qui tombe systématiquement sur la pénultième... Cela en fait à mon sens la plus complexe des langues slaves, avec le tchèque...
Dire que les quatre cas allemands sont « logiques » ne fait pas de l'allemand une langue régulière et aisée pour autant : du point de vue de sa morpho-syntaxe pure, l'allemand est aussi complexe que le polonais... Pour le polonais, c'est avant tout sa phonologie qui offre le plus de difficultés, et notamment les lois inhérentes à la palatalisation slavonne de certaines consonnes (l'opposition dure/mouillée) qu'on retrouve en russe et en ukrainien ou au traitement des nasales poussé à l'extrême...
Sinon, l'affirmation consistant à dire que le vocabulaire de l'anglais est le plus riche au monde relève d'un mythe : si l'on tient compte de tous les champs sémantiques, celui du français est aussi riche, ne serait-ce que si l'on inclut le lexique artistique, littéraire, culinaire, religieux, botanique, médical ou tout simplement scientifique, à base gréco-latine... Il en va de même pour d'autres langues valeureuses tels l'italien, l'allemand, le japonais ou même le tibétain. Contrairement à une idée trop largement reçue, plus de la moitié du vocabulaire de l'anglais provient avant tout du français dans sa variante normande (du moins est-ce la thèse communément admise, mise au goût du jour par la linguiste Henriette Walter), réalité linguistique dont l'origine remonte à 1066 qui marqua la conquête de l'Angleterre saxonne par Guillaume le Conquérant... Il suffit de considérer la proximité lexicale de l'anglais et du français pour s'en convaincre, n'en déplaise à d'aucuns qui voudraient que le lexique de l'anglais fût directement issu du latin.
Je prends également la liberté de réagir à quelques autres éléments que vous avez soulevés, GeorgesOZ, en espérant ne pas me montrer malvenu :
– Pour lire un journal japonais, il convient de maîtriser quelque deux mille caractères – deux mille cent trente-six qu'on désigne de jôyô kanji, ou « caractères de tous les jours », pour être vraiment précis – correspondant à ceux que tout Japonais est censé dominer à la fin de l'équivalent du lycée (avant 1980, ce chiffre était de mille neuf cent quarante-cinq) et eu égard à la modeste expérience que j'ai de cette langue, j'affirme que cinq cents ne suffisent absolument pas...
– Quoique très déroutant de prime abord, l'inuktitut n'est à mon sens pas très compliqué – la variante kalaallisut du Groenland est toutefois plus délicate d'apprentissage – car tout comme le quechua ou le turc, par exemple, il ne comporte aucune exception... Il en va de même du finnois, du hongrois et de l'estonien qui présentent une grammaire très régulière, même s'ils figurent parmi les langues finno-ougriennes présentant le plus de désinences casuelles et de suffixes... Je m'empresse d'ajouter que je trouve le système phonétique de ces trois langues bien plus facile que celui de la plupart des langues asiatiques.
– D'autre part, et pardon de me montrer quelque peu tatillon, le hongrois et le finnois ne sont pas ouralo-bouriates : ce sont des langues ouraliennes. Il faut noter que pour la langue de Finlande, le seul terme correct est « finnois », celui de « finlandais » se rapportant au peuple et au pays... En outre, contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'estonien possède bel et bien un accusatif qui n'est autre que le génitif, comme pour la plupart des langues ouraliennes du sous-groupe fennique. Il n'y a que certaines langues permiennes (dont le mari) qui distinguent encore l'accusatif (terminaison « -m ») du génitif (terminaison « -n »), sans doute par contamination du tatare & du tchouvache, tous deux du rameau turc mais dont l'aire linguistique est voisine de celle du mari.
– Quant au basque, rien ne permet de dire que ce soit la plus ancienne langue d'Europe, même si je serais tenté de pencher comme vous dans ce sens : du fait de l'absence de documents écrits, à une époque où l'oralité primait sur le reste, nul ne sera sans doute en mesure d'attester cela... Bien qu'ils aient disparu, l'étrusque, le scythe et le hittite sont eux aussi très anciens et d'une grande complexité...
Pardon pour la longueur de ce message et bonne fin d'après-midi !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Bonjour et grand merci pour cette longue intervention. Je (et d'autres intéressés peut-être?) vais avoir à digérer un peu avant de pouvoir tenter une réponse. Mais ce n'est que partie remise! 🙂
Donc, le Français est difficile oui, mais relativement parlant il y aurait un bon nombre de langues bien plus difficiles à apprendre. Gros clou planté dans le cercueil de la théorie bien connue comme quoi le Français serait la langue la plus compliquée au monde (c’est en tout cas ce que j’ai souvent entendu dire par des Français).
Cocorico étranglé !
C'est une impression que j'ai : en France, on adore les superlatifs, tout particulièrement lorsqu'il est question de la France et des français. "Le français" est "la plus belle langue du monde", "la plus riche", "la plus compliquée". Quel prestige mêlé de mystère ! Il en va de même que pour "la plus belle avenue du monde" : la vérification empirique de l'affirmation n'est pas facile 😉
Ce que je trouve intéressant ici n'est pas la classification de la difficulté objective des langues mais bien la subjectivité de ladite classification. La seule question pertinente à poser serait : quelles sont les langues les plus difficiles à apprendre pour "X".
Quand on est locuteur tchèque, le slovaque est une formalité et le russe un jeu d'enfant. Quand on est français, l'espagnol n'est pas un obstacle insurmontable ni même le roumain, alors que ces deux dernières langues posent de vrais problèmes aux tchèques cités précédemment.
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
Je reviens sur cette discussion avec retard car je suis assez occupé par ailleurs. J’espère qu’il était clair que certaines opinions citées plus haut n’étaient pas de moi, mais rencontrées sur le net. Je les avais fournies pour alimenter la discussion.
Le polonais et l'arabe vs le japonais :
Je suis familier avec l’arabe et le russe (ce qui me permet d’avoir une petite idée de ce que le polonais peut être, que tu dis être plus simple). Je ne connais rien du japonais, mais à lire ce qu’on en dit, tu sembles bien avoir raison. Ton avis rejoint d’ailleurs celui de beaucoup d’autres personnes qui semblent savoir de quoi elles parlent. (Je me permets de te tutoyer 🙂).
Le khmer : je ne faisais que donner au passage l’opinion de qqn d’autre. J’ai entendu dire que sa prononciation est plutôt difficile, mais ce ne serait sans doute pas la seule langue à être difficile à prononcer pour beaucoup d’étrangers.
Le tibétain : totalement inconnu de moi, tu sembles savoir et je te fais toute confiance ….
« Je m'étonne par ailleurs de ne voir citées que des langues archi-connues... » : ce n’est pas trop surprenant, il n'y a pas beaucoup d'experts en la matière et participant à la discussion. Cependant, on a quand-même mentionné quelques langues plus « exotiques » des Amériques. Tu en cites toi-même un certain nombre qui semblent être d’une certaine difficulté.
La phonétique du thaï: je ne vois pas où serait la grande difficulté. Les consonnes sont « faciles » (comparées à l’arabe, par exemple !). Beaucoup dans le monde n’ont aucun problème à prononcer un « h » aspiré, un « ng » ou des diphtongues, ni à faire la différence entre syllabes longues et courtes (les Latins dont les Français font exception). Restent les tons, mais est-ce si difficile que ça ?
L’écriture du thaï : tu ne la trouves pas « logique », « eu égard aux consonnes ou groupes consonantiques qui s'articulent d'une seule manière mais peuvent s'écrire de plusieurs façons différentes ». Je crois que tu as là un certain préjugé. Pourquoi un caractère donné ne pourrait-il pas inclure le ton, en plus de son articulation phonétique ? C’est exactement ce que véhiculent les caractères de l’écriture thaïe, dans un système bien élaboré (on soupçonne une forte influence, par l’intermédiaire du khmer, des écoles linguistiques de l’Inde ancienne).
Si on prend l’exemple du « cho ching » et du « cho chang », il s’agit bien du même son « ch » (ou « tch » en français, comme dans « tchèque »), donc oui, d’accord : 2 caractères pour un phonème. Mais le fait qu’il y ait deux caractères différents reflète la classe consonantique dans laquelle le ton sera déterminé (classes « haute » et « basse » pour l’exemple donné). Ce qui complique l’affaire, c’est qu’il y a en thaï un certain nombre de caractères obsolètes (mais donc très peu utilisés) ainsi que des caractères différents pour certains mots dérivés des langues indiennes alors que la prononciation thaïe ne peut pas différencier. C’est un peu comme ce qui se passe avec toutes ces consonnes arabes que les locuteurs du farsi / persan (qui véhicule un très grand nombre de mots dérivés de l’arabe), ne peuvent pas différencier : « zal », « ze », « za », « zad » … « te » et « ta », etc…. se prononcent de la même façon (« z » et « t ») en farsi, mais pas en arabe. Un autre excellent exemple : les deux « h » de l’arabe sont vraiment des sons très différents mais sont prononcés exactement de la même façon en farsi, donc « deux caractères pour le même son ».
Bien sûr, on peut regretter que les Thaïs n’aient pas opté pour un système plus simple à apprendre (pour les étrangers), usant des signes diacritiques (comme le pinyin) ou une codification à la fin de chaque mot comme le Hmong (système RPA créé par des missionnaires, par lequel on indique le ton avec certaines lettres écrites en fin de mot).
Puisqu’on évoque le Hmong, les tons sont tellement signifiants que, paraît-il, les gens peuvent communiquer simplement en chantant les tons, sans prononcer les mots eux-mêmes. Les amoureux clandestins, dit-on, se parleraient en usant de guimbardes…. 😉 C’est pour dire à quel point on fait erreur quand on ne fait pas attention aux tons dans les langues tonales. Avis aux amateurs pour le thaï (et autres langues tonales): l'amateurisme ne passe pas bien!
Français, anglais (et latin) : tout à fait d’accord avec toi.
Quant à tes autres commentaires, ils n’étaient nullement malvenus, aucun souci ! Je n’ai pas prétendu que le basque soit la plus ancienne langue d’Europe dans l’absolu, il y a bien sûr toutes ces langues mortes européennes…
Voilà, tout ça est bien long mais le sujet est vaste. Il y a un autre commentaire récurrent dans cette discussion, c’est qu’aucune langue ne serait difficile (ou facile) dans l’absolu, mais ne le serait que relativement à une personne donnée. C’est bien sûr vrai. Mais il y a une autre façon de poser la question :
- a) pour une personne donnée, quelles seraient les langues particulièrement difficiles, une fois sorti des langues apparentées à la langue (ou aux langues) d’origine de cette personne ? Donc, si on prend le cas de l’espagnol, on ne devrait pas tenir compte de l’avis des locuteurs d’autres langues latines, francophones et autres.
- b) et si on faisait le tour du monde, quelles seraient les langues qui seraient le plus souvent considérées comme particulièrement difficiles ?
C’est dans cette optique que je voyais la discussion. Presque tout le monde s’accorde pour dire que le bahasa indonesia est assez facile alors que le japonais n’est pas du gâteau …. Etc… etc…. la discussion est évidemment loin d’être close.
Je vais moi aussi passer au tutoiement car je ne veux pas passer pour quelqu'un de trop cérémonieux...
En fait, il ne s'agissait pas d'un préjugé de ma part, rassure-toi... Je m'étonnais simplement que personne n'ait mis en exergue la difficulté de l'écriture du thaï et du khmer, certains phonèmes pouvant s' « orthographier » (si j'ose dire) de plusieurs façons différentes selon les mots dans lesquels ils se trouvent, tout comme en tibétain, d'ailleurs, ou même en français qui connaît nombre d'homophones (quand, Caen, qu'en, mâle, mal, malle, etc.) et d'oppositions orthographiques (carte et quarte, par exemple). Les alphasyllabaires brahmiques présentent souvent de tels contrastes.
J'espère que personne n'aura pris en mauvaise part mes considérations sur le thaïlandais et le khmer que je connais trop mal pour être capable d'en parler de façon approfondie...
À bientôt !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Ne t’inquiète pas, il n’y a aucune raison de prendre ombrage de quoi que ce soit. Cette discussion est restée très courtoise, peut-être parce que peu de gens y ont participé. 🙂 Il est vrai que l’écriture du thaï est vraiment ardue, même si elle opère selon un système logique. Une logique tout à fait mathématique car elle déterminée dans un espace multi-dimensionnel, les dimensions étant :
- la classe des consonnes (d’où cette « écriture multiple » que tu critiques) ;
- la qualité « morte » ou « vivante » des syllabes (qui elle-même dépend de la longueur des voyelles ainsi que des consonnes terminales, quand il y en a) ;
- l’ajout possible de 4 signes diacritiques ;
- l’ajout possible en début de syllabe d’une consonne de la classe « haute » (le « ho hiip ») qui reste muette mais qui modifie la classe consonnantique.
L’influence indienne est grande : approche systématique de la phonétique, et usage de termes évidemment indiens. Les signes diacritiques mentionnés plus haut sont les « mái », et les trois premiers s’appellent « mái èk », « mái tho » et « mái trii », où on reconnaît bien sûr les chiffres 1, 2 et 3 du sanscrit. Cela rappelle de nouveau le parallèle avec le couple arabe-farsi : les termes grammaticaux en farsi sont essentiellement des termes arabes.
En fait, au risque de choquer, je serais tenté de dire que le thaï s’écrit exactement comme il se prononce, et vice-versa … mais il y a toutes ces exceptions dont je parlais dans mon message précédent. Il faut en tout cas avoir passé suffisamment de temps à apprendre cette écriture pour apprécier sa logique. Cela fait bien 5 ans que je m’y attaque et j’ai eu beaucoup de mal (mais je ne pouvais pas m���y consacrer complètement). Ce n’est que dernièrement que je commence vraiment à m’y retrouver.
Si l’écriture du khmer appartient elle aussi à la famille brahmique, il doit y avoir au moins une grande différence, à savoir que le khmer n’est pas une langue tonale, pour autant que je sache. Cela doit considérablement simplifier l’affaire. Mais je l’ai dit, je ne connais strictement rien au khmer.
Tout dépend déjà de sa langue natale et de son environnement quotidien...
Pour un français, la prononciation de l'anglais est difficile mais celle du japonais très simple. Mais le contraire n'est pas forcément vrai : pour un Japonais, prononcer le français est difficile car il comprend des sons qui n'existent pas en japonais (le R notamment, ou des suites de consonnes qui sont un calvaire pour un Japonais).
Je connais des français qui pratiquent un peu le mandarin mais qui considère le cantonnais comme insurmontable...
Pour un français, l'apprentissage de langue latine comme l'espagnole ou l'italien est assez simple.
Le japonais sera mieux assimilé si l'on a déjà fait de l'allemand... Mais on le lira mieux si l'on a déjà fait du chinois.
Il n'y a donc pas, à mon avis, de langue que l'on peut déclarer comme étant "universellement" difficile.
Par ailleurs, au-delà de 3 à 5 ans, notre oreille se forme aux sons qui nous entourent. Une étude a prouvé que, lorsque l'on prononçait 5 fois "TA" de suite, 4 fois avec un accent français, 1 fois avec un accent indien, un môme de 3 ans pouvait faire la différence... mais pas un adulte. On s'habitue à des sons qui rendent ensuite l'apprentissage de certaines langues d'autant plus difficiles.
Comme cela a été évoqué, pour l'anglais notamment, une des principales, voire la principale difficulté pour l'apprentissage d'une langue est son degré d'opacité.
Ce terme de linguistique recouvre une donnée statistique portant sur le degré de concordance entre l'écrit et l'oral, c'est-à-dire le pourcentage de mots qui ne s'écrivent pas comme ils se prononcent et inversement.
L'anglais et le français figurent de loin parmi les langues les plus opaques du de notre continent, avec une opacité supérieure à 80 %.
Ce qui n'est pas le cas de l'allemand, où la principale discordance porte sur l'écriture des voyelles longues, que l'on fait suivre d'un "e" ou d'un "h".
La seule langue entièrement transparente est la lingvo internacia (esperanto). D'où son succès croissant sur Internet, sa simplicité et sa syntaxe hyper-logique par agglutination d'affixes autour de la racine permettant de nuancer le langage et l'écrit de façon formelle, sans distorsion de compréhension entre les locuteurs.
Un institut allemand ('Institut de Pédagogie cybernétique de Paderborn: http://fr.wikipedia.org/wiki/Valeur_propédeutique_de_l'espéranto) a mené une étude sur la facilité d'apprentissage de l'allemand par des Européens non-germanophones de naissance.
Le protocole utilisé a consisté à étudier l'acquisition de l'allemand, (ainsi que des autres principales langues européennes pour comparaison) par une population précise, les élèves de classe de terminale ayant étudié une langue étrangère en première langue.
Le critère pris en compte a été la détermination du niveau moyen obtenu en allemand par le panel de Français au terme de ces 2 000 heures d'apprentissage d'allemand première langue.
Voici ce que cette étude a montré:
Pour obtenir le même niveau d'acquisition d'une autre langue, lorsque 2 000 heures d'allemand auront donc été nécessaires, il aura fallu:
1 500 heures d'anglais pour atteindre ce même niveau;
1 000 heures pour l'italien;
150 heures pour la lingvo internacia (esperanto).
Ce qu'on peut en conclure:
L'allemand est très difficile à apprendre pour un Français du fait du vocabulaire initialement inconnu, car ces deux langues ne sont pas issues de la même filiation au sein des langues indo-européennes (branches germanique et latine, contrairement au couple français/anglais); l'autre difficulté étant d'ordre grammatical (déclinaison de l'allemand).
La difficulté d'apprentissage des deux autres langues citées, l'anglais, l'italien et la lingvo internacia, est directement corrélée à son degré d'opacité.
La facilité d'apprentissage de la lingvo internacia est la cause de son succès croissant sur Internet (pratiquée dans plus de 200 pays). D'abord parce que c'est la seule langue que l'on peut apprendre en autodidacte sur Internet.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Apprentissage_de_l'espérantohttp://fr.lernu.net
Cette langue est exclusivement construite sur des racines indo-européennes, dans les proportions suivantes:
La grammaire est régulière, à l'instar de la grammaire chinoise (mandarin) où persane (farsi)
Cette langue est équitable, elle est la langue officielle d'aucun peuple ou nation. Elle est stricte et exclut toute forme de variante régionale.
Sa prononciation utilise des phonèmes universels, prononçables par tous.
Sa construction est logique: affixation de la racine pour la nuancer, et donc exprimer sans biais possible une idée ou un sentiment.
La phrase émise est construite de sorte à être reçue de façon formelle, à être décryptée par le récepteur sans approximation liée aux idiomes des deux langues natales.
L'Humanité a créé trois langages logiques universels et univoques: le langage mathématique, le solfège et la lingvo internacia. C'est comme c'est écrit, et ça s'écrit d'une seule façon.
Des études de l'UE ont montré que l'anglais n'était réellement compris efficacement que par moins de 5 % des Européens non-anglophoes. L'UE a conclu à un échec de la généralisation de l'anglais.
NB: en linguistique, l'anglais dédié à cet usage transnational est qualifié de langue véhiculaire, et non de langue internationale, comme on peut abusivement (... ou idéologiquement) le lire ou l'entendre ça et là).
Les problèmes découlant de l'usage d'une langue nationale comme langue véhiculaire sont les suivants:
- deux locuteurs dont l'anglais est pour l'un deux la langue natale provoque une dissymétrie en terme de rapport de force. L'échange n'est pas équitable.
- deux locuteurs non-anglophones de naissance utilisent leur anglais personnel, ayant des lacunes inévitables qui ne seront pas les mêmes que celles de son interlocuteur.
d'où des biais de compréhension.
Et puis il y a des précédents historiques d'usage de langues nationales comme langue véhiculaires. L'anglais n'est pas la première langue à avoir été utilisée sur un registre transnational.
Avant lui, il y a eu, près de nous deux langues qui ont suivi ce sinistre chemin: l'araméen au Proche-Orient et le latin dans le Bassin Méditerranéen.
Ces langues étant parlées ... et dénaturées par des non natifs ont systématiquement périclité.
L'araméen s'est morcelé et a donné des apports importants à ce qui deviendra les langues sémitiques actuelles, et le latin a littéralement implosé en perdant ses déclinaisons qui faisaient sa richesse littéraire. "de la" est une forme grammaticale commune à toutes les langues latines actuelles, car cet abandon des déclinaisons est apparu au sein du latin-même du fait d'une succession de dégénérescence d'usage (latin populaire, bas latin). Car l'Empire Romain était en grande partie peuplé d'étrangers, de populations transfuges, au gré des conquêtes militaires et de l'accaparement d'esclaves.
De ces deux langues il ne reste rien en tant que telles. Une forme d'araméen tardif est encore pratiqué dans une zone géographique restreinte (région de Petra, Jordanie) et même le latin d'église n'a jamais été parlé comme tel dans une quelconque région et à une quelconque époque dans l'Empire Romain. C'est une reconstruction à usage interne au sein l'Eglise Apostolique et Romaine.
Ces précédents de mort annoncée d'une langue nationale "élevée" (ou rabaissée !...) au titre de langue véhiculaire inquiète sérieusement les linguistes et les écrivains Anglo-saxons actuels.
Cette crainte est née il y a quelques décennies déjà en Grande-Bretagne, et a traversé l'Atlantique au point d'inquiéter l'Administration Américaine du Président Obama, celui-ci ayant évoqué l'étude d'un projet de loi ayant pour objectif d'instaurer l'apprentissage obligatoire de la lingvo internacia en deuxième langue, afin de promouvoir cette langue à l'échelle internationale, en lieu et place, à terme, de l'anglais. Nous connaissons le rôle du lobbying aux USA; ce projet de loi, s'il voit le jour, ne sera pas l'oeuvre d'un supposé lobby esperantiste, mais bien d'un lobby animé par des intellectuels américains soucieux de l'intégrité pérenne de leur langue.
Continuer ainsi, au niveau européen international, de promouvoir l'anglais comme étant la "langue internationale" (sic) n'est pas un grand service à rendre à cette langue anglaise chargée d'histoire et de littérature.
Des courriels en anglais bizarre affluent dans la BAL de Sir William Shakespeare. Alors, forcément, ce dernier enfourche son destrier et accoure à Buckingham pour s'exclamer: "Sire, il y a quelque chose de pourri dans notre Royaume!"
PS: je n'ai plus le lien sous la main, mais l'UE dépense chaque année des centaines de millions d'euros à payer, entretenir et loger des milliers de traducteurs dans ses différentes instances, à Strasbourg, Bruxelles ou Luxembourg.
Cet état de fait est bien une reconnaissance en règle de l'échec de l'apprentissage et de l'usage de l'anglais au sein de l'UE. Des institutions, mais aussi dans les échanges interpersonnels, touristiques, économiques et amicaux de toute sorte dans un si grand espace de libre échange.
Un petit stage obligatoire de 150 heures d'espéranto pour nos euro-technocrates, euro-bureaucrates, euro-députés et le personnel qui leur est adjoint, quelles économies en perspective pour nous autres contribuables européens !
Comme cela a été évoqué, pour l'anglais notamment, une des principales, voire la principale difficulté pour l'apprentissage d'une langue est son degré d'opacité.
Cher ArbaraElfo,
Merci pour votre manifeste pro domo en faveur de l'espéranto, manifeste auquel je me permets de réagir en tant que linguiste, en espérant que vous ne m'en voudrez pas trop...
Mille pardons mais l'orthographe d'une langue donnée ne constitue qu'une difficulté parmi d'autres, et certainement la principale... Prenez le cas du géorgien, pour ne citer que lui (n'y voyez aucun chauvinisme déplacé de ma part), et vous constaterez que bien qu'il se prononce comme il s'écrit, et inversement, il fait néanmoins partie des langues les plus complexes qui se puissent trouver dans le monde...
Ce terme de linguistique recouvre une donnée statistique portant sur le degré de concordance entre l'écrit et l'oral, c'est-à-dire le pourcentage de mots qui ne s'écrivent pas comme ils se prononcent et inversement.
L'anglais et le français figurent de loin parmi les langues les plus opaques du de notre continent, avec une opacité supérieure à 80 %.
Ce pourcentage que vous avancez est totalement arbitraire et devrait être ramené à environ 50%, ce qui ne serait déjà pas mal... Je me permets d'ajouter que les gaéliques irlandais et écossais sont encore plus « opaques » que l'anglais ou le français, ne se lisant que rarement comme ils s'écrivent...
Une phrase comme bidh i a' tighinn dhachaigh a dh'aithghearr (elle rentrera bientôt à la maison) ne se prononce absolument pas comme elle apparaît, et ce n'est qu'un exemple parmi des milliers...
Ce qui n'est pas le cas de l'allemand, où la principale discordance porte sur l'écriture des voyelles longues, que l'on fait suivre d'un "e" ou d'un "h".
Ce n'est pas vrai non plus... Certaines voyelles sont longues par nature, lorsqu'elles ne sont pas suivies d'une consonne doublée, notamment. Quelques exemples qui me viennent immédiatement à l'esprit : Vater, Brot, Tod, lägen, Boot, etc. ...
La seule langue entièrement transparente est la lingvo internacia (esperanto). D'où son succès croissant sur Internet, sa simplicité et sa syntaxe hyper-logique par agglutination d'affixes autour de la racine permettant de nuancer le langage et l'écrit de façon formelle, sans distorsion de compréhension entre les locuteurs.
Langue totalement artificielle créée voici une centaine d'années ne pouvant s'enorgueillir d'aucun passé époruvé, du point de vue historique, d'aucune littérature classique et destinée avant tout aux locuteurs de langues romanes, ce qui exclut ipso facto l'humanité dans son entier. Si un Finlandais, un Hongrois ou un Chinois devaient en aborder l'étude, par exemple, ils éprouveraient de multiples difficultés, à la différence d'un Français, d'un Italien ou d'un Espagnol...
Un institut allemand ('Institut de Pédagogie cybernétique de Paderborn: http://fr.wikipedia.org/...tique_de_l'espéranto) a mené une étude sur la facilité d'apprentissage de l'allemand par des Européens non-germanophones de naissance.
Le protocole utilisé a consisté à étudier l'acquisition de l'allemand, (ainsi que des autres principales langues européennes pour comparaison) par une population précise, les élèves de classe de terminale ayant étudié une langue étrangère en première langue.
Le critère pris en compte a été la détermination du niveau moyen obtenu en allemand par le panel de Français au terme de ces 2 000 heures d'apprentissage d'allemand première langue.
Voici ce que cette étude a montré:
Pour obtenir le même niveau d'acquisition d'une autre langue, lorsque 2 000 heures d'allemand auront donc été nécessaires, il aura fallu:
1 500 heures d'anglais pour atteindre ce même niveau;
1 000 heures pour l'italien;
150 heures pour la lingvo internacia (esperanto).
Là encore, chiffres totalement fantaisistes ne tenant absolument pas compte de la personnalité de chaque élève et des facultés naturelles qu'il peut présenter ou non pour les langues précitées...
Ce qu'on peut en conclure:
L'allemand est très difficile à apprendre pour un Français du fait du vocabulaire initialement inconnu, car ces deux langues ne sont pas issues de la même filiation au sein des langues indo-européennes (branches germanique et latine, contrairement au couple français/anglais); l'autre difficulté étant d'ordre grammatical (déclinaison de l'allemand).
Les déclinaisons d'une langue sont loin d'en constituer la difficulté majeure, surtout celles de l'allemand plutôt aisées, par rapport à celles de l'islandais, par exemple...
La difficulté d'apprentissage des deux autres langues citées, l'anglais, l'italien et la lingvo internacia, est directement corrélée à son degré d'opacité.
Absolument pas d'accord, la prononciation de l'anglais étant autrement plus complexe que la façon dont il écrit ses phonèmes...
La facilité d'apprentissage de la lingvo internacia est la cause de son succès croissant sur Internet (pratiquée dans plus de 200 pays). D'abord parce que c'est la seule langue que l'on peut apprendre en autodidacte sur Internet.
On peut parfaitement apprendre d'autres langues sur Internet à la condition de s'y employer sérieusement, en frappant aux bonnes portes, si je puis m'exprimer ainsi, par le biais de sites fiables...
Cette langue est exclusivement construite sur des racines indo-européennes, dans les proportions suivantes:
Ne m'en veuillez pas si je ne vois vraiment pas en quoi cela représente un avantage...
La grammaire est régulière, à l'instar de la grammaire chinoise (mandarin) où persane (farsi)
Désolé mais la grammaire du fârsî est loin d'être régulière (voir la formation du pluriel et celle des noms d'origine arabe, la conjugaison où le verbe à l'infinitif présente parfois un autre thème dans les formes conjuguées du présent et du passé, les participes ou encore les verbes composés).
Cette langue est équitable, elle est la langue officielle d'aucun peuple ou nation. Elle est stricte et exclut toute forme de variante régionale.
Que veut dire « équitable », s'agissant d'une langue ? En quoi le fait que l'espéranto n'est la langue d'aucun peuple ou nation en facilite-t-il l'usage, du strict point de vue linguistique ?
Sa prononciation utilise des phonèmes universels, prononçables par tous.
Comme ceux du latin classique qui se prononce comme il s'écrit, par exemple...
L'Humanité a créé trois langages logiques universels et univoques: le langage mathématique, le solfège et la lingvo internacia. C'est comme c'est écrit, et ça s'écrit d'une seule façon.
Même s'il y aurait beaucoup à dire sur cette autre assertion, le solfège n'étant que l'aboutissement de plusieurs systèmes coexistants qui remontent à Pythagore, en quoi cela désigne-t-il l'espéranto comme langue mondiale ?
Des études de l'UE ont montré que l'anglais n'était réellement compris efficacement que par moins de 5 % des Européens non-anglophoes. L'UE a conclu à un échec de la généralisation de l'anglais.
Pardonnez-moi mais pouvez-vous citer les sources de ces chiffres abracadabrantesques, s'il vous plaît ?
Les problèmes découlant de l'usage d'une langue nationale comme langue véhiculaire sont les suivants:
- deux locuteurs dont l'anglais est pour l'un deux la langue natale provoque une dissymétrie en terme de rapport de force. L'échange n'est pas équitable.
- deux locuteurs non-anglophones de naissance utilisent leur anglais personnel, ayant des lacunes inévitables qui ne seront pas les mêmes que celles de son interlocuteur.
d'où des biais de compréhension.
Je suis au regret de vous affirmer que si l'espéranto devenait koinê internationale, il en irait de même...
Et puis il y a des précédents historiques d'usage de langues nationales comme langue véhiculaires. L'anglais n'est pas la première langue à avoir été utilisée sur un registre transnational.
Avant lui, il y a eu, près de nous deux langues qui ont suivi ce sinistre chemin: l'araméen au Proche-Orient et le latin dans le Bassin Méditerranéen.
Et aussi le français ou encore l'italien, et cela dès le XVIème siècle...
Ces langues étant parlées ... et dénaturées par des non natifs ont systématiquement périclité.
L'araméen s'est morcelé et a donné des apports importants à ce qui deviendra les langues sémitiques actuelles, et le latin a littéralement implosé en perdant ses déclinaisons qui faisaient sa richesse littéraire. "de la" est une forme grammaticale commune à toutes les langues latines actuelles, car cet abandon des déclinaisons est apparu au sein du latin-même du fait d'une succession de dégénérescence d'usage (latin populaire, bas latin). Car l'Empire Romain était en grande partie peuplé d'étrangers, de populations transfuges, au gré des conquêtes militaires et de l'accaparement d'esclaves.
Les déclinaisons d'une langue ne font nullement sa « richesse littéraire » : c'est le passé de la langue elle-même et ses auteurs qui la constituent... Cette histoire de la langue latine et de son évolution présente des raccourcis qu'il est impossible de ne pas réfuter, l'usage populaire d'une langue la faisant évoluer de façon naturelle...
De ces deux langues il ne reste rien en tant que telles. Une forme d'araméen tardif est encore pratiqué dans une zone géographique restreinte (région de Petra, Jordanie) et même le latin d'église n'a jamais été parlé comme tel dans une quelconque région et à une quelconque époque dans l'Empire Romain. C'est une reconstruction à usage interne au sein l'Eglise Apostolique et Romaine.
Il est évident que le latin dit « ecclésiastique » n'a jamais été parlé stricto sensu par les populations de l'Empire Romain, puisqu'il n'apparaît en tant que tel qu'avec les Carolingiens et notamment avec l'avènement de Charlemagne... Simple question de logique historique... Cela étant dit, le latin a toujours été la langue officielle des structures et ministères de l'Imperium, et cela jusqu'au milieu du XVème siècle.
D'autre part, je me permets de vous informer qu'il continue d'être pratiqué par des millions de passionnés au nombre desquels je me permets modestement de m'inclure. Il demeure aussi langue officielle du Vatican et notamment du Saint-Siège... Dire qu'il ne « reste rien » de la latinitas chère à Érasme ou à d'autres est plus que hâtif...
Ces précédents de mort annoncée d'une langue nationale "élevée" (ou rabaissée !...) au titre de langue véhiculaire inquiète sérieusement les linguistes et les écrivains Anglo-saxons actuels.
Cette menace pèse sur toutes les langues qui se trouvent réduites à l'état de langue vernaculaire, et en l'occurrence sur le globish actuel insupportable, pidgin monstrueux qui ferait bondir Byron, Twain ou Wilde...
Cette crainte est née il y a quelques décennies déjà en Grande-Bretagne, et a traversé l'Atlantique au point d'inquiéter l'Administration Américaine du Président Obama, celui-ci ayant évoqué l'étude d'un projet de loi ayant pour objectif d'instaurer l'apprentissage obligatoire de la lingvo internacia en deuxième langue, afin de promouvoir cette langue à l'échelle internationale, en lieu et place, à terme, de l'anglais. Nous connaissons le rôle du lobbying aux USA; ce projet de loi, s'il voit le jour, ne sera pas l'oeuvre d'un supposé lobby esperantiste, mais bien d'un lobby animé par des intellectuels américains soucieux de l'intégrité pérenne de leur langue.
Pourriez-vous, là encore, citer vos sources, s'il vous plaît ? En effet, ce scoop (pardonnez l'anglicisme) me paraît énorme...
Un petit stage obligatoire de 150 heures d'espéranto pour nos euro-technocrates, euro-bureaucrates, euro-députés et le personnel qui leur est adjoint, quelles économies en perspective pour nous autres contribuables européens !
La suppression des multiples organes européens malades et le retour urgent à l'Europe des Douze apparaîtra très bientôt comme le seul remède aux dépenses insensées et aux multiples maux dont les Européens souffrent actuellement. De surcroît, si nous devions élire une langue commune à toute l'Europe, il conviendrait de revenir au latin, et cela pour des raisons tant historiques que culturelles...
Bonne fin de journée !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Ce terme de linguistique recouvre une donnée statistique portant sur le degré de concordance entre l'écrit et l'oral, c'est-à-dire le pourcentage de mots qui ne s'écrivent pas comme ils se prononcent et inversement.
L'anglais et le français figurent de loin parmi les langues les plus opaques du de notre continent, avec une opacité supérieure à 80 %.
Ce pourcentage que vous avancez est totalement arbitraire et devrait être ramené à environ 50%, ce qui ne serait déjà pas mal... Je me permets d'ajouter que les gaéliques irlandais et écossais sont encore plus « opaques » que l'anglais ou le français, ne se lisant que rarement comme ils s'écrivent...
Une phrase comme bidh i a' tighinn dhachaigh a dh'aithghearr (elle rentrera bientôt à la maison) ne se prononce absolument pas comme elle apparaît, et ce n'est qu'un exemple parmi des milliers...
Et que dire des langues asiatiques... surtout si l'on n'en connaît pas les caractères, les alphabets ou les abécédaires !
Car à la base, il ne s'agissait pas seulement d'évoquer les langues européennes, mais les langues du monde...
Et que dire des langues asiatiques... surtout si l'on n'en connaît pas les caractères, les alphabets ou les abécédaires !
Car à la base, il ne s'agissait pas seulement d'évoquer les langues européennes, mais les langues du monde...
Je souscris entièrement à cette évidence de taille que vous rappelez !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Au risque de deterrer un sujet ancien, je tenais quand meme a m'exprimer. Je m'excuse d'avance pour les accents, j'ai un clavier qwerty.
Je suis tres loin de connaitre toutes les langues du monde, mais je serais curieux de savoir si grammaticalement il y a une langue plus compliquee que le francais. De plus, le "R" phonetique de la langue francaise me semble plutot unique.
Je veux dire, on en fait quand meme des concours (cf les timbres de l'orthographe) et je me demande si les laureats font du zero-faute.
Je pense ne pas me tromper en disant que tres peu de personnes sont capables d'ecrire le francais sans faire de faute d'ortographe sans se relire.
D'autre part, quand je vois la tristesse de l'orthographe des personnes de ma generation, je me dis que bientot les gens capables d'ecrire le francais correctement seront des perles rares.
Retrouve-t-on ces 3 elements dans une autre langue ??
Si les langues agglutinantes sont censees etre des langues plus compliquees je n'approuve pas du tout.
Quand je vois qu'en japonais pour dire "n'est-ce pas?", il suffit de rajouter "ne" a la fin du mot, je suis curieux de savoir comment un japonais prononcerait "n'est-ce pas". Apres certes ca semble simple dit comme cela, j'imagine que c'est plus complexe que ca en a l'air.
J'avais essaye d'apprendre le turc seulement a l'aide d'internet, et si phonetiquement j'etais incapable de reproduire certains sons de la langue turque (tel que le ı, i sans point), a l'ecrit je l'ai trouve d'une incroyable facilite.
Je n'ai pas eu l'occasion d'apprendre le thai, par contre j'ai passe 15 jours en Thailande, phonetiquement la langue ne m'a pas parue insurmontable.
Par contre j'ai vecu quelques mois avec un Coreen, la j'avais du mal a prononcer ne serait-ce que les prenoms, qui paraissent pourtant faciles a l'ecrit (Sangwon, Hyeji...)
D'ailleurs ici en Australie beaucoup d'asiatiques "s'inventent" un nouveau prenom car les anglophones ne sont pas capables de les prenoncer.
Je veux dire, on en fait quand meme des concours (cf les timbres de l'orthographe) et je me demande si les laureats font du zero-faute.
Il ne faut pas croire, les Allemands font aussi des fautes en écrivant leur langue, et les Anglais aussi...
De plus, le "R" phonetique de la langue francaise me semble plutot unique.
Il est assez proche du R allemand.
Quand je vois qu'en japonais pour dire "n'est-ce pas?", il suffit de rajouter "ne" a la fin du mot, je suis curieux de savoir comment un japonais prononcerait "n'est-ce pas". Apres certes ca semble simple dit comme cela, j'imagine que c'est plus complexe que ca en a l'air.
J'apprends le japonais depuis quelques années... S'il y a parfois des choses simples, c'est notamment une langue extrêmement difficile à écrire. Bien davantage que le français (alors que les japonais connaissent notre alphabet)...
Il y a aussi dans le japonais plusieurs niveaux de politesse qui constituent un véritable casse-tête (qui impliquent différentes manière de formuler les phrases et de prononcer les mots, les verbes et les terminaisons). Et différentes manières de compter : on ne compte pas de la même manière les étages d'un immeuble, les voitures, les contenants, les objets fins, etc. Ce ne sont que deux exemples... parmi tant d'autres, et qui démontrent qu'on ne peut pas s'en tenir au "n'est-ce pas" pour déclarer que le japonais est plus simple que le français...
Par ailleurs, pour un Italien, le français sera presque simple à apprendre. Il sera très difficile pour un Japonais car il n'y a aucune racine commune. c'est pourquoi il n'y a, à mon avis, pas "de langue la plus difficile de monde" dans l'absolu...
De plus, le "R" phonetique de la langue francaise me semble plutot unique.
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Il est assez proche du R allemand.
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Je suis d’accord, et aussi avec HarveyNorman:
- Il semble que la prononciation du francais ait été influencée par les langues germaniques, que l’on pense à toutes ces tribus qui sont passées par notre territoire. À tel point qu’une région entière, la Bourgogne, doit son nom à une tribu germanique qui a fini par s’y installer, les Burgondes. Sans parler des Francs qui ont donné leur nom à notre pays. La France est bien plus germanique que les Francais veulent bien le penser.
- Ce „r“ n’a rien à voir avec le „r“ roulé d’autres langues latines, ni avec le „r“ non „roulé“ de la plupart des anglophones. Le „r“ francais (et allemand) se prononce comme un râclement léger du fond de la gorge, sans utiliser la langue, alors que tous les autres „r“ auxquels je puisse penser utilisent la langue d’une facon ou d’une autre. Je ne m’exprime pas très bien car je ne suis pas un spécialiste, mais je pense que „notre r“ est effectivement unique .... et un handicap de prononciation quand nous (francophones) voulons apprendre une autre langue (à part l’allemand).
De la 6ème à la 3ème, j'ai été dans une classe bilangue (anglais - allemand). En 4ème, j'ai suivi les cours d'espagnol lv2. A partir de septembre, je suis dans…
Poser. J'aimerais savoir s'il existe une langue non européenne (par exemple une langue africaine, asiatique, amérindienne, etc.) qui ressemble au français ou à…
Je sais qu'il y a un bon nombre de messages à ce sujet sur le forum, que j'ai pour la plupart lus; je m'intéresse à l'apprentissage du persan, mais une…
Je pars à Bali avec des amis en septembre et je voudrais pouvoir parler un peu pour faciliter le contact avec les locaux. Problème, je trouve 2 langages…
I’m thinking of doing a short language-stay this summer to practice Russian.
Given the current situation, I’d prefer to stay in Europe if possible (no visa).
And I don’t think Ukraine is really a good idea either—I’d feel weird being a tourist while they have more important concerns right now.
Any ideas where I could go?
Thanks so much!
Hi,
I want to do a trip to practice my Russian this summer.
Since it’s simpler, I’d rather stay in Europe (no visa).
And I’m not sure Ukraine is a good idea—being a tourist there right now doesn’t feel quite right to me.
Do you have any destination ideas?
"I created the African Languages Universe for a proud, playful, and accessible reclaiming of our languages in homes and imaginations, from ages 7 to 77" (Diaddou Cissé, founder of Univers des Langues Africaines)
A bridge between generations, continents, and languages
Since its beginnings, Univers des Langues Africaines, an independent publishing house, has had a simple yet powerful dream: to bring African languages to life in homes, schools, games, and everyday conversations. This dream grows with every word passed on, every language rediscovered, every child who speaks their first words in Soninke, Lingala, Bambara, Wolof, Pulaar...
Today, Univers des Langues Africaines has become:
an educational, accessible, and multilingual publishing house,
a brand committed to intergenerational transmission,
a lively, playful, and reality-connected learning space.
Children of the African diaspora, regardless of their level in Soninke, Wolof, Bambara, Lingala..., all face the same issue: the lack of books in their heritage languages tailored to them. Univers des Langues Africaines was born to fill this gap by offering simple and fun books and supporting them in learning African languages. Whether you're a minor, an adult beginner, a parent wanting to pass on their language to their child, or an African language enthusiast, Univers des Langues Africaines has a program suited to your needs!
At Univers des Langues Africaines, we offer:
conversation manuals or guides (Bambara, Lingala, Soninke, Wolof, Pulaar...); the books consist of lessons accessible to everyone, with exercises, reviews, and audio to easily speak the language.
games for children; tools adapted for kids to gently discover African languages.
online language courses, tailored for adults and children, interactive and immersive; they allow you to master an African language while discovering its cultural richness.
In short: manuals, games, and online courses—everything you need to learn (or relearn) an African language, at any age and at your own pace.
LAfrican languages deserve more than just a memory: they deserve to be lived, spoken, and loved.
A real gem for those who want to connect with their roots or discover an African language. The explanations are simple, and I really appreciated the cultural examples included in the book. Highly recommended. (Fatoumata T)
Manual: "Bambara in 30 Days"
Bambara in 30 Days is a manual and conversation guide specifically designed to help learners communicate in many everyday situations. This educational tool is aimed at anyone wanting to learn Bambara (bamanankan), regardless of their level: from beginners to advanced speakers looking to improve.
Several themes are covered: greetings, how to introduce yourself and apologize, family, numbers from 1 to 100, meals, emotions, transportation, currency, shopping, parts of the human body, days of the week, how to ask a question, how to ask for the price or age, how to count money, other types of questions, colors, traveling, blessing formulas for Muslim holidays: e.g., Tabaski (seliba) or Korité (selifiitinin or selidennin), and family events: e.g., birth (bangeli), marriage (furu), death (saya or fatuli)... ultimately, tools needed to communicate in many everyday situations.
The lessons (kalansen) are organized by theme, ranging from the alphabet to common expressions. All lessons include corrections (jaabi) to reinforce learning and correct mistakes. They cover various topics like greetings, numbers, family, etc. (see above) and are designed to be progressive, allowing for skill development. Each lesson is accompanied by practical exercises to apply the knowledge. After every set of 5 lessons, there’s a review (seginkanni) to consolidate what’s been learned.
In summary, the manual consists of...
30 lessons with 6 reviews
Over 50 audio files available online
Over 100 exercises (baarakɛ) with answer keys
A small vocabulary section in each lesson
Blank "notes" page at the end of every lesson
The audio files help facilitate learning. They are accessible via a specific link that should only be used by the manual’s purchaser.
African languages, like Bambara, play a crucial role in the culture and identity of African peoples. Learning them helps preserve traditions and local knowledge. Bambara is the most widely spoken language in Mali and a key lingua franca for communication in West Africa. It’s rich in idiomatic expressions and proverbs, reflecting the wisdom and culture of the Manding peoples. Moreover, it’s taught in schools and used in local media (to learn more, see here). In general, linguistic diversity in Africa is immense, with thousands of languages spoken across the continent.
Hi everyone,
I’m thinking about going on a language trip in the next few months and I’m wondering how to prepare well before leaving.
I feel like going without at least some basics can be frustrating at first, especially for speaking.
So, I have a few questions:
Have any of you prepared for your trip with a specific course or method?
What helped you the most before leaving (classes, online platforms, exchanges, partial immersion, etc.)?
Has anyone used Clic Campus or a similar platform to prepare for a stay abroad? If so, did it help once you were there?
I’m mainly looking for real feedback, not marketing 😊
Thanks in advance for your thoughts and experiences!
Hi,
so I’m heading off solo through China and I’d like to stay for a good while (about a year—do you think that’d be enough to pick up a bit of the language???).
I’d love to know if there’s a website, or if someone can help me live, that teaches the basics:
to understand the alphabet and characters.
to understand how a sentence is formed.
just the super simple basics, really.
Thanks for your help! ^o^
PS: My goal is to speak a tiny bit—not to write or anything—but still be able to read a little too...
Hi everyone!
I’m Tina, and I’ve organized French group trips to China for over 10 years. Over the years, I’ve noticed that the language barrier is the biggest stress for travelers—especially when ordering food, asking for directions, or negotiating in markets!
Today, I want to share 5 essential Chinese phrases I’ve taught my travelers—they’re simple, easy to pronounce, and work in 90% of travel situations:
你好 (Nǐ hǎo) = Hello → Polite and useful with everyone (locals, drivers, vendors).
谢谢 (Xiè xie) = Thank you → Chinese people really appreciate this politeness—it makes communication smoother.
多少钱 (Duō shǎo qián) = How much does it cost → Essential for local markets or small shops (menus in French are rare!).
请问,地铁站在哪? (Qǐng wèn, dì tiě zhàn zài nǎ lǐ?) = Excuse me, where is the subway station? → Swap “subway station” for “hotel” or “restaurant”—it works!
我要这个 (Wǒ yào zhè ge) = I want this → Point at the item and say this phrase—no more misunderstandings!
Bonus tip: Pinyin (the Chinese phonetic alphabet) is super helpful for reading street signs or menus. For example, “Nǐ hǎo” is pronounced “Nee how”—easy to remember!
If you’re planning a trip to China and want more practical phrases or pronunciation tips (to avoid embarrassing mistakes), feel free to send me a private message. I’ve put together a little traveler-friendly guide that I’m happy to share with anyone who wants to prepare stress-free.
Don’t hesitate to ask your questions in the comments either—if you’re unsure about a specific communication situation (e.g., in a temple, at the train station), I’d be happy to help!
Happy planning for your trip to China—it’s going to be amazing!
Hi everyone, and thanks in advance for your help! I know this forum is really great, and I feel a bit awkward posting this request... I speak a little Polish, but not that well, especially when it comes to slang or colloquial speech... Someone said to me the other day: "kurwa ty kurwa". Of course, I know what the word "kurwa" means, but when someone is really angry, I’m not sure how to interpret this phrase. Could you please help me by giving the French equivalent? I’m really sorry for this somewhat unusual request, but it’s very important to me. Thanks!
Hi everyone, my partner is Malian and I’d love to be able to say sweet things to him in Bambara, as well as learn some polite phrases. Thanks for your help! 😊
Here are a few examples:
I love you
My love
My heart
My life
You’re the man of my life
I care about you
I want to live with you
Kiss me
I miss you
Thank you
Please
Hello
See you soon
I’m heading to Georgia for a month in October. I’m currently looking for a Georgian Assimil course, but it seems like it’s no longer published. I’ve scoured the internet but can’t find a used one. So my questions are:
- Do you know where I might find a used one somewhere?
- Do you know of a nice equivalent to Assimil for Georgian?
It’s just to get a few basic phrases, be able to read some signs, etc., because with only English and French, I think I might be a bit stuck sometimes.
Hi there! I’m currently working on a project and came across a text that seems to be in Khmer. Would anyone know how to translate it or at least point out the main themes/info it contains? There are a lot of "garbage" characters in it. Thanks!
Dans une méthode pour apprendre le Hindi, j'ai vu la phrase suivante :
aap dopahar ko khana kitné bajé khati hain ?
Mais je voulais savoir si la phrase suivante était correcte aussi : aap dopahar ko kitné bajé khana khati hain ?
Si la deuxième phrase n'est pas correcte, pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?
J'ai un niveau intermédiaire en Birman, voici les ressources que j'utilise.
Premièrement: apprenez l'écriture dès le début. Ce n'est pas comme le Chinois avec un système standardisé en caractères latins (le pinyin). L'alphabet birman n'est vraiment pas si compliqué que cela à apprendre. J'ai trouvé qu'apprendre lettre par lettre n'est pas très motivant, personnellement j'ai préféré apprendre l'écriture et la prononciation de plusieurs mots simples.
Les lieux géographiques peuvent être bien, car on a déjà une idée de la prononciation. Google traduction est truffée de fautes en Birman, donc allez plutôt sur la page Wikipédia au sujet d'un lieu en Birmanie pour trouver sa traduction en Birman. Par exemple:
Yangon Burmese: ရန်ကုန်
Mandalay Burmese: မန္တလေး
Si vous préférez apprendre l'écriture de manière plus académique, cette chaîne Youtube explique caractère par caractère.
https://www.youtube.com/c/MyanmarBurmeseLanguageCherry/videos
Elle est aussi bien pour apprendre les expressions de base (et même assez avancées).
Une fois que vous avez un niveau minimum, cette chaîne est aussi très bien (mais je vous déconseille les vidéos Beginning Burmese, ou le professeur utilise des caractères latins pour écrire les mots birmans.
https://www.youtube.com/user/kennethwongsanfran
J'écris sur ce forum afin de sollisiter l'aide de quelqu'un qui parle l'hindi en effet, j'aimerai me faire tatouer en hindi. J'ai essayer de traduire ma phrase seule mais c'est assez compliqué 😛, il y a beaucoup de traduction différente ! voila la phrase :
--> " Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau "
J'ai trouvé cette traduction là : जिस दिन कोई आपसे प्यार करता है वह बहुत धूप है
Est-ce exact ?
Nin kèra npogotiginin dò de ye. Cè dò bòra a nò fè furu la. A ma sòn, nka a somògòw bèè sònna. Cè ko ale y'a nyini a fa n'a ba fè, ko a bè taa n'a ye yòrò la min b'a to a bè sò furu ma.
Cè taara dennin nò fè u ka so, ka taa n'a ye kòba dò kònò. U selen kòda la, a y'i kanto dennin ma :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
A ma sòn ka cènin tògò fò.
A donna n'a ye fo kunberekuru la, a seginna ka dònkili nin da :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
Dennin ma sòn ka cènin tògò fò.
U donna ji la fo u disi la. A ko dennin ma :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
O y'a sama o la fo u kan na, a ko a ma ka a fò ko Bwatu :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
ee Bwatu !
n bolo bila Bwatu
ee Bwatu !
n bolo bila Bwatu
O kèlen, a y'a labò ji la. Ka a ta o don na, fo ka a bila bi la, u ma sòn furusa ma.
Koyan et Boitou
C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelait Koyan. Un gar��on qui s'appelait Boitou voulait l'épouser, mais elle ne voulait pas. Les parents de Koyan voulaient bien du mariage mais elle ne voulait pas. Alors, le garçon se dit : puisque le père et la mère de Koyan sont consentants, je vais me rendre dans un endroit où la jeune fille finira bien par consentir à son tour.
Il alla chercher la petite chez ses parents, et l'emmena jusqu'au bord d'un marigot. Quand ils furent à côté de l'eau, le garçon lui dit :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
Elle n'accepta pas de dire son nom. Alors, il entra dans l'eau avec elle, la tenant par la main. Quand ils eurent de l'eau jusqu'au genou, il reprit sa chanson :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
La jeune fille n'accepta pas de dire son nom. Il avança dans l'eau avec elle, jusqu'à ce que l'eau leur arrive à la poitrine, et reprit sa chanson :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
Alors, il la tira encore jusqu'à ce que l'eau leur arrive au cou, et de nouveau lui demanda de prononcer son nom :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit alors :
ah ! Boitou !
lâche donc ma main, Boitou !
ah ! Boitou !
lâche donc ma main, Boitou !
Alors, il la laissa sortir de l'eau. Et de ce jour à aujourd'hui, ils sont très heureux ensemble.
Nin kèra cènin dò ye. Tuma o tuma n'ale tun bòra, ale ni nyèji de tun bè segin so. Dugu cèmisènninw tun b'a gosi tuma bèè. Ale n'a filan o filan tun mana syèn ta, o tun b'a bin. A laban na, bòli yèrè tun negebòr'a la. Don dò la, a fa y'a wele ka kum'a fè. A y'i kanto a denkè ma : "N'i ni mògò dò bèna syèn ta, n'aw ye nyògòn minè dòrò, i bè nin kilisi fò : 'Du'. I man'o fò dòròn, i b'i kèlènyògòn bin." Denkè ko ko baasi tè. O dugujè, cènin bòra. A ni kamalennin dò ye nyògòn kunbèn. O y'a dakòròbò. U y'u kè nyògòn kan o yòrò bèè la. U ye kèlè daminè dòròn, cènin ko : "du". A y'o kamalennin bin, k'a gosi. Kabi o don, mògò si ma s'a la bilen. Sisan, dugumògò bèè tun bè siran cènin nyè. A yadara ka yada. A tun b'a fò tuma bèè ani yòrò bèè ko fanga b'ale la ka tèmèn dugumògò bèè kan. Don dò la, a y'a nyin'a fa fè k'u ka syèn ta, walasa a ka dò olu mògò fila cè, jònni kelen fanga ka bon ni tò kelen ta ye. Fa yèlètò y'i kanto a denkè ma : "N'i ko ten, n sònna." U ye syènta daminè, cènin ko : "du", a fa ko : "dudadu." O yòrò bèè la, a y'a denkè tòn da dugu ma. O kò, a y'i kanto cènin ma : "N den, n bèna kuma min f'i ye, i k'o to i kònò : dò bè du dòn, nka o tè dudadu dòn."
Cènin maloyalen y'a kun biri, ka yafa nyin'a fa fè. Kab'o don bòr'a la, a m'a ka malobaliya las'a fa ma tugun.
La formule magique "Dou et doudadou"
Il était une fois un garçon. Chaque fois qu'il sortait, il retournait en larmes à la maison. Les jeunes garçons du village le frappaient tout le temps. Chaque fois qu'il luttait avec un garçon de son âge, celui-ci le terrassait. A la fin, il n'avait même plus envie de sortir. Un jour, son père l'appela et lui parla. Il dit à son fils : "Si tu dois lutter avec quelqu'un, prononce, aussitôt que vous vous empoignez, cette formule magique : 'dou' ! Une fois que tu l'auras dit, tu terrasseras ton adversaire." Le fils acquiesça. Le lendemain, le garçon sortit. Il recontra un jeune homme. Celui-ci le provoqua. Ils se jettèrent tout de suite l'un sur l'autre. Dès qu'ils commencèrent à se battre, le garçon exprima : "dou". Il terrassa ce jeune homme et le frappa. Depuis ce jour plus personne ne l'a vaincu. Maintenant, tous les habitants du village avaient peur du garçon. Il devint de plus en plus arrogant. Il disait à tout moment et en tout lieu qu'il était le plus fort du village. Un jour, il demanda à son père de lutter avec lui, afin qu'on sache lequel des deux était le plus fort. Tout en riant, le père s'adressa à son fils : "S'il en est ainsi, je suis d'accord." Ils commencèrent à lutter, le garçon articula : "dou", son père prononça : "doudadou." Et sur le champ, il envoya son fils à terre. Ensuite, il confia au garçon : "Mon fils, retiens bien ce que je vais te dire : quelqu'un peut savoir dou mais pas doudadou."
Gêné, le garçon baissa la tête et présenta ses excuses à son père. Depuis ce jour, il ne fut plus irrespectueux envers son père.
Nsiirin ! N y'a ta k'a da kunatòkè dò de la. Banaba tun y'a bolonkòni n'a sennkòni bèè nyimi fo k'a ban u la. Foyi tun tè cè in bolo, wa a tun tè se ka fosi k'a yèrè ye tugun. Su fara tile kan, a tun b'i makasi a ka dinyènatigè kan. Don dò la, bòn dò tèmèntò ye kunatòkè kasikan mèn. A jiginna, k'i sigi kasibagatò kèrèfè, ka kum'a fè. Kònòba y'a dòn minkè ko kuna juguman de tun bè cè la, o makari donn'a la. A y'a fò cè ye k'a k'i mantò, k'ale bèn'a dèmè. Kunatòkè y'i kanto bòn ma ko n'o sera k'ale dèmè, o bè diya ale ye kosèbè. Bòn ye kilisi dò fò, kunatòkè kènèyara o yòrònin kelen na ten. A kèra iko banaba tun ma deli k'a minè abada. A nisòndiyalen tora k'a bolonkòniw n'a sennkòniw filè. A y'u lajè o k'u lajè. O kò, a ye barika da bòn ye. Kònòba ma dan cè kènèyali dòròn ma, a tilala ka sanu caman d'a ma, k'a kè faamaba ye. Nka, sanni bòn k'i pan, a y'a kiliw kalifa cè la. A ko ko cè k'i jija foyi juguman kan'ale kiliw sòrò. Cè ye layidu ta kònòba ye, k'a b'i janto kili ninnu na konyuman, ko fosi tèna s'u ma. O kò, bòn y'i sara cè la, k'i pan ka taa. Denkè kelen tun bè cè bolo. O cènin tun ye myètònin de ye. Don dò la, ale ye kònòba kiliw ye. Kabini bilakoronin nyè dara bòn kiliw kan, a ka myè wulila. A taara kasi a fa da la, k'o ka kònòba kili kelen d'ale ma. Fa y'i miiri bòn ka kuma na, a ma sòn ka kili di cènin ma. Nka, bilakoronin tun tè sègèn, a tun tè nyinè. A y'a fa tòòrò, k'a tòòrò, fo o kun tun bèna wuli. A laban na, walasa a ka se k'a yèrè sòrò, cè ye kili kelen ta k'o di cènin ma. Nka, a denkè tun ye mògò ye, min tun tè wasa. Don o don sa, a tun bè t'a fa deli, o fana tun bè kili kelen ta k'o d'a ma. U tor'o la fo bòn kili bèè banna. Don dò la, kònòba nan'a kiliw nò fè. Cè y'i kanto bòn ma k'ale denkè ye kili olu bèè dun kaban. Bòn dusu kasilen ko ko cè y'ale ka wale nyuman sara ni juguman ye. A ye kilisi dò fò. Cè seginna kunatòya la, wa a ka nafolo bèè fana tununna.
Kunatòkè ka nin sen faantanya juguyara yèrè ka tèmèn fòlòta kan.
Fitiriwaleya man nyi. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y'a bila yen.
Le lépreux et l'aigle
Conte ! Il était une fois un lépreux. La lèpre avait entièrement rongé tous ses doigts et orteils. Cet homme n'avait rien et ne pouvait plus rien faire pour lui-même. Jour et nuit, il se plaignait de son sort. Un jour, un aigle qui passait entendit les pleurs du lépreux. Il descendit, se posa près de l'homme qui pleurait et lui parla. Lorsque le grand oiseau apprit que l'homme souffrait d'une grave lèpre, il eut pitié de lui. Il pria l'homme de se taire, et lui fit part qu'il allait l'aider. Le lépreux dit à l'aigle qu'il serait très content si ce dernier parvenait à le guérir. L'aigle prononça une formule magique, et le lépreux fut guéri sur le champ. C'etait comme s'il n'avait jamais été atteint de lèpre. Content, il resta en train de regarder ses doigts et ses orteils. Ils les admira pendant très longtemps. Puis, il remercia l'aigle. Le grand oiseau ne se limita pas à guérir l'homme, il lui donna ensuite beaucoup d'or, le rendant très riche. Mais avant que l'aigle ne s'envolât, il confia ses œufs à l'homme. Il demanda à l'homme de veiller à ce qu'il n'arrive rien de mal à ses œufs. L'homme promit au grand oiseau qu'il allait bien s'occuper de ces œufs, et que rien ne leur arriverait. Ensuite, l'aigle prit congé de l'homme et s'envola. L'homme avait un fils. Ce garçon était un petit gourmet. Un jour, il vit les oeufs du grand oiseau. Dès que le regard du petit incirconcis se posa sur les œufs de l'aigle, son envie s'éveilla. Il alla pleurer auprès de son père afin que ce dernier lui donnât un œuf du grand oiseau. Le père pensa aux paroles de l'aigle et refusa de donner l'œuf au garçon. Mais le petit incirconcis était très tenace. Il harcela tellement son père que ce dernier faillit perdre la tête. Finalement, pour retrouver sa quiétude, l'homme prit un œuf et le donna au garçon. Mais son fils était une personne insatiable. Ainsi, il partait chaque jour quémander un œuf à son père, ce dernier aussi en prenait un et le lui donnait. Ils firent ainsi jusqu'à finir tous les œufs de l'aigle. Un jour, le grand oiseau vint réclamer ses œufs. L'homme annonça à l'aigle que son fils avait déjà mangé tous les œufs. L'aigle malheureux affirma que l'homme avait payé sa bonne action par une mauvaise. Il prononça une formule magique. L'homme redevint lépreux, et toutes ses richesses aussi disparurent. Le lépreux était maintenant devenu plus pauvre qu'avant. L'ingratitude n'est pas une bonne chose. Je laisse ce conte là où je l'ai pris.
N y'a da dugumasa la. A tun ye muso furu. Ni ka ka musonin ncinin nyini. Musonin ncinin nalen minkè, musokòròba ko ko o tè kun ale la. O taara ka taa baara kè moriw fè ni ka musonin ncinin nyènyini k'o kè suruku ye. Ni ka taa kungo fè. O mana kè, o ta den ye, ni ka a fò o ye ko fa wulila a ba la. N'a taara kungo fè, ayiwa, ni su kora, ba nin bè na so kòfè, ka n'i jò a den ma :
Arabajèkè bè sunògò wa ?
a b'a fò ayi n tè sunògò
tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ?
dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ?
sinè ye n kè suruku ye
sinamuso jugu ye n kè suruku ye
awoyi !
A bè taa kungo fè. Ayiwa, k'o gan, k'o gan.
Musokòrònin, o nana ni ka a sidòn. O taara ni ka taa a fò dugumasa ye:
– Ko dugumasa, ko denmisènninw ba, ko a ma fò ko fa wulilen b'a la, ko fa wulilen t'a la dè, ko sinamuso ye ka baara k'a la, ko ni ka a yèlèma ka kè suruku ye.
– Ko haan ?
– Ko awò.
– Ayiwa, ko baasi tè !
Kabini o kèra, dugumasa yèlènna soba la. Ka marifa sòsò. Ni ka yèlèn soba la ni k'i da. O yèlènna so bala, suruku nana tila, a nana.
Arabajèkè bè sunògò wa ?
a b'a fò ayi n tè sunògò
tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ?
dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ?
sinè ye n kè suruku ye
sinamuso jugu ye n kè suruku ye
awoyi !
Ko a bè i kòdon, nin y'i cun ka bò soba bala ni ka a minè. Ni ka taa a jira sinamuso la. A ko :
– E nò tè nin ye wa ? E ka baara tè nin ye wa ?
A ye mugu k'a la kaan ! Ni ka a faga. Kabini o kèra, a y'a faga yòrò min na, kabini o kèra, muso seginna a ka mògòya la, ka bò surukuya la.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min na, n y'o bila yen.
La méchante coépouse
Il était une fois un roi. Il avait une première femme, il vint à en épouser une seconde. Lorsqu'arriva cette deuxième femme, la première ne put le supporter, et s'en alla trouver les marabouts. Ceux-ci par leurs maléfices, finirent par transformer la jeune femme en hyène; et celle-ci partit dans la brousse, et la marâtre dit à l'aînée que sa mère était devenue folle.
Cependant, à la nuit tombée, la mère venait derrière les maisons, et parlait avec sa fille :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ?
non, non, je ne dors pas !
il y a des arachides dans le grenier
en as-tu donné à ton petit frère ?
il y a de la crème dans la petite gourde
en as-tu donné à ton petit frère ?
ma coépouse m'a transformée en hyène
ma méchante coépouse m'a transformé en hyène
oh la la !
Puis elle retournait dans la brousse. Cela dura longtemps, longtemps. Cependant une petite vieille finit par s'apercevoir du manège, et s'en alla trouver le roi :
– Roi, lui dit-elle, on dit que la mère de tes enfants est devenue folle; mais elle n'est pas devenue folle du tout, c'est sa coépouse qui a fait contre elle des maléfices et l'a transformée en hyène.
– Quoi ?
– Parfaitement !
Alors le roi chargea son fusil ; il monta sur le toit d'une grande maison, et attendit. A la nuit tombée, l'hyène arriva :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ?
non, non, je ne dors pas !
il y a des arachides dans le grenier
en as-tu donné à ton petit frère ?
il y a de la crème dans la petite gourde
en as-tu donné à ton petit frère ?
ma coépouse m'a transformée en hyène
ma méchante coépouse m'a transformé en hyène
oh la la !
Quand elle voulut s'en aller, le roi sauta du toit de la maison et l'attrapa. Il s'en alla la montrer à sa première femme.
– N'est-ce pas toi, lui dit-il, qui est responsable de cela ? N'est-ce pas le résultat de tes maléfices ?
Alors, il déchargea sur elle son fusil et la tua. Et au moment même où il tua la marâtre, l'hyène perdit sa forme animale et redevint la jeune femme qu'elle était auparavant.
Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
N y'a da kamalen dò la, ani sungurunnin dò. U ye nyògòn kanu kosèbè ! U diyara nyògòn ye, fo ka se Ala y'a kè kamalennin, a ba nana bana. Ba nin, a tè se ka foyi kelen kè a yèrè ye. Ayiwa, sungurunnin, o de bè dumuni tigè ka a d'a ma, tuma bèè. O b'a balo.
Ala y'a kè sungurunnin ye dumuni tigè ka a don ba nin da, a bolo donnen a da, Ala y'a kè ba nin sara ka a nyin fèrèlen to sungurunnin tègè la.
Dòw ko dennin tègè ka kan ka tigè, dòw ko ba nin da ka kan ka fara. Ayiwa, ni min ka kan ka kè o la, a y'o fò !
La main coincée
C'était l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille. Ils se marièrent, ils s'aimaient beaucoup, ils étaient très bien ensemble. Dieu fit que la mère du garçon tomba malade, et qu'elle devint complètement dépendante des autres. C'est la jeune femme qui lui donnait à manger, chaque jour, c'est elle qui la nourrissait.
Dieu fit qu'un jour où elle lui donnait à manger, et alors que sa main était dans la bouche de sa belle-mère, celle-ci mourut, emprisonnant la main de sa belle-fille entre ses dents.
Alors, certains dirent qu'il fallait couper la main de la vivante, d'autres qu'il fallait déchirer la bouche de la morte.
Et vous, que pensez-vous qu'il faille faire dans une pareille situation ?
N y'a da muso nin na. A n'a cè. Ala ma dòwèrè d'a ma dennin kelen kò. Ayiwa, o dennin kelen, min dira a ma, fa nana sa, o nana sa minkè, ba yèrè nana ka na bana. O banana, ayiwa, o kèlen na, o y'a fò ntugannin ye. A ko :
– Ne bèna sa, a ko n ye n den kalifa i ma, Ala kama, a kira kama, i k'i hakili to n den la. A ko anw bèè satò ye nin ye.
Kabini o kèra, ba yèrè nana sa. A nana sa minkè ni ka a tò to den kelen ye, ayiwa, ntugannin mana taa kungo la, a bè taa nyò sogin ka a ncòki fa, a bè na :
Dennin dennin yo dennin
na ni kunannin ye dennin
n ka nyò dò k'i kun dennin
i fa bè sa don min dennin
i fa y'i kalifa n ma dennin
i ba bè sa don min dennin
i ba y'i kalifa n ma dennin
na ni kunannin ye dennin
n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, a bè na ni kunan ye. Den bè nyò tobi k'o dun. Dugumasa, u taara ka taa o fò o ye, u taara ka taa a fò dugumasa ye ko dennin ba sara, a fa sara, ko ntugannin de ye a ba ye. Kabini o kèra, o ko baasi tè. Ntugannin nana :
Dennin dennin yo dennin
na ni kunannin ye dennin
n ka nyò dò k'i kun dennin
i fa bè sa don min dennin
i fa y'i kalifa n ma dennin
i ba bè sa don min dennin
i ba y'i kalifa n ma dennin
na ni kunannin ye dennin
n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, u ye mugu ci ntugannin na ni ka ntugannin faga. Kabini o kèra, dugumasa ye den sigi a kun, o kèra dugumasa muso ye.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'o bila yen.
La tourterelle
Il était une fois une femme et son mari, à qui Dieu n'avait accordé qu'un seul enfant, une petite fille. Le père de la petite vint à mourir, et sa mère tomba gravement malade. Lorsqu'elle fut très mal, la mère s'en alla trouver une tourterelle et lui dit :
– Je vais mourir, je te confie mon enfant, au nom de Dieu et de son prophète, prends bien soin d'elle !
Peu de temps après, la mère mourut, laissant seule cette petite fille. Alors, lorsque la tourterelle s'envolait du village, elle partait picorer du mil dans les champs, en remplissait son jabot et revenait en chantant :
petite fille, ô petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
quant ton père mourut, petite
il t'a confiée à moi, petite
quand ta mère mourut, petite
elle t'a confiée à moi, petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
Alors, l'enfant venait avec son plat, elle le remplissait, puis elle partait faire cuire ce mil et le mangeait.
Le temps passa. On finit par aller raconter au roi que le père de la jeune fille était mort, que la mère de la jeune fille était morte, et que c'était la tourterelle qui lui serviat de mère. Alors le roi dit :
– C'est bien !
Et quand la tourterelle vint chanter :
petite fille, ô petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
quant ton père mourut, petite
il t'a confiée à moi, petite
quand ta mère mourut, petite
elle t'a confiée à moi, petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
les gens prirent des fusils, tirèrent sur la tourterelle et la tuèrent. Alors le roi prit la jeune fille chez lui, et en fit son épouse.
Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
Nin ye terima fila ye. O terima fila, dò ye tigaforo sènè, dò ye sanyòforo sènè. Sanyò nana nyè, ka tiga nyè. Ayiwa don dò, u ko u bè taa bò u ka foro la, wula fè. U taara. U taalen se foro la, tigaforotigi donna a ka tigaforo la, sanyòforotigi taara nyè fè, ale taara i jò a ka forocamancè rò k'i jò :
– Òo ! Tinyè na, ne ka sanyò nyèna nyinan !
Sanyò sinna k'i jò, ko :
– E fòrò basannen, san tòw la, e bè anw dan, anw tè nyè wa ?
A y'i kun biri ka a ka wulu filè. Wulu ko :
– Hmm ! I bè ne filè, ne de y'a fò wa ?
A ye jele bò a kan na k'a bè wulu kun ci, jele ko :
– I kana to i ka n tòn ci dè !
A b'i cè nyòfura fè. Ntugan b'a fò :
– I sen kana da an kan dè ! I sen kana da an kan dè !
Cè tora o panpan na ten dòròn, ka bò foro la, ayiwa ale bèna tèmè tuma min, ale y'a sòrò a terikè bè bokè la. O ko :
– Hè ! Hè ! Hè ! Cè na yan, na yan, na yan !
A bolila ka se o ma, a ko :
– Cè, e dun bolikun ?
– Èe ! n cè, n taara n ka foro la, ne ko ne ka foro nyèna, ne ka foronyò ko ne fòrò basannen, ko san tòw la ne b'u dan ko yali u tè nyè wa ? Ko ne ye n ka wulu filè, wulu ko ne bè ale filè mun na ? K'ale de y'a fò wa ? Ne ko n b'o kun ci o, ne ka jele ko ne kana to n ka ale tòn ci. Ne bè boli la, nyòfura bè ka a fò i kana tu n na dè !
Cè ko :
– Hè ! Hè ! Bataraden, o ye e bolikun bèè ye wa ?
Bo ko :
– K'e bataraden, ni ne y'a fò e ma, i bè sigi wa ? Coyi ! Botigi wulila, botigi ju lankolon taara don o ka so.
N y'a sòrò yòrò min, n taara o bila yen.
Deux amis
Il était une fois deux amis. L'un cultivait un champ d'arachides, l'autre un champ de petit mil. Le petit mil vint à mûrir, l'arachide aussi, les deux amis décidèrent donc d'aller, une après-midi, voir leurs cultures. Celui qui avait fait des arachides entra dans son champ, l'autre partit plus loin voir son petit mil. Arrivé au beau milieu de son champ, ce dernier s'étonna :
– Ah, vaiment, cette année, mon petit mil a bien donné !
Alors du tac au tac le petit mil se dressa et lui répliqua sèchement :
– Espèce de couillon, est-ce que les autres années, lorsque tu nous sèmes, nous ne poussons pas ?
Interloqué, l'homme baissa la tête et ne vit que son chien, celui-ci lui dit alors :
– Ne me regarde pas comme cela, est-ce moi qui t'ai parlé ?
L'homme alors souleva sa hache pour assommer son chien, mais la hache l'apostropha :
– Eh toi, ne va pas me briser la nuque !
Alors, l'homme détala, il se mit à courir, à courir entre les tiges qui lui criaient :
– Mais ne nous bouscule pas, ne nous bouscule pas comme cela !
Il s'écarta des tiges, et ce furent les buttes de terre qui s'exclamèrent :
– Mais ne nous écrase pas comme cela !
L'homme sauta comme un fou et sortit de son champ. Il passa en courant près de son ami accroupi pour un gros besoin.
– Ho ! lui cria ce dernier, qu'est-ce qui t'arrive, pourquoi cours-tu ainsi ?
– Ah ! si tu savais ! dit l'autre. Eh bien, voilà : je soirs juste de mon champ ; comme le petit mil avait bien poussé, je l'ai dit à haute voix, tout simplement, et voilà que le petit mil me traite de couillon, en ajoutant que les autres années, quand je le sème, il pousse aussi bien ! Alors, je regarde mon chien, et voilà qu'il me dit de ne pas le regarder comme cela, qu'en tout cas lui n'a rien dit ! Je m'apprête à l'assommer, voilà que la hache me prévient de ne pas lui briser la nuque ! Je me sauve en courant, les tiges de mil me crient de ne pas les écraser !
L'ami se mit à rire :
– Et c'est pour cela, espèce d'idiot, que tu te sauves ?
Alors, entre ses jambes, son gros besoin lui répliqua du tac au tac :
– Idiot toi-même, si je t'avais dit tout cela, crois-tu donc que tu serais resté sans bouger ?
Aïe ! Aïe ! Aïe ! L'accroupi se leva, et d'un seul bond, le derrière à l'air, détala jusque chez lui.
Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
Senkala misènnin, ani bolokala misènnin, ani dafurukuba, ani nyèkiliba, ani shèkilinin, ani dununkala. Olu ko u bè taa nyinè dingè sen. U taara nyinè dingè senni la, bolokala misènnin ye nyinè dingè sen, ka inè dingè sen. Nyinè bòra, o bolo karila. Senkala misènnin y'a gèn, ka a gèn, ka a gèn, ka gèn, o sen karila. Nyèkiliba y'o mafilè, k'o mafilè, k'o mafilè, k'o nyèkili burun. Dafurukuba yèlèla ka yèlè, ka yèlè, ka yèlè, k'o da fara. E shèkilinin, e dimina k'e bèna a fò so, o bolibagatò taara i yèrè ci bògòkuru la k'o ci. Dununkala y'i cèsiri k'i cèsiri, k'ale bèna a fò so, k'o cètigè.
Ko nin jumèn nin ta ka jugu jumèn ta ye ?
Le trou de souris
Une petite jambe de rien du tout, un petit bras de rien du tout, une grosse joue, un gros œil, et puis encore un petit œuf et une guêpe-maçonne. Voilà qu'ils veulent attraper une souris dans un trou. Et de creuser, de creuser, de creuser. C'est le petit bras de rien du tout qui commence, il creuse, il creuse, il creuse, la souris s'échappe et hop ! il se brise en deux. Du coup voilà la petite jambe de rien du tout qui se lance à la poursuite de la souris, qui la poursuit, qui la poursuit, et hop ! qui se brise en deux. Du coup, voilà le gros œil complètement éberlué : il regarde, il regarde, il regarde, et hop ! il tombe de son orbite ! Du coup, voilà la grosse joue qui se met à rire, à rire, à rire à s'en fendre la bouche, et hop ! qui s'en fend la bouche ! Du coup, voilà le petit œuf qui se met en colère et dit qu'il va s'en aller tout raconter chez lui, il se met à courir, à courir, à courir, il trébuche sur une motte de terre et hop ! il se brise sur place ! Du coup, voilà la guêpe-maçonne qui s'envole en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, et hop ! elle se coupe en deux.
Tout cela est très très grave, mais pour qui est-ce le plus grave ?
Nsiirin ! N y'a da npogotigininw na. Furukènyè npogotigininw ko don. Minnu ko k'u tè u cèw fè. Ayiwa, u ye nyògòn lajèrè, u dama min ko u tè u taw fè, u ka sèrè kè kelen ye. O tuma, minnu ko u b'u taw fè, olu yèrèw dama kèra kelen ye. Olu kèra kelen ye minkè, o tuma na, ko minnu tè u cèw fe, u galegale kèra min ye, cèlataa da sera o ma, o sera o ma minkè, o bolila k'i dogo. O y'i dogo minkè, dugu gatigiw ko, u ko u tè se ka to denmisènninw bolo tan. O tuma na bèè ka don i ka so kònò k'i da, o tuma na, an ka mògò nyini, fèn min bè se ka a jatigè ni ka a don dugu kònò. Bèè k'i da tugu, bèè k'i ka konsògòfòlò sòsò. N'a ma don sòrò mògò si ka so, o tuma na, a maminènen bè min ye, a na taa o sègèrè. Ayiwa, musocè yèrè, u y'o wele, k'o nyininka, ko n'o yèrè bè se ka baara kè. O ko ale bè se. O tuma na, o taara fininkolonba dò nyini, k'o kala a yèrè la, ka dò kè banfula ye, ni ka bereba dò ta, ni ka n'i jò. Dennin tògò tun ye ko Jowelen. Ayiwa, mògòw senna mana sagon dòònin, o tuma na, a bè na i da gèlèn kan. A nana i da gèlèn kan minkè, o tuma na, cè nin labènnen nana sa. Welen b'o ju la, a b'a senw na. A nan'i jò :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kun kòròta ni k'o filè a y'a da. O y'i dèmèdèmè k'i dèmèdèmè fo ka taa se a ma. O sera a ma minkè, ko :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A fora ka wuli. Dugu da o da, n'a taara ko a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. N'a taara k'a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. Kabini o kèra, maminècè ka da yèlènnen bè k'o bila. O bè a nò fè nin bèè ye. Kabini o kèra, o taara se o ka da ma. A b'a nò fè :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kari ka don cè ka da fè ka taa i da fo o ka dalan kan. Kabini o kèra, cè y'a ka da tugu a da la, ka taa a ka labènfènw bò k'o bila ka sòrò ka na a sègèrè.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'a bila yen, o kèra a ka furu dilalen ye.
La fille rebelle
Conte.
C'est l'histoire des jeunes filles qui ne voulaient pas se marier, qui ne voulaient pas des garçons qu'on leur donnait. Un jour, elles se réunirent et décidèrent de former un groupe à part. Les autres jeunes filles, celles qui voulaient bien de leurs promis, formèrent un autre groupe.
Il arriva que ce fut le tour de se marier d'une des filles rebelles, qui s'appelait Diowélé. Quand arriva le temps de la noce, elle s'enfuit, elle alla se cacher. Alors, les chefs de famille se réunirent, et déclarèrent qu'ils ne pouvaient continuer à dépendre ainsi de leurs enfants. Ils demandèrent à chacun de rentrer chez soi, et qu'on trouve quelqu'un, quelque chose capable d'effrayer la rebelle afin qu'elle revienne dans le droit chemin. Une fois chacun chez soi, et les portes de toutes les maisons bien closes, elle ne trouverait nulle part où se réfugier, il faudrait bien qu'elle aille chez son promis. On demanda au fiancé de s'occuper en personne de cette affaire, il accepta. Il s'en alla chercher de vieilles nippes qu'il fit coudre sur lui, s'affubla d'un chapeau grotesque, se fixa aux pieds et sur les fesses des clochettes, prit un gros bâton et attendit.
Quand dans les ruelles le mouvement se fit plus rare, la jeune fille vint se coucher sur la plateforme publique. Alors, son fiancé, avec ses oripeaux, son bâton et ses clochettes, arriva en chantant :
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille leva la tête, regarda, puis baissa la tête. Son fiancé tout doucement arriva jusqu'à elle en chantant.
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
Alors, prise de panique, la jeune fille s'enfuit. Toutes les portes qu'elle voulut ouvrir étaient fermées à clef. Toutes les maisons étaient closes, sauf celle de son fiancé, qui l'avait laissée ouverte. Il la poursuivit jusqu'à sa porte en chantant.
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille se précipita dans la maison de son fiancé et courut se jeter sur son lit. Alors, le finacé referma la porte derrière lui, se défit de ses oripeaux et vint la retrouver. Et voilà comment se fit leur mariage !
Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
Lors de mon dernier voyage à vélo, jai acheté un t-shirt sur un marché de vêtements d'occasions en Thaïlande.
Le texte du t-shirt a bien fait maré les Thaïs😂. De ce que j'ai compris de leur anglais (mauvais) grâce à mon anglais (mauvais) et après avoir essayé quelques traducteurs : c'est ta femme qui commande, tu fais le ménage, tu fais la vaisselle et si tu sors, ce n'est pas pour boire avec tes amis mais pour faire les courses.
L'essence du message est là je crois, mais si quelqu'un pouvait m'apporter des précisions. Merci pour votre aide 😀
De plus, trouvant les motifs sympas et ne connaissant pas la signification ...
... Je me le suis fait tatouer dans le dos ...😬
Est-ce possible de traduire le mot "Vivre" en hindi s'il vous plait?
J'ai déjà regardé sur de nombreux sites, mais je ne suis pas certaine de la traduction.
लाइव => voilà ce que j'ai trouvé pour "vivre" dans le sens d'exister, d'être en vie.
Bonjour,
Je cherche à savoir quel est le sens d'une expression employée par feue ma grand-mère vietnamienne quand elle était énervée :"Baanotia ! ".Merci pour votre aide.
Bonjour, je souhaiterais connaître la signification de cette écriture que je trouve très belle et me la faire tatouer lors d'un futur voyage en Thaïlande 😊 ( vu le contexte actuel j'ai encore du temps devant moi )
Merci pour votre aide.
Bonjour a Tous,
Pour toute personne voulant traduire des messages de l'arabe académique ou dialect Nord Africain en franacais ou en anglais dans la mésure du possible et vis versa , je suis disponible a vous apportez de l'aide .
Bonne Journée
Salutations