Amis baroudeurs, salut!
De retour d'un périple en solo de trois mois en Afrique australe (Afrique du Sud, Lesotho, Namibie, Botswana, Swaziland), l'occasion est belle de me lancer dans mon premier carnet de voyage.
Je me concentrerai sur les aspects pratiques, tout en agrémentant le "récit" de photos choisies avec amour (il va sans dire, même si je saurai me montrer sélectif 😏). Pour des questions de respect de la vie privée, je veillerai à ce que personne (à commencer par moi-même 😇) ne soit facilement reconnaissable ou identifiable sur les clichés publiés.
Dates du voyage: 30 mars-28 juin.
Compagnie aérienne: South African Airlines.
Vols: Genève-Johannesburg avec arrêt à Francfort. Idem au retour.
Voiture de location: Ford Figo (type Polo) chez First Car Rental, 4480 km au compteur, 88 jours.
Quelques chiffres:
1 crevaison (seulement) 😎
2 chocs 🏴☠️
5 pays visités
90 jours de voyage (vols compris)
Env. 500 locaux pris en auto-stop
6000 photos (le tri continue 😏)
6156 francs suisses (5675 euros) dépensés au total (détail à venir)
19'900 km parcourus en voiture de location (soit l'équivalent de ce que je roule en près de quatre ans en Suisse 😮)
Les étapes (déplacements inclus)
Afrique du Sud + Lesotho (37 jours)
Arrivée à O.R. Tembo (Johannesburg), prise du véhicule puis route jusqu’à Clarens 1j
1) Drakensberg (Golden Gate Highlands NP) 2j
2) Drakensberg (Sentinel Hiking Trail) 1j
3) Drakensberg (Champagne Valley) 1,5j
4) Lesotho 5,5j
5) KwaZulu-Natal chez l'habitant 1,5j
6) Lake Eland GR + Oribi Gorge NR 0,5j
7) Wild Coast 1,5j
8) Hogsback 1j
9) Addo Elephant NP 1,5j
10) Jeffreys Bay + Tsitsikamma NP 1j
11) Camdeboo NP + Nieu Bethesda 2,5j
12) Prince Albert + Swartberg Pass 1,5j
13) Mossel Bay + Cape Agulhas 1j
14) Hermanus + Stellenbosch 1,5j
15) Cape Town 9j (dont 4j à travailler)
16) West Coast NP + Elands Bay 1j
17) Cederberg Wilderness Area 2,5j (dont 1j à travailler)
Namibie (20 jours)
18) Fish River Canyon + Fish River 2j
19) Lüderitz 2,5j (dont 1,5j à travailler)
20) Aus 0,5j
21) Sesriem/Sossusvlei 1.5j
22) Swakopmund 1j
23) Spitzkoppe 1j
24) Brandberg 1j
25) Henties Bay + Cape Cross Seal Reserve 1j
26) Skeleton Coast NP + Twyvelfontein + Petrified Forest 1j
27) Etosha NP 3,5j
28) Tsumeb + Waterberg 2,5j (dont 1j de repos)
29) Caprivi Strip 2j
Botswana (10 jours)
30) Kasane + Chobe NP 3j
31) Planet Baobab + Maun + Okavango Delta + Moremi Game Reserve 6j
Route (1300 km avec détour) entre Maun (Botswana) et Pilanesberg NP (Afrique du Sud) 1j
Afrique du Sud + Swaziland (24 jours)
32) Pilanesberg NP 1j
33) Sun City + Marakele NP 1j
34) Tzaneen + King's Walden 1j
35) Musina + Mapungubwe NP 2,5j
36) Kruger NP 5j
37) Graskop + Blyde River Canyon 1,5j
38) Swaziland 2j
39) St Lucia + iSimangaliso Wetland Park 1j
40) Hluhluwe-iMfolozi Park 1j
Route vers Kruger NP via Swaziland et Hlane Royal NP 1j
41) Kruger NP 5j (dont trek 4j)
42) Graskop 1j
Route vers Jo’burg 1j
Edit: je remets ici la vidéo ajoutée en page 19 de mon carnet, près de six mois après mon retour. Cinq petites minutes pour "résumer" trois mois de périple... avec quelques floutés de rigueur. 😉
https://www.youtube.com/watch?v=bNsdBfIvNBw
Les premiers jours
Au bar entre deux zincs, à l'escale de Johannesburg, trois douzaines de beaux bébés dans l'uniforme de leur université sont attablés par quatre. Nul doute qu'ensemble, sur la pelouse, ils forment un pack redoutable et qu'emmêlés ils ne font qu'un mais ici ils sont regroupés par couleur, les Blancs et les Noirs, formant presque un damier, comme s'ils étaient à nouveau adversaires.
Près de l'aéroport du Cap le mur d'un township proclame «Islam, the way of life». Les habitants de ce pays ont déjà payé un lourd tribut à une première idéologie, qu'on leur épargne les errements d'une seconde!
Dans le centre de Stellenbosch une Ferrari découvrable est arrêtée par un flot de piétons Noirs. Le gamin blond fait piaffer les cinq cent chevaux, emballe le moteur et la blonde qui l'accompagne d'un même rugissement. Ce n'est pas une Testarossa mais elle est rouge et la testostérone est bien là. Il n'y a pas si longtemps ils étaient en danger sur les trottoirs, ils sont aujourd'hui protégés par des bandes blanches peintes au sol mais une année de travail de la trentaine de personnes qui ont immobilisé le bolide ne leur suffirait pas pour l'acquérir.
Pour se rendre au restaurant les femmes revêtent volontiers des tenues seventies, robes longues à fleurs et cascades de boucles qu'on dirait faites au fer tandis que leurs hommes, cow-boys musculeux, semblent mal à l'aise dans leur habit de ville.
Avontuur est un vignoble dont le restaurant réputé vous assure qu'il est votre home away from home. On y élève également des chevaux de race. Ce qui est certain c'est que leur sauvignon blanc dénommé Sarabande est à la hauteur: sarabande des papilles avec le premier verre puis des neurones avec le second, quant au troisième... Nous en achetons une caisse pour le stock de survie lors de la traversée du Kalahari.
Aux carrefours des Noirs travaillent, remontant d'un pas rapide les files de voitures en proposant toutes sortes d'objets tandis que des Blancs muets, figés, comme statufiés ou interloqués par leur destin, quémandent en tenant devant eux une pancarte.
De la maison que nous occupons à l'est de False Bay nous saluons le soleil qui disparaît derrière la péninsule du Cap. La succession de pics et de chaînes forme un message enflammé en morse .. ..- ….. .-- Une baleine solitaire, insouciante ou optimiste, forme avec sa queue le V d'une victoire que nous savons incertaine. Sur la grève, la silhouette noire d'un Blanc en ombre chinoise. Plus tard, remplaçant le message géant, le télégraphiste posté au phare du Cap de Bonne Espérance, envoie le premier signal d'un message humain poursuivi par la suite des éclairages côtiers. Des bouées lumineuses et silencieuses signalent les récifs aux sirènes et, dans la nuit, font scintiller l'écume.
Je raffole du full english breakfast et des amis nous ont préparé une surprise: un full south african breakfast. De quoi retourne-t-il? C'est très simple, il suffit de remplacer les œufs par un œuf... d'autruche!
Quelle ancre ou quel grappin me lie ici?
Un festival de baleines
A Hermanus se déroule début octobre le Whale Festival que nous laissons passer avant de nous y rendre: nul besoin de nous alors que chaque année cent mille personnes s'y rassemblent sous prétexte d'observer les baleines. Nous arrivons le lendemain et partageons avec quelques dizaines d'observateurs le festival d'une petite compagnie de baleines évoluant le plus souvent par deux, mère et petit. Tantôt la paire nage de concert, lentement, la mère avitaillant le petit qui peut téter jusqu'à six cent litres par jour, tantôt c'est concours de sauts et de galipettes. On reste là des heures, silencieux, émus. Et si les baleines et non la lune étaient à l'origine des marées? Basses lorsque les baleines s'envolent, hautes lorsqu'elles plongent. Une femme en formes s'installe sur les rochers entre les observateurs et les artistes donnant ainsi une utile échelle. Alentour, elle n'est pas le seul mammifère terrestre, émule ou mutant, qui porterait avantageusement des baleines.
Oasis
C'est notre première nuit dehors et c'est dans le Cederberg à Oasis backpackers & camping, ambiance de refuge de montagne et adresse la plus baba du coin. Gerrit, le propriétaire est d'une gentillesse inhumaine et nous propose un emplacement de rêve entouré d'orangers en fleurs. A l'abri des maisons, nous n'avions pas réalisé que la lune était pleine (depuis qu'elle ne fait plus les marées, elle se contente d'effacer les nuits) et nous ne sommes pas les seuls: deux zombies traversent le camp lampe frontale allumée mais inutile. Une dizaine de motos a déversé le double de fêtards qui font bombance au son de standards californiens surannés. A six heures du matin ils entonneront un tonitruant happy birthday pour l'une d'entre eux. Il va falloir s'enfoncer un peu plus avant dans le bush pour l'entendre. Ce que nous tentons le lendemain par une piste qui traverse la Doring River. Six mois de l'année elle est infranchissable mais Gerrit dit que, peut-être, elle l'est à nouveau et qu'il faut aller voir: soixante mètres d'un gué rocailleux et jusqu'à un mètre de profondeur, nous n'allons pas provoquer Neptune au début du voyage.
Lire ou camper
Lire en plein-air à la nuit tombée est mission impossible. A l'ancienne, je lis un livre de papier éclairé par une lampe frontale: c'est la danse de St Guy d'insectes suicidaires dans le faisceau, des petits malins s'essayant même à remplacer des mots. Ma Co lit dans le siècle sur une Kobo: des insectes malicieux en effleurent l'écran tournant ainsi les pages; lisent-ils plus vite qu'elle?
Wupperthal
Dans le désert qu'est le nord du Cederberg, de part et d'autre de la piste apparaissent soudain des chaumières chaulées, impeccablement alignées. On dirait un village construit par les Boers au XIXème siècle mais quelque chose cloche, l'impression que jamais des Blancs n'ont habité là, or, on ne construisait pas ainsi pour les Noirs. Le village est aujourd'hui occupé exclusivement par des métis; nous le quittons avec un mystère de plus. Au débouché d'un col, une réplique, plus vaste, occupe le flanc opposé, des lignes impeccables de maisons blanches et basses partent d'une large rivière à l'assaut de l'escarpement. Il y a près de deux siècles, deux missionnaires allemands se sont installés ici avec quelques familles de Khoisans (une des deux ethnies occupant cette région). Vingt ans plus tard, profitant de l'abolition de l'esclavage, d'autres familles les rejoignent. Elles sont aujourd'hui quatre cent vivant et travaillant sur une ferme de sept mille cinq cent hectares toujours propriété des missionnaires. On cultive légumes et rooibos sur les limons tandis que les moutons courent la montagne. Sur de longues tables, on vient justement de débiter deux agneaux à l'unique magasin général du village qui n'a guère changé depuis sa fondation, je prends mon tour dans la file. Le rooibos est transformé dans un petit atelier non seulement en infusions mais en savons et autres shampoings et lotions tandis que le village s'enorgueillit d'héberger la plus ancienne «usine» du pays, une fabrique de chaussures. Une demi-douzaine d'artisans y confectionne sandales et autres brodequins dans tous les cuirs dont regorge le pays. Peut-être leur manque-t-il un styliste. Voilà pour la belle histoire; difficile de savoir si c'est un bon modèle, si les missionnaires furent de meilleurs propriétaires que d'autres ni si les fermages étaient seulement payés en présence à l'office dans l'église surdimensionnée.
Au bar entre deux zincs, à l'escale de Johannesburg, trois douzaines de beaux bébés dans l'uniforme de leur université sont attablés par quatre. Nul doute qu'ensemble, sur la pelouse, ils forment un pack redoutable et qu'emmêlés ils ne font qu'un mais ici ils sont regroupés par couleur, les Blancs et les Noirs, formant presque un damier, comme s'ils étaient à nouveau adversaires.
Près de l'aéroport du Cap le mur d'un township proclame «Islam, the way of life». Les habitants de ce pays ont déjà payé un lourd tribut à une première idéologie, qu'on leur épargne les errements d'une seconde!
Dans le centre de Stellenbosch une Ferrari découvrable est arrêtée par un flot de piétons Noirs. Le gamin blond fait piaffer les cinq cent chevaux, emballe le moteur et la blonde qui l'accompagne d'un même rugissement. Ce n'est pas une Testarossa mais elle est rouge et la testostérone est bien là. Il n'y a pas si longtemps ils étaient en danger sur les trottoirs, ils sont aujourd'hui protégés par des bandes blanches peintes au sol mais une année de travail de la trentaine de personnes qui ont immobilisé le bolide ne leur suffirait pas pour l'acquérir.
Pour se rendre au restaurant les femmes revêtent volontiers des tenues seventies, robes longues à fleurs et cascades de boucles qu'on dirait faites au fer tandis que leurs hommes, cow-boys musculeux, semblent mal à l'aise dans leur habit de ville.
Avontuur est un vignoble dont le restaurant réputé vous assure qu'il est votre home away from home. On y élève également des chevaux de race. Ce qui est certain c'est que leur sauvignon blanc dénommé Sarabande est à la hauteur: sarabande des papilles avec le premier verre puis des neurones avec le second, quant au troisième... Nous en achetons une caisse pour le stock de survie lors de la traversée du Kalahari.
Aux carrefours des Noirs travaillent, remontant d'un pas rapide les files de voitures en proposant toutes sortes d'objets tandis que des Blancs muets, figés, comme statufiés ou interloqués par leur destin, quémandent en tenant devant eux une pancarte.
De la maison que nous occupons à l'est de False Bay nous saluons le soleil qui disparaît derrière la péninsule du Cap. La succession de pics et de chaînes forme un message enflammé en morse .. ..- ….. .-- Une baleine solitaire, insouciante ou optimiste, forme avec sa queue le V d'une victoire que nous savons incertaine. Sur la grève, la silhouette noire d'un Blanc en ombre chinoise. Plus tard, remplaçant le message géant, le télégraphiste posté au phare du Cap de Bonne Espérance, envoie le premier signal d'un message humain poursuivi par la suite des éclairages côtiers. Des bouées lumineuses et silencieuses signalent les récifs aux sirènes et, dans la nuit, font scintiller l'écume.
Je raffole du full english breakfast et des amis nous ont préparé une surprise: un full south african breakfast. De quoi retourne-t-il? C'est très simple, il suffit de remplacer les œufs par un œuf... d'autruche!
Quelle ancre ou quel grappin me lie ici?
Un festival de baleines
A Hermanus se déroule début octobre le Whale Festival que nous laissons passer avant de nous y rendre: nul besoin de nous alors que chaque année cent mille personnes s'y rassemblent sous prétexte d'observer les baleines. Nous arrivons le lendemain et partageons avec quelques dizaines d'observateurs le festival d'une petite compagnie de baleines évoluant le plus souvent par deux, mère et petit. Tantôt la paire nage de concert, lentement, la mère avitaillant le petit qui peut téter jusqu'à six cent litres par jour, tantôt c'est concours de sauts et de galipettes. On reste là des heures, silencieux, émus. Et si les baleines et non la lune étaient à l'origine des marées? Basses lorsque les baleines s'envolent, hautes lorsqu'elles plongent. Une femme en formes s'installe sur les rochers entre les observateurs et les artistes donnant ainsi une utile échelle. Alentour, elle n'est pas le seul mammifère terrestre, émule ou mutant, qui porterait avantageusement des baleines.
Oasis
C'est notre première nuit dehors et c'est dans le Cederberg à Oasis backpackers & camping, ambiance de refuge de montagne et adresse la plus baba du coin. Gerrit, le propriétaire est d'une gentillesse inhumaine et nous propose un emplacement de rêve entouré d'orangers en fleurs. A l'abri des maisons, nous n'avions pas réalisé que la lune était pleine (depuis qu'elle ne fait plus les marées, elle se contente d'effacer les nuits) et nous ne sommes pas les seuls: deux zombies traversent le camp lampe frontale allumée mais inutile. Une dizaine de motos a déversé le double de fêtards qui font bombance au son de standards californiens surannés. A six heures du matin ils entonneront un tonitruant happy birthday pour l'une d'entre eux. Il va falloir s'enfoncer un peu plus avant dans le bush pour l'entendre. Ce que nous tentons le lendemain par une piste qui traverse la Doring River. Six mois de l'année elle est infranchissable mais Gerrit dit que, peut-être, elle l'est à nouveau et qu'il faut aller voir: soixante mètres d'un gué rocailleux et jusqu'à un mètre de profondeur, nous n'allons pas provoquer Neptune au début du voyage.
Lire ou camper
Lire en plein-air à la nuit tombée est mission impossible. A l'ancienne, je lis un livre de papier éclairé par une lampe frontale: c'est la danse de St Guy d'insectes suicidaires dans le faisceau, des petits malins s'essayant même à remplacer des mots. Ma Co lit dans le siècle sur une Kobo: des insectes malicieux en effleurent l'écran tournant ainsi les pages; lisent-ils plus vite qu'elle?
Wupperthal
Dans le désert qu'est le nord du Cederberg, de part et d'autre de la piste apparaissent soudain des chaumières chaulées, impeccablement alignées. On dirait un village construit par les Boers au XIXème siècle mais quelque chose cloche, l'impression que jamais des Blancs n'ont habité là, or, on ne construisait pas ainsi pour les Noirs. Le village est aujourd'hui occupé exclusivement par des métis; nous le quittons avec un mystère de plus. Au débouché d'un col, une réplique, plus vaste, occupe le flanc opposé, des lignes impeccables de maisons blanches et basses partent d'une large rivière à l'assaut de l'escarpement. Il y a près de deux siècles, deux missionnaires allemands se sont installés ici avec quelques familles de Khoisans (une des deux ethnies occupant cette région). Vingt ans plus tard, profitant de l'abolition de l'esclavage, d'autres familles les rejoignent. Elles sont aujourd'hui quatre cent vivant et travaillant sur une ferme de sept mille cinq cent hectares toujours propriété des missionnaires. On cultive légumes et rooibos sur les limons tandis que les moutons courent la montagne. Sur de longues tables, on vient justement de débiter deux agneaux à l'unique magasin général du village qui n'a guère changé depuis sa fondation, je prends mon tour dans la file. Le rooibos est transformé dans un petit atelier non seulement en infusions mais en savons et autres shampoings et lotions tandis que le village s'enorgueillit d'héberger la plus ancienne «usine» du pays, une fabrique de chaussures. Une demi-douzaine d'artisans y confectionne sandales et autres brodequins dans tous les cuirs dont regorge le pays. Peut-être leur manque-t-il un styliste. Voilà pour la belle histoire; difficile de savoir si c'est un bon modèle, si les missionnaires furent de meilleurs propriétaires que d'autres ni si les fermages étaient seulement payés en présence à l'office dans l'église surdimensionnée.
An 80-Day Tour of Southern Africa
Back in South Africa
January 12, 2013, 5:30 AM, Flight BA043 London-Cape Town
Directly below, Windhoek glittered like a tangle of fairy lights still lit and tossed into a box.
The horizon, edged in purple, was setting up a backup fireworks display, and suddenly, like a cherry on the platter and with unbearable intensity, in less than two minutes the entire sun revealed a gray dam and then a vast, untouched massif.
A few more minutes and the glare to the east of the plane was total. In Africa, the sun is swift.
We still had a France to cross before landing, but it felt as if we were already there. To the west, the raking light revealed what looked like acne and long, swollen scars in a desert region that might be the Swartkloofberg. Further still, straight as far as the eye could see, the two parallel tracks of a dirt road.
At 11,500 meters altitude and 940 km/h, we had a sense of stillness until the Orange River appeared, an incongruous serpent, gray edged with green.
The first South African settlements were dotted with trees providing shade, then rivers highlighted by continuous lines of vegetation.
Water and shade that make life possible.
We’ll return here by the backroads.
Half an hour from Cape Town, the plane tilted toward the sea, crossing plantations (likely citrus) and then an explosion of cultivated greenery in circles on either side of an unruly river. Finally, the coastline was no longer just sand and water—a frothy hem, a suture?
A peninsula came into view, forming two magnificent bays, and... a flight attendant firmly instructed me to return to my seat: we’d arrived!
The Colors of Cape Town
The city was dressed up as I like them—deserted, fluid, free of its vendors.
In the parking lot of the endless beach next to the commercial port north of the city, about two hundred people were unloading their goods in front of their pickups or combis, none of which were from this century: mixed-race, ageless Black people, and white folks who looked like they’d stepped out of another era.
After a few minutes, intrigued, I played a game: first looking at the merchandise, then imagining who was selling it, and finally looking at who was actually manning the stall. Tall Black vendors were selling what they often sell in Europe—leather, sunglasses, watches; mixed-race folks offered discount bundles, and the tanned older white people seemed to have emptied their attics.
We left with an antique tin kettle for morning tea over an open fire, a pack of five exercise books (that’s 600 pages to fill), Bill Bryson’s earliest stories in English, some snoek rillettes (a local fish), and—never seen before—tuna biltong and snoek biltong.
In so-called advanced countries, Sunday is for sports: white cyclists dressed like pros sweating diligently, Black street vendors running in loops at red lights to sell trash bags that day; white golfers losing their balls, which a scantily clad Black man retrieves from the water; under the sails of kite surf boards, it’s all blondes, and in the foam, joyful splashes from a bunch of Black kids.
Searching for an unusual spot for lunch, we drove through the fishing port looking for a dive and, at the end of a dead-end road with no warning, we arrived at the Shimmy Beach Club—quite the program.
The place, open for just three weeks, aims to be ultra-trendy. You could be in San Francisco, Lisbon’s docks, or St. Barth. This time, the "visible" staff was diverse, but the clientele was exclusively white, except for one mixed-race couple.
For this Sunday lunch, the women had pulled out all the stops, and local starlets—who’d make ours look tame—were turning the terrace into a frenzy.
At Cape Town’s port, the girls have *port*. The trend seems to be crochet dresses over swimsuits.
For two hours, a team of employees watered and raked the sand, starting over when they finished. A child in a floaty pink dress and a gold headband, but a future adventurer, stepped onto the freshly raked artificial beach sand for the first time.
A lanky mixed-race man dragged a hose across the ground, followed by a white woman—enchanted?—who then started watering the sand herself, carelessly splashing the glass terrace her colleague had just swept. I suspect a tacit work arrangement to keep everyone employed.
A galleon packed with tourists (are there any in the hold? Does it take tourists to Robben Island?) left the port. A helicopter took off in its wake. Trawlers returned, cutting through a ballet of catamarans, their waterlines well above the water: a bad catch.
If there’s one country where you can’t pretend to ignore skin color, it’s this one. The question is in everyone’s mind, and here more than anywhere else, it’s a decisive economic and political factor.
Columbine of Brittany
200 km north of Cape Town and 9,000 km south of the Breton coast, but on the same cold ocean, we camped on the shore of the Columbine Cape Nature Reserve, sheltered by a rocky chaos that, at first light tomorrow, would transport us to Perros-Guirec.
Our first encounter with wild animals wouldn’t end well for them: it was crayfish season, and they were the size of lobsters at Lorient’s fish market. Bought for R60 (5.5 €) a pair from kids in Pater Noster, they’d end up between two rocks, over a fire. But first, we had to pair the Chenin blanc with some snoek biltong.
With no wood, I lit a fire at dawn with dried seaweed and kelp, as if petrified; it gave off a smell of court-bouillon and... tires. Two hundred fathoms away, on an outpost, an army of cormorants stood at attention, unmoved among the frolicking seals.
At the reserve’s exit, the guard spoke French; Patrick Mwanba had arrived from Congo three years earlier to study, but the cost of living here forced him to drop out. He’d like to return home because life is cheaper there, but the war made him hesitate.
Ding ding dong! Vroom! Arf arf, Woof! Buzz! (A night from hell!)
I’d long planned to visit Calvinia, the center of a region known for extensive sheep farming. An excellent provincial museum, run by an enthusiastic curator, kept us too late to start the drive north.
So we camped in a tiny, charming campsite set up in the garden of a house. A few trees, a patch of resilient grass, and a view of a pretty lit-up steeple—what else?
Well, it turned out to be a sound-and-light show, with the pretty steeple chiming the hours and half-hours. Then suddenly, we were in the VIP stands of the Karoo-Kalahari Truck Race: roaring trucks paraded under our canvas windows, and we realized we were on the main road through town. To top it off, we enjoyed an uninterrupted canine cacophony, from the *arf arf* of little dogs to the *woof* of a mastiff. Oh, and some mosquitoes—the first ones—insisted on keeping us company in the tent, and we hadn’t yet bought the arsenal to neutralize them.
I walked through Calvinia at night; the house gardens weren’t fenced, nor did they have the «Armed Response» signs so common in the country.
The Kalahari Trails
(No, no, I haven’t converted to hiking.)
North of Calvinia, in the south of the Northern Cape, small towns follow one another up to Upington, about a hundred kilometers apart—welcome havens. Between them, with no trees in sight, we stopped in the shade of a motionless cloud: the temperature exceeded 40°C in mid-January.
We were almost out of the High Karoo and into a region of pans drying up, until the first red dunes appeared, precursors of the Kalahari. In the sparse veld vegetation, gatherings of quiver trees in the kopjes, and a caravan of camels without a handler or packs, marching in perfect formation across a pan (no, I hadn’t overdone the Windhoek at the last stop, and no, I wasn’t dehydrated enough to hallucinate).
The historic part of these towns, European in style, was built on the same plans as those in the American Midwest or the Australian Outback: a grid of streets wide enough to turn a wagon pulled by eight pairs of oxen. The architecture was Dutch-inspired, tropicalized with awnings.
Then came more recent housing, functional in style, where the wealthier mixed-race people—who make up the majority of this state—lived, and further on, the township, an assemblage of corrugated iron and plastic, like everywhere else.
Orange, Right Bank
North of Augrabies Falls National Park, on the other side of the Orange River, stretches a rugged and wild territory the size of fifty Groix islands, crisscrossed by a few tracks—the Riemvasmaak.
The inhabitants were driven out half a century ago for a military base, and as soon as President Mandela was elected, he made it a symbol by allowing the exiled populations to return. Several ethnic groups live here on almost nothing, in government-built shacks.
A community camp is set up in a small cirque at the end of a canyon that, while not in the history books, offers a good descent. By mid-afternoon, the air was at 44°C, but luckily there was a spring... except it was a hot spring, with water at 38°C. And they haven’t invented a reversible spring yet. Once the birds and baboons had settled in, in absolute silence and far from any light pollution, we enjoyed the stars like nowhere else (well, that’s what they claim in the region).
The Orange didn’t choose the easy path: arriving from Lesotho, it was almost at the ocean. The terrain to the south and north of this massif seemed easier to cross. Was it to avoid the curse of the Okavango, whose waters disappear into the sands without ever seeing the sea, that it chose this rocky route, thinking that at least the granite wouldn’t steal its water?
I Love You, I Eat You
In the dry bed of the Auob, it lay panting, head raised, alert, between its paws but head-to-tail, a tawny springbok, motionless.
A few minutes earlier, their story had been written in a lightning-fast chase, captured in photos by the driver of the car that alerted us.
It would be a long time before it started eating at the groin without breaking its surveillance.
Earlier, there was a lion lounging in the shade and hundreds of antelopes: springboks and gemsboks (oryx) in herds, hartebeests and steenboks alone. Strange pairs, apart several times, formed by a springbok and a gemsbok.
A few solitary jackals moved slightly sideways, looking furtive. Ostriches, alone, looking a bit dazed.
It was a lucky morning in the Kgalagadi (KTP).
In and Out
Kgalagadi, Nossob Camp.
We were at the very end of the almost-empty camp, ten meters from the fence, whose structure wouldn’t resist an elephant (though there aren’t any here), but it was electrified.
At dusk, on the other side, ten meters away, three lions passed in a row, as if on parade, seemingly focused on their goal and indifferent to the camp, though they glanced at it.
A jackal had gotten into the camp and was trying to get out without success while scavenging. I offered it two pieces of snoek biltong (Don’t feed the animals!) from three meters away—it smelled strong and had bones (bones in biltong!). When it passed by again, it sniffed but didn’t dare approach. Curled up in the chair, motionless, by the faint moonlight, I finally saw it come closer, grab the nearest piece, and move ten meters away to enjoy it (how many jackals know the finer points of sea biltong?). A little reassured, it came back for the second piece.
Another Morning
By morning, the jackal was gone, but our luck hadn’t left us. Two cheetahs again, who found me in the way and slowly moved toward a calmer shadow. Enough birds of prey to form a squadron, but they’re solitary hunters. Two ostriches busy with their dozen unruly chicks. And while we’re at it, a group of four Kalahari lions, sprawled under a thorny bush. Lots of oryx crossing the dunes and herds of red hartebeest. Kori bustards and secretary birds.
It was the first time the Kgalagadi had spoiled us so much.
Back in South Africa
January 12, 2013, 5:30 AM, Flight BA043 London-Cape Town
Directly below, Windhoek glittered like a tangle of fairy lights still lit and tossed into a box.
The horizon, edged in purple, was setting up a backup fireworks display, and suddenly, like a cherry on the platter and with unbearable intensity, in less than two minutes the entire sun revealed a gray dam and then a vast, untouched massif.
A few more minutes and the glare to the east of the plane was total. In Africa, the sun is swift.
We still had a France to cross before landing, but it felt as if we were already there. To the west, the raking light revealed what looked like acne and long, swollen scars in a desert region that might be the Swartkloofberg. Further still, straight as far as the eye could see, the two parallel tracks of a dirt road.
At 11,500 meters altitude and 940 km/h, we had a sense of stillness until the Orange River appeared, an incongruous serpent, gray edged with green.
The first South African settlements were dotted with trees providing shade, then rivers highlighted by continuous lines of vegetation.
Water and shade that make life possible.
We’ll return here by the backroads.
Half an hour from Cape Town, the plane tilted toward the sea, crossing plantations (likely citrus) and then an explosion of cultivated greenery in circles on either side of an unruly river. Finally, the coastline was no longer just sand and water—a frothy hem, a suture?
A peninsula came into view, forming two magnificent bays, and... a flight attendant firmly instructed me to return to my seat: we’d arrived!
The Colors of Cape Town
The city was dressed up as I like them—deserted, fluid, free of its vendors.
In the parking lot of the endless beach next to the commercial port north of the city, about two hundred people were unloading their goods in front of their pickups or combis, none of which were from this century: mixed-race, ageless Black people, and white folks who looked like they’d stepped out of another era.
After a few minutes, intrigued, I played a game: first looking at the merchandise, then imagining who was selling it, and finally looking at who was actually manning the stall. Tall Black vendors were selling what they often sell in Europe—leather, sunglasses, watches; mixed-race folks offered discount bundles, and the tanned older white people seemed to have emptied their attics.
We left with an antique tin kettle for morning tea over an open fire, a pack of five exercise books (that’s 600 pages to fill), Bill Bryson’s earliest stories in English, some snoek rillettes (a local fish), and—never seen before—tuna biltong and snoek biltong.
In so-called advanced countries, Sunday is for sports: white cyclists dressed like pros sweating diligently, Black street vendors running in loops at red lights to sell trash bags that day; white golfers losing their balls, which a scantily clad Black man retrieves from the water; under the sails of kite surf boards, it’s all blondes, and in the foam, joyful splashes from a bunch of Black kids.
Searching for an unusual spot for lunch, we drove through the fishing port looking for a dive and, at the end of a dead-end road with no warning, we arrived at the Shimmy Beach Club—quite the program.
The place, open for just three weeks, aims to be ultra-trendy. You could be in San Francisco, Lisbon’s docks, or St. Barth. This time, the "visible" staff was diverse, but the clientele was exclusively white, except for one mixed-race couple.
For this Sunday lunch, the women had pulled out all the stops, and local starlets—who’d make ours look tame—were turning the terrace into a frenzy.
At Cape Town’s port, the girls have *port*. The trend seems to be crochet dresses over swimsuits.
For two hours, a team of employees watered and raked the sand, starting over when they finished. A child in a floaty pink dress and a gold headband, but a future adventurer, stepped onto the freshly raked artificial beach sand for the first time.
A lanky mixed-race man dragged a hose across the ground, followed by a white woman—enchanted?—who then started watering the sand herself, carelessly splashing the glass terrace her colleague had just swept. I suspect a tacit work arrangement to keep everyone employed.
A galleon packed with tourists (are there any in the hold? Does it take tourists to Robben Island?) left the port. A helicopter took off in its wake. Trawlers returned, cutting through a ballet of catamarans, their waterlines well above the water: a bad catch.
If there’s one country where you can’t pretend to ignore skin color, it’s this one. The question is in everyone’s mind, and here more than anywhere else, it’s a decisive economic and political factor.
Columbine of Brittany
200 km north of Cape Town and 9,000 km south of the Breton coast, but on the same cold ocean, we camped on the shore of the Columbine Cape Nature Reserve, sheltered by a rocky chaos that, at first light tomorrow, would transport us to Perros-Guirec.
Our first encounter with wild animals wouldn’t end well for them: it was crayfish season, and they were the size of lobsters at Lorient’s fish market. Bought for R60 (5.5 €) a pair from kids in Pater Noster, they’d end up between two rocks, over a fire. But first, we had to pair the Chenin blanc with some snoek biltong.
With no wood, I lit a fire at dawn with dried seaweed and kelp, as if petrified; it gave off a smell of court-bouillon and... tires. Two hundred fathoms away, on an outpost, an army of cormorants stood at attention, unmoved among the frolicking seals.
At the reserve’s exit, the guard spoke French; Patrick Mwanba had arrived from Congo three years earlier to study, but the cost of living here forced him to drop out. He’d like to return home because life is cheaper there, but the war made him hesitate.
Ding ding dong! Vroom! Arf arf, Woof! Buzz! (A night from hell!)
I’d long planned to visit Calvinia, the center of a region known for extensive sheep farming. An excellent provincial museum, run by an enthusiastic curator, kept us too late to start the drive north.
So we camped in a tiny, charming campsite set up in the garden of a house. A few trees, a patch of resilient grass, and a view of a pretty lit-up steeple—what else?
Well, it turned out to be a sound-and-light show, with the pretty steeple chiming the hours and half-hours. Then suddenly, we were in the VIP stands of the Karoo-Kalahari Truck Race: roaring trucks paraded under our canvas windows, and we realized we were on the main road through town. To top it off, we enjoyed an uninterrupted canine cacophony, from the *arf arf* of little dogs to the *woof* of a mastiff. Oh, and some mosquitoes—the first ones—insisted on keeping us company in the tent, and we hadn’t yet bought the arsenal to neutralize them.
I walked through Calvinia at night; the house gardens weren’t fenced, nor did they have the «Armed Response» signs so common in the country.
The Kalahari Trails
(No, no, I haven’t converted to hiking.)
North of Calvinia, in the south of the Northern Cape, small towns follow one another up to Upington, about a hundred kilometers apart—welcome havens. Between them, with no trees in sight, we stopped in the shade of a motionless cloud: the temperature exceeded 40°C in mid-January.
We were almost out of the High Karoo and into a region of pans drying up, until the first red dunes appeared, precursors of the Kalahari. In the sparse veld vegetation, gatherings of quiver trees in the kopjes, and a caravan of camels without a handler or packs, marching in perfect formation across a pan (no, I hadn’t overdone the Windhoek at the last stop, and no, I wasn’t dehydrated enough to hallucinate).
The historic part of these towns, European in style, was built on the same plans as those in the American Midwest or the Australian Outback: a grid of streets wide enough to turn a wagon pulled by eight pairs of oxen. The architecture was Dutch-inspired, tropicalized with awnings.
Then came more recent housing, functional in style, where the wealthier mixed-race people—who make up the majority of this state—lived, and further on, the township, an assemblage of corrugated iron and plastic, like everywhere else.
Orange, Right Bank
North of Augrabies Falls National Park, on the other side of the Orange River, stretches a rugged and wild territory the size of fifty Groix islands, crisscrossed by a few tracks—the Riemvasmaak.
The inhabitants were driven out half a century ago for a military base, and as soon as President Mandela was elected, he made it a symbol by allowing the exiled populations to return. Several ethnic groups live here on almost nothing, in government-built shacks.
A community camp is set up in a small cirque at the end of a canyon that, while not in the history books, offers a good descent. By mid-afternoon, the air was at 44°C, but luckily there was a spring... except it was a hot spring, with water at 38°C. And they haven’t invented a reversible spring yet. Once the birds and baboons had settled in, in absolute silence and far from any light pollution, we enjoyed the stars like nowhere else (well, that’s what they claim in the region).
The Orange didn’t choose the easy path: arriving from Lesotho, it was almost at the ocean. The terrain to the south and north of this massif seemed easier to cross. Was it to avoid the curse of the Okavango, whose waters disappear into the sands without ever seeing the sea, that it chose this rocky route, thinking that at least the granite wouldn’t steal its water?
I Love You, I Eat You
In the dry bed of the Auob, it lay panting, head raised, alert, between its paws but head-to-tail, a tawny springbok, motionless.
A few minutes earlier, their story had been written in a lightning-fast chase, captured in photos by the driver of the car that alerted us.
It would be a long time before it started eating at the groin without breaking its surveillance.
Earlier, there was a lion lounging in the shade and hundreds of antelopes: springboks and gemsboks (oryx) in herds, hartebeests and steenboks alone. Strange pairs, apart several times, formed by a springbok and a gemsbok.
A few solitary jackals moved slightly sideways, looking furtive. Ostriches, alone, looking a bit dazed.
It was a lucky morning in the Kgalagadi (KTP).
In and Out
Kgalagadi, Nossob Camp.
We were at the very end of the almost-empty camp, ten meters from the fence, whose structure wouldn’t resist an elephant (though there aren’t any here), but it was electrified.
At dusk, on the other side, ten meters away, three lions passed in a row, as if on parade, seemingly focused on their goal and indifferent to the camp, though they glanced at it.
A jackal had gotten into the camp and was trying to get out without success while scavenging. I offered it two pieces of snoek biltong (Don’t feed the animals!) from three meters away—it smelled strong and had bones (bones in biltong!). When it passed by again, it sniffed but didn’t dare approach. Curled up in the chair, motionless, by the faint moonlight, I finally saw it come closer, grab the nearest piece, and move ten meters away to enjoy it (how many jackals know the finer points of sea biltong?). A little reassured, it came back for the second piece.
Another Morning
By morning, the jackal was gone, but our luck hadn’t left us. Two cheetahs again, who found me in the way and slowly moved toward a calmer shadow. Enough birds of prey to form a squadron, but they’re solitary hunters. Two ostriches busy with their dozen unruly chicks. And while we’re at it, a group of four Kalahari lions, sprawled under a thorny bush. Lots of oryx crossing the dunes and herds of red hartebeest. Kori bustards and secretary birds.
It was the first time the Kgalagadi had spoiled us so much.
We’ve been back for a month now, so it’s high time I posted the story of our adventures! 😉 I’d also like to thank everyone who shared their own experiences on this forum (or elsewhere) and gave us tips—it really helped us plan our trip.
14/09/2019: Johannesburg - Vryburg After months of waiting and reading other travelers’ journals, it’s finally our turn! We arrived in Johannesburg from Nantes and Paris in the morning. We looked for the Bushlore rep—we’d rented our 4x4 from them—but there was no sign with our name! « Bushlore? She’s a woman, I saw her a few minutes ago, » someone told us. A minute later, the Bushlore employee showed up: a man! 🤪 He sped onto the highway, and just 30 minutes later, we arrived at the rental place. It’s a big operation with good organization and lots of vehicles—pretty reassuring. Our 4x4 was there, a classic Toyota Hilux fully equipped for safari: rooftop tent, dual diesel tanks, 60-liter water reserve, two batteries, two spare tires, all the camping gear, plus everything needed for *désensablement* (getting unstuck from sand). Speaking of which, is it "désensablage" or "désensablement"? Best to just avoid getting stuck in the first place! 😏 Good news… or not: the vehicle was brand new, with barely 100 kilometers on the odometer. On one hand, we figured we wouldn’t have mechanical issues or a fridge breakdown, but on the other, we knew it wouldn’t be easy to return it without a single scratch. Either way, it was our first time renting a 4x4, and we were impressed.

We set off toward Kgalagadi Transfrontier Park—it’s not exactly around the corner! In 1994 (when Mandela had just become President) and 2007, during our two previous trips to South Africa, we loved this park, so we couldn’t imagine going to Botswana without returning. The road was pretty monotonous, with not much to see except a few ostriches.



We stopped for the night in Vryburg at the Kameelboom Lodge campsite. It was a bit noisy since it’s close to the road, and the facilities weren’t great, but it was fine for one night.
14/09/2019: Johannesburg - Vryburg After months of waiting and reading other travelers’ journals, it’s finally our turn! We arrived in Johannesburg from Nantes and Paris in the morning. We looked for the Bushlore rep—we’d rented our 4x4 from them—but there was no sign with our name! « Bushlore? She’s a woman, I saw her a few minutes ago, » someone told us. A minute later, the Bushlore employee showed up: a man! 🤪 He sped onto the highway, and just 30 minutes later, we arrived at the rental place. It’s a big operation with good organization and lots of vehicles—pretty reassuring. Our 4x4 was there, a classic Toyota Hilux fully equipped for safari: rooftop tent, dual diesel tanks, 60-liter water reserve, two batteries, two spare tires, all the camping gear, plus everything needed for *désensablement* (getting unstuck from sand). Speaking of which, is it "désensablage" or "désensablement"? Best to just avoid getting stuck in the first place! 😏 Good news… or not: the vehicle was brand new, with barely 100 kilometers on the odometer. On one hand, we figured we wouldn’t have mechanical issues or a fridge breakdown, but on the other, we knew it wouldn’t be easy to return it without a single scratch. Either way, it was our first time renting a 4x4, and we were impressed.

We set off toward Kgalagadi Transfrontier Park—it’s not exactly around the corner! In 1994 (when Mandela had just become President) and 2007, during our two previous trips to South Africa, we loved this park, so we couldn’t imagine going to Botswana without returning. The road was pretty monotonous, with not much to see except a few ostriches.



We stopped for the night in Vryburg at the Kameelboom Lodge campsite. It was a bit noisy since it’s close to the road, and the facilities weren’t great, but it was fine for one night.
Bonjour à tous,
De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.
La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.
Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.
Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?
Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.
Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.
Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.
Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.
Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.
Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.
Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.
Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.
Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.
Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.
Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉








De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.
La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.
Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.
Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?
Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.
Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.
Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.
Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.
Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.
Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.
Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.
Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.
Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.
Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.
Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉








Bonjour à tous!
Ayant à de nombreuses occasions utilisé le forum pour préparer nos voyages, je vais essayer d'apporter une modeste contribution via un carnet sur une destination peu prisée des français...
Introduction
Sam Lion : Etant donné que tu vas être confronté à pas mal de choses que tu ne connais pas… tu vas faire semblant de les connaître… et le meilleur moyen de faire croire que tu connais tout, c’est de JAMAIS avoir l’air étonné. T’as compris ? Parce que toi, tu as souvent l’air étonné… ton défaut. Tu vois ? Bon, on va faire un petit test… je vais te dire deux trois choses étonnantes comme ça, mais qui devront pas t’étonner...
Quiconque ayant vu ce film se souvient certes de dialogues mythiques comme celui-ci, mais aussi des paysages époustouflants de l'Afrique australe (Zimbabwe) qui donnent envie, comme Sam Lion, de se présenter face au roi de la savane.
L'idée de faire un Safari n'était pourtant pas une priorité nous concernant...mais notre position a doucement évoluée... En 2013, on a la chance de découvrir les Galapagos, et on prend un plaisir fou à contempler la faune et la flore de ces îles merveilleuses. En 2014, en Inde, on a le souffle coupé lorsque l'on a la chance de croiser 2 tigres au parc Ranthambore.
On prend conscience que la rencontre avec la nature nous plaît énormément. En 2016 c'est décidé, ce sera l'Afrique!
Préparation
Novembre 2015: Soyons clairs, le Botswana nous était globalement inconnu avant de commencer à planifier le voyage. On a commencé à regarder pour le Kenya, la Tanzanie...mais en parcourant les forums, un petit pays a commencé à nous faire de l’œil...
Petit souci, ce pays n'est clairement pas donné. Deuxième souci, madame veut toujours une partie plage.
Un célèbre site de bons plans voyage résout nos problèmes avec un Vol Ethiad Paris - Johannesburg / Johannesburg - Mahé / Mahé - Paris pour moins de 650 € / personne. En plus, si certains lodges sont hors de prix, il est possible de louer un 4x4 avec tentes sur le toit, solution "beaucoup moins chère"! Nickel!
On a évidemment beaucoup hésité car:
Jamais conduit de 4x4 / on a pas de voiture - On lit tout et son contraire sur la difficulté des pistes (les retours dépendent certainement de la saison à laquelle les gens sont partis...) Aucune expérience en mécanique Peu d'expérience du camping Aucune expérience du Bush - Les camps étant ouverts, c'est pas forcément hyper rassurant.
Finalement après avoir lu des dizaines et des dizaines de sujets de forum en français et en anglais on s'est lancé, car tout ça avait aussi un côté excitant! Etait-ce raisonnable ? difficile à dire. Nous n'avons eu aucun soucis donc on serait tentés de dire oui...mais chacun se fera sa propre idée, et il y a d'autres solutions dans les mêmes prix. A-t-on trouvé l'expérience géniale ? Clairement!!!
Pour l'organisation sur place, on a fait appel à une agence, Africa Coeur Safaris recommandée par Emma78 du forum. On n'a clairement pas regretté notre choix...tout a été impeccable et Olivier et Cécile ont clairement grandement contribué à rendre ce voyage exceptionnel. Fin décembre, tout est calé!
Programme et itinéraire
On part sur un itinéraire "classique". Ce sera 10 jours, du 16 au 25 mai:
J1: Chobe river cruise - Chobe river cottages J2: Victoria Falls - Chobe river cottages J3: Game Drive Chobe - Chobe river cottages J4: Self Drive - ihaha J5: Self Drive - Savuti J6: Self Drive - Savuti J7: Self Drive - Third bridge J8: Self Drive - Third bridge J9: Self Drive - Thamalakane River lodge J10: Survol Okavango - Thamalakane River lodge
A suivre...
Ayant à de nombreuses occasions utilisé le forum pour préparer nos voyages, je vais essayer d'apporter une modeste contribution via un carnet sur une destination peu prisée des français...
Introduction
Sam Lion : Etant donné que tu vas être confronté à pas mal de choses que tu ne connais pas… tu vas faire semblant de les connaître… et le meilleur moyen de faire croire que tu connais tout, c’est de JAMAIS avoir l’air étonné. T’as compris ? Parce que toi, tu as souvent l’air étonné… ton défaut. Tu vois ? Bon, on va faire un petit test… je vais te dire deux trois choses étonnantes comme ça, mais qui devront pas t’étonner...
Quiconque ayant vu ce film se souvient certes de dialogues mythiques comme celui-ci, mais aussi des paysages époustouflants de l'Afrique australe (Zimbabwe) qui donnent envie, comme Sam Lion, de se présenter face au roi de la savane.
L'idée de faire un Safari n'était pourtant pas une priorité nous concernant...mais notre position a doucement évoluée... En 2013, on a la chance de découvrir les Galapagos, et on prend un plaisir fou à contempler la faune et la flore de ces îles merveilleuses. En 2014, en Inde, on a le souffle coupé lorsque l'on a la chance de croiser 2 tigres au parc Ranthambore.
On prend conscience que la rencontre avec la nature nous plaît énormément. En 2016 c'est décidé, ce sera l'Afrique!
Préparation
Novembre 2015: Soyons clairs, le Botswana nous était globalement inconnu avant de commencer à planifier le voyage. On a commencé à regarder pour le Kenya, la Tanzanie...mais en parcourant les forums, un petit pays a commencé à nous faire de l’œil...
Petit souci, ce pays n'est clairement pas donné. Deuxième souci, madame veut toujours une partie plage.
Un célèbre site de bons plans voyage résout nos problèmes avec un Vol Ethiad Paris - Johannesburg / Johannesburg - Mahé / Mahé - Paris pour moins de 650 € / personne. En plus, si certains lodges sont hors de prix, il est possible de louer un 4x4 avec tentes sur le toit, solution "beaucoup moins chère"! Nickel!
On a évidemment beaucoup hésité car:
Jamais conduit de 4x4 / on a pas de voiture - On lit tout et son contraire sur la difficulté des pistes (les retours dépendent certainement de la saison à laquelle les gens sont partis...) Aucune expérience en mécanique Peu d'expérience du camping Aucune expérience du Bush - Les camps étant ouverts, c'est pas forcément hyper rassurant.
Finalement après avoir lu des dizaines et des dizaines de sujets de forum en français et en anglais on s'est lancé, car tout ça avait aussi un côté excitant! Etait-ce raisonnable ? difficile à dire. Nous n'avons eu aucun soucis donc on serait tentés de dire oui...mais chacun se fera sa propre idée, et il y a d'autres solutions dans les mêmes prix. A-t-on trouvé l'expérience géniale ? Clairement!!!
Pour l'organisation sur place, on a fait appel à une agence, Africa Coeur Safaris recommandée par Emma78 du forum. On n'a clairement pas regretté notre choix...tout a été impeccable et Olivier et Cécile ont clairement grandement contribué à rendre ce voyage exceptionnel. Fin décembre, tout est calé!
Programme et itinéraire
On part sur un itinéraire "classique". Ce sera 10 jours, du 16 au 25 mai:

J1: Chobe river cruise - Chobe river cottages J2: Victoria Falls - Chobe river cottages J3: Game Drive Chobe - Chobe river cottages J4: Self Drive - ihaha J5: Self Drive - Savuti J6: Self Drive - Savuti J7: Self Drive - Third bridge J8: Self Drive - Third bridge J9: Self Drive - Thamalakane River lodge J10: Survol Okavango - Thamalakane River lodge
A suivre...
Je commence enfin le récit de notre périple de l'été dernier (2017). 😇
C'est un road-trip que j'avais commencé à imaginer à partir Juin 2016, plus d'un an en avance, mais, en réalité, ce voyage était la suite espérée de celui de 2015. A l'époque, déjà, j'avais rêvé de monter aux chutes Victoria et de faire une petite partie de Botswana mais en 5 semaines c'était beaucoup trop juste. Nous nous étions donc concentrés sur l'Afrique du Sud et la Namibie et nous avions A-D-O-R-É ! 🙂 Safari 2015 : Du Kruger à Etosha en passant par le Kgalagadi
En guise de revanche, cette fois-ci nous avions prévu 8 semaines ! Avec beaucoup de Botswana, 1 journée aux chutes Victoria, un peu de Namibie et encore de l'Afrique du Sud. 😎 Voici le programme :
J0 (08/07/17) : Départ de Paris West à 16h20, arrivée à Londres à 16h15 et départ de Londres à 19H30. J1 (09/07/17) : Arrivée à Joburg à 7h30. Dodo sur Polokwane. J2 (10/07/17) : Kruger NP - Letaba J3 (11/07/17) : Kruger NP - Shingwezdi J4 (12/07/17): Kruger - Punda Maria J5 (13/07/17): Khama Rhino Sancturay J6 (14/07/17): Khama Rhino Sanctuary J7 (15/07/17): Central Kalahari Game Reserve - Sunday Pan J8 (16/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Passarge Valley J9 (17/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Kori J10 (18/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J11 (19/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J12(20/07/17): Nxai Pan NP – Baine's Baobab J13(21/07/17): Nxai Pan NP – South Camp J14 (22/07/17): Lekhubu Island J15 (23/07/17): Kasane - Senyati J16 (24/07/17): Kasane - Senyati J17 (25/07/17): Chobe NP – Mwandi View J18 (26/07/17): Chobe NP - Savuti J19 (27/07/17): Chobe NP - Savuti J20 (28/07/17): Dizhana J21 (29/07/17): Dizhana J22 (30/07/17): Moremi Game Reserve – Xakanaxa J23 (31/07/17): Moremi Game Reserve – Third Bridge J24 (01/08/17): Maun - Island Safari Lodge J25(02/08/17): Gobabis – West Nest Lodge J26 (03/08/17): Erindi Game Reserve - Elephant Camp J27(04/08/17): Erindi Game Reserve -Elephant Camp J28 (05/08/17): Damaraland - Sptizkope J29 (06/08/17): Swakopmund - Sophia Dale J30 (07/08/17): Swakopmund - Sophia Dale J31 (08/08/17) : Swakopmund - Sophia Dale J32 (09/08/17): Camp Gecko - Eagle Camp J33 (10/08/17): Sesriem Camp J34 (11/08/17) : Sesriem Camp J35 (12/08/17) : Klein Aus Vista J36 (13/08/17) : Luderitz - Shark Island Campsite J37 (14/08/17): Ritchersveld NP - Tatasberg J38 (15/08/17) : Ritchersveld NP - De Hoop J39 (16/08/17) : Geogab NR J40 (17/08/17): Namaqua NP -Skilpad J41 (18/08/17): Namaqua Coastal - Kwaas Se Baai J42 (19/08/17): Cederberg - Algeria campsite J43 (20/08/17): Cederberg - Mountceder J44 (21/08/17): Tankwa Karoo NP - Elandsberg J45 (22/08/17): Tankwa Karoo NP - Perdekloof campsite J46 (23/08/17): Karoo NP - Afsaal J47 (24/08/17): Karoo NP - Afsaal J48 (25/08/17): Oodtshoorn - Kleinplaas resort J49 (26/08/17) : De Hoop Nature Reserve J50 (27/08/17) : De Hoop Nature Reserve J51 (28/08/17) : CapeTown J52 (29/08/17) : CapeTown J53 (30/08/17) : CapeTown J54 (31/08/17) : Départ de CapeTown à 19h30
Pour le vol nous avons fait confiance à British Airways avec escale à Londres, arrivée à Johannesburg et départ du Cap. La vérité c'est que c'est l'open jaw le moins cher que nous ayons trouvé.
Sur 53 nuits, nous en avons fait 37 en camping (Tente de toit pendant la première partie du voyage et tente de sol ensuite). Nous avions emmené notre tente Tiptop 3 places de GUIDETTI, achetée exprès pour ce voyage car son système de rangement nous permettait de la mettre dans une valise.
Pour le reste nous avions emmené les duvets de notre précédent voyage (Décathlon, température de confort : 10°C) mais nous n'avions pas pu prendre nos matelas autogonflants (manque de place).
Pour ce voyage la location d'un 4x4 était indispensable. Pour des raisons économiques nous en avons même loué 2 : - Un premier, tout équipé, avec tente sur le toit, loué auprès de Safari4x4Hire, que nous avons récupéré à Pretoria (AdS) et laissé à Windhoek (Namibie)
- Et un second 4x4, "classique" dirons nous, loué chez Hertz à l'aéroport de Windhoek (Namibie) et déposé à celui de Capetown. (AdS)
Chapeau bas à celui ou à celle qui reconnaitra le lieu où a été prise cette photo ! 😎
Nous avons, en fait, réaliser 2 voyages en 1. 2 voyages très différents l'un de l'autre. La première partie fut rude, difficile, très fatigante, parfois éprouvante, avec beaucoup de péripéties mais aussi beaucoup de découvertes.
La seconde fut un petit peu moins dépaysante (en effet, nous connaissions déjà cette magnifique partie de la Namibie) mais plus tranquille et bien plus agréable.
Enfin, pour ce qui est des difficultés et des délais concernant les réservations, je vous mets le lien de ma préparation : Préparation road trip Afrique australe en été Et j'en profite pour adresser un énorme merci à tout ceux qui m'ont aider à préparer ce voyage Il n'y a pas à chier, la communauté Afrique australe de VF est au top ! 😉
Voila je crois que j'ai fait le tour ! 😏 Je préfère vous prévenir que ce carnet sera trèèèèèès long (Avant que je ne me fasse harceler et agresser 😇)
C'est un road-trip que j'avais commencé à imaginer à partir Juin 2016, plus d'un an en avance, mais, en réalité, ce voyage était la suite espérée de celui de 2015. A l'époque, déjà, j'avais rêvé de monter aux chutes Victoria et de faire une petite partie de Botswana mais en 5 semaines c'était beaucoup trop juste. Nous nous étions donc concentrés sur l'Afrique du Sud et la Namibie et nous avions A-D-O-R-É ! 🙂 Safari 2015 : Du Kruger à Etosha en passant par le Kgalagadi
En guise de revanche, cette fois-ci nous avions prévu 8 semaines ! Avec beaucoup de Botswana, 1 journée aux chutes Victoria, un peu de Namibie et encore de l'Afrique du Sud. 😎 Voici le programme :
J0 (08/07/17) : Départ de Paris West à 16h20, arrivée à Londres à 16h15 et départ de Londres à 19H30. J1 (09/07/17) : Arrivée à Joburg à 7h30. Dodo sur Polokwane. J2 (10/07/17) : Kruger NP - Letaba J3 (11/07/17) : Kruger NP - Shingwezdi J4 (12/07/17): Kruger - Punda Maria J5 (13/07/17): Khama Rhino Sancturay J6 (14/07/17): Khama Rhino Sanctuary J7 (15/07/17): Central Kalahari Game Reserve - Sunday Pan J8 (16/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Passarge Valley J9 (17/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Kori J10 (18/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J11 (19/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J12(20/07/17): Nxai Pan NP – Baine's Baobab J13(21/07/17): Nxai Pan NP – South Camp J14 (22/07/17): Lekhubu Island J15 (23/07/17): Kasane - Senyati J16 (24/07/17): Kasane - Senyati J17 (25/07/17): Chobe NP – Mwandi View J18 (26/07/17): Chobe NP - Savuti J19 (27/07/17): Chobe NP - Savuti J20 (28/07/17): Dizhana J21 (29/07/17): Dizhana J22 (30/07/17): Moremi Game Reserve – Xakanaxa J23 (31/07/17): Moremi Game Reserve – Third Bridge J24 (01/08/17): Maun - Island Safari Lodge J25(02/08/17): Gobabis – West Nest Lodge J26 (03/08/17): Erindi Game Reserve - Elephant Camp J27(04/08/17): Erindi Game Reserve -Elephant Camp J28 (05/08/17): Damaraland - Sptizkope J29 (06/08/17): Swakopmund - Sophia Dale J30 (07/08/17): Swakopmund - Sophia Dale J31 (08/08/17) : Swakopmund - Sophia Dale J32 (09/08/17): Camp Gecko - Eagle Camp J33 (10/08/17): Sesriem Camp J34 (11/08/17) : Sesriem Camp J35 (12/08/17) : Klein Aus Vista J36 (13/08/17) : Luderitz - Shark Island Campsite J37 (14/08/17): Ritchersveld NP - Tatasberg J38 (15/08/17) : Ritchersveld NP - De Hoop J39 (16/08/17) : Geogab NR J40 (17/08/17): Namaqua NP -Skilpad J41 (18/08/17): Namaqua Coastal - Kwaas Se Baai J42 (19/08/17): Cederberg - Algeria campsite J43 (20/08/17): Cederberg - Mountceder J44 (21/08/17): Tankwa Karoo NP - Elandsberg J45 (22/08/17): Tankwa Karoo NP - Perdekloof campsite J46 (23/08/17): Karoo NP - Afsaal J47 (24/08/17): Karoo NP - Afsaal J48 (25/08/17): Oodtshoorn - Kleinplaas resort J49 (26/08/17) : De Hoop Nature Reserve J50 (27/08/17) : De Hoop Nature Reserve J51 (28/08/17) : CapeTown J52 (29/08/17) : CapeTown J53 (30/08/17) : CapeTown J54 (31/08/17) : Départ de CapeTown à 19h30
Pour le vol nous avons fait confiance à British Airways avec escale à Londres, arrivée à Johannesburg et départ du Cap. La vérité c'est que c'est l'open jaw le moins cher que nous ayons trouvé.
Sur 53 nuits, nous en avons fait 37 en camping (Tente de toit pendant la première partie du voyage et tente de sol ensuite). Nous avions emmené notre tente Tiptop 3 places de GUIDETTI, achetée exprès pour ce voyage car son système de rangement nous permettait de la mettre dans une valise.
Pour le reste nous avions emmené les duvets de notre précédent voyage (Décathlon, température de confort : 10°C) mais nous n'avions pas pu prendre nos matelas autogonflants (manque de place).
Pour ce voyage la location d'un 4x4 était indispensable. Pour des raisons économiques nous en avons même loué 2 : - Un premier, tout équipé, avec tente sur le toit, loué auprès de Safari4x4Hire, que nous avons récupéré à Pretoria (AdS) et laissé à Windhoek (Namibie)

- Et un second 4x4, "classique" dirons nous, loué chez Hertz à l'aéroport de Windhoek (Namibie) et déposé à celui de Capetown. (AdS)
Chapeau bas à celui ou à celle qui reconnaitra le lieu où a été prise cette photo ! 😎Nous avons, en fait, réaliser 2 voyages en 1. 2 voyages très différents l'un de l'autre. La première partie fut rude, difficile, très fatigante, parfois éprouvante, avec beaucoup de péripéties mais aussi beaucoup de découvertes.

La seconde fut un petit peu moins dépaysante (en effet, nous connaissions déjà cette magnifique partie de la Namibie) mais plus tranquille et bien plus agréable.

Enfin, pour ce qui est des difficultés et des délais concernant les réservations, je vous mets le lien de ma préparation : Préparation road trip Afrique australe en été Et j'en profite pour adresser un énorme merci à tout ceux qui m'ont aider à préparer ce voyage Il n'y a pas à chier, la communauté Afrique australe de VF est au top ! 😉
Voila je crois que j'ai fait le tour ! 😏 Je préfère vous prévenir que ce carnet sera trèèèèèès long (Avant que je ne me fasse harceler et agresser 😇)
Récit de voyage - Botswana / Namibie - mai 2011
Mieux vaut tard que jamais 😊

Carole, 35 ans, et Matei, 40 ans. Notre premier voyage en Namibie date de mars 2009. Deux semaines et demie de pur bonheur. Le Damaraland, Sossusvlei et le NamibRand.
Une année plus tard, à la même période, on a commencé à rêver toutes les nuits de Namibie : le pays nous manquait, il fallait qu’on y retourne. Et avec le Botswana cette fois-ci.
On avait très envie de repartir à la même période, qui nous avait plu pour plusieurs raisons : la végétation verte et haute, l’eau dans les lits de rivières, très peu de monde (souvent nous étions seuls dans les lodges, aux petits soins), une température très agréable nuit et jour, et la découverte des animaux par surprise, au détour d’un buisson ou d’une dune. La basse saison présentait aussi l’avantage de pouvoir improviser sur place, décider du jour au lendemain l’itinéraire et la prochaine étape, à des prix inférieurs à la haute saison.
Mais pour diverses raisons, nous avons du décaler le voyage au mois de mai. Ce qui s’est avéré un coup de chance, car les pluies ont été très tardives et nous sommes arrivés peu après les dernières gouttes. Des connaissances qui étaient dans le Kalahari quinze jours avant nous, ont passé une semaine sous l’eau avec toutes les complications au niveau de l’état des pistes.
Le premier voyage s’était fait de guesthouse en lodge, ne connaissant pas du tout l’Afrique, nous n’étions pas rassurés à l’idée de camper au milieu des bêtes sauvages, grosses comme petites.
Cette fois-ci, ce serait mixte, moitié camping et bivouac, moitié lodge et guesthouse. Et donc la célèbre tente sur le toit, si pratique (et gardant un peu de distance avec les bêtes : ). On l’a trouvée cependant aussi très peu confortable, et notre sommeil s’en est ressenti : lorsque l’un bouge, toute la voiture bouge, et du coup l’autre aussi : ) Et de plus on est assez à l’étroit. Au final des nuits pas très reposantes, et une conviction : la prochaine fois, c’est tente au sol, sans hésitation!
Nous sommes donc partis dimanche 8 mai 2011, pour un mois de voyage entre le Botswana et la Namibie : Victoria Falls, Chobe, Savuti, Moremi, Magkadigkadi, Okavango, Damaraland, Kaokoland.
Les carnets de voyage d’autres membres du forum, notamment celui de Pierre77 qui nous a précédé sur un itinéraire quasiment identique, nous ont été précieux, un grand merci!
Lundi 9 mai - jour 1 Victoria Falls Après une escale à Francfort, et une autre à Johannesburg, nous atterrissons à Victoria Falls. Le vol entre Francfort et Johannesburg n’étant pas complet, on a pu avoir des sièges avec de la place pour les jambes. Une chance, dont on a bien profité! Une fois les formalités de visa accomplies (en euros ou en USD, mais ce n’est pas le même comptoir, donc on a fait deux fois la queue : ), un transfert nous attend pour nous emmener à la guesthouse Amadeus. En chemin nous déposons un couple au Vic Falls Safari Lodge, et premier contact avec la nature : le lodge est très beau, tout en bois, et en traversant le lobby pour aller sur la terrasse, on a une vue plongeante sur la savane, un beau point d’eau, et ... 4 éléphants, qui barbotent à quelque distance... Ca nous avait manqué, et nous sommes toujours aussi impressionnés.

La guesthouse Amadeus est simple, confortable, nous sommes les seuls, et peu de temps après on nous emmène faire un sunset cruise sur le Zambèze. Le soleil est orange, le GinTo bienvenu, on voit quelques hippos entre les rires tonitruants des canadiens qui nous accompagnent. Pas mécontents de retourner au calme, on mange un morceau et se couche à 20h.
Mardi 10 mai - jour 2 Victoria Falls > Kasane Départ tôt pour voir les chutes. A cette période on ne voit pas grand chose, le débit est tel qu’il y a un immense nuage de vapeur qui recouvre le tout. Par moments on découvre des bouts, et à d’autres c’est une vraie pluie tropicale («spray and mist») qui s’abat sur nos pèlerines. La faille est impressionnante, la forêt vierge inattendue, le volume d’eau ahurissant. C’est spectaculaire, sans être inoubliable.
La seule photo où on voit autre chose que de la vapeur d'eau...
Retour à la guesthouse, on remarque des troncs arrachés en pleine ville : les éléphants sont passés au cours de la nuit. Bagages faits, nous embarquons dans le minibus qui nous emmène à Kasane, au Botswana. Lors de la réservation de la voiture, on a opté pour la variante transfert entre Victoria Falls / Zimbabwe et Kasane / Botswana, qui s’avérait moins chère (12 €/p) et moins compliquée (taxes, formalités de douane) que de récupérer la voiture à Vic Falls et la faire retraverser la frontière. Personne à la douane, hormis des camions de transport de minerais (cuivre, cobalt) en provenance de RDC, en 10 mn c’est fait. On arrive au Chobe Safari Lodge, où nous attend Rex, de chez McKenzie 4x4, et notre Defender 130 Diesel. Nous faisons le tour en 2 heures et demie, on vérifie chaque pièce, et en particulier le téléphone satellite et le GPS. Bonne nouvelle, le téléphone satellite ainsi que les appels d’urgence sont offerts. Mauvaise nouvelle, ils ont oublié les «sand ladders». Une bière au bord de la Chobe river, on paye le solde de la voiture en cash. Au final, le Defender de McKenzie aura coûté, pour 11 jours, 1‘800 € (contre une offre de 2‘420 € pour le Land Cruiser de SelfDriveAdventures et 2‘050 € pour le Hilux basique 2.5L de Asco). On mange au buffet le soir, pas dément, entourés de russes et d’américains. Vivement le départ demain.
Mercredi 11 mai - jour 3 Kasane > Ihaha Chobe On se lève à l’aube pour un tour sur la Chobe River. L’eau est lisse et ample, l’air est froid, la lumière splendide, nous sommes seuls avec le guide, ainsi qu’un buffle, quelques oiseaux, plein d’hippopotames (dont les petits qui se dandinent ressemblent à des sharpei roses), des impalas, crocodiles et un magnifique hippotrague noir, puissant et d’apparence mythologique.


On ne verra pas d’éléphants, qui ne descendent que l’après-midi, et en cette saison ne traversent pas la rivière vers la Namibie, l’eau étant trop haute et les îles intermédiaires submergées. Retour à l’hôtel, et départ pour les courses. Déjeuner au Old House et sa terrasse très sympa, complément de courses, et enfin direction Sedudu Gate pour l’entrée dans le parc. Les journées sont courtes et celle-ce tire déjà gentiment sur sa fin. Nous avons 1h30 de soleil devant nous, et 30 km à parcourir jusqu’à Ihaha Campsite, ça devrait le faire. Erreur... A peine entrés dans le parc, nous découvrons une densité incroyable d’animaux, des troupeaux de centaines de buffles, des dizaines de girafes, et des éléphants de tous les côtés. C’est la première fois que nous conduisons dans un parc national, tout est nouveau, donc, prudents et patients, ayant lu les précautions concernant les éléphants, nous restons à distance, laissant passer. Sauf qu’il y en a partout, et lorsqu’un vieux mâle ou une femelle avec son petit mangent tout au bord de la piste, nous nous retrouvons coincés. Avec le soleil qui descend vite ... gloups. Heureusement, lors d’une marche arrière précautionneuse sur plusieurs dizaines de mètres (une mère et son petit suivaient la piste en se dirigeant vers nous), une voiture de Sud-Af nous dépasse : beaucoup plus audacieux (ou confiants, ou inconscients ?), ils ouvrent la route et nous les suivons de près, essayant de ne pas se faire semer. On passera comme ça 3 ou 4 situations délicates, avec mouvements de têtes mécontents et oreilles battantes. Sans eux, on y serait peut-être encore, à force d’être prudents et impressionnés/effrayés à la fois. Traçant derrière, on se désintéresse presque des girafes languides et si proches pour arriver enfin au campsite, soleil rasant. Ouf! Emplacement n°5 au bord de l’eau, on monte la tente, et invite notre voisin à un apéro très agréable pour le coucher de soleil. Tout en gardant l’oeil ouvert sur les buffles qui se promènent dans le coin, les rangers nous ont prévenus d’être attentifs à pied. Jesse est français, photographe professionnel et voyage seul depuis quelques semaines. Il répond à nos questions de novices, nous rassure, et on se remet de nos émotions. Puis dodo, première nuit dans le «bush»…

Jeudi 12 mai - jour 4 Ihaha Chobe La nuit a été longue, peuplée de bruits inconnus et de questions (c’est un hippo qui monte sur l’échelle? Un buffle qui prépare le petit déj?), on prend nos marques. Bonne nouvelle : pas de moustiques! La saison est censée être redoutable, mais le courant de la Chobe River est trop important et les moustiques absents : ) Réveil à l’aube, on se déplie tranquillement, tout le monde est parti, petit déjeuner royal (oeufs brouillés, bircher muesli) puis départ pour un drive vers Shimwanza Valley.

Le soleil est déjà chaud et on ne verra pas grand monde, quelques girafes, buffles et impalas, mais la balade est belle, isolée.

Déjeuner au camp et nouveau drive vers 15h, vers Serondela, avec l’envie - et l’appréhension - de revoir des éléphants. La piste principale étant parallèle à la rivière et les éléphants y descendant l’après-midi depuis l’intérieur du Parc, il est inévitable de les croiser. Ils traversent, à l’aller sans s’attarder, mais au retour prenant leur temps, tout au long de la piste : une pluie d’éléphants. On n’y avait pas pensé la veille, d’où le manque de temps prévu et le coup de stress. On descend au bord de la rivière, la presqu’île que nous visions s’est transformée en île, inaccessible.

Un grand éléphant mâle traverse, tandis que 3 autres batifolent au ralenti, se retournent dans l’eau les pattes en l’air. Le spectacle est délicieux. Dans l’intervalle le mâle est ressorti en face, et la ligne d’eau s’est dessinée sur sa peau poussiéreuse, comme s’il avait été trempé dans du chocolat. Retour au camp, plusieurs éléphants traversent la piste, c’est magique et moins éprouvant que la veille : nous avons le temps. Petits, vieux, tout le monde est là, une trentaine en tout, répartis en petits groupes. Désolé, les photos manquent, n’étant pas équipés pour la photo animalière, on pensait à autre chose : )

Douche au camp, tente, et on prépare l’apéro : GinTo, un excellent sauvigon blanc «Fat Bastard» (dans les verres à vins en inox, trop chouettes) et du biltong.

Nous partageons avec Monique et Alain, croisés le matin, ainsi que Jesse qui passe dire au revoir. Ils ont vu une lionne près de Sedudu. La nuit est tombée, tout le monde rentre, on mange nos steaks et au lit!
vendredi 13 mai - jour 5 Ihaha Chobe > Savuti Pas très bien dormi à nouveau, départ tôt pour Savuti.

La piste longe la rivière, toujours aussi vaste et d’une couleur bleu vif impressionnante. On croise waterbucks, girafes et baobabs.

Passé Ngoma Gate, on se retrouve sur une route fraîchement goudronnée, très large qui nous mène à Kachikau où, sans transition, on passe à une piste sableuse, avec les traces de roues et les hautes herbes au milieu. Le Bradt conseille de prendre une piste parallèle pour éviter le sable épais et profond, ce que nous faisons, aidés des points GPS. Nous croisons peu après la bifurcation un 4x4, probablement des chasseurs, à qui nous demandons confirmation, et qui nous répondent le contraire, qu’il faut retourner sur nos pas pour prendre la piste «officielle». Un temps perplexes, nous décidons de continuer malgré tout. Nous sommes au milieu de nulle part, la végétation est dense et basse, et nous nous regardons parfois avec un sourire légèrement tendu. Le choix se révèle bon et nous arrivons enfin à Ghoha Gate, d’où nous entrons dans le Parc. Quelques centaines de mètres plus loin, un point d’eau sur la droite et 3 énormes éléphants. Avec toute cette végétation, nous apercevons toujours les animaux à la dernière seconde, une fois arrivés à leur hauteur. Le soleil est haut à présent, et le sable, profond par endroits, devient de plus en plus mou. Nous nous enlisons deux fois, mais le Defender est un vrai tracteur, et nous repartons à chaque fois, labourant la piste. 4h20 après le départ, nous arrivons au Campsite. Un nouveau pont rend le passage de la rivière très facile, et on se pose à notre emplacement, pas fâchés d’être arrivés.
Le temps de nettoyer la voiture et le matériel (les secousses de la route ont renversé les bidons d’eau et le charbon de bois, il y en a partout), de déplier les chaises, d’ouvrir les bières, lorsque soudain apparaît entre les arbres un éléphant imposant, venant de l’emplacement voisin! Silencieux, il arrive tranquillement, droit sur nous. Calmes mais alertes, on range rapidement toute la nourriture et on se met dans la voiture. Il passe à 5 m et commence à se frotter à notre arbre, puis, nonchalamment, repart continuer sa tournée, en balançant ma chaise au loin d’un mouvement de trompe. Elle était sur le passage, l’idiote. Et moi dessus avec ma bière, une minute plus tôt.

(au milieu, Converse taille 44 : )
La visite des sanitaires, véritable place forte entourée d’un mur en béton armé renforcé d’un talus en terre, en dit long sur la présence des éléphants. Après Savut (on apprendra plus tard que c’est le nom de notre invité surprise) et les monstres vus à Ghoha, on a notre dose pour la journée. Pas de drive cet après-midi, on finit de ranger, préparer le barbecue et bouquiner sous l’arbre, l’oeil ouvert pour toute visite impromptue.

On admire le coucher de soleil sur la rivière Savuti, qui coule à nouveau depuis 2 ans, après presque 20 ans de sécheresse.
samedi 14 mai - jour 6 Savuti La nuit a été froide, la lune pleine et lumineuse, et on n’a pas beaucoup mieux dormi. On se présente à 7h30 au Savuti Safari Lodge, ils sont abasourdis, ils n’ont jamais vu des selfdrive arriver aussi tôt : ) Mais l’accueil est très chaleureux et la prise en main absolument parfaite. Linge sale hop, thé et cookies hop, game drive improvisé avec guide perso hop! et nous voilà partis pour explorer le Savuti. Metal est excellent, drôle, connaisseur et bon tracker. Carole est sous le charme, et moi aussi.

Nous voyons quelques zèbres, éléphants, et ... un léopard! et ... un autre léopard, à peine plus tard! Quelle chance, et quelle beauté! Il s’agit d’abord de la fille, qui longe la piste sur quelques mètres devant nous, puis de la mère, posée sur un tronc d’arbre mort pendant plusieurs minutes. Nous l’observons goulûment, je suis en admiration totale! Je n’ai qu’un appareil compact : les photos au zoom numérique sont de très mauvaise qualité, mais le souvenir est intact.


Retour au lodge, brunch parfait, on rencontre un couple de vieux anglais, tout droit sortis de l’imaginaire du safari (Dr Livingstone et sa femme je présume) et un couple de juges brésiliens, puis on s’installe dans la chambre, superbe.


Longue douche, courte sieste, et on repart pour le drive de l’après-midi, toujours seuls avec le guide. Metal nous explique comment le fait que la rivière coule à nouveau a modifié l’écosystème, et que nous ne verrons pas le célèbre groupe de lions qui s’attaquait avant aux éléphants : des luttes de pouvoir ont dispersé le groupe, et l’eau abondante a changé les habitudes. Le parcours est varié, nous voyons plusieurs girafes et une troupe de 25 éléphants qui se dirige vers un point d’eau.


Il y a des tout petits qui sont à tomber, avec leur bout de trompe hors contrôle. GinTo au coucher du soleil, une vraie carte postale avec la girafe au loin et les zèbres au premier plan, puis retour au lodge.

Nous y rencontrons Pierre Jaunet, qui nous rejoint au bar, entendant que nous parlons français. Il nous parle de sa longue expérience du Zimbabwe et du Botswana, on se renseigne sur la qualité des pistes pour la suite du voyage, puis on passe à table avec ses amis, Tim et June Liversedge, sur la belle terrasse avec vue nocturne sur le point d’eau et la rivière. Au cours du repas, Tim nous racontera plein d’anecdotes sur le Botswana, où il réside depuis 40 ans, ayant été conservateur à Chobe, reconstruit le Khwai Lodge, construit la route entre North Gate et South Gate à Moremi et étant maintenant réalisateur et producteur de documentaires animaliers. A moment donné, nous remarquons la présence soudaine d’une trentaine d’éléphants venus s’abreuver au point d’eau (puisée en profondeur, l’eau est minéralisée). Arrivant en vagues régulières, tout petits compris, ils remplissent la plaine juste à quelques mètres devant le deck. Il en arrive toujours plus, comme si ça ne devait pas s’arrêter, déclenchant exclamations et enthousiasme fasciné de notre part. Même Tim est bluffé. Une soirée inoubliable, d’autant que nous aurons la chance de voir aussi des lycaons («wild dogs») et des hyènes, et qu’un léopard a été aperçu dans l’enceinte du lodge. Nous discutons encore tard dans la nuit, puis dodo.
dimanche 15 mai - jour 7 Savuti > Moremi La nuit est réparatrice, réveil à 6h et départ à 7h30. Nous partons pour Third Bridge, et les avis divergent sur la route à prendre. Il y a beaucoup d’eau à Moremi, et la piste entre North Gate et Xakanaxa est fermée. La première option est de passer par North Gate et descendre sur South Gate pour remonter ensuite sur Xakanaxa ou Third Bridge, mais les passages sont très difficiles autour de Khwai et North Gate, et on nous déconseille de prendre cette route seuls. La deuxième est de prendre la gravel road par Mababe et remonter sur South Gate, c’est moins intéressant, plus long mais plus sûr. Un groupe d’italiens va prendre la route de North Gate dans 2 camions avec guides, nous discutons pour nous joindre à eux, mais finalement ils partent sans nous attendre. Tant pis, nous aviserons à Mababe Gate. Nous embarquons deux planches en guise de «sand ladders» et prenons la Sandridge road. La piste est belle, et nous restons concentrés, Carole sur l’apparition d’éléphants sur la piste, et moi sur les passages de sable mou et profond. On n’a pas trop envie de s’ensabler puis d’avoir des éléphants sur le dos pendant qu’on déblaie. Un ou deux passages délicats (arbres en travers de la piste au milieu d’un passage de «hauts fonds») et nous voilà à Mababe Gate. Le Ranger nous déconseille lui-aussi de passer seuls par North Gate. Bon, d’accord, on ne va pas insister, c’est vrai qu’on n’a croisé aucune voiture de toute la matinée. Mais la gravel road est atroce, pleine de nids-de-poules, et le Defender, qui était jusque là irréprochable, se comporte très mal, perdant régulièrement l’adhérence au-dessus de 30 km/h. Je ne pense pas à dégonfler les pneus, j’aurais dû! La route est un calvaire, d’autant plus incompréhensible que les rares autres voitures foncent sans problème. Je me sens comme Gaston Lagaffe dans son tacot : ). Nous remontons ensuite vers South Gate et entrons dans le Parc. A l’entrée, on nous déconseille la route directe vers Third Bridge, il faut aller sur Xakanaxa puis continuer sur Third Bridge. La piste est de plus en plus belle, on roule bien, la Mopane Tongue est verte, les arbres sont hauts et feuillus et nous ne traversons que quelques passages boueux.

Nous atteignons enfin Xakanaxa, après 7h de route! C’est long, trop long... Il reste encore 40 mn pour rejoindre Third Bridge, et on en a un peu marre. On va voir s’il y a de la place ici. Le campsite est plein, on essaye les lodges, et coup de chance, le Xakanaxa Moremi Safari Lodge nous accepte à l’improviste, passés les conciliabules d'hésitation devant cette situation inhabituelle. Et à prix réduit (pour Xakanaxa!), puisqu’on nous propose le Full Board et toutes activités à 100 € par personne. Le lodge est superbe! Les tentes ont chacune une petite terrasse donnant sur le delta et les hautes herbes, et salle à manger, bar, salon et coin autour du feu ouverts s’articulent le long du canal, sur un deck qui serpente entre les grands arbres.


On bouquine le reste de l’après-midi, le coucher de soleil est magique, on est biens. On apprend que la semaine dernière encore, il pleuvait à verses. Ca explique les routes coupées et les trous d’eau profonds qui barrent l’accès aux lodges.

Repas léger, échanges concernant l’état des pistes vers Savuti avec un couple de SudAf et on se couche, épuisés.
lundi 16 mai - jour 8 Xakanaxa Moremi Game Drive à 6h30 avec Oli, excellent tracker : il s’arrête soudain, regardant des traces au sol. Il entend ensuite les cris d’alerte des singes. Plus loin, repère la direction où regardent les impalas, et nous mène droit sur un magnifique léopard, qui suit la piste devant nous. On est vernis! On le suit, faisons un court détour, puis, moteur arrêté, l’observons passer à 3m de nous, calme et indifférent à notre présence. Nous sommes bouche bée.

Puis les autres voitures, alertées par radio, déboulent de tous les côtés, mais il est parti. Nous le reverrons un peu plus tard, grâce à l’oeil perçant de Carole, assis immobile à l’ombre d’un buisson, nous regardant droit en face : impressionnant. Nous voyons également de très beaux kudus et un troupeau d’éléphants, dont un petit qui n’a pas froid aux yeux et cherche à nous intimider.


Brunch au lodge, lecture sur le deck, nous décidons finalement de ne pas aller à Third Bridge. La route du sud, peu recommandée, nous contraint à revenir par Xakanaxa, ce qui nous fait faire un aller-retour quasi-inutile, et surtout rallonge une route déjà longue demain. Avec quelques regrets - mais du confort - on reste au lodge une nuit supplémentaire. Game Drive avec un autre guide à 15h30, en direction de Third Bridge justement, où certains ont vu la veille un jeune lion mâle prendre la pose dans une clairière. On fait un crochet par une carcasse d’hippopotame, victime d’un combat des chefs qui s’est terminé en agonie dans l’enceinte d’un lodge.

Les paysages sont à tomber, les arbres majestueux, les couleurs vives, il y a une beauté et une énergie incroyables.

Nous nous engageons sur les pistes secondaires, parfois à peine visibles, avec des passages compliqués dans les marais, l’eau entrant dans la voiture par les portières. Il faut sérieusement connaître, sinon c’est l’enlisement assuré.

La piste est là, à droite. Où ? Ben là... : )
On se regarde avec Carole : on ne serait jamais passés par ici, seuls en selfdrive. On passe non loin du campement de Veronica Roodt, qui vit seule et isolée, sous tente, avec un aide bushman. La saison n’est pas la plus riche en faune, le haut niveau des eaux éloigne beaucoup d’animaux, et notamment les guépards. Il pleut entre novembre et mars, puis le delta est haut entre avril et juin. C’est à la saison sèche hivernale, entre août et septembre, que l’on voit le plus d’animaux, mais avec une végétation sèche, jaune et des arbres sans feuilles. Nous voyons quand même beaucoup d’éléphants.

Plus loin, soudain, un grand mâle en rut vient droit sur nous, l’oeil mauvais... Surtout ne pas reculer, faire gronder le moteur de manière régulière, le face à face dure un moment, puis il finit par nous contourner… Décidément c’est très impressionnant, et ça fait peur. Il est énorme et, comment dire? Pas content quoi. Puis nous avons la chance de tomber sur une meute de 6 lycaons qui se reposent dans une clairière, après une chasse infructueuse. Etonnante similitude comportementale avec les chiens.


Retour au lodge, un peu de lecture, repas et dodo confortable, dans une belle chambre éclairée aux bougies. Pleine lune sur le delta.

mardi 17 mai - jour 9 Moremi > Boteti River Départ tôt pour Boteti. Pour une fois, la route va aller en s’améliorant, et ça fait drôle de rouler sur le bitume. On aide un français à changer sa roue à South Gate, il revient du Kalahari où il a vu 6 lions en 5 jours. On arrive en début d’après-midi à Meno-A-Kwena (le GPS n’était pas du luxe). Le lodge est un camp de toile, type safari mobile mais permanent, avec du mobilier et des objets dans le style des années 50 (tiens, il y a une photo de Tim dans le tas).

Le camp domine la rivière Boteti, avec le Parc du Magkadigkadi en face, la vue est splendide. Tout se fait au feu de bois, y compris l’eau pour la douche, et toujours cette vue plongeante, partout.


Il y a des nuages, pour une fois. L’après-midi est passée à observer les rares animaux, en faisant attention aux serpents apparemment nombreux, apéro avec Anita et John qui rentrent eux aussi du Kalahari, où ils ont croisé une lionne et ses 3 petits, dans leur campement, au petit déjeuner. Voir Anita, sud-africaine habituée au bush, mimer comment elle s’est jetée tête la première dans la voiture, nous fait encore sourire aujourd’hui, mais est surtout rassurant : ils ne sont pas tous fous : ) Excellent repas sous la toile de parachute de la tente principale, pleine de détails, d’armoires et de caisses à l’ancienne. Bonne nuit, pleine lune, pluie au milieu de la nuit, et rugissements de lions au loin. A moins que je n’aie rêvé, Carole n’a rien entendu?

mercredi 18 mai - jour 10 Boteti > Gweta Petit déjeuner et observation de 4 éléphants pas tranquilles en contrebas, au bord de la rivière.

On hésite entre deux routes pour rallier Planet Baobab : soit à travers le Parc Magkadigkadi Pans, ce qui implique de prendre le bac à Khumaga (il n’y en a qu’un le matin?) et ressortir par Phuduhudu Gate, soit en faisant le tour par Motopi. Les incertitudes liées au bac et le temps de route sensiblement plus long de l’option Parc font pencher la balance pour la seconde. La route est facile et nous arrivons tôt dans un lieu décontracté, avec quelques locaux et de beaux baobabs. Le ciel est gris et nuageux et c’est ce soir que nous avons prévu de dormir à la belle étoile dans le Pan. Malgré le temps menaçant, nous partons quand même à 14h, avec une famille d’australiens (père et fils tout contents, mère et belle-mère pas du tout : ). Au programme : visite de suricates, nuit dans Ntwetwe Pan, et le lendemain retour par Chapman’s Baobab. La route est cahoteuse, longue, pas très intéressante et il fait rapidement froid. En chemin nous passons voir les suricates : pas fous, ils ne se montrent pas par ce temps. Nous continuons le chemin jusqu’à l’étendue plate du pan, et arrivons au camp incongru préparé pour la nuit : une table et des chaises posées au milieu de rien, ce vestige asséché de lac mésozoïque où rien ne pousse, rien ne vit. Le guide prépare les grillades et le pain, fait sur place à partir de maïs et de bière. A cause des nuages, il fait déjà sombre, mais en une minute le coucher de soleil embrase le ciel bas, le Pan prend feu, on est émerveillés.

Repas rapide et on se couche dans les «bedrolls» utltra-chauds et confortables. On va bien dormir, et je me réjouis de me réveiller à l’aube dans ce désert, on voit déjà la lune qui fait quelques apparitions. Malheureusement, vers 22h, quelques gouttes de pluie de trop nous font tout remballer en vitesse. Lorsque la croûte du Pan est mouillée, les voitures s’embourbent profondément, on ne peut pas rester. Quel dommage !! Surtout que lorsque nous arrivons au guesthouse après un drive de nuit dans le froid, le ciel est complètement dégagé et la lumière de la lune inonde le bush... Il s’en est fallu de rien! Les regrets seront persistants. C’était en plus la seule raison qui nous avait fait choisir Planet Baobab, plutôt que Nxai Pan qui nous attirait beaucoup.
jeudi 19 mai - jour 11 Planet Baobab Réveil tranquille, grasse matinée (8h). Il fait beau, l’air est pur. Petit déjeuner et farniente. On envisage un temps de retourner dormir dans le Pan, mais le guide est malade (il a pris froid?), bon, on se fait une raison, et tant pis pour les suricates qu’on avait tellement envie de revoir. Lecture, sieste, on prépare les bagages et la voiture pour la rendre le lendemain à Maun. Le soir, on mange typique botswanais «Bogobe le Nyama», délicieux ! L’ambiance locale promise laisse à désirer : il n’y a personne : )
Vendredi 20 mai - jour 12 Gweta > Maun > Okavango Réveil à 5h30, départ de nuit à 6h. Le lever de soleil est superbe et rapide, juste après la lune et les étoiles. Ca change vite ! Nous faisons un détour par Nxai Pan pour voir les Baine’s Baobabs. Le paysage du parc rappelle un peu la Namibie, avec zèbres et oryx. Ca donne envie d’y passer plus de temps, d’autant que tout le monde est là à cette saison, même si nous ne les voyons pas ce matin : lions, guépards et léopards. Les baobabs sont imposants, millénaires plantés sur une île au milieu du pan.


On continue la route pour arriver à Maun, où nous rendons la voiture à Mac (Kenzie), quinquagénaire sympa et décontracté, rosé dans son bleu de mécano. On a bien aimé le Defender, qui a été solide et fiable, même si de loin pas de toute première fraîcheur, et on le quitte à regret.

Nous sommes à présent arrivés à la dernière partie du voyage au Botswana, avec deux jours au Gunn’s Camp, dans le delta de l’Okavango, juste au sud de Chief’s Island. A midi nous embarquons à bord d’un petit avion pour Xaxaba; la piste de notre camp étant inondée, il va falloir atterrir à une demi-heure de là. Il y a une TV dans la salle d’attente. Coupés du monde pendant 2 semaines, l’éclair d’actualité au fin fond du Botswana nous apprend l’arrestation de DSK à NY. La planète Mars quoi : ) Nous nous réjouissons de survoler enfin le delta, dont nous avons tant entendu parler. Le survol est sympa, même si on est pas mal secoués dans le coucou qui tangue et vole de travers, et j’ai la chance d’être à la place du copilote pour observer autant les gestes du pilote que l’Okavango au-dessous, très bleu et immergé.

A l’arrivée, des guides du camp nous attendent pour un transfert à pied, en pirogue «mokoro» et en bateau à moteur pour arriver au lodge, joliment placé au bord d’un canal. Les tentes sont plus loin, via une passerelle au milieu des hautes herbes, sous les grands arbres, toutes avec vue sur le delta. Elle sont immenses, avec douche et baignoire à l’extérieur, une terrasse à l’avant, et une sorte d’antichambre qui fait office de bureau et salon.


Départ pour une balade «sundowner» en bateau, beaucoup d’oiseaux (marabouts, african jacana...) et plusieurs éléphants, que nous sommes surpris de voir aussi loin dans le delta submergé. Un mâle en rut («smelly») traverse la rivière juste devant nous, c’est très sympa à observer, il ressort de l’autre côté, la ligne de flottaison bien visible. Le coucher de soleil est rouge, orange, rose et violet.


Repas au lodge avec Jinx, le manager un peu envahissant qui monopolise la parole et l’attention, mais entraînant. Puis au lit, après une belle et longue journée! Quand je pense que le matin nous étions parmi les baobabs gigantesques, au milieu d’un pan désertique, quel contraste!
samedi 21 mai - jour 13 Okavango La nuit a été fraîche, on a entendu plusieurs hippopotames, réveil à 6h pour un départ en «mokoro». La balade est lente et silencieuse, on glisse entre les herbes et les nénuphars au lever du soleil, quel plaisir. On accoste sur une rive, pour continuer à pied.

J’attendais ça depuis longtemps, on n’a pas l’occasion de marcher dans les parcs nationaux au Botswana. Le rapport à la nature est tout autre lorsqu’on est là, vulnérable, au milieu de la végétation. Nous croisons une grande famille de babouins, plusieurs phacochères pas trop craintifs, des impalas beaucoup plus, et quelques traces d’éléphants et zèbres. Et toute une flopée d’oiseaux : aigle, martin-pêcheur, cigogne, marabout et d’autres très colorés (oui, nous ne sommes vraiment pas des spécialistes : ) Retour soyeux en «mokoro», délicieux brunch suivi d’une douche à ciel ouvert sous les grands arbres, et lecture dans la tente. A 15h nouvelle ballade en bateau, assez semblable à la veille.

Apéro dans la tente et repas animé par les contes africains de Jinx. Impala rôti, asperges, on mange bien au Gunn’s Camp.
dimanche 22 mai - jour 14 Okavango > Maun > Windhoek Grasse mat’ monstrueuse (7h : ). La nuit a été moyenne, les oiseaux, insectes, grenouilles et hippos sont bien là. Petit déjeuner copieux (oeufs brouillés et tomate, saucisse, bacon, corn-flakes avec joghurt et fruits frais, miam). Nous profitons d’un moment calme pour écrire quelques cartes postales puis départ en bateau pour l’aéroport de brousse. Derniers nénuphars et African jacana, et nous voilà débouchant sur la piste d’atterrissage en terre avec les bagages, sortant de nulle part. Le vol secoue pas mal et la vue est belle : les patches d’îles et d’arbres, avec les traces des pistes des animaux, dessinent une carte fascinante, tantôt émergée, tantôt immergée, de différents verts, beiges, bleus et noirs. Comme des rides sur la peau, les pistes des animaux sillonnent la terre. Changement d’avion à Maun, et vol vers Windhoek, très excités à l’idée de retourner en Namibie! L’aéroport est familier, il y a une heure de décalage horaire avec le Botswana, nous faisons un peu de change, prenons une carte SIM et en route pour Asco, où nous récupérons le Hilux Double Cabine avec tente sur le toit. Aïe, il n’y a pas de 2e batterie et le frigo ne marche pas lorsque le moteur est arrêté. La tuile. Et il est trop tard pour changer de véhicule. Tant pis, on avisera. Il y a beaucoup d’eau à Windhoek, et on traverse un gué en pleine rue, chose que l’on avait pas connue en mars 2009. On retrouve la pension Londiningi, et Nathalie et Alex avec plaisir. David Rey, notre guide pour le Kaokoland, nous y rejoint pour faire connaissance et régler les derniers points. Au moment de préparer le voyage, nous avions beaucoup hésité sur la manière de voyager dans le Kaokoland. Devant la plupart des avertissements, nous avons finalement exclu le voyage en solo, même munis de téléphone satellite. Il restait soit l’option de trouver une autre voiture intéressée aux mêmes dates, soit un guide. Nous en avons contacté plusieurs, dont David, recommandé par notre amie Ruth. Puis les échanges de mails avant le départ ont achevé de nous convaincre de son sérieux. Mais nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à ce soir. RV est pris pour le surlendemain à Opuwo. Un pavé de springbok aux truffes du Kalahari plus tard, nous nous couchons pour une belle et longue nuit.
lundi 23 mai - jour 15 Windhoek > Opuwo Excellent petit déjeuner, copieux, frais et varié, on mange toujours aussi bien à Londiningi. On prend la route à 8h30 après avoir réservé la nuit du 2 juin, veille du retour. Quel plaisir de rouler à 120 Km/h sur une route asphaltée, dans une voiture confortable et souple. Arrêts successifs à Otjiwarongo, Outjo (délicieuse Bäckerei et étonnant Biergarten où les serveuses Damara parlent allemand), Kamanjab (première Himba, sublimement belle, qui sort de l’épicerie) et Kavita Lion lodge, où on envisage éventuellement de passer la nuit, le Hobatere lodge étant malheureusement fermé pour de tristes histoires avec la Communauté. Les activités avec les lions ne sont que le matin, le lodge est désert, on décide de continuer notre chemin. On tente le Community Campsite d’Hobatere, un peu plus loin en face de la porte Ouest d’Etosha, un très bel endroit, mais on n’est pas complètement emballés. Finalement, la décision est prise de continuer jusqu’à Opuwo, ça devrait le faire au niveau timing et du coup on partira plus tôt pour le Kaokoland. On arrive au coucher du soleil, la vue sur la vallée est très belle, avec la fumée de tous les feux qui s’allument, et une légère brume qui s’installe. On aura finalement roulé toute la journée, mais par rapport au Botswana, c’était du beurre, de la double crème, on n’est même pas fatigués. Opuwo est un melting-pot impressionnant. Beaucoup de Himbas traditionnels, mélangés aux Hereros en costume XIXe (quel contraste!) et au reste de la population, de tous genres. On s’installe au campsite, où nous tombons sur David, qui est lui-aussi arrivé plus tôt que prévu, son RV à Swakopmund ayant été annulé. Ca tombe bien. Apéro au lodge, belle vue sur la piscine et les montagnes environnantes. Le contact avec David est excellent, on se réjouit!
mardi 24 mai - jour 16 Opuwo > Orupembe Réveil à l’aube, on n’a pas entendu les bruits de fête au loin qui ont duré, à ce qu’il semble, toute la nuit. Le campsite est presque plein, avec notamment un bus / camion rempli de français. Leurs discussions animées sont une musique familière qui nous font sourire, un brin nostalgiques. L’un d’eux, peut-être pas bien réveillé, ou excluant d’emblée la possibilité, nous pose trois questions de suite en anglais, sans réaliser qu’on répondait à chacune en français. Il est ensuite reparti, et on ne saura jamais s’il s’en est rendu compte : ) ? On fait les courses pour 7 jours d’autonomie au supermarché, avec toujours ce mélange étonnant, dans cette ville carrefour où tous se croisent. Plein d’essence à ras-bord et départ pour une nouvelle longue journée de route. Il est 9h30. David part devant avec son Land Cruiser, on le suit à distance, une fois le nuage de poussière retombé : à chaque intersection, s’il ne s’est pas arrêté pour nous attendre, c’est que c’est tout droit. On quitte rapidement la vallée d’Opuwo, les paysages évoluent, puis changent souvent. La piste rétrécit, puis devient cahoteuse par endroits, voire délicate avec des passages de pierriers, mais sans jamais être trop difficile. On passe des lits de rivière (Hoarusib), des canyons, des goulets, des cols, des vallées étroites, d’autres beaucoup plus larges, on aperçoit un marcheur solitaire - minuscule point perdu dans l’immensité.


On croise des Himbas à la pompe à eau de Sanitatas. On a acheté à Opuwo de la farine et du tabac, David leur en donne une partie, échange quelques mots, et obtient l’autorisation de faire des photos. Je dois me faire prier, car je n’ai aucune envie de faire le voyeur, mais c’est malgré tout un moment unique.

La timidité est de mise chez les jeunes filles, qui se dérident sensiblement lorsqu’elles voient le résultat sur l’écran de l’appareil. Les enfants s’esclaffent et se tapent sur les cuisses. On continue notre route et peu avant Orupembe, alors que le soleil descend, on choisit un emplacement de bivouac à côté de la piste, au milieu de Bushman Grass et de quelques arbres. On aura croisé beaucoup de vaches, de chèvres et d’ânes, et quelques oryx, autruches et springboks.


Magnifique coucher de soleil (17h30), la lumière est belle, on est seuls au monde et heureux. Dîner au coin du feu, l’air s’est rapidement refroidi, il est temps de se coucher.
mercredi 25 mai - jour 17 Orupembe > Hartmann Petit déjeuner au lever du soleil, on est encore un peu fripés.


La compagnie de David est très agréable, et il est très compétent. Ses connaissances du pays sont vastes et complètes mais il n’impose pas, il est sûr, a un sens de l’humour qu’on apprécie, il est prévenant et attentif, c’est un bonheur. Départ à 8h, on arrive rapidement à Orupembe (étrange ce poste de police perdu au milieu de nulle part) pour continuer et s’enfoncer vers le Nord, soleil dans les yeux. Orange Drum, quelques bifurcations et nous voilà enfin dans la vallée de Hartmann, but de notre voyage. C’est magnifique… On sort de la piste centrale pour rejoindre notre emplacement de bivouac en hauteur. Il a tellement plu cette année que tout est recouvert d’herbe haute, alors qu’en temps normal ce n’est que sable rouge et roche. David découvre le phénomène pour la première fois, alors qu’il y vient plusieurs fois par année depuis 15 ans. Le Hilux ne parvient pas à monter une pente raide avec du sable mou. On tente les vitesses courtes, le Diff Lock, rien n’y fait. Recul pour prendre de l’élan, dégonflage des pneus à 0.8 bar, et on fonce comme des dératés : ça passe tout, tout juste. Il manque un peu de puissance mais c’est passé. Deux autres passages délicats se font sans problème, c’est impressionnant l’efficacité des pneus -très- dégonflés sur le sable meuble. Le lieu de bivouac est idéal, situé entre une falaise et un gros rocher granitiques, ce qui offre de l’ombre pratiquement toute la journée.


On s’installe, petite douche et balade à pied vers un point de vue en hauteur. La vue est magnifique, d’un côté la vallée principale de Hartmann en contrebas, de l’autre la vallée secondaire et au loin, les dunes de la Skeleton Coast. On reste un long moment à contempler en silence, sous une légère brise.


Retour au bivouac et apéro pour le coucher de soleil. Le gros rocher forme une arche, et en passant dessous on accède à un promontoire qui surplombe la vallée, plein ouest et le soleil qui descend sur les dunes. Le GinTo est mémorable, on est bouche bée, c’est vraiment un endroit magique.


Grillades et petits pois à la nuit tombée, avec le bois ramassé en route, il fait extrêmement doux c’est un bonheur. Coucher à 20h, réveil 2 heures plus tard, le vent s’est levé et fait claquer violemment la toile anti-pluie. Démontage à la frontale, à poil sous les étoiles.

jeudi 26 mai - jour 18 Hartmann Réveil à 6h, il fait bon, la lumière est très belle, on descend dans la vallée principale pour aller au bout de la piste, vers des dunes en forme de croissants, ça tombe bien pour le petit-déjeuner : ) On se régale, le soleil s’est levé, les ombres sont longues, et les discussions intéressantes et décontractées.


Puis départ vers la 1ère vallée, la plus à l’est. Un village himba est posé au milieu de dunes roses - apparemment le lodge de luxe voisin a fait en sorte de pérenniser la présence des semi-nomades - et on descend vers la rivière Kunene. Elle est là, large, puissante, bordée de végétation et de crocodiles, vision étonnante dans ce paysage désertique et dramatique.

On croise un jeune berger himba et ses chèvres qui éternuent, avant de rencontrer 3 himbas adultes qui descendent chercher de l’eau à la rivière. Deux jeunes à dos d’âne, souriantes, et une vieille matriarche à pied, plus austère et pressée, qui se laissent photographier en échange de farine.


On rentre au bivouac pour la fin de matinée, exploration à pied des environs, sieste, lecture, déjeuner, re-sieste, balade, dur quoi ! : )

On ne voit pratiquement pas de grands animaux, la vie se trouve à l’échelle miniature, avec criquets et autres bugs qu’on observe à plat ventre. A 15h30 on prend la route d’un sommet plus proche de la Skeleton Coast pour le ‘sundowner’. En route, sur les pentes recouvertes de duvet, on passe devant un terrier de suricates, qui disparaissent à notre approche. On attend en vain qu’ils ressortent. On continue la piste jusqu’au dernier sommet, la pente est raide, heureusement que le Land Cruiser de David est puissant. Et là… c’est indescriptible! … Les dunes de la Skeleton Coast s’étendent à perte de vue, tournent autour de notre point de vue sur 210°. Au sud, on voit clairement la limite entre le désert et la vallée secondaire de Hartmann, les dunes s’arrêtent brusquement, tandis qu’au nord, elles tombent dans la faille de la Kunene, avec les montagnes noires de l’Angola au-delà. Et à l’ouest, la brume de l’océan se mélange au soleil couchant sur une mer de dunes.



C’est le point le plus au nord-ouest de Namibie où il est permis d’aller. On voit d’ailleurs la piste réservée aux rangers percuter les premières dunes avant de disparaître au milieu du sable. Le vent est violent, mais on reste des heures, transportés, envoûtés.

Carole est à gauche.
Finalement le soleil se couche, on doit quitter le lieu, muets d’émerveillement durant tout le trajet de retour. Un bon plat de pâtes et dodo, il fait toujours aussi doux, c’est vraiment très agréable.

La nuit est magnifiquement étoilée.
vendredi 27 mai - jour 19 Hartmann > Purros Lever de soleil sur la Hartmann Valley...

Nous partons pour Purros, les pneus toujours à 800 grammes. David nous fait prendre une piste non-indiquée sur les cartes, qui longe la Skeleton Coast. On roule une heure, séduits par la beauté des paysages, avant de s’arrêter sur de petites dunes pour le petit déjeuner.


Les paysages changent, on passe Green Drum, des dizaines et des dizaines d’oryx galopent au milieu d’une vallée granitique, puis c’est un désert de cailloux, des rivières asséchées, un peu de gravel «tôle ondulée», des pistes secondaires inconnues, quelques girafes dans le lit de la Khumib River et enfin l’arrivée splendide à Purros. Les montagnes violettes entourent le lit très vert et dense de la rivière Hoarusib.

On s’installe au Campsite, ça fait bizarre de revoir des gens : ) Après le déjeuner, on va remonter la rivière, à la recherche des éléphants et des lionnes du désert. Les trois mâles ont malheureusement été tués en 2010, par des chasseurs. On remonte la rivière, tombant rapidement sur les premières traces, impressionnantes, bien fraîches, elles ne sont pas loin…

Commence la traque savante et complexe, mais bien plus haut, toujours pas de fauves. On tombe sur un groupe d’éléphants du désert, dont un tout petit à croquer et un mâle qui barrit à notre passage.


Le soleil se couche, il est temps de retourner sur nos pas, lorsque soudain on les repère, allongées tranquillement au bord de la rivière. Grosses paluches, bonne tête, bien en chair, elles nous regardent tranquillement, à 20m. David nous explique en chuchotant, entre deux prises de vues, le travail de Flip Stander qui documente toute l’activité des lions du désert à l’aide des colliers radio (www.desertlion.info).

Ravis, nous rentrons au Camp pour un dîner de patates et «gemsquash» au feu de bois. La soirée est délicieuse, c’est toujours aussi agréable de discuter avec David et écouter ses histoires. Dodo tôt pour se lever à l’aube, on est impatients de retrouver nos lionnes : )
samedi 28 mai - jour 20 Purros Réveil à 5h45 (en fait 4h45 car on a oublié de changer d’heure sur le réveil depuis le Botswana, grrr : ), départ de nuit à 6h, c’est le bon moment pour revoir les lionnes. On traque, on observe, on guette, trace après trace, minutieusement, les sens aux aguets, mais rien, pas de lionnes. Petit déjeuner au bord de la piste après 2h de recherches infructueuses, en regardant une centaine de springboks descendre par vagues successives du pied des montagnes vers la rivière pour s’abreuver. Montés sur ressorts, ils sautent, bondissent comme des gamins surexcités et réjouis. Peut-être que les lionnes sont juste à côté et vont trouver le spectacle à leur goût? On attend, scrutant de tous côtés, mais c’est peine perdue. Le soleil est haut à présent, elles doivent être tapies dans l’ombre, invisibles. Plus loin on revoit les éléphants, si particuliers dans ce décor montagneux, puis retour au camp, avec un crochet par la case supermarché du village. Case au sens propre : ) A l’intérieur, quelques rayonnages, deux jeunes qui jouent au billard, un juke box fou et une femme ivre morte, qui titube de personne en personne. On en profite ensuite pour sonder l’entrée du canyon de l’Hoarusib, piste prévue pour le lendemain, mais a priori encore impraticable, ce qui se confirme avec un sol très mou, collant et imbibé. Quoique, une voiture estampillée «Club 4x4» nous dépasse et s’enfonce plus loin, pas farouche. Déjeuner au camp, douche, sieste, et c’est reparti pour la chasse aux lionnes. On tourne, retourne, re-retourne, décidément ça veut pas… Au sommet d’un point de vue en hauteur, assez haut le long de la rivière, on admire les montagnes et repère en contrebas le groupe d’éléphants, dans la lumière du couchant.

On se rapproche bien, un petit est parmi eux, et on reste un long moment à les observer en se régalant. Le petit est craquant... Oups! Il faut déguerpir soudain en vitesse, on s’est retrouvés encerclés par d’autres congénères arrivés par derrière, et deux mâles nous font comprendre - on comprend très bien dans ces cas-là : ) - qu’on doit dégager fissa.


On redescend toute la rivière vers Purros, l’espoir de revoir les lionnes s’amenuisant au fur et à mesure que le camp se rapproche, et nous voilà de retour. Pas de fauves pour aujourd’hui. Mais au dîner, excellent poisson aux épices de David! Soirée très agréable à nouveau, et dodo.
Ps. On ne reverra plus les lionnes, et le 10 juillet 2011 toutes les trois seront retrouvées mortes, empoisonnées, sonnant la fin du groupe de lions de l’Hoarusib. Heureusement d’autres groupes continuent, Hoanib, Auses, Obab, Ugab et peut-être que certains reviendront vers l’Hoarusib.
dimanche 29 mai - jour 21 Purros > Hoanib River Réveil tôt pour monter sur une colline et prendre le petit déjeuner avec la vue au lever du soleil. Ca caille grave. On remarque à nouveau que l’air se refroidit sensiblement quelques instants à peine avant les premiers rayons, chacun y va de sa théorie, mmh, personne ne convainc vraiment : ) La vue est à 360°, la vallée de Purros est splendide avec la large coulée verte de végétation autour de l’Hoarusib, lacet d’argent dans l’ombre des montagnes couleur betterave.

Nous partons pour notre prochaine étape, la rivière Hoanib, via Amspoort, mais malheureusement sans passer par le canyon de l’Hoarusib. On n’est toutefois pas déçus, les paysages sont variés, les dunes rencontrent les collines de basalte et on traverse de vastes plaines et étendues d’herbe (elle est partout cette année, au grand étonnement de David). On ne se lasse pas de cette beauté, parsemée d’oryx et … de suricates. On aperçoit une sentinelle dressée sur son monticule, impassible. Après l’avoir observée à la jumelle, on tente l’approche à pied, délicatement, lorsqu’elle disparaît soudain. On se poste à moyenne distance, avec vue sur les multiples sorties du terrier, mais malgré la patience et la longue attente, elle ne réapparaît pas. La piste continue et nous voilà arrivés à l’Hoanib, que l’on remonte à présent tranquillement.


Gouttes de pluie tombées juste au bon moment pour s'imprimer sur la boue en train de sécher
Il y a beaucoup de sable et des traces toute fraîches de lion, apparemment un gros mâle. On inspecte, cherche à déduire où il se trouve, tourne et retourne, mais sans le trouver. Un peu plus haut, des traces de babouins autour d’un point d’eau, puis on croise un groupe de quinze éléphants du désert, qui se détachent de la végétation de la rivière, mais se confondent avec les collines environnantes.

On passe le Dubis Pass et installons le bivouac. Quelques herbes couchées signalent une présence récente. On retourne ensuite voir les éléphants, menés par une vieille femelle aux longues défenses. Un petit trottine maladroitement avec ses grosses pattes et sa trompe à contretemps. On retourne au camp, pour réaliser que les herbes couchées témoignent en fait du passage des éléphants. Pour éviter les visites impromptues, on se déplace au sommet d’une colline, au centre du cirque de montagnes formé par le Dubis Pass et les vallées de l’Hoanib et du Ganamub. Les mastodontes ne sont que récemment descendus des montagnes et ne sont pas encore complètement à l’aise avec les visiteurs. La montée est très raide, et le Hilux s’en sort bien. Le T-Bone steak cuit et sent merveilleusement bon tandis qu’on prend l’apéro devant le coucher de soleil.

lundi 30 mai - jour 22 Hoanib > Palmwag La nuit a été froide et on rêve d’un bedroll dans une tente au sol : ) Lever de soleil sur le cirque, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Petit déjeuner emmitouflés, on remarque que l’hiver approche, et qu’on est déjà plus au sud que Hartmann.

Le raidillon pierreux pour descendre de la colline est impressionnant, mais la technique très simple : première courte et on lâche tout, ni accélérateur ni frein, la voiture fait le reste. On continue à remonter l’Hoanib, avec plusieurs passages en eau, et une sortie compliquée, qui nécessite une reconnaissance approfondie à pied et un choix cornélien entre plusieurs traces. Là encore, le Hilux s’en sortira bien, s’arrachant à la boue collante et escaladant le talus haut et abrupt. Quelques antilopes et pas mal de fech-fech plus tard, nous arrivons à Sesfontein, où nous faisons le plein d’essence. L’aiguille de la jauge n’a pas bougé depuis Opuwo, nous n’avons pas entamé le 2e réservoir (les balades autour de Hartmann et de Purros se sont faites dans le Land Cruiser de David, mais les distances étaient faibles). On prend la route vers Palmwag, avec girafes et springboks, on a du plaisir à retrouver la concession qui nous avait beaucoup plu lors du premier voyage 2 ans plus tôt. La gravel road est régulièrement entrecoupée de passages abîmés par les eaux. On se régale d’un délicieux steak d’oryx au campsite de Palmwag et prenons congé de David, guide parfait et tellement agréable, qui repart vers Windhoek, prévoyant un bivouac aux environs de la rivière Huab. «Choice is yours» : ) On hésitait entre Grootberg et Palmwag pour cette nuit, on choisira de ne pas reprendre la voiture, même si Grootberg nous tente bien plus comme endroit. Lecture à la piscine - on a honte? Un peu : ) - apéro au coucher de soleil, dîner et dodo.

mardi 31 mai - jour 23 Palmwag > Huab Lodge Encore une grasse mat’, énorme! 8h! C’est vertigineux! On bouquine au pieu, petit déj frisquet et départ pour le Huab Lodge, via Grootberg Pass et Kamanjab. J’avais beaucoup aimé l’endroit en 2009, découvert par hasard et choisi à l’improviste, où nous nous étions retrouvés les seuls clients aux bons soins de Jaap, hôte passionnant et attachant. Cette fois-ci, arrivant au lodge après une route facile, nous rencontrons le couple propriétaire, Jan et Suzi, qui étaient absents la première fois, en voyage dans le Kgalagadi Transfrontier Park. Mais pas de Jaap, qui est parti la veille en vacances. Dommage. Jan et Suzi nous font un accueil très chaleureux. On s’installe dans la chambre, ça fait plaisir d’être de retour, nous sommes à nouveau les seuls clients. On part ensuite pour un drive avec Jan, qui s’avère être un érudit très sympathique avec une tête de marchand hollandais dans les peintures du XVIIe siècle. Il a acheté le Huab Lodge 19 ans plus tôt, après avoir passé près de 20 ans à Etosha, où il a rencontré Suzi. La vallée de l’Huab est verte comme un jardin d’Eden, on aperçoit oryx, kudus et zèbres de Hartmann au loin, passablement craintifs. Jan est passionné d’ornithologie, identifie tous les oiseaux au chant, a une mémoire encyclopédique et les imite à la perfection. On apprend que le Huab Lodge est une destination prisée des «birders», et que la vallée abrite une dizaine d’espèces endémiques qu’on ne trouve pas ailleurs en Namibie. Retour au lodge après un GinTo au coucher de soleil et un combat d’oryx, avant de se rendre au lapa pour le dîner. L’ambiance du lieu est très réussie, et le repas présenté en langue «click tongue» Damara par Mercia est juste trop bon! La compagnie est très agréable, Jan présente les vins et nous souhaite officiellement la bienvenue, ils savent recevoir, même si une très légère couche de vernis est perceptible. On rentre se coucher repus et ravis, dans un lit très confortable.
mercredi 1er mai - jour 24 Huab Lodge Réveil de nuit pour une marche matinale à 6h avec Jan, accompagné de Tessa et Mafuta, les deux chiens du lodge. Le moment que je préfère, de loin.

Traces d'oryx sur le sel au bord de la rivière
La Huab River est impraticable en véhicule, pleine d’herbes hautes et épaisses. La balade est très agréable, Jan regorge d’informations sur la géologie, la flore, les oiseaux, l’histoire, je l’écoute parler en m’abreuvant du paysage à l’aube, c’est un moment paisible, hors du temps.

Au retour, délicieux petit déjeuner au soleil et anecdotes sur la vie passée à Etosha. A 10h nouveau drive avec Jan, qui profite de chaque sortie pour tenir le compte des animaux dans le coin. Donc : 40 oryx, 10 zèbres, 15 kudus dont 2 petits. Ils sont clairement plus sauvages qu’ailleurs. On est seuls, forcément, et c’est très apprécié. Déjeuner au lapa, avec les meilleurs spaghettis bolognaise jamais mangés, préparés par Mona Lisa. Sans blague! Vraiment la cuisine est exceptionnelle. Après midi farniente, passée entre la Hot Spring et la chambre, lecture et cartes postales. Apéro WeizenBier Camelthorn, nouvelle brasserie à Windhoek. Il y d’autres clients ce soir, ou plutôt des amis : Berndt et Sandra, amis allemands de Suzi, et Orlando, ranger dont on fête l’anniversaire ce soir. Repas gargantuesque, chants en Damara, Pinotage et dodo.
jeudi 2 mai - jour 25 Huab Lodge > Okonjima Marche matinale, avec Jan et Orlando, en remontant le lit de la rivière. Les deux sont tout autant passionnés d’ornithologie, et s’échangent des nouvelles des amis communs. Je flotte.

Nous quittons le lodge après le petit déjeuner, direction Okonjima, improvisation de dernière minute : plutôt que de passer la dernière nuit à Windhoek comme prévu, on souhaite profiter encore un peu des animaux, et on nous a dit du bien de la Africat Foundation, qui s’occupe de préserver guépards et léopards. Le lapa est beau, très vert et entouré de plantes. Accueil sympa, bien qu’impersonnel. Nous partons avec notre guide, Nigel, namibien blanc dans la soixantaine, visiter la clinique, avec sa salle de traitement, le matériel et la documentation sur les activités menées par la Fondation. Rien d'ébouriffant, d’autant que le personnel est absent ce jour-là, mais on se rend un peu compte du quotidien, et les explications sont claires. Plusieurs types d’animaux sont soignés ici, répartis dans différentes zones de différentes tailles : ceux qui sont trop habitués à l’homme pour être relâchés (les seuls que voient les visiteurs), ceux qui ont une chance de retrouver leurs capacités de survie, et ceux qui sont toujours restés à l’état sauvage. On part à la recherche de trois guépards dans un enclos de 50 ha, que l’on retrouve sous des buissons après un bon moment passé à les localiser à l’aide de l’antenne radio et du collier émetteur. Effectivement très habitués, ils ne bronchent pas et on les observe longuement, suffisamment près pour entendre leurs ronronnements.

Traditionnel apéro au coucher de soleil, suivi peu après d’un bon dîner, mais on se les pèle grave. On renonce finalement au hide nocturne, fait trop froid et le sommeil nous tombe dessus, tant pis pour les porcs-épics…
vendredi 3 mai - jour 26 Okonjima > Windhoek > Genève Après avoir entendu des rugissements de lion au cours de la nuit, réveil à 5h30, petit-déjeuner et départ avec Nigel et Steven, pour observer les guépards à pied dans une réserve de 16‘000 ha. Nigel confirme que la Fondation s’occupe également de lions, mais qu’ils ne sont pas visibles. Les herbes au bord de la route sont recouvertes de gelée matinale, brrr, les couvertures ne sont pas de trop dans la jeep. Passé le portail de l’enclos, on se rapproche en voiture, puis lorsque le signal radio est suffisamment proche, on descend. C’est une sensation rare de marcher dans le bush, démuni, et on frémit lorsque deux kudus déboulent à toute vitesse hors d’un arbuste voisin avant de changer brusquement de direction en nous voyant. Steven le tracker marche devant, nous suivons et Nigel ferme la marche.

Après plusieurs centaines de mètres et un passage de rivière, nous les apercevons enfin, à l'affût dans les buissons, avançant lentement, avant de se mettre soudain à courir. C’est très impressionnant, on confirme, ça va vite ! : ) On les retrouve un peu plus tard, apparemment la chasse n’a rien donné, et ils se reposent au soleil. On s’approche à 10m, c’est grisant et stupéfiant d’être à pied juste à côté d’eux.



On les observe longtemps, debout, couchés, à ronronner et se lécher la pomme, c’est une fin de voyage de toute beauté, on a le grand sourire des réjouis de la crèche! Retour au lodge et départ pour le dernier trajet vers Windhoek. On rend la voiture à Asco, qui l’ausculte sous toutes le coutures et remplit le réservoir à ras-bord (on devra payer le 1,3 litre manquant alors qu’on a fait le plein à la station qui est à 200m : ) Comme on a encore du temps, le chauffeur très sympa du transfert vers l’aéroport nous emmène en ville à la recherche des verres à vins en inox qui nous ont tellement plu, mais sans succès, et après quatre magasins différents, il est l’heure de partir vers Hosea Kutako. Nous décollons à 15h30 direction Johannesburg, le visage collé au hublot pour les dernières gouttes, puis long-courrier vers Francfort avec les chants du choeur Ye Begudi qui donnent la chair de poule («Jerusalema»), short-transfer à Francfort (coupe-file magnifique, sont trop forts à Lufthansa) et arrivée à Genève au petit matin. Forcément complètement décalés… quel endroit étrange? : )
Si c’était à refaire, en mieux :
1- On prendrait une tente au sol, suffisamment grande (une tente de 4 pour 2 personnes), plutôt que la tente sur le toit. 2- On ferait étape à North Gate ou Khwai River, pour couper le long trajet entre Savuti et Third Bridge. 3- On irait à Nxai Pan au-lieu de Planet Baobab. 4- On passerait quelques jours dans le Central Kalahari Game Reserve.

Mieux vaut tard que jamais 😊

Carole, 35 ans, et Matei, 40 ans. Notre premier voyage en Namibie date de mars 2009. Deux semaines et demie de pur bonheur. Le Damaraland, Sossusvlei et le NamibRand.
Une année plus tard, à la même période, on a commencé à rêver toutes les nuits de Namibie : le pays nous manquait, il fallait qu’on y retourne. Et avec le Botswana cette fois-ci.
On avait très envie de repartir à la même période, qui nous avait plu pour plusieurs raisons : la végétation verte et haute, l’eau dans les lits de rivières, très peu de monde (souvent nous étions seuls dans les lodges, aux petits soins), une température très agréable nuit et jour, et la découverte des animaux par surprise, au détour d’un buisson ou d’une dune. La basse saison présentait aussi l’avantage de pouvoir improviser sur place, décider du jour au lendemain l’itinéraire et la prochaine étape, à des prix inférieurs à la haute saison.
Mais pour diverses raisons, nous avons du décaler le voyage au mois de mai. Ce qui s’est avéré un coup de chance, car les pluies ont été très tardives et nous sommes arrivés peu après les dernières gouttes. Des connaissances qui étaient dans le Kalahari quinze jours avant nous, ont passé une semaine sous l’eau avec toutes les complications au niveau de l’état des pistes.
Le premier voyage s’était fait de guesthouse en lodge, ne connaissant pas du tout l’Afrique, nous n’étions pas rassurés à l’idée de camper au milieu des bêtes sauvages, grosses comme petites.
Cette fois-ci, ce serait mixte, moitié camping et bivouac, moitié lodge et guesthouse. Et donc la célèbre tente sur le toit, si pratique (et gardant un peu de distance avec les bêtes : ). On l’a trouvée cependant aussi très peu confortable, et notre sommeil s’en est ressenti : lorsque l’un bouge, toute la voiture bouge, et du coup l’autre aussi : ) Et de plus on est assez à l’étroit. Au final des nuits pas très reposantes, et une conviction : la prochaine fois, c’est tente au sol, sans hésitation!
Nous sommes donc partis dimanche 8 mai 2011, pour un mois de voyage entre le Botswana et la Namibie : Victoria Falls, Chobe, Savuti, Moremi, Magkadigkadi, Okavango, Damaraland, Kaokoland.
Les carnets de voyage d’autres membres du forum, notamment celui de Pierre77 qui nous a précédé sur un itinéraire quasiment identique, nous ont été précieux, un grand merci!
Lundi 9 mai - jour 1 Victoria Falls Après une escale à Francfort, et une autre à Johannesburg, nous atterrissons à Victoria Falls. Le vol entre Francfort et Johannesburg n’étant pas complet, on a pu avoir des sièges avec de la place pour les jambes. Une chance, dont on a bien profité! Une fois les formalités de visa accomplies (en euros ou en USD, mais ce n’est pas le même comptoir, donc on a fait deux fois la queue : ), un transfert nous attend pour nous emmener à la guesthouse Amadeus. En chemin nous déposons un couple au Vic Falls Safari Lodge, et premier contact avec la nature : le lodge est très beau, tout en bois, et en traversant le lobby pour aller sur la terrasse, on a une vue plongeante sur la savane, un beau point d’eau, et ... 4 éléphants, qui barbotent à quelque distance... Ca nous avait manqué, et nous sommes toujours aussi impressionnés.

La guesthouse Amadeus est simple, confortable, nous sommes les seuls, et peu de temps après on nous emmène faire un sunset cruise sur le Zambèze. Le soleil est orange, le GinTo bienvenu, on voit quelques hippos entre les rires tonitruants des canadiens qui nous accompagnent. Pas mécontents de retourner au calme, on mange un morceau et se couche à 20h.
Mardi 10 mai - jour 2 Victoria Falls > Kasane Départ tôt pour voir les chutes. A cette période on ne voit pas grand chose, le débit est tel qu’il y a un immense nuage de vapeur qui recouvre le tout. Par moments on découvre des bouts, et à d’autres c’est une vraie pluie tropicale («spray and mist») qui s’abat sur nos pèlerines. La faille est impressionnante, la forêt vierge inattendue, le volume d’eau ahurissant. C’est spectaculaire, sans être inoubliable.
La seule photo où on voit autre chose que de la vapeur d'eau...Retour à la guesthouse, on remarque des troncs arrachés en pleine ville : les éléphants sont passés au cours de la nuit. Bagages faits, nous embarquons dans le minibus qui nous emmène à Kasane, au Botswana. Lors de la réservation de la voiture, on a opté pour la variante transfert entre Victoria Falls / Zimbabwe et Kasane / Botswana, qui s’avérait moins chère (12 €/p) et moins compliquée (taxes, formalités de douane) que de récupérer la voiture à Vic Falls et la faire retraverser la frontière. Personne à la douane, hormis des camions de transport de minerais (cuivre, cobalt) en provenance de RDC, en 10 mn c’est fait. On arrive au Chobe Safari Lodge, où nous attend Rex, de chez McKenzie 4x4, et notre Defender 130 Diesel. Nous faisons le tour en 2 heures et demie, on vérifie chaque pièce, et en particulier le téléphone satellite et le GPS. Bonne nouvelle, le téléphone satellite ainsi que les appels d’urgence sont offerts. Mauvaise nouvelle, ils ont oublié les «sand ladders». Une bière au bord de la Chobe river, on paye le solde de la voiture en cash. Au final, le Defender de McKenzie aura coûté, pour 11 jours, 1‘800 € (contre une offre de 2‘420 € pour le Land Cruiser de SelfDriveAdventures et 2‘050 € pour le Hilux basique 2.5L de Asco). On mange au buffet le soir, pas dément, entourés de russes et d’américains. Vivement le départ demain.
Mercredi 11 mai - jour 3 Kasane > Ihaha Chobe On se lève à l’aube pour un tour sur la Chobe River. L’eau est lisse et ample, l’air est froid, la lumière splendide, nous sommes seuls avec le guide, ainsi qu’un buffle, quelques oiseaux, plein d’hippopotames (dont les petits qui se dandinent ressemblent à des sharpei roses), des impalas, crocodiles et un magnifique hippotrague noir, puissant et d’apparence mythologique.


On ne verra pas d’éléphants, qui ne descendent que l’après-midi, et en cette saison ne traversent pas la rivière vers la Namibie, l’eau étant trop haute et les îles intermédiaires submergées. Retour à l’hôtel, et départ pour les courses. Déjeuner au Old House et sa terrasse très sympa, complément de courses, et enfin direction Sedudu Gate pour l’entrée dans le parc. Les journées sont courtes et celle-ce tire déjà gentiment sur sa fin. Nous avons 1h30 de soleil devant nous, et 30 km à parcourir jusqu’à Ihaha Campsite, ça devrait le faire. Erreur... A peine entrés dans le parc, nous découvrons une densité incroyable d’animaux, des troupeaux de centaines de buffles, des dizaines de girafes, et des éléphants de tous les côtés. C’est la première fois que nous conduisons dans un parc national, tout est nouveau, donc, prudents et patients, ayant lu les précautions concernant les éléphants, nous restons à distance, laissant passer. Sauf qu’il y en a partout, et lorsqu’un vieux mâle ou une femelle avec son petit mangent tout au bord de la piste, nous nous retrouvons coincés. Avec le soleil qui descend vite ... gloups. Heureusement, lors d’une marche arrière précautionneuse sur plusieurs dizaines de mètres (une mère et son petit suivaient la piste en se dirigeant vers nous), une voiture de Sud-Af nous dépasse : beaucoup plus audacieux (ou confiants, ou inconscients ?), ils ouvrent la route et nous les suivons de près, essayant de ne pas se faire semer. On passera comme ça 3 ou 4 situations délicates, avec mouvements de têtes mécontents et oreilles battantes. Sans eux, on y serait peut-être encore, à force d’être prudents et impressionnés/effrayés à la fois. Traçant derrière, on se désintéresse presque des girafes languides et si proches pour arriver enfin au campsite, soleil rasant. Ouf! Emplacement n°5 au bord de l’eau, on monte la tente, et invite notre voisin à un apéro très agréable pour le coucher de soleil. Tout en gardant l’oeil ouvert sur les buffles qui se promènent dans le coin, les rangers nous ont prévenus d’être attentifs à pied. Jesse est français, photographe professionnel et voyage seul depuis quelques semaines. Il répond à nos questions de novices, nous rassure, et on se remet de nos émotions. Puis dodo, première nuit dans le «bush»…

Jeudi 12 mai - jour 4 Ihaha Chobe La nuit a été longue, peuplée de bruits inconnus et de questions (c’est un hippo qui monte sur l’échelle? Un buffle qui prépare le petit déj?), on prend nos marques. Bonne nouvelle : pas de moustiques! La saison est censée être redoutable, mais le courant de la Chobe River est trop important et les moustiques absents : ) Réveil à l’aube, on se déplie tranquillement, tout le monde est parti, petit déjeuner royal (oeufs brouillés, bircher muesli) puis départ pour un drive vers Shimwanza Valley.

Le soleil est déjà chaud et on ne verra pas grand monde, quelques girafes, buffles et impalas, mais la balade est belle, isolée.

Déjeuner au camp et nouveau drive vers 15h, vers Serondela, avec l’envie - et l’appréhension - de revoir des éléphants. La piste principale étant parallèle à la rivière et les éléphants y descendant l’après-midi depuis l’intérieur du Parc, il est inévitable de les croiser. Ils traversent, à l’aller sans s’attarder, mais au retour prenant leur temps, tout au long de la piste : une pluie d’éléphants. On n’y avait pas pensé la veille, d’où le manque de temps prévu et le coup de stress. On descend au bord de la rivière, la presqu’île que nous visions s’est transformée en île, inaccessible.

Un grand éléphant mâle traverse, tandis que 3 autres batifolent au ralenti, se retournent dans l’eau les pattes en l’air. Le spectacle est délicieux. Dans l’intervalle le mâle est ressorti en face, et la ligne d’eau s’est dessinée sur sa peau poussiéreuse, comme s’il avait été trempé dans du chocolat. Retour au camp, plusieurs éléphants traversent la piste, c’est magique et moins éprouvant que la veille : nous avons le temps. Petits, vieux, tout le monde est là, une trentaine en tout, répartis en petits groupes. Désolé, les photos manquent, n’étant pas équipés pour la photo animalière, on pensait à autre chose : )

Douche au camp, tente, et on prépare l’apéro : GinTo, un excellent sauvigon blanc «Fat Bastard» (dans les verres à vins en inox, trop chouettes) et du biltong.

Nous partageons avec Monique et Alain, croisés le matin, ainsi que Jesse qui passe dire au revoir. Ils ont vu une lionne près de Sedudu. La nuit est tombée, tout le monde rentre, on mange nos steaks et au lit!
vendredi 13 mai - jour 5 Ihaha Chobe > Savuti Pas très bien dormi à nouveau, départ tôt pour Savuti.

La piste longe la rivière, toujours aussi vaste et d’une couleur bleu vif impressionnante. On croise waterbucks, girafes et baobabs.

Passé Ngoma Gate, on se retrouve sur une route fraîchement goudronnée, très large qui nous mène à Kachikau où, sans transition, on passe à une piste sableuse, avec les traces de roues et les hautes herbes au milieu. Le Bradt conseille de prendre une piste parallèle pour éviter le sable épais et profond, ce que nous faisons, aidés des points GPS. Nous croisons peu après la bifurcation un 4x4, probablement des chasseurs, à qui nous demandons confirmation, et qui nous répondent le contraire, qu’il faut retourner sur nos pas pour prendre la piste «officielle». Un temps perplexes, nous décidons de continuer malgré tout. Nous sommes au milieu de nulle part, la végétation est dense et basse, et nous nous regardons parfois avec un sourire légèrement tendu. Le choix se révèle bon et nous arrivons enfin à Ghoha Gate, d’où nous entrons dans le Parc. Quelques centaines de mètres plus loin, un point d’eau sur la droite et 3 énormes éléphants. Avec toute cette végétation, nous apercevons toujours les animaux à la dernière seconde, une fois arrivés à leur hauteur. Le soleil est haut à présent, et le sable, profond par endroits, devient de plus en plus mou. Nous nous enlisons deux fois, mais le Defender est un vrai tracteur, et nous repartons à chaque fois, labourant la piste. 4h20 après le départ, nous arrivons au Campsite. Un nouveau pont rend le passage de la rivière très facile, et on se pose à notre emplacement, pas fâchés d’être arrivés.
Le temps de nettoyer la voiture et le matériel (les secousses de la route ont renversé les bidons d’eau et le charbon de bois, il y en a partout), de déplier les chaises, d’ouvrir les bières, lorsque soudain apparaît entre les arbres un éléphant imposant, venant de l’emplacement voisin! Silencieux, il arrive tranquillement, droit sur nous. Calmes mais alertes, on range rapidement toute la nourriture et on se met dans la voiture. Il passe à 5 m et commence à se frotter à notre arbre, puis, nonchalamment, repart continuer sa tournée, en balançant ma chaise au loin d’un mouvement de trompe. Elle était sur le passage, l’idiote. Et moi dessus avec ma bière, une minute plus tôt.

(au milieu, Converse taille 44 : )La visite des sanitaires, véritable place forte entourée d’un mur en béton armé renforcé d’un talus en terre, en dit long sur la présence des éléphants. Après Savut (on apprendra plus tard que c’est le nom de notre invité surprise) et les monstres vus à Ghoha, on a notre dose pour la journée. Pas de drive cet après-midi, on finit de ranger, préparer le barbecue et bouquiner sous l’arbre, l’oeil ouvert pour toute visite impromptue.

On admire le coucher de soleil sur la rivière Savuti, qui coule à nouveau depuis 2 ans, après presque 20 ans de sécheresse.
samedi 14 mai - jour 6 Savuti La nuit a été froide, la lune pleine et lumineuse, et on n’a pas beaucoup mieux dormi. On se présente à 7h30 au Savuti Safari Lodge, ils sont abasourdis, ils n’ont jamais vu des selfdrive arriver aussi tôt : ) Mais l’accueil est très chaleureux et la prise en main absolument parfaite. Linge sale hop, thé et cookies hop, game drive improvisé avec guide perso hop! et nous voilà partis pour explorer le Savuti. Metal est excellent, drôle, connaisseur et bon tracker. Carole est sous le charme, et moi aussi.

Nous voyons quelques zèbres, éléphants, et ... un léopard! et ... un autre léopard, à peine plus tard! Quelle chance, et quelle beauté! Il s’agit d’abord de la fille, qui longe la piste sur quelques mètres devant nous, puis de la mère, posée sur un tronc d’arbre mort pendant plusieurs minutes. Nous l’observons goulûment, je suis en admiration totale! Je n’ai qu’un appareil compact : les photos au zoom numérique sont de très mauvaise qualité, mais le souvenir est intact.


Retour au lodge, brunch parfait, on rencontre un couple de vieux anglais, tout droit sortis de l’imaginaire du safari (Dr Livingstone et sa femme je présume) et un couple de juges brésiliens, puis on s’installe dans la chambre, superbe.


Longue douche, courte sieste, et on repart pour le drive de l’après-midi, toujours seuls avec le guide. Metal nous explique comment le fait que la rivière coule à nouveau a modifié l’écosystème, et que nous ne verrons pas le célèbre groupe de lions qui s’attaquait avant aux éléphants : des luttes de pouvoir ont dispersé le groupe, et l’eau abondante a changé les habitudes. Le parcours est varié, nous voyons plusieurs girafes et une troupe de 25 éléphants qui se dirige vers un point d’eau.


Il y a des tout petits qui sont à tomber, avec leur bout de trompe hors contrôle. GinTo au coucher du soleil, une vraie carte postale avec la girafe au loin et les zèbres au premier plan, puis retour au lodge.

Nous y rencontrons Pierre Jaunet, qui nous rejoint au bar, entendant que nous parlons français. Il nous parle de sa longue expérience du Zimbabwe et du Botswana, on se renseigne sur la qualité des pistes pour la suite du voyage, puis on passe à table avec ses amis, Tim et June Liversedge, sur la belle terrasse avec vue nocturne sur le point d’eau et la rivière. Au cours du repas, Tim nous racontera plein d’anecdotes sur le Botswana, où il réside depuis 40 ans, ayant été conservateur à Chobe, reconstruit le Khwai Lodge, construit la route entre North Gate et South Gate à Moremi et étant maintenant réalisateur et producteur de documentaires animaliers. A moment donné, nous remarquons la présence soudaine d’une trentaine d’éléphants venus s’abreuver au point d’eau (puisée en profondeur, l’eau est minéralisée). Arrivant en vagues régulières, tout petits compris, ils remplissent la plaine juste à quelques mètres devant le deck. Il en arrive toujours plus, comme si ça ne devait pas s’arrêter, déclenchant exclamations et enthousiasme fasciné de notre part. Même Tim est bluffé. Une soirée inoubliable, d’autant que nous aurons la chance de voir aussi des lycaons («wild dogs») et des hyènes, et qu’un léopard a été aperçu dans l’enceinte du lodge. Nous discutons encore tard dans la nuit, puis dodo.
dimanche 15 mai - jour 7 Savuti > Moremi La nuit est réparatrice, réveil à 6h et départ à 7h30. Nous partons pour Third Bridge, et les avis divergent sur la route à prendre. Il y a beaucoup d’eau à Moremi, et la piste entre North Gate et Xakanaxa est fermée. La première option est de passer par North Gate et descendre sur South Gate pour remonter ensuite sur Xakanaxa ou Third Bridge, mais les passages sont très difficiles autour de Khwai et North Gate, et on nous déconseille de prendre cette route seuls. La deuxième est de prendre la gravel road par Mababe et remonter sur South Gate, c’est moins intéressant, plus long mais plus sûr. Un groupe d’italiens va prendre la route de North Gate dans 2 camions avec guides, nous discutons pour nous joindre à eux, mais finalement ils partent sans nous attendre. Tant pis, nous aviserons à Mababe Gate. Nous embarquons deux planches en guise de «sand ladders» et prenons la Sandridge road. La piste est belle, et nous restons concentrés, Carole sur l’apparition d’éléphants sur la piste, et moi sur les passages de sable mou et profond. On n’a pas trop envie de s’ensabler puis d’avoir des éléphants sur le dos pendant qu’on déblaie. Un ou deux passages délicats (arbres en travers de la piste au milieu d’un passage de «hauts fonds») et nous voilà à Mababe Gate. Le Ranger nous déconseille lui-aussi de passer seuls par North Gate. Bon, d’accord, on ne va pas insister, c’est vrai qu’on n’a croisé aucune voiture de toute la matinée. Mais la gravel road est atroce, pleine de nids-de-poules, et le Defender, qui était jusque là irréprochable, se comporte très mal, perdant régulièrement l’adhérence au-dessus de 30 km/h. Je ne pense pas à dégonfler les pneus, j’aurais dû! La route est un calvaire, d’autant plus incompréhensible que les rares autres voitures foncent sans problème. Je me sens comme Gaston Lagaffe dans son tacot : ). Nous remontons ensuite vers South Gate et entrons dans le Parc. A l’entrée, on nous déconseille la route directe vers Third Bridge, il faut aller sur Xakanaxa puis continuer sur Third Bridge. La piste est de plus en plus belle, on roule bien, la Mopane Tongue est verte, les arbres sont hauts et feuillus et nous ne traversons que quelques passages boueux.

Nous atteignons enfin Xakanaxa, après 7h de route! C’est long, trop long... Il reste encore 40 mn pour rejoindre Third Bridge, et on en a un peu marre. On va voir s’il y a de la place ici. Le campsite est plein, on essaye les lodges, et coup de chance, le Xakanaxa Moremi Safari Lodge nous accepte à l’improviste, passés les conciliabules d'hésitation devant cette situation inhabituelle. Et à prix réduit (pour Xakanaxa!), puisqu’on nous propose le Full Board et toutes activités à 100 € par personne. Le lodge est superbe! Les tentes ont chacune une petite terrasse donnant sur le delta et les hautes herbes, et salle à manger, bar, salon et coin autour du feu ouverts s’articulent le long du canal, sur un deck qui serpente entre les grands arbres.


On bouquine le reste de l’après-midi, le coucher de soleil est magique, on est biens. On apprend que la semaine dernière encore, il pleuvait à verses. Ca explique les routes coupées et les trous d’eau profonds qui barrent l’accès aux lodges.

Repas léger, échanges concernant l’état des pistes vers Savuti avec un couple de SudAf et on se couche, épuisés.
lundi 16 mai - jour 8 Xakanaxa Moremi Game Drive à 6h30 avec Oli, excellent tracker : il s’arrête soudain, regardant des traces au sol. Il entend ensuite les cris d’alerte des singes. Plus loin, repère la direction où regardent les impalas, et nous mène droit sur un magnifique léopard, qui suit la piste devant nous. On est vernis! On le suit, faisons un court détour, puis, moteur arrêté, l’observons passer à 3m de nous, calme et indifférent à notre présence. Nous sommes bouche bée.

Puis les autres voitures, alertées par radio, déboulent de tous les côtés, mais il est parti. Nous le reverrons un peu plus tard, grâce à l’oeil perçant de Carole, assis immobile à l’ombre d’un buisson, nous regardant droit en face : impressionnant. Nous voyons également de très beaux kudus et un troupeau d’éléphants, dont un petit qui n’a pas froid aux yeux et cherche à nous intimider.


Brunch au lodge, lecture sur le deck, nous décidons finalement de ne pas aller à Third Bridge. La route du sud, peu recommandée, nous contraint à revenir par Xakanaxa, ce qui nous fait faire un aller-retour quasi-inutile, et surtout rallonge une route déjà longue demain. Avec quelques regrets - mais du confort - on reste au lodge une nuit supplémentaire. Game Drive avec un autre guide à 15h30, en direction de Third Bridge justement, où certains ont vu la veille un jeune lion mâle prendre la pose dans une clairière. On fait un crochet par une carcasse d’hippopotame, victime d’un combat des chefs qui s’est terminé en agonie dans l’enceinte d’un lodge.

Les paysages sont à tomber, les arbres majestueux, les couleurs vives, il y a une beauté et une énergie incroyables.


Nous nous engageons sur les pistes secondaires, parfois à peine visibles, avec des passages compliqués dans les marais, l’eau entrant dans la voiture par les portières. Il faut sérieusement connaître, sinon c’est l’enlisement assuré.

La piste est là, à droite. Où ? Ben là... : )On se regarde avec Carole : on ne serait jamais passés par ici, seuls en selfdrive. On passe non loin du campement de Veronica Roodt, qui vit seule et isolée, sous tente, avec un aide bushman. La saison n’est pas la plus riche en faune, le haut niveau des eaux éloigne beaucoup d’animaux, et notamment les guépards. Il pleut entre novembre et mars, puis le delta est haut entre avril et juin. C’est à la saison sèche hivernale, entre août et septembre, que l’on voit le plus d’animaux, mais avec une végétation sèche, jaune et des arbres sans feuilles. Nous voyons quand même beaucoup d’éléphants.

Plus loin, soudain, un grand mâle en rut vient droit sur nous, l’oeil mauvais... Surtout ne pas reculer, faire gronder le moteur de manière régulière, le face à face dure un moment, puis il finit par nous contourner… Décidément c’est très impressionnant, et ça fait peur. Il est énorme et, comment dire? Pas content quoi. Puis nous avons la chance de tomber sur une meute de 6 lycaons qui se reposent dans une clairière, après une chasse infructueuse. Etonnante similitude comportementale avec les chiens.


Retour au lodge, un peu de lecture, repas et dodo confortable, dans une belle chambre éclairée aux bougies. Pleine lune sur le delta.

mardi 17 mai - jour 9 Moremi > Boteti River Départ tôt pour Boteti. Pour une fois, la route va aller en s’améliorant, et ça fait drôle de rouler sur le bitume. On aide un français à changer sa roue à South Gate, il revient du Kalahari où il a vu 6 lions en 5 jours. On arrive en début d’après-midi à Meno-A-Kwena (le GPS n’était pas du luxe). Le lodge est un camp de toile, type safari mobile mais permanent, avec du mobilier et des objets dans le style des années 50 (tiens, il y a une photo de Tim dans le tas).

Le camp domine la rivière Boteti, avec le Parc du Magkadigkadi en face, la vue est splendide. Tout se fait au feu de bois, y compris l’eau pour la douche, et toujours cette vue plongeante, partout.


Il y a des nuages, pour une fois. L’après-midi est passée à observer les rares animaux, en faisant attention aux serpents apparemment nombreux, apéro avec Anita et John qui rentrent eux aussi du Kalahari, où ils ont croisé une lionne et ses 3 petits, dans leur campement, au petit déjeuner. Voir Anita, sud-africaine habituée au bush, mimer comment elle s’est jetée tête la première dans la voiture, nous fait encore sourire aujourd’hui, mais est surtout rassurant : ils ne sont pas tous fous : ) Excellent repas sous la toile de parachute de la tente principale, pleine de détails, d’armoires et de caisses à l’ancienne. Bonne nuit, pleine lune, pluie au milieu de la nuit, et rugissements de lions au loin. A moins que je n’aie rêvé, Carole n’a rien entendu?

mercredi 18 mai - jour 10 Boteti > Gweta Petit déjeuner et observation de 4 éléphants pas tranquilles en contrebas, au bord de la rivière.

On hésite entre deux routes pour rallier Planet Baobab : soit à travers le Parc Magkadigkadi Pans, ce qui implique de prendre le bac à Khumaga (il n’y en a qu’un le matin?) et ressortir par Phuduhudu Gate, soit en faisant le tour par Motopi. Les incertitudes liées au bac et le temps de route sensiblement plus long de l’option Parc font pencher la balance pour la seconde. La route est facile et nous arrivons tôt dans un lieu décontracté, avec quelques locaux et de beaux baobabs. Le ciel est gris et nuageux et c’est ce soir que nous avons prévu de dormir à la belle étoile dans le Pan. Malgré le temps menaçant, nous partons quand même à 14h, avec une famille d’australiens (père et fils tout contents, mère et belle-mère pas du tout : ). Au programme : visite de suricates, nuit dans Ntwetwe Pan, et le lendemain retour par Chapman’s Baobab. La route est cahoteuse, longue, pas très intéressante et il fait rapidement froid. En chemin nous passons voir les suricates : pas fous, ils ne se montrent pas par ce temps. Nous continuons le chemin jusqu’à l’étendue plate du pan, et arrivons au camp incongru préparé pour la nuit : une table et des chaises posées au milieu de rien, ce vestige asséché de lac mésozoïque où rien ne pousse, rien ne vit. Le guide prépare les grillades et le pain, fait sur place à partir de maïs et de bière. A cause des nuages, il fait déjà sombre, mais en une minute le coucher de soleil embrase le ciel bas, le Pan prend feu, on est émerveillés.

Repas rapide et on se couche dans les «bedrolls» utltra-chauds et confortables. On va bien dormir, et je me réjouis de me réveiller à l’aube dans ce désert, on voit déjà la lune qui fait quelques apparitions. Malheureusement, vers 22h, quelques gouttes de pluie de trop nous font tout remballer en vitesse. Lorsque la croûte du Pan est mouillée, les voitures s’embourbent profondément, on ne peut pas rester. Quel dommage !! Surtout que lorsque nous arrivons au guesthouse après un drive de nuit dans le froid, le ciel est complètement dégagé et la lumière de la lune inonde le bush... Il s’en est fallu de rien! Les regrets seront persistants. C’était en plus la seule raison qui nous avait fait choisir Planet Baobab, plutôt que Nxai Pan qui nous attirait beaucoup.
jeudi 19 mai - jour 11 Planet Baobab Réveil tranquille, grasse matinée (8h). Il fait beau, l’air est pur. Petit déjeuner et farniente. On envisage un temps de retourner dormir dans le Pan, mais le guide est malade (il a pris froid?), bon, on se fait une raison, et tant pis pour les suricates qu’on avait tellement envie de revoir. Lecture, sieste, on prépare les bagages et la voiture pour la rendre le lendemain à Maun. Le soir, on mange typique botswanais «Bogobe le Nyama», délicieux ! L’ambiance locale promise laisse à désirer : il n’y a personne : )
Vendredi 20 mai - jour 12 Gweta > Maun > Okavango Réveil à 5h30, départ de nuit à 6h. Le lever de soleil est superbe et rapide, juste après la lune et les étoiles. Ca change vite ! Nous faisons un détour par Nxai Pan pour voir les Baine’s Baobabs. Le paysage du parc rappelle un peu la Namibie, avec zèbres et oryx. Ca donne envie d’y passer plus de temps, d’autant que tout le monde est là à cette saison, même si nous ne les voyons pas ce matin : lions, guépards et léopards. Les baobabs sont imposants, millénaires plantés sur une île au milieu du pan.


On continue la route pour arriver à Maun, où nous rendons la voiture à Mac (Kenzie), quinquagénaire sympa et décontracté, rosé dans son bleu de mécano. On a bien aimé le Defender, qui a été solide et fiable, même si de loin pas de toute première fraîcheur, et on le quitte à regret.

Nous sommes à présent arrivés à la dernière partie du voyage au Botswana, avec deux jours au Gunn’s Camp, dans le delta de l’Okavango, juste au sud de Chief’s Island. A midi nous embarquons à bord d’un petit avion pour Xaxaba; la piste de notre camp étant inondée, il va falloir atterrir à une demi-heure de là. Il y a une TV dans la salle d’attente. Coupés du monde pendant 2 semaines, l’éclair d’actualité au fin fond du Botswana nous apprend l’arrestation de DSK à NY. La planète Mars quoi : ) Nous nous réjouissons de survoler enfin le delta, dont nous avons tant entendu parler. Le survol est sympa, même si on est pas mal secoués dans le coucou qui tangue et vole de travers, et j’ai la chance d’être à la place du copilote pour observer autant les gestes du pilote que l’Okavango au-dessous, très bleu et immergé.

A l’arrivée, des guides du camp nous attendent pour un transfert à pied, en pirogue «mokoro» et en bateau à moteur pour arriver au lodge, joliment placé au bord d’un canal. Les tentes sont plus loin, via une passerelle au milieu des hautes herbes, sous les grands arbres, toutes avec vue sur le delta. Elle sont immenses, avec douche et baignoire à l’extérieur, une terrasse à l’avant, et une sorte d’antichambre qui fait office de bureau et salon.


Départ pour une balade «sundowner» en bateau, beaucoup d’oiseaux (marabouts, african jacana...) et plusieurs éléphants, que nous sommes surpris de voir aussi loin dans le delta submergé. Un mâle en rut («smelly») traverse la rivière juste devant nous, c’est très sympa à observer, il ressort de l’autre côté, la ligne de flottaison bien visible. Le coucher de soleil est rouge, orange, rose et violet.


Repas au lodge avec Jinx, le manager un peu envahissant qui monopolise la parole et l’attention, mais entraînant. Puis au lit, après une belle et longue journée! Quand je pense que le matin nous étions parmi les baobabs gigantesques, au milieu d’un pan désertique, quel contraste!
samedi 21 mai - jour 13 Okavango La nuit a été fraîche, on a entendu plusieurs hippopotames, réveil à 6h pour un départ en «mokoro». La balade est lente et silencieuse, on glisse entre les herbes et les nénuphars au lever du soleil, quel plaisir. On accoste sur une rive, pour continuer à pied.

J’attendais ça depuis longtemps, on n’a pas l’occasion de marcher dans les parcs nationaux au Botswana. Le rapport à la nature est tout autre lorsqu’on est là, vulnérable, au milieu de la végétation. Nous croisons une grande famille de babouins, plusieurs phacochères pas trop craintifs, des impalas beaucoup plus, et quelques traces d’éléphants et zèbres. Et toute une flopée d’oiseaux : aigle, martin-pêcheur, cigogne, marabout et d’autres très colorés (oui, nous ne sommes vraiment pas des spécialistes : ) Retour soyeux en «mokoro», délicieux brunch suivi d’une douche à ciel ouvert sous les grands arbres, et lecture dans la tente. A 15h nouvelle ballade en bateau, assez semblable à la veille.

Apéro dans la tente et repas animé par les contes africains de Jinx. Impala rôti, asperges, on mange bien au Gunn’s Camp.
dimanche 22 mai - jour 14 Okavango > Maun > Windhoek Grasse mat’ monstrueuse (7h : ). La nuit a été moyenne, les oiseaux, insectes, grenouilles et hippos sont bien là. Petit déjeuner copieux (oeufs brouillés et tomate, saucisse, bacon, corn-flakes avec joghurt et fruits frais, miam). Nous profitons d’un moment calme pour écrire quelques cartes postales puis départ en bateau pour l’aéroport de brousse. Derniers nénuphars et African jacana, et nous voilà débouchant sur la piste d’atterrissage en terre avec les bagages, sortant de nulle part. Le vol secoue pas mal et la vue est belle : les patches d’îles et d’arbres, avec les traces des pistes des animaux, dessinent une carte fascinante, tantôt émergée, tantôt immergée, de différents verts, beiges, bleus et noirs. Comme des rides sur la peau, les pistes des animaux sillonnent la terre. Changement d’avion à Maun, et vol vers Windhoek, très excités à l’idée de retourner en Namibie! L’aéroport est familier, il y a une heure de décalage horaire avec le Botswana, nous faisons un peu de change, prenons une carte SIM et en route pour Asco, où nous récupérons le Hilux Double Cabine avec tente sur le toit. Aïe, il n’y a pas de 2e batterie et le frigo ne marche pas lorsque le moteur est arrêté. La tuile. Et il est trop tard pour changer de véhicule. Tant pis, on avisera. Il y a beaucoup d’eau à Windhoek, et on traverse un gué en pleine rue, chose que l’on avait pas connue en mars 2009. On retrouve la pension Londiningi, et Nathalie et Alex avec plaisir. David Rey, notre guide pour le Kaokoland, nous y rejoint pour faire connaissance et régler les derniers points. Au moment de préparer le voyage, nous avions beaucoup hésité sur la manière de voyager dans le Kaokoland. Devant la plupart des avertissements, nous avons finalement exclu le voyage en solo, même munis de téléphone satellite. Il restait soit l’option de trouver une autre voiture intéressée aux mêmes dates, soit un guide. Nous en avons contacté plusieurs, dont David, recommandé par notre amie Ruth. Puis les échanges de mails avant le départ ont achevé de nous convaincre de son sérieux. Mais nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à ce soir. RV est pris pour le surlendemain à Opuwo. Un pavé de springbok aux truffes du Kalahari plus tard, nous nous couchons pour une belle et longue nuit.
lundi 23 mai - jour 15 Windhoek > Opuwo Excellent petit déjeuner, copieux, frais et varié, on mange toujours aussi bien à Londiningi. On prend la route à 8h30 après avoir réservé la nuit du 2 juin, veille du retour. Quel plaisir de rouler à 120 Km/h sur une route asphaltée, dans une voiture confortable et souple. Arrêts successifs à Otjiwarongo, Outjo (délicieuse Bäckerei et étonnant Biergarten où les serveuses Damara parlent allemand), Kamanjab (première Himba, sublimement belle, qui sort de l’épicerie) et Kavita Lion lodge, où on envisage éventuellement de passer la nuit, le Hobatere lodge étant malheureusement fermé pour de tristes histoires avec la Communauté. Les activités avec les lions ne sont que le matin, le lodge est désert, on décide de continuer notre chemin. On tente le Community Campsite d’Hobatere, un peu plus loin en face de la porte Ouest d’Etosha, un très bel endroit, mais on n’est pas complètement emballés. Finalement, la décision est prise de continuer jusqu’à Opuwo, ça devrait le faire au niveau timing et du coup on partira plus tôt pour le Kaokoland. On arrive au coucher du soleil, la vue sur la vallée est très belle, avec la fumée de tous les feux qui s’allument, et une légère brume qui s’installe. On aura finalement roulé toute la journée, mais par rapport au Botswana, c’était du beurre, de la double crème, on n’est même pas fatigués. Opuwo est un melting-pot impressionnant. Beaucoup de Himbas traditionnels, mélangés aux Hereros en costume XIXe (quel contraste!) et au reste de la population, de tous genres. On s’installe au campsite, où nous tombons sur David, qui est lui-aussi arrivé plus tôt que prévu, son RV à Swakopmund ayant été annulé. Ca tombe bien. Apéro au lodge, belle vue sur la piscine et les montagnes environnantes. Le contact avec David est excellent, on se réjouit!
mardi 24 mai - jour 16 Opuwo > Orupembe Réveil à l’aube, on n’a pas entendu les bruits de fête au loin qui ont duré, à ce qu’il semble, toute la nuit. Le campsite est presque plein, avec notamment un bus / camion rempli de français. Leurs discussions animées sont une musique familière qui nous font sourire, un brin nostalgiques. L’un d’eux, peut-être pas bien réveillé, ou excluant d’emblée la possibilité, nous pose trois questions de suite en anglais, sans réaliser qu’on répondait à chacune en français. Il est ensuite reparti, et on ne saura jamais s’il s’en est rendu compte : ) ? On fait les courses pour 7 jours d’autonomie au supermarché, avec toujours ce mélange étonnant, dans cette ville carrefour où tous se croisent. Plein d’essence à ras-bord et départ pour une nouvelle longue journée de route. Il est 9h30. David part devant avec son Land Cruiser, on le suit à distance, une fois le nuage de poussière retombé : à chaque intersection, s’il ne s’est pas arrêté pour nous attendre, c’est que c’est tout droit. On quitte rapidement la vallée d’Opuwo, les paysages évoluent, puis changent souvent. La piste rétrécit, puis devient cahoteuse par endroits, voire délicate avec des passages de pierriers, mais sans jamais être trop difficile. On passe des lits de rivière (Hoarusib), des canyons, des goulets, des cols, des vallées étroites, d’autres beaucoup plus larges, on aperçoit un marcheur solitaire - minuscule point perdu dans l’immensité.


On croise des Himbas à la pompe à eau de Sanitatas. On a acheté à Opuwo de la farine et du tabac, David leur en donne une partie, échange quelques mots, et obtient l’autorisation de faire des photos. Je dois me faire prier, car je n’ai aucune envie de faire le voyeur, mais c’est malgré tout un moment unique.

La timidité est de mise chez les jeunes filles, qui se dérident sensiblement lorsqu’elles voient le résultat sur l’écran de l’appareil. Les enfants s’esclaffent et se tapent sur les cuisses. On continue notre route et peu avant Orupembe, alors que le soleil descend, on choisit un emplacement de bivouac à côté de la piste, au milieu de Bushman Grass et de quelques arbres. On aura croisé beaucoup de vaches, de chèvres et d’ânes, et quelques oryx, autruches et springboks.


Magnifique coucher de soleil (17h30), la lumière est belle, on est seuls au monde et heureux. Dîner au coin du feu, l’air s’est rapidement refroidi, il est temps de se coucher.
mercredi 25 mai - jour 17 Orupembe > Hartmann Petit déjeuner au lever du soleil, on est encore un peu fripés.


La compagnie de David est très agréable, et il est très compétent. Ses connaissances du pays sont vastes et complètes mais il n’impose pas, il est sûr, a un sens de l’humour qu’on apprécie, il est prévenant et attentif, c’est un bonheur. Départ à 8h, on arrive rapidement à Orupembe (étrange ce poste de police perdu au milieu de nulle part) pour continuer et s’enfoncer vers le Nord, soleil dans les yeux. Orange Drum, quelques bifurcations et nous voilà enfin dans la vallée de Hartmann, but de notre voyage. C’est magnifique… On sort de la piste centrale pour rejoindre notre emplacement de bivouac en hauteur. Il a tellement plu cette année que tout est recouvert d’herbe haute, alors qu’en temps normal ce n’est que sable rouge et roche. David découvre le phénomène pour la première fois, alors qu’il y vient plusieurs fois par année depuis 15 ans. Le Hilux ne parvient pas à monter une pente raide avec du sable mou. On tente les vitesses courtes, le Diff Lock, rien n’y fait. Recul pour prendre de l’élan, dégonflage des pneus à 0.8 bar, et on fonce comme des dératés : ça passe tout, tout juste. Il manque un peu de puissance mais c’est passé. Deux autres passages délicats se font sans problème, c’est impressionnant l’efficacité des pneus -très- dégonflés sur le sable meuble. Le lieu de bivouac est idéal, situé entre une falaise et un gros rocher granitiques, ce qui offre de l’ombre pratiquement toute la journée.


On s’installe, petite douche et balade à pied vers un point de vue en hauteur. La vue est magnifique, d’un côté la vallée principale de Hartmann en contrebas, de l’autre la vallée secondaire et au loin, les dunes de la Skeleton Coast. On reste un long moment à contempler en silence, sous une légère brise.


Retour au bivouac et apéro pour le coucher de soleil. Le gros rocher forme une arche, et en passant dessous on accède à un promontoire qui surplombe la vallée, plein ouest et le soleil qui descend sur les dunes. Le GinTo est mémorable, on est bouche bée, c’est vraiment un endroit magique.


Grillades et petits pois à la nuit tombée, avec le bois ramassé en route, il fait extrêmement doux c’est un bonheur. Coucher à 20h, réveil 2 heures plus tard, le vent s’est levé et fait claquer violemment la toile anti-pluie. Démontage à la frontale, à poil sous les étoiles.

jeudi 26 mai - jour 18 Hartmann Réveil à 6h, il fait bon, la lumière est très belle, on descend dans la vallée principale pour aller au bout de la piste, vers des dunes en forme de croissants, ça tombe bien pour le petit-déjeuner : ) On se régale, le soleil s’est levé, les ombres sont longues, et les discussions intéressantes et décontractées.


Puis départ vers la 1ère vallée, la plus à l’est. Un village himba est posé au milieu de dunes roses - apparemment le lodge de luxe voisin a fait en sorte de pérenniser la présence des semi-nomades - et on descend vers la rivière Kunene. Elle est là, large, puissante, bordée de végétation et de crocodiles, vision étonnante dans ce paysage désertique et dramatique.

On croise un jeune berger himba et ses chèvres qui éternuent, avant de rencontrer 3 himbas adultes qui descendent chercher de l’eau à la rivière. Deux jeunes à dos d’âne, souriantes, et une vieille matriarche à pied, plus austère et pressée, qui se laissent photographier en échange de farine.


On rentre au bivouac pour la fin de matinée, exploration à pied des environs, sieste, lecture, déjeuner, re-sieste, balade, dur quoi ! : )

On ne voit pratiquement pas de grands animaux, la vie se trouve à l’échelle miniature, avec criquets et autres bugs qu’on observe à plat ventre. A 15h30 on prend la route d’un sommet plus proche de la Skeleton Coast pour le ‘sundowner’. En route, sur les pentes recouvertes de duvet, on passe devant un terrier de suricates, qui disparaissent à notre approche. On attend en vain qu’ils ressortent. On continue la piste jusqu’au dernier sommet, la pente est raide, heureusement que le Land Cruiser de David est puissant. Et là… c’est indescriptible! … Les dunes de la Skeleton Coast s’étendent à perte de vue, tournent autour de notre point de vue sur 210°. Au sud, on voit clairement la limite entre le désert et la vallée secondaire de Hartmann, les dunes s’arrêtent brusquement, tandis qu’au nord, elles tombent dans la faille de la Kunene, avec les montagnes noires de l’Angola au-delà. Et à l’ouest, la brume de l’océan se mélange au soleil couchant sur une mer de dunes.



C’est le point le plus au nord-ouest de Namibie où il est permis d’aller. On voit d’ailleurs la piste réservée aux rangers percuter les premières dunes avant de disparaître au milieu du sable. Le vent est violent, mais on reste des heures, transportés, envoûtés.

Carole est à gauche.Finalement le soleil se couche, on doit quitter le lieu, muets d’émerveillement durant tout le trajet de retour. Un bon plat de pâtes et dodo, il fait toujours aussi doux, c’est vraiment très agréable.

La nuit est magnifiquement étoilée.
vendredi 27 mai - jour 19 Hartmann > Purros Lever de soleil sur la Hartmann Valley...

Nous partons pour Purros, les pneus toujours à 800 grammes. David nous fait prendre une piste non-indiquée sur les cartes, qui longe la Skeleton Coast. On roule une heure, séduits par la beauté des paysages, avant de s’arrêter sur de petites dunes pour le petit déjeuner.


Les paysages changent, on passe Green Drum, des dizaines et des dizaines d’oryx galopent au milieu d’une vallée granitique, puis c’est un désert de cailloux, des rivières asséchées, un peu de gravel «tôle ondulée», des pistes secondaires inconnues, quelques girafes dans le lit de la Khumib River et enfin l’arrivée splendide à Purros. Les montagnes violettes entourent le lit très vert et dense de la rivière Hoarusib.

On s’installe au Campsite, ça fait bizarre de revoir des gens : ) Après le déjeuner, on va remonter la rivière, à la recherche des éléphants et des lionnes du désert. Les trois mâles ont malheureusement été tués en 2010, par des chasseurs. On remonte la rivière, tombant rapidement sur les premières traces, impressionnantes, bien fraîches, elles ne sont pas loin…

Commence la traque savante et complexe, mais bien plus haut, toujours pas de fauves. On tombe sur un groupe d’éléphants du désert, dont un tout petit à croquer et un mâle qui barrit à notre passage.


Le soleil se couche, il est temps de retourner sur nos pas, lorsque soudain on les repère, allongées tranquillement au bord de la rivière. Grosses paluches, bonne tête, bien en chair, elles nous regardent tranquillement, à 20m. David nous explique en chuchotant, entre deux prises de vues, le travail de Flip Stander qui documente toute l’activité des lions du désert à l’aide des colliers radio (www.desertlion.info).

Ravis, nous rentrons au Camp pour un dîner de patates et «gemsquash» au feu de bois. La soirée est délicieuse, c’est toujours aussi agréable de discuter avec David et écouter ses histoires. Dodo tôt pour se lever à l’aube, on est impatients de retrouver nos lionnes : )
samedi 28 mai - jour 20 Purros Réveil à 5h45 (en fait 4h45 car on a oublié de changer d’heure sur le réveil depuis le Botswana, grrr : ), départ de nuit à 6h, c’est le bon moment pour revoir les lionnes. On traque, on observe, on guette, trace après trace, minutieusement, les sens aux aguets, mais rien, pas de lionnes. Petit déjeuner au bord de la piste après 2h de recherches infructueuses, en regardant une centaine de springboks descendre par vagues successives du pied des montagnes vers la rivière pour s’abreuver. Montés sur ressorts, ils sautent, bondissent comme des gamins surexcités et réjouis. Peut-être que les lionnes sont juste à côté et vont trouver le spectacle à leur goût? On attend, scrutant de tous côtés, mais c’est peine perdue. Le soleil est haut à présent, elles doivent être tapies dans l’ombre, invisibles. Plus loin on revoit les éléphants, si particuliers dans ce décor montagneux, puis retour au camp, avec un crochet par la case supermarché du village. Case au sens propre : ) A l’intérieur, quelques rayonnages, deux jeunes qui jouent au billard, un juke box fou et une femme ivre morte, qui titube de personne en personne. On en profite ensuite pour sonder l’entrée du canyon de l’Hoarusib, piste prévue pour le lendemain, mais a priori encore impraticable, ce qui se confirme avec un sol très mou, collant et imbibé. Quoique, une voiture estampillée «Club 4x4» nous dépasse et s’enfonce plus loin, pas farouche. Déjeuner au camp, douche, sieste, et c’est reparti pour la chasse aux lionnes. On tourne, retourne, re-retourne, décidément ça veut pas… Au sommet d’un point de vue en hauteur, assez haut le long de la rivière, on admire les montagnes et repère en contrebas le groupe d’éléphants, dans la lumière du couchant.

On se rapproche bien, un petit est parmi eux, et on reste un long moment à les observer en se régalant. Le petit est craquant... Oups! Il faut déguerpir soudain en vitesse, on s’est retrouvés encerclés par d’autres congénères arrivés par derrière, et deux mâles nous font comprendre - on comprend très bien dans ces cas-là : ) - qu’on doit dégager fissa.


On redescend toute la rivière vers Purros, l’espoir de revoir les lionnes s’amenuisant au fur et à mesure que le camp se rapproche, et nous voilà de retour. Pas de fauves pour aujourd’hui. Mais au dîner, excellent poisson aux épices de David! Soirée très agréable à nouveau, et dodo.
Ps. On ne reverra plus les lionnes, et le 10 juillet 2011 toutes les trois seront retrouvées mortes, empoisonnées, sonnant la fin du groupe de lions de l’Hoarusib. Heureusement d’autres groupes continuent, Hoanib, Auses, Obab, Ugab et peut-être que certains reviendront vers l’Hoarusib.
dimanche 29 mai - jour 21 Purros > Hoanib River Réveil tôt pour monter sur une colline et prendre le petit déjeuner avec la vue au lever du soleil. Ca caille grave. On remarque à nouveau que l’air se refroidit sensiblement quelques instants à peine avant les premiers rayons, chacun y va de sa théorie, mmh, personne ne convainc vraiment : ) La vue est à 360°, la vallée de Purros est splendide avec la large coulée verte de végétation autour de l’Hoarusib, lacet d’argent dans l’ombre des montagnes couleur betterave.

Nous partons pour notre prochaine étape, la rivière Hoanib, via Amspoort, mais malheureusement sans passer par le canyon de l’Hoarusib. On n’est toutefois pas déçus, les paysages sont variés, les dunes rencontrent les collines de basalte et on traverse de vastes plaines et étendues d’herbe (elle est partout cette année, au grand étonnement de David). On ne se lasse pas de cette beauté, parsemée d’oryx et … de suricates. On aperçoit une sentinelle dressée sur son monticule, impassible. Après l’avoir observée à la jumelle, on tente l’approche à pied, délicatement, lorsqu’elle disparaît soudain. On se poste à moyenne distance, avec vue sur les multiples sorties du terrier, mais malgré la patience et la longue attente, elle ne réapparaît pas. La piste continue et nous voilà arrivés à l’Hoanib, que l’on remonte à présent tranquillement.


Gouttes de pluie tombées juste au bon moment pour s'imprimer sur la boue en train de sécherIl y a beaucoup de sable et des traces toute fraîches de lion, apparemment un gros mâle. On inspecte, cherche à déduire où il se trouve, tourne et retourne, mais sans le trouver. Un peu plus haut, des traces de babouins autour d’un point d’eau, puis on croise un groupe de quinze éléphants du désert, qui se détachent de la végétation de la rivière, mais se confondent avec les collines environnantes.

On passe le Dubis Pass et installons le bivouac. Quelques herbes couchées signalent une présence récente. On retourne ensuite voir les éléphants, menés par une vieille femelle aux longues défenses. Un petit trottine maladroitement avec ses grosses pattes et sa trompe à contretemps. On retourne au camp, pour réaliser que les herbes couchées témoignent en fait du passage des éléphants. Pour éviter les visites impromptues, on se déplace au sommet d’une colline, au centre du cirque de montagnes formé par le Dubis Pass et les vallées de l’Hoanib et du Ganamub. Les mastodontes ne sont que récemment descendus des montagnes et ne sont pas encore complètement à l’aise avec les visiteurs. La montée est très raide, et le Hilux s’en sort bien. Le T-Bone steak cuit et sent merveilleusement bon tandis qu’on prend l’apéro devant le coucher de soleil.

lundi 30 mai - jour 22 Hoanib > Palmwag La nuit a été froide et on rêve d’un bedroll dans une tente au sol : ) Lever de soleil sur le cirque, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Petit déjeuner emmitouflés, on remarque que l’hiver approche, et qu’on est déjà plus au sud que Hartmann.

Le raidillon pierreux pour descendre de la colline est impressionnant, mais la technique très simple : première courte et on lâche tout, ni accélérateur ni frein, la voiture fait le reste. On continue à remonter l’Hoanib, avec plusieurs passages en eau, et une sortie compliquée, qui nécessite une reconnaissance approfondie à pied et un choix cornélien entre plusieurs traces. Là encore, le Hilux s’en sortira bien, s’arrachant à la boue collante et escaladant le talus haut et abrupt. Quelques antilopes et pas mal de fech-fech plus tard, nous arrivons à Sesfontein, où nous faisons le plein d’essence. L’aiguille de la jauge n’a pas bougé depuis Opuwo, nous n’avons pas entamé le 2e réservoir (les balades autour de Hartmann et de Purros se sont faites dans le Land Cruiser de David, mais les distances étaient faibles). On prend la route vers Palmwag, avec girafes et springboks, on a du plaisir à retrouver la concession qui nous avait beaucoup plu lors du premier voyage 2 ans plus tôt. La gravel road est régulièrement entrecoupée de passages abîmés par les eaux. On se régale d’un délicieux steak d’oryx au campsite de Palmwag et prenons congé de David, guide parfait et tellement agréable, qui repart vers Windhoek, prévoyant un bivouac aux environs de la rivière Huab. «Choice is yours» : ) On hésitait entre Grootberg et Palmwag pour cette nuit, on choisira de ne pas reprendre la voiture, même si Grootberg nous tente bien plus comme endroit. Lecture à la piscine - on a honte? Un peu : ) - apéro au coucher de soleil, dîner et dodo.

mardi 31 mai - jour 23 Palmwag > Huab Lodge Encore une grasse mat’, énorme! 8h! C’est vertigineux! On bouquine au pieu, petit déj frisquet et départ pour le Huab Lodge, via Grootberg Pass et Kamanjab. J’avais beaucoup aimé l’endroit en 2009, découvert par hasard et choisi à l’improviste, où nous nous étions retrouvés les seuls clients aux bons soins de Jaap, hôte passionnant et attachant. Cette fois-ci, arrivant au lodge après une route facile, nous rencontrons le couple propriétaire, Jan et Suzi, qui étaient absents la première fois, en voyage dans le Kgalagadi Transfrontier Park. Mais pas de Jaap, qui est parti la veille en vacances. Dommage. Jan et Suzi nous font un accueil très chaleureux. On s’installe dans la chambre, ça fait plaisir d’être de retour, nous sommes à nouveau les seuls clients. On part ensuite pour un drive avec Jan, qui s’avère être un érudit très sympathique avec une tête de marchand hollandais dans les peintures du XVIIe siècle. Il a acheté le Huab Lodge 19 ans plus tôt, après avoir passé près de 20 ans à Etosha, où il a rencontré Suzi. La vallée de l’Huab est verte comme un jardin d’Eden, on aperçoit oryx, kudus et zèbres de Hartmann au loin, passablement craintifs. Jan est passionné d’ornithologie, identifie tous les oiseaux au chant, a une mémoire encyclopédique et les imite à la perfection. On apprend que le Huab Lodge est une destination prisée des «birders», et que la vallée abrite une dizaine d’espèces endémiques qu’on ne trouve pas ailleurs en Namibie. Retour au lodge après un GinTo au coucher de soleil et un combat d’oryx, avant de se rendre au lapa pour le dîner. L’ambiance du lieu est très réussie, et le repas présenté en langue «click tongue» Damara par Mercia est juste trop bon! La compagnie est très agréable, Jan présente les vins et nous souhaite officiellement la bienvenue, ils savent recevoir, même si une très légère couche de vernis est perceptible. On rentre se coucher repus et ravis, dans un lit très confortable.
mercredi 1er mai - jour 24 Huab Lodge Réveil de nuit pour une marche matinale à 6h avec Jan, accompagné de Tessa et Mafuta, les deux chiens du lodge. Le moment que je préfère, de loin.

Traces d'oryx sur le sel au bord de la rivièreLa Huab River est impraticable en véhicule, pleine d’herbes hautes et épaisses. La balade est très agréable, Jan regorge d’informations sur la géologie, la flore, les oiseaux, l’histoire, je l’écoute parler en m’abreuvant du paysage à l’aube, c’est un moment paisible, hors du temps.

Au retour, délicieux petit déjeuner au soleil et anecdotes sur la vie passée à Etosha. A 10h nouveau drive avec Jan, qui profite de chaque sortie pour tenir le compte des animaux dans le coin. Donc : 40 oryx, 10 zèbres, 15 kudus dont 2 petits. Ils sont clairement plus sauvages qu’ailleurs. On est seuls, forcément, et c’est très apprécié. Déjeuner au lapa, avec les meilleurs spaghettis bolognaise jamais mangés, préparés par Mona Lisa. Sans blague! Vraiment la cuisine est exceptionnelle. Après midi farniente, passée entre la Hot Spring et la chambre, lecture et cartes postales. Apéro WeizenBier Camelthorn, nouvelle brasserie à Windhoek. Il y d’autres clients ce soir, ou plutôt des amis : Berndt et Sandra, amis allemands de Suzi, et Orlando, ranger dont on fête l’anniversaire ce soir. Repas gargantuesque, chants en Damara, Pinotage et dodo.
jeudi 2 mai - jour 25 Huab Lodge > Okonjima Marche matinale, avec Jan et Orlando, en remontant le lit de la rivière. Les deux sont tout autant passionnés d’ornithologie, et s’échangent des nouvelles des amis communs. Je flotte.

Nous quittons le lodge après le petit déjeuner, direction Okonjima, improvisation de dernière minute : plutôt que de passer la dernière nuit à Windhoek comme prévu, on souhaite profiter encore un peu des animaux, et on nous a dit du bien de la Africat Foundation, qui s’occupe de préserver guépards et léopards. Le lapa est beau, très vert et entouré de plantes. Accueil sympa, bien qu’impersonnel. Nous partons avec notre guide, Nigel, namibien blanc dans la soixantaine, visiter la clinique, avec sa salle de traitement, le matériel et la documentation sur les activités menées par la Fondation. Rien d'ébouriffant, d’autant que le personnel est absent ce jour-là, mais on se rend un peu compte du quotidien, et les explications sont claires. Plusieurs types d’animaux sont soignés ici, répartis dans différentes zones de différentes tailles : ceux qui sont trop habitués à l’homme pour être relâchés (les seuls que voient les visiteurs), ceux qui ont une chance de retrouver leurs capacités de survie, et ceux qui sont toujours restés à l’état sauvage. On part à la recherche de trois guépards dans un enclos de 50 ha, que l’on retrouve sous des buissons après un bon moment passé à les localiser à l’aide de l’antenne radio et du collier émetteur. Effectivement très habitués, ils ne bronchent pas et on les observe longuement, suffisamment près pour entendre leurs ronronnements.

Traditionnel apéro au coucher de soleil, suivi peu après d’un bon dîner, mais on se les pèle grave. On renonce finalement au hide nocturne, fait trop froid et le sommeil nous tombe dessus, tant pis pour les porcs-épics…
vendredi 3 mai - jour 26 Okonjima > Windhoek > Genève Après avoir entendu des rugissements de lion au cours de la nuit, réveil à 5h30, petit-déjeuner et départ avec Nigel et Steven, pour observer les guépards à pied dans une réserve de 16‘000 ha. Nigel confirme que la Fondation s’occupe également de lions, mais qu’ils ne sont pas visibles. Les herbes au bord de la route sont recouvertes de gelée matinale, brrr, les couvertures ne sont pas de trop dans la jeep. Passé le portail de l’enclos, on se rapproche en voiture, puis lorsque le signal radio est suffisamment proche, on descend. C’est une sensation rare de marcher dans le bush, démuni, et on frémit lorsque deux kudus déboulent à toute vitesse hors d’un arbuste voisin avant de changer brusquement de direction en nous voyant. Steven le tracker marche devant, nous suivons et Nigel ferme la marche.

Après plusieurs centaines de mètres et un passage de rivière, nous les apercevons enfin, à l'affût dans les buissons, avançant lentement, avant de se mettre soudain à courir. C’est très impressionnant, on confirme, ça va vite ! : ) On les retrouve un peu plus tard, apparemment la chasse n’a rien donné, et ils se reposent au soleil. On s’approche à 10m, c’est grisant et stupéfiant d’être à pied juste à côté d’eux.



On les observe longtemps, debout, couchés, à ronronner et se lécher la pomme, c’est une fin de voyage de toute beauté, on a le grand sourire des réjouis de la crèche! Retour au lodge et départ pour le dernier trajet vers Windhoek. On rend la voiture à Asco, qui l’ausculte sous toutes le coutures et remplit le réservoir à ras-bord (on devra payer le 1,3 litre manquant alors qu’on a fait le plein à la station qui est à 200m : ) Comme on a encore du temps, le chauffeur très sympa du transfert vers l’aéroport nous emmène en ville à la recherche des verres à vins en inox qui nous ont tellement plu, mais sans succès, et après quatre magasins différents, il est l’heure de partir vers Hosea Kutako. Nous décollons à 15h30 direction Johannesburg, le visage collé au hublot pour les dernières gouttes, puis long-courrier vers Francfort avec les chants du choeur Ye Begudi qui donnent la chair de poule («Jerusalema»), short-transfer à Francfort (coupe-file magnifique, sont trop forts à Lufthansa) et arrivée à Genève au petit matin. Forcément complètement décalés… quel endroit étrange? : )
Si c’était à refaire, en mieux :
1- On prendrait une tente au sol, suffisamment grande (une tente de 4 pour 2 personnes), plutôt que la tente sur le toit. 2- On ferait étape à North Gate ou Khwai River, pour couper le long trajet entre Savuti et Third Bridge. 3- On irait à Nxai Pan au-lieu de Planet Baobab. 4- On passerait quelques jours dans le Central Kalahari Game Reserve.

Bonjour tous,
Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.
Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.
Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.
Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.
Le parcours:
Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria Falls
Allez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici
Jour 1
Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »
L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.
A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.
Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.


Jour 2
Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).

Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.
Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.
Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches


Jour 3
Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.



Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.
Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.


En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.
Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.
Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.


Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).
Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.
Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.
Jour 4
Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.



Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.
Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.



Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.
Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.

Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.
Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.
La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.

Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d’hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.

En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.
Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.
Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.
Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.
Le parcours:
Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria FallsAllez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici
Jour 1
Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »
L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.
A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.
Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.


Jour 2
Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).

Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.
Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.
Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches


Jour 3
Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.




Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.
Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.


En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.
Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.
Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.


Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).
Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.
Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.
Jour 4
Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.



Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.
Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.



Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.
Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.

Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.
Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.
La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.

Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d’hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.

En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
Hello tous 🙂
Et oui j'ai craqué ... je suis retourné en Afrique Asutrale 😊
Ce voyage absolument magique se fera à 4, Jean-René et Cathy nous accompagnerons, pour notre plus grande joie. Le voyage se déroulera du 17 avril au 2 mai 2014.
Pour ceux qui le souhaite voici le lien pour le blog, le texte est le même mais il y a les photos en plus: http://retourdafriqueaustrale3.blogspot.fr/
La génèse A force d’en parler avec les yeux qui brillent nous avons donné envie à JR (le frère de Val) et à Cath, qui m'ont demandé d’imaginer un voyage en Afrique Australe centré sur le règne animal… et nous, dévoués comme nous sommes, avons proposé d’y retourner avec eux !.
Le parcours Il était déjà imaginé, en effet « Kalahari » et « Delta de l’Okavango » résonnaient depuis fort longtemps dans ma tête. Comme c’est un voyage plus « rustique » avant je ne nous sentais pas prêt. Cathy et Jean-René étant des randonneurs avertis l’aspect rustique n’était pas pour leur déplaire.
L’organisation sera confiée à Vincent de Belafrica avec qui j’ai pu peaufiner tous les détails. Nous y serons 2 semaines qui s’articuleront de la façon suivante : - 8 jours en autonomie dans les différents parcs du Kalahari (Central Kalahari, Makgadikgadi et Nxai Pan). - 6 jours dans Moremi en Safari Mobile privatif avec la compagnie SGS
17/04 : WDH – Ghanzi 18/04 : Ghanzi – Central Kalahari ( Passarge Valley 2) 19/04 : CKGR – Sunday Pan 3 ou 4 20/04 : CKGR – Kori Pan 3 ou 4 21/04: CKGR – Deception Valley 3 22/04: Makgadikgadi Pan - Khumaga 23/04: Makgadikgadi Pan – Njuca Hills 24/04: Nxai Pan – South Pan 25/04: Maun 26/04: Safari mobile secteur Xakanaxa 27/04: Safari mobile secteur Xakanaxa 28/04: Safari mobile secteur Xakanaxa 29/04: Safari mobile secteur Kwai River 30/05: Safari mobile secteur Kwai River 01/05: Safari mobile secteur Kwai River 02/05: Maun et envol le soir
La période : Vaste débat dans la mesure où la période réputée idéale pour Moremi ne correspond pas à celle du Kalahari. Voici quelques éléments qui nous ont permis de choisir :
Au niveau climat
durée d’ensoleillement 1- octobre / novembre : 5h27 – 18h18 (soit entre 12h48) 2- avril / mai : 6h25 – 17h48 ( soit 11h23) Ex æquo août : 6h34 – 17h53 (soit 11h19)
Température 1- avril / mai : 10/15 à 27/31° 2- août : 7 à 28° 3- octobre/novembre : 18 à 34/35°
Pluie 1- août : 0 jour 2- avril/mai : 1 à 3 jours de pluie 3- octobre/novembre : 2 à 5 jours
Au niveau faune :
Moremi 1- octobre / novembre car c’est la fin de la saison sèche et tous les animaux sont rassemblés près des points d’eau 2- août : les animaux commencent déjà à se regrouper et ne sont pas encore en stress (manque d’eau et chaleur) 3- avril/mai : fin de la saison des pluies : animaux plus dispersés mais avec des bébés. Animaux qui bougent
Pans et Central Kalahari 1- Avril/mai : fin de la saison des pluies, migrations des zèbres (Makgadikgadi / Nxai Pan), animaux encore présents 2- Août : animaux moins présents 3- Octobre/novembre : ils sont partis vers Moremi et Chobé pour avoir de l’eau
Au niveau circulation routière
1- Octobre/novembre : plus aucun risque de secteur « aquatique ». Delta au plus sec 2- Août, peut y avoir encore quelques « flaques » si la saison des pluies a été tardive 3- Avril/mai : des risques de secteurs encore inondés si la saison des pluies a été tardive
Au niveau touristique
1- Avril : début de la saison 2- Août : plus de monde du fait des vacances des européens, malgré tout freiné par le froid 3- Septembre/octobre : c’est la saison la plus fréquentée, fin octobre et début novembre « ça se tasse ».
En résumé, « pour moi » :
Février trop mouillé. Août : il fait froid, les journées sont courtes mais on peut partir 3 semaines et c’est une saison intermédiaire pour chaque zone.
Fin octobre / début novembre : chaud (peut-être même de trop), journées longues. Idéal que pour la moitié du parcours. Je crains aussi que les animaux, certes nombreux, soit un peu amorphes.
Fin avril / début mai : chaud juste ce qu’il faut mais journées courtes. Idéal pour la moitié du parcours. On est au sortir de la saison des pluies donc bébés, migration et animaux plus « dynamiques ». En revanche risque sur l’état des pistes si la saison des pluies prend du retard. Pour moi c’est la saison qui peut-être la plus belle … mais sans garantie et avec plus de risques que les autres.
Le véhicule et le point d’arrivée là c’est simple je voulais ENFIN pouvoir rouler dans une légende : un DEFENDER Qui sera équipé de tentes sur le toit, double réservoir et tout ce qu’il faut pour affronter de belles pistes sablonneuses.
Et oui j'ai craqué ... je suis retourné en Afrique Asutrale 😊
Ce voyage absolument magique se fera à 4, Jean-René et Cathy nous accompagnerons, pour notre plus grande joie. Le voyage se déroulera du 17 avril au 2 mai 2014.
Pour ceux qui le souhaite voici le lien pour le blog, le texte est le même mais il y a les photos en plus: http://retourdafriqueaustrale3.blogspot.fr/
La génèse A force d’en parler avec les yeux qui brillent nous avons donné envie à JR (le frère de Val) et à Cath, qui m'ont demandé d’imaginer un voyage en Afrique Australe centré sur le règne animal… et nous, dévoués comme nous sommes, avons proposé d’y retourner avec eux !.
Le parcours Il était déjà imaginé, en effet « Kalahari » et « Delta de l’Okavango » résonnaient depuis fort longtemps dans ma tête. Comme c’est un voyage plus « rustique » avant je ne nous sentais pas prêt. Cathy et Jean-René étant des randonneurs avertis l’aspect rustique n’était pas pour leur déplaire.
L’organisation sera confiée à Vincent de Belafrica avec qui j’ai pu peaufiner tous les détails. Nous y serons 2 semaines qui s’articuleront de la façon suivante : - 8 jours en autonomie dans les différents parcs du Kalahari (Central Kalahari, Makgadikgadi et Nxai Pan). - 6 jours dans Moremi en Safari Mobile privatif avec la compagnie SGS
17/04 : WDH – Ghanzi 18/04 : Ghanzi – Central Kalahari ( Passarge Valley 2) 19/04 : CKGR – Sunday Pan 3 ou 4 20/04 : CKGR – Kori Pan 3 ou 4 21/04: CKGR – Deception Valley 3 22/04: Makgadikgadi Pan - Khumaga 23/04: Makgadikgadi Pan – Njuca Hills 24/04: Nxai Pan – South Pan 25/04: Maun 26/04: Safari mobile secteur Xakanaxa 27/04: Safari mobile secteur Xakanaxa 28/04: Safari mobile secteur Xakanaxa 29/04: Safari mobile secteur Kwai River 30/05: Safari mobile secteur Kwai River 01/05: Safari mobile secteur Kwai River 02/05: Maun et envol le soir
La période : Vaste débat dans la mesure où la période réputée idéale pour Moremi ne correspond pas à celle du Kalahari. Voici quelques éléments qui nous ont permis de choisir :
Au niveau climat
durée d’ensoleillement 1- octobre / novembre : 5h27 – 18h18 (soit entre 12h48) 2- avril / mai : 6h25 – 17h48 ( soit 11h23) Ex æquo août : 6h34 – 17h53 (soit 11h19)
Température 1- avril / mai : 10/15 à 27/31° 2- août : 7 à 28° 3- octobre/novembre : 18 à 34/35°
Pluie 1- août : 0 jour 2- avril/mai : 1 à 3 jours de pluie 3- octobre/novembre : 2 à 5 jours
Au niveau faune :
Moremi 1- octobre / novembre car c’est la fin de la saison sèche et tous les animaux sont rassemblés près des points d’eau 2- août : les animaux commencent déjà à se regrouper et ne sont pas encore en stress (manque d’eau et chaleur) 3- avril/mai : fin de la saison des pluies : animaux plus dispersés mais avec des bébés. Animaux qui bougent
Pans et Central Kalahari 1- Avril/mai : fin de la saison des pluies, migrations des zèbres (Makgadikgadi / Nxai Pan), animaux encore présents 2- Août : animaux moins présents 3- Octobre/novembre : ils sont partis vers Moremi et Chobé pour avoir de l’eau
Au niveau circulation routière
1- Octobre/novembre : plus aucun risque de secteur « aquatique ». Delta au plus sec 2- Août, peut y avoir encore quelques « flaques » si la saison des pluies a été tardive 3- Avril/mai : des risques de secteurs encore inondés si la saison des pluies a été tardive
Au niveau touristique
1- Avril : début de la saison 2- Août : plus de monde du fait des vacances des européens, malgré tout freiné par le froid 3- Septembre/octobre : c’est la saison la plus fréquentée, fin octobre et début novembre « ça se tasse ».
En résumé, « pour moi » :
Février trop mouillé. Août : il fait froid, les journées sont courtes mais on peut partir 3 semaines et c’est une saison intermédiaire pour chaque zone.
Fin octobre / début novembre : chaud (peut-être même de trop), journées longues. Idéal que pour la moitié du parcours. Je crains aussi que les animaux, certes nombreux, soit un peu amorphes.
Fin avril / début mai : chaud juste ce qu’il faut mais journées courtes. Idéal pour la moitié du parcours. On est au sortir de la saison des pluies donc bébés, migration et animaux plus « dynamiques ». En revanche risque sur l’état des pistes si la saison des pluies prend du retard. Pour moi c’est la saison qui peut-être la plus belle … mais sans garantie et avec plus de risques que les autres.
Le véhicule et le point d’arrivée là c’est simple je voulais ENFIN pouvoir rouler dans une légende : un DEFENDER Qui sera équipé de tentes sur le toit, double réservoir et tout ce qu’il faut pour affronter de belles pistes sablonneuses.
avec un peu de retard, nous tenons à faire un compte rendu de notre voyage effectué en Namibie et Botswana, qui nous a conduit pendant 1 mois à travers des paysages à couper le souffle, de belles rencontres humaines, animales...enfin un super voyage
Avant de faire un compte rendu/jour, nous tenions à remercier tous les animateurs de ce forum, qui nous a permis de bien préparer le trajet, un merci tout particulier à Pierre pour tous ses conseils, que nous avons essayé de suivre. un autre merci à tous ceux qui par leurs compte rendus nous permettent de glaner des idées, des infos.
Les préparatifs : Circuit : TO namibien : nous avons choisi Tourmaline :très réactifs dans les demandes et modifications, toutes les étapes pré réservées; même si nous avons fait quelques motifs sur place de parcours. nous avons fait le choix d'alterner des lodges de temps en temps, même si à posteriori on aurait fait d'autres choix de lodges, mais toujours le même problème lors des résas des disponibilités de certains hébergements. Véhicule : location d'un DEF 110 (nous en avons un en France, donc on connait bien), nous ne le regrettons pas même si plus cher qu'un autre 4x4 à la location : aucun souci pendant 1 mois, pas de crevaison; très bien équipé. Vol international : Air Namibia : le plus facile car nous avons fait une boucle Windhoek/Windhoek Dates : du 20 octobre au 20 novembre 2014
Etapes : 1 21-oct. WINDHOEK Londiningi B&B 2 22-oct. NAUKLUFT NWR Naukluft 3 23-oct. SESRIEM NWR Sesriem 4 24-oct. SOLITAIRE Rostock Ritz 5 25-oct. SWAKOPMUND Fischreiher guesthouse 6 26-oct. SPITZKOPPE Spitzkoppe Camp 7 27-oct. KHORIXAS Vingerklip 8 28-oct. PALMWAG Palmwag Lodge campsite 9 29-oct. PURROS Community Camp 10 30-oct. PURROS Community Camp 11 31-oct. Camp Aussicht 12 1-nov. EPUPA FALLS Omarunga Camp 13 2-nov. RUACANA Kunene River Lodge 14 3-nov. ETOSHA Dolomite Camp 15 4-nov. ETOSHA NWR Okaukuejo 16 5-nov. ETOSHA Onguma Aoba 17 6-nov. RUNDU Kaisosi River Lodge 18 7-nov. SHAKAWE Drotsky's Cabins 19 8-nov. BAGANI Nunda Safaris Lodge 20 9-nov. KONGOLA Namushasha 21 10-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 22 11-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 23 12-nov. Hihaha campsite 24 13-nov. SAVUTE campsite 25 14-nov. Kwai North Gate MOREMI 26 15-nov. MOREMI Xakanaxa campsite 27 16-nov. MAUN Island Safari Lodge 28 17-nov. GHANZY Thakadu Camp 29 18-nov. KALAHARI Zelda Game & Guest Farm 30 19-nov. WINDHOEK Départ
A suivre, les étapes avec quelques photos..
Avant de faire un compte rendu/jour, nous tenions à remercier tous les animateurs de ce forum, qui nous a permis de bien préparer le trajet, un merci tout particulier à Pierre pour tous ses conseils, que nous avons essayé de suivre. un autre merci à tous ceux qui par leurs compte rendus nous permettent de glaner des idées, des infos.
Les préparatifs : Circuit : TO namibien : nous avons choisi Tourmaline :très réactifs dans les demandes et modifications, toutes les étapes pré réservées; même si nous avons fait quelques motifs sur place de parcours. nous avons fait le choix d'alterner des lodges de temps en temps, même si à posteriori on aurait fait d'autres choix de lodges, mais toujours le même problème lors des résas des disponibilités de certains hébergements. Véhicule : location d'un DEF 110 (nous en avons un en France, donc on connait bien), nous ne le regrettons pas même si plus cher qu'un autre 4x4 à la location : aucun souci pendant 1 mois, pas de crevaison; très bien équipé. Vol international : Air Namibia : le plus facile car nous avons fait une boucle Windhoek/Windhoek Dates : du 20 octobre au 20 novembre 2014
Etapes : 1 21-oct. WINDHOEK Londiningi B&B 2 22-oct. NAUKLUFT NWR Naukluft 3 23-oct. SESRIEM NWR Sesriem 4 24-oct. SOLITAIRE Rostock Ritz 5 25-oct. SWAKOPMUND Fischreiher guesthouse 6 26-oct. SPITZKOPPE Spitzkoppe Camp 7 27-oct. KHORIXAS Vingerklip 8 28-oct. PALMWAG Palmwag Lodge campsite 9 29-oct. PURROS Community Camp 10 30-oct. PURROS Community Camp 11 31-oct. Camp Aussicht 12 1-nov. EPUPA FALLS Omarunga Camp 13 2-nov. RUACANA Kunene River Lodge 14 3-nov. ETOSHA Dolomite Camp 15 4-nov. ETOSHA NWR Okaukuejo 16 5-nov. ETOSHA Onguma Aoba 17 6-nov. RUNDU Kaisosi River Lodge 18 7-nov. SHAKAWE Drotsky's Cabins 19 8-nov. BAGANI Nunda Safaris Lodge 20 9-nov. KONGOLA Namushasha 21 10-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 22 11-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 23 12-nov. Hihaha campsite 24 13-nov. SAVUTE campsite 25 14-nov. Kwai North Gate MOREMI 26 15-nov. MOREMI Xakanaxa campsite 27 16-nov. MAUN Island Safari Lodge 28 17-nov. GHANZY Thakadu Camp 29 18-nov. KALAHARI Zelda Game & Guest Farm 30 19-nov. WINDHOEK Départ
A suivre, les étapes avec quelques photos..
Ce voyage qui suit une vaste diagonale allant grosso modo du parc Chobe aux parcs du Namakwa trouve son origine dans une discussion entre 2 fort rhumeurs célèbres hélas aujourd'hui disparus, l'abus de rhum sans doute...
Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel !
Ha ! Ha !
Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.-
-
FAT BASTARD
-
(certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu)
-
Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir.
Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations.
(pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)
"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.


Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon...
(les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi)
Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule.
On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais.
Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés.
Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière),
(les 3 photos suivantes ne sont pas de moi)


nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient.
-
Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco.
Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche.
Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner.

Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète.
-
Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée.
"Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..."
"Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..."
"Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..."
"Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !"
La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse.
-
Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮
Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha !
Et on y va ! (ha, ha...😕)
-
Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là...
Diable !
-
C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé...
-
Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...).
Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls.
La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées).
Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite...
Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊
Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter.
Oh que c'est vil !
Oh que c'est pas bon !
Mais oh que c'est pas cher...
Et puis, y'a des frites.
Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.
Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique.
(photo internet)
Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix.
Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière.
-
Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil.
La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi.
Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence.
Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? "
"oui, bien sûr"
"Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ?
Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays.
Quelle belle entrée en matière ! 😎
Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr !
Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre.
Je paye : même pas un regard de la part de la goujate !
Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne...
"ben tu dis plus rien papa ?"
"TA GUEULE !"
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Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..."
Voilà qui résume assez bien le paysage...
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Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante.
Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port.
Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant.
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La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ?
Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction.
Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort.
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De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues.
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La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots.
Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.
(Suite p 1 post 16)
Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel !
Ha ! Ha !
Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.-
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FAT BASTARD
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(certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu)
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Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir.
Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations.
(pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.


Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon...

(les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi)
Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule.
On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais.
Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés.
Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière),
(les 3 photos suivantes ne sont pas de moi)


nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient.
-
Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco.
Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche.
Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner.

Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète.
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Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée.
"Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..."
"Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..."
"Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..."
"Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !"
La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse.
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Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮
Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha !
Et on y va ! (ha, ha...😕)
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Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là...
Diable !
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C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé...
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Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...).
Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls.
La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées).
Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite...
Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊
Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter.
Oh que c'est vil !
Oh que c'est pas bon !
Mais oh que c'est pas cher...
Et puis, y'a des frites.Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.
Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique.
(photo internet)
Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix.
Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière.
-
Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil.
La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi.
Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence.
Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? "
"oui, bien sûr"
"Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ?
Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays.
Quelle belle entrée en matière ! 😎
Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr !
Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre.
Je paye : même pas un regard de la part de la goujate !
Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne...
"ben tu dis plus rien papa ?"
"TA GUEULE !"
-
Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..."
Voilà qui résume assez bien le paysage...
-
Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante.
Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port.
Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant.
-
La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ?
Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction.
Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort.
-
De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues.
-
La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots.
Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.(Suite p 1 post 16)
Bonjour à tous,
A mon tour de mettre en ligne le carnet de notre voyage en Afrique australe réalisé en septembre-octobre 2017. Nous avons eu une approche visiblement différente de la plupart des voyageurs pour découvrir ces magnifiques pays. Plutôt que la location d'un 4x4 équipé très couteux (les prix étaient de l'ordre de 1000€ la semaine), nous avons opté pour la location d'un Rav 4 2x4 quasi neuf qui nous a couté 800€... pour 4 semaines kms illimité. Plutôt que de partir de Windhoek, nous sommes partis de Johannesburg, vol moins cher, voitures de loc moins chères et nous avons du passer toutes les frontières avec la voiture. L'inconvénient, parce que bien entendu il y en a un, c'est qu'il a fallu faire beaucoup de kms en 4 semaines pour visiter ces 3 pays, mais comme j'aime conduire et que ma femme aime visiter en voiture, ça n'a pas été un pb. En fait, je savais qu'avec une voiture 2x4, on pouvait emprunter pratiquement toutes les pistes excepté ManaPools et le sud Kariba, excepté La partie Okavango et Chobe du Botswana et l'extrême ouest de la Namibie. L'idée était de commencer par le Kruger, puis de passer au Zimbabwe en allant vers l'est et les montagnes de Chimanimani, puis d'aller sur Kariba, de faire la traversée du lac avec le ferry, de visiter la réserve Hwange et les chutes Victoria, puis de passer au Botswana avec la visite du parc Chobe, puis la bande de Caprivi, Popa Falls, Etosha, puis Ruacana et Epupa Falls, descendre sur Opuwo, Swakopmund, Sesriem puis retour sur le Botswana, Maun et retour Johannesburg. On a presque tout fait à part la traversée du Kariba pour cause d'annulation du ferry pour manque de clients. Au niveau réservations, nous n'avons réservé qu'une seule nuit, la première à Pretoria le soir de notre arrivée. Tout le reste a été réservé sur place, au fur et à mesure, les journées n'étant pas planifiées en avance, juste la trame du voyage l'était, c'est comme ça qu'on aime voyager. Nous sommes arrivés avec du matériel de camping, tente, matelas double gonflable ultra confortable, housse de couette, réchaud, lampes, tout ce qui était petit, léger et transportable en avion. Nous avons acheté à notre arrivée tout le reste en grande partie à Johannesburg, table, chaise, couette, oreiller... Le but étant de donner tout à quelqu'un avant notre retour.
24 septembre 2017 : Arrivée à JHB
Vol depuis Francfort, sans histoire, on vient récupérer notre voiture à l'aéroport. On pense que tout va aller vite, on a beaucoup communiqué avec l'agence locale depuis la France pour qu'ils préparent les papiers nécessaires au passage des différentes frontières. En fait, rien n'est prêt, personne n'est au courant, on a passé 3 h à l'agence principalement à cause de la frontière Afsud - Zimbabwe qu'on savait très compliquée mais pas à ce point. Il fallait 4 documents différents et un manquait, l'autorisation du fabriquant du véhicule pour entrer au Zimbabwe.. et nous étions un dimanche. Bref, à force de faire le forcing, on a fini par y arriver et c'est le départ pour les magasins pour préparer le voyage. On trouve tout ce qui est énuméré plus haut pour pas cher, du gaz, de la nourriture puis c'est parti pour l'équipement de la voiture version Zimbabwe. Ce pays exige en effet certains équipements non fournis par les loueurs et j'avais lu que les nombreux Road Blocks sur leurs routes ont la fâcheuse tendance à dresser des amendes sans qu'on puisse acheter ce matériel chez eux. Je tombe sur un magasin en pièces autos parfaitement au courant du matériel demandé (extincteur, stickers, gilets...), on équipe la voiture et c'est parti pour Pretoria. La seule nuit réservée nous attendait, on se pointe devant la porte de la maison grâce à notre GPS qu'on a amené depuis la France. Personne, pas de sonnette, ils étaient pourtant prévenus de notre arrivée. Envoi d'un sms, pas de réponse. je me décide à connecter les données internet, envoi d'un message et la miracle, la porte s'ouvre. Et le porte monnaie aussi, je paierai cash cette erreur, 55€ de supplément sur la facture téléphone au retour, pour 1 mn de connexion, 2 fois le prix de la chambre.
Pascal
A mon tour de mettre en ligne le carnet de notre voyage en Afrique australe réalisé en septembre-octobre 2017. Nous avons eu une approche visiblement différente de la plupart des voyageurs pour découvrir ces magnifiques pays. Plutôt que la location d'un 4x4 équipé très couteux (les prix étaient de l'ordre de 1000€ la semaine), nous avons opté pour la location d'un Rav 4 2x4 quasi neuf qui nous a couté 800€... pour 4 semaines kms illimité. Plutôt que de partir de Windhoek, nous sommes partis de Johannesburg, vol moins cher, voitures de loc moins chères et nous avons du passer toutes les frontières avec la voiture. L'inconvénient, parce que bien entendu il y en a un, c'est qu'il a fallu faire beaucoup de kms en 4 semaines pour visiter ces 3 pays, mais comme j'aime conduire et que ma femme aime visiter en voiture, ça n'a pas été un pb. En fait, je savais qu'avec une voiture 2x4, on pouvait emprunter pratiquement toutes les pistes excepté ManaPools et le sud Kariba, excepté La partie Okavango et Chobe du Botswana et l'extrême ouest de la Namibie. L'idée était de commencer par le Kruger, puis de passer au Zimbabwe en allant vers l'est et les montagnes de Chimanimani, puis d'aller sur Kariba, de faire la traversée du lac avec le ferry, de visiter la réserve Hwange et les chutes Victoria, puis de passer au Botswana avec la visite du parc Chobe, puis la bande de Caprivi, Popa Falls, Etosha, puis Ruacana et Epupa Falls, descendre sur Opuwo, Swakopmund, Sesriem puis retour sur le Botswana, Maun et retour Johannesburg. On a presque tout fait à part la traversée du Kariba pour cause d'annulation du ferry pour manque de clients. Au niveau réservations, nous n'avons réservé qu'une seule nuit, la première à Pretoria le soir de notre arrivée. Tout le reste a été réservé sur place, au fur et à mesure, les journées n'étant pas planifiées en avance, juste la trame du voyage l'était, c'est comme ça qu'on aime voyager. Nous sommes arrivés avec du matériel de camping, tente, matelas double gonflable ultra confortable, housse de couette, réchaud, lampes, tout ce qui était petit, léger et transportable en avion. Nous avons acheté à notre arrivée tout le reste en grande partie à Johannesburg, table, chaise, couette, oreiller... Le but étant de donner tout à quelqu'un avant notre retour.
24 septembre 2017 : Arrivée à JHB
Vol depuis Francfort, sans histoire, on vient récupérer notre voiture à l'aéroport. On pense que tout va aller vite, on a beaucoup communiqué avec l'agence locale depuis la France pour qu'ils préparent les papiers nécessaires au passage des différentes frontières. En fait, rien n'est prêt, personne n'est au courant, on a passé 3 h à l'agence principalement à cause de la frontière Afsud - Zimbabwe qu'on savait très compliquée mais pas à ce point. Il fallait 4 documents différents et un manquait, l'autorisation du fabriquant du véhicule pour entrer au Zimbabwe.. et nous étions un dimanche. Bref, à force de faire le forcing, on a fini par y arriver et c'est le départ pour les magasins pour préparer le voyage. On trouve tout ce qui est énuméré plus haut pour pas cher, du gaz, de la nourriture puis c'est parti pour l'équipement de la voiture version Zimbabwe. Ce pays exige en effet certains équipements non fournis par les loueurs et j'avais lu que les nombreux Road Blocks sur leurs routes ont la fâcheuse tendance à dresser des amendes sans qu'on puisse acheter ce matériel chez eux. Je tombe sur un magasin en pièces autos parfaitement au courant du matériel demandé (extincteur, stickers, gilets...), on équipe la voiture et c'est parti pour Pretoria. La seule nuit réservée nous attendait, on se pointe devant la porte de la maison grâce à notre GPS qu'on a amené depuis la France. Personne, pas de sonnette, ils étaient pourtant prévenus de notre arrivée. Envoi d'un sms, pas de réponse. je me décide à connecter les données internet, envoi d'un message et la miracle, la porte s'ouvre. Et le porte monnaie aussi, je paierai cash cette erreur, 55€ de supplément sur la facture téléphone au retour, pour 1 mn de connexion, 2 fois le prix de la chambre.
Pascal
Bonjour tout le monde,
Et voilà, toutes les belles choses ont une fin ... hélas.
Notre séjour au Botswana est terminé et nous avons regagné la région parisienne non sans regret. C'est toujours pareil pendant quelques jours, quelques semaines après le retour on a le sentiment d'être écartelé, le corps ici, mais la tête toujours là-bas 🤪
Alors, il est temps pour moi de vous conter nos aventures.
Il était une fois ...
Pendant plusieurs années nous sommes allés à la découverte de l'Asie. Et l'année dernière, pour la première fois, nous avons pris le cap de l'Afrique Australe ... direction la Namibie. Ce fut une révélation, un émerveillement de tous les instants. Et, alors que nous étions dans l'A380 qui nous ramenait à Paris, nous avions une certitude, nous allions poursuivre notre exploration de cette région de l'Afrique.
Alors que faire en en 2015 ? Revenir en Namibie ? aller au Zimbabwe ? En Afrique du Sud ? Et si en 2015 nous allions au Botswana.
Savuti, Moremi, Chobe, Okavango, ces noms magiques évoquent une nature sauvage et vierge, les plus belles zones de safari en Afrique et parmi les plus préservées … une arche de Noé.
Il nous revient aussi en mémoire Ushuaia Nature consacré au Botswana qui nous avait fait rêver il y a une quinzaine d'années. On peut penser ce que l'on veut de Nicolas Hulot mais il savait nous donner envie d'ailleurs ! "Prélude au crépuscule d'une faune"… rien que le titre était une invitation. La préparation ...
Ce voyage nous l'avons préparé longtemps à l'avance car nous savions qu'il fallait réserver très tôt les hébergements compte tenu de la politique de limitation du nombre de voyageurs. A peine revenus de Namibie, nous étions déjà dans la préparation du Botswana. En juin 2014, tout était bouclé, une fois encore grâce à l'aide formidable et précieuse des experts de VF. Merci à vous 😎.
Puis nous avons attendu, patiemment, que le temps s'égrène. Et qu'est-ce que c'est long une année !!!!! Une année où cette faune sauvage, ces paysages, l'Okavango ont nourri notre imaginaire. Nous nous imaginions au coin du feu sous la voute céleste, un verre d'une délicieuse boisson locale à la main à profiter tout simplement.
Pourtant, moins de 3 mois avant de partir, nous avons failli annuler. Un de nos parents était en train de perdre son combat contre une longue maladie et nous savions que l'échéance fatale était de quelques semaines, au mieux quelques mois. Le destin a choisi pour nous, la maladie emportant cet être cher de manière fulgurante quelques jours plus tard.
C'est donc avec des sentiments confus que nous sommes partis à la découverte du Botswana, mais renforcés par l'idée que la vie est courte et qu'il faut savoir en profiter avant qu'il ne soit trop tard. L'organisation ...
Nous avons confié l'organisation à l'agence Africa Cœur Safari, agence située à Kasane, créée par deux français tombés sous le charme du Botswana, Olivier et Cécile.Cécile a été mon interlocutrice tout au long de ces mois de préparation.
L'agence s'est occupée de la réservation des hébergements, de la location du véhicule, des permis pour les parcs, de l'organisation des activités que nous avions prévues (Journée à Victoria Falls, vol en hélicoptère, croisière sur la Chobe …)
J'ai même eu le plaisir de rencontrer Cécile, cofondatrice de l'agence, à Paris peu de temps avant notre départ. Elle était en France pour quelques semaines et m'a remis les réservations, les permis, le road book, la carte routière, la carte SIM … L'itinéraire ...
Si notre choix premier était de partir en lodges, nous avons vite abandonné cette idée compte tenu du coût exorbitant d'un tel projet. Nous avons donc opté pour un mix lodges / campings.
Pour l'itinéraire, il nous a aussi fallu faire des choix, notre expérience du 4x4 étant très limitée. Certes nous avons affronté avec succès des pistes de sable mou en Namibie telles que Sossusvlei ou Pelican Point ... mais difficile de considérer cela comme une expérience significative qui nous apporte la maîtrise suffisante du 4x4.
Nous avons donc éliminé les régions de Nxai Pan et Moremi qui paraissaient un peu compliquées pour nous et nous sommes arrêtés sur l'itinéraire suivant :
Le séjour en quelques chiffres ...
- 15 jours / 13 nuits, dont 7 nuits en camping, 6 en lodge, - 1ère expérience en camping, - 2 500 photos, - 1 500 km parcourus, - 1 € = 10,55 pulas, - 10 jours de pluie avant notre arrivée, - 0 crevaison 😛, - 1 embourbement 🏴☠️, - des dizaines de belles rencontres 🙂, - des centaines de merveilleux souvenirs 😎.
Et voilà, toutes les belles choses ont une fin ... hélas.
Notre séjour au Botswana est terminé et nous avons regagné la région parisienne non sans regret. C'est toujours pareil pendant quelques jours, quelques semaines après le retour on a le sentiment d'être écartelé, le corps ici, mais la tête toujours là-bas 🤪
Alors, il est temps pour moi de vous conter nos aventures.
Il était une fois ...
Pendant plusieurs années nous sommes allés à la découverte de l'Asie. Et l'année dernière, pour la première fois, nous avons pris le cap de l'Afrique Australe ... direction la Namibie. Ce fut une révélation, un émerveillement de tous les instants. Et, alors que nous étions dans l'A380 qui nous ramenait à Paris, nous avions une certitude, nous allions poursuivre notre exploration de cette région de l'Afrique.
Alors que faire en en 2015 ? Revenir en Namibie ? aller au Zimbabwe ? En Afrique du Sud ? Et si en 2015 nous allions au Botswana.
Savuti, Moremi, Chobe, Okavango, ces noms magiques évoquent une nature sauvage et vierge, les plus belles zones de safari en Afrique et parmi les plus préservées … une arche de Noé.
Il nous revient aussi en mémoire Ushuaia Nature consacré au Botswana qui nous avait fait rêver il y a une quinzaine d'années. On peut penser ce que l'on veut de Nicolas Hulot mais il savait nous donner envie d'ailleurs ! "Prélude au crépuscule d'une faune"… rien que le titre était une invitation. La préparation ...
Ce voyage nous l'avons préparé longtemps à l'avance car nous savions qu'il fallait réserver très tôt les hébergements compte tenu de la politique de limitation du nombre de voyageurs. A peine revenus de Namibie, nous étions déjà dans la préparation du Botswana. En juin 2014, tout était bouclé, une fois encore grâce à l'aide formidable et précieuse des experts de VF. Merci à vous 😎.
Puis nous avons attendu, patiemment, que le temps s'égrène. Et qu'est-ce que c'est long une année !!!!! Une année où cette faune sauvage, ces paysages, l'Okavango ont nourri notre imaginaire. Nous nous imaginions au coin du feu sous la voute céleste, un verre d'une délicieuse boisson locale à la main à profiter tout simplement.
Pourtant, moins de 3 mois avant de partir, nous avons failli annuler. Un de nos parents était en train de perdre son combat contre une longue maladie et nous savions que l'échéance fatale était de quelques semaines, au mieux quelques mois. Le destin a choisi pour nous, la maladie emportant cet être cher de manière fulgurante quelques jours plus tard.
C'est donc avec des sentiments confus que nous sommes partis à la découverte du Botswana, mais renforcés par l'idée que la vie est courte et qu'il faut savoir en profiter avant qu'il ne soit trop tard. L'organisation ...
Nous avons confié l'organisation à l'agence Africa Cœur Safari, agence située à Kasane, créée par deux français tombés sous le charme du Botswana, Olivier et Cécile.Cécile a été mon interlocutrice tout au long de ces mois de préparation.
L'agence s'est occupée de la réservation des hébergements, de la location du véhicule, des permis pour les parcs, de l'organisation des activités que nous avions prévues (Journée à Victoria Falls, vol en hélicoptère, croisière sur la Chobe …)
J'ai même eu le plaisir de rencontrer Cécile, cofondatrice de l'agence, à Paris peu de temps avant notre départ. Elle était en France pour quelques semaines et m'a remis les réservations, les permis, le road book, la carte routière, la carte SIM … L'itinéraire ...
Si notre choix premier était de partir en lodges, nous avons vite abandonné cette idée compte tenu du coût exorbitant d'un tel projet. Nous avons donc opté pour un mix lodges / campings.
Pour l'itinéraire, il nous a aussi fallu faire des choix, notre expérience du 4x4 étant très limitée. Certes nous avons affronté avec succès des pistes de sable mou en Namibie telles que Sossusvlei ou Pelican Point ... mais difficile de considérer cela comme une expérience significative qui nous apporte la maîtrise suffisante du 4x4.
Nous avons donc éliminé les régions de Nxai Pan et Moremi qui paraissaient un peu compliquées pour nous et nous sommes arrêtés sur l'itinéraire suivant :

Le séjour en quelques chiffres ...
- 15 jours / 13 nuits, dont 7 nuits en camping, 6 en lodge, - 1ère expérience en camping, - 2 500 photos, - 1 500 km parcourus, - 1 € = 10,55 pulas, - 10 jours de pluie avant notre arrivée, - 0 crevaison 😛, - 1 embourbement 🏴☠️, - des dizaines de belles rencontres 🙂, - des centaines de merveilleux souvenirs 😎.
Saturday, September 22, 2018
This morning, we woke up at dawn at 6:00 AM. Headed to Letlhakeng, the last town where we could fill up on fuel before starting our crossing of the Kalahari. Our consumption since Johannesburg has been 11L/100 km. We took the direction of Khutse Game Reserve, whose entrance is about a hundred kilometers north of Letlhakeng. Access is via a gravel road along which we saw magnificent pink trees.




At Khutse Gate, we registered in the entry log and paid the access fees for 6 days: 120 Pulas/day/person and 50 Pulas/day/vehicle. Our stays at the Xaka and Deception Valley campsites had been reserved by our tour operator but not paid, contrary to what they’d told us. So we settled the 2 unpaid days of camping at 30 Pulas/day/person. The park rangers informed us that the southern triangle of Khutse Game Reserve, with its tip at Moreswe Pan, had burned. Note that these two campsites are government-run, which explains the low prices. Private campsites cost ten to fifteen times more. We headed to Khutse campsite, site 5. To enter the parks, you must have a reservation either at a lodge or a campsite. Since the number of spots in the campsites is limited, this means you have to book well in advance. We ate the salad we’d prepared the night before at our campsite. It was very hot—39°C. We made a round trip to Khankhe Pan. On the track, we encountered three South African cars, one of which was stuck in the sand and blocking the way. We helped push the car to get it unstuck. We saw very few animals at Khankhe Pan. We returned to the campsite, which has dry toilets and a shower you have to supply with your own water. We tried out the shower.





We witnessed our first Kalahari sunset. These sunsets are unmatched, and that didn’t change throughout the trip.

During the trip, we followed the solar rhythm—waking up at 6:00 AM, having dinner at sunset around 6:30 PM, and retiring to our tents by 8:30 PM.
Sunday, September 23, 2018 Up at 6:00 AM. It was 15°C. We were cold last night. Tonight, we’ll use blankets in addition to our sleeping bags. We headed southwest and, past Gwian Pan, turned northwest toward the Molose waterhole, where we saw our first elephants and our first raptor. Indeed, on the track leading to the Molose waterhole, we could see the traces of the massive fire that had ravaged the southern part of Khutse, as the park rangers had warned us.


Our first braai at Khankhe campsite.





At Khutse Gate, we registered in the entry log and paid the access fees for 6 days: 120 Pulas/day/person and 50 Pulas/day/vehicle. Our stays at the Xaka and Deception Valley campsites had been reserved by our tour operator but not paid, contrary to what they’d told us. So we settled the 2 unpaid days of camping at 30 Pulas/day/person. The park rangers informed us that the southern triangle of Khutse Game Reserve, with its tip at Moreswe Pan, had burned. Note that these two campsites are government-run, which explains the low prices. Private campsites cost ten to fifteen times more. We headed to Khutse campsite, site 5. To enter the parks, you must have a reservation either at a lodge or a campsite. Since the number of spots in the campsites is limited, this means you have to book well in advance. We ate the salad we’d prepared the night before at our campsite. It was very hot—39°C. We made a round trip to Khankhe Pan. On the track, we encountered three South African cars, one of which was stuck in the sand and blocking the way. We helped push the car to get it unstuck. We saw very few animals at Khankhe Pan. We returned to the campsite, which has dry toilets and a shower you have to supply with your own water. We tried out the shower.





We witnessed our first Kalahari sunset. These sunsets are unmatched, and that didn’t change throughout the trip.

During the trip, we followed the solar rhythm—waking up at 6:00 AM, having dinner at sunset around 6:30 PM, and retiring to our tents by 8:30 PM.
Sunday, September 23, 2018 Up at 6:00 AM. It was 15°C. We were cold last night. Tonight, we’ll use blankets in addition to our sleeping bags. We headed southwest and, past Gwian Pan, turned northwest toward the Molose waterhole, where we saw our first elephants and our first raptor. Indeed, on the track leading to the Molose waterhole, we could see the traces of the massive fire that had ravaged the southern part of Khutse, as the park rangers had warned us.



Our first braai at Khankhe campsite.

Bonjour à tous,
Une petite contribution au forum, avec ce premier carnet et quelques informations pratiques sur notre 2eme voyage en Afrique Austral. Il ne s’agit que d’impressions personnelles bien sûr. J’ai eu beaucoup d’infos générales grâce au forum, donc juste retour. Après un 1er voyage en Namibie en 2010, il nous tardait d’y retourner, de ressentir cette immensité, ces odeurs, ces bruits, ces couleurs propre à l’Afrique.
En 2010nous avions fait un parcours classique: Waterberg/Etosha/Twyfelfontein/Spitskoppe/Swakopmund/Sesriem/FishRiver. Voyage trop rapide à mon goût à l’époque, avec une impression de pas assez. En toute « logique », après la Namibie on se dirige vers le Botswana, avec l’envie de tester les pistes et le côté plus sauvage de Moremi, mais aussi de faire le nord de la Namibie que nous avions laissés volontairement de côté, en privilégiant le Fish river Canyon.
Parcours de 24 jours du 19 juin au 13 juillet 2014 : J1 . Arrivée Windhoek depuis la Réunion, via Joburg J2. Départ pour Okonjima avec tracking des Guépards. Nuit camping J3. Direction le Brandberg. Camping J4. Visite White Lady le matin et départ Mowani Mountain lodge. J5. Palmwag camping et Game drive perso. J6 et J7. Purros dont une journée visite avec un guide locale la région et village Himba J8. Khowarib campsite, journée de transition J9. Epupa camp. Visite Epupa falls J10 et J11. Kunene river Lodge dont une journée Rafting et sunset boat cruise J12. Direction Etosha est via Oshakati. Nuit Tree top lodge J13. Game drive perso matin et direction Rundu. Camping J14. Nunda lodge en camping.Sunset Boat cruise. J15. Visite parc de Mahungo et direction Guma lagoon camp. J16 . Journée Mokoro. J17. Maun. J18, 19,20 . Moremi. Game drive perso. 2 nuits Third Bridge, 1 nuit Kwai J21 et 22. Chobe. 1 nuit Savute, 1 nuit Ihaha. Game drive perso J23. Kasane, Boat cruise avec le Chobe Safari Lodge J24 Départ.
Quelques informations pratiques :
TO ou pas ? Réservation ou non ? :
Lors du 1er voyage nous sommes passés avec une agence Française locale, comme on trouvait ça très pratique, on a fait de même pour cette année. Après nous avoir mis en garde sur les risques du campement en milieu sauvage sans barrière, de la difficulté de la conduite 4*4, de la navigation ect, nous avons re conclut avec eux ! Les mises en gardes étaient justifiées, ne nous ont pas fait fléchir … au contraire. Oui oui ! on a envie de voir la hyène qui vient rôder autour de la tente la nuit ! Pour la partie Namibienne, en camping, pour cette période, les camps étaient quasi vides (souvent pas plus de 3-4 emplacements pris) sauf pour le Kunene river lodge la 2eme nuit était full. Pour le Botswana : Guma lagoon full et Nunda bien bien remplis (full ?). Les camps à Moremi et Chobe, semblaient plein (à priori), sauf à Khwai. Pour ces 2 derniers parcs, on a du réserver 10 mois auparavant, puis nous avons construit il y a 6 mois la partie Namibienne (circuit réfléchit en 2 temps car initialement nous devions faire en 1ere partie le « trek éléphant du désert » avec des amis, qui finalement ne nous accompagneront pas). >>>En gros, pour la Namibie, on peut être flex et se passer de réservation, sauf peut-être pour Etosha et Sesriem si on veut être absolument dans le parc, et aussi appeler quelques jours avant pour le Kunene river lodge car assez excentré et si le camp est plein on peut être très embêté. Pour le Botswana, à Moremi et Chobe, si on veut dormir dans le parc, pas trop le choix, il me semble qu’il n’y a que 10 emplacements de camping pour chaque camp (3rd bridge ect), donc c’est vite booké ! Mais il doit y avoir des alternatives si on est souple dans le programme (dormir à l’extérieur du parc, se présenter à la gate malgré l’absence de réservation … ect). Attention, on a vérifié nos réservations pour chaque camp aux Gates d’entrée à Moremi et à Ngoma gate Chobe pour Ihaha. Je trouve pratique de tout faire centraliser par un TO les réservations pour le Botswana, et je pense vraiment que pour la Namibie, en camping, on peut se passer de tout réserver.
Le véhicule :
Bon, avec une berline classique impossible bien sûr. Et même avec le Nissan Navara qu’on avait il y a 4 ans, cela aurait été trop limite dans certaines zones. Donc, Toyota Hilux Safari 3.0 TD, équipé camping avec tente sur le toit, 4 roues motrices, blocage de différentiel et bien haut sur roues ! de chez Asco car Hire en Namibie. Nous n’avons eu aucune difficulté technique avec cette bête !
Le Materiel :
On a découvert un nouvel ami : le GPS, ou plus communément appelé « not’ pote Garmin ». Etant des îles, et malgré nos précédents voyages, nous n’avions jamais utilisés de GPS. Donc, ce voyage a été le baptême du feu !! Nous avons téléchargés la carte Tracks4africa Namibie et Botswana et jusqu’au 1er jour en Namibie, on ne savait pas comment s’en servir en pratique (faire et calculer un itinéraire derrière son ordi grâce à Mapsource, oui, ca va), et aidé du guide, on a découvert un appareil génial et pratique (oui, bon bon, je sais ce n’est qu’1 GPS mais on n’a pas de smartphone non plus …). Donc, notre ami a été très utile dans les parcs du Botswana, voir indispensable si on n’a pas une carte détaillée>>donc, on conseille fortement ! Pour la Namibie, pas indispensable, sauf si on veut faire de l’off road !
Téléphone Satellite : On a fait le choix d’en prendre un. Coût de 80N$/ jour. Nous n’avons pas eu besoin de l’utiliser, heureusement, mais aurions été contents de l’avoir s’il y avait eu nécessité. Pour la Namibie, nous nous somme sentit un peu loin de tout à Purros et pour le Botswana, pas de sentiment d’isolement dans les Parcs de Moremi et Chobe. Il y a toujours des voitures d’autres selfs drivers ou des Game drivers privés des camps, qu’on croise régulièrement. Nous avons croisés beaucoup + de voitures au Botswana sur l’ensemble du voyage qu’en Namibie. On a même une fois, à Savute roulé en convoie (malgrè nous !) de 8 voitures pendant 30 min environs ! On est loin loin loin du sentiment d’isolement qu’on peut avoir au Sud Lipez, Bolivie, pour ceux qui connaissent. Mais il ne suffit pas d’avoir le téléphone, il faut savoir qui appeler !!
Prise électrique : Surprise avec notre adaptateur de la « mort qui tue » que l’on avait acheté aux Etats Unis il y a deux ans. C’est soit disant un adaptateur mondial, il a toutes les prises sauf celle dont on avait besoin. Mon mari julien aurait bien dixit" pendu par les co….les l’ingénieur" qui a conçu ce produit. Bref, on en achètera un au supermarché pour environ 15N$, soit rien du tout quoi !
Santé/ Sécurité :
Aucun sentiment d’insécurité>> nous avons marché à pied dans Opuwo, Oshakati, Rundu, Maun, Kasane. A part à Opuwo, aucune sollicitation particulière de la population, nous n’avions pas l’impression d’être des Dollars sur patte !
L’eau du robinet n’est pas toujours potable, donc toujours avoir une bonne réserve d’eau.
Ne pas oublier sa crème hydratante car l’air est froid et sec ! Une trousse à pharmacie « Classique » et un traitement anti palu, zone 3, pour la partie Epupa, Kunene, Caprivi, Moremi, Chobe, Okavango. Se rapprocher de son médecin traitant et/ou d’un centre de conseils au voyageurs pour + de détails. Évidemment, déformation professionnelle oblige, j’avais bien plus que le nécessaire (kit de suture, aiguilles ect..), mais mise à part notre fameuse crème hydratante, du paracétamol et 1 fois une crème anti brûlure : RAS pour nous.
J’aime bien le site : diplomatie.gouv.fr, même s’il est souvent un peu trop alarmiste à mon sens.
Une petite contribution au forum, avec ce premier carnet et quelques informations pratiques sur notre 2eme voyage en Afrique Austral. Il ne s’agit que d’impressions personnelles bien sûr. J’ai eu beaucoup d’infos générales grâce au forum, donc juste retour. Après un 1er voyage en Namibie en 2010, il nous tardait d’y retourner, de ressentir cette immensité, ces odeurs, ces bruits, ces couleurs propre à l’Afrique.
En 2010nous avions fait un parcours classique: Waterberg/Etosha/Twyfelfontein/Spitskoppe/Swakopmund/Sesriem/FishRiver. Voyage trop rapide à mon goût à l’époque, avec une impression de pas assez. En toute « logique », après la Namibie on se dirige vers le Botswana, avec l’envie de tester les pistes et le côté plus sauvage de Moremi, mais aussi de faire le nord de la Namibie que nous avions laissés volontairement de côté, en privilégiant le Fish river Canyon.
Parcours de 24 jours du 19 juin au 13 juillet 2014 : J1 . Arrivée Windhoek depuis la Réunion, via Joburg J2. Départ pour Okonjima avec tracking des Guépards. Nuit camping J3. Direction le Brandberg. Camping J4. Visite White Lady le matin et départ Mowani Mountain lodge. J5. Palmwag camping et Game drive perso. J6 et J7. Purros dont une journée visite avec un guide locale la région et village Himba J8. Khowarib campsite, journée de transition J9. Epupa camp. Visite Epupa falls J10 et J11. Kunene river Lodge dont une journée Rafting et sunset boat cruise J12. Direction Etosha est via Oshakati. Nuit Tree top lodge J13. Game drive perso matin et direction Rundu. Camping J14. Nunda lodge en camping.Sunset Boat cruise. J15. Visite parc de Mahungo et direction Guma lagoon camp. J16 . Journée Mokoro. J17. Maun. J18, 19,20 . Moremi. Game drive perso. 2 nuits Third Bridge, 1 nuit Kwai J21 et 22. Chobe. 1 nuit Savute, 1 nuit Ihaha. Game drive perso J23. Kasane, Boat cruise avec le Chobe Safari Lodge J24 Départ.
Quelques informations pratiques :
TO ou pas ? Réservation ou non ? :
Lors du 1er voyage nous sommes passés avec une agence Française locale, comme on trouvait ça très pratique, on a fait de même pour cette année. Après nous avoir mis en garde sur les risques du campement en milieu sauvage sans barrière, de la difficulté de la conduite 4*4, de la navigation ect, nous avons re conclut avec eux ! Les mises en gardes étaient justifiées, ne nous ont pas fait fléchir … au contraire. Oui oui ! on a envie de voir la hyène qui vient rôder autour de la tente la nuit ! Pour la partie Namibienne, en camping, pour cette période, les camps étaient quasi vides (souvent pas plus de 3-4 emplacements pris) sauf pour le Kunene river lodge la 2eme nuit était full. Pour le Botswana : Guma lagoon full et Nunda bien bien remplis (full ?). Les camps à Moremi et Chobe, semblaient plein (à priori), sauf à Khwai. Pour ces 2 derniers parcs, on a du réserver 10 mois auparavant, puis nous avons construit il y a 6 mois la partie Namibienne (circuit réfléchit en 2 temps car initialement nous devions faire en 1ere partie le « trek éléphant du désert » avec des amis, qui finalement ne nous accompagneront pas). >>>En gros, pour la Namibie, on peut être flex et se passer de réservation, sauf peut-être pour Etosha et Sesriem si on veut être absolument dans le parc, et aussi appeler quelques jours avant pour le Kunene river lodge car assez excentré et si le camp est plein on peut être très embêté. Pour le Botswana, à Moremi et Chobe, si on veut dormir dans le parc, pas trop le choix, il me semble qu’il n’y a que 10 emplacements de camping pour chaque camp (3rd bridge ect), donc c’est vite booké ! Mais il doit y avoir des alternatives si on est souple dans le programme (dormir à l’extérieur du parc, se présenter à la gate malgré l’absence de réservation … ect). Attention, on a vérifié nos réservations pour chaque camp aux Gates d’entrée à Moremi et à Ngoma gate Chobe pour Ihaha. Je trouve pratique de tout faire centraliser par un TO les réservations pour le Botswana, et je pense vraiment que pour la Namibie, en camping, on peut se passer de tout réserver.
Le véhicule :
Bon, avec une berline classique impossible bien sûr. Et même avec le Nissan Navara qu’on avait il y a 4 ans, cela aurait été trop limite dans certaines zones. Donc, Toyota Hilux Safari 3.0 TD, équipé camping avec tente sur le toit, 4 roues motrices, blocage de différentiel et bien haut sur roues ! de chez Asco car Hire en Namibie. Nous n’avons eu aucune difficulté technique avec cette bête !
Le Materiel :
On a découvert un nouvel ami : le GPS, ou plus communément appelé « not’ pote Garmin ». Etant des îles, et malgré nos précédents voyages, nous n’avions jamais utilisés de GPS. Donc, ce voyage a été le baptême du feu !! Nous avons téléchargés la carte Tracks4africa Namibie et Botswana et jusqu’au 1er jour en Namibie, on ne savait pas comment s’en servir en pratique (faire et calculer un itinéraire derrière son ordi grâce à Mapsource, oui, ca va), et aidé du guide, on a découvert un appareil génial et pratique (oui, bon bon, je sais ce n’est qu’1 GPS mais on n’a pas de smartphone non plus …). Donc, notre ami a été très utile dans les parcs du Botswana, voir indispensable si on n’a pas une carte détaillée>>donc, on conseille fortement ! Pour la Namibie, pas indispensable, sauf si on veut faire de l’off road !
Téléphone Satellite : On a fait le choix d’en prendre un. Coût de 80N$/ jour. Nous n’avons pas eu besoin de l’utiliser, heureusement, mais aurions été contents de l’avoir s’il y avait eu nécessité. Pour la Namibie, nous nous somme sentit un peu loin de tout à Purros et pour le Botswana, pas de sentiment d’isolement dans les Parcs de Moremi et Chobe. Il y a toujours des voitures d’autres selfs drivers ou des Game drivers privés des camps, qu’on croise régulièrement. Nous avons croisés beaucoup + de voitures au Botswana sur l’ensemble du voyage qu’en Namibie. On a même une fois, à Savute roulé en convoie (malgrè nous !) de 8 voitures pendant 30 min environs ! On est loin loin loin du sentiment d’isolement qu’on peut avoir au Sud Lipez, Bolivie, pour ceux qui connaissent. Mais il ne suffit pas d’avoir le téléphone, il faut savoir qui appeler !!
Prise électrique : Surprise avec notre adaptateur de la « mort qui tue » que l’on avait acheté aux Etats Unis il y a deux ans. C’est soit disant un adaptateur mondial, il a toutes les prises sauf celle dont on avait besoin. Mon mari julien aurait bien dixit" pendu par les co….les l’ingénieur" qui a conçu ce produit. Bref, on en achètera un au supermarché pour environ 15N$, soit rien du tout quoi !
Santé/ Sécurité :
Aucun sentiment d’insécurité>> nous avons marché à pied dans Opuwo, Oshakati, Rundu, Maun, Kasane. A part à Opuwo, aucune sollicitation particulière de la population, nous n’avions pas l’impression d’être des Dollars sur patte !
L’eau du robinet n’est pas toujours potable, donc toujours avoir une bonne réserve d’eau.
Ne pas oublier sa crème hydratante car l’air est froid et sec ! Une trousse à pharmacie « Classique » et un traitement anti palu, zone 3, pour la partie Epupa, Kunene, Caprivi, Moremi, Chobe, Okavango. Se rapprocher de son médecin traitant et/ou d’un centre de conseils au voyageurs pour + de détails. Évidemment, déformation professionnelle oblige, j’avais bien plus que le nécessaire (kit de suture, aiguilles ect..), mais mise à part notre fameuse crème hydratante, du paracétamol et 1 fois une crème anti brûlure : RAS pour nous.
J’aime bien le site : diplomatie.gouv.fr, même s’il est souvent un peu trop alarmiste à mon sens.
Voila, retour à la réalité depuis une semaine. Evidement des images, émotions ... plein la tête.
Je commence ce carnet rapidement avec quelques images. D'autres seront disponibles sur mon site perso plus tard, je vous en informerais.
Je tiens également à remercier tout ceux qui m'ont aidé à préparer ce voyage.
Après la Namibie, le Botswana s'imposait naturellement. Sauf que c'est un pays plus sauvage et que l'on se retrouve au milieu de la faune qui est bien plus abondante qu'en Namibie. La préparation est plus fastidieuse car elle doit être réalisée longtemps à l'avance, le pays ne disposant pas d'infrastructure pour le tourisme de masse (et c'est voulu, et c'est tant mieux). Il faut donc réserver les camps, lodges … minimum 8 à 10 mois à l'avance. De plus, en cas d'indisponibilité de camp à un endroit, c'est tout le planning qui est à revoir car il n'y a pas forcement de camp à 10 km à la ronde, les temps de trajet peuvent être long … Bref, je décide de passer par une personne locale, Brenda de chez Maun Self Drive que je remercie pour son efficacité. Je lui donne mon itinéraire et elle s'occupe de toutes les réservations. J'ai de la chance, aucun problème sur l'itinéraire voulu. Seules les lodges à Maun et Kasane que je souhaitais sont indisponibles. Fin février tout est quasiment bouclé. Fin avril, je règle toutes les réservations et mi mai je reçois tous les voucher par courrier (enfin par fedex). Le 4x4 est également réservé dès janvier chez AJC4x4, petite agence de location mais avec du super matos. Dernier point, réservation d'un téléphone satellite chez Sat4Rent, on ne sait jamais. Très longue attente avant le voyage.
29/7 Départ 4h45 de la maison pour un train prévu 5h50 depuis Marseille direction Bruxelles. Train à l'heure. Arrivée 11h20 à Bruxelles Midi. Il ne fait pas très chaud. On est un peu perdu, il n'est pas facile de se repérer dans cette gare. Je galère pour trouver le guichet afin d’acheter les billets nous permettant de nous rendre à l'aéroport. Finalement j'arrive à le trouver, mais il nous faudra plus de 30mn d’attente pour les récupérer. Ce sont les vacances et ce sont des stagiaires qui sont aux commandes. Arrivée à l’aéroport vers 12h30, passage chez Quick car il n’y a pas grand chose dans cette aéroport puis check-in. Une file d’attente incroyable devant les guichets d’Egyptair. Et ça ne va pas vite, à tel point que je me dis que l’on aura du retard. Finalement tout se passe bien, malgré la lenteur, décollage à 16 :00 comme prévu dans un A321 assez récent. Notre premier repas Egyptair nous rappel que nous ne sommes plus dans le même monde gastronomique qu’est la France. Ce sera d’ailleurs pour moi la seule tentative de ce trajet allé. Transit par le Caire pour un changement d’avion, pour un A330-200 au hub d’Egyptair ou toutes les bétaillères arrivent et repartent. A la descente sur le tarmac, une chaleur étouffante nous envahis, il fait très chaud. 3h30 d’attente à airer dans les couloirs puis on repart pour Johannesburg. On arrive plus ou moins à dormir mais le vol passe finalement vite. Repas servi à bord, sauf pour moi car je pense que ça ne passera pas.
30/7 Arrivée à Johannesburg à 7h25 un peu en avance (Déjà 26h que nous sommes partis de la maison). Il fait beau mais froid. Récupération des bagages sans soucis puis direction le guichet American Express pour les retraits d’argent. J’ai besoins de Rand (Afrique du Sud et Namibie), de Pulas (Botswana) et de Dollars (Zimbabwe). Petit soucis, je ne peux pas retirer les sommes souhaitées car avec ma carte Amex je suis limité à 1500 € par semaine (je ne le savais pas, il a fallu que je téléphone pour comprendre le problème. Bonjour le prix de la communication et le temps perdu !). Je récupère ensuite le téléphone satellite loué auprès de Sat4Rent, rendez-vous avez été pris devant le guichet Amex quelques jours avant notre arrivée. Enfin, avec 1h30 de retard sur l’horaire prévue, départ pour Modimolle afin de récupérer notre 4x4 chez AJC4x4 Hire. La personne qui nous accompagne, dont le nom m’échappe, est le représentant d’AJC en Allemagne. Lui et sa femme ont quittés l’Europe depuis Avril pour s’installer en Afrique du Sud. Arrivée vers 11h45 à Modimolle qui se trouve à environ 150 km de Joburg. En chemin, test de tous mes GPS munis des fameuses cartes T4A. 4 GPS au total : 1 ipad, 2 iphone et 1 pocket pc qui avait bien fonctionné deux ans auparavant en Namibie. Quel régal cet ipad en tant que GPS et ça marche impec. Nandi, la patronne d’AJC nous accueil, on règle les derniers détails administratifs puis vient le moment de découvrir la bête. Un Defender TD5 Rouge de 2004, 158000 Km au compteur plutôt rustique mais super équipé. Oups, que c’est imposant ! 2m45 de hauteur tentes fermées. On fait le tour, on check un peu tout, on nous explique comment utiliser le treuille, le hi-lift jack (cric pour les 4x4), la boite courte, le diff lock, ce que l’on doit ou ne doit on pas faire dans le sable, passages de gués, le snorkel … Tout y passe. Faut dire que j’avais préparé un questionnaire concernant l’utilisation du 4x4 et de ses accessoires. Le timing prévu était de partir vers 11h30 pour arriver, à minima, à Palapye au Botswana. Il est 13h30 lorsque l’on quitte AJC, 2 heures de retard sur le planning. La patronne nous déconseille de nous arrêter à Mokopane pour la nuit et pense qu’il serait mieux de rester à Modimolle. Je n’en fait qu’à ma tête, pas envie de rester en Afrique du Sud. Je décide donc de partir directement au Botswana mais par le chemin le plus directe à savoir le poste frontière de Stockpoort/Parr's Halt Border. La route est goudronnée, et on retrouve des paysages de brousse jusqu'à Lephalale. On s’arrête à une petite superette à Vaalwater pour acheter le minimum à savoir de l’eau et 4 salades toutes prêtes, ce qui nous arrangent bien. Après Lephalale, notre première piste sablonneuse, je teste le 4x4, tout va bien. Tout le monde s’est endormi, je vois les premiers animaux. Phacochères et kudus. Pas d’arrêt, pas le temps. Le passage à la frontière côté Afrique du Sud se passe bien. Côté Botswanais, c’est plus long, on voit tout de suite la différence : côté Afrique du Sud, des stressés alors qu’ici, c’est la force tranquille. Faut remplir des papiers pour l’immigration, payer les assurances pour le véhicule mais aussi passer la barrière sanitaire : un gars muni d’un asperseur fait tout le tour du 4x4 et dépose une tonne de produit blanc un peu partout. On nous demande également de marcher dans un bac dans lequel se trouve une vieille serpillère noirâtre, légèrement humidifiée probablement par le même liquide contenu dans aspersoir du gars. On se demande en quoi tout ceci peu servir à empêcher la diffusion de bactérie ou autre. Bref, une demi-heure pour tout ceci. Finalement, on arrive à Serowe en début de soirée dans la nuit (mais avec beaucoup de véhicule qui circulent). Comme point de chute, j’avais repéré le Serowe Hôtel bien, mais sans plus, ambiance et température froide dans cet endroit. Repas à l’hôtel, pas rapide car on est au Botswana, puis gros dodo ! Trajet : 400 Km - 5h 2 chambres + 4 repas + 4 petits déjs : environ 1700 Pulas (180€)
31/7 Bonne nuit récupératrice. On prend notre temps au petit déjeuner (de toute façon on n’a pas le choix, c’est lent !). Première impression positive, les Botswanais on l’air heureux dès que l’on commence à communiquer avec eux, sourire, rigolade. Programme du jour : gros ravitaillement, plein du 4x4, visite de Serowe puis direction le Khama Rhino Sanctuary à moins de 50 km. Pour le ravitaillement, direction le nouveau SPAR à quelques km au sud de l’hôtel. On trouve tout ce dont on à besoin. 2 caddies remplis pour 1100 pulas (120 €). Madame n’en revient pas. Exemple, la viande est à moins de 4€ le kg ! Sur le parking, on passe un bon moment pour tout ranger. Vient la visite du centre de Serowe. Je pensais que ce genre de ville était plutôt développé. En réalité, c’est un gros village avec quelques commerces en tout genre typiquement africain comme on peu le voir à la télévision. Quelques cahutes ou l'on trouve de tout et n'importe quoi. Tout est concentré dans un rayon de 500 mètres au maximum. On y trouve une case faisant office de coiffeur, une autre vendant quelques oranges ou oignons, un hangar dans lequel on trouve d’énorme sac de farine (je pense). Quel dépaysement lorsque l’on ne s’attend pas à cela. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu cela en Namibie. On a donc vite fait le tour du centre ville. Nous arrivons au Khama Rhino vers 13h00. On s’installe sur notre emplacement que l’on a d’ailleurs du mal à trouver tant il y a de chemin qui parte dans tout les sens. Petit tour aux abulitions (sanitaires) et la c'est la cata (j'ai pas dit caca mais ça aurait pu). C'est mal entretenu et en plus il y a un courant d'air la dedans et avec le froid qu'il fait (même à 13h), impossible d'envisager de prendre une douche la dedans. On attendra plus tard pour la toilette. On s'installe, on prépare un déjeuner rapide puis on part pour notre premier game drive du voyage. Les pistes sont plus ou moins sablonneuses et sont plutôt concentrées autour d'une plaine herbeuse (mais plusieurs pans) avec des points de vue tout autour. Il a beaucoup plu cette année, les herbes sont très hautes. Le but du Khama c'est de voir des rhino. Malheureusement rien en vue. Des impalas, autruches, zèbres, gnous mais pas de rhino. Cela nous permet quand même de nous remémorer tous ces animaux et qu'évidement on ne voit pas chez nous. Dès que l'on voit une zèbre, tout le monde dans le 4x4 : hooo le zèbre. Vient ensuite le tour des impalas : hooo les impalas. Il est presque 18h lorsque l'on retourne au camp. Le soleil se couche, on prépare le repas du soir. Dès que le soleil disparaît, il fait (encore) plus froid, on ne s'éternise pas pour rentrer dans les tentes. A propos des tentes, l'automatisme de dépliage n'est pas perdu ! 5 minutes max par tente.
1/8 1ère nuit sous la tente difficile car froide. On s'active dans le froid pour le game drive du matin. Pliage des tentes, la c'est plus long, le système de housse est différent de la namibie. Il est 6h50 lorsque l'on quitte le camp. Le soleil va se lever. On retourne sur les pistes fréquentées la veille. Encore des impalas, gnous, zèbres … mais aussi un chacal qui a récupéré une proie, un impala a priori. On assiste à une scène curieuse : l'impala est visiblement en deux morceaux distant d'une trentaine de mètre. Se trouvent prêt d'un des deux morceaux deux vautours. Mais ça ne plait pas au chacal qui ne souhaite pas partager. Il leurs fonce dessus. A ce moment, les deux vautours s'envolent pour atterrirent prêt de l'autre morceaux. Le chacal voyant cela repart d'ou il était venu pour les chasser. Du coup les vautours repartent eux aussi de la ou ils étaient précédemment. Ce petit manège durera 10 bonnes minutes puis le chacal disparaîtra derrière un buisson. On aperçoit ensuite de l'autre côté du pan, un rhino. 10 mn plus tard, on se retrouve de l'autre côté du pan pour essayer de le trouver. On tourne, retourne puis on tombe dessus. Très imposant mais il rentre dans le bush et est de dos. Impossible de le voir de face. On continue nos recherches puis on s'arrête au bird hide. Aucun oiseau mais 4 superbes impalas éclairés par la belle lumière du matin. A notre retour au camp, j'aperçois brièvement un Cobe à Croissant femelle planqué dans le bush. On peut voir la hauteur des herbes sur la photo. Au camp, préparation du petit déjeuner, rapide toilette puis départ pour ...
Suite prochainement ...
PS : pour regarder les photos, 1 clique sur la première puis défilement avec les flèches gauche et droite.
Je tiens également à remercier tout ceux qui m'ont aidé à préparer ce voyage.
Après la Namibie, le Botswana s'imposait naturellement. Sauf que c'est un pays plus sauvage et que l'on se retrouve au milieu de la faune qui est bien plus abondante qu'en Namibie. La préparation est plus fastidieuse car elle doit être réalisée longtemps à l'avance, le pays ne disposant pas d'infrastructure pour le tourisme de masse (et c'est voulu, et c'est tant mieux). Il faut donc réserver les camps, lodges … minimum 8 à 10 mois à l'avance. De plus, en cas d'indisponibilité de camp à un endroit, c'est tout le planning qui est à revoir car il n'y a pas forcement de camp à 10 km à la ronde, les temps de trajet peuvent être long … Bref, je décide de passer par une personne locale, Brenda de chez Maun Self Drive que je remercie pour son efficacité. Je lui donne mon itinéraire et elle s'occupe de toutes les réservations. J'ai de la chance, aucun problème sur l'itinéraire voulu. Seules les lodges à Maun et Kasane que je souhaitais sont indisponibles. Fin février tout est quasiment bouclé. Fin avril, je règle toutes les réservations et mi mai je reçois tous les voucher par courrier (enfin par fedex). Le 4x4 est également réservé dès janvier chez AJC4x4, petite agence de location mais avec du super matos. Dernier point, réservation d'un téléphone satellite chez Sat4Rent, on ne sait jamais. Très longue attente avant le voyage.
29/7 Départ 4h45 de la maison pour un train prévu 5h50 depuis Marseille direction Bruxelles. Train à l'heure. Arrivée 11h20 à Bruxelles Midi. Il ne fait pas très chaud. On est un peu perdu, il n'est pas facile de se repérer dans cette gare. Je galère pour trouver le guichet afin d’acheter les billets nous permettant de nous rendre à l'aéroport. Finalement j'arrive à le trouver, mais il nous faudra plus de 30mn d’attente pour les récupérer. Ce sont les vacances et ce sont des stagiaires qui sont aux commandes. Arrivée à l’aéroport vers 12h30, passage chez Quick car il n’y a pas grand chose dans cette aéroport puis check-in. Une file d’attente incroyable devant les guichets d’Egyptair. Et ça ne va pas vite, à tel point que je me dis que l’on aura du retard. Finalement tout se passe bien, malgré la lenteur, décollage à 16 :00 comme prévu dans un A321 assez récent. Notre premier repas Egyptair nous rappel que nous ne sommes plus dans le même monde gastronomique qu’est la France. Ce sera d’ailleurs pour moi la seule tentative de ce trajet allé. Transit par le Caire pour un changement d’avion, pour un A330-200 au hub d’Egyptair ou toutes les bétaillères arrivent et repartent. A la descente sur le tarmac, une chaleur étouffante nous envahis, il fait très chaud. 3h30 d’attente à airer dans les couloirs puis on repart pour Johannesburg. On arrive plus ou moins à dormir mais le vol passe finalement vite. Repas servi à bord, sauf pour moi car je pense que ça ne passera pas.
30/7 Arrivée à Johannesburg à 7h25 un peu en avance (Déjà 26h que nous sommes partis de la maison). Il fait beau mais froid. Récupération des bagages sans soucis puis direction le guichet American Express pour les retraits d’argent. J’ai besoins de Rand (Afrique du Sud et Namibie), de Pulas (Botswana) et de Dollars (Zimbabwe). Petit soucis, je ne peux pas retirer les sommes souhaitées car avec ma carte Amex je suis limité à 1500 € par semaine (je ne le savais pas, il a fallu que je téléphone pour comprendre le problème. Bonjour le prix de la communication et le temps perdu !). Je récupère ensuite le téléphone satellite loué auprès de Sat4Rent, rendez-vous avez été pris devant le guichet Amex quelques jours avant notre arrivée. Enfin, avec 1h30 de retard sur l’horaire prévue, départ pour Modimolle afin de récupérer notre 4x4 chez AJC4x4 Hire. La personne qui nous accompagne, dont le nom m’échappe, est le représentant d’AJC en Allemagne. Lui et sa femme ont quittés l’Europe depuis Avril pour s’installer en Afrique du Sud. Arrivée vers 11h45 à Modimolle qui se trouve à environ 150 km de Joburg. En chemin, test de tous mes GPS munis des fameuses cartes T4A. 4 GPS au total : 1 ipad, 2 iphone et 1 pocket pc qui avait bien fonctionné deux ans auparavant en Namibie. Quel régal cet ipad en tant que GPS et ça marche impec. Nandi, la patronne d’AJC nous accueil, on règle les derniers détails administratifs puis vient le moment de découvrir la bête. Un Defender TD5 Rouge de 2004, 158000 Km au compteur plutôt rustique mais super équipé. Oups, que c’est imposant ! 2m45 de hauteur tentes fermées. On fait le tour, on check un peu tout, on nous explique comment utiliser le treuille, le hi-lift jack (cric pour les 4x4), la boite courte, le diff lock, ce que l’on doit ou ne doit on pas faire dans le sable, passages de gués, le snorkel … Tout y passe. Faut dire que j’avais préparé un questionnaire concernant l’utilisation du 4x4 et de ses accessoires. Le timing prévu était de partir vers 11h30 pour arriver, à minima, à Palapye au Botswana. Il est 13h30 lorsque l’on quitte AJC, 2 heures de retard sur le planning. La patronne nous déconseille de nous arrêter à Mokopane pour la nuit et pense qu’il serait mieux de rester à Modimolle. Je n’en fait qu’à ma tête, pas envie de rester en Afrique du Sud. Je décide donc de partir directement au Botswana mais par le chemin le plus directe à savoir le poste frontière de Stockpoort/Parr's Halt Border. La route est goudronnée, et on retrouve des paysages de brousse jusqu'à Lephalale. On s’arrête à une petite superette à Vaalwater pour acheter le minimum à savoir de l’eau et 4 salades toutes prêtes, ce qui nous arrangent bien. Après Lephalale, notre première piste sablonneuse, je teste le 4x4, tout va bien. Tout le monde s’est endormi, je vois les premiers animaux. Phacochères et kudus. Pas d’arrêt, pas le temps. Le passage à la frontière côté Afrique du Sud se passe bien. Côté Botswanais, c’est plus long, on voit tout de suite la différence : côté Afrique du Sud, des stressés alors qu’ici, c’est la force tranquille. Faut remplir des papiers pour l’immigration, payer les assurances pour le véhicule mais aussi passer la barrière sanitaire : un gars muni d’un asperseur fait tout le tour du 4x4 et dépose une tonne de produit blanc un peu partout. On nous demande également de marcher dans un bac dans lequel se trouve une vieille serpillère noirâtre, légèrement humidifiée probablement par le même liquide contenu dans aspersoir du gars. On se demande en quoi tout ceci peu servir à empêcher la diffusion de bactérie ou autre. Bref, une demi-heure pour tout ceci. Finalement, on arrive à Serowe en début de soirée dans la nuit (mais avec beaucoup de véhicule qui circulent). Comme point de chute, j’avais repéré le Serowe Hôtel bien, mais sans plus, ambiance et température froide dans cet endroit. Repas à l’hôtel, pas rapide car on est au Botswana, puis gros dodo ! Trajet : 400 Km - 5h 2 chambres + 4 repas + 4 petits déjs : environ 1700 Pulas (180€)
31/7 Bonne nuit récupératrice. On prend notre temps au petit déjeuner (de toute façon on n’a pas le choix, c’est lent !). Première impression positive, les Botswanais on l’air heureux dès que l’on commence à communiquer avec eux, sourire, rigolade. Programme du jour : gros ravitaillement, plein du 4x4, visite de Serowe puis direction le Khama Rhino Sanctuary à moins de 50 km. Pour le ravitaillement, direction le nouveau SPAR à quelques km au sud de l’hôtel. On trouve tout ce dont on à besoin. 2 caddies remplis pour 1100 pulas (120 €). Madame n’en revient pas. Exemple, la viande est à moins de 4€ le kg ! Sur le parking, on passe un bon moment pour tout ranger. Vient la visite du centre de Serowe. Je pensais que ce genre de ville était plutôt développé. En réalité, c’est un gros village avec quelques commerces en tout genre typiquement africain comme on peu le voir à la télévision. Quelques cahutes ou l'on trouve de tout et n'importe quoi. Tout est concentré dans un rayon de 500 mètres au maximum. On y trouve une case faisant office de coiffeur, une autre vendant quelques oranges ou oignons, un hangar dans lequel on trouve d’énorme sac de farine (je pense). Quel dépaysement lorsque l’on ne s’attend pas à cela. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu cela en Namibie. On a donc vite fait le tour du centre ville. Nous arrivons au Khama Rhino vers 13h00. On s’installe sur notre emplacement que l’on a d’ailleurs du mal à trouver tant il y a de chemin qui parte dans tout les sens. Petit tour aux abulitions (sanitaires) et la c'est la cata (j'ai pas dit caca mais ça aurait pu). C'est mal entretenu et en plus il y a un courant d'air la dedans et avec le froid qu'il fait (même à 13h), impossible d'envisager de prendre une douche la dedans. On attendra plus tard pour la toilette. On s'installe, on prépare un déjeuner rapide puis on part pour notre premier game drive du voyage. Les pistes sont plus ou moins sablonneuses et sont plutôt concentrées autour d'une plaine herbeuse (mais plusieurs pans) avec des points de vue tout autour. Il a beaucoup plu cette année, les herbes sont très hautes. Le but du Khama c'est de voir des rhino. Malheureusement rien en vue. Des impalas, autruches, zèbres, gnous mais pas de rhino. Cela nous permet quand même de nous remémorer tous ces animaux et qu'évidement on ne voit pas chez nous. Dès que l'on voit une zèbre, tout le monde dans le 4x4 : hooo le zèbre. Vient ensuite le tour des impalas : hooo les impalas. Il est presque 18h lorsque l'on retourne au camp. Le soleil se couche, on prépare le repas du soir. Dès que le soleil disparaît, il fait (encore) plus froid, on ne s'éternise pas pour rentrer dans les tentes. A propos des tentes, l'automatisme de dépliage n'est pas perdu ! 5 minutes max par tente.
1/8 1ère nuit sous la tente difficile car froide. On s'active dans le froid pour le game drive du matin. Pliage des tentes, la c'est plus long, le système de housse est différent de la namibie. Il est 6h50 lorsque l'on quitte le camp. Le soleil va se lever. On retourne sur les pistes fréquentées la veille. Encore des impalas, gnous, zèbres … mais aussi un chacal qui a récupéré une proie, un impala a priori. On assiste à une scène curieuse : l'impala est visiblement en deux morceaux distant d'une trentaine de mètre. Se trouvent prêt d'un des deux morceaux deux vautours. Mais ça ne plait pas au chacal qui ne souhaite pas partager. Il leurs fonce dessus. A ce moment, les deux vautours s'envolent pour atterrirent prêt de l'autre morceaux. Le chacal voyant cela repart d'ou il était venu pour les chasser. Du coup les vautours repartent eux aussi de la ou ils étaient précédemment. Ce petit manège durera 10 bonnes minutes puis le chacal disparaîtra derrière un buisson. On aperçoit ensuite de l'autre côté du pan, un rhino. 10 mn plus tard, on se retrouve de l'autre côté du pan pour essayer de le trouver. On tourne, retourne puis on tombe dessus. Très imposant mais il rentre dans le bush et est de dos. Impossible de le voir de face. On continue nos recherches puis on s'arrête au bird hide. Aucun oiseau mais 4 superbes impalas éclairés par la belle lumière du matin. A notre retour au camp, j'aperçois brièvement un Cobe à Croissant femelle planqué dans le bush. On peut voir la hauteur des herbes sur la photo. Au camp, préparation du petit déjeuner, rapide toilette puis départ pour ...
Suite prochainement ...
PS : pour regarder les photos, 1 clique sur la première puis défilement avec les flèches gauche et droite.
Avec nos enfants de 10 et 8 ans, cet été nous sommes partis à la découverte de la Namibie et du Botswana, à la recherche des grands espaces que nous aimons tant et des animaux de la savane. Nostalgiques d'un précédent long voyage en camping-car en Amérique du Sud, nous avons décidé d'en louer un à Windhoek pour ces cinq semaines. Tous les détails pratiques de ce voyage font l'objet d'un autre post assez exhaustif, que vous pouvez lire ici:
http://voyageforum.com/discussion/5-semaines-en-namibie-botswana-retour-experience-d6700317/
Des terres arides du désert du Namib en passant par Etosha, puis les rives de la rivière Chobe et les Chutes Victoria, notre voyage nous a portés jusqu'au dédale des canaux du delta de celui qui ne rejoint jamais la mer, l'Okavango.
Avant d'attaquer ce journal de voyage, tel que je l'ai écrit sur place, au jour le jour, voici notre itinéraire sur la carte:

Bonne évasion et bonne lecture!
Première partie: de Windhoek à Sesriem
lundi 28 juillet
Il fait encore nuit noire à 5h du matin heure locale (décalage 1h), lorsque l'A330 de Air Namibia se pose sur la piste. Le froid nous saisit sur le tarmac. Pas de doute, ici c'est l'hiver, il fait près de 0 degrés ce matin! Mais miracle, tous nos bagages, acheminés de Varsovie via Francfort, sont bien là! À la sortie dans le hall public de l'aérogare, un jeune homme nous accueille avec une pancarte "Welcome famille Olszewski". Notre accompagnateur se plaint lui aussi du froid, mais il est en bermuda! Il nous accompagne à la camionnette estampillée Bobo Campers puis nous conduit chez notre loueur. En route, nous apercevons nos premiers springboks et singes dans la vallée assez aride que la route traverse.
Chez Bobo Campers l'accueil est agréable, mais le véhicule nous déçoit un peu dès le premier coup d'œil: c'est vrai qu'il est d'une propreté irréprochable, mais il est néanmoins un peu vieillot et certaines choses auraient pu être mieux conçues. Les explications pour la prise en main sont assez sommaires (on passe plus de temps sur la paperasse), mais cela ne nous inquiète pas plus que ça, vu que nous sommes des "campings caristes expérimentés" ;) . Nous prenons enfin la route, en oubliant le produit pour la cassette des toilettes sur la table de l'accueil!
Pourtant, à peine 2 km plus loin, un voyant orange s'allume sur le tableau de bord (ah le voyant orange...le meilleur ennemi du voyageur au long cours!), et Thomas décide de faire tout de suite demi-tour. Le responsable mécanique de Bobo ne sait pas vraiment ce que ça représente, mais nous dit de ne pas nous inquiéter, de faire monter le moteur dans les tours, pour brûler une éventuelle petite crasse détectée au niveau des injecteurs. Après tout, ce n'est pas notre véhicule, et le louer doit nous fournir une assistance en cas de panne, alors on ne s'inquiète pas outre mesure et on reprend la route.
C'est une journée technique qui nous attend, forcément pénible car ce sont nos premiers pas dans un pays inconnu, dans une ville inconnue, après une nuit dans l'avion... D'abord une étape supermarché et "bottle store" (l'alcool se vend dans des magasins spécialisés), pour faire le plein de provisions. Puis essence, carte SIM pour le téléphone portable et forfait data pour se connecter à Internet via une clé 3G (les réseaux Wifi seront quasi-inexistants sur toute la première partie du voyage). A la station essence, un namibien à qui nous demandons notre route non seulement nous invite à le suivre jusque-là où nous voulons aller, mais nous laisse aussi sa carte de visite pour qu'on puisse l'appeler si on a besoin de quoi que ce soit! Les gens, noirs ou blancs, nous paraissent d'emblée extrêmement gentils et accueillants.
La banlieue de Windhoek ne nous fait pas grande impression, et nous ne souhaitons pas nous attarder plus qu'absolument nécessaire, la conduite à gauche dans un environnement urbain (heureusement le trafic n'est pas dense!) est assez stressante comme ça.
Nous quittons enfin la ville en début d'après-midi, direction le sud, et nous nous arrêtons pour cassez la croûte un peu plus tard sur un parking au bord de la nationale. Les singes curieux s'approchent de notre étrange véhicule.
Nous quittons la route peu avant la petite ville de Rehoboth, et nous engageons sur une large piste sur une dizaine de kilomètres. Nous retrouvons le "ripio" comme on l'appelait en Amérique du Sud, la tôle ondulée formée par le passage des 4x4 à grande vitesse sur la piste de terre tassée. Mais nous sommes quasi seuls à l'emprunter, alors nous pouvons zigzaguer comme nous voulons pour trouver les portions les plus roulantes.
Nous avons prévu de passer la nuit au Lake Oanob Resort, un camping au bord d'un lac de barrage. On nous accueille avec un verre de jus de fruits et nous avons l'embarras du choix de l'emplacement, car l'endroit est presque désert hors-saison et en semaine.

La vue sur le plan d'eau est assez surprenante dans l'environnement aride du centre namibien en plein milieu de la saison sèche. Il n'y a pas d'animaux (à part le chien du resort qui traîne autour de nous toute la soirée), mais ça sent bon les vacances: les enfants jouent au bord du lac et les grands font une petite balade qui offre différents points de vue sur le lac, le soleil se couchant derrière les collines en cadeau.
Nous croisons un couple de français en petite berline de location qui nous racontent être arrivés la veille à Windhoek mais avoir dû passer deux journée à régler tous les aspects pratiques en ville - nous nous estimons donc heureux (et un peu plus organisés ;) ) d'avoir pu tout boucler en une grosse demi-journée.

Il n'y a pas d'eau dans la piscine, mais le bain ne serait de toute manière pas une très bonne idée: à peine le soleil couché, il fait bien frais pour ne pas dire froid! Mais nous passons une très agréable soirée dehors autour de notre premier braai (barbecue): le feu nous réchauffe pendant que l'excellente viande de bœuf est sur la grille et les pommes de terre cuisent dans les braises. En fin de repas, les enfants font griller des chamallows, puis tout le monde profite d'une douche bien chaude dans les "ablutions" privées qui jouxtent notre place de camping.
mardi 29 juillet
Nous quittons le lac Oanob à l'aube : autant prendre le rythme, en Namibie il vaut mieux se réveiller tôt pour profiter de la journée, car la nuit tombe tôt également - nous sommes en hiver.... Après un petit ravitaillement en combustible dans la petite ville de Rehoboth, encore enveloppée dans la brume, nous prenons la piste vers les montagnes du Naukluft, que nous devons traverser, alors que les enfants sont encore au lit. Les secousses dues à l'état de la piste ne semblent pas les déranger outre mesure...

Après le petit déjeuner pris sur le chemin d'accès vers une ferme isolée au milieu de nulle part, un choix se présente: l'itinéraire à travers le Naukluft via le Spreetshoogte pass est réputé grandiose, mais la piste est raide semble-t-il. Le Reemshoogte est le choix le plus sage, mais ça nous titille de prendre le Spreetshoogte! Là où les routes se séparent il y a un minuscule village qui a son poste de police, et nous décidons d'y prendre quelques renseignements. La jeune policière sort de la maison adjacente, avec un petit chien aux trousses. Alors que je discute avec elle, Thomas joue avec le chien et fait semblant de vouloir le prendre avec nous. Elle me confirme qu'on peut emprunter le Spreetshoogte, et elle met Thomas en garde: "If you steal my dog I will arrest you myself!".
On part en rigolant, et un peu plus loin nous ne sommes pas déçus de notre choix: la vue du point culminant du passage dans la montagne est grandiose, à perte de vue. La route est pavée, donc en excellent état, et le marquage impeccable.
Comme souvent, oser, ça paye! Nous faisons une halte photo assez courte, car le vent souffle fort là-haut!

Dans la descente nous croisons une équipe au travail en train de consolider-réparer la route. Ils nous demandent de l'eau et nous leur en offrons, avec toute notre reconnaissance pour leur dur travail dans cet environnement hostile.
La piste rejoint les plaines et devient toute droite jusqu'à l'horizon. les terres clôturées d'une part et d'autres sont couvertes d'herbes sèches et de quelques rares arbres ou arbustes.

Pour déjeuner nous arrivons à Solitaire, une halte bien connue des voyageurs en Namibie, au carrefour des pistes principales du coin, un drôle d'endroit. Il y a une station essence, un petit magasin, un camping mais surtout une boulangerie dont le renom, grâce à son apfel strudel, a dépassé les frontières de la Namibie dans la communauté des voyageurs.

Nous faisons une bonne pause sur sa terrasse ombragée à déguster des pâtisseries salées et sucrées. Mais, pour être francs, nous sommes déçus du fameux apfel strudel, que nous trouvons lourd et la portion généreuse impossible à finir, même à deux!
Andréas profite de cette pause pour grimper dans chaque carcasse de vieille voiture qui décore les lieux et Diane pour nourrir les suricates qui tournent autour des véhicules garés sur le parking.

En s'approchant de Sesriem, notre étape pour les deux prochaines nuits, la piste, victime de l'intérêt touristique majeur du lieu, devient mauvaise et secoue le camping-car au point de faire tomber la porte du placard à vêtements de ses gonds! Mais les environs s'animent, nous voyons dans les plaines des autruches, des gemsboks, des springboks...

Après cette grosse matinée de route, nous voilà enfin à l'entrée du Parc National de Sesriem. Nous prenons possession de notre joli emplacement de camping réservé des mois à l'avance, puis c'est pause détente autour de la piscine...glaciale. Qu'à cela ne tienne, les enfants font des sauts à n'en plus finir!
Nous avons prévu de nous offrir le coucher du soleil derrière la dune Elim, située à quelques kilomètres du camping. La montée, qui ne semble pas si longue ni si dure au premier abord, se montre beaucoup plus longue et ardue une fois passé la première crête, et le soleil est déjà passé derrière la dune! Mais nous ne lâchons pas l'affaire, nous le poursuivons toujours plus loin et toujours plus haut. Enfin au bout, après presqu'une heure de montée ardue, nous arrivons à temps pour le voir se coucher. Belle récompense pour nos efforts!
La nuit est tombée lorsque nous rentrons au camping, et c'est à la lampe torche et par un raccourci à travers champs que nous rejoignons le Sossusvlei lodge voisin. Le buffet de son restaurant est, de l'avis unanime des voyageurs "à ne pas rater", et ce n'est pas nous qui allons les contredire. Sur une belle terrasses sous les étoiles du désert, nous nous régalons d'excellentes grillades de gibier (pas moins de 12 sortes de game, dont nos préférés seront l'impala, le zèbre et le springbok), des légumes à la plancha et une bonne bouteille de rosé sud-africain.
mercredi 30 juillet
Le réveil sonne à 5h10, on franchit la grille du parc à 5h25 et on n'est pas les premiers! Les phares de nombreux véhicules percent la nuit encore noire, lancés sur le ruban d'asphalte, dans la vallée, entre les dunes. La plupart s'arrêtent sur le parking de la dune 45, celle du lever du soleil par excellence. Laissant les enfants encore endormis dans le camping-car, on attaque la montée à notre tour lorsque les premières lueurs du jour commencent à percer à l'horizon.


Nous dépassons beaucoup de monde et nous nous trouvons une place à l'écart tout en haut. Tout autour de nous, petit à petit, les dunes s'embrase dans le soleil levant. Et une fois le disque orange au-dessus de l'horizon, le spectacle n'est pas fini: les couleurs et les contrastes sont saisissants, avec la plaine herbeuse jaune et les quelques arbres au pied des dunes. Un régal pour les photos...

Après la montée assez ardue, la descente est un jeu d'enfant: on s'élance à pleine vitesse dans le sable encore frais, vers le pied de la dune.


Une fois de retour dans Blanche (c'est le nom que les enfants ont donné au camping-car), alors que les enfants émergent doucement, nous parcourons les 15 derniers kilomètres jusqu'au parking "tout véhicule" de Sossusvlei. En effet, les cinq derniers kilomètres se font dans du sable profond, donc après le petit-déjeuner nous prendrons une navette 4x4. Les enfants adorent, ils lèvent les bras comme dans les montagnes russes!

Nous descendons près de Dead Vlei et de Big Daddy, la dune la plus haute du monde. Après une petite marche d'approche, l'étendue blanche de l'ancien lac salé asséché est à nos pieds. Entouré de dunes hautes, le salar est parsemé de troncs d'arbres morts, pour la plupart encore debout. Encore une fois les couleurs sont magnifiques dans la lumière du matin.


Andréas est infatigable, il monte les dunes là où la pente est la plus raide, pour redescendre en roulant. Il veut aller au sommet de Big Daddy et Thomas est d'accord pour l'accompagner!
Ni de une ni de deux, ils partent avec une seule gourde sous un soleil de plomb. Avec Diane, on attend longtemps à l'ombre d'un arbre mort au beau milieu du Vlei...et je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter...on voit des toutes petites fourmis gravir la dune...on ne peut même pas être sûres que ce sont bien eux! Au bout d'une petite éternité ils se lancent du sommet, tout droit...et bien entendue la descente est beaucoup plus rapide! La seule victime de cette aventure aura été l'appareil photo de secours qui aura pas bien supporté tout ce sable.

De retour vers le point d'arrêt des navettes, nous devons demander de l'eau à d'autres touristes qui sont avec leur véhicule et toutes leurs provisions...car nous sommes à sec. La navette nous emmène vers Sossusvlei, mais l'endroit nous semble beaucoup moins magique que Deadvlei, et, comme tout le monde est assoiffé, affamé et assoiffé, nous décidons de ne pas nous y arrêter et de retourner au parking des véhicules non-4x4.

En fin d'après-midi, alors que les enfants se reposent devant un film dans Blanche, les adultes descendent dans le Canyon de Sesriem qui se trouve à quelques kilomètres du camping. Dans sa partie la plus étroite, là où le soleil n'arrive jamais jusqu'au fond du canyon, il y a des bassins d'eau verdâtre et de nombreux oiseaux ont fait leurs nids dans les parois. Ici il fait frais et humide, quelle différence avec le climat du désert quelques dix mètres plus haut!

A très bientôt pour la suite du récit!
http://voyageforum.com/discussion/5-semaines-en-namibie-botswana-retour-experience-d6700317/
Des terres arides du désert du Namib en passant par Etosha, puis les rives de la rivière Chobe et les Chutes Victoria, notre voyage nous a portés jusqu'au dédale des canaux du delta de celui qui ne rejoint jamais la mer, l'Okavango.
Avant d'attaquer ce journal de voyage, tel que je l'ai écrit sur place, au jour le jour, voici notre itinéraire sur la carte:

Bonne évasion et bonne lecture!
Première partie: de Windhoek à Sesriem
lundi 28 juillet
Il fait encore nuit noire à 5h du matin heure locale (décalage 1h), lorsque l'A330 de Air Namibia se pose sur la piste. Le froid nous saisit sur le tarmac. Pas de doute, ici c'est l'hiver, il fait près de 0 degrés ce matin! Mais miracle, tous nos bagages, acheminés de Varsovie via Francfort, sont bien là! À la sortie dans le hall public de l'aérogare, un jeune homme nous accueille avec une pancarte "Welcome famille Olszewski". Notre accompagnateur se plaint lui aussi du froid, mais il est en bermuda! Il nous accompagne à la camionnette estampillée Bobo Campers puis nous conduit chez notre loueur. En route, nous apercevons nos premiers springboks et singes dans la vallée assez aride que la route traverse.
Chez Bobo Campers l'accueil est agréable, mais le véhicule nous déçoit un peu dès le premier coup d'œil: c'est vrai qu'il est d'une propreté irréprochable, mais il est néanmoins un peu vieillot et certaines choses auraient pu être mieux conçues. Les explications pour la prise en main sont assez sommaires (on passe plus de temps sur la paperasse), mais cela ne nous inquiète pas plus que ça, vu que nous sommes des "campings caristes expérimentés" ;) . Nous prenons enfin la route, en oubliant le produit pour la cassette des toilettes sur la table de l'accueil!
Pourtant, à peine 2 km plus loin, un voyant orange s'allume sur le tableau de bord (ah le voyant orange...le meilleur ennemi du voyageur au long cours!), et Thomas décide de faire tout de suite demi-tour. Le responsable mécanique de Bobo ne sait pas vraiment ce que ça représente, mais nous dit de ne pas nous inquiéter, de faire monter le moteur dans les tours, pour brûler une éventuelle petite crasse détectée au niveau des injecteurs. Après tout, ce n'est pas notre véhicule, et le louer doit nous fournir une assistance en cas de panne, alors on ne s'inquiète pas outre mesure et on reprend la route.
C'est une journée technique qui nous attend, forcément pénible car ce sont nos premiers pas dans un pays inconnu, dans une ville inconnue, après une nuit dans l'avion... D'abord une étape supermarché et "bottle store" (l'alcool se vend dans des magasins spécialisés), pour faire le plein de provisions. Puis essence, carte SIM pour le téléphone portable et forfait data pour se connecter à Internet via une clé 3G (les réseaux Wifi seront quasi-inexistants sur toute la première partie du voyage). A la station essence, un namibien à qui nous demandons notre route non seulement nous invite à le suivre jusque-là où nous voulons aller, mais nous laisse aussi sa carte de visite pour qu'on puisse l'appeler si on a besoin de quoi que ce soit! Les gens, noirs ou blancs, nous paraissent d'emblée extrêmement gentils et accueillants.
La banlieue de Windhoek ne nous fait pas grande impression, et nous ne souhaitons pas nous attarder plus qu'absolument nécessaire, la conduite à gauche dans un environnement urbain (heureusement le trafic n'est pas dense!) est assez stressante comme ça.
Nous quittons enfin la ville en début d'après-midi, direction le sud, et nous nous arrêtons pour cassez la croûte un peu plus tard sur un parking au bord de la nationale. Les singes curieux s'approchent de notre étrange véhicule.
Nous quittons la route peu avant la petite ville de Rehoboth, et nous engageons sur une large piste sur une dizaine de kilomètres. Nous retrouvons le "ripio" comme on l'appelait en Amérique du Sud, la tôle ondulée formée par le passage des 4x4 à grande vitesse sur la piste de terre tassée. Mais nous sommes quasi seuls à l'emprunter, alors nous pouvons zigzaguer comme nous voulons pour trouver les portions les plus roulantes.
Nous avons prévu de passer la nuit au Lake Oanob Resort, un camping au bord d'un lac de barrage. On nous accueille avec un verre de jus de fruits et nous avons l'embarras du choix de l'emplacement, car l'endroit est presque désert hors-saison et en semaine.

La vue sur le plan d'eau est assez surprenante dans l'environnement aride du centre namibien en plein milieu de la saison sèche. Il n'y a pas d'animaux (à part le chien du resort qui traîne autour de nous toute la soirée), mais ça sent bon les vacances: les enfants jouent au bord du lac et les grands font une petite balade qui offre différents points de vue sur le lac, le soleil se couchant derrière les collines en cadeau.
Nous croisons un couple de français en petite berline de location qui nous racontent être arrivés la veille à Windhoek mais avoir dû passer deux journée à régler tous les aspects pratiques en ville - nous nous estimons donc heureux (et un peu plus organisés ;) ) d'avoir pu tout boucler en une grosse demi-journée.

Il n'y a pas d'eau dans la piscine, mais le bain ne serait de toute manière pas une très bonne idée: à peine le soleil couché, il fait bien frais pour ne pas dire froid! Mais nous passons une très agréable soirée dehors autour de notre premier braai (barbecue): le feu nous réchauffe pendant que l'excellente viande de bœuf est sur la grille et les pommes de terre cuisent dans les braises. En fin de repas, les enfants font griller des chamallows, puis tout le monde profite d'une douche bien chaude dans les "ablutions" privées qui jouxtent notre place de camping.
mardi 29 juillet
Nous quittons le lac Oanob à l'aube : autant prendre le rythme, en Namibie il vaut mieux se réveiller tôt pour profiter de la journée, car la nuit tombe tôt également - nous sommes en hiver.... Après un petit ravitaillement en combustible dans la petite ville de Rehoboth, encore enveloppée dans la brume, nous prenons la piste vers les montagnes du Naukluft, que nous devons traverser, alors que les enfants sont encore au lit. Les secousses dues à l'état de la piste ne semblent pas les déranger outre mesure...

Après le petit déjeuner pris sur le chemin d'accès vers une ferme isolée au milieu de nulle part, un choix se présente: l'itinéraire à travers le Naukluft via le Spreetshoogte pass est réputé grandiose, mais la piste est raide semble-t-il. Le Reemshoogte est le choix le plus sage, mais ça nous titille de prendre le Spreetshoogte! Là où les routes se séparent il y a un minuscule village qui a son poste de police, et nous décidons d'y prendre quelques renseignements. La jeune policière sort de la maison adjacente, avec un petit chien aux trousses. Alors que je discute avec elle, Thomas joue avec le chien et fait semblant de vouloir le prendre avec nous. Elle me confirme qu'on peut emprunter le Spreetshoogte, et elle met Thomas en garde: "If you steal my dog I will arrest you myself!".
On part en rigolant, et un peu plus loin nous ne sommes pas déçus de notre choix: la vue du point culminant du passage dans la montagne est grandiose, à perte de vue. La route est pavée, donc en excellent état, et le marquage impeccable.
Comme souvent, oser, ça paye! Nous faisons une halte photo assez courte, car le vent souffle fort là-haut!

Dans la descente nous croisons une équipe au travail en train de consolider-réparer la route. Ils nous demandent de l'eau et nous leur en offrons, avec toute notre reconnaissance pour leur dur travail dans cet environnement hostile.
La piste rejoint les plaines et devient toute droite jusqu'à l'horizon. les terres clôturées d'une part et d'autres sont couvertes d'herbes sèches et de quelques rares arbres ou arbustes.

Pour déjeuner nous arrivons à Solitaire, une halte bien connue des voyageurs en Namibie, au carrefour des pistes principales du coin, un drôle d'endroit. Il y a une station essence, un petit magasin, un camping mais surtout une boulangerie dont le renom, grâce à son apfel strudel, a dépassé les frontières de la Namibie dans la communauté des voyageurs.

Nous faisons une bonne pause sur sa terrasse ombragée à déguster des pâtisseries salées et sucrées. Mais, pour être francs, nous sommes déçus du fameux apfel strudel, que nous trouvons lourd et la portion généreuse impossible à finir, même à deux!
Andréas profite de cette pause pour grimper dans chaque carcasse de vieille voiture qui décore les lieux et Diane pour nourrir les suricates qui tournent autour des véhicules garés sur le parking.

En s'approchant de Sesriem, notre étape pour les deux prochaines nuits, la piste, victime de l'intérêt touristique majeur du lieu, devient mauvaise et secoue le camping-car au point de faire tomber la porte du placard à vêtements de ses gonds! Mais les environs s'animent, nous voyons dans les plaines des autruches, des gemsboks, des springboks...

Après cette grosse matinée de route, nous voilà enfin à l'entrée du Parc National de Sesriem. Nous prenons possession de notre joli emplacement de camping réservé des mois à l'avance, puis c'est pause détente autour de la piscine...glaciale. Qu'à cela ne tienne, les enfants font des sauts à n'en plus finir!
Nous avons prévu de nous offrir le coucher du soleil derrière la dune Elim, située à quelques kilomètres du camping. La montée, qui ne semble pas si longue ni si dure au premier abord, se montre beaucoup plus longue et ardue une fois passé la première crête, et le soleil est déjà passé derrière la dune! Mais nous ne lâchons pas l'affaire, nous le poursuivons toujours plus loin et toujours plus haut. Enfin au bout, après presqu'une heure de montée ardue, nous arrivons à temps pour le voir se coucher. Belle récompense pour nos efforts!
La nuit est tombée lorsque nous rentrons au camping, et c'est à la lampe torche et par un raccourci à travers champs que nous rejoignons le Sossusvlei lodge voisin. Le buffet de son restaurant est, de l'avis unanime des voyageurs "à ne pas rater", et ce n'est pas nous qui allons les contredire. Sur une belle terrasses sous les étoiles du désert, nous nous régalons d'excellentes grillades de gibier (pas moins de 12 sortes de game, dont nos préférés seront l'impala, le zèbre et le springbok), des légumes à la plancha et une bonne bouteille de rosé sud-africain.
mercredi 30 juillet
Le réveil sonne à 5h10, on franchit la grille du parc à 5h25 et on n'est pas les premiers! Les phares de nombreux véhicules percent la nuit encore noire, lancés sur le ruban d'asphalte, dans la vallée, entre les dunes. La plupart s'arrêtent sur le parking de la dune 45, celle du lever du soleil par excellence. Laissant les enfants encore endormis dans le camping-car, on attaque la montée à notre tour lorsque les premières lueurs du jour commencent à percer à l'horizon.


Nous dépassons beaucoup de monde et nous nous trouvons une place à l'écart tout en haut. Tout autour de nous, petit à petit, les dunes s'embrase dans le soleil levant. Et une fois le disque orange au-dessus de l'horizon, le spectacle n'est pas fini: les couleurs et les contrastes sont saisissants, avec la plaine herbeuse jaune et les quelques arbres au pied des dunes. Un régal pour les photos...

Après la montée assez ardue, la descente est un jeu d'enfant: on s'élance à pleine vitesse dans le sable encore frais, vers le pied de la dune.


Une fois de retour dans Blanche (c'est le nom que les enfants ont donné au camping-car), alors que les enfants émergent doucement, nous parcourons les 15 derniers kilomètres jusqu'au parking "tout véhicule" de Sossusvlei. En effet, les cinq derniers kilomètres se font dans du sable profond, donc après le petit-déjeuner nous prendrons une navette 4x4. Les enfants adorent, ils lèvent les bras comme dans les montagnes russes!

Nous descendons près de Dead Vlei et de Big Daddy, la dune la plus haute du monde. Après une petite marche d'approche, l'étendue blanche de l'ancien lac salé asséché est à nos pieds. Entouré de dunes hautes, le salar est parsemé de troncs d'arbres morts, pour la plupart encore debout. Encore une fois les couleurs sont magnifiques dans la lumière du matin.


Andréas est infatigable, il monte les dunes là où la pente est la plus raide, pour redescendre en roulant. Il veut aller au sommet de Big Daddy et Thomas est d'accord pour l'accompagner!
Ni de une ni de deux, ils partent avec une seule gourde sous un soleil de plomb. Avec Diane, on attend longtemps à l'ombre d'un arbre mort au beau milieu du Vlei...et je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter...on voit des toutes petites fourmis gravir la dune...on ne peut même pas être sûres que ce sont bien eux! Au bout d'une petite éternité ils se lancent du sommet, tout droit...et bien entendue la descente est beaucoup plus rapide! La seule victime de cette aventure aura été l'appareil photo de secours qui aura pas bien supporté tout ce sable.

De retour vers le point d'arrêt des navettes, nous devons demander de l'eau à d'autres touristes qui sont avec leur véhicule et toutes leurs provisions...car nous sommes à sec. La navette nous emmène vers Sossusvlei, mais l'endroit nous semble beaucoup moins magique que Deadvlei, et, comme tout le monde est assoiffé, affamé et assoiffé, nous décidons de ne pas nous y arrêter et de retourner au parking des véhicules non-4x4.

En fin d'après-midi, alors que les enfants se reposent devant un film dans Blanche, les adultes descendent dans le Canyon de Sesriem qui se trouve à quelques kilomètres du camping. Dans sa partie la plus étroite, là où le soleil n'arrive jamais jusqu'au fond du canyon, il y a des bassins d'eau verdâtre et de nombreux oiseaux ont fait leurs nids dans les parois. Ici il fait frais et humide, quelle différence avec le climat du désert quelques dix mètres plus haut!

A très bientôt pour la suite du récit!
De retour en France depuis quelques jours on a vraiment beaucoup apprécié ces 4 semaines en itinérance dans ces 2 pays (et même 3).
Quelle chance d'avoir pu faire ce voyage 🙂
Je ne sais pas si je prendrais le temps de faire un carnet de voyage , ne serais ce pour revivre ces journées merveilleuses, mais déjà vu qu'on est encore dedans , une petite synthèse rapide de nos coups de cœurs
Évidemment , chacun ayant sa propre expérience des voyages, de ses attendus , de ses rêves, mon vécu peut être bien différent d'un autre voyageur

Paris-Franckfort-Windhoek --> Air Namibie c'est standard, pas top mais pas mauvais . Les films sont en anglais/allemand😕 , la place pour les jambes est sensiblement plus faible que sur Emirates(pris au retour) sinon pour l'aller les horaires sont très bien avec une arrivée au lever du jour à Windhoek et sans escale à johnesbourg. WINDHOEK Londiningi B&B --> Belles chambres, excellent restaurant mais c'est aussi un point de rendez vous francophone des résidents dans le pays , on y glane pas mal d'infos . Le propriétaire, Alex , est très efficace pour résoudre les petits soucis d'arrivée.
MARIENTAL Anib Lodge --> Très beaux communs , peut être le plus beau workshop du voyage . Les emplacements du Campsite sont tres bien et bien espacé les uns des autres . (NB : différence entre un campsite et un camping : le premier offre des emplacements avec un bloc sanitaire privé pour chacun au contraire du camping qui mutualise ). A 400k au sud-est de Windhoek, on est au bord du Kalahari avec les lignes de dunes parallèles caractéristiques mais globalement y a rien à voir vraiment . NAMIB RAND HIDEOUT --> 2 journées dans ce qui est sans conteste la "bestplace" du voyage. Un lieu magique , isolé dans un erg de dunes orange : il faut 2 heures de piste privée pour y arriver de la route . On est seul (3 emplacements espacés de 500/800m dans ce campsite) avec la visite épisodique de quelques herbivores pour le petit point d'eau attenant . C'est ici qu'on a observé le plus beau ciel d'Afrique australe (ciel sans lune) et peut être les plus beaux paysages de sable. C'est aussi ici que j'ai pris une leçon de conduite dans le sable profond avec le gardien du site qui passe une fois dans la journée . Ca nous aura bien servi pour la suite.
SESRIEMNWR Sesriem --> Peut être l'endroit le plus célèbre de Namibie(et c'est mérité) avec ses dunes de 300m de haut. On a dormi au camping du parc ce qui permet de s'affranchir des horaires d'ouverture et donc de le parcourir avant et après le depart/sortie des autres visiteurs soumis aux horaires de la porte.
Heureusement car les dunes sont concentrées sur un lieu à 50km de la porte , à pratiquement une heure de voiture ce qui fait des journées bien courtes pour bien s’imprégner du lieu .
Manque de chance on y a subit un orage avec tempête de sable à la suite ce qui nous a immobilisé une grosse matinée.
SOLITAIRE Gecko Camp --> Encore un Campsite dans un lieu magique avec une vue extraordinaire sur la plaine et les montagnes attenantes . 2 ou 3 emplacements privés sur la colline : c'est extra apres la descente de la fameuse Spreetshoogte pass (route pavée bien large sur le haut , aucun souci à monter ou descendre avec une voiture normale ).
Peut être aurions du y rester 2 jours pour s'immerger du lieu (?)
On a pris un permis à Sesriem pour pouvoir emprunter les routes du parc Naukluft pour aller à Swakop. : un roadtrip extra , il faut pas se laisser intimider par la solitude, les pistes sont sures et le 4x4 n'est peut etre pas indispensable avec un châssis haut. SWAKOPMUND The Stiltz --> La déception du voyage : endroit morne, froid et brumeux. Quand on arrive de l'Est , on abandonne le ciel bleu à 20km de l'arrivée , place au froid et à l'humidité pour une zone semi-industrielle . Un endroit qu'on peut eviter si ce n'est peut être l'immense colonie d'otaries au nord et les flamands roses à Walvis BRANDBERG Brandberg White Lady Lodge --> Un camping accolé à un lodge dans une zone sableuse . Rien de bien folichon si ce n'est l’expérience d'un parcours 4x4 pour rejoindre le lendemain la prochaine étape du lendemain(on pouvait aussi le faire par une gravel mais on a voulu tester : c'est tape cul pendant des heures , faut aimer ). TWYFELFONTEIN Mowani Mountain Camp --> Le lodge Twyfelfontein est superbe , dans un emplacement grandiose , le Campsite : Mowani à 10km est aussi très bien mais avec une vue moins spectaculaire compensée par une tranquillité absolue . moins d'une dizaine d'emplacements séparés les uns des autres de plusieurs centaines de mètres. GROOTBERG Grootberg Lodge --> lodge de luxe situé en haut d'une montagne avec une vue époustouflante et un service exceptionnellement avenant . On y est resté une seule nuit ce qui ne permet pas de profiter des services du lodeg(traque à l'elephant ou rhyno. qui dure sur la journée) ETOSHA lodge Dolomite --> le seul lodge situé dans le parc dans la partie ouest , on y dort avec le son des rugissements des lions qui chassent en bas (les cabanes-tentes sont situées à dos d'une petite colline) . Tres confortable mais ce n’est pas une base exceptionnelle vu qu’apparemment ce n’était pas la partie du parc où se trouvent la majorité des animaux . ETOSHA Halali --> Un camping situé dans une des partie du parc les plus actives . Le camping etait à moitié vide/plein , on a eu nos aises et notre tranquillité . On a fait notre seul night drive du voyage ce qui nous a confirmé le peu d’intérêt de cette formule (à nos yeux) ETOSHA Mushara lodge - Le lodge le plus luxueux qu'on ai fait durant ce voyage , un 5 etoiles au tripadvisor , tout est dans l'excellence : logement, cuisine, et service . Situé à 2 km de la porte du parc, il faut se taper les formalités d'entrée à chaque fois et il y a la queue à l'ouverture au matin....
Etosha nous a un peu deçu en comparaison du Kruger , on y a vu une unique et grosse autoroute en gravel en tole ondulée agressive parsemée de dérivation qui conduisent aux points d'eau qu'il faut faire pour voir les animaux . Ca reste néanmoins un endroit superbe pour observer tous les animaux de Namibie(sauf peut être les hippo(?) ). 3 nuits et 2,5 jours à écumer les spots , on aurait du prévoir 4 nuits . RUNDU Hakusembe River-Lodge --> On a quitté les deserts pour des paysages style "afrique noire" bien différents . La route en goudron est agréable par le spectacle des lieux traversés On a dormi au campsite du lodge (3 emplacements assez proches l'un de l'autre) , à mon avis le couchage en chalet est préférable car mieux situé au vu du surplomb du fleuve .
SHAKAWE Drotsky's Cabins --> on est au Bostwana , c'est plus "décontracté" : multiples trous sur la route, animaux d’élevage partout sur les abords de la route à traverser n'importe quand . Campsite au bord de l'eau, le lodge à 1km est magnifique (à preferer si budget compatible). Tour en bateau sympa pour observer les oiseaux et crocodiles ETSHA Guma-Lagoon --> La route d’accès est très très compliquée : peu d'indications et piste en sable profond coupée par de multiples bras d'eau (il y avait beaucoup d'eau) .
Un lodge situé sur le début du delta de l'Okavango constitué de cabanes en toile au bord de l'eau avec des emplacements campsite placés derrière (pas de vue sur le delta) mais les communs sont grands pour qu'on puisse venir y lire/rever, boire au bord de l'eau .
Beaucoup d’activés proposées : pêche, maroko , bateau à moteur , .... possibilité d'aller passer une nuit ou plus sur des iles proches du delta (mais il faut avoir arranger cela avant de venir avec le proprio du lodge) , survol en hélicoptère (500$ l'helico les 30mn, 3 places max)On y est resté 2 nuits - bien BAGANI Nunda Safaris Lodge --> On a beaucoup apprécié le confort de ce lodge où on a dormi dans un "bungalow" comme ils disent , en fait une très jolie cabane en bois avec sdb ouverte.On est encore une fois au bord de l'eau avec beaucoup d'hippopotamesbien visibles à la nuit tombante . La soirée passée sur la terrasse en surplomb reste un souvenir agréable(sans doute suite à nos péripéties de la veille à dormir dans la voiture) Le personnel est très sympa
KASANE Senyati Safari Camp - Au Bostwana - attention le parc Chobé commence quasi à la frontière , pas la peine d'aller jusqu'à Kasane pour une première visite en arrivant .
Le campsite Senyati est bien après Kasane , on a pris la piste sableuse 4x4 d'accès (bien dégonfler les pneus et aucun souci) .
Je ne sais pas si on a pas eu de chance ou si les animaux ne viennent plus mais le trou d'eau du camp est resté quasi vide d’éléphant au soir et au matin 🤪
Dommage , le tunnel d'accès qu'ils ont fait pour arriver à un poste d'observation à 2 mètres du trou d'eau est prometteur .
KASANE Water Lily Lodge - bof , un hôtel sans charme mais situé au cœur de Kasane . J'ai vu qu'il y a des lodges situés dans le parc et au bord de l'eau , ca doit etre beaucoup mieux si on reste un peu plus longtemps .
Le parc Chobé est très différent d'Etosha, c'est une immense foret parcourue de multiples pistes en sable avec la rivière Chobé en limite . On avait pas bien préparé , on avait pas de plan du parc , on s'est donc résolu à suivre de loin des games drive avec l'aide du gps (4africa). Beaucoup d'animaux surtout au bord de l'eau de la rivière zambeze/chobe VICTORIA FALLS Kingdom Hotel --> On arrive au Zimbabwe, les gens sont beaucoup plus pauvres , on est plus sollicité pour acheter des "souvenirs" . Le transfert de Kasane à Victoria s'est fait via un relais de véhicule à la frontière(passée en 10mn !! ) . C'est quasi du luxe : on était 2 dans un gros monospace qui pouvait transporter 6 personnes.
L’hôtel est immense avec une bonne organisation , notre chambre était très confortable .
Les chutes sont à quelques centaines de mètres à pied ce qui permet de prendre le temps de les découvrir. C'est très spectaculaire et après avoir vu ça, il faudra être très persuasif pour m'emmener voir une cascade 😎 Johannesbourg-Paris : retour laborieux , on part le matin de l’hôtel pour arriver le lendemain en fin d’après-midi chez nous . 3 avions , 4 douanes , 2 taxis, un tgv ..... Dommage que la différence de prix avec le vol direct Paris-Johnesbourg soit si importante (quasi le double : 450 avec Emirates pour 2 allers simple et 800 euros avec AF)
La période a été agréable , chaude la journée , 38 degrés au max dans dans l'ouest de la Namibie mais plutôt entre 25 et 30 en général , la nuit etait plus fraiche mais pas froide, on pouvait rester autour du feu le soir sans se couvrir .
Il y avait encore beaucoup d'eau au Bostwana, ce qui ne faisait pas forcement venir les animaux aux trous d'eau . Aout/septembre/octobre doivent être des mois plus propice à leur observation quoiqu'on en ai vu pas mal ...
Je ne sais pas si je prendrais le temps de faire un carnet de voyage , ne serais ce pour revivre ces journées merveilleuses, mais déjà vu qu'on est encore dedans , une petite synthèse rapide de nos coups de cœurs
Évidemment , chacun ayant sa propre expérience des voyages, de ses attendus , de ses rêves, mon vécu peut être bien différent d'un autre voyageur

Paris-Franckfort-Windhoek --> Air Namibie c'est standard, pas top mais pas mauvais . Les films sont en anglais/allemand😕 , la place pour les jambes est sensiblement plus faible que sur Emirates(pris au retour) sinon pour l'aller les horaires sont très bien avec une arrivée au lever du jour à Windhoek et sans escale à johnesbourg. WINDHOEK Londiningi B&B --> Belles chambres, excellent restaurant mais c'est aussi un point de rendez vous francophone des résidents dans le pays , on y glane pas mal d'infos . Le propriétaire, Alex , est très efficace pour résoudre les petits soucis d'arrivée.
MARIENTAL Anib Lodge --> Très beaux communs , peut être le plus beau workshop du voyage . Les emplacements du Campsite sont tres bien et bien espacé les uns des autres . (NB : différence entre un campsite et un camping : le premier offre des emplacements avec un bloc sanitaire privé pour chacun au contraire du camping qui mutualise ). A 400k au sud-est de Windhoek, on est au bord du Kalahari avec les lignes de dunes parallèles caractéristiques mais globalement y a rien à voir vraiment . NAMIB RAND HIDEOUT --> 2 journées dans ce qui est sans conteste la "bestplace" du voyage. Un lieu magique , isolé dans un erg de dunes orange : il faut 2 heures de piste privée pour y arriver de la route . On est seul (3 emplacements espacés de 500/800m dans ce campsite) avec la visite épisodique de quelques herbivores pour le petit point d'eau attenant . C'est ici qu'on a observé le plus beau ciel d'Afrique australe (ciel sans lune) et peut être les plus beaux paysages de sable. C'est aussi ici que j'ai pris une leçon de conduite dans le sable profond avec le gardien du site qui passe une fois dans la journée . Ca nous aura bien servi pour la suite.
SESRIEMNWR Sesriem --> Peut être l'endroit le plus célèbre de Namibie(et c'est mérité) avec ses dunes de 300m de haut. On a dormi au camping du parc ce qui permet de s'affranchir des horaires d'ouverture et donc de le parcourir avant et après le depart/sortie des autres visiteurs soumis aux horaires de la porte.
Heureusement car les dunes sont concentrées sur un lieu à 50km de la porte , à pratiquement une heure de voiture ce qui fait des journées bien courtes pour bien s’imprégner du lieu .
Manque de chance on y a subit un orage avec tempête de sable à la suite ce qui nous a immobilisé une grosse matinée.
SOLITAIRE Gecko Camp --> Encore un Campsite dans un lieu magique avec une vue extraordinaire sur la plaine et les montagnes attenantes . 2 ou 3 emplacements privés sur la colline : c'est extra apres la descente de la fameuse Spreetshoogte pass (route pavée bien large sur le haut , aucun souci à monter ou descendre avec une voiture normale ).
Peut être aurions du y rester 2 jours pour s'immerger du lieu (?)On a pris un permis à Sesriem pour pouvoir emprunter les routes du parc Naukluft pour aller à Swakop. : un roadtrip extra , il faut pas se laisser intimider par la solitude, les pistes sont sures et le 4x4 n'est peut etre pas indispensable avec un châssis haut. SWAKOPMUND The Stiltz --> La déception du voyage : endroit morne, froid et brumeux. Quand on arrive de l'Est , on abandonne le ciel bleu à 20km de l'arrivée , place au froid et à l'humidité pour une zone semi-industrielle . Un endroit qu'on peut eviter si ce n'est peut être l'immense colonie d'otaries au nord et les flamands roses à Walvis BRANDBERG Brandberg White Lady Lodge --> Un camping accolé à un lodge dans une zone sableuse . Rien de bien folichon si ce n'est l’expérience d'un parcours 4x4 pour rejoindre le lendemain la prochaine étape du lendemain(on pouvait aussi le faire par une gravel mais on a voulu tester : c'est tape cul pendant des heures , faut aimer ). TWYFELFONTEIN Mowani Mountain Camp --> Le lodge Twyfelfontein est superbe , dans un emplacement grandiose , le Campsite : Mowani à 10km est aussi très bien mais avec une vue moins spectaculaire compensée par une tranquillité absolue . moins d'une dizaine d'emplacements séparés les uns des autres de plusieurs centaines de mètres. GROOTBERG Grootberg Lodge --> lodge de luxe situé en haut d'une montagne avec une vue époustouflante et un service exceptionnellement avenant . On y est resté une seule nuit ce qui ne permet pas de profiter des services du lodeg(traque à l'elephant ou rhyno. qui dure sur la journée) ETOSHA lodge Dolomite --> le seul lodge situé dans le parc dans la partie ouest , on y dort avec le son des rugissements des lions qui chassent en bas (les cabanes-tentes sont situées à dos d'une petite colline) . Tres confortable mais ce n’est pas une base exceptionnelle vu qu’apparemment ce n’était pas la partie du parc où se trouvent la majorité des animaux . ETOSHA Halali --> Un camping situé dans une des partie du parc les plus actives . Le camping etait à moitié vide/plein , on a eu nos aises et notre tranquillité . On a fait notre seul night drive du voyage ce qui nous a confirmé le peu d’intérêt de cette formule (à nos yeux) ETOSHA Mushara lodge - Le lodge le plus luxueux qu'on ai fait durant ce voyage , un 5 etoiles au tripadvisor , tout est dans l'excellence : logement, cuisine, et service . Situé à 2 km de la porte du parc, il faut se taper les formalités d'entrée à chaque fois et il y a la queue à l'ouverture au matin....
Etosha nous a un peu deçu en comparaison du Kruger , on y a vu une unique et grosse autoroute en gravel en tole ondulée agressive parsemée de dérivation qui conduisent aux points d'eau qu'il faut faire pour voir les animaux . Ca reste néanmoins un endroit superbe pour observer tous les animaux de Namibie(sauf peut être les hippo(?) ). 3 nuits et 2,5 jours à écumer les spots , on aurait du prévoir 4 nuits . RUNDU Hakusembe River-Lodge --> On a quitté les deserts pour des paysages style "afrique noire" bien différents . La route en goudron est agréable par le spectacle des lieux traversés On a dormi au campsite du lodge (3 emplacements assez proches l'un de l'autre) , à mon avis le couchage en chalet est préférable car mieux situé au vu du surplomb du fleuve .
SHAKAWE Drotsky's Cabins --> on est au Bostwana , c'est plus "décontracté" : multiples trous sur la route, animaux d’élevage partout sur les abords de la route à traverser n'importe quand . Campsite au bord de l'eau, le lodge à 1km est magnifique (à preferer si budget compatible). Tour en bateau sympa pour observer les oiseaux et crocodiles ETSHA Guma-Lagoon --> La route d’accès est très très compliquée : peu d'indications et piste en sable profond coupée par de multiples bras d'eau (il y avait beaucoup d'eau) .
Un lodge situé sur le début du delta de l'Okavango constitué de cabanes en toile au bord de l'eau avec des emplacements campsite placés derrière (pas de vue sur le delta) mais les communs sont grands pour qu'on puisse venir y lire/rever, boire au bord de l'eau .Beaucoup d’activés proposées : pêche, maroko , bateau à moteur , .... possibilité d'aller passer une nuit ou plus sur des iles proches du delta (mais il faut avoir arranger cela avant de venir avec le proprio du lodge) , survol en hélicoptère (500$ l'helico les 30mn, 3 places max)On y est resté 2 nuits - bien BAGANI Nunda Safaris Lodge --> On a beaucoup apprécié le confort de ce lodge où on a dormi dans un "bungalow" comme ils disent , en fait une très jolie cabane en bois avec sdb ouverte.On est encore une fois au bord de l'eau avec beaucoup d'hippopotamesbien visibles à la nuit tombante . La soirée passée sur la terrasse en surplomb reste un souvenir agréable(sans doute suite à nos péripéties de la veille à dormir dans la voiture) Le personnel est très sympa
KASANE Senyati Safari Camp - Au Bostwana - attention le parc Chobé commence quasi à la frontière , pas la peine d'aller jusqu'à Kasane pour une première visite en arrivant .
Le campsite Senyati est bien après Kasane , on a pris la piste sableuse 4x4 d'accès (bien dégonfler les pneus et aucun souci) .
Je ne sais pas si on a pas eu de chance ou si les animaux ne viennent plus mais le trou d'eau du camp est resté quasi vide d’éléphant au soir et au matin 🤪
Dommage , le tunnel d'accès qu'ils ont fait pour arriver à un poste d'observation à 2 mètres du trou d'eau est prometteur .
KASANE Water Lily Lodge - bof , un hôtel sans charme mais situé au cœur de Kasane . J'ai vu qu'il y a des lodges situés dans le parc et au bord de l'eau , ca doit etre beaucoup mieux si on reste un peu plus longtemps .Le parc Chobé est très différent d'Etosha, c'est une immense foret parcourue de multiples pistes en sable avec la rivière Chobé en limite . On avait pas bien préparé , on avait pas de plan du parc , on s'est donc résolu à suivre de loin des games drive avec l'aide du gps (4africa). Beaucoup d'animaux surtout au bord de l'eau de la rivière zambeze/chobe VICTORIA FALLS Kingdom Hotel --> On arrive au Zimbabwe, les gens sont beaucoup plus pauvres , on est plus sollicité pour acheter des "souvenirs" . Le transfert de Kasane à Victoria s'est fait via un relais de véhicule à la frontière(passée en 10mn !! ) . C'est quasi du luxe : on était 2 dans un gros monospace qui pouvait transporter 6 personnes.
L’hôtel est immense avec une bonne organisation , notre chambre était très confortable .
Les chutes sont à quelques centaines de mètres à pied ce qui permet de prendre le temps de les découvrir. C'est très spectaculaire et après avoir vu ça, il faudra être très persuasif pour m'emmener voir une cascade 😎 Johannesbourg-Paris : retour laborieux , on part le matin de l’hôtel pour arriver le lendemain en fin d’après-midi chez nous . 3 avions , 4 douanes , 2 taxis, un tgv ..... Dommage que la différence de prix avec le vol direct Paris-Johnesbourg soit si importante (quasi le double : 450 avec Emirates pour 2 allers simple et 800 euros avec AF)
La période a été agréable , chaude la journée , 38 degrés au max dans dans l'ouest de la Namibie mais plutôt entre 25 et 30 en général , la nuit etait plus fraiche mais pas froide, on pouvait rester autour du feu le soir sans se couvrir .
Il y avait encore beaucoup d'eau au Bostwana, ce qui ne faisait pas forcement venir les animaux aux trous d'eau . Aout/septembre/octobre doivent être des mois plus propice à leur observation quoiqu'on en ai vu pas mal ...
Bonsoir,
Nous voici rentrés de 4 magnifiques semaines en NAMIBIE, BOTSWANA et ZWIMBABWE.
Tout s'est bien passé mis à part le retour hier matin en train de Francfort à Bruxelles où mon mari s'est fait volé le sac à dos qui contenait, entre autre, un appareil photo CANON 700d, un zoom 55/250, un grand angle, une tablette et son téléphone portable, sans compte des lunettes de vue et divers chargeurs et batteries.
Nous nous sommes endormis peu de temps après le départ de l'aéroport et un malfrat en a profité. Nous nous sommes aperçus de la disparation du sac qui était placé au dessus avec les valises une fois arrivés à la gare de Cologne. Heureusement j'avais toutes les cartes photos avec moi ainsi que le vieil appareil photo canon 500D et surtout le téléobjectif. Côté photos j'ai malheureusement à déplorer que la perte de celles prises les 2 derniers jours avec le grand angle c'est à dire et surtout les chutes Victoria vues d'hélicoptère (j'étais devant près du pilote) et les photos de l'hotel Victoria falls.
Mais passons aux choses plus réjouissantes. Je remercie tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage et particulièrement Krikri, max68 (surtout pour en avoir parlé à Patrick l'an passé lors de notre rencontre en Islande, première tentative pour le convaincre d'aller en Afrique), Emma, Michelle, Lili, Pierre et les autres forumeurs .
Voici nos impressions de ces 4 semaines La météo : En Namibie : Que cela fait du bien d'avoir chaud, même très chaud à certains endroits car nous avons eu jusqu'à 38° aux heures les plus chaudes... J'adore ! On nous avait parlé de nuits froides : on n'a pas eu à se plaindre. En mai c'est parfait mais les namibiens sont unanimes pour dire qu'en juillet/aout c'est " glagla ". Nous avions dans les 20° au réveil. En revanche l'endroit où il ne faisait pas vraiment beau mais froid c'était à SWAKOPMUND : Brouillard le matin, ciel couvert...idem à WALVIS BAY mais ciel qui se dégage vers 11h et vent. Ailleurs : ciel sans nuages. Ce qu'il faut retenir c'est que dès que le soleil se couche et tant qu'il n'est pas levé le matin : fait frais !
Exception pour Kavango, Caprivi, Kasane (Botswana) et Victoria falls (Zimbabwe) : Nous avons visité cette région en dernière semaine. Les matins étaient plus frais, autour de 15 à 18°et les journées très agréables (max 28°).
L'agence Tourmaline a bien fait son job. Aucun soucis de réservation pour les hébergements et les activités. C'est Alex, le patron de la Londiningi guest house qui nous a fait le briefing de départ pour l'agence. Il nous attendait chez le louer de véhicule, Asco, pour nous expliquer aussi tout concernant l'auto. Nous avons apprécié d'avoir toutes ces explications en français.
La voiture J'avais demandé un Hillux automatique diesel . On nous a doté d'un véhicule neuf qui affichait seulement 4000 km au compteur. Les pneus étaient impeccables. Nous n'avons pas crevé. J'avais pris avec moi des grands sacs poubelles pour protéger les valises de la poussière, nous n'en n'avons pas eu besoin. Etait-ce parce que nous étions en mai, juste après la saison des pluies, ou parce que le véhicule était neuf ou bien parce que le coffre en alu fixé à l'arrière était bien étanche, mais nous n'avons pas eu beaucoup de poussière et nous nous sommes finalement passés des sacs poubelles.

Les routes Les routes asphaltées sont bien entretenues. Les " gravel roads " sont généralement larges bien entretenues. Les petites pistes sont un peu plus rudes mais pas de grosses difficultés pour notre part. Ce que nous avons trouvé dangereux : - Les limitations de vitesse sont hautes, trop par rapport à ce que nous connaissons. Les locaux roulent vite et certains touristes tentent de les imiter, ce qui n'est pas très raisonnable en raison des nombreux obstacles qui peuvent surgir (enfants, animaux – sauvages mais aussi et surtout les animaux domestiques ânes, vaches, chèvres- , tas de sable ou de gravier sur certaines routes, surtout secteur de Solitaire et plus précisément entre Solitaire et Rostock sur la C14. - Beaucoup de routes sont droites et interminables parmi des paysages désertiques ce qui sont des facteurs favorables à l'endormissement, une de nos principales craintes.
Ci-dessus : Zebra crossing
La nourriture Autre grand sujet de préoccupation des touristes " surtout français "… quoique les belges ne sont pas en reste... Nous avons très bien mangé en Afrique mais une nourriture plutôt de type européen alors que je m'attendais aussi à goûter des spécialités africaines. La majeure partie des plats proposés se composent de grillades (bœuf, agneau, gibier) ou poulet. Le gibier (game) n'est pas aussi fort en goût que celui que l'on trouve chez nous (sanglier, cerf, etc...) et c'est tant mieux pour moi qui préfère des goûts moins prononcés. Comme souvent lu sur le forum je confirme que la viande de Kudu est souvent la plus tendre. Les légumes accompagnants manquent souvent de cuisson. Croquant ça va, pas cuit bonjour les dégâts... Les pique-niques organisés par les lodges sont souvent opulents et très agréables. Le petit déjeuner au champagne sud africain après le vol en mongolfière est tout aussi exceptionnel qu'inoubliable

Les hébergements Nous ne faisions pas de camping. Nous avons eu l'occasion de tester des lodges, des guest houses et un hébergement basique au Spitkoppe. Les hébergements sont très biens, propres, parfois très luxueux. Ce qui est à déplorer c'est parfois le manque d'ambiance, surtout durant les diner : Peu ou pas de musique par exemple... alors quand on est de 2 ou 3 tables c'est tristounet. Par exemple, le buffet de l'eagle nest du Vingerklip était très chouette mais pas de musique... et personne n'osait moufeter... Seuls 3 lodges avaient un fond musical sympa : Le Hoodia, le Mowani et le Divava.
Voici notre " tierçé " de nos lodges préférés tout confondu (confort, accueil, nourriture, ambiance générale) :
1) Le Hoodia desert lodge : Il y a beaucoup de lodge dans le secteur de Sossusvlei. Le Hoodia est assez petit et discret, c'est sans doute aussi ce qui fait son charme. D'aucun diront que les chambres sont un peu petites mais il n'y a vraiment rien à reprocher à cet établissement ou le patron est très présent et super sympa. La nourriture est raffinée et excellente. Le staff est souriant et l'on sent qu'il y a une bonne ambiance. Ce lodge mérite amplement sa première place sur Tripadvisor. La journée organisée dans les dunes est exceptionnelle. D'ailleurs j'en avais lu tellement de bien que c'est pour cela que j'avais opté pour le Hoodia. Cette journée a vraiment dépassé mes espérances C'était incroyable ! Notre guide, Amgula était aux petits soins et nous avons pleinement apprécié tout ce qu'il nous a fait découvrir. Certes nous aurions pu aller dans le parc par nous même... cela aurait été très différent...

2) Le Divava lodge & spa : Situé sur les bords du Kavango, ce lodge pourrait être l'écho de la célèbre citation de Beaudelaire " Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté ". Un personnel souriant et aux petits soins, une nourriture excellente et raffinée, une chambre immense et luxueuse : Le Divava etait certainement le plus beau des lodge que nous avons visité durant notre séjour. Nous avons eu l'occasion de faire 2 activités : Une promenade en bateau jusqu'aux Popa falls et un game drive à Mahango le matin à l'aube.
3) Na an Kusé lodge : C'est ici que nous avons littéralement " débarqué " lorsque nous sommes arrivés à l'aube de notre premier jour sur le sol Africain. L'accueil par Rhona était adorable. Nous avions été prévenus que notre chambre ne serait pas prête car ils avaient un mariage la veille. Avouez qu'à 6h30 du matin c'est un peu normal. Aussi, on nous avait proposé de faire 2 activités en arrivant. Rhona nous a offert du café en attendant le guide et à 7h00 nous étions dans le busch avec Kiki le guépard.. mais ça c'est une autre histoire... Pour ce qui est du lodge, il y a très peu de chambres. On peut donc dire qu'il est vraiment exclusif. L'environnement est très beau. Près de la piscine, il y a un petit canyon peuplé de daman des rochers (première rencontre animalière du matin). La chambre est immense et la déco plutôt " branchée ". Au matin, un babouin était sur la terrasse et un kudu grignotait un arbuste juste devant la fenêtre... Quelle introduction au voyage !

Note "coup de cœur" … pour le Khowareb lodge. Ce lodge est situé près de Sesfontein sur la rivière Khowareb. Nous y sommes restés 2 nuits, le temps d'apprécier la gentillesse du staff. Ici s'est tout de suite sentis bien. Pas de chichis et relax... La chambre est petite mais suffisante avec des murs en toile de tente et la salle de bain est totalement ouverte en extérieur. La nourriture est bonne et le staff chante après le repas. Ambiance ambiance... Côté accueil, la jeune fille était très présente et venait à notre rencontre avec un cocktail à chaque retour d'excursion. Nous avons fait 2 excursions avec le lodge : une visite de village himba – égale à ce que j'attendais- et une journée track rhino exceptionnelle où nous n'avons pas trouvé le rhino mais ... des lions et des éléphants...

Mention spéciale repas : Bien sur une guest house n'est pas un lodge avec le cadre et le personnel qui va avec mais nous avons apprécié la fameuse LONDININGI guets house, bien connue des forumeurs, avec un très bon accueil de Alex, le propriétaire qui nous a pris en charge chez Asco, le loueur de voiture et nous a fait le briefing au nom de l'agence Tourmaline. Les chambres sont tout à fait correctes mais le point fort c'est le diner. La cuisine est tout simplement délicieuse et nous avons pu apprécié un excellent steak de Kudu suivi d'une fine tarte aux pommes... je ne vous dit que ça ! Miam ...
So british : Quand on va au Victoria falls hotel, on se prépare à un retour dans le temps car l'hotel est de style colonial avec un nombre d'employés impressionnant. Même si les chambres sont vieillottes, le cadre de cet hotel tout simplement magnifique et nous avons apprécié de nous y relaxer pour nos deux derniers jours en Afrique.

Une déception On nous avait dit beaucoup de bien du Mowani lodge dans le Damaraland. Il est vrai que le site est très beau, que les chambres sont grandes mais quelle déception au niveau de la nourriture : un œuf mollet recouvert d'une sauce tomate insipide le tout posé sur un bout de saumon fumé, un morceau de bœuf très tendre recouvert d'une pâte de foie de volailles aux champignons (quel mélange!), et une meringue collante avec une glace. Le lendemain avec le game drive des éléphants du désert, nous avons tenté le lunch pour voir si c'était mieux : Petite salade avec quelques poivrons grillés marinés et dessert nommé injustement smothies mais qui se compose en fait de yaourt mixé avec les fruits du petit dej du matin, surtout du melon, le tout sans sucre... vraiment pas bon.
Les gens rencontrés lors du voyage : Nous avons eu l'occasion de rencontrer des namibiens blancs parlant soit anglais, soit afrikaans soit allemand et des namibiens noirs de différentes etnies, toujours très courtois et souvent très souriants. Nous parlions généralement en anglais ou en allemand et nous comprenions certains mots d'afrikaans.

Dans les lodges, nous avons eu l'occasion de rencontrer des clients sud africains et de discuter avec eux. Nous étions curieux de connaître leur culture, leur pays et leur esprit... C'est là que le nous ne sommes définitivement pas sur la même longueur d'ondes... En revanche nous avons eu de bons contacts avec des touristes allemands, un couple de vieux anglais ainsi que des canadiens de Vancouver très sympas.
Les paysages
La Namibie on y va pour les animaux mais aussi pour la diversité de ses paysages, et certains ne sont pas sans nous rappeler les USA (Vingerklip, Grootberg, désert...)
Les paysages sont vraiments exceptionnels, surtout au Nord, et diversifiés : déserts de sables, de cailloux, montagnes, verdure à Caprivi...

Les animaux A part le léopard que nous n'avons pas eu la chance de voir, nous avons vu les principaux animaux d'Afrique et des tas d'oiseaux magnifiques. Ci-dessous : Heure de pointe au point d'eau (Etosha)

Ci-dessous : Girafe de Bagatelle (Kalahari)

D'ailleurs à la fin, nous avons eu tendance à ne plus trop prêter attention aux éléphants et aux girafes tellement nous en avions vu et à nous focaliser sur le " shooting " de " zoziaux ", ce qui n'est pas toujours évident croyez moi ! Ci-dessous : Buffle et son oiseau (Chobe)


Les activités Nous avons beaucoup aimé les activités proposées par les lodges et les game drive. D'ailleurs, pour la petite histoire, à la fin de notre séjour à Etosha, Patrick était fatigué de conduire et moi je n'étais pas rassasiée d'animaux. Alors on s'est offert un game drive d'après-midi où nous n'étions que 2 passagers. Le guide nous a averti que l'après-midi on ne voyait pas beaucoup d'animaux actifs... Mais était-ce du aux bons yeux du guide ou à un énorme coup de chance, cet après-midi là fut exceptionnel: Nous avons vu un guépard en train de chasser et qui est ensuite tranquillement passé devant nous, un autre guépard qui venait de déguster sa proie, un lion, 3 rhino noirs et un rhino blanc... entre autres....

Parmi les activités exceptionnelles : Je ne vais pas tout raconter ici mais aucune ne nous a déçu, au contraire, nous en garderons un souvenir ému. Je dois ajouter que nous n'étions généralement pas nombreux, voire même certaines fois rien que nous deux : Marche avec le guépard à Na an kusé, Journée à Sossusvlei avec le Hoodia lodge, Ballon à Sossusvlei,

journée combiné catamaran + sandwich harbour,
(La photo du flamand rose ci-dessus a été prise a Sandwich Harbour, ce qui explique le jaune orangé de la dune en arrière plan)
rhino tracking à Khowareb, journée chez les buschmen avec le Fiume lodge (on parle peu de ce lodge sur le forum mais la journée découverte de la culture buchmen dans le village exclusif pour le lodge, est tout simplement magnifique),
(La photo de la madame buschmen topless ayant été censurée, je l'ai remplacée par les buschmens chasseurs)
Journée prise de vues et conseils photographiques avec Pangolin à Kasane (formidable), hélicoptère aux chutes Victoria...
En conclusion : Un voyage exceptionnel et l'on se dit qu'on a bien eu raison d'y aller ! Il n'y a pas eu une journée où l'on se soit ennuyé, pas une journée où l'on ait pas découvert quelque chose de différent. Comme pour les USA où nous sommes allés 4 fois, la Namibie et les pays voisins donnent très envie d'y retourner.
Ce qui nous a manqué : Les enfants. C'est la première fois que nous n'étions que tous les 2, mon mari et moi.
Si c'était à refaire : On séjournerait à Walvis Bay plutôt qu'à Swakopmund. On éviterait peut-être la bande de Caprivi car trop de route. On passerait peut-être par les Epupa falls au nord, ou bien le fish river canyon au sud... On passerait moins de temps dans le Damaraland...quoique...

Celui-ci nous attend l'année prochaine :

Je vous donne rendez-vous sur mon site pour suivre le carnet de voyage jour après jour. Pour l'instant il n'y a que la page de préparation mais si vous me laissez un peu de temps...
Nous nous sommes endormis peu de temps après le départ de l'aéroport et un malfrat en a profité. Nous nous sommes aperçus de la disparation du sac qui était placé au dessus avec les valises une fois arrivés à la gare de Cologne. Heureusement j'avais toutes les cartes photos avec moi ainsi que le vieil appareil photo canon 500D et surtout le téléobjectif. Côté photos j'ai malheureusement à déplorer que la perte de celles prises les 2 derniers jours avec le grand angle c'est à dire et surtout les chutes Victoria vues d'hélicoptère (j'étais devant près du pilote) et les photos de l'hotel Victoria falls.
Mais passons aux choses plus réjouissantes. Je remercie tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage et particulièrement Krikri, max68 (surtout pour en avoir parlé à Patrick l'an passé lors de notre rencontre en Islande, première tentative pour le convaincre d'aller en Afrique), Emma, Michelle, Lili, Pierre et les autres forumeurs .
Voici nos impressions de ces 4 semaines La météo : En Namibie : Que cela fait du bien d'avoir chaud, même très chaud à certains endroits car nous avons eu jusqu'à 38° aux heures les plus chaudes... J'adore ! On nous avait parlé de nuits froides : on n'a pas eu à se plaindre. En mai c'est parfait mais les namibiens sont unanimes pour dire qu'en juillet/aout c'est " glagla ". Nous avions dans les 20° au réveil. En revanche l'endroit où il ne faisait pas vraiment beau mais froid c'était à SWAKOPMUND : Brouillard le matin, ciel couvert...idem à WALVIS BAY mais ciel qui se dégage vers 11h et vent. Ailleurs : ciel sans nuages. Ce qu'il faut retenir c'est que dès que le soleil se couche et tant qu'il n'est pas levé le matin : fait frais !
Exception pour Kavango, Caprivi, Kasane (Botswana) et Victoria falls (Zimbabwe) : Nous avons visité cette région en dernière semaine. Les matins étaient plus frais, autour de 15 à 18°et les journées très agréables (max 28°).
L'agence Tourmaline a bien fait son job. Aucun soucis de réservation pour les hébergements et les activités. C'est Alex, le patron de la Londiningi guest house qui nous a fait le briefing de départ pour l'agence. Il nous attendait chez le louer de véhicule, Asco, pour nous expliquer aussi tout concernant l'auto. Nous avons apprécié d'avoir toutes ces explications en français.
La voiture J'avais demandé un Hillux automatique diesel . On nous a doté d'un véhicule neuf qui affichait seulement 4000 km au compteur. Les pneus étaient impeccables. Nous n'avons pas crevé. J'avais pris avec moi des grands sacs poubelles pour protéger les valises de la poussière, nous n'en n'avons pas eu besoin. Etait-ce parce que nous étions en mai, juste après la saison des pluies, ou parce que le véhicule était neuf ou bien parce que le coffre en alu fixé à l'arrière était bien étanche, mais nous n'avons pas eu beaucoup de poussière et nous nous sommes finalement passés des sacs poubelles.

Les routes Les routes asphaltées sont bien entretenues. Les " gravel roads " sont généralement larges bien entretenues. Les petites pistes sont un peu plus rudes mais pas de grosses difficultés pour notre part. Ce que nous avons trouvé dangereux : - Les limitations de vitesse sont hautes, trop par rapport à ce que nous connaissons. Les locaux roulent vite et certains touristes tentent de les imiter, ce qui n'est pas très raisonnable en raison des nombreux obstacles qui peuvent surgir (enfants, animaux – sauvages mais aussi et surtout les animaux domestiques ânes, vaches, chèvres- , tas de sable ou de gravier sur certaines routes, surtout secteur de Solitaire et plus précisément entre Solitaire et Rostock sur la C14. - Beaucoup de routes sont droites et interminables parmi des paysages désertiques ce qui sont des facteurs favorables à l'endormissement, une de nos principales craintes.
Ci-dessus : Zebra crossingLa nourriture Autre grand sujet de préoccupation des touristes " surtout français "… quoique les belges ne sont pas en reste... Nous avons très bien mangé en Afrique mais une nourriture plutôt de type européen alors que je m'attendais aussi à goûter des spécialités africaines. La majeure partie des plats proposés se composent de grillades (bœuf, agneau, gibier) ou poulet. Le gibier (game) n'est pas aussi fort en goût que celui que l'on trouve chez nous (sanglier, cerf, etc...) et c'est tant mieux pour moi qui préfère des goûts moins prononcés. Comme souvent lu sur le forum je confirme que la viande de Kudu est souvent la plus tendre. Les légumes accompagnants manquent souvent de cuisson. Croquant ça va, pas cuit bonjour les dégâts... Les pique-niques organisés par les lodges sont souvent opulents et très agréables. Le petit déjeuner au champagne sud africain après le vol en mongolfière est tout aussi exceptionnel qu'inoubliable

Les hébergements Nous ne faisions pas de camping. Nous avons eu l'occasion de tester des lodges, des guest houses et un hébergement basique au Spitkoppe. Les hébergements sont très biens, propres, parfois très luxueux. Ce qui est à déplorer c'est parfois le manque d'ambiance, surtout durant les diner : Peu ou pas de musique par exemple... alors quand on est de 2 ou 3 tables c'est tristounet. Par exemple, le buffet de l'eagle nest du Vingerklip était très chouette mais pas de musique... et personne n'osait moufeter... Seuls 3 lodges avaient un fond musical sympa : Le Hoodia, le Mowani et le Divava.
Voici notre " tierçé " de nos lodges préférés tout confondu (confort, accueil, nourriture, ambiance générale) :
1) Le Hoodia desert lodge : Il y a beaucoup de lodge dans le secteur de Sossusvlei. Le Hoodia est assez petit et discret, c'est sans doute aussi ce qui fait son charme. D'aucun diront que les chambres sont un peu petites mais il n'y a vraiment rien à reprocher à cet établissement ou le patron est très présent et super sympa. La nourriture est raffinée et excellente. Le staff est souriant et l'on sent qu'il y a une bonne ambiance. Ce lodge mérite amplement sa première place sur Tripadvisor. La journée organisée dans les dunes est exceptionnelle. D'ailleurs j'en avais lu tellement de bien que c'est pour cela que j'avais opté pour le Hoodia. Cette journée a vraiment dépassé mes espérances C'était incroyable ! Notre guide, Amgula était aux petits soins et nous avons pleinement apprécié tout ce qu'il nous a fait découvrir. Certes nous aurions pu aller dans le parc par nous même... cela aurait été très différent...

2) Le Divava lodge & spa : Situé sur les bords du Kavango, ce lodge pourrait être l'écho de la célèbre citation de Beaudelaire " Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté ". Un personnel souriant et aux petits soins, une nourriture excellente et raffinée, une chambre immense et luxueuse : Le Divava etait certainement le plus beau des lodge que nous avons visité durant notre séjour. Nous avons eu l'occasion de faire 2 activités : Une promenade en bateau jusqu'aux Popa falls et un game drive à Mahango le matin à l'aube.

3) Na an Kusé lodge : C'est ici que nous avons littéralement " débarqué " lorsque nous sommes arrivés à l'aube de notre premier jour sur le sol Africain. L'accueil par Rhona était adorable. Nous avions été prévenus que notre chambre ne serait pas prête car ils avaient un mariage la veille. Avouez qu'à 6h30 du matin c'est un peu normal. Aussi, on nous avait proposé de faire 2 activités en arrivant. Rhona nous a offert du café en attendant le guide et à 7h00 nous étions dans le busch avec Kiki le guépard.. mais ça c'est une autre histoire... Pour ce qui est du lodge, il y a très peu de chambres. On peut donc dire qu'il est vraiment exclusif. L'environnement est très beau. Près de la piscine, il y a un petit canyon peuplé de daman des rochers (première rencontre animalière du matin). La chambre est immense et la déco plutôt " branchée ". Au matin, un babouin était sur la terrasse et un kudu grignotait un arbuste juste devant la fenêtre... Quelle introduction au voyage !

Note "coup de cœur" … pour le Khowareb lodge. Ce lodge est situé près de Sesfontein sur la rivière Khowareb. Nous y sommes restés 2 nuits, le temps d'apprécier la gentillesse du staff. Ici s'est tout de suite sentis bien. Pas de chichis et relax... La chambre est petite mais suffisante avec des murs en toile de tente et la salle de bain est totalement ouverte en extérieur. La nourriture est bonne et le staff chante après le repas. Ambiance ambiance... Côté accueil, la jeune fille était très présente et venait à notre rencontre avec un cocktail à chaque retour d'excursion. Nous avons fait 2 excursions avec le lodge : une visite de village himba – égale à ce que j'attendais- et une journée track rhino exceptionnelle où nous n'avons pas trouvé le rhino mais ... des lions et des éléphants...

Mention spéciale repas : Bien sur une guest house n'est pas un lodge avec le cadre et le personnel qui va avec mais nous avons apprécié la fameuse LONDININGI guets house, bien connue des forumeurs, avec un très bon accueil de Alex, le propriétaire qui nous a pris en charge chez Asco, le loueur de voiture et nous a fait le briefing au nom de l'agence Tourmaline. Les chambres sont tout à fait correctes mais le point fort c'est le diner. La cuisine est tout simplement délicieuse et nous avons pu apprécié un excellent steak de Kudu suivi d'une fine tarte aux pommes... je ne vous dit que ça ! Miam ...
So british : Quand on va au Victoria falls hotel, on se prépare à un retour dans le temps car l'hotel est de style colonial avec un nombre d'employés impressionnant. Même si les chambres sont vieillottes, le cadre de cet hotel tout simplement magnifique et nous avons apprécié de nous y relaxer pour nos deux derniers jours en Afrique.

Une déception On nous avait dit beaucoup de bien du Mowani lodge dans le Damaraland. Il est vrai que le site est très beau, que les chambres sont grandes mais quelle déception au niveau de la nourriture : un œuf mollet recouvert d'une sauce tomate insipide le tout posé sur un bout de saumon fumé, un morceau de bœuf très tendre recouvert d'une pâte de foie de volailles aux champignons (quel mélange!), et une meringue collante avec une glace. Le lendemain avec le game drive des éléphants du désert, nous avons tenté le lunch pour voir si c'était mieux : Petite salade avec quelques poivrons grillés marinés et dessert nommé injustement smothies mais qui se compose en fait de yaourt mixé avec les fruits du petit dej du matin, surtout du melon, le tout sans sucre... vraiment pas bon.
Les gens rencontrés lors du voyage : Nous avons eu l'occasion de rencontrer des namibiens blancs parlant soit anglais, soit afrikaans soit allemand et des namibiens noirs de différentes etnies, toujours très courtois et souvent très souriants. Nous parlions généralement en anglais ou en allemand et nous comprenions certains mots d'afrikaans.

Dans les lodges, nous avons eu l'occasion de rencontrer des clients sud africains et de discuter avec eux. Nous étions curieux de connaître leur culture, leur pays et leur esprit... C'est là que le nous ne sommes définitivement pas sur la même longueur d'ondes... En revanche nous avons eu de bons contacts avec des touristes allemands, un couple de vieux anglais ainsi que des canadiens de Vancouver très sympas.
Les paysages
La Namibie on y va pour les animaux mais aussi pour la diversité de ses paysages, et certains ne sont pas sans nous rappeler les USA (Vingerklip, Grootberg, désert...)
Les paysages sont vraiments exceptionnels, surtout au Nord, et diversifiés : déserts de sables, de cailloux, montagnes, verdure à Caprivi...

Les animaux A part le léopard que nous n'avons pas eu la chance de voir, nous avons vu les principaux animaux d'Afrique et des tas d'oiseaux magnifiques. Ci-dessous : Heure de pointe au point d'eau (Etosha)

Ci-dessous : Girafe de Bagatelle (Kalahari)

D'ailleurs à la fin, nous avons eu tendance à ne plus trop prêter attention aux éléphants et aux girafes tellement nous en avions vu et à nous focaliser sur le " shooting " de " zoziaux ", ce qui n'est pas toujours évident croyez moi ! Ci-dessous : Buffle et son oiseau (Chobe)


Les activités Nous avons beaucoup aimé les activités proposées par les lodges et les game drive. D'ailleurs, pour la petite histoire, à la fin de notre séjour à Etosha, Patrick était fatigué de conduire et moi je n'étais pas rassasiée d'animaux. Alors on s'est offert un game drive d'après-midi où nous n'étions que 2 passagers. Le guide nous a averti que l'après-midi on ne voyait pas beaucoup d'animaux actifs... Mais était-ce du aux bons yeux du guide ou à un énorme coup de chance, cet après-midi là fut exceptionnel: Nous avons vu un guépard en train de chasser et qui est ensuite tranquillement passé devant nous, un autre guépard qui venait de déguster sa proie, un lion, 3 rhino noirs et un rhino blanc... entre autres....

Parmi les activités exceptionnelles : Je ne vais pas tout raconter ici mais aucune ne nous a déçu, au contraire, nous en garderons un souvenir ému. Je dois ajouter que nous n'étions généralement pas nombreux, voire même certaines fois rien que nous deux : Marche avec le guépard à Na an kusé, Journée à Sossusvlei avec le Hoodia lodge, Ballon à Sossusvlei,

journée combiné catamaran + sandwich harbour,
(La photo du flamand rose ci-dessus a été prise a Sandwich Harbour, ce qui explique le jaune orangé de la dune en arrière plan)rhino tracking à Khowareb, journée chez les buschmen avec le Fiume lodge (on parle peu de ce lodge sur le forum mais la journée découverte de la culture buchmen dans le village exclusif pour le lodge, est tout simplement magnifique),
(La photo de la madame buschmen topless ayant été censurée, je l'ai remplacée par les buschmens chasseurs)Journée prise de vues et conseils photographiques avec Pangolin à Kasane (formidable), hélicoptère aux chutes Victoria...
En conclusion : Un voyage exceptionnel et l'on se dit qu'on a bien eu raison d'y aller ! Il n'y a pas eu une journée où l'on se soit ennuyé, pas une journée où l'on ait pas découvert quelque chose de différent. Comme pour les USA où nous sommes allés 4 fois, la Namibie et les pays voisins donnent très envie d'y retourner.
Ce qui nous a manqué : Les enfants. C'est la première fois que nous n'étions que tous les 2, mon mari et moi.
Si c'était à refaire : On séjournerait à Walvis Bay plutôt qu'à Swakopmund. On éviterait peut-être la bande de Caprivi car trop de route. On passerait peut-être par les Epupa falls au nord, ou bien le fish river canyon au sud... On passerait moins de temps dans le Damaraland...quoique...

Celui-ci nous attend l'année prochaine :

Je vous donne rendez-vous sur mon site pour suivre le carnet de voyage jour après jour. Pour l'instant il n'y a que la page de préparation mais si vous me laissez un peu de temps...
Hello tout le monde,
Cette année moi et ma compagne avons décidé de nous lancer dans un voyage au Botswana au mois de Juin 2019. Les années précédentes nous nous orientions plus vers des pays permettants de réaliser de grandes randonnées. Malheureusement (ou pas) pour des raisons médicales pas possible pour nous cette année de marcher longuement. Donc nous avons opté pour le safari afin de nous retrouver dans un autre pays "nature".
Nous sommes jeunes 27 et 28 ans et nous nous sommes lancés là dedans sans trop pouvoir le préparer à l'avance et sans trop savoir à quoi s'attendre. Nous nous sommes donc décidé à vous partager notre expérience pour peut être aider certaines personnes qui se questionnent avant leur départ.
Pour la formule au Botswana plusieurs choix: le self drive, les tours avec guide et camp monté, les tours avec guide et transports routiers entre lodges ou même des formules avec vols pour les déplacements entre les lodges. Pour notre part nous avons opté pour le self drive en alternant entre camping et lodge (luxueux) afin de diminuer un peu le budget. Si vous vous lancez dans cette formule petit conseil, prenez vous y longtemps à l'avance!!! Pour les raisons médicales évoquées plus tôt nous avons opté pour cette formule en mars. Impossible de réserver seul à ce moment là (et nous ne nous en sentions pas capable pour être honnête). Compliqué de trouver une agence en France mais les très compétents africa coeur safari nous ont recommandés de passer par Drive Botswana une agence britannique. Et franchement super rien à redire allez y les yeux fermés.
Nous avons voyagé au départ de Marseille avec la compagnie Lufthansa (3 vols: Marseille / Francfort / Johannesburg / Maun --> air botswana).
Et voilà notre programme:
Jour 1: arrivé a Maun vers 14h puis transfert inclus vers Crocodile Camp. Survol du Delta de l'okavango dans l'après midi (60min) avec la compagnie Air Shakawe (très bien).
Jour 2: activité incluse de Mokoro au départ de l'hôtel. Au programme après 1h de route nous nous sommes lancés dans 1h30 de mokoro, 2h de safari a pied, lunch puis retour en mokoro avant de rentrer à l'hôtel. En tout presque 8h pour cette activité sympathique. Pas que le mokoro soit fantastique non plus mais cette activité permet de varier avec les activités classiques voitures a venir.
Pour ces deux premières nuits à Crocodile Camp rien à redire, l'hôtel est bien, un peu éloigné de la ville, en bord de la rivière (complètement sèche pour nous).
Jour 3: récupération de la voiture auprès de Avis à l'hôtel. Mauvaise expérience pour nous à ce moment là nous devions récupérer la voiture à 8h du matin avant la route pour le kalahari mais Avis est arrivé à 11h (l'afrique il paraît d'après le loueur pas de stress nous a t'il dit). Pendant le self drive si c'est votre première expérience c'est un moment important pour comprendre comment tout fonctionne (tente, réservoir d'eau, compresseur, 4 roues motrices etc etc). Du coup le temps de faire ça en vitesse, quelques courses et route pour le Kalahari. Nous avons empruntés la route en direction de Rakops plus rapide que celle par Makalamamedi village à cause de ce contre-temps.
Nuit au camping de Kori dans la réserve de Central Kalahari Game Réserve. Absolument charmant comme coin en pleine réserve, même si les installations sont sommaires l'endroit est top.
Jour 4: Self drive le matin dans la réserve autour de Lepard Pan et Sunday Pan avant de prendre la route pour Kalahari Plains Camp. Petit conseil à l'entrée du parc regardez bien la localisation des observations des animaux faîtes les jours précédents cela peut vraiment vous aider au moment de faire votre choix. Après midi en safari avec guide au sein du lodge.
Nuit à Kalahari Plains Camp. Juste incroyable comme endroit, le lodge est fabuleux vous avez une vue imprenable sur un point d'eau, vous pouvez dormir sur le toit de votre chambre sous les étoiles il suffit de demander, une expérience magnifique etc vraiment un endroit fabuleux notre coup de coeur du voyage.
Jour 5: Safari guidé avec le lodge puis marche avec les "bushmens" (gros attrape touriste à mes yeux, surjoué à ce point là c'est trop) avant de prendre la route vers le camping de Boteti river camp.
Nuit au camping de Boteti River Camp. Camping très classique beaucoup plus européens très propre. Sans grand intérêt (pas dépaysant) mais emplacement parfait à l'entrée de Khumaga au bord de la rivière.
Jour 6: self drive dans makgadikgadi pans national park à partir de Khumaga pour ressortir vers Gweta. Cette partie du parc correspond surtout à longer la Boteti River et ses tristes barrières vétérinaires. Les grands pans salés sont beaucoup plus loin, trop pour nous. Mais cet endroit est plaisant. La rivière était presque vide mais d'immenses troupeaux de Girafes et de Zèbres affluaient sur la zone puisque l'eau devait arriver une ou deux semaine après. Une agréable surprise. Route vers le camping de Mankwe Bush Lodge après le ravitaillement à Maun.
Camping très bien aménagé et propre mais aucun intérêt pour nous. Loin de Moremi (1h30) sans animaux autour, loin de Kwai... Nous n'avons pas compris l'intérêt d'avoir situé ce lodge/camping à cet endroit là vraiment nous aurions préféré largement nous rapprocher de la porte sud de Moremi.
Jour 7 et 8: Self drive à travers la réserve de Moremi (en passant de south gate à third bridge puis à north gate) pour rejoindre le lodge de O'Bona Moremi à Kwai. 2 nuits la bas avec 4 safaris avec guide. Un endroit très sympa avec des jeunes gérants allemands très agréables, un guide sympa, franchement un endroit au top je vous le conseille très fortement.
Jour 9: Route pour Camp Savuti (SKL) dans le chobe national park. Après midi safari guidé avec le lodge. Ce camp est pas mal mais un peu cher je pense pour la réelle qualité de son offre. Le parc est par contre magnifique et cette zone de savuti est à voir. Peut être pas avec eux si vous avez une autre option même si son emplacement à du charme. Je ne sais pas pourquoi mais c'est la seule fois du voyage où les gens semblaient intéréssés par l'argent plus que tout, peut être une simple impression.
Jour 10: safari guidé le matin puis route pour le camping de Thobolos Bush Lodge l'après midi. Alors la un endroit magnifique des centaines d'éléphants et autres animaux qui viennent boire au point d'eau. Même si vous êtes au camping allez au moins boire un coup à l'hôtel (et même manger) qui éclaire le point d'eau la nuit, le spectacle est juste fabuleux (et beaucoup plus discret du camping meme si les animaux passent en plein milieu).
Jour 11: surprise de Drive Botswana qui nous a réservé une nuit au Pangolin Chobe Hotel avec deux activités photographies inclues. Endroit magnifique mais il faut être un passionné de photo pour aller la bas. Ce fut une très belle expérience dans cet établissement mais nous n'avions probablement pas le niveau, même si les gens sont charmants et vous aide sans problème. Vraiment un agréable moment. On vous prête des appareils qui valent une fortune pour vous exercer durant la croisière sur le fleuve ou durant le safari dans le riverfront et vous repartez avec la carte mémoire en cadeau. Par contre vous êtes plus sur de la photo que de l'exploration (moins grande distance en bateau ou en voiture que les autres). Avis est venu récupérer la voiture (nous ne les avons même pas vu aucune nouvelle depuis...)
Jour 12: transfert vers Victoria Falls avec afro honeyguide programmé par le tour opérateur. Heureusement car le passage au zimbabwé est délicat si vous êtes seul (attention quand on vous rend la monnaie à la douane...). Après midi à visiter les chutes à pied + shopping à l'open market (pensez à négocier+++). Nuit à Bayete Guest Lodge. Très correct, bon là vous êtes dans de l'hôtel classique qui voit défiler du monde.
Jou: retour dans l'après midi en france au départ de Victoria Falls.
En résumé pour notre première en Afrique: Extraordinaire nous y reviendrons très prochainement c'est un continent magnifique. Le self drive un grand oui, pour une première c'était top. Mais l'enchaînement entre camping et lodge était parfait pour nous je pense. 15j uniquement en self drive c'est plus sportif pas infaisable non plus. Aucun problème sur la route pas de crevaison, pas de blocage le ford ranger est passé partout. Le seul problème les mauvais joints de l'arrière du véhicule qui nous ont dégueulassé l'arrière tout le long du voyage.. Mais ça c'est plus Avis qui est à brimer que le reste. Et par contre un voyage cher. Notre formule tournait en formule tout inclus à 4000€ par personne environs. Pour une formule avec guide et camp monté vous êtes plus vers 4500-5000€ par personne mais avec des frais en moins (essences, courses). Pour un voyage self drive en camping exclusif réservé seul vous serez vers 2000-2500€ par tête mais prenez vous y à l'avance.
J'espère que certains auront été aidé par ces descriptions. Si jamais vous avez des questions n'hésitez pas c'est avec grand plaisir.
Merciiiiii
Cette année moi et ma compagne avons décidé de nous lancer dans un voyage au Botswana au mois de Juin 2019. Les années précédentes nous nous orientions plus vers des pays permettants de réaliser de grandes randonnées. Malheureusement (ou pas) pour des raisons médicales pas possible pour nous cette année de marcher longuement. Donc nous avons opté pour le safari afin de nous retrouver dans un autre pays "nature".
Nous sommes jeunes 27 et 28 ans et nous nous sommes lancés là dedans sans trop pouvoir le préparer à l'avance et sans trop savoir à quoi s'attendre. Nous nous sommes donc décidé à vous partager notre expérience pour peut être aider certaines personnes qui se questionnent avant leur départ.
Pour la formule au Botswana plusieurs choix: le self drive, les tours avec guide et camp monté, les tours avec guide et transports routiers entre lodges ou même des formules avec vols pour les déplacements entre les lodges. Pour notre part nous avons opté pour le self drive en alternant entre camping et lodge (luxueux) afin de diminuer un peu le budget. Si vous vous lancez dans cette formule petit conseil, prenez vous y longtemps à l'avance!!! Pour les raisons médicales évoquées plus tôt nous avons opté pour cette formule en mars. Impossible de réserver seul à ce moment là (et nous ne nous en sentions pas capable pour être honnête). Compliqué de trouver une agence en France mais les très compétents africa coeur safari nous ont recommandés de passer par Drive Botswana une agence britannique. Et franchement super rien à redire allez y les yeux fermés.
Nous avons voyagé au départ de Marseille avec la compagnie Lufthansa (3 vols: Marseille / Francfort / Johannesburg / Maun --> air botswana).
Et voilà notre programme:
Jour 1: arrivé a Maun vers 14h puis transfert inclus vers Crocodile Camp. Survol du Delta de l'okavango dans l'après midi (60min) avec la compagnie Air Shakawe (très bien).
Jour 2: activité incluse de Mokoro au départ de l'hôtel. Au programme après 1h de route nous nous sommes lancés dans 1h30 de mokoro, 2h de safari a pied, lunch puis retour en mokoro avant de rentrer à l'hôtel. En tout presque 8h pour cette activité sympathique. Pas que le mokoro soit fantastique non plus mais cette activité permet de varier avec les activités classiques voitures a venir.
Pour ces deux premières nuits à Crocodile Camp rien à redire, l'hôtel est bien, un peu éloigné de la ville, en bord de la rivière (complètement sèche pour nous).
Jour 3: récupération de la voiture auprès de Avis à l'hôtel. Mauvaise expérience pour nous à ce moment là nous devions récupérer la voiture à 8h du matin avant la route pour le kalahari mais Avis est arrivé à 11h (l'afrique il paraît d'après le loueur pas de stress nous a t'il dit). Pendant le self drive si c'est votre première expérience c'est un moment important pour comprendre comment tout fonctionne (tente, réservoir d'eau, compresseur, 4 roues motrices etc etc). Du coup le temps de faire ça en vitesse, quelques courses et route pour le Kalahari. Nous avons empruntés la route en direction de Rakops plus rapide que celle par Makalamamedi village à cause de ce contre-temps.
Nuit au camping de Kori dans la réserve de Central Kalahari Game Réserve. Absolument charmant comme coin en pleine réserve, même si les installations sont sommaires l'endroit est top.
Jour 4: Self drive le matin dans la réserve autour de Lepard Pan et Sunday Pan avant de prendre la route pour Kalahari Plains Camp. Petit conseil à l'entrée du parc regardez bien la localisation des observations des animaux faîtes les jours précédents cela peut vraiment vous aider au moment de faire votre choix. Après midi en safari avec guide au sein du lodge.
Nuit à Kalahari Plains Camp. Juste incroyable comme endroit, le lodge est fabuleux vous avez une vue imprenable sur un point d'eau, vous pouvez dormir sur le toit de votre chambre sous les étoiles il suffit de demander, une expérience magnifique etc vraiment un endroit fabuleux notre coup de coeur du voyage.
Jour 5: Safari guidé avec le lodge puis marche avec les "bushmens" (gros attrape touriste à mes yeux, surjoué à ce point là c'est trop) avant de prendre la route vers le camping de Boteti river camp.
Nuit au camping de Boteti River Camp. Camping très classique beaucoup plus européens très propre. Sans grand intérêt (pas dépaysant) mais emplacement parfait à l'entrée de Khumaga au bord de la rivière.
Jour 6: self drive dans makgadikgadi pans national park à partir de Khumaga pour ressortir vers Gweta. Cette partie du parc correspond surtout à longer la Boteti River et ses tristes barrières vétérinaires. Les grands pans salés sont beaucoup plus loin, trop pour nous. Mais cet endroit est plaisant. La rivière était presque vide mais d'immenses troupeaux de Girafes et de Zèbres affluaient sur la zone puisque l'eau devait arriver une ou deux semaine après. Une agréable surprise. Route vers le camping de Mankwe Bush Lodge après le ravitaillement à Maun.
Camping très bien aménagé et propre mais aucun intérêt pour nous. Loin de Moremi (1h30) sans animaux autour, loin de Kwai... Nous n'avons pas compris l'intérêt d'avoir situé ce lodge/camping à cet endroit là vraiment nous aurions préféré largement nous rapprocher de la porte sud de Moremi.
Jour 7 et 8: Self drive à travers la réserve de Moremi (en passant de south gate à third bridge puis à north gate) pour rejoindre le lodge de O'Bona Moremi à Kwai. 2 nuits la bas avec 4 safaris avec guide. Un endroit très sympa avec des jeunes gérants allemands très agréables, un guide sympa, franchement un endroit au top je vous le conseille très fortement.
Jour 9: Route pour Camp Savuti (SKL) dans le chobe national park. Après midi safari guidé avec le lodge. Ce camp est pas mal mais un peu cher je pense pour la réelle qualité de son offre. Le parc est par contre magnifique et cette zone de savuti est à voir. Peut être pas avec eux si vous avez une autre option même si son emplacement à du charme. Je ne sais pas pourquoi mais c'est la seule fois du voyage où les gens semblaient intéréssés par l'argent plus que tout, peut être une simple impression.
Jour 10: safari guidé le matin puis route pour le camping de Thobolos Bush Lodge l'après midi. Alors la un endroit magnifique des centaines d'éléphants et autres animaux qui viennent boire au point d'eau. Même si vous êtes au camping allez au moins boire un coup à l'hôtel (et même manger) qui éclaire le point d'eau la nuit, le spectacle est juste fabuleux (et beaucoup plus discret du camping meme si les animaux passent en plein milieu).
Jour 11: surprise de Drive Botswana qui nous a réservé une nuit au Pangolin Chobe Hotel avec deux activités photographies inclues. Endroit magnifique mais il faut être un passionné de photo pour aller la bas. Ce fut une très belle expérience dans cet établissement mais nous n'avions probablement pas le niveau, même si les gens sont charmants et vous aide sans problème. Vraiment un agréable moment. On vous prête des appareils qui valent une fortune pour vous exercer durant la croisière sur le fleuve ou durant le safari dans le riverfront et vous repartez avec la carte mémoire en cadeau. Par contre vous êtes plus sur de la photo que de l'exploration (moins grande distance en bateau ou en voiture que les autres). Avis est venu récupérer la voiture (nous ne les avons même pas vu aucune nouvelle depuis...)
Jour 12: transfert vers Victoria Falls avec afro honeyguide programmé par le tour opérateur. Heureusement car le passage au zimbabwé est délicat si vous êtes seul (attention quand on vous rend la monnaie à la douane...). Après midi à visiter les chutes à pied + shopping à l'open market (pensez à négocier+++). Nuit à Bayete Guest Lodge. Très correct, bon là vous êtes dans de l'hôtel classique qui voit défiler du monde.
Jou: retour dans l'après midi en france au départ de Victoria Falls.
En résumé pour notre première en Afrique: Extraordinaire nous y reviendrons très prochainement c'est un continent magnifique. Le self drive un grand oui, pour une première c'était top. Mais l'enchaînement entre camping et lodge était parfait pour nous je pense. 15j uniquement en self drive c'est plus sportif pas infaisable non plus. Aucun problème sur la route pas de crevaison, pas de blocage le ford ranger est passé partout. Le seul problème les mauvais joints de l'arrière du véhicule qui nous ont dégueulassé l'arrière tout le long du voyage.. Mais ça c'est plus Avis qui est à brimer que le reste. Et par contre un voyage cher. Notre formule tournait en formule tout inclus à 4000€ par personne environs. Pour une formule avec guide et camp monté vous êtes plus vers 4500-5000€ par personne mais avec des frais en moins (essences, courses). Pour un voyage self drive en camping exclusif réservé seul vous serez vers 2000-2500€ par tête mais prenez vous y à l'avance.
J'espère que certains auront été aidé par ces descriptions. Si jamais vous avez des questions n'hésitez pas c'est avec grand plaisir.
Merciiiiii
Un carnet de voyage déjà ancien, mais qui reste un excellent souvenir.
1ère partie (la suite est dans les messages suivants):
En voici un extrait, parte liée à l’Afrique du Sud avec quelques photos. Le carnet pratique (distance, adresses, organisation, location véhicules...) sur le blog 1plus1blog.com
J’aime beaucoup l’Afrique australe. Cette région du monde n’a rien à voir avec l’Afrique noire. C’est une région où je me suis rendue 4 ou 5 fois maintenant, j’y ai des amis, des souvenirs et à chaque voyage dans cette partie de l’hémisphère j’éprouve autant de plaisir. Je suis également impressionnée par l’histoire de l’Afrique du Sud, de la colonisation à Nelson Mandela en passant par l’Apartheid, ce pays donne en héritage une belle histoire à l’humanité. Philosophie et histoire mise à part, nous avons fait beaucoup de route pendant ces 3 semaines, les distances sont à l’image du pays : immenses!

5 aout: Nous voila partis. Comme prévu pas de bagages enregistrés, uniquement un bagage cabine par personne dont le matériel de camping; Ca donne quelque chose comme ca pour 3 semaines:

6 Aout :A Johannesbourg, l'avion arrive à l'heure et même si nous ne trainons pas (formalités de douanes, immigration, retrait d’argent au distributeur, prise en charge de la voiture, amende payée en route et en liquide sans reçu pour avoir mordu une ligne continue sur 10 mètres) nous arrivons à 16h45 à l'entrée du Kruger ( crocodile bridge). Le personnel du parc nous demande de nous dépecher pour aller à notre hébergement à Lower sabie qui est à plus d’une heure de route. Nous voilà prevenus, mieux vaut ne pas trainer en route, la lumiere de fin de jour magnifiera notre parcours.
Des notre entrée, nous sommes ravis par le troupeau d’impalas en bord de route, nous faisons quelques photos mais ne nous attardons pas.

Apres 5 minutes un agglutinement de voiture laisse augurer d'une belle prise: des lions sont tapis le long de la route dans la brousse... grrr...nous ne pouvons pas trainer, nous regardons furtivement une lionne se lever parmi les herbes pour rejoindre le reste de la troupe et nous partons.
Un peu plus loin, des éléphants broutent de tendres acacias, quelques clics et puis nous en allons...
puis des girafes pointent leur long cou. Instant magique, 3 d'entre elles traversent la route et courent devant nous d'un pas tranquille et léger. Oh temps suspend ton vol.
Nous attendrons qu'elles libèrent la route pour reprendre une allure plus rapide.
Nous croisons alors la route de 2 rhinos. Il règne une certaine excitation à bord.
Puis quelques kilomètres plus loin d'autres girafes, puis des éléphants, pleins ! Clic, clic.
On en prend plein les yeux, c’est le dilemme entre l’observation, les photos et l’horaire, on reprend donc une allure plus rapide quand un troupeau de buffles traverse la route.
Clic clic et nous repartons. On croise alors un hippopotame à 2 metres de nous. Là, on ne prend même pas de photo car un ranger nous rappelle à l'heure… arghhh. On ne sait meme pas combien d'animaux nous avons vus en 1 heure. Nous nous posons des questions en rigolant: le Kruger serait-il un zoo? On se met à imaginer qu'il y a des rangers qui rabattent les animaux vers les routes pour que les touristes les voient. La suite nous prouvera combien les animaux sont ici nombreux, libres et sauvages. Bienvenue en Afrique du Sud, nous sommes au Kruger à Lower Sabie !
7 Aout. La journée se passe au fil de la route. Crocodiles, hippopotames , sont présents des la sortie du campement. Elephants qui traversent la route, rhinocéros, phacochères, zèbres, rhino, impalas, koudou, babouins et …chouette… le big five manquant: le leopard...

Les vues sympas ne manquent pas le long de la route;
Nuit à Satara.
8 Aout : Morning Walk à Satara (départ du camp à 5h30). On rencontre un groupe de 4 rhinos au lever du jour qui s’éloignent en galopant, c'est une image que l'on imprime dans nos mémoires. Vraiment sympa cette marche dans la brousse, c'est une pause sportive appréciée au milieu de tous les kilometres de bitume.
Nous y observerons des girafes intriguées par la bande de bipèdes déambulant dans la savane. on dirait une forêt de girafes... En fait, les girafes aiment bien jouer à cache-cache: dès qu'on s'approche, elles se cachent derrière les arbres. Mais pour ce jeu, ont-elles conscience du handicap dont elles ont été dotées à la naissance par le créateur? Nos guides nous expliquent qu'elles sont dotées d'une excellente vue. Couplé à leur taille, cela leur permet de voir les prédateurs à plus de 10 km et de s'en aller avant d'être mises en danger.
Nous passerons également à coté d'un éléphant mâle solitaire. Nos guides nous mettent en guarde, il est en rût, solitaire et agressif. Ce n'est vraiment pas le moment de se mettre sur son chemin pour poser pour la photo...
Au départ du camp nous constatons que 2 pneus sont degonflés et percés: Pas de problème, il sont réparés à la station du camp avec une sorte de pâte et de tournevis permettant d'enfoncer la pâte sans même démonter le pneu. On reprend la route et voyons encore de nombreux animaux. Alors que nous roulons, je regarde distraitement par la fenêtre :ouh! ouh! ouh! la! la! la! Je ne trouve pas les mots. Dans la voiture, tout le monde se réveille de sa torpeur. Une jeune hyène trotte à 50 cm de ma portière. Aucun appareil photo n’est prêt…Nous ignorant superbement, elle nous dépasse et, ouf, elle va s’allonger dans les herbes le long de la route, juste à portee de nos objectifs.
Nous l’observons, maitresse hyene derriere son buisson cachée n'est pas exhibitionniste... et décide de faire la sieste ailleurs.
Quelques minutes plus tard, gêné par le premier plan, Anatole ouvre la portiere pour prendre un éléphant en photo, mais Babar se fâche immédiatement et soudainement nous realisons combien il est proche... juste a portée de trompe. Nous comprenons le message : les portes resterons désormais fermées en présence des animaux.
Un peu plus loin, le long de l'Oliphant river, nous observons des hippopotames en plein bain de soleil se faire chasser en râlant par des éléphants accompagnés de leur petit.

Nuit à Oliphant avec Night Drive ou nous verrons un genette tigree, des lapins, des hippos et sur le retour…un groupe de lionnes sur la route. La plus grosse qui semble être la chef de la bande est carrément couchée en travers et n’a pas l’intention de bouger.
Tout le monde s’extasie, la ranger qui conduit le car commence à trouver le temps long . Alors, dans les protestations du public, elle avance tout doucement. Touchée par le pare choc, la lionne nous regarde visiblement dérangée de ne pouvoir continuer à dormir. Non chalamment, elle baille s’étire, se lève et avance tranquillement devant le camion. Nous longeons le reste de la troupe: elles pourraient nous toucher!
La troupe de lionnes suit la chef de bande, quitte le goudron, nous regarde dépitée et s’enfonce dans les fourrés. Waouh!
9 Aout Départ d'Oliphant
Route vers Letaba, agrémentée de quantité d’animaux .
De vieux buffles mâles et solitaires
Un petit koudou pas loin de sa mère...
Dans le camp de Letaba, du haut d'un arbre un singe lance un bâton sur Anatole qui sursaute, puis content de son lancer le singe se moque de sa victime en éclatant de rire, Anatole lui répond "descend si tu es un homme!", le singe continue à rire et reste sur sa branche. Marie, elle, s’amuse avec les antilopes qui se sont installées à l'intérieur du campement et qu'elle parvient à caresser
10 Aout. Un dernier morning drive (lever a 5h00 pour ceux qui ne se lavent pas) où nous verrons chacal et hyènes en plein casse croûte sur une carcasse d'éléphant.
Croisant sa route, nous nous ferons charger par un éléphant mâle : il a beau bluffer, c'est impressionnant et mémorable.
Il se plante devant la voiture, charge. Pour l'arrêter dans son élan, la ranger donne des tours au moteur...et ça marche! L'éléphant s'arrête.
Le bruit du moteur doit ressembler à un rugissement, il parait que pour l'éléphant c'est comme un affrontement entre deux mâles, la confrontation dure bien 6/7 minutes, l'éléphant charge, la ranger ronronne, l'éléphant s'arrête, la ranger lève le pied, l'éléphant change de position et charge à nouveau, la ranger ronronne à nouveau, etc, etc. Comme le véhicule n'a pas de fenêtre, dans le feu de l'action, on se met à penser bêtement que s'il dépliait sa trompe, il pourrait sans problème attraper l'un de nous, pourvu qu'il soit vraiment bigleux... L'éléphant étant sur le coté, nous finissons par avancer et partir tout doucement laissant l'éléphant victorieux. Non content de sa victoire, il se plante devant les deux voitures qui sont arrivées derrière nous... à leur tour de faire les mâles dominés! Debriefing de la ranger après coup: quand un éléphant charge, ne pas s'enfuir ou faire marche arrière. L'éléphant court plus vite, et peut atteindre 10mètres par seconde: tous les ans, des voitures se font rattraper et retourner en essayant de s'enfuir. Rester immobile, donner des coups d'accélérateur quand l'éléphant est trop près et quand l'occasion se présente, s'éloigner tout doucement, tout doucement.
Finalement, les éléphants nous auront plus fait peur que les lions...
d'ailleurs, une fois qu'il est loin, il n'est plus vraiment impressionnant... frimeur , va!
Sortis du parc, vers midi à Phalaborwa, nous allons du coté de Blyde river canyon pour voir les 3 rondawels au coucher du soleil (c'est à ce moment que l'éclairage est le meilleur car ils sont exposés à l'ouest)

et les lucky Bourke's pothole, du nom d'un chercheur d'or bredouille
11 Aout : matinée en passant par Sadwani (ne pas se baigner, malgré une ressemblance avec certains paysages français, on y a vu des hippopotames faire de jolis ploufs...)
et God's window puis retournons vers Pretoria. Nous y retrouverons nos amis Rodney et Connie, recupérons au passage le matériel d'escalade et surtout, partageons un fabuleux repas au Kream. Viande de crocodile, de Koudou, vin du Cap remarquablement servis et discussions sur l'Afrique du Sud marquent cette excellente soirée.

En route pour le Kgalagadi à cheval sur l'Afrique du Sud et Botswana!
L'intégrale du voyage avec de jolies photos et le carnet pratique là: 1plus1blog.com
1ère partie (la suite est dans les messages suivants):
En voici un extrait, parte liée à l’Afrique du Sud avec quelques photos. Le carnet pratique (distance, adresses, organisation, location véhicules...) sur le blog 1plus1blog.com
J’aime beaucoup l’Afrique australe. Cette région du monde n’a rien à voir avec l’Afrique noire. C’est une région où je me suis rendue 4 ou 5 fois maintenant, j’y ai des amis, des souvenirs et à chaque voyage dans cette partie de l’hémisphère j’éprouve autant de plaisir. Je suis également impressionnée par l’histoire de l’Afrique du Sud, de la colonisation à Nelson Mandela en passant par l’Apartheid, ce pays donne en héritage une belle histoire à l’humanité. Philosophie et histoire mise à part, nous avons fait beaucoup de route pendant ces 3 semaines, les distances sont à l’image du pays : immenses!

5 aout: Nous voila partis. Comme prévu pas de bagages enregistrés, uniquement un bagage cabine par personne dont le matériel de camping; Ca donne quelque chose comme ca pour 3 semaines:

6 Aout :A Johannesbourg, l'avion arrive à l'heure et même si nous ne trainons pas (formalités de douanes, immigration, retrait d’argent au distributeur, prise en charge de la voiture, amende payée en route et en liquide sans reçu pour avoir mordu une ligne continue sur 10 mètres) nous arrivons à 16h45 à l'entrée du Kruger ( crocodile bridge). Le personnel du parc nous demande de nous dépecher pour aller à notre hébergement à Lower sabie qui est à plus d’une heure de route. Nous voilà prevenus, mieux vaut ne pas trainer en route, la lumiere de fin de jour magnifiera notre parcours.
Des notre entrée, nous sommes ravis par le troupeau d’impalas en bord de route, nous faisons quelques photos mais ne nous attardons pas.

Apres 5 minutes un agglutinement de voiture laisse augurer d'une belle prise: des lions sont tapis le long de la route dans la brousse... grrr...nous ne pouvons pas trainer, nous regardons furtivement une lionne se lever parmi les herbes pour rejoindre le reste de la troupe et nous partons.
Un peu plus loin, des éléphants broutent de tendres acacias, quelques clics et puis nous en allons...
puis des girafes pointent leur long cou. Instant magique, 3 d'entre elles traversent la route et courent devant nous d'un pas tranquille et léger. Oh temps suspend ton vol.
Nous attendrons qu'elles libèrent la route pour reprendre une allure plus rapide.
Nous croisons alors la route de 2 rhinos. Il règne une certaine excitation à bord.
Puis quelques kilomètres plus loin d'autres girafes, puis des éléphants, pleins ! Clic, clic.
On en prend plein les yeux, c’est le dilemme entre l’observation, les photos et l’horaire, on reprend donc une allure plus rapide quand un troupeau de buffles traverse la route.
Clic clic et nous repartons. On croise alors un hippopotame à 2 metres de nous. Là, on ne prend même pas de photo car un ranger nous rappelle à l'heure… arghhh. On ne sait meme pas combien d'animaux nous avons vus en 1 heure. Nous nous posons des questions en rigolant: le Kruger serait-il un zoo? On se met à imaginer qu'il y a des rangers qui rabattent les animaux vers les routes pour que les touristes les voient. La suite nous prouvera combien les animaux sont ici nombreux, libres et sauvages. Bienvenue en Afrique du Sud, nous sommes au Kruger à Lower Sabie !
7 Aout. La journée se passe au fil de la route. Crocodiles, hippopotames , sont présents des la sortie du campement. Elephants qui traversent la route, rhinocéros, phacochères, zèbres, rhino, impalas, koudou, babouins et …chouette… le big five manquant: le leopard...

Les vues sympas ne manquent pas le long de la route;
Nuit à Satara.
8 Aout : Morning Walk à Satara (départ du camp à 5h30). On rencontre un groupe de 4 rhinos au lever du jour qui s’éloignent en galopant, c'est une image que l'on imprime dans nos mémoires. Vraiment sympa cette marche dans la brousse, c'est une pause sportive appréciée au milieu de tous les kilometres de bitume.
Nous y observerons des girafes intriguées par la bande de bipèdes déambulant dans la savane. on dirait une forêt de girafes... En fait, les girafes aiment bien jouer à cache-cache: dès qu'on s'approche, elles se cachent derrière les arbres. Mais pour ce jeu, ont-elles conscience du handicap dont elles ont été dotées à la naissance par le créateur? Nos guides nous expliquent qu'elles sont dotées d'une excellente vue. Couplé à leur taille, cela leur permet de voir les prédateurs à plus de 10 km et de s'en aller avant d'être mises en danger.
Nous passerons également à coté d'un éléphant mâle solitaire. Nos guides nous mettent en guarde, il est en rût, solitaire et agressif. Ce n'est vraiment pas le moment de se mettre sur son chemin pour poser pour la photo...
Au départ du camp nous constatons que 2 pneus sont degonflés et percés: Pas de problème, il sont réparés à la station du camp avec une sorte de pâte et de tournevis permettant d'enfoncer la pâte sans même démonter le pneu. On reprend la route et voyons encore de nombreux animaux. Alors que nous roulons, je regarde distraitement par la fenêtre :ouh! ouh! ouh! la! la! la! Je ne trouve pas les mots. Dans la voiture, tout le monde se réveille de sa torpeur. Une jeune hyène trotte à 50 cm de ma portière. Aucun appareil photo n’est prêt…Nous ignorant superbement, elle nous dépasse et, ouf, elle va s’allonger dans les herbes le long de la route, juste à portee de nos objectifs.
Nous l’observons, maitresse hyene derriere son buisson cachée n'est pas exhibitionniste... et décide de faire la sieste ailleurs.
Quelques minutes plus tard, gêné par le premier plan, Anatole ouvre la portiere pour prendre un éléphant en photo, mais Babar se fâche immédiatement et soudainement nous realisons combien il est proche... juste a portée de trompe. Nous comprenons le message : les portes resterons désormais fermées en présence des animaux.
Un peu plus loin, le long de l'Oliphant river, nous observons des hippopotames en plein bain de soleil se faire chasser en râlant par des éléphants accompagnés de leur petit.

Nuit à Oliphant avec Night Drive ou nous verrons un genette tigree, des lapins, des hippos et sur le retour…un groupe de lionnes sur la route. La plus grosse qui semble être la chef de la bande est carrément couchée en travers et n’a pas l’intention de bouger.
Tout le monde s’extasie, la ranger qui conduit le car commence à trouver le temps long . Alors, dans les protestations du public, elle avance tout doucement. Touchée par le pare choc, la lionne nous regarde visiblement dérangée de ne pouvoir continuer à dormir. Non chalamment, elle baille s’étire, se lève et avance tranquillement devant le camion. Nous longeons le reste de la troupe: elles pourraient nous toucher!
La troupe de lionnes suit la chef de bande, quitte le goudron, nous regarde dépitée et s’enfonce dans les fourrés. Waouh!
9 Aout Départ d'Oliphant
Route vers Letaba, agrémentée de quantité d’animaux .
De vieux buffles mâles et solitaires
Un petit koudou pas loin de sa mère...
Dans le camp de Letaba, du haut d'un arbre un singe lance un bâton sur Anatole qui sursaute, puis content de son lancer le singe se moque de sa victime en éclatant de rire, Anatole lui répond "descend si tu es un homme!", le singe continue à rire et reste sur sa branche. Marie, elle, s’amuse avec les antilopes qui se sont installées à l'intérieur du campement et qu'elle parvient à caresser
10 Aout. Un dernier morning drive (lever a 5h00 pour ceux qui ne se lavent pas) où nous verrons chacal et hyènes en plein casse croûte sur une carcasse d'éléphant.
Croisant sa route, nous nous ferons charger par un éléphant mâle : il a beau bluffer, c'est impressionnant et mémorable.
Il se plante devant la voiture, charge. Pour l'arrêter dans son élan, la ranger donne des tours au moteur...et ça marche! L'éléphant s'arrête.
Le bruit du moteur doit ressembler à un rugissement, il parait que pour l'éléphant c'est comme un affrontement entre deux mâles, la confrontation dure bien 6/7 minutes, l'éléphant charge, la ranger ronronne, l'éléphant s'arrête, la ranger lève le pied, l'éléphant change de position et charge à nouveau, la ranger ronronne à nouveau, etc, etc. Comme le véhicule n'a pas de fenêtre, dans le feu de l'action, on se met à penser bêtement que s'il dépliait sa trompe, il pourrait sans problème attraper l'un de nous, pourvu qu'il soit vraiment bigleux... L'éléphant étant sur le coté, nous finissons par avancer et partir tout doucement laissant l'éléphant victorieux. Non content de sa victoire, il se plante devant les deux voitures qui sont arrivées derrière nous... à leur tour de faire les mâles dominés! Debriefing de la ranger après coup: quand un éléphant charge, ne pas s'enfuir ou faire marche arrière. L'éléphant court plus vite, et peut atteindre 10mètres par seconde: tous les ans, des voitures se font rattraper et retourner en essayant de s'enfuir. Rester immobile, donner des coups d'accélérateur quand l'éléphant est trop près et quand l'occasion se présente, s'éloigner tout doucement, tout doucement.
Finalement, les éléphants nous auront plus fait peur que les lions...
d'ailleurs, une fois qu'il est loin, il n'est plus vraiment impressionnant... frimeur , va!
Sortis du parc, vers midi à Phalaborwa, nous allons du coté de Blyde river canyon pour voir les 3 rondawels au coucher du soleil (c'est à ce moment que l'éclairage est le meilleur car ils sont exposés à l'ouest)

et les lucky Bourke's pothole, du nom d'un chercheur d'or bredouille
11 Aout : matinée en passant par Sadwani (ne pas se baigner, malgré une ressemblance avec certains paysages français, on y a vu des hippopotames faire de jolis ploufs...)
et God's window puis retournons vers Pretoria. Nous y retrouverons nos amis Rodney et Connie, recupérons au passage le matériel d'escalade et surtout, partageons un fabuleux repas au Kream. Viande de crocodile, de Koudou, vin du Cap remarquablement servis et discussions sur l'Afrique du Sud marquent cette excellente soirée.

En route pour le Kgalagadi à cheval sur l'Afrique du Sud et Botswana!
L'intégrale du voyage avec de jolies photos et le carnet pratique là: 1plus1blog.com
Bon, ben voilà c'est parti pour de nouvelles aventures........
Ce premier post est tapé depuis Maun et les suivants risquent d'être beaucoup plus long à venir. De plus je sais que certains vont embarquer et donc je laisse un peu de temps
Préambule :
Peu d'infos, peu de demandes sur VF sur mon séjour, car il y a un an on devait partir, puis non, puis finalement oui. Maintenant on y est et cela peut commencer.
Je vais essayer d'insérer des photos, mais comme je filme et ne photographie pas, cela va être coton, mais j'ai promis de faire un effort.
Il y plus de choses sur mon site, c'est ici.
Nous partons à 6, un couple d'amis et leurs deux adolescentes et nous deux. Cela sera 16 jours en camp mobile et 3 jours à Victoria Falls.
23 juillet :
C'est le grand départ. Les valises sont en maturation quand la radio annonce que Lyon est bloqué par les agriculteurs. Nous habitons à 40 km de l'ouest de Lyon et l'aéroport est à l'est il faut donc traverser la capitale des Gaules !!!
Je ne prends pas Air France pour éviter les grèves, j'ai brulé 12000 cierges pour ne pas avoir de grève des contrôleurs aériens et 23000 autres pour ne pas avoir des routiers en colère et bing les agriculteurs. On peut essayer de prévoir un max, mais des fois !!!😠
Coup de chaud, coup de fil à notre chauffeur et décision est prise de rejoindre l'aéroport en transport en commun via les rails. (les mauvaises langues pourraient me demander si j'avais prévu les mouvements de la SNCF et bien non!!!)
Cela sera donc TER, puis métro puis navette gare/aéroport pour commencer le voyage (3h pour y aller au lieu d'une !!!) Cela se fait, ce n'est pas le top (le métro n'est pas fait pour transporter des valises) mais bon on est à l'aéroport.
Vol pour Francfort puis gros vol en A380 pour Johannesburg. c'est une première, ben il n'est pas mal du tout ce gros avion. Tout ceci fait avec Lufthansa, classique mais bien.
Du coup on a changé de jour
24 juillet:
Ensuite vol vers Maun en ATR42 (Air Botswana), soit petit avion de 40 places à hélices et enfin on y est.
Matambo, notre guide nous attend, on embarque pour poser les valises à l'hôtel et ensuite comme cela nous manquait, on prend un avion pour cette fois survoler l'Okavongo. Passer de l'A380 à un petit coucou cela surprend.
Le vol est agréable quoique bruyant, petit à petit le fleuve se dévoile et nous cherchons notre premier animal.
1 Une vue du Delta
Cela sera un éléphant et ensuite le festival continue. Buffles, gnous, antilopes, zébres, girafes, etc ...tous paraissent petits mais ils sont bien là et nous attendent pour les prochains jours. Le soleil décline petit à petit et le lieu devient magique Le décrire, pas facile car les mots vont manquer.
On est trés très loin des turpitudes du départ et des problèmes bien franchouillards.
2 Des buffles (si si !)
Retour à l'hôtel après un passage au marchands de produits anti-canicule ( les cubi sont nombreux, tout va bien), douche (enfin!!!) et premier repas botswanais : Un T-Bone🙂
Mince je me suis trompé, je me suis cru aux US, mais non c'est bien cela un bon bœuf pour se requinquer et hop ensuite dodo pour se rerequinquer !!!
a+ pour la suite quand ? Je l'ignore
Cela sera un éléphant et ensuite le festival continue. Buffles, gnous, antilopes, zébres, girafes, etc ...tous paraissent petits mais ils sont bien là et nous attendent pour les prochains jours. Le soleil décline petit à petit et le lieu devient magique Le décrire, pas facile car les mots vont manquer.
On est trés très loin des turpitudes du départ et des problèmes bien franchouillards.
2 Des buffles (si si !)
Retour à l'hôtel après un passage au marchands de produits anti-canicule ( les cubi sont nombreux, tout va bien), douche (enfin!!!) et premier repas botswanais : Un T-Bone🙂
Mince je me suis trompé, je me suis cru aux US, mais non c'est bien cela un bon bœuf pour se requinquer et hop ensuite dodo pour se rerequinquer !!!
a+ pour la suite quand ? Je l'ignoreCette fois c’est à trois que nous ferons le voyage, un ami de longue date nous accompagnant.
A l’origine cela devait être notre premier voyage avec notre propre véhicule (stationné à Maun), malheureusement quelque temps avant mon contact sur place m’annonce qu’il y avait un « bruit » manifestement un problème au niveau de la boite de transfert. La pièce fautive devant venir d’Afrique du Sud le véhicule ne sera pas prêt pour notre venue. J’ai contacté Bushlore chez qui nous avions déjà loué un véhicule et ils nous ont appris qu’ils ont maintenant une agence à Maun et il ne leur reste plus qu’un Land Cruiser … nickel c’est la voiture reine sous ces latitudes. Nous acceptons, même si c’est plus cher que rouler avec notre propre véhicule, mais on n’a pas voulu annuler ou décaler le voyage.
C’est ainsi que nous partons, gaillards, de notre aéroport favori, Frankfurt le mardi 22 octobre à 22h40. Nous volerons sur Lufthansa. A titre d’information pour les futurs voyageurs, ça nous a couté moins cher d’acheter d’un côté un A/R FRA-JNB, de l’autre un JNB-MUB et en troisième un WDH-JNB, plutôt qu’un billet combiné.
Mercredi 23 octobre
Arrivée à 8h30 à JNB Vol BP212 Botswana Air à 11h20 … ça fait une longue escale ! Arrivée à Maun à 13h20
Sur place Bushlore nous attend, on va à leur agence faire l’état des lieux et remplir les papiers. Ensuite les courses, puis un tour chez Joe pour voir la voiture. Malheureusement, là il est déjà tard, on part de Maun vers 17h30 / 18h.
La piste de nuit vers Duncan Camp’s n’est pas top. On s’arrête une première fois demander notre route, le gars a les yeux rouges explosés … On voit une piste qui part à gauche et on voit les phares arriver de cette piste, chouette ça doit être là !... quand on arrive à leur hauteur on les hèle, dans le véhicule 4 noirs armés de fusils … aille, à mon avis ce sont des braconniers … pas cool tout ça.😮 On reprend la piste principale qui va vers Mababe. Le problème c’est que T4A ne connait pas la piste qui mène au camp et Osmand veut nous proposer des « raccourcis ». En fait il faut rester sur la piste principale jusqu’à ce qu’on croise un panneau indiquant le camp (de nuit c’est moins évident). La piste est très approximative et sablonneuse … ce qui devait arriver arriva, à un embranchement nous avons hésité entre deux ornières et on s’est ensablé. Ok, il fait nuit, ok on est au milieu de nulle part … pas de panique. Il ne faut surtout pas insister, on sort « tranquillement », on analyse la situation, pelletons un peu, une marche arrière, un choix d’ornières et c’est reparti. On navigue plus ou moins au cap car point de référence sur les cartes. Au bout d’un moment on voit de la lumière au loin et ouf c’est là !😎 Les gars du camp était venu à notre rencontre lorsqu’ils ont vu des phares se « promener ».
L’accueil a été chaleureux. Il n’y a que nous. Nous avons deux tentes sur les 4 dont dispose le camp. L’endroit est splendide au bord de la Thamalakane, l’ambiance aussi … incroyable, on n’arrive pas à s’imaginer qu’il y a encore quelques heures nous étions au milieu de la civilisation occidentale, frénétique. Qu’est-ce qu’on est bien.🙂 Ce n’est pas tout ça mais là il est temps de boire une petite bière …😛 Ensuite le chef viendra nous chercher, nous énoncera le menu. Vous n’imaginez pas comme on est bien là, seuls au milieu de la nature, avec les bruits des animaux, la douceur du climat, le sourire de nos hôtes et la bonne nourriture … génial nous sommes de nouveau en Afrique Australe. 🙂 😎


Vous l’aurez compris on recommande chaudement Duncan Camp ‘s. En revanche n’essayez pas d’y aller directement, réservation obligatoire et paiement soit par internet soit à Maun. La durée du trajet depuis Maun est de 1h30.
Version longue en cours de création ici
A l’origine cela devait être notre premier voyage avec notre propre véhicule (stationné à Maun), malheureusement quelque temps avant mon contact sur place m’annonce qu’il y avait un « bruit » manifestement un problème au niveau de la boite de transfert. La pièce fautive devant venir d’Afrique du Sud le véhicule ne sera pas prêt pour notre venue. J’ai contacté Bushlore chez qui nous avions déjà loué un véhicule et ils nous ont appris qu’ils ont maintenant une agence à Maun et il ne leur reste plus qu’un Land Cruiser … nickel c’est la voiture reine sous ces latitudes. Nous acceptons, même si c’est plus cher que rouler avec notre propre véhicule, mais on n’a pas voulu annuler ou décaler le voyage.
C’est ainsi que nous partons, gaillards, de notre aéroport favori, Frankfurt le mardi 22 octobre à 22h40. Nous volerons sur Lufthansa. A titre d’information pour les futurs voyageurs, ça nous a couté moins cher d’acheter d’un côté un A/R FRA-JNB, de l’autre un JNB-MUB et en troisième un WDH-JNB, plutôt qu’un billet combiné.
Mercredi 23 octobre
Arrivée à 8h30 à JNB Vol BP212 Botswana Air à 11h20 … ça fait une longue escale ! Arrivée à Maun à 13h20
Sur place Bushlore nous attend, on va à leur agence faire l’état des lieux et remplir les papiers. Ensuite les courses, puis un tour chez Joe pour voir la voiture. Malheureusement, là il est déjà tard, on part de Maun vers 17h30 / 18h.
La piste de nuit vers Duncan Camp’s n’est pas top. On s’arrête une première fois demander notre route, le gars a les yeux rouges explosés … On voit une piste qui part à gauche et on voit les phares arriver de cette piste, chouette ça doit être là !... quand on arrive à leur hauteur on les hèle, dans le véhicule 4 noirs armés de fusils … aille, à mon avis ce sont des braconniers … pas cool tout ça.😮 On reprend la piste principale qui va vers Mababe. Le problème c’est que T4A ne connait pas la piste qui mène au camp et Osmand veut nous proposer des « raccourcis ». En fait il faut rester sur la piste principale jusqu’à ce qu’on croise un panneau indiquant le camp (de nuit c’est moins évident). La piste est très approximative et sablonneuse … ce qui devait arriver arriva, à un embranchement nous avons hésité entre deux ornières et on s’est ensablé. Ok, il fait nuit, ok on est au milieu de nulle part … pas de panique. Il ne faut surtout pas insister, on sort « tranquillement », on analyse la situation, pelletons un peu, une marche arrière, un choix d’ornières et c’est reparti. On navigue plus ou moins au cap car point de référence sur les cartes. Au bout d’un moment on voit de la lumière au loin et ouf c’est là !😎 Les gars du camp était venu à notre rencontre lorsqu’ils ont vu des phares se « promener ».
L’accueil a été chaleureux. Il n’y a que nous. Nous avons deux tentes sur les 4 dont dispose le camp. L’endroit est splendide au bord de la Thamalakane, l’ambiance aussi … incroyable, on n’arrive pas à s’imaginer qu’il y a encore quelques heures nous étions au milieu de la civilisation occidentale, frénétique. Qu’est-ce qu’on est bien.🙂 Ce n’est pas tout ça mais là il est temps de boire une petite bière …😛 Ensuite le chef viendra nous chercher, nous énoncera le menu. Vous n’imaginez pas comme on est bien là, seuls au milieu de la nature, avec les bruits des animaux, la douceur du climat, le sourire de nos hôtes et la bonne nourriture … génial nous sommes de nouveau en Afrique Australe. 🙂 😎


Vous l’aurez compris on recommande chaudement Duncan Camp ‘s. En revanche n’essayez pas d’y aller directement, réservation obligatoire et paiement soit par internet soit à Maun. La durée du trajet depuis Maun est de 1h30.
Version longue en cours de création ici
Well, here goes—I’m taking the plunge. This is my first blog on VF, so I hope I don’t make too many blunders. In advance, you’ll have to excuse me because they’ll definitely happen anyway
Here’s the context of our trip:
- Project started: December 2015 ... yeah, that’s a while ago
- Family of 4: 2 adults, 1 teen (17) and a 10-year-old boy
- First trip to Southern Africa
Originally, we’d planned to go to Namibia. But after watching a TV documentary, we took a slight detour to the right and ended up in Botswana 🙂 Don’t worry, we’ll still do Namibia—just a bit later. It’s definitely not off the table. Quite the opposite!!
After that big decision, the question was: "Should we go alone or with an agency?" Through my son, who’s into music, we were lucky enough to meet some VF members who love Botswana: Marygabrielle and Yves (I won’t name-drop, but you know who you are). They were amazing and helped us with every aspect of our trip. We can’t thank them enough 😉 So, I didn’t even need to ask VF for all my questions 😛
For a first time in Southern Africa, and especially for Botswana, they easily convinced us to use a small local agency for at least part of the tour we wanted to do. After multiple conversations online—and thanks to Marygabrielle acting as our translator (our English is *terrible* )—our itinerary was finalized, and ... we ended up spending our entire vacation with this local agency:
Letsatsi Safaris (email for those interested: letsatsisafaris@gmail.com, website: www.letsatsisafarilodge.com, phone: +267 71692093/71351892) Joe and William (the owners) are brothers and true Batswana.
Since Marygabrielle and Yves knew them well, we set off with them in complete confidence. Everything was planned and paid for in advance, so all we had to do was relax once we arrived. Pure bliss for me—real vacation time without having to prepare meals 😛 and being able to fully enjoy everything. Everything was included: guides (them, in this case), accommodation (mostly in tents), and a cook. All we had to do was help set up and take down the tents. Indiana Jones better watch out—we’re going camping in the wild too 🙂 A dream come true!
Of course, there’s an extra cost compared to traveling solo. But this time, we splurged, and we don’t regret that choice at all.
They were all fantastic—professional, friendly—and it was a huge joy for us. We had an amazing time thanks to them. A big thank you to Joe, William, and all their staff we met: Jonah, Junien, and Doris.
Now, time for the story!
Originally, we’d planned to go to Namibia. But after watching a TV documentary, we took a slight detour to the right and ended up in Botswana 🙂 Don’t worry, we’ll still do Namibia—just a bit later. It’s definitely not off the table. Quite the opposite!!
After that big decision, the question was: "Should we go alone or with an agency?" Through my son, who’s into music, we were lucky enough to meet some VF members who love Botswana: Marygabrielle and Yves (I won’t name-drop, but you know who you are). They were amazing and helped us with every aspect of our trip. We can’t thank them enough 😉 So, I didn’t even need to ask VF for all my questions 😛
For a first time in Southern Africa, and especially for Botswana, they easily convinced us to use a small local agency for at least part of the tour we wanted to do. After multiple conversations online—and thanks to Marygabrielle acting as our translator (our English is *terrible* )—our itinerary was finalized, and ... we ended up spending our entire vacation with this local agency:
Letsatsi Safaris (email for those interested: letsatsisafaris@gmail.com, website: www.letsatsisafarilodge.com, phone: +267 71692093/71351892) Joe and William (the owners) are brothers and true Batswana.
Since Marygabrielle and Yves knew them well, we set off with them in complete confidence. Everything was planned and paid for in advance, so all we had to do was relax once we arrived. Pure bliss for me—real vacation time without having to prepare meals 😛 and being able to fully enjoy everything. Everything was included: guides (them, in this case), accommodation (mostly in tents), and a cook. All we had to do was help set up and take down the tents. Indiana Jones better watch out—we’re going camping in the wild too 🙂 A dream come true!
Of course, there’s an extra cost compared to traveling solo. But this time, we splurged, and we don’t regret that choice at all.
They were all fantastic—professional, friendly—and it was a huge joy for us. We had an amazing time thanks to them. A big thank you to Joe, William, and all their staff we met: Jonah, Junien, and Doris.
Now, time for the story!
Allez zou c'est parti !
Modalités du voyage :
départ le 16 septembre, retour le 14 octobre 4x4 équipé camping avec tente sur le toit, prise du véhicule à Windhoek, remise à Vic Falls je suis passé par l'agence Tourmaline pour m'éviter les fastidieuses réservations de camping, la majorité des campings sont réservés, il reste quelques nuits non reservées Tourmaline travaille avec African Tracks
Premier jour :
10h30, on quitte notre home sweet home, une grosse heure de train Rouen-Paris, une pincée de métro, une louche de RER, nous voilà à Roissy. On fait filmer nos sacs à dos qui se transforment en dindes de Noel avant l'heure. Paris-Londres-Jo'Burg-Windhoek par British Airways
Deuxième jour :
Tous les avions sont à l'heure, on touche le tarmac sur les coups de 14 heures, nos dindes sortent illico de la soute, on passe au bureau de change pour 1300 euros, nous voilà avec notre grosse liasse de dollars namibiens ! Le bureau de change de Windhoek est plus avantageux qu'à Jo'Burg où on avait changé 200 euros au cas où... Un chauffeur de taxi nous attend, direction African Tracks.
On avait réservé un single cab, moins cher qu'un double, mais c'est un Toyota Hilux 2.4L double cab diesel avec 99.000 km au compteur qu'on nous présente, et après coup on se dit que ca aura été beaucoup plus pratique qu'un single cab ! Présentation rapide de la bête, deux caisses avec les ustensiles de cuisine, un frigo enchainé dans la benne, table et chaises pliantes, bouteille de gaz, duvets et oreillers (ca fait de la place dans les sacs que de ne pas avoir à les emporter !), montage/démontage de la tente. Tout est parfait, très fonctionnel.
Eddy de Tourmaline arrive, on passe à la partie mécanique, et Eddy se demande si on arrivera à bon port quand il voit que mes connaissances en mécanique frôlent le néant 😏 On aura heureusement aucun soucis d'aucune sorte, je ne me servirais même pas du compresseur que j'avais demandé en option, uniquement du truc pour dégonfler les pneus, que je regonflerais en station service ! Trois des 4 pneus sont quasi neufs, le 4eme un peu plus usé mais très correct, une roue de secours est neuve, la seconde à mi-vie je dirais.
On passe à la paperasse, j'avais prévu de ne pas prendre de réduction de franchise, mais ma femme m'a à l'usure encore une fois...650 euros pour réduction à zéro, incluant deux crevaisons et un bris de glace. On le regrettera rapidement, trop de cas entrant dans la case "négligence", non couverts. J'y reviendrais plus tard, on a tout de même eu un petit "ennui" de voiture...
Allez hop en voiture, on suit Eddy, direction Arrebusch Lodge, qui a été réservé. Un petit coup d'essui-glace pour signaler que je tourne, et on arrive au camping ! Eddy est un peu circonspect de voir 5 nuits sans réservations d'affilée entre Sesriem et Waterberg, il est rassuré quand je lui dit ce qui est grosso modo prévu, et qu'il voit que je maitrise mon sujet ! On discute un petit quart d'heure et il nous laisse.
Une bière bien méritée au bar, on demande au resto si on peut leur acheter du pain, pas de soucis. Pas de courses en urgence, sachant qu'on arrivait "tard" et qu'on serait claqué par le voyage, on a prévu deux repas lyophilisés, c'est copieux et pas mauvais au final. Pas de bol, il y a une grosse fiesta tout le week end avec des groupes de musiques, la scène est plantée à 500 mètres du camping, on tentera de s'endormir avec les djembés et les vibrations...ca s'arretera vers 23 heures, ca aurait pu être pire...
La suite cet après midi, avec moins de blabla et des images, c'est promis 😉
à suivre
Laurent
Modalités du voyage :
départ le 16 septembre, retour le 14 octobre 4x4 équipé camping avec tente sur le toit, prise du véhicule à Windhoek, remise à Vic Falls je suis passé par l'agence Tourmaline pour m'éviter les fastidieuses réservations de camping, la majorité des campings sont réservés, il reste quelques nuits non reservées Tourmaline travaille avec African Tracks
Premier jour :
10h30, on quitte notre home sweet home, une grosse heure de train Rouen-Paris, une pincée de métro, une louche de RER, nous voilà à Roissy. On fait filmer nos sacs à dos qui se transforment en dindes de Noel avant l'heure. Paris-Londres-Jo'Burg-Windhoek par British Airways
Deuxième jour :
Tous les avions sont à l'heure, on touche le tarmac sur les coups de 14 heures, nos dindes sortent illico de la soute, on passe au bureau de change pour 1300 euros, nous voilà avec notre grosse liasse de dollars namibiens ! Le bureau de change de Windhoek est plus avantageux qu'à Jo'Burg où on avait changé 200 euros au cas où... Un chauffeur de taxi nous attend, direction African Tracks.
On avait réservé un single cab, moins cher qu'un double, mais c'est un Toyota Hilux 2.4L double cab diesel avec 99.000 km au compteur qu'on nous présente, et après coup on se dit que ca aura été beaucoup plus pratique qu'un single cab ! Présentation rapide de la bête, deux caisses avec les ustensiles de cuisine, un frigo enchainé dans la benne, table et chaises pliantes, bouteille de gaz, duvets et oreillers (ca fait de la place dans les sacs que de ne pas avoir à les emporter !), montage/démontage de la tente. Tout est parfait, très fonctionnel.
Eddy de Tourmaline arrive, on passe à la partie mécanique, et Eddy se demande si on arrivera à bon port quand il voit que mes connaissances en mécanique frôlent le néant 😏 On aura heureusement aucun soucis d'aucune sorte, je ne me servirais même pas du compresseur que j'avais demandé en option, uniquement du truc pour dégonfler les pneus, que je regonflerais en station service ! Trois des 4 pneus sont quasi neufs, le 4eme un peu plus usé mais très correct, une roue de secours est neuve, la seconde à mi-vie je dirais.
On passe à la paperasse, j'avais prévu de ne pas prendre de réduction de franchise, mais ma femme m'a à l'usure encore une fois...650 euros pour réduction à zéro, incluant deux crevaisons et un bris de glace. On le regrettera rapidement, trop de cas entrant dans la case "négligence", non couverts. J'y reviendrais plus tard, on a tout de même eu un petit "ennui" de voiture...
Allez hop en voiture, on suit Eddy, direction Arrebusch Lodge, qui a été réservé. Un petit coup d'essui-glace pour signaler que je tourne, et on arrive au camping ! Eddy est un peu circonspect de voir 5 nuits sans réservations d'affilée entre Sesriem et Waterberg, il est rassuré quand je lui dit ce qui est grosso modo prévu, et qu'il voit que je maitrise mon sujet ! On discute un petit quart d'heure et il nous laisse.
Une bière bien méritée au bar, on demande au resto si on peut leur acheter du pain, pas de soucis. Pas de courses en urgence, sachant qu'on arrivait "tard" et qu'on serait claqué par le voyage, on a prévu deux repas lyophilisés, c'est copieux et pas mauvais au final. Pas de bol, il y a une grosse fiesta tout le week end avec des groupes de musiques, la scène est plantée à 500 mètres du camping, on tentera de s'endormir avec les djembés et les vibrations...ca s'arretera vers 23 heures, ca aurait pu être pire...
La suite cet après midi, avec moins de blabla et des images, c'est promis 😉
à suivre
Laurent
Since Voyage Forum is restarting after a few years of hiatus, I couldn’t find any recent info about my trip between late November 2024 and January 20, 2025, going from DAR ES SALAAM to the Cape Town area via ZAMBIA and BOTSWANA.
I’m really happy the site is back up, but I’ve noticed more and more people planning their trips down to the day, mentioning what they’ve scheduled and asking for technical advice for their 4x4 routes.
That’s not how I travel at all—I prefer to leave a lot to the unexpected, like public transport (and the weather) and the people you meet along the way.
The tips I’m sharing below come from the current situation, the randomness that makes unplanned trips special, and the strong connections you can make when you take your time without knowing what tomorrow will bring.
😏 TANZANIA: I had booked a TAZARA train ticket via WhatsApp before leaving to go from DAR ES SALAAM to MBEYA near the Zambian border. I’d contacted the station manager in Dar at +255 713 413 141, who kindly confirmed my reservation. Unfortunately, the train was out of service for an indefinite period, so I had to take the bus from the new Mwenge bus station on the city’s outskirts (allow extra time to get there—traffic is heavy). There’s no longer a direct train to ZAMBIA. You have to get off at MBEYA, then take a bus to the TUNDUMA border (2 hours to the bus station, then a 2 km taxi ride to the border). Crossing is easy—visa is free, no no-man’s-land, and you arrive directly in NAKONDE, Zambia. Exchange money on the Zambian side, but don’t change with the first person you see—check the rate first. I preferred to stop for the night in IRINGA since I took the bus at 4 PM. I arrived at 2 AM at Georges’ place, who picked me up directly from the bus station (several km from town). I’d booked the accommodation via Booking under Travellers Backpackers and Free City Tours. Georges and his employee were extremely helpful—they organized my bus trip to MBEYA the next day (bought the ticket and dropped me off, no commission). The place is decent, clean, and comfortable (10 € per night). Georges also organizes tours and safaris in the area (+255 679 529 700 direct). In MBEYA, I stayed at Karibuni Center Hotel (a quiet evangelical convent, very friendly and open to everyone, 13 € per night with breakfast). You can eat at a restaurant across the street. The rooms are clean and quiet (contact +255 754 510 174). To head to Lake MALAWI or the tea fields in TUKUYU, it’s best to take a moto-taxi from MBEYA to the Uyole junction. From there, you’ll find minibuses heading south frequently—change buses in TUKUYU (the tea fields are 4-5 km away).
😏 ZAMBIA: In NAKONDE, I highly recommend Izukanji Lodge—very quiet and clean, 2 km from the station (take a moto-taxi). The main building’s rooms are pricier than the annex across the street (where the restaurant and pool are). The rooms are just as clean and quiet but only 10 €, breakfast included. Contact the manager directly on WhatsApp at +260 979 649 452. If it’s full, try Divine Guest House (+260 973 127 816). The train isn’t always on time—if you catch it on the scheduled day, consider yourself lucky. The stationmaster, Mr. Chulu, is lovely. Contact him on WhatsApp at +260 777 550 302 for real-time updates. First-class berths are great (4 per compartment), 15 € one-way to KAPIRI MPOSHI. There always seems to be space. Book two berths if you want extra comfort. No need to bring food—the dining car serves decent meals, and there’s a bar. In KAPIRI MPOSHI, I stayed at Kapiri Council Lodge, 2 km from the train station. It’s okay, but there are often power outages in the evening, which means no water either. You’ll have to wait until 8 PM. Breakfast is very basic. For LUSAKA, there are plenty of buses in the morning from the downtown bus station (2-3 hours). The best companies are Power Tools (yellow buses) or UBZ if you can find it (the best in Zambia—Western comfort). In LUSAKA, use Yango taxis (download the app—it’s like Uber in Zambia, very affordable). I stayed at Natwange (Hostelworld chain), reachable at +260 966 303 816. It’s a beautiful, quiet place 3-4 km from downtown, very shady, with a pool. The rooms are clean and comfortable, and the food is excellent (great salads). The staff is super friendly, as they are everywhere in the country. There’s also a mini-supermarket nearby with everything, including takeout meals. Book your bus ticket to LIVINGSTONE at least the day before (UBZ). The trip is pleasant. In LIVINGSTONE, many backpackers stay at Jolly Boys—it’s a nice place to relax by the pool with a beer at the end of the day, but it’s mostly a party hostel for young people doing rafting or canyoning on the Zambezi (pricier than elsewhere). For those who prefer peace and quiet, I highly recommend Likute Guest House on the same street, right near Jolly Boys. The rooms are decent for 10 €, breakfast included (same price as a dorm at JB). You can order dinner in advance. The staff is friendly. Great value at Da Canton restaurant on the main road (pizza, pasta, meat, salads, etc.). The Livingstone Museum is worth a visit if you have time. At the bottom of Kapondo Street, you can take a shared taxi to Victoria Falls or even to KAZUNGULA at the Botswana border (cheap—the taxi leaves when full). People short on time often compare the views of Victoria Falls from the Zambian side (20 $) and the Zimbabwean side (30 $). Honestly, they’re very different, and it’s worth seeing the falls from Zimbabwe even if it’s pricier (visa required, easy to get at the border—everything is done on foot). Cross the bridge where you can bungee jump. Take your time at the falls—it’s truly stunning. You can visit Zimbabwe for half a day and stay in Zambia (cheaper, since everything in Zimbabwe is paid in dollars). There’s more water on the Zimbabwean side, but the Zambian side is beautiful too.
😏 BOTSWANA: Crossing the border at KAZUNGULA from Zambia is quick and easy (brand-new bridge over the Zambezi). Visa is free. Don’t exchange money at the border. There’s a shopping center 1 km away (Choppies store) with an ATM (no commission). I hitched a ride with tourists to the bank since they had a car. In the shopping center parking lot, you can easily find a shared taxi to KASANE. In the area, you can get around easily by shared taxi (just give the name of your guesthouse, and the drivers will tell you which vehicle to take). The fare is fixed (0.50 €). I stayed at Elephant Trail GH and Backpackers—a great spot where you can stay in a 4-bed dorm for 10 €. There are also huts for two in the garden (clean and comfortable) with a pool. You can order dinner (great food) or cook your own meals. The place is quiet and friendly (they organize safaris with early-morning pickups for Chobe and evening boat trips in the Kwando marshes to see animals). I preferred flying (Air Botswana) with a friend to MAUN (55 €) instead of taking an 8-10 hour bus (tickets can be bought directly at the airport). In MAUN, I stayed at Jayla Homestay with Mapula (+267 71 658 737)—a wonderful, kind woman always ready to help. The homestay is in a beautiful family home 3-4 km from downtown, past the Kwanokeng gas station. It’s easy to get there by shared taxi from the downtown taxi stand near Shoprite. Mapula cooks refined, varied meals on request. She also organizes safaris in the OKAVANGO with morning pickups from the guesthouse (picnic included) at a great price. Her rooms are comfortable and very clean (microwave, coffee/tea, and kettle available). The day trip by canoe in the OKAVANGO marshes is a must. However, we saw very few animals because the rainy season had started (zebras, giraffes, buffaloes, hippos). The atmosphere, serenity, and changing light throughout the day were remarkable. Direct flight from MAUN to CAPE TOWN with Airlink for 280 € on December 24.
😏 SOUTH AFRICA: In Cape Town, I stayed at Sunflower Stop Backpackers in the Green Point neighborhood—very quiet and safe. This hostel is perfect for meeting travelers of all ages. Everything is nearby (supermarkets, bars, restaurants, the sea, the park, tourist areas, the stadium, Sea Point, and the Waterfront). I spent 13 days in Cape Town and always found something to do—this city is so pleasant to live in, welcoming, and packed with sports and cultural activities. Don’t miss the Minstrel Carnival in early January if you’re in the area. Kalk Bay beach (with its colorful beach huts) is worth the detour on the way to SIMON’S TOWN and Boulders Beach. Stop for lunch at Salt in FISH HOEK—the homemade ravioli and fish are amazing. Everything is excellent there. At Boulders Beach, when you arrive at the main beach after the entrance gate, don’t hesitate to wade into the water up to your waist if the tide is high and head straight past the northern end of the beach—the penguins are farther out. Beautiful beach and sunset at Scarborough Beach. I took the 8-day Bazbus pass (134 €) for the Garden Route and stopped in STELLENBOSCH on the last day of my loop back to Cape Town. This lets you extend the trip to 10 days if you stay 2 nights in STELLENBOSCH, since it’s easy and cheap to get back to Cape Town with an Uber. I really liked this Bazbus option—it’s convenient because they drop you off and pick you up directly at your chosen hostel or hotel. I loved HERMANUS, even though I didn’t see any whales. The atmosphere is very British and classy. The coastline is beautiful and rugged. Don’t miss the walk to Mosselberg, which overlooks the entire bay. MOSSEL BAY is more working-class and run-down—nothing particularly interesting, in my opinion. In WILDERNESS, try to stay at Beach House Backpackers Lodge. The sea view is stunning, even from the dorm. In KNYSNA, Thesen Island is overrated—it’s full of soulless new buildings. Prefer Leisure Island, which is just as busy with wealthy owners but nice for walks and swimming. Head to The Heads to wander the coastal trails with incredible views of the bay. Don’t hesitate to explore the heart of the artistic Concordia neighborhood (Rastafarian) to Judah Square on your own. The locals are warm and laid-back. No need to go through a tour operator. Anchorage restaurant is excellent for refined dishes and a great variety of food. In STELLENBOSCH, I stayed at Just a Bed (booked for one person on Booking). Don’t hesitate to contact the owner—she has several rooms in her guesthouse. The place is cozy and charming. The town is pleasant but feels disconnected from the surrounding population. You can walk to the Lanzerac vineyard, but don’t miss Boschendal a few kilometers away on the way to FRANSCHHOEK. People talk a lot about safety in South Africa, but as long as you respect the local norms, everything goes smoothly—the people are really welcoming, no matter their social background.
😏 TANZANIA: I had booked a TAZARA train ticket via WhatsApp before leaving to go from DAR ES SALAAM to MBEYA near the Zambian border. I’d contacted the station manager in Dar at +255 713 413 141, who kindly confirmed my reservation. Unfortunately, the train was out of service for an indefinite period, so I had to take the bus from the new Mwenge bus station on the city’s outskirts (allow extra time to get there—traffic is heavy). There’s no longer a direct train to ZAMBIA. You have to get off at MBEYA, then take a bus to the TUNDUMA border (2 hours to the bus station, then a 2 km taxi ride to the border). Crossing is easy—visa is free, no no-man’s-land, and you arrive directly in NAKONDE, Zambia. Exchange money on the Zambian side, but don’t change with the first person you see—check the rate first. I preferred to stop for the night in IRINGA since I took the bus at 4 PM. I arrived at 2 AM at Georges’ place, who picked me up directly from the bus station (several km from town). I’d booked the accommodation via Booking under Travellers Backpackers and Free City Tours. Georges and his employee were extremely helpful—they organized my bus trip to MBEYA the next day (bought the ticket and dropped me off, no commission). The place is decent, clean, and comfortable (10 € per night). Georges also organizes tours and safaris in the area (+255 679 529 700 direct). In MBEYA, I stayed at Karibuni Center Hotel (a quiet evangelical convent, very friendly and open to everyone, 13 € per night with breakfast). You can eat at a restaurant across the street. The rooms are clean and quiet (contact +255 754 510 174). To head to Lake MALAWI or the tea fields in TUKUYU, it’s best to take a moto-taxi from MBEYA to the Uyole junction. From there, you’ll find minibuses heading south frequently—change buses in TUKUYU (the tea fields are 4-5 km away).
😏 ZAMBIA: In NAKONDE, I highly recommend Izukanji Lodge—very quiet and clean, 2 km from the station (take a moto-taxi). The main building’s rooms are pricier than the annex across the street (where the restaurant and pool are). The rooms are just as clean and quiet but only 10 €, breakfast included. Contact the manager directly on WhatsApp at +260 979 649 452. If it’s full, try Divine Guest House (+260 973 127 816). The train isn’t always on time—if you catch it on the scheduled day, consider yourself lucky. The stationmaster, Mr. Chulu, is lovely. Contact him on WhatsApp at +260 777 550 302 for real-time updates. First-class berths are great (4 per compartment), 15 € one-way to KAPIRI MPOSHI. There always seems to be space. Book two berths if you want extra comfort. No need to bring food—the dining car serves decent meals, and there’s a bar. In KAPIRI MPOSHI, I stayed at Kapiri Council Lodge, 2 km from the train station. It’s okay, but there are often power outages in the evening, which means no water either. You’ll have to wait until 8 PM. Breakfast is very basic. For LUSAKA, there are plenty of buses in the morning from the downtown bus station (2-3 hours). The best companies are Power Tools (yellow buses) or UBZ if you can find it (the best in Zambia—Western comfort). In LUSAKA, use Yango taxis (download the app—it’s like Uber in Zambia, very affordable). I stayed at Natwange (Hostelworld chain), reachable at +260 966 303 816. It’s a beautiful, quiet place 3-4 km from downtown, very shady, with a pool. The rooms are clean and comfortable, and the food is excellent (great salads). The staff is super friendly, as they are everywhere in the country. There’s also a mini-supermarket nearby with everything, including takeout meals. Book your bus ticket to LIVINGSTONE at least the day before (UBZ). The trip is pleasant. In LIVINGSTONE, many backpackers stay at Jolly Boys—it’s a nice place to relax by the pool with a beer at the end of the day, but it’s mostly a party hostel for young people doing rafting or canyoning on the Zambezi (pricier than elsewhere). For those who prefer peace and quiet, I highly recommend Likute Guest House on the same street, right near Jolly Boys. The rooms are decent for 10 €, breakfast included (same price as a dorm at JB). You can order dinner in advance. The staff is friendly. Great value at Da Canton restaurant on the main road (pizza, pasta, meat, salads, etc.). The Livingstone Museum is worth a visit if you have time. At the bottom of Kapondo Street, you can take a shared taxi to Victoria Falls or even to KAZUNGULA at the Botswana border (cheap—the taxi leaves when full). People short on time often compare the views of Victoria Falls from the Zambian side (20 $) and the Zimbabwean side (30 $). Honestly, they’re very different, and it’s worth seeing the falls from Zimbabwe even if it’s pricier (visa required, easy to get at the border—everything is done on foot). Cross the bridge where you can bungee jump. Take your time at the falls—it’s truly stunning. You can visit Zimbabwe for half a day and stay in Zambia (cheaper, since everything in Zimbabwe is paid in dollars). There’s more water on the Zimbabwean side, but the Zambian side is beautiful too.
😏 BOTSWANA: Crossing the border at KAZUNGULA from Zambia is quick and easy (brand-new bridge over the Zambezi). Visa is free. Don’t exchange money at the border. There’s a shopping center 1 km away (Choppies store) with an ATM (no commission). I hitched a ride with tourists to the bank since they had a car. In the shopping center parking lot, you can easily find a shared taxi to KASANE. In the area, you can get around easily by shared taxi (just give the name of your guesthouse, and the drivers will tell you which vehicle to take). The fare is fixed (0.50 €). I stayed at Elephant Trail GH and Backpackers—a great spot where you can stay in a 4-bed dorm for 10 €. There are also huts for two in the garden (clean and comfortable) with a pool. You can order dinner (great food) or cook your own meals. The place is quiet and friendly (they organize safaris with early-morning pickups for Chobe and evening boat trips in the Kwando marshes to see animals). I preferred flying (Air Botswana) with a friend to MAUN (55 €) instead of taking an 8-10 hour bus (tickets can be bought directly at the airport). In MAUN, I stayed at Jayla Homestay with Mapula (+267 71 658 737)—a wonderful, kind woman always ready to help. The homestay is in a beautiful family home 3-4 km from downtown, past the Kwanokeng gas station. It’s easy to get there by shared taxi from the downtown taxi stand near Shoprite. Mapula cooks refined, varied meals on request. She also organizes safaris in the OKAVANGO with morning pickups from the guesthouse (picnic included) at a great price. Her rooms are comfortable and very clean (microwave, coffee/tea, and kettle available). The day trip by canoe in the OKAVANGO marshes is a must. However, we saw very few animals because the rainy season had started (zebras, giraffes, buffaloes, hippos). The atmosphere, serenity, and changing light throughout the day were remarkable. Direct flight from MAUN to CAPE TOWN with Airlink for 280 € on December 24.
😏 SOUTH AFRICA: In Cape Town, I stayed at Sunflower Stop Backpackers in the Green Point neighborhood—very quiet and safe. This hostel is perfect for meeting travelers of all ages. Everything is nearby (supermarkets, bars, restaurants, the sea, the park, tourist areas, the stadium, Sea Point, and the Waterfront). I spent 13 days in Cape Town and always found something to do—this city is so pleasant to live in, welcoming, and packed with sports and cultural activities. Don’t miss the Minstrel Carnival in early January if you’re in the area. Kalk Bay beach (with its colorful beach huts) is worth the detour on the way to SIMON’S TOWN and Boulders Beach. Stop for lunch at Salt in FISH HOEK—the homemade ravioli and fish are amazing. Everything is excellent there. At Boulders Beach, when you arrive at the main beach after the entrance gate, don’t hesitate to wade into the water up to your waist if the tide is high and head straight past the northern end of the beach—the penguins are farther out. Beautiful beach and sunset at Scarborough Beach. I took the 8-day Bazbus pass (134 €) for the Garden Route and stopped in STELLENBOSCH on the last day of my loop back to Cape Town. This lets you extend the trip to 10 days if you stay 2 nights in STELLENBOSCH, since it’s easy and cheap to get back to Cape Town with an Uber. I really liked this Bazbus option—it’s convenient because they drop you off and pick you up directly at your chosen hostel or hotel. I loved HERMANUS, even though I didn’t see any whales. The atmosphere is very British and classy. The coastline is beautiful and rugged. Don’t miss the walk to Mosselberg, which overlooks the entire bay. MOSSEL BAY is more working-class and run-down—nothing particularly interesting, in my opinion. In WILDERNESS, try to stay at Beach House Backpackers Lodge. The sea view is stunning, even from the dorm. In KNYSNA, Thesen Island is overrated—it’s full of soulless new buildings. Prefer Leisure Island, which is just as busy with wealthy owners but nice for walks and swimming. Head to The Heads to wander the coastal trails with incredible views of the bay. Don’t hesitate to explore the heart of the artistic Concordia neighborhood (Rastafarian) to Judah Square on your own. The locals are warm and laid-back. No need to go through a tour operator. Anchorage restaurant is excellent for refined dishes and a great variety of food. In STELLENBOSCH, I stayed at Just a Bed (booked for one person on Booking). Don’t hesitate to contact the owner—she has several rooms in her guesthouse. The place is cozy and charming. The town is pleasant but feels disconnected from the surrounding population. You can walk to the Lanzerac vineyard, but don’t miss Boschendal a few kilometers away on the way to FRANSCHHOEK. People talk a lot about safety in South Africa, but as long as you respect the local norms, everything goes smoothly—the people are really welcoming, no matter their social background.
Séjour court, mais intense !
Voici près d'un mois que nous sommes rentrés, mais il m'est encore difficile de trouver les mots, tant les images se bousculent encore dans ma tête... Au moins ai-je réussi à trier plus ou moins les 8000 photos que nous avons prises, mon mari et moi...

Comme nous ne disposions pas de beaucoup de temps mais avions du budget, je me suis appuyée sur une agence spécialiste de l'Afrique, Bel Africa, et nous avons fait le choix d'un fly in safari, en ayant recours aux avions taxis. Au total, nous avons passé 12 jours en Afrique australe: - 2 nuits à Victoria Falls (Zimbabwé), en guise d'apéritif - 2 nuits à Chobé - 3 nuits à Khwaï (Delta de l'okavango) - 3 nuits à Pom-pom (delta de l'okavango).
C'est peu, mais il faut dire que les journées comptent double! Entre les drives du matin et de l'après midi, tout est fait pour que l'on profite pleinement de ce séjour, et l'accueil dans les lodges est absolument fantastique. Nous avons adoré le contact avec toutes les personnes qui travaillaient dans les camps. J'ai trouvé globalement les rapports plus directs et les échanges plus faciles qu'en Namibie (même si nous avions été partout bien accueillis, et très satisfaits). Ce que j'ai apprécié c'est aussi que les postes à responsabilité étaient occupés aussi bien par des hommes que par des femmes, et par des autochtones (ce qui n'était pas la situation la plus commune en Namibie - mais peut-être cela a-t-il évolué, car mon expérience date maintenant de 8 ans).
Voilà pour les considérations générales... dans un prochain post, Victoria Falls!

Voici près d'un mois que nous sommes rentrés, mais il m'est encore difficile de trouver les mots, tant les images se bousculent encore dans ma tête... Au moins ai-je réussi à trier plus ou moins les 8000 photos que nous avons prises, mon mari et moi...

Comme nous ne disposions pas de beaucoup de temps mais avions du budget, je me suis appuyée sur une agence spécialiste de l'Afrique, Bel Africa, et nous avons fait le choix d'un fly in safari, en ayant recours aux avions taxis. Au total, nous avons passé 12 jours en Afrique australe: - 2 nuits à Victoria Falls (Zimbabwé), en guise d'apéritif - 2 nuits à Chobé - 3 nuits à Khwaï (Delta de l'okavango) - 3 nuits à Pom-pom (delta de l'okavango).
C'est peu, mais il faut dire que les journées comptent double! Entre les drives du matin et de l'après midi, tout est fait pour que l'on profite pleinement de ce séjour, et l'accueil dans les lodges est absolument fantastique. Nous avons adoré le contact avec toutes les personnes qui travaillaient dans les camps. J'ai trouvé globalement les rapports plus directs et les échanges plus faciles qu'en Namibie (même si nous avions été partout bien accueillis, et très satisfaits). Ce que j'ai apprécié c'est aussi que les postes à responsabilité étaient occupés aussi bien par des hommes que par des femmes, et par des autochtones (ce qui n'était pas la situation la plus commune en Namibie - mais peut-être cela a-t-il évolué, car mon expérience date maintenant de 8 ans).
Voilà pour les considérations générales... dans un prochain post, Victoria Falls!

Au retour de récents voyages, Afrique du Sud, Pérou, Bolivie ou encore Pantanal brésilien, repris par d’autres activités, je n’ai jamais trouvé (cherché ?) le temps pour poster quelques récits et photos. Cette fois-ci, je m’y colle vite, avant d’être happé. Juste retour des choses, compte tenu des nombreuses infos trouvées ici pour la préparation de mes diverses escapades. Deux ans plus tard, retour en Afrique Australe ! Au programme cette fois-ci, la variété des paysages magnifiques de ces deux pays et surtout le désir d’assouvir, avec mon compagnon de voyages Jean, notre passion pour l’observation de la faune d’Afrique.

La préparation du voyage. Le circuit sera bâti autour de trois ou quatre points forts : Riviere Chobe et Delta de l’Okavango, Etosha, les dunes de Sesriem et un petit bout du désert du Kalahari. Avec, sur les liaisons intermédiaires, un maximum d’observations diverses et variées. Comme d’habitude, aidé par la consultation patiente des forums de voyage et des blogs de grands voyageurs, le programme est défini pour un circuit qui devrait répondre à nos attentes. Par contre, pour tenir compte d’avis divers conseillant de passer par un TO pour des raisons pratiques de communications avec les prestataires locaux, cette fois-ci j’ai confié "l’intendance" à l’un d’eux, Tourmaline Safaris. Du choix du loueur de véhicules aux réservations de tous les hébergements en passant par la remise à notre arrivée d’un road-book modèle du genre, je dois le dire, tout fût parfait et irréprochable. Courant janvier, après je ne sais combien de petits ajustements faits par mails, le programme est arrêté, les dates définitivement fixées et l’acompte réglé par virement bancaire. Restait à refréner la débordante impatience. Sept mois plus tard, toute patience épuisée, on part. Après 27 jours et 6500 km de pistes au compteur du Toy’ Hilux, on rentre. Un temps de récup’ auto-accordé, et voilà : quelques infos et photos du voyage. 28 aout 2016. Vol Lufthansa Panama-Frankfurt. Cette ligne récente me permet d’atteindre le seul aéroport européen qui dessert directement Windhoek, par Air-Namibia (Les lecteurs de mon blog et ceux de la rubrique Panama de ce forum, savent qu’après sept ans de bourlingue en voilier sur les océans, j’ai posé mon sac sur ce superbe et passionnant pays d’Amérique Centrale). A Frankfurt, je retrouve Jean, en provenance de ses Alpes de Haute Provence, via Marseille et Lufthansa aussi. Mardi 30 août, 6 heures du mat’, Windhoek, l’avion se pose, encore un peu nuit, pas très chaud, formalités douane-immigration rapides, le représentant de Tourmaline est là, café amical, examen du super road-book, recommandations d’un expert, consignes de prudence sur les routes (enfin routes…), rencontre avec notre Toyota Hi Lux double cabine blanc, tout est OK ? Yess ! Ciao ! On y va ! Cap au nord.

Jeux de lycaons, à l'heure du petit-déj'
Trois heures plus tard, on entre dans la réserve privée Erindi. Au bord de la piste, premières rencontres sauvages: rhino, phacos, girafes, éléphants, dik-dik charmants, nous y sommes ! Old Traders, beau lodge au bord d’un point d’eau bien fréquenté, tout pour oublier les interminables heures d’avion. Deux nuits africaines encadrent nos premiers self-game-drive.
L'arbitre en place, le combat peut commencer...
Moi, du rimmel? Jamais!
En remontant vers la bande de Caprivi, première halte vers Ojivarango au Frans Indongo Lodge, sa proximité avec le Cheetah Conservation Found nous permet d’assister au run du matin.


Les fauves sont lâchés. Sont conviées aux festivités six superbes femelles, racées comme sprinteuses jamaïcaines. A tour de rôle, quatre d’entre elles vont s’élancer derrière le petit chiffon qui tourne, façon Formule1, autour de l’aire de jeu, terrain de foot taillé au carré. Toi, dans la petite tribune présidentielle grillagée, jouxtant de plain-pied une des lignes droites du parcours, tu frémis à chaque passage des boules de muscles qui te frôlent, lancées à plus de 100 km/h. Tu as l’impression que la terre en tremble, tu sens comme le sifflement d’un boulet, cavalcade à train d’enfer ! Puis, tout près des spectateurs encore sous le choc, les sprinteuses viennent s’allonger une à une, voluptueusement, les flancs animés comme soufflet de forge. Rêvant surement à des courses moins organisées. Au moins, les antilopes du coin peuvent dormir tranquilles… Sur la route, les paysages changent. Maintenant, des arbres, de minuscules hameaux d’agriculteurs et d’éleveurs, on devine l’eau moins rare.
Priorité à gauche...

Arrivée en milieu de journée au Namushasha River Lodge. Il est juste temps de s’inscrire pour le game-drive de l’après-midi. En bateau, petite balade sur la rivière Kwando (hippos, buffles et oiseaux) pour atteindre le Parc Bwata Bwata où se trouve le garage des 4x4. Seuls à bord, avec le chauffeur-guide, beaucoup de chance de conclure un parcours déjà fructueux (éléphants, antilopes diverses, zèbres, gnous etc.) par une rencontre avec un guépard qui, lui, n’a pas couru après un chiffon... De sa présence tranquille, il protège son casse-croûte encore chaud, tandis que du haut de son arbre, un rapace surveille déjà la scène du crime. En résumé un très beau game-drive. Nous ne manquerons pas d’en refaire un autre, nous repassons ici au retour du Botswana.

Dérangé et pas content...
4 septembre. Trois heures de route (250km) pour atteindre la frontière du Botswana au pont de Gnoma. Au passage, nous traversons le Parc national de Chobe, vitesse limitée sur 60km. Formalités de frontière rapidement effectuées (Tourmaline nous a fourni un petit stock des documents à remplir à l’avance, bien utile car nous avons plusieurs séances de douane prévus ces jours-ci). Au passage à Kasane, nous laissons le 4x4 et le gros des bagages en consigne au Chobe Bakwena Lodge, inutiles pour la riviere Chobe et les chutes Victoria. Au Bakwena, un guide du Zambezy Queen Collection nous attend, il va nous aider pour le passage des frontières afin de rejoindre le house-boat, Chobe Princess. Cette assistance est la bienvenue, c’est un peu compliqué, nous sommes au point de rencontre de quatre pays (Namibie-Botswana-Zimbabwe et Zambie) et devons repasser une frontière sur le fleuve pour accéder au bateau qui navigue en Namibie…Tout ceci se passe rapidement, dans la bonne humeur et sans problème.

Eh, le piaf! M’étonnerait qu’ils t’écoutent…

Accueil sur le house-boat et déjeuner sur le pouce, rush vers une première balade sur le fleuve Chobe. Le petit hors-bord n’a place que pour deux passagers. Le guide comprend très vite ce que nous cherchons : des approches, des approches et, à la rigueur… d’autres approches. Au plus près de toutes espèces animales, du plus petit martin-pêcheur au plus gros des pachydermes. Magique ! Durant trois heures, nous sommes au paradis. Pour conclure en beauté, juste avant le retour à bord, postés à quelques mètres, nous assistons à notre premier "crossing" d’une troupe d’éléphants. Le temps s’arrête. Quelle entrée en matière pour demain !



Les trois couples (allemands et canadiens) qui partagent la table d’hôtes sont très sympas, ambiance détendue et délicieux repas. Le lendemain, deux nouvelles sorties sur le petit bateau privatif. Que de belles observations ! Bien sûr grandes quantités d’oiseaux et, sur les rives, buffles, éléphants, rhinos, antilopes et plus.


Sur le côté du fleuve hors parc, nous assistons à l’attaque d’un troupeau de zébus par deux jeunes lions un peu désordonnés qui ont dû traverser à la nage. Une vache en fera les frais, le proprio viendra la récupérer en mauvais état. Non loin, coté réserve cette fois, c’est du sérieux. Un beau male et ses concubines font du balnéaire sur la plage, la lumière n’est hélas plus de la partie.

Beau coucher de soleil africain et douce nuit. On rêve à la dernière sortie en bateau de demain matin. Elle sera à la hauteur, avec d’autant plus de regrets, il nous faut partir. C’était un premier clou du voyage.
La première semaine tire déjà à sa fin.

La préparation du voyage. Le circuit sera bâti autour de trois ou quatre points forts : Riviere Chobe et Delta de l’Okavango, Etosha, les dunes de Sesriem et un petit bout du désert du Kalahari. Avec, sur les liaisons intermédiaires, un maximum d’observations diverses et variées. Comme d’habitude, aidé par la consultation patiente des forums de voyage et des blogs de grands voyageurs, le programme est défini pour un circuit qui devrait répondre à nos attentes. Par contre, pour tenir compte d’avis divers conseillant de passer par un TO pour des raisons pratiques de communications avec les prestataires locaux, cette fois-ci j’ai confié "l’intendance" à l’un d’eux, Tourmaline Safaris. Du choix du loueur de véhicules aux réservations de tous les hébergements en passant par la remise à notre arrivée d’un road-book modèle du genre, je dois le dire, tout fût parfait et irréprochable. Courant janvier, après je ne sais combien de petits ajustements faits par mails, le programme est arrêté, les dates définitivement fixées et l’acompte réglé par virement bancaire. Restait à refréner la débordante impatience. Sept mois plus tard, toute patience épuisée, on part. Après 27 jours et 6500 km de pistes au compteur du Toy’ Hilux, on rentre. Un temps de récup’ auto-accordé, et voilà : quelques infos et photos du voyage. 28 aout 2016. Vol Lufthansa Panama-Frankfurt. Cette ligne récente me permet d’atteindre le seul aéroport européen qui dessert directement Windhoek, par Air-Namibia (Les lecteurs de mon blog et ceux de la rubrique Panama de ce forum, savent qu’après sept ans de bourlingue en voilier sur les océans, j’ai posé mon sac sur ce superbe et passionnant pays d’Amérique Centrale). A Frankfurt, je retrouve Jean, en provenance de ses Alpes de Haute Provence, via Marseille et Lufthansa aussi. Mardi 30 août, 6 heures du mat’, Windhoek, l’avion se pose, encore un peu nuit, pas très chaud, formalités douane-immigration rapides, le représentant de Tourmaline est là, café amical, examen du super road-book, recommandations d’un expert, consignes de prudence sur les routes (enfin routes…), rencontre avec notre Toyota Hi Lux double cabine blanc, tout est OK ? Yess ! Ciao ! On y va ! Cap au nord.

Jeux de lycaons, à l'heure du petit-déj'Trois heures plus tard, on entre dans la réserve privée Erindi. Au bord de la piste, premières rencontres sauvages: rhino, phacos, girafes, éléphants, dik-dik charmants, nous y sommes ! Old Traders, beau lodge au bord d’un point d’eau bien fréquenté, tout pour oublier les interminables heures d’avion. Deux nuits africaines encadrent nos premiers self-game-drive.
L'arbitre en place, le combat peut commencer...
Moi, du rimmel? Jamais!En remontant vers la bande de Caprivi, première halte vers Ojivarango au Frans Indongo Lodge, sa proximité avec le Cheetah Conservation Found nous permet d’assister au run du matin.


Les fauves sont lâchés. Sont conviées aux festivités six superbes femelles, racées comme sprinteuses jamaïcaines. A tour de rôle, quatre d’entre elles vont s’élancer derrière le petit chiffon qui tourne, façon Formule1, autour de l’aire de jeu, terrain de foot taillé au carré. Toi, dans la petite tribune présidentielle grillagée, jouxtant de plain-pied une des lignes droites du parcours, tu frémis à chaque passage des boules de muscles qui te frôlent, lancées à plus de 100 km/h. Tu as l’impression que la terre en tremble, tu sens comme le sifflement d’un boulet, cavalcade à train d’enfer ! Puis, tout près des spectateurs encore sous le choc, les sprinteuses viennent s’allonger une à une, voluptueusement, les flancs animés comme soufflet de forge. Rêvant surement à des courses moins organisées. Au moins, les antilopes du coin peuvent dormir tranquilles… Sur la route, les paysages changent. Maintenant, des arbres, de minuscules hameaux d’agriculteurs et d’éleveurs, on devine l’eau moins rare.
Priorité à gauche...
Arrivée en milieu de journée au Namushasha River Lodge. Il est juste temps de s’inscrire pour le game-drive de l’après-midi. En bateau, petite balade sur la rivière Kwando (hippos, buffles et oiseaux) pour atteindre le Parc Bwata Bwata où se trouve le garage des 4x4. Seuls à bord, avec le chauffeur-guide, beaucoup de chance de conclure un parcours déjà fructueux (éléphants, antilopes diverses, zèbres, gnous etc.) par une rencontre avec un guépard qui, lui, n’a pas couru après un chiffon... De sa présence tranquille, il protège son casse-croûte encore chaud, tandis que du haut de son arbre, un rapace surveille déjà la scène du crime. En résumé un très beau game-drive. Nous ne manquerons pas d’en refaire un autre, nous repassons ici au retour du Botswana.

Dérangé et pas content...4 septembre. Trois heures de route (250km) pour atteindre la frontière du Botswana au pont de Gnoma. Au passage, nous traversons le Parc national de Chobe, vitesse limitée sur 60km. Formalités de frontière rapidement effectuées (Tourmaline nous a fourni un petit stock des documents à remplir à l’avance, bien utile car nous avons plusieurs séances de douane prévus ces jours-ci). Au passage à Kasane, nous laissons le 4x4 et le gros des bagages en consigne au Chobe Bakwena Lodge, inutiles pour la riviere Chobe et les chutes Victoria. Au Bakwena, un guide du Zambezy Queen Collection nous attend, il va nous aider pour le passage des frontières afin de rejoindre le house-boat, Chobe Princess. Cette assistance est la bienvenue, c’est un peu compliqué, nous sommes au point de rencontre de quatre pays (Namibie-Botswana-Zimbabwe et Zambie) et devons repasser une frontière sur le fleuve pour accéder au bateau qui navigue en Namibie…Tout ceci se passe rapidement, dans la bonne humeur et sans problème.

Eh, le piaf! M’étonnerait qu’ils t’écoutent…

Accueil sur le house-boat et déjeuner sur le pouce, rush vers une première balade sur le fleuve Chobe. Le petit hors-bord n’a place que pour deux passagers. Le guide comprend très vite ce que nous cherchons : des approches, des approches et, à la rigueur… d’autres approches. Au plus près de toutes espèces animales, du plus petit martin-pêcheur au plus gros des pachydermes. Magique ! Durant trois heures, nous sommes au paradis. Pour conclure en beauté, juste avant le retour à bord, postés à quelques mètres, nous assistons à notre premier "crossing" d’une troupe d’éléphants. Le temps s’arrête. Quelle entrée en matière pour demain !



Les trois couples (allemands et canadiens) qui partagent la table d’hôtes sont très sympas, ambiance détendue et délicieux repas. Le lendemain, deux nouvelles sorties sur le petit bateau privatif. Que de belles observations ! Bien sûr grandes quantités d’oiseaux et, sur les rives, buffles, éléphants, rhinos, antilopes et plus.


Sur le côté du fleuve hors parc, nous assistons à l’attaque d’un troupeau de zébus par deux jeunes lions un peu désordonnés qui ont dû traverser à la nage. Une vache en fera les frais, le proprio viendra la récupérer en mauvais état. Non loin, coté réserve cette fois, c’est du sérieux. Un beau male et ses concubines font du balnéaire sur la plage, la lumière n’est hélas plus de la partie.

Beau coucher de soleil africain et douce nuit. On rêve à la dernière sortie en bateau de demain matin. Elle sera à la hauteur, avec d’autant plus de regrets, il nous faut partir. C’était un premier clou du voyage.
La première semaine tire déjà à sa fin.








