Vous m' avez été d' un grand secours pour établir mon itinéraire estival ...
Celui-ci établi, j' ai un peu laissé tomber, me disant que j' avais du temps ...
Parce que vous me semblez passionnés et heureux de renseigner le voyageur débutant, à J - 10, je reprends contact .
Mon itinéraire a été établi en fonction des nuitées, mais entre celles-ci, subsistent des inconnues sur les routes à emprunter, sur les endroits à ne pas louper ...
Je ne livrerai pas l' ensemble de mon itinéraire dans ce premier message , mais vous en propose les premiers jours, et une progression au fur et à mesure que se rapproche la date de mon départ .J-0 : celle du départ . Pas de question particulière ... Je m' inquiète un peu car nous n' avons jamais voyagé avec escale(s), mais je me renseignerai au départ !J-1 : Windhoek . Pas de question particulière non plus ... Possession du véhicule, courses, nuit à Arrebush Restcamp (ou autre, pas de résa) .J-2 : il me faut rallier Gecko Camp (réservé) . Un itinéraire particulier à me recommander ? Durée à envisager pour ce trajet ?J-3 : nous envisageons l' Olive Trail puis rejoindre l' Océan Campsite (réservé) aux portes de Sesriem ... Des suggestions ? Le fameux gâteau, c' est bien à Solitaire ?
J-4 : Sossusleï, Dead Vlei, Canyon Sesriem, camping de Sesriem, dune Denim . Je me pose encore la question des 4 derniers km de Sossusleï : je l' tente ou pas ? Çà, j' crois qu' verrai sur place !
J-5 : il semble qu' il n' y ait qu' une seule route pour rejoindre Walvis Bay . Étant au camping de Sesriem, et bénéficiant du privilège d' un accès plus matinal encore, est-il raisonnable d' envisager se rendre à nouveau à Sossusleï (la route me semble longue !) . Nuit Kleines Nest réservée .Bon voilà pour cette première étape ... Une image pour visualiser !
Je sais que le sujet "anti-palu" a été traité mille fois, mais je n'ai pas pu trouver la question qui me concerne :/
Nouvelle sur le forum(depuis un mois), j'ai déjà eu l'expérience de prendre un antipaludique en 2011 pour l'Afrique de l'ouest, la durée prévue etait de 3 mois, j'ai du mettre fin a mes vacances et rentrer au bout de 2 mois a cause du grand malaise qui m'a pris, j'ai meme cru que le Malaria m'a eu :( . Après une séries d'examens ... échappée belle, ce n'etait que les effets indésirables de la MEPHAQUIN !(selon la notice, une lonnnngue liste d'effets negatifs, et c'est tout simplement les effets de la chimio), surtout que je l'avais pris pendant 3 mois,1 semaine avant de rentrer dans la zone a risque, et 3 semaine après, a raison d'un comprimé par semaine.
Cette fois ci, mon voyage sera du coté est-africain (Tanzanie, Zanzibar, Kenya, et peut etre le Malawi ou le Mozambique, je n'ai pas beaucoups de contraintes, je vais avec le vent)
Je suis CONFUSE face à une infinité de noms que j'ai pu découvrir sur les forums : MALARONE, LARIAM, SAVARINE, DOXILIS, ARTEMISINE, COARTEM en cas d'atteinte, .... :/
Ma question est donc, quel médicament prendre pour une -relativement- longue période (2 mois de voyage)et qui aura un effet moins néfaste que celui de la MEPHAQUIN ?
sachant qu'en Tunisie, il n'existe que Mephaquin qu'on donne gratuitement à l'infirmerie de l'aéroport! ceci dit, je peux toujours avoir l'un de medoc mentionnés sur les forums a travers mes amis en France ou en Angleterre..
Merci pour votre conseil
Trek
21 juin
Encore en vadrouille ???
Le monde n’est pas logique… L’addiction aux jeux est une maladie. Pas la peine de revenir là-dessus, ça a été prouvé scientifiquement. Du coup, l’homme a inventé les médecins de l’addiction… Dans le même registre, le travail est une maladie. Ben oui, il y a bien des médecins du travail, non ?... Du coup, je te pose cette question : Pourquoi n’y aurait-il pas des médecins du voyage ?... Pitié, aide-moi, je n’arrive pas à m’en passer ! La preuve, nous sommes rentrés mi-mars de notre vadrouille birmane et me revoilà, un peu couillon, en train de t’expliquer que nous allons remettre les voiles vers de nouveaux horizons ! Mais pas d’bol, parmi les cent quatre-vingt-dix-sept pays que compte notre bonne vieille Terre, le tirage au sort a désigné une nouvelle fois les Etats-Unis. Ben oui, mais lesquels ?... Car ça, tu ne le sais peut-être pas encore, mais il y a deux pays dont le nom officiel commence par « Etats-Unis ». Les Etats-Unis d’Amérique… Ok, tu es nul en géographie mais j’imagine que ça, tu l’savais… Et l’autre, c’est le Mexique dont le véritable nom est « Etats-Unis du Mexique » !... Tu vois, cette prose en est encore à ses balbutiements mais tu peux d’ores et déjà cocher la case « Je ne sais pas pourquoi je lis toutes ces conneries mais ça me sert quand même un peu pour ma culture générale »…
Bref, je ne vais pas faire durer ce suspense insoutenable plus longtemps. Je t’annonce en effet officiellement que le sort nous envoie une nouvelle fois chez l’oncle Sam... Une fois, ok, deux fois, passe encore… Mais là, ce sera la cinquième fois !!! Non mais franchement, quand le sort a décidé de s’acharner, ben… il s’acharne !
Déjà, dans un premier temps, il me faut annoncer la mauvaise nouvelle à madame… Bon, un poil plus urbaine que bibi, elle n’est pas hostile à l’idée, mais à une seule condition : Passer pour cette fois-ci obligatoirement par Los Angeles, Las Vegas et San Francisco que nous n’avons toujours pas marquées de nos semelles. Moi, bon gars, j’accède volontiers à cette requête. Faut dire que pour repartir en vadrouille, je serais prêt à accepter n’importe quoi… Partir en vélo, avec un euro par jour, … et même avec sa grand-mère en bikini sur le porte-bagages s’il le fallait ! Non, non, si tu la connaissais, tu ne rigolerais pas...
Du coup, une fois le feu vert de madame obtenu, à la façon d’un compositeur de musique classique, et bien je me mets à composer… Les yeux fermés, confortablement installé sur mon petit tabouret feutré, je caresse sensuellement les touches de mon instrument en attendant patiemment que mon imagination abyssale se mette à pianoter… Ça y est, elle entre en action…: Los Angeles, la route 66, le Grand Canyon, Las Vegas, Bryce Canyon, Zion National Park, la Vallée de la Mort, San Francisco… Une œuvre on ne peut plus classique diront les puristes, là où mon objectif est d’écrire un bon vieux tube de rock’n’roll ! Car annoncé comme ça, ça fait très circuit organisé de la dernière brochure Grégoire Laclaire qui permet à cinquante gugusses de découvrir tous ensemble les Etats-Unis en dix jours dont cinq dans le bus ! Je n’en ai pas rêvé, Laclaire l’a fait, et je suis en train de le copier !… Allez mon bonhomme, on s’essore un peu le cervelet et on nous pond un truc qui va faire un peu plus Dora l’exploratrice… : Victorville, Bottletree Ranch d’Elmer, Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Stud Horse Point, Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Edmaiers secret, Coyote Buttes North, Yellowrock, Strike Valley, Capitol Reef, Cathedral Valley, Valley of Fire, Sequoia National Park, … Voilà qui envoie du bois ! En combinant tout ça avec mon œuvre classique initiale, le bébé devrait quand même plus ressembler à du Iron Maiden qu’à du Frédéric Chopin, non ?
Ne me reste alors plus qu’à te donner les quelques éléments logistiques qu’il te manque pour en savoir autant que moi sur cette vadrouille, soit cinquante fois plus que Sandrine, qui découvre presque, le jour de notre départ, qu’on va faire du camping en me voyant charger la tente dans la voiture qui va nous mener à l’aéroport… Ça te donne un bon indice sur l’identité de celui qui a une nouvelle fois tout organisé… All by myself, tu vois ce que j’veux dire ? Et sans même Céline Dion pour me filer un coup de main ! Bref, revenons-en à nos détails logistiques. Dans le désordre, ça donne ça : Quatre mois de préparation intense pour que les quatre mêmes acteurs que d’habitude se retrouvent ensemble pendant quatre semaines dans le 4x4 que j’ai réservé de Los Angeles à San Francisco, soit pour une boucle d’environ quatre mille kilomètres pour vadrouiller aux quatre coins des quatre états que sont la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada… « N’aie pas peur, Sandrine, nous ne nous rendons pas là-bas à quatre pattes… Si tu veux que j’te dise tes quatre vérités, ce sera à bord d’un Airbus A380 affrété par Air France ! » Voilà, je crois que je t’ai tout dit ! En avant la musique ! En avant le rock’n’roll !
Après un premier voyage classique en famille en juillet 2017 qui se déroula merveilleusement bien, nous avons été déclaré coupable d'avoir aimé le Southwest 😛
Et comme tout le monde le sait, les coupables retournent toujours sur le lieu du crime 😏
Avion:
C'est en octobre 2017, après définition du nombre de jour de congés disponibles, que nous achetons 2 billets directement à la compagnie Swiss. Nous avions déjà pris cette compagnie l'année dernière et tout c'était bien passé. Cependant nous avions acheté les billets par Lufthansa et le vol retour était opéré par United. Cette année ce sera Swiss (enfin Edelweiss) sur tout la ligne sauf pour les correspondances qui sont opérées respectivement par Lufthansa et Swiss au retour.
Le vol se fera à destination de Las Vegas au départ de Francfort via Zurich (2h40 d'escale à l'aller et 1h20 au retour) pour un tarif de 550€ par personne. En prenant le départ directement à Zurich, c'est 300€ de plus par personne. Le choix est très vite fait !
En janvier 2018, nous sommes contactés par Swiss pour un changement d'horaire du vol retour. Départ à 21h45 au lieu de 14h45. Ils nous proposeront de modifier gratuitement notre vol retour pour un direct LAS > FRA le lendemain mais niveau congé, madame est dans l'impossibilité de poser un jour supplémentaire. On se contentera de 21h45 qui au final nous permet de profiter de la dernière journée sur place.
Voiture de location:
A peine les billets d'avion achetés, j'ai commencé à scruter régulièrement les offres de prix des différents "grands loueurs", c'est à dire Hertz, Avis et Alamo. Nous avions loué chez Hertz l'année passée et avions été particulièrement satisfait du véhicule mais aussi des employés de l'agence de McCarran.
En octobre ou novembre 2017 je trouve un SUV AWD 7 places catégorie FRAR pour 674$ chez Hertz (avec "feu" le code qui allait bien). Tarif très intéressant car pour la même durée en départ LAS et abandon SFO on avait payé 742$ l'année dernière. Je prends donc réservation du véhicule en paiement sur place. Un 7 places pour 2 oui, c'est grand, mais on voulait un AWD et chez Hertz ils le sont tous dans cette catégorie.
En décembre 2017 j'avais constaté que sur le site irlandais de Hertz, le Cadillac Escalade (catégorie Prestige) était 3 fois moins cher que sur le site français de la firme ... 890$ au lieu de 2700$ ... OK, c'est presque 300$ plus cher mais obtenir cette catégorie à ce prix pour 20 jours, ça demande réflexion. La réservation est prise en paiement sur place, on se décidera plus tard.
Peu de temps avant le départ, une alerte sur le forum prévient d'une soudaine augmentation de prix sur les locations de voiture. Le code qui allait bien n'était plus .... Branle-bas de combat pour retrouver un tarif correct avec un code générique ou que l'on a le droit d'utiliser. Au final, une augmentation de presque 60$ ...
Logements:
Marre de voir tous ces carnets montrant de parfaits et somptueux emplacements de camping ! Mais encore; c'est la (re)lecture du blog de JP (Orionide) jeveuxcamperauxusa.blogspot.com/...amping-prati... qui nous convainc. Mais attention, le camping sera une première pour nous ... Bah ouais y un début à tout !
On se décidera donc sur un 50/50 motel/camping afin d'avoir un plus de confort de temps à autre.
Tous les campings ont été réservés dès leur disponibilité sur www.recreation.gov/ , www.reserveamerica.com/ et un camping privé en direct. Le site www.campsitephotos.com/ nous a permit de parfois choisir le bon emplacement. On testera donc un peu toute sorte de camping (NP, SP, NF, privé) mais pas le sauvage.
Les motels ont été réservés via le groupe www.choicehotels.com/ la plus part du temps mais il y aussi du www.bestwestern.fr/ et du www.wyndhamhotels.com/en-uk. Sur 2018, nous avons annulé et repris environ 6 fois des motels déjà réservés pour cause de baisse de prix. 1 hôtel a été réservé sur fr.hotels.com/ car le tarif était plus bas qu'en direct. D'autres hôtels ont été réservés en direct et hors grandes chaines.
Ces 2 chaines (ChoiceHotels et Wyndham) ont l'air de pratiquer le Lean Management comme les hôtels de Las Vegas et les locations de voiture (chez Hertz particulièrement). Pour faire simple, les prix varient souvent selon un algorithme ou une science que seuls eux connaissent et ils faut donc être aux aguets pour annuler et re-réserver si on souhaite bénéficier d'un prix plus avantageux. Certains proposent de bons prix en non-annulable, je déconseille sauf si on est certain à 100% qu'il n'y aura pas de changement.
Le circuit:
Bon là, pas de mystère, je ne pense pas que vous verrez des lieux inconnus du forum. Mais concrètement, si vous voulez connaitre le circuit .... ben y a qu'à suivre 😎
Sommaire:
Jour 0: on se rapproche un peu plus du départ
Jour 1: il était temps après presque un an d'attente
Jour 2: réveil matinal et prêts à avaler du bitume pour rejoindre Death Valley NP
Jour 3: couleurs matinales sur la Vallée de la Mort et retour à la case Las Vegas
Jour 4: à Las Vegas y a aussi des Red Rock !
Jour 5: Utah nous voilà ! (Zion NP)
Jour 6: les mollets chauffent sur Observation Point Trail (Zion NP)
Jour 7: direction St George en passant par les Red Cliffs
Jour 8: Yant Flat, passage express à Zion NP puis repos à Sand Hollow SP
Jour 9: Left Fork of North Creek to the Subway
Jour 10: prenons un peu d'altitude direction Cedar City
Jour 11: de Cedar City à Kodachrome Basin SP
Jour 12: rejoignons Page pour découvrir la région
Jour 13: un secret pas très bien gardé: Edmaier's Secret
Jour 14: finissons en avec Page et sa région mais restons en Arizona
Jour 15: de Chinle à Holbrook
Jour 16: de Holbrook à Flagstaff avec un petit bout de Route 66
Jour 17: un peu plus bas en Arizona, Sedona nous voilà !
Jour 18: encore à Sedona
Jour 19: de Sedona vers Kingman: un petit bout de route sur la Mother Road
Jour 20: faut rejoindre le point de départ, Kingman to Las Vegas
Jour 21: the last day before take-off
Bilans financiers
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre...
Une pâtisserie à la vitrine alléchante...
Deux femmes, la quarantaine bien maquillée...
Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée...
Des lunettes et sacs discrètement griffés...
- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ?
- Ah non ! Elle est où ?
- Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là.
- Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé...
Alors...
Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...
Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
nous sommes déjà plusieurs inscrit de VF pour cette croisière (5 couples)😎
vous pouvez venir nous y retrouver et discuter
vos conseils et remarques sont les bienvenues
sachant que nous pouvons égalements vous apporter quelques précisions pour cette aventure
vu que nous y avons déjà participé en 2011, mais avec 2 escales de moins au Brésil
voici les escales
arrivée a Santos le jeudi 14 ....... > 11H escale
RIO le vendredi 15 .................... > 11H
en mer le samedi 16
Ihleus le dimanche 17 .................> 11H
Salavdor de Bahia le lundi 18 ....... > 11H
Macêo le Mardi 19 ..................... > 11H
Récife le Mercredi 20................... > 5H
Fortazela Le jeudi 21 ...................> 6H
en mer 5J du 22 au 26
Las palmas le mercredi 27 .............> 8H
Funchal le jeudi 28 ......................> 9H
en mer le 29
Lisbonne le samedi 30...................> 9H
Cadix le dimanche 31...................> 10H
en mer le 1 avril (gare aux poissons) 😉
Barcelone le mardi 2 ...................> 5H
Savone et Nice mercredi 3 ... retour 🤪
soit 20 jours de croisières
les temps d'escales sont assez long
ce qui nous permettra d'organiser des excursions groupées pour ceux qui le désirent
Bonjour,
Comme dit dans le titre , c'est un pays que j'appréhendais pas mal , à cause de lectures relatant des déconvenues et arnaques. Mais finalement après avoir voyagé en Thailande , au Laos , au Cambodge et en Birmanie , on s'est décidé pour le Vietnam ...et on est revenus éblouis et ravis .
Voyage effectué du 8 mai au 7 juin dernier , à 2 couples de seniors .
itinéraire :
- Vol Nantes- Bangkok via Amsterdam sur KLM ( 1 nuit à BKK)
- Vol BKK- Hanoi avec air Asia ( 3 nuits à Hanoi)
- Croisière en baie d'Halong ( 1 nuit sur la jonque )
- Tam Coc ( 3 nuits )
- Sapa ( 1 nuit )
- Bac Ha ( 2 nuits )
- Ha Giang ( 1 nuit )
- Dong Van ( 2 n )
- Bao Lac ( 1 n )
- Cao Bang ( 2 n )
- Hanoi ( 1 n )
- vol de Hanoi à Hué ( 2 n )
- Hoi An ( 3 n )
- plage de An Bang ( 4 n )
- Vol de danang à BKK ( 2 n )
Vol BKK- nantes via Amsterdam
Je peux évidemment détailler ce périple si de futurs voyageurs sont intéressés.
J'ai tout organisé par moi-même pour l'essentiel .
Larsay m'a aidée à trouver un véhicule avec chauffeur anglophone pour la boucle nord de 10 jours en partant de Tam Coc et en finissant à Hanoi .
En ce moment , on est dans le tri des photos et des montages vidéos , ce qui nous permet de continuer visuellement ce magnifique voyage .
la météo que j'appréhendais a été très favorable ....( très chaude même )
je suis donc prête à mon tour à aider des forumeurs intéressés.
Je consacrerai cette rubrique à une croisière effectuée en début d'année en Antarctique.
Comme les autres voyageurs qui ont bénéficié de la chance de faire un tel voyage, je reste sans mots pour en décrire l'incroyable beauté.
J'espère éveiller votre curiosité par quelques photos de cette planète d'eau et de lumière glacée à peine habitée d'une foison d'aliens tous plus curieux les uns que les autres.
J'espère pouvoir répondre aux questions pratiques ou plus personnelles qui vous viendront à l'esprit...
2 ans...2 ans que je prépare ce voyage!! Au départ, l'envie de visiter les Etats Unis. Pour moi, c'est un retour aux sources puisque j'y ai vécu et pour le reste de la tribu (mari et deux garçons de 11 et 9 ans), c'est le fantasme. Les USA comme on voit à la télé, des images qui leur trottent dans la tête : des envies de tout voir et d'être partout.
On met donc sur papier les envies des uns et des autres et au final, c'est 21 jours qui nous mèneront du Texas jusqu'en Floride.
2 ans c'est très long mais c'est ce qu'il faut quand on veut un peu sortir des sentiers battus.
Dans ce carnet, ce sera Notre voyage donc fait avec Nos coups de coeur. Je serai hônnète sur les détails des visites, les prix et le temps que cela nous a pris. Parfois frustrés de ne pouvoir faire plus, parfois le temps...de prendre son temps.
C'est tout de même un voyage sur les chapeaux de roue, fatiguant mais whouahhhhh!!! Amazing!
En détail, cela donne :
J1 / Paris / Houston et route pour San Antonio
J2 / San Antonio, SeaWorld
J3 / Houston et le Space Center
J4 / Vermilionville et Lafayette
J5 / Breaux Bridge / Lake Martin / Avery Island / Houma
J6 / La route des plantations / New Orleans
J7 / New Orleans
J8 / Pass Christian / Biloxi / Mobile
J9 / Pensacola / Panama City
J10 / Port St Joe / Cap San Blas / Ochlockoknee River SP / Tallahassee
J11 / Fort White / Ichetucknee River / Gainesville
J12 / Orlando
J13 et J14 / Orlando
J15 / Tampa / Fort DeSoto / Siesta Key / Punta Gorda
J16 / Captiva et Sanibel / Naples
J17 / Everglades
J18 et 19 / Keys
J20 et 21 / Miami
Salut à tous
Je suis actuellement en pleine préparation avant le départ prévu début mars. J'ai déjà une petite expérience dans le domaine mais je suis à la recherche d'astuces de tous types qui facilitent la vie du cyclo. Je n'ai pas vu de telles discussions en recherchant, c'est donc l'occasion de s'aider les uns les autres et de créer une liste.
Merci d'avance pour votre contribution.
Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia
1 - Voyageuse organisée.
En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé.
Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire.
Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse.
Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances.
La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free.
L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes.
Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro
Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon.
Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.
Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique
2- Voyageuse aventureuse.
Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint.
Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique.
Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix.
S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place..
Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés.
Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local.
N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie
Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo.
En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques)
De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.
Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.
Nos 60 jours passés dans les régions au nord de Santiago furent à tout point de vue mémorables. Je n’hésite pas une seconde à dire que ce fut le plus magnifique voyage de montagnes depuis que… je voyage assidûment (2001)
Assurément, il y a eu un total de 5 mois passés au Népal avec des paysages de montagnes sublimes, qui restent gravés dans ma mémoire mais il faut quand même le préciser: le Népal ce n’est pas pour tout le monde, car les conditions de séjour sont difficiles… Adieu confort, bonne bouffe, déplacements faciles etc…
Je ne fais pas beaucoup dans les appréciations personnelles, et les activités quotidiennes. Quand je nomme un lieu, un établissement, une route panoramique, c’est que cela a été testé par bibi et approuvé ou non!
À l’origine, nous voulions louer ne voiture à Arica et la remettre à Santiago. Le prix exigé étant astronomique, nous avons donc décidé de faire 4 locations de voitures en faisant des trajets en boucles.
Vol Toronto/Santiago immédiatement suivit d’un vol Santiago/Arica.
N = nuitée
Première boucle
Arica/Arica, 20 nov 2018 au 04 décembre 2018, 14 jours, 1871 km parcourus, VW Virtus Europcar, payée 503,800 P.
Ouvrons une parenthèse: si vous travaillez pour une agence de location de voitures, je suggère de ne pas lire ce qui suit. Vous avez été prévenu…
Quand vous achetez un litre de lait à l’épicerie, vous pouvez être raisonnablement certain de payer à peu près le même prix quel que soit l’épicerie choisie, non?
Eh! bien pour un véhicule locatif, il semble y avoir une très large palette de prix parmis plusieurs locateurs pour le même modèle de voiture, et même un large éventail de prix dépendant de la platteforme utilisée… Il y a Europcar.com et il y a l’application Europcar pour téléphone, par exemple.
Nous avons mené plusieurs simulations à différents moments de la journée, à plusieurs jours d’interval sur différents réseaux, et franchement les prix étaient passablement variables.
Donc, nous avons payé cette première location à partir du Canada sur Europcar.com (5 semaines avant le depart) et nous avons payé au moins 150.00$ de trop… car une misérable semaine avant le départ, la même voiture nous aurait coûté 458,000 P.
Je ne sais pas s’il y a une leçon particulière à tirer de tout cela… Louer bien avant de partir? Louer peu de temps avant de partir? Faire de multiples simulations avec différentes firmes? Se croiser les doigts?
Une chose de certaine: les lois de la logique ne s’appliquent pas… quand il s’agit de la location d’une voiture à l’étranger!
Fermeture de la parenthèse.
Habituellement, nous aimons bien faire du camping, mais la perspective de trimballer notre équipement pendant 2 mois conjugé au fait que camper à plus de 3000 mètres n’est pas évident côté froid. On s’est abstenu…
Il y a un incontournable quand il s’agit de quitter Arica pour se diriger vers Putre: le gain en altitude et la très faible possibilité de faire des palliers d’acclimatation.
Il y a Socoroma à 3060m. Un superbe de beau petit village bien fleuri et propret. De la route principale, la descente au village est… sportive! Pour avoir questionné un peu, il semble que ce soit la seule alternative à Putre (juchée à au moins 3500m).
Avoir su, on aurait jeté notre dévolu sur Socoroma au lieu de croire que Poconchili pouvait constituer une nuitée acceptable… Malheureusement, ce village n’est pas situé assez en altitude pour en faire un pallier d’acclimatation acceptable…
Nous avons donc réservé 1 nuit à Eco Truly qui fait ashram Hare Krisna. Nous sommes arrivés vers 15h00 après avoir vadrouillés le village de San Miguel de Azapa et son musée bien sympa.
L’endroit où dorment les invités est une construction qui sort de l’ordinaire dans un sens positif, c’est relativement propre, mais poussiéreux sous les lits. Les sanitaires sont rudimentaires. Le tour de cette communauté se fait très rapidement: le centre de recyclage, de compostage, le jardin etc…
D’entrée de jeu, je peux dire avec certitude que nous n’avons pas faits l’objet de prosélytisme religieux d’aucune façon.
Un seul détail m’a en fait beaucoup fait tiquer: les chats et les chiens qui grimpent sur les tables de la salle à manger sans que personne ne tente de les déloger ou ne dise quoi que ce soit… Je ne suis pas un obsédé de propreté, mais je sais depuis longtemps que les animaux et les humains ne devraient pas vivrent une telle prosmiscuité.
Le repas du soir fut très frugal pour ne pas dire monastique: soupe clairote, légumes en purée, un quignon de pain, et beaucoup de thé. Puis, dodo.
Tôt le lendemain matin, Denis se plaint de crampes, de gaz intestinaux etc… Moi? Rien. Lui décide de ne pas manger, moi oui. Le déjeuner sera essentiellement une reprise de la veille, une pomme en plus.
Nous quittons tôt. On prend notre temps et arrivons à Putre vers 14h00, et là c’est la totale: crampes abdominals, fièvre, diarrhée et vomissements. Bienvenue à Putre!
En fin PM, je vais au dispensaire du village. Une consultation: signes vitaux, administration d’oxygène, médicaments et consultation avec un médecin coûteront 20,000 P. La pression sanguine est haute 140/90 (normal dans les circonstance), le pouls élevé à 94/minutes et la saturation en O2 à 82%, c’est pas mal bas, ça mes amis… et les 10 minutes d’administration d’oxygène n’y changeront pas grand chose…
La (très) jeune médecin importée sans doute de Santiago tente de m’amadouer en me parlant de difficile acclimation à l’altitude. J’ai vu neigé avant aujourd’hui chérie, et j’ai travaillé dans des hôpitaux presque 40 ans, alors… La fièvre tenace et la diarrhée ne font pas parties des symptômes... J’aurais finalement droit à de lopéramide et des comprimés en masse d’acétominophène.
La gastroentérite, ça aurait pu arriver n’importe où et n’importe quand, mais les presque 2 jours de repos m’ont forcé à réfléchir à la situation: est-ce que grimper de zéro à 3500 mètres aurait représenté un si grave danger?
Ayant fait le Népal, on a entendu parler de l’acclimatation très souvent pour se faire dire que les êtres humains sont tous un peu, pas mal différents face à l’altitude.
Certains seront très incommodés, d’autres beaucoup moins. Je ne donnerai pas de conseils fermes, mais je dirai seulement que de grimper directement à Putre et attendre là sagement 24 ou 48 heures en faisant des randonnées courtes et pas essouflantes pourrait être une avenue à explorer, du moins à ne pas rejeter du revers de la main… Quand on se trouve à plus de 3500m et que l’on grimpe plus haut, c’est une autre histoire…
Cependant, n’oubliez pas vos comprimés d’acétaminophène, hein?
Les sorties quotidiennes avec retours et couchers à Putre:
Putre/Suriplaza/Putre
Même avec la carte Copec, je suis franchement désolé, mais oubliez ça… car elle est beaucoup trop vague… Il vous faut OBLIGATOIREMENT la carte intitulée Suriplaza de Flavio D’Inca.
Suriplaza, c’est un ensemble de formations rocheuses appelées “planète mars” (car la matière rocheuse est principalement de couleur rouge) et la “lune” (car la matière rocheuse est principalement? Allez, tous en choeur: grise!).
Il y a plein de choses à voir dans cette région: la quebrada Allane puis le village de Coronel Alcerreca. Vous vous sentirez en sécurité, car des carabineros il en pleut dans le coin because la proximité des frontières péruviennes et boliviennes.
Si vous voulez pousser plus loin en direction de la frontière péruvienne, vers le village de Tacora, par exemple pour voir le volcan, il vous faudra un véhicule 4 X 4. Nous avons donc vu le volcan de la route… La vue est quand même très acceptable.
À cause des avertissements, que dis-je: des objections de Flavio, nous avons mis un X sur Visviri qu’on peut atteindre via la Route A93.
Bon, semblerait qu’un traffic de drogues transiterait par là, et c’est vrai que la géographie des lieux semble donner raison à Flavio car l’endroit est collé sur la frontière bolivienne, mais la beauté de cette région montagneuse nous interpellelaient quand même beaucoup! On laissera tomber, non sans regrets.
Pour le clou du spectacle, c’est-à-dire Mars et la Lune, nous avons rencontré un traffic routier super intense: 1 voiture et à la vitesse que le véhicule filait, c’était sans doute un “local”…
Donc, vraiment pas populaire la région. Et pourtant… Même des photos ne rendent pas justice à l’endroit. Que c’est agréable de randonner là où il n’y a strictement personne. À certains moments, le silence était tellement présent qu’on se croyait vraiment sur Marc ou la Lune.
En quittant Putre, vous ferez moins de 5 km sur l’alphalte, après ben c’est: bonjour la poussière… Bien que celle-ci devrait (en théorie) être plutôt derrière votre véhicule que devant, eh! bien il n’en demeure pas moins qu’elle va s’imiscer quand même! Prévoyez un lunch, il n’y a strictment rien dans le coin… Un long trajet A/R en perspective quand même (+ou- 150 km) !
Putre/Parinacota/lago Chungara/Putre
Semblerait que ce soit le grand “classique” de la région. Le village de Parinacota ressemblait à une ville fantôme quand on y a passé… Si ça n’avais été d’un couple allemand arrivé presqu’en même temps que nous, on aurait songé à une attaque au sarin…
Il y a bien l’église (vérouillée à double tour), une place centrale, et un guest house lui-aussi désert (sans note d’explication à l’entrée). On a trouvé un sentier qui mène… nul part puisqu’il fait une boucle. Bien indiqué et tracé, pas exigeant physiquement, mais aux paysages sages.
Plus loin, la laguna Cotacotani en vaut assurément le détour. Nous y avons vu des flamands, des volailles aquatiques et nos chères vicunas. Cependant, nous n’avons pas pu localiser le sentier sensé mener aux rives de la lagune…
En respectant l’écologie du terrain, et grâce à nos lunettes d’approche on a pu passer quelques heures fort agréables.
Pour le lac Chungara, force est d’admettre que le traffic des camions lourds et les innombrables travaux routiers du moment ont gâché notre visite… de même que les pylônes et fils électriques qui bloquent passablement la vue. Quelques arrêts sur la route sont possibles, mais à notre passage, ils étaient souvent en reconstruction… avec accès interdit.
Je pense que les Chiliens sont conscients du potentiel du site, et font de leurs mieux pour l’aménager, mais le traffic routier et les pylônes rendent la visite beaucoup moins intéressante, du moins pour l’instant. Par contre, nous avons parlé à un couple de touristes des USA, et l’ayant fait le 25 décembre, nous ont dit qu’ils avaient trouvé l’expérience: magical!
Putre/vers l’est avec la Route 11/Putre
Vous devez nécessairement passer juste devant pour poursuivre vos aventures “parinacottiennes”. Ça serait dommage de passer outre pour vous précipiter au plus vite sur la lac ou le salar de Surire…
C’est certain que le parc Las Cuevas n’est pas un incontournable, mais si vous cherchez kek chose de pépère pour vous acclimater en douce, il fera très certainement l’affaire. Et même si vous n’avez pas à vous acclimater, je vous le conseille quand même!!!
Difficle d’ignorer le sentier déjà tout indiqué et tracé… La diversité des écosystèmes est intéressante, et si vous venez tôt le matin, la faune pourrait être au rendez-vous… Beaucoup de vizcachas (Lagidium Viscacia) se cachent dans les formation rocheuses. Si vous êtes fins observateurs et immobiles, vous en verrez une tonne!
Putre/parc Lauca jusqu’au salar de Surire/Putre
On ne peut pas parler de cette journée sans immédiatement ajouter qu’il s’agit véritablement d’une expédition. J’en voit rire: franchement, vous ne devriez pas… Vous aussi allez revenir à Putre “la plotte à terre” (physiquement épuisé). Partir aux aurores et revenir très tard, pas loin de 260 km à avaler, de la poussière en quantité industrielle, des #$@!)*%& de camions qui soulèvent des tonnes de poussière, emporter votre bouffe (2 repas + collation + pas mal d’eau). Vous avez été prévenus.
Encore une fois, la carte Copec ne sert pas à grand chose… Celle de Flavio est tout indiquée, juré. Non, je touche pas de commission…
L’itinéraire proposé par Flavio indique: Misitune (beaux paysages), Saxra Marka (un point de vue ABSOLUMENT incontournable, mais qui se mérite cependant…), le salar de Surire proprement dit, les thermes de Palloquire et enfin le village de Guallatire.
N’oubliez pas de souvent regarder vers l’est lors du retour, car c’est là qu’on peut voir les multiples volcans/sommets de la region!!!
Je n’entre pas dans les détails, car il y aurait vraiment, mais alors là vraiment, beaucoup à dire sur cette journée…
Je dirais seulement que si vous pensez coucher dans les refuges de la Conaf, eh! bien soyez vraiment sûrs de votre coup, car nous avons lunché précisément à l’ombre de ces bâtiments (en compagnie des vizcachas) et tout était fermé à clé. Aucun numéro de téléphone, aucun horaire de présence, aucune note priant de communiquer avec tel ou tel organisme : NADA!
Dans ces régions du nord du Chili, certain(e)s “forumeurs” ne jurent que par les 4 X 2 ou 4 X 4.
Je tiens à souligner à gros traits que nous étions en voiture (une VW Virtus pour le rappeler) et que nous n’avons eu strictement aucun problème à passer partout. Nous avons traversé un seul gué (un filet d’eau, vraiment), le rio Lauca, mais à ce moment de l’année, c’était vraiment un filet d’eau.
Le 2ième élément: vous ne pourrez pas faire le tour du salar en voiture, car la route est trop sablonneuse, donc en voiture vous devrez faire l’impasse sur les thermes (à moins de marcher pendant des heures et des heures…)
Par contre, vous pourrez vous rendre sans trop de problèmes vers Chacaya pour y voir les innombrables flamands. La route est un peu défoncée, mais à basse vitesse: pas de problème!
Si c’était à recommencer, le coucher au refuge de la Conasse… oups je voulais dire: Conaf (mais dans le fond, c’est ce que je pense d’eux…) serait une bonne alternative à cette journée éprouvante. 2 jours/1 nuit, ça aurait été le paradis!
Comme nous n’avions pas prévu à l’origine passer la nuit au refuge de la Conaf, nous n’avons pas pris de renseignements. Une fois arrivés sur les lieux cependant, le tout avait l’air véritablement fermé à double tour. Il n’y avait aucune pancarte pour avertir de quoi que ce soit… Même pas un numéro de téléphone pour un cas d’extrême urgence… Les rideaux étaient tirés, et l’entretien (extérieur) des bâtiments laissait à désirer…
Peinture écaillée, pas de poubelle extérieures, toiles d’araignées dans la plupart des fenêtres etc… C’était à se demander si le refuge sert vraiment de temps en temps?
Départ de Putre pour Belen, Tignamar et Codpa
En quittant la Route 11 pour s’engager sur la A-201, le panorame devient moins idyllique… Beaucoup de déchets jonchent le sol et les ravines… On a éparpillé savamment le tout, mais la réalité des humains qui habitent en milieu montagneux ou l’État n’investit que très peu dans les installations sanitaires de base, frappe. On a vu bien pire au Mexique, mais ça égratigne la rétine, c’est certain…
Arrêt à Codpa, mais la quebrada est trop jolie, et s’offre à nous encore et encore alors on continue jusqu’à la fin qui s’annonce être à Palca. Retour sur nos pas et arrêt à Guanacagua pour la N.
Le réservoir de la voiture indiquant un peu moins que moitié vide, et les bidons étant vides, on se dit qu’il est temps d’aller investiguer ce que notre logeuse nous a indiqué : c’est-à-dire qu’au kilomètre 2006 de la Panam., il y aurait un almacen qui vendrait de l’essence.
Il y en aurait aussi possibilité de s’approvisionner à Cuya. Pas testé, mais pour y avoir mangé, je serais enclin à le croire sans hésitation puisqu’il s’y trouve quelques restaurants et c’est en plus un carrefour où les bus s’arrêtent, alors…
En quittant la A-35, on tombe justement dessus (l’almacen). Oui, on vend de l’essence. 1000 P le litre. On est preneur. On remplit la voiture et les bidons. Bref arrêt bouffe à Cuya, et départ pour Camina pour la N.
Le lendemain, on se laisse tenter par une excursion à la laguna roja. On s’attend à un véhicule 4 X 4, mais c’est un Mitsubishi Delica qui nous attend…
On quitte Camina dans le fond de la vallée pour monter par des routes escarpées et royalement magnifiques. On nous avait dit que la route était difficile, et elle l’est… Sur la A-95, c’est ben correct, mais à l’embranchement pour se diriger vers la lagune, c’est pas mal plus tape-cul…
Ne pas penser ne serais-ce qu’une seconde pouvoir faire le périple en voiture, mais oui: attendez! On va la faire en camionnette, non? Aie! Aie! Aie!
Le cul en compote, on arrive là-bas. Valait la peine, comme ils disent. Retour à Camina pour une autre N.
Et maintenant, la partie plus “aventureuse” de cette boucle. Je ne l’écrit pas a posteriori, car nous savions à quoi nous attendre. Les gens nous avaient prévenu, et la carte routière aussi!!!
L’idée de départ était de se rendre à Colchane en passant par le parc Isluga. Sur une carte, ça semble assez clair, mais la réalité est vraiment différente sur le terrain quand les carrefours sont nombreux et les panneaux routiers… pratiquement inexistants…
Si on voit quelques embranchements sur la carte, le terrain lui regorge de raccourcis, de pistes qui mènent nulle part… Vous voyez le genre?
On est du genre pas mal intrépides dans la vie comme en voiture. À t’on de l’essence en masse? Oui. À t’on toute la journée pour atteindre Colchane? Oui. Fait-il un temps magnifique? Oui. Ben, c’est assez les questions: on y va!
Ce fut une des plus belles balades du voyages, les paysages ne sont pas des plus: ah! mais quand même… C’est ici que je dois aborder un thème qui en fera… sourire certains? Qui fera craindre des lecteurs de mourir dans un endroit perdu au beau milieu de nulle part? On verra bien.
Le trajet entre Carmina et Colchane a comporté au moins 7 gués… Bon, ça a déjà commencé à craindre un peu, non? Comment ont-ils faits? En voiture en plus? Ont-ils arraché la moitié de la carosserie?
Ben oui, c’est assez inhabituel de se retrouver devant un gué quand on conduit un véhicule, non? C’est pas ordinaire, et c’est justement pour ça que c’est dans ma définitions de tâches…
Oui, au premier on a eu quelques papillons. Faut bien jauger pour ne pas être obligé d’appeler une remorqueuse qui de toute façon ne se serait JAMAIS rendue à cet endroit…
On respire par le nez, on retire ses chaussures, ses chausettes et on va tout simplement faire patauge dans la belle eau claire. Le fond est sablonneux, mais pas trop? Pas de présence de vase? Les rochers ont été savamment mis de côté par les usagers antérieurs? Le niveau d’eau fait moins de 60 cm? Alors on croise quand même un tout petit peu les doigts, et on appuie sur la pédale assez vite merci!
Eh! bien voilà. C’est fait. Il en restera 6 autres tout aussi faciles à traverser.
Je ne voudrais pas avoir l’air de celui qui prend tout pour un jeu. Mais comme la région n’avait pas reçu une goutte de pluie depuis des mois, que plusieurs gens du coin nous avaient donné leur bénédiction, que l’on a compris rapidement que les gués étaient franchissables sans même émettre un doute, alors on s’est dit: Youppi!
Cependant, il vous est fortement recommandé de bien évaluer la situation AVANT de faire cette aventure, hein? La seule et plus importante raison est la suivante: il n’y a aucun plan B possible. Cette route est prodigieusement belle et intéressante, mais effroyablement isolée.
La traversée du parc Isluga fut très agréable, le fait de n’avoir pas rencontré un seul véhicule a ajouté beaucoup à cette journée mémorable. N à Colchane.
La descente de Colchane vers la Panam. est très pittoresque, mais rien d’aussi ah!!! que ce que l’avait vu jusqu’à ce moment.
Visite de Hamberstone, 2 jours à Equique, puis retour à Arica.
FIN DE LA PREMIÈRE BOUCLE
Je m’en voudrais de ne pas aborder la décision à prendre (et à assumer financièrement) pour tous voyageurs dans la région: voiture ou véhicule plus musclé?
Je vais sans doute faire rougir de bonheur le ministre responsable des travaux publics (je pense plus particulièrement à l’entretien des routes et autoroutes) du gouvernement chilien, mais franchement, et en toute vérité: chapeau!
Le réseau est superbement bien entretenu, les panneaux routiers sont (trop) nombreux, mais peut-être vaut-il plus que moins??
Nous avons empruntés très, très souvent des routes de montagnes somme toute fréquentées avant tout par les gens du coin, et très peu par les touristes. Le bitume ou alors le concassé était toujours dans un état proche de la perfection…
Si les routes (et il y en avait souvent) passaient dans des zones d’avalanches et de désintégration des couches rocheuses superficielles (sable et + ou – petits/gros cailloux, par exemple), le chemin était exempt de gros rochers ou alors ils étaient tassés sur le côté..
Souvent des filets d’acier, des murs de soutient ou de captation des éboulis étaient installés (et fonctionnels) dans les endroits stratégiques.
Je n’y connais rien en la matière, mais je pense que le gouvernement du pays doit dépenser des sommes d’argent conséquentes, car l’entretien est nettement supérieur à ce que j’ai vu ailleurs en zones montagneuses, Mexique, notamment.
Je vais terminer ce premier segment en disant que la conduite automobile dans les régions du nord du Chili est facile et particulièrement sécuritaire.
Un de mes buts en écrivant ce compte-rendu était de vous faire pleinement réaliser qu’au moment de l’année où nous avons effectué ce périple, la location d’une voiture s’est révélée amplement suffisante, et particulièrement économique.
Je n’ai vraiment rien contre les plus gros véhicules, mais il faut bien le dire et le redire: les coûts de location ne sont pas les mêmes… À méditer!
Les photos affichées sont mélangées pour faire exprès.
Pour commencer, je me présente. :)
33 ans, Pacsé, et papa de 2 enfants (2 mois et 15 mois)
Je prépare un roadtrip pour Juin prochain (Mes petits bouts auront alors 9 mois et 21 mois).
Le but recherché étant le dépaysement ; redécouvrir certains points (2ième voyage en tant qu’adulte sur la coté Ouest et 7ième en tout) et en découvrir d’autres. :)
J’ai essayé de préparer un planning plutôt tranquille (28 jours) avec des pauses.
Merci pour vos retours sur la faisabilité, sur des idées de choses à voir que je n’aurais pas potentiellement vue (sachant qu’on a volontairement exclu arches/moab/mesa verde/monument valley pour ne pas faire une trop grand boucle) :
samedi 30 mai 2015 Départ Paris – Arrivée LAX 21h30
dimanche 31 mai 2015 Los Angeles
lundi 1 juin 2015 Los Angeles => Las vegas via Calico
mardi 2 juin 2015 Las vegas
mercredi 3 juin 2015 Las vegas
jeudi 4 juin 2015 Las vegas
vendredi 5 juin 2015 Las vegas=> Bryce via Zion
samedi 6 juin 2015 Bryce Canyon National Park
dimanche 7 juin 2015 Bryce Canyon National Park
lundi 8 juin 2015 Bryce => Kanab
mardi 9 juin 2015 Kanab => Grand Canyon National Park North Rim
mercredi 10 juin 2015 Grand Canyon NP => Page via Horseshoe Bend
jeudi 11 juin 2015 Page => Tuba City via Antipole Lower
vendredi 12 juin 2015 Tuba City => Grand Canyon National Park South
samedi 13 juin 2015 Grand Canyon NP => Williams
dimanche 14 juin 2015 Willims => Sedona => Laughlin
lundi 15 juin 2015 Laughlin => Las vegas
mardi 16 juin 2015 Las vegas
mercredi 17 juin 2015 Las vegas
jeudi 18 juin 2015 Las vegas
vendredi 19 juin 2015 Las vegas => Bakersfield via Death valley
samedi 20 juin 2015 Bakersfield => Fresno via Sequoia NP
dimanche 21 juin 2015 Fresno => Yosemite National Park
lundi 22 juin 2015 Yosemite National Park
mardi 23 juin 2015 Yosemite NP => Monterey
mercredi 24 juin 2015 Monterey => San josé
jeudi 25 juin 2015 San josé => San Francisco
vendredi 26 juin 2015 San Francisco
samedi 27 juin 2015 San Francisco => Départ SFO à 13h30
dimanche 28 juin 2015 Arrivée Paris 12h25
Voyageant avec des petits, j’aurais également apprécié les retours et conseils de ceux qui l’ont déjà fait. :)
En guise de remerciement, car pour recevoir, il faut donner…
Voici quelques infos que j’ai pu récupérer à différents endroits sur le net et que j’ai trouvé très utile (Un peu en vrac je l’avoue.). :)
Au décollage et à l'atterrissage, prévoyez un bonbon ou un chewing-gum, ou pour les plus petits une tétine, un biberon, une sucette ou un biscuit.
En altitude, les pieds de votre enfant étant susceptibles d’enfler, nous vous conseillons de lui retirer ses chaussures (Pensez donc à prendre des grosses chaussettes.).
Cherchez des produitsBIO, appelés ORGANIC ou produits localement. Les petites étiquettes sur les fruits et légumes commenceront donc par 9 (évitez les 3 et les 4).
Acheter Carte téléphonique “No fees communication” (Pour ne pas avoir de surtaxe pour la mise en relation)
La tension aux États-Unis est encore de 110 v dans beaucoup d’endroits. Ainsi regardez si vos appareils sont bien multitension 110/220 v.
Acheter un adaptateur et une multiprises
Retrait USA – BNP ou Hello Bank : Bank of the west + Bank of america
« Debit or credit ? ». Si vous n'avez pas de compte aux États-Unis, la réponse est « Credit » (même si vous avez une carte Visa ou MasterCard).
Trousse à pharmacie des enfants
· Bétadine pour les petits bobos à désinfecter
· Smecta et Tiorfan contre les diarrhées légères (+ menu spécial riz et Coca)
· Doliprane pour la fièvre
· Panotile pour les oreilles douloureuses
· Diprosone pour les réactions aux piqûres d’insectes
· Biafine pour les petites brûlures (et crème solaire surtout !)
· Hémoclar pour les bosses
-compresses
-sparadrap micropore, plus pratique que les pansements jamais à la bonne taille
-thermomètre
-pince à épiler pour les échardes
-crème solaire écran total
Coté Assurance :
L'assurance location vous couvre en cas de dommages ou de vol, à hauteur de 50 000 euros avec une Mastercard Gold et sans limite de montant avec une Visa Premier. Mastercard fait bénéficier de sa couverture jusqu'à 90 jours de location et Visa seulement 30 jours.
Attention, les assurances proposées par les cartes concernent uniquement les dommages collision et vol (en anglais CDW, LDW ou TP). En tant que conducteur, votre responsabilité civile n'est pas garantie, vous devez donc impérativement souscrire en complément une assurance LIA (Responsabilité civile automobile en anglais).
Les cartes Visa Premier et Master Card Gold offrent une bonne couverture pour les trois premiers mois de voyage (voir notre comparatif des assurances voyage ci-dessous)
Au-delà de 90 jours, il faut prendre une assurance voyage.
Pour bénéficier de l'assurance, il faut avoir réglé le billet d'avion avec la carte. Pour bénéficier de l’assistance, il suffit de posséder une carte en cours de validité.
Attention : l'assurance voyage doit être souscrite avant le départ de France, faute de quoi vous risquez de ne pas être couvert. Si vous choisissez de profiter de la couverture de votre carte bancaire pour les trois premiers mois, n'oubliez pas de souscrire votre assurance avant de partir en choisissant une date de début du contrat trois mois après la date de votre départ.
Coté Avion
Quelque sites :
Liligo
kayak
skyscanner
Easyvoyage
Site Under
Ebookers
Expedia
Orbitz
Voir également package si cela revient moins cher.
Vol+Voiture+Hotel ou Vol+Voiture ou Vol+Hotel => Compliqué dans le cas d’un multidestination.
En effectuant une demande à la réservation puis à l’enregistrement, vous pourrez disposer d’une nacelle suspendue sur les longs courriers. Il faudra simplement que votre bébé fasse moins de 10 à 15 kilos selon les compagnies, et maximum 70 à 85 cm. Pour éviter les mauvaises surprises, effectuez votre pré-enregistrement en ligne ou par téléphone quand c’est possible. Sinon, n’hésitez pas à arriver avant le début de l’enregistrement. Certains vols sont très familiaux, il pourrait donc y avoir pénurie de nacelles.
Lorsqu’une nacelle vous est attribuée, vous disposez d’une place à un endroit spécifique de l’avion qui permet d’accrocher la nacelle juste devant vous. Vous pouvez ainsi surveiller votre bébé tout en disposant de toute votre place. Et vous pourrez même allonger les jambes, luxe généralement impossible en classe économique !
Les compagnies sont plus ou moins généreuse avec les bagage pour bébé (moins de 2 ans sans siège).
Quelques exemples :
Air canada
Les enfants ainsi que les bébés qui occupent un siège ont droit à la franchise de bagages de cabine normale.
Si vous voyagez avec un bébé sur vos genoux, vous avez droit à un bagage standard ne dépassant pas 10 kg (22 lb) pour transporter ses effets personnels et ce, en sus de votre propre franchise de bagages de cabine.
Poussette ayant un diamètre maximal de 25,5 cm (10 po) et une longueur maximale de 92 cm (36 po) lorsqu'elle est fermée
+ 1 poussette à enregistrer à la porte au moment de l’embarquement
+ 1 siège d’auto ou d’appoint
+1 bagage 23 kg
Air France
1 piéce gratuite de bagage (55 x 35 x 25 cm) de 12 kg maximum quelle que soit la classe de transport ou une poussette pliante de type BabyZen Yoyo (55 x 35 x 25 cm) ;
+1 piéce gratuite de bagage de 10 kg (158 cm) au Piece Concept ou 10 kg en 1 ou plusieurs bagages au Concept Poids. Dans tous les cas, ils bénéficient du transport gratuit en soute : d'une poussette pliante quel que soit le poids, soit de type canne (15 x 30 x 100 cm), soit de type BabyZen Yoyo (55 x 35 x 25 cm) + 1 nacelle ou 1 coque ou 1 siége homologué auto gratuity,
American Airlines
Si votre nourrisson fête l'anniversaire de ses deux ans pendant un voyage, une place gratuite sera mise à sa disposition pour le vol retour.
Un sac à langer en bagage à main
Une poussette enfant entièrement pliable en soute ou un porte-bébé à enregistre
Les sièges enfants et les poussettes pliantes peuvent être emmenés en porte d'embarquement
+1 bagage 23 kg
+Un siège auto pour enfant
British Airways
Les bébés de moins de 2 ans ont droit à un bagage de taille standard plus une poussette entièrement pliante et un siège auto.
Pour les bébés et les enfants voyageant avec un billet 'bagages à main seulement', vous pouvez quand même enregistrer une poussette pliante et un siège auto.
United Air Lines
Si vous voyagez avec un enfant qui atteindra ses deux ans au cours de son voyage, vous devez réserver un siège séparé pour les vols effectués le jour de son 2e anniversaire ou après celui-ci. Mais cela est gratuit ; vous paierez uniquement le tarif bébé pour l'ensemble du voyage.
une franchise de bagage gratuite correspondant à une poussette ou un siège auto et un autre article, dont les dimensions linéaires ne doivent pas dépasser 157 cm (62 pouces) et dont le poids n'excède pas 23 kg (50 lb)
Lufthansa
Les enfants de moins de deux ans peuvent en principe voyager avec un bagage de 23 kg. À partir de deux ans, les enfants bénéficient de la même franchise bagage que les adultes.
Coté Voiture
Avant de partir de l'Agence de location, vérifier la présence et l'état de la roue de secours.
Sur un Full Size (type Suburban) la roue de secours se trouve attachée par un câble sous la voiture au niveau de la banquette arrière et nécessite de passer dessous pour la décrocher.
Chez Alamo Rent A Car n’applique pas de frais d’annulation si c’elle ci est faite dans les 7 jours au plus avant la date de départ.
Les locations aller simple sont gratuites en Floride et en Californie* (*Exceptions au départ de San Francisco et Californie du Nord en haute saison)
Le liens utiles (15%) : http://www.alamo.fr/Hotdeals/741/fr/alfr_fifteenperdiscountusa
Nous partons en Floride du 22 octobre au 1er novembre.
Les billets d'avion sont achetés.
Ne pas aller jusqu'à Key West est un choix, qui a été difficile à prendre. Mais bon, on reviendra 😉
Rester aussi longtemps à Orlando sur un séjour si court est également un choix.
Voici le circuit prévu :
J1 - Samedi 22/10 : Arrivée à Fort Lauderdale
- Arrivée à Fort Lauderdale vers 18h
- Hôtel près de l’aéroport
J2 - Mardi 01/11 : Fort Lauderdale - Miami
- Visite de Miami Beach
- Croisière?
J3 - Lundi 24/10 : Miami - Everglades - Naples
- Départ pour les Everglades
- Arrêt à Shark Valley : Location de vélo (ou si mauvais temps visite en tram ou à pied)
- Tour en Airboat : Captain Doug à Everglade City
- Arrivée à Naples puis visite de Naples
J4 - Mardi 25/10 : Naples - Sanibel Island
- Visite de Edison & Ford winter estates
- Visite de l’ile en vélo
- Canoe au J.N Ding Darling Wildlife Refuge
J5 - Mercredi 26/10 : Sanibel Island - Crystal River
- Visite de Edison & Ford winter estates si pas fait la veille
- ??
J6 - Jeudi 27/10 : Crystal River - Orlando
- Nage avec les lamentins
- Arrivée à Orlando en milieu d’après-midi
- Piscine
- Soirée à Disney Downtown
J7 - Vendredi 28/10 : Orlando
- Parc Disney
J8 - Samedi 29/10 : Orlando - Cap Canaveral - Orlando
- Visite de Cap Canaveral
J9 - Dimanche 30/10 : Orlando
- Parc Disney
J10 - Lundi 31/10 : Orlando
- Parc Disney
J11 - Mardi 01/11 : Orlando
- Parc Disney
- Départ à 21h55
J'ai des doutes sur Crystal River.
Cela vaut-il le coup de monter jusqu'à Crystal River? Est-ce une bonne période pour nager avec les lamantins ou est-ce encore trop tôt? Faut-il être un bon nageur?
Et si non, par quoi remplacer cette étape?
J'ai reçu ce texte sous forme de présentation (pps ou power point), je ne sais pas s'il a été déjà publié dans le forum :
Nous sommes 2070.
Je viens d’avoir 50 ans, mais mon apparence est celle d’une personne de 85 ans.
J’ai de gros problèmes aux reins parce que je bois très peu.
Je crois qu’il me reste
peu de temps...
Aujourd’hui, je suis une des personnes les plus vieilles de cette société.
Je me rappelle quand j’avais 5 ans.
Il y avait beaucoup d’arbres dans les parcs,
Les maisons avaient de jolis jardins et je pouvais profiter d’un bain ou rester une heure sous la douche.
Maintenant, nous utilisons des serviettes humidifiées avec de l’huile minérale pour nettoyer la peau.
Avant, toutes les femmes montraient leur belle chevelure.
Maintenant, nous devons nous raser la tête pour la maintenir propre
sans utiliser d’eau.
Avant, mon père lavait la voiture avec de l’eau qui sortait d’un tuyau d’arrosage.
Aujourd’hui, les enfants ne croient pas que l’eau s’utilisait de cette manière
Je me rappelle qu’il y avait beaucoup de messages qui disaient
“FAITES ATTENTION A L’EAU“.
Mais personne n’écoutait.
Ils ne pensaient pas que l’eau pouvait disparaître.
Maintenant, toutes les rivières, les barrages,
les lacs et les nappes aquifères sont irréversiblement pollués ou épuisés.
D’immenses déserts constituent le paysage qui nous entoure de toute part.
Les infections gastro-intestinales,
les maladies de peau et des voies urinaires sont les principales causes de décès
L’industrie est paralisée et le chômage est dramatique. Les usines de traitement de l’eau sont la principale source d’emploi
et tu es payé avec un verre d’eau potable au lieu d’un salaire
Les agressions pour un bidon d’eau sont banales dans les rues désertes.
La nourriture est à 80% synthétique
Avant, la quantité idéale d’eau à boire était de 8 verres par jour pour un adulte.
Aujourd’hui, je ne peux boire que la moitié d’un verre.
Les vêtements sont jetables, ce qui augmente la quantité d’ordures.
Nous avons dû revenir aux fosses sceptiques comme au siècle passé parce qu’on ne peut plus utiliser les réseaux d’égout par manque d’eau.
L’apparence de la population est affreuse:
des corps affaiblis, ridés par la déshydratation, une peau remplie de plaies à cause
des rayons ultra-violets qui n’ont plus la couche d’ozone pour les filtrer dans l’atmosphère.
De part la sècheresse de la peau, une jeune fille fille de 20 ans
a l’air d’en avoir 40.
Les scientifiques font des recherches
mais il n’y a aucune solution possible.
On ne peut pas fabriquer d’eau.
L’oxygène aussi est dégradé par le manque d’arbres, ce qui a diminué
le coefficient intellectuel des nouvelles générations
La morphologie des spermatozoïdes de nombreux individus s’est altérée
Comme conséquence, beaucoup de garçons ont des insuffisances, des mutations et des déformations.
Le gouvernement nous fait même payer l’air que nous respirons.
137 m3 par jour, par habitant et adulte.
Les gens qui ne peuvent pas payer sont retirés des “zones ventilées” qui sont dotées de gigantesques poumons mécaniques fonctionnant à l’énergie solaire
Ils ne sont pas de bonne qualité mais on peut respirer.
L’âge moyen est de 35 ans.
Il est resté dans quelques pays un peu de végétation, ainsi que leur fleuve respectif qui est fortement surveillé par l’armée.
L’eau est devenue un trésor très convoité, plus que l’or ou les diamants.
Ici, en revanche, il n’y a pas d’arbres parce qu’il ne pleut presque jamais. Et quand on arrive à enregistrer une précipitation, il s’agit d’une pluie acide.
Les saisons de l’année ont éte sévèrement transformées par
les essais atomiques et les industries polluantes du 20ème siècle.
On nous avait averti qu’il fallait protéger l’environnement,
mais personne n’y a fait attention.
Quand ma fille me demande de lui parler de l’époque où j’étais jeune,
je lui décris la beauté des forêts
Je lui parle de la pluie,
des fleurs, du bonheur de prendre un bain et de pouvoir
pêcher dans les rivières et les barrages, de boire toute l’eau que je voulais..... et combien les gens étaient en bonne santé.
Elle me demande:
Papa! Pourquoi il n’y a plus d’eau?
Alors, je sens comme un
noeud dans la gorge.
Je ne peux pas m’empêcher
de me sentir coupable,
parce que j’appartiens à la génération qui a fini de détruire l’environnement
ou qui n’a simplement pas pris en compte tant d’avertissements
Maintenant, nos enfants
en paient cher le prix...
Sincèrement, je crois que la vie sur terre ne sera plus possible
dans très peu de temps parce que
la destruction de l’environnement est arrivé à un point irréversible.
Comme j’aimerais pouvoir revenir en arrière et faire en sorte que toute l’humanité comprenne cela..... quand nous pouvions encore faire quelque chose
pour sauver notre planète Terre!
Réfléchissons tous a ce qui arrivera si nous ne faisons rien……
Le 14 Décembre 2005 on a encore de l’eau !! Merci…
Pour Ceux qui, comme nousautes, souhaitent s'en ramener un, de drâa, le tarif (à négocier) sur le Marché Capitale de Nouakchott, pour un complet (boubou+pantalon+chemise), de qualité disons "correcte" (selon un avis Local, hein) , compter dans les 25-30 euros comme ça . L'entrée de gamme, appelée , en fine cotonnade idéale pour rester à la maison par grosse chaleur, s'obtient à moins "cher".Le haut de gamme, connu sous le terme , qu'on trouve plutôt en boutique spécialisée, voit s'envoler les prix, genre + 1000 euros, mon frère.
A suivre, si ça vous branche, un ptit topo circonstancié et illustré de nos , oulah kiffées à la mi-février juste passée.Je veux y partager notre expérience de l'hospitalité (de toutes classes sociales), du vibrant (marchés de Nouakchott), de l'oasis, du logistique (hébergements, restauration, transports...), nos interactions avec bourricots et chameaux à (presque) chaque coin de rue, au rythme du "rite" sucré des 3 thés et des 5 appels à la prière quotidiens.
Après mon voyage en Oregon en 2018 (cf Carnet "L'Oregon et seulement l'Oregon"), j'avais vaguement l'intention de retourner dans l'Ouest (l'ouest des USA bien sur, l'ouest de la France j'y habite presque) un jour, plus tard.... sans date ni idée précises.
Novembre 2018, je tombe sur une promotion pour des vols AR Paris-San Francisco.
Enfin, je tombe.... On avait bien dû collecter des "data" sur ma petite personne pour que cette promotion ait une bonne chance de passer devant mes yeux ouverts. Et ça marche !
ESTA encore valable, 2 jours après c'est décidé : ce sera du 13 Mai 2019 (départ Paris) au 15 Juin 2019 (retour Paris).
Le type de voyage ? comme l'an dernier : voyage à petit budget, voiture de location et hébergement uniquement en camping, sans réservations pour être le plus libre possible.
Les exceptions ? 3 nuits en Auberge de Jeunesse à l'arrivée à San Francisco (centre), 1 nuit au retour (juste avant de prendre l'avion) à Montara, près de Pacifica, un endroit bien situé à priori pour retourner en voiture à l'aéroport en milieu de nuit.
Maintenant reste à construire le canevas (à peu près). Je m'y mets et cela va donner une fois le voyage réalisé :
Point le plus à l'ouest : Montara Lighthouse sur la côte 30 kms au sud de San Francisco (California);
Point le plus à l'est : Zion National Park (Utah).
Point le plus au nord : Reno (Nevada).
Point le plus au sud : Spring Mountain Ranch State Park à Blue Diamond près de Las Vegas (Nevada).
Autrement vu
Je vais rester 33 jours dans cette petite zone ! Je suis un voyageur lent.
Entre temps, je me suis rendu compte que, dans certains endroits où je voulais aller (Las Vegas et des Parcs Nationaux), il était préférable de réserver.
J'ai ajouté à la liste des réservations :
- 2 nuits en AJ à Las Vegas
- 6 nuits en camping dans les parcs nationaux ( 2 à Zion NP, 2 à Yosemite NP, 2 à Sequoia-Kings Canyon NP).
Entre tous ces points de passage (datés), c'est au choix parmi les idées trouvées.
Je suis aussi un rédacteur lent ; rédacteur lent , voyageur lent, il va me falloir du temps pour boucler la boucle.
Je commence demain.
J'ai trouvé ceci ce matin sur le site du "Figaro" (n'étant pas abonné, je n'ai pu lire tout l'article) : j'en suis resté assez stupéfait, et je me demande bien ce qu'en pensent les lecteurs de ce forum !
www.lefigaro.fr/...port-aerien-20190407
Par souci d’écologie, de plus en plus de voyageurs cèdent à la «honte de prendre l’avion» et privilégient le train, même pour de longs trajets.
Gino, Italien installé depuis sept ans à Stockholm, et Saana, son amie finlandaise, auraient toutes les raisons de choisir un des nombreux vols low-costs pour rejoindre leur famille respective. Une habitude très ancrée chez de nombreux Suédois. Ils prennent cinq fois plus l’avion que la moyenne mondiale, souvent pour des vacances au soleil afin d’oublier leur hiver si long. Mais pas en 2019: «Nous avons décidé cette année de ne pas prendre l’avion, explique Gino. Nous sommes inquiets pour le climat et nous avons voulu faire quelque chose de concret. Alors pour les vacances de Pâques à Turin, ce sera 37 heures de train, rien que pour l’aller.»
Bonjour à toutes et tous,
En réponse à un projet de longue date, à savoir l'organisation d'un trek dans les Alpes françaises, notre choix s'est porté sur le trek des Aiguilles Rouges, pour son accessibilité, sa durée (4 jours - on peut faire plus, on peut faire moins), et les paysages qu'il offre tout du long. Et c'est peu de le dire. Ce trek parcourt le grand balcon face au massif du Mt Blanc, offrant une vue imprenable sur les glaciers et les plus hauts sommets de France. Puis il descend dans la vallée de Passy et sa réserve naturelle, riche en faune et en flore. Le tout autour de l'imposant massif des Aiguilles Rouges, qui changent de visage au fil des lumières changeantes.
JOUR 1 - Montée au refuge du Lac Blanc
Distance
5,1 km
Dénivelée
+851m / -6m
11h30 - Départ du col des Montets, un peu au dessus d'Argentières, en vallée de Chamonix. Départ tardif, car on sait que cette première étape est relativement courte, que les conditions météo sont stables, et que cela nous laissera le temps, arrivés là-haut, de profiter des alentours somptueux !L'itinéraire monte d'entrée, en lacets, dans la forêt. Et très rapidement, une première rencontre avec deux très jeunes bouquetins nous surprend. Nous ne sommes pourtant pas partis depuis bien longtemps, et ils ne sont qu'à 10 mètres de nous. Le sentier est assez fréquenté, nombreux sont des randonneurs qui montent (ou redescendent déjà) au lac Blanc en aller-retour sur la journée.
Après un pique nique pris entre les Aiguilles Rouges et le glacier d'Argentière, nous reprenons le chemin direction les lacs de Chéserys. En montée, nous croisons un nombre incroyable de bouquetins, souvent des jeunes. Le grand lac de Chéserys est connu pour son orientation qui permet d'y admirer le reflet du Mont blanc ! Tout au long de cette étape, le sentier est parfaitement tracé.
Après 850m de dénivelée, par une météo des plus agréables, nous arrivons au refuge du Lac Blanc. Bien installé au bord du petit lac, ce refuge dispose de 40 lits individuels en dortoir de 8-10 lits. Seul un drap-sac est nécessaire pour le couchage. Nous y avons reçu un très agréable accueil, et y avons très bien mangé. Nous avons fait en outre de chouettes rencontres, toute une famille qui finissaient le TMB, deux australiens dont un qui fait le voyage Australie-France tous les ans, juste parce qu'il est littéralement tombé amoureux du massif du Mt Blanc, et une photographe allemande qui finissait elle aussi le TMB, en solitaire.
Après le dîner, les gérants nous orientent vers une petite balade digestive vers un lac, un peu plus haut, où les bouquetins ont l'habitude de venir boire au coucher.
Ce lac, le lac de Persévérance, s'atteint en 15 minutes, et nous y avons effectivement croisé nombre de bouquetins, déjà un peu plus âgés que ceux que nous avons pu voir dans la journée. Le lac lui, est d'un bleu profond, presque noir, niché dans un écrin minéral.
Et puis nous redescendons, la nuit tombante (presque tombée même), pour revenir sur les bords du lac blanc, où l'heure bleue nous attendait. Le vent est totalement tombé, ce qui offrait un miroir quasi-parfait !
Voilà bientôt deux mois que nous sommes rentrés (voyage du 21/9 au 6/10), les impressions se sont un peu décantées, le tri des photos est en bonne voie et la rédaction du récit avance (doucement mais ça avance 😇). Il est donc grand temps que je commence ce carnet.
GENÈSE DU VOYAGE
Pourquoi le Vietnam ?
Depuis quelques années, nous avons l'habitude de partir systématiquement vers l'ouest qui nous a largement comblés. Cette fois-ci, une envie "d'autre chose" nous pousse à regarder vers l'Est. Pourquoi pas l'Asie ? Nous ne connaissons ni l'un ni l'autre. C'est une idée de mon homme, en ce qui me concerne, l'orient n'a pas encore réussi à faire naître, dans mes jambes et dans ma tête, ce fourmillement qui déclenche un voyage mais j'adopte volontiers l'idée, curieuse, comme toujours.
Je me colle au sujet, écluse la toile, les guides touristiques. D'emblée la Thaïlande et l'Inde seront écartés. J'en ai trop entendu parlé. La Chine me tente mais c'est si grand que je m'y perds avant même d'y poser un pied. J'ai envie d'authenticité, de beaux paysages, pas d'un parcours formaté. Je veux construire notre voyage.
Mon regard glisse sur la carte, cherche dans toutes les magnifiques photos postées par d'autres voyageurs, s'envole en parcourant des récits, des expériences, des impressions diverses et finit par s'arrêter sur le Vietnam. Pourquoi là ? Peut-être le vague souvenir de quelques cours d'histoire, la sensation d'un passé commun, d'un bout de chemin, prometteur et douloureux parcouru ensemble. Mettre une réalité, un présent sur le passé et faire basculer tous ces clichés un peu surannés dans le XXIème siècle.
Était-ce un bon choix pour une première découverte de l'Asie ?
Je n'ai pas de réponse juste une question qui s'impose à notre retour. Pour l'authenticité et le dépaysement, sans conteste oui. Pour la beauté des paysages, j'attendais sans doute plus que je n'ai trouvé. Un très beau pays mais pas de waouh, pas d'évidence, aucun de ces moments où l'on reste juste scotché. Mais c'est peut-être affaire de circonstances. je vous laisse juger au fil de mon récit, forcément subjectif, forcément engagé, comment pourrait-il en être autrement.
Ce sera le Nord, en automne
Très vite, la silhouette de dragon de ce pays qui s'étire du nord au sud et barbotte dans la Mer de Chine me met face à une évidence : les distances, les différences de climat, le peu de temps dont nous disposons, à peine 15 jours, ont vite fait d'opérer une saine sélection. Pas question, pour nous, de courir de train en avion. Ce sera donc le nord et juste le nord. Hanoi et Ha Long sont d'autorité sur la wish list. S'y rajouteront, au fil de mes recherches la baie d'Halong terrestre, facile à explorer en solo et le nord avec ses rizières que j'aimerais découvrir au moment des récoltes. On hésitera un peu avant d'inclure au programme, en prime, les montagnes et paysages minéraux de l'extrême nord-est.
L'automne, c'est théoriquement l'époque où la période des pluies s'achève dans le nord. J'ai la naïveté de croire ou de vouloir croire que c'est une saison propice. Mais la météo n'est pas une évidence, ni ici, ni ailleurs. Au final, nous ne nous en sommes pas trop mal sorti du moins dans la première partie de notre périple. Pour la fin, c'est une autre histoire ! Et ne croyez pas qu'une pluie de mousson dure juste 5' ou même 1h. Elle peut durer toute une journée, plusieurs journées même en reprenant à peine son souffle. Nous avons donc découvert le sens exact de l'expression "être trempé jusqu'aux os" 😏. Et en suivant les actualités climatiques après notre retour, je me suis dit que finalement, on s'en était bien tiré. Plus de détails dans le récit journalier si ça vous dit ...
Quelle formule ?
Nous avons pris l'habitude, ces dernières années de voyager en totale liberté, location de voiture, arrêts où on le souhaite, quand on le souhaite, aussi longtemps qu'on le souhaite et balades à pied sur le même mode.
Mais ici, impossible de louer et de conduire soi même une voiture. Les transports en commun me paraissent un mode de transport un peu rigide, surtout pour une durée de séjour courte. On n'est pas des adeptes de la moto. Donc il nous reste la solution de la voiture avec chauffeur et guide puisque généralement les chauffeurs ne font office ... que de chauffeur 😛
C'est une formule que nous appréhendions un peu et ce voyage confirmera nos craintes. Si cette solution comporte des avantages, elle a aussi un certain nombre d'inconvénients non négligeables. Pas l'idéal en ce qui nous concerne et je ne pense pas qu'on retentera un jour une telle expérience. Affaire à suivre ...
L'agence
Plusieurs mois avant le départ, j'ai demandé des devis à 3 agences locales parmi les mieux notées ou du moins, parmi celles le plus souvent citées, en précisant nos desideratas ainsi que l'itinéraire que nous souhaitions suivre, celui-ci ayant été affiné avec l'aide de gentils forumeurs 🙂
Les trois propositions reçues ont été sensiblement équivalentes au niveau du prix cependant, une des agences s'est montré assez peu réactive tandis que la deuxième a cherché dans un premier temps à nous "coller" un circuit tout fait puis dans un second temps à adhérer à toutes nos demandes sans le moindre conseil et enfin à nous inonder de publicités et de rappels. La troisième agence a été très pro du début à la fin, prompte dans ses réponses, à l'écoute de nos demandes, suggérant certaines modifications sans jamais de relance intempestive. C'est donc avec eux que nous avons signé pour 8 jours de circuit guidé dans le nord, la réservation d'une croisière plus quelques transferts programmés. Tout s'est parfaitement déroulé du début à la fin et nous n'avons regretté qu'une seule chose, que l'attitude de notre guide n'ait pas été à la hauteur de celle de son employeur, GP travel 😕
Remerciements
Avant de commencer le récit à proprement parlé (enfin 😊!) Je tiens à remercier tous les "piliers" du forum Vietnam (et les autres aussi) qui, au-delà des chamailleries qui émaillent parfois certaines discussions, m'ont beaucoup aidée à construire ce voyage, directement ou indirectement. Je ne citerai personne en particulier de peur d'en oublier mais je suis certaine qu'ils se reconnaîtront 😉
Merci aussi à tous ceux qui prennent la peine de faire, ici ou ailleurs des retours ou des carnets, des blogs, des sites, de partager des photos ou des impressions. Au-delà du simple plaisir de les lire, ils sont une source d'inspiration et une aide considérable.
S'il ne fallait mentionner qu'un site à consulter, je citerais celui de Hanh, une jeune vietnamienne, que j'ai trouvé particulièrement remarquable et bien construit. Merci à elle pour le partage !
EN ROUTE...
Bon bah voila, c'est parti, me voila dans le train pour Paris, de laquelle je m'envole pour la Bolivie demain matin. Voici a peu pres 6 semaines que je prépare cette aventure de trois semaines ou j'ai prévu de voir un bon bout de terre de ce pays. 3 semaines pour un pays comme celui-ci, ce n'est pas énorme, car des photos et récits que j'ai pu parcourir sur VF, les quatres coins de ce pays en valent la chandelle.
POURQUOI LA BOLIVIE?
Pourquoi la Bolivie? Il me restait 3 semaines de congés a prendre cette année et l'envie de découverte d'horizons inconnus me rongeait les ongles, mais quels horizons? Un fait qui va grandement réduire la palette de possibilités: j'ai a présent posé les pieds sur tous les continents a l'exception d'un seul, l'Amérique du Sud. Et comme je suis un peu du genre a aimer dire "oui, j'ai été la-bas", le choix fut enteriné. Les options étaient maintenant limitées a une douzaine de pays. Des lors, je me suis penché sur ce a quoi j'aspirais le plus a voir lors d'un voyage. Je n'ai rien contre les plages de sable blanc avec palmiers, mais je préfere de loin les grands espaces, les déserts et les paysages montagneux. Je me suis tout naturellement porté sur la plus lomgue chaine de montagnes du monde, avec ses 7100 kilometres de long, la Cordillere des Andes. Elle s'étend du Venezuela au Chili, en passant par la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, et l'Argentine. Apres moultes heures passées sur la toile a s'informer sur ces pays, il y avait tant de choses a voir dans chacun d'entre eux que le choix est vite devenu un dilemme. Mais il fallait en faire un, ce qui fut fait. Cette année, en route pour la Bolivie...
DEPART IMMINENT
Paris, 18 Aout. Réveil a l'hotel ce matin, la tete un peu dans le cirage. Sous un ciel maussade, je marche vers la Gare du Nord pour prendre le RER B qui me conduira a Charles-de-Gaulle. Le petit provincial que je suis est tout ébahi de voir autant d'agitation dans la ville alors que le jour ne fait que pointer son nez. Au total cela fera 2h de transit depuis l'hotel jusqu'a la porte d'embarquement, sans anicroches. A l'enregistrement des bagages, une hotesse tres aimable et joviale me demande de la suivre, j'obtempere, elle commence alors une série de questions sur le ton d'une conversation entre amis, ce qui me laisse un peu pantois:
Alors comme ca vous vous rendez a La Paz?
Exact
Et donc vous partez seul, style routard?
Exact
C'est sympa ca, sinon vous faites quoi dans la vie?
Je suis développeur Web
Tres bien, cela consiste en quoi?
Nous avons un logiciel, mon role est d'apporrter de nouvelles fonctionnalités.
Mmh super! Et pour qui travaillez-vous?
Je deviens perplexe, pourquoi me pose-t-elle toutes ces questions? D'ailleurs, elle ne prend pas note de mes réponses.
Je travaille pour XXX.
Cool! Sinon vous faites quoi pendant votre temps libre?
J'aime bien la randonnée, le foot, la peche...
Ok! Moi quand j'étais petite on m'emmenait souvent a la peche, du coup vous pechez ou?
Dans des réservoirs, ce sont des lacs de taille moyenne
Elle enchainera sur mes techniques de peche, en allant jusque dans les moindres détails.
Bon eh bien, c'est super tout ca. Alors je vous souhaite un bon voyage, et éclatez-vous bien, au revoir!
Alors quelle s'apprete a prendre congés, je la retiens, curieux:
Excusez-moi, mais toutes ces questions, c'est pour un sondage? C'est pourquoi au juste??
Oh, non non, c'est juste que .... vous allez entrer sur le territoire américain, alors on a certaines procédures qu'on applique, c'est tout...
Ok
Sacrés ricains. Je ne vois pas bien a quoi peut mener un tel interrogatoire. De toute évidence, cela a été instauré parmi les procédures antiterroristes, seulement voila, les réponses ne sont pas enregistrées, et j'aurais pu mentir autant que possible. Aussi, je vois mal comment, avec des conversations sur des techniques de peche, elle aurait pu déceler une éventuelle personne indésirable. Pour finir, s'il s'agit bien de procédures anti-terroristes, pourquoi celle-ci ne s'applique-t-elle que pour les USA? Il n'y a pas de terrorisme en Europe? Bref, passons.
31 jours de voyage
96 pages de roadbook sur-documentées
15 hôtels (allant de 70 à 240 € la nuit)
3 lessives
6300 kilomètres en voiture
450 kilomètres à pieds
1 paire de chaussures défoncée sur 3
3 kilos perdus
8700 € de budget (dont 1500 $ dépensés sur place et 225 € remboursés en cashback)
25 € de hors-forfait sur le téléphone
2200 photos
17 heures de vidéo (presque 500 Go)
5 mugs-souvenir ramenés en France
1 abonnement Spotify (9,99 €)
1 seul mec (1 mec seul)
Bonjour !
Après avoir préparé mon roadtrip dans l'Ouest américain pendant 7 mois grâce à ce forum, il me paraît assez naturel de partager à mon tour l'expérience que j'ai vécu sur place. Si avec ce récit je peux aider au moins UNE personne qui envisage une telle aventure alors ce sera une grande victoire ! Et quoi de mieux que de démarrer ce carnet un an pile après mon départ, c'était le 28 avril 2016...
Petite remise en situation : je m'appelle Yann, j'ai 28 ans, j'habite en banlieue parisienne et suis un solitaire dans l'âme. Au moment de ce périple je sors peu, je n'ai pas de copine et mon meilleur ami est un bonsaï Ikea. Je ne suis pas sportif du tout et n'ai jamais randonné avant. Je n'ai voyagé que deux fois dans ma vie : 5 jours à Madrid et 10 à New York. Je regarde beaucoup de séries et films américains et pourtant je ne suis pas du tout « fluent » en anglais... Je quitte le territoire serein, ou presque. J'ai juste peur que le bonsaï meure, sans eau.
Avec ces premières données, vous pouvez d'ores et déjà deviner à quel point la préparation de ce roadtrip fut laborieuse et à quel point le roadtrip en lui-même fut dépaysant ! Je le sentais déjà en parcourant les carnets sur ce forum et je l'ai encore mieux constaté sur place : voyager seul n'est pas une chose commune. Ce sera d'ailleurs l'angle principal de mon carnet.
Je n'ai pas l'intention ici de jouer au guide touristique. La longueur des randonnées ou l'intérêt des parcs sont déjà bien assez documentés sur internet. En revanche j'aimerais vous raconter mes journées telles que je les ai vécues en partageant mes ressentis, mes bonnes et mauvaises surprises et même quelques conseils simples et logiques que j'aurais aimé lire plus tôt.
Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour vous donner de bonnes adresses de restaurant. J'ai justement profité d'être seul pour expédier les repas, en sauter certains et consacrer plus de temps à mes visites sur place. La plupart du temps, mon organisme a du se contenter de chips et de glaces :)
Petit rappel des étapes :
Los Angeles
Williams
Grand Canyon
Page
Monument Valley
Moab : Arches et Canyonlands
Capitol Reef
Bryce Canyon
Zion
Las Vegas
Vallée de la Mort
Sequoia
San Simeon
Monterey
San Francisco
L'explosion de la durite.
La passagère est si impatiente d'arriver que le cocher fouette une monture qui goûte modérément les mauvais traitements. Je la devine préparant le coup de pied de l'âne et, soudain, au grand galop, elle ne répond plus. Si j'écrase l'éperon elle s'éteint mais accepte une pédale à mi-course.
Elle a déjà fait le coup l'an passé, au beau milieu du désert du Kalahari et je devine la ruse : elle a explosé une durite !
Une heure au petit trot nous amène devant un garage Ford. Un chef d'atelier aussi renfrogné qu'efficace fait démonter ce qu'il convient pour atteindre la durite puis annonce qu'il n'a pas la pièce de rechange et qu'il lui faudra une semaine pour l'obtenir. Je lui propose de profiter qu'elle soit accessible pour effectuer une réparation de fortune sur la déchirure mais il s'y oppose, arguant que la pression est telle que l'emplâtre lâcherait aussitôt -c'est pas une Testarossa quand même ! Après remontage, il refuse de nous faire payer quoi que ce soit et nous conseille de rallier la ville suivante située à deux cent kilomètres c'est reparti pour quatre heures. Des semi-remorques nous doublent sans ménagements, je revois Duel.
Parvenus à la concession Land Rover, nous apprenons que le délai d'obtention de la pièce est de deux jours ouvrés et nous sommes un jeudi. Je décide de faire livrer la durite à la maison sans roulettes, je la changerai moi-même.
Cinq heures plus tard et l'ascension du col en première, nous atteignons l'objet de ses désirs.
*
Cache-cache
En Bretagne, mon voisin est un marin pêcheur taciturne et ombrageux. Il a ancré son ancien bateau au milieu de l'estuaire qui sépare deux départements et s'en sert comme dépôt. C'est un capharnaüm de filets, de bouées et de casiers. Le vieil esquif en bois menace ruine et la peinture de la coque n'est plus qu'un lointain souvenir au point que la Direction des Affaires Maritimes de son département l'enjoint de l'enlever ou de le repeindre.
L'Astérix tient également un restaurant sur le port où il régale le chaland de sa pêche. Un dimanche après-midi nous le voyons embarquer dans des annexes cuisiniers, serveurs et plongeurs armés de rouleaux, de pinceaux et de pots de peinture. C'est parti pour deux heures de barbouillage et de rigolade. Une fois le flanc tribord peint tout le monde retourne préparer le service du soir. Le flanc bâbord attendra que les Affaires Maritimes du département d'en face réagissent.
Cette histoire m'est revenue en arrivant à la maison : la façade visible de la route a été repeinte mais l'autre est restée en l'état.
*
La blonde, le rouge ou le blanc et le Noir
Beaucoup d'ouvriers sont payés à la fin de chaque semaine, mais le samedi et le dimanche la vente d'alcool à emporter est interdite. Alors, le vendredi soir, c'est foule dans les bars et les magasins vendant de l'alcool ne désemplissent pas -de gens déjà pleins.
Leurs faibles moyens les réduisent à des vins tord-boyaux ou des bières insipides. Ils finissent cependant noirs.
*
Sept
En France continentale on élève facilement sept brebis à l'hectare. Dans le Great Karoo, il faut sept hectares d'une végétation étique mais savoureuse pour nourrir une seule brebis. Sans compter l'énergie dépensée en déplacements. Ajoutez qu'une brebis française produit environ un agneau et demi par an alors qu'ici, entre sécheresses et chacals, c'est plus près de zéro sept et vous comprenez qu'avec une ferme de sept mille hectares -l'unité de base locale- les revenus du fermier sud-africain ne dépassent guère ceux d'une ferme cent fois plus petite en Bretagne.
Ce week-end se déroule le comice agricole annuel sur le champ de foire. Certains venant de loin, une procession de pick-up, bennes et remorques chargées de moutons, remonte la rue principale : nous sommes bien dans le Karoo. Je m'attendais àune compétition d'ascètes au muscle sec, capables de transmettre à leur descendance les qualités utiles au milieu mais je soupçonne ces bêtes de concours bodybuildées de ne pas se contenter de ruminer le bush et d'être dopées à la luzerne. Du reste, je prends un dealer la main dans le sac de granulés.
*
C'est pas des poupées
Ken est guide de chasse professionnel, métier qu'il exerce en indépendant. Hors saison de chasse il va à la pêche aux clients, aux États-Unis principalement. Il dit que l'élection de Trump -à qui il ressemble un peu, en plus jeune- serait favorable à son activité mais il n'aime pas Trump et, semble-t-il, guère plus ses clients. Il voulait être fermier mais, dans le contexte post-apartheid, reprendre une ferme relevait de la gageure. Sa femme, qui est plus belle que Barbie et Melania, confirme silencieusement.
*
Des voisins
C'est le problème avec la femme : son côté it girl. Dans l'année qui suit son installation nous avons deux nouveaux voisins. L'un de l'autre côté de la piste, l'autre à une demi-heure (ici, c'est next door).
L'un ne se déplace qu'aux commandes de son hélicoptère noir, l'autre à bord de son Boeing 737 privé.
Le premier est un richissime fermier du nord-est du pays qui s'agrandit dans le Karoo. Il vient d'acheter deux fermes non contiguës de six milles hectares chacune. Dans quel état d'esprit est le propriétaire de la ferme qui les sépare, je l'ignore encore. L'arrivant va créer une réserve animalière à vocation d'élevage, nos futurs voisins seront des girafes, des rhinocéros et des antilopes, dont des espèces rares comme lesSable. On dit que c'est un homme pressé et déterminé : la commune tergiversait pour accéder à sa demande de réfection de la piste publique qui nous fait office de frontière, qu'à cela ne tienne, il l'a refaite lui-même. C'était une ferme historique, traversée de pistes menant à d'autres fermes, hébergeant la mare peuplée de volatiles où finissent les eaux descendues de la montagne et que les villageois n'ont pas captées, c'est là qu'était aménagé le parcours de golf dont j'allais devenir le vingt-neuvième adhérent. Tout cela est maintenant fermé, clôturé, bardé de portails monumentaux. Le Far West dans le Western Cape. Est-ce parce qu'il porte un nom en '-ski' que la rumeur l'apparente à des mafias slaves et qu'il est déconseillé de le contrarier ? Cette même rumeur le dit par ailleurs engagé dans le marché de l'uranium or, de l'uranium, il y en a dans le sous-sol du Karoo.
Le second voisin est un prince saoudien qui vient d'acquérir une ferme de taille modeste, trois mille cinq cent hectares, mais n'allez pas croire pour autant à un petit prince. Pour l'obtenir, il a payé quatre fois et demi le prix du marché ! La ferme était dans la même famille depuis deux siècles et les propriétaires refusaient jusqu'à l'idée de la vendre. L'agent -l'argent, en l'occurrence l'or noir- du prince est revenu à la charge chaque semaine, malgré les refus réitérés, pour finir par dire que son client voulait cette ferme à n'importe quel prix. Prix qu'il leur demandait de fixer. Et voilà comment on vend les tombes de ses ancêtres.
Des fermes immenses à vendre, il n'en manque pas ici mais le prince cherchait une propriété d'où il ne verrait aucune route ni piste, ni aucune autre maison ou ferme. Il viendra quelques jours par an pour chasser. Cependant, il est contrarié : la piste de l'aéroport le plus proche, à deux heures de route, n'est pas assez longue pour recevoir son coucou privé, il devra atterrir à Cape Town, comme moi, et se coltiner près de deux heures d'hélicoptère.
Ainsi va l'Afrique du Sud. Je serais curieux de savoir ce qu'en pense Julius Malema, leader de EFF (Economic Freedom Fighters) qui prône le modèle zimbabwéen de redistribution des terres.
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Biko
L'autobiographie d'une journaliste et femme politique, sud-africaine d'origine européenne, est publiée cette semaine. En 1977 cette débutante obtint de son rédacteur en chef l'autorisation de mener des investigations sur la morten détention du leader noir Steve Biko. La police politique du régime de l'apartheid le disait décédé des suites d'une grève de la faim. L'audacieuse impétrante découvrira que les légistes faisaient état d'un cadavre en léger surpoids et, plus tard, on apprendra que Biko a succombé des suites de sévices, sinon de tortures.
Sous pression après la publication de son enquête, Helen Zille, décillée, renoncera à sa carrière de journaliste et s'engagera en politique. Elle est des Sud-africains Blancs qui luttaient contre l'apartheid et il est rassurant que certaines personnes aient une conscience supérieure à celle de classe ou de race.
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Vous avez les montres...
… nous avons le temps. Quiconque a travaillé avec des Africains connaît cette réponse qu'à l'occasion ils nous font. Willem, l'inconstant jardinier, n'a pas supporté l'observation : parcourir les lieux en tous sens, fut-ce à grande vitesse et la fourche sur l'épaule, ne faisait pas avancer la cause.
Jan l'a donc remplacé. Nous portons le même prénom, nul doute que nous allons entreprendre de grandes choses. Il est réputé reliable, c'est-à-dire qu'il vient au travail, et ne parle qu'afrikaans. Nous communiquons comme au cirque, pouce levé, pouce baissé. Jan a la morphologie d'un bushman mais l'ossature et les traits d'un métis -métissages multiples. C'est un lutin, toujours en mouvement, parfois sans but ni destination (le voyage c'est le chemin). Je le perds de vue, c'est pourtant pas la forêt vierge, il réapparaît ailleurs, affairé.
Jan n'a pas le sens de l'eau perdue -il doit penser la même chose de nous qui prétendons cultiver le désert. Il est jardinier comme je suis violoniste, virtuoses du play back.
Après un very light lunch il s'allonge à même le sol, dans l'ombre portée des écuries, et s'endort.
Si le matin le moment de son arrivée est variable, mais jamais avant l'heure convenue, l'heure de départ est, quant à elle, immuable : c'est quinze heure quoiqu'il advienne. Pas la peine de lui en conter, il sait compter et m'indique la superbe montre qui mange son poignet maigre.
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Colours
Veldrift, Oyster Catcher, Lobster Red, Namib, Dune, Lion's Den, Kalahari, Bush Fire, Karoo Dawn, Cape Fynbos, Safari Trail, African Pan, Bushveld Plains, African Queen, Karoo Drift.
Un bestiaire ? Un herbier ? Non, les couleurs proposées par le meilleur fabricant de peinture du pays. Toutes les nuances du continent dans un fauteuil.
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Pets
Elle aime trois molosses, hauts d'un mètre au garrot. Est-ce pour leur beauté ? Pour leur race ? Pour leur pouvoir de dissuasion car connaissant l'existence des bestiaux, nul se s'aventurera dans sa propriété sans y avoir été invité?
Un peu de tout cela, sans doute. Elle n'en dira rien.
Elle aime les animaux domestiques mais un peu moins ceux des autres, les pauvres. Ainsi, elle participe activement à la campagne de stérilisation des chiens et des chats du township voisin. Rendez-vous compte, les malheureux n'ont pas les moyens de les nourrir ni de les soigner, autrement dit, de leur assurer une vie décente.
Elle et d'autres justifient le rayon pets du petit supermarché local. Que votre animal soit puppy, adult ou mature, qu'il aime le poisson ou préfère le bœuf (personne n'a pensé à une référence à base de chiens du township ?) vous trouverez votre bonheur. Tandis que vous commanderez, nombre d'habitants n'auront accès qu'au parking, pour quémander.
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De la démocratie en Afrique
Que dirait Tocqueville de la démocratie en Amérique en cet automne ? Après le père nous avions eu le fils, après le mari, et par défaut, nous risquons la femme. Personne d'autre, vraiment ? Ne parlons pas de la France et du vaudeville actuel.
Un universitaire ivoirien considère que les peuples africains ne sont pas prêts pour la démocratie « à l'occidentale » (caricaturalement, un T-shirt offert apporte une voix). Sait-il qu'il en est de même ailleurs, où nombre d'électeurs votent majoritairement non pour une vision, un projet ou des convictions mais pour la préservation de leurs boutiques ?
Ici, en Afrique du Sud, se tenaient, il y a peu, des élections nationales qui ont entériné le recul de l'ANC au profit de la Democratic Alliance (DA). Historiquement (depuis la fin de l'apartheid) considéré comme le parti des Blancs (qui représentent moins de 10% de la population) elle a su rallier les déçus du clientélisme, de l'incompétence et de la corruption des indignes héritiers de Mandela. DA dirige désormais cinq des six plus grandes villes du pays.
Dans le township voisin, bien après la fin du scrutin, se croisent courtoisement des porteurs de T-shirt de l'ANC ou de DA.
Aujourd'hui, c'est différent, le leader national de DA tient un meeting dans un terrain vague. Sont là quelques centaines de personnes, dont un bon tiers d'enfants au trois-quart dépenaillés. Pas un T-shirt ANC dans la fumée des braais et la musiqueassourdissante. Moins de dix visages pâles, dont la journaliste que je conduis, un élu local et des militants. Arrive un petit convoi de limousines, quatre seulement, c'est moins que l'écurie privée de n'importe quel rejeton du Président Zuma. La foule mouve, les étendards s'enflamment et les youyous fusent. Mmusi Maimane est un métis bon teint, dominant d'une tête l'assemblée qu'il fend doucement, accompagnant les danses et se prêtant aux selfies. Il prononcera son discours, mi en anglais, mi en afrikaans, juché sur la plate-forme d'un camion -le coût du meeting doit être supportable pour les contribuables. Orateur populiste moyen, sans doute, mais habile.
Deux heures plus tard, en soirée, nouvelle réunion. Cette fois dans une propriété de la ville historique. Cent cinquante personnes, casual chic, toutes blanches à l'exclusion de trois métis... et du Président de DA. Un air de Rotary, tout ce que la ville compte de fermiers, de commerçants et d'entrepreneurs a payé son écot pour s'honorer de la visite de Mmusi Maimane.
Ses admirateurs voient en lui un nouveau Mandela ou le comparentà Obama, ses adversaires considèrent qu'il est manipulé, ses contempteurs le tiennent pour un traître. Il a moins de quarante ans, il est intelligent, sa femme est de race blanche. La probabilité qu'il devienne président de la République d'Afrique du Sud n'est pas nulle.
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Posh
Port Out, Starboard Home.
Sonja, qui arpente le désert aux aurores, traite de posh une de ses connaissances, c'est-à-dire de snob. Elle a une langue de puffader.
Les Anglais aisés (donc pas ceux qu'on envoyait au bagne en Australie en aller-simple) entreprenant la route des Indes réservaient leur cabine à bâbord à l'aller et à tribord au retour. Tout au long du voyage ils avaient ainsi la vue des côtes au lieu de la vacuité de l'Océan -quoiqu'en dise Kersauzon.
J'ignorais que choisissant ma place dans l'avion, en fonction de la route et de l'heure, de façon à ce que le soleil éclaire le paysage au lieu de m'aveugler, j'étais posh.
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Wine tasting cosmopolite
Un sosie pâle de Jacob Zuma, peintre enseignant son art en Europe, une Anversoise écrivain en Afrique du Sud, un jardinier du désert au look de surfeur, une Irlandaise enseignant le yoga dans le Karoo, un Afrikaner féru d'Histoire mondiale, un autre, notre hôte, dans le vin jusqu'au col et deux Français en observation -observateurs observés. Les conversations roulent, puis bientôt les bouteilles, juste avant certains hôtes.
Les scandales récurrents de corruption du Président Zuma et de ses proches. Un Chenin Blanc. Napoléon qui aurait pu changer le cours de l'Histoire de l'Afrique du Sud. Un Chardonnay unwooden. Le serpent, un puffader, que l'une a trouvé dans son jardin. Un Sauvignon Blanc. Le koudou percuté par une voiture à la sortie du village, et qui n'a pas survécu. Un Pinotage. La sanglante guerre Anglo-Boer. Un Shiraz nommé Down to Earth.
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Little Patagonia
Une histoire de pression ou de dépression, de différentiels de températures ou, peut-être, de guerre immémoriale entre les éléments, presque tous les jours en fin de journée, comme s'il venait border, le vent dévale la montagne et décoiffe gratis.
Lorsqu'il tombe, on ne sait pas où, on se prend à espérer qu'il s'est fait mal et qu'il ne s'en relèvera pas.
Je vais construire un mât sur la maison, hisser les voiles, les border et voguer sur le désert -il se souviendra de la mer.
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Meeting dans le township.
Puisqu'il faut une couverture (en noir et blanc)...
C'est à mon tour de vous faire partager mon périple, ayant lu vos nombreux récits qui m'ont à la fois motivés mais aussi conseillés j'ai décidé de vous faire partager mes 13 jours de bonheur avec mes 2 enfants Elise 16 ans et Nicolas 11 ans 1/2. Ma petite dernière de deux ans est restée pour profiter de son papa 🤪et avec le recul je ne regrette pas, vous comprendrez plutard pourquoi...
C'est un voyage que j'ai souhaité faire depuis de nombreuses années avec mes deux loulous. Je m'étais promis de voyager avec mes enfants, Les années passent dans quelques années ils ne voudront plus venir avec leur maman, ils quitteront leurs nids, alors il était temps que je tienne ma promesse et que passe à l'action. Mais surtout que j'ai un moment privilégié avec eux , rien qu'avec eux.
J'ai donc choisi notre première destination : les Etats Unis , plus exactement l'ouest Américain
L'objectif : donner envie à mes deux enfants de voyager, de leur faire découvrir d'autres horizons mais aussi de les ouvrir aux autres. Je vous dirais à la fin de ce récit si j'ai atteint mon objectif !!🙂
Descriptif du voyage :
Comme je partais seule avec mes enfants, j'ai décidé de passer par une agence qui a un service de conciergerie sur place. Au cas où j'avais un problème de santé ou qu'il m'arrivait quelque chose, mes enfants aurait un numéro à joindre et l'équipe sur place gérait la situation. Ils sont également à notre service 24h/24 en cas de besoin pour n'importe quel type de service (baby-sitting, réservation, changement d'itinéraire....) . Et je n'ai pas regretté d'avoir pris cette petite sécurité car l'équipe va s'avérer être très utile durant le voyage !!!
-1er jour - 18 juin 2016 : Départ Paris à 10h30
Arrivée Los Angeles 13h30
11h30 de Vol en A380
- 19 et 20 juin: 2 jours à Los Angeles : Visite de Santa Monica le 19 juin et Universal Studio le 20 juin
- 21 juin : Direction Grand Canyon - Nuit à Kingman
- 22 juin : Grand Canyon - Tusayan
- 23 juin : Tusyan - Las Vegas
- 24 juin: Las Vegas - Death Valley
- 25 juin : Death Valley - Mammoth Lakes
- 26 juin : Mammoth Lakes - El Portal (Yosemite)
- 27 juin : El Portal -Monterey
- 28 juin: Monterey - San Francisco
- du 29 juin au 1er juillet : San Francisco
Budget : 3 300 euros /par personne
ce budget inclus :
- Billets d'avion
- Hôtels,
- location de voiture (11jours)
- Location de vélos à Santa Monica ( la journée )
- les entrées du Parc Universal studios
- Hélicoptère dans le grand Canyon (40 mn)
- Kayak à Monterey (3h00)
- Visite guidée privée à SF (1/2 journée)
- Catamaran sous le pont du Golden Gate (3h00)
Cela comprenait également mais sans demande de ma part c'était compris dans le tarif :
-1 Gps téléchargé US et incluant mon parcours;
-1 boitier Wifi pour ne pas payer les différences de roamings sur place et pouvoir joindre à tout moment la famille
- un service presse : documentation sur l'ouest américain (carte Michelin, guides Gallimard LA et SF...)
- la conciergerie
Je reconnais que j'ai fait différemment de ce que j'ai précédemment lu. J'aurais pu faire les réservation moi même mais de passer par ce service était la condition de mon départ toute seule avec les enfants; Je ne suis pas une habituée des voyages longues distances et je souhaitais un minimum de sécurité pour mes enfants;
Cela coute en moyenne 20% plus cher que si vous organisez seul.
Budget repas : j'avais prévu entre 100 et 120 dollars par jour . Le principe était pique nique le midi et resto le soir. Certains hôtels incluaient le petit déjeuner, d'autres non.
J'ai acheté une glacière sur place (merci Babeth70 pour le précieux conseil) 😉 30 dollars
Nous faisions les courses au supermaché tous les deux jours .
Nos autres dépenses furent
les parkings 40 dollars
les tips (15% des repas en moyenne)
les souvenirs, les outlets 😉 = 400 dollars
Avec deux ados je peux vous dire qu'à tous les endroits ils vous trouvent une babiole à acheter !!!
252 Dollars pour le front of line acheté sur place; (conseil trouvé sur VF à plusieurs reprises)
80 dollars de Gasoil (j'ai mis de l'essence à chaque fois que j'atteignais la moitié de la jauge) j'en avais pour 20 dollars à chaque arrêt pompe;
Petits conseils : Le but de ce récit est de vous donner des tuyaux ou de vous donner des infos pour des questions que l'on se pose ou que l'on n'ose pas demander de peur d'être ridicule.
Je me suis retrouvée devant des situations bêtes... quand on est deux on réfléchit à deux quand on est seule ..... c'est plus difficile .
Exemple : le plein d'essence !!! action simple à laquelle vous ne voyez pas de problème ! ERREUR !!!
j'ai fait 4 pleins et à chaque fois la pompe marchait de façon différente ! 🤪
point commun : on paye à l'avance + pièce d'identité obligatoire.
Première fois j'ai eu du mal à rentrer la pompe dans le réservoir : bien l'insérer à fond et bloquer le pistolet. J'ai bien mis 10 mn avant de réussir à faire couler l'essence
Deuxième fois ; appuyer sur une touche indiquant le choix du carburant et baisser une manette (celle sur laquelle vous posez le pistolet...) elle est a rabattre sinon la pompe ne se déclenche pas🤪. Le pauvre pompiste s'est égosillé en essayant de m'expliquer au micro comment fonctionne la pompe. Comme je comprenais rien de ce qu'il me disait ..
Troisième fois : Bloquer le pistolet , appuyer sur la touche ...........attendre !!! et pas s'exciter sur le pistolet !
Quatrième fois : je suis comme un commandant de bord dans son cockpit en train de faire le checking :
pistolet enclenché ? :ok
Touche appuyé ? : ok
Manette abaissé ? : non pas besoin ok
Patiente ? : ok ...
dernier plein et je n'ai pas de problème
Certain d'entres vous rigolent ??? vous avez raison même mes enfants se sont moqués de moi à chaque pompe. N'empêche que j'ai perdu du temps avec ses bêtises... et mon honneur 🙂
Autre conseil :Un voyage de cet ampleur se prépare, même si ma formule est un mode "accompagné" par une agence qui a notamment géré les réservations, cela ne vous décharge pas de préparer chaque étape, de chercher tous les centres d'intérêt sur votre route pour vous arrêter et ne rien rater !! car si vous vous contentez d'aller à un point A vers un point B alors vous passez à coté de beaucoup de merveilles !!
Ca y est nous sommes la veille du départ , les valises sont prêtes, je suis les conseils des récits de VF et je ne les ferme. J'ai réparti nos vêtements dans les 3 valises au cas ou une d'entre elle est perdue , nous aurons de quoi faire.
Demain je laisse à l'aéroport mon cher et tendre ainsi que ma petite de 2 ans avec qui j'ai une relation très proche... j'ai mille angoisse, je doute de tout..
- ai je bien fait de faire ce voyage ? il est trop tard 🤪
-Axelle va t'elle bien réagir avec papa?😕 Il va vivre ma vie pendant 15 jours; Chris est régulièrement en déplacement et très peu présent en semaine..
-Vais je arriver à me faire comprendre en anglais ?😎 Je me débrouille, je l'utilise dans mon boulot mais je ne suis pas à l'aise.
-Vais je arriver à conduire au US ? et ne pas me perdre ? 😮 il faut que je vous dise que je m'oriente comme une boussole devant un aimant !! je sais pas pourquoi mais je pars à l'opposé en général.
Vous l'aurez compris je suis super angoissée et je dors très peu..
Demain je serais dans une des plus belles villes du monde Los Angeles et l'aventure commence.
Cela fait bientot deux semaines que ma partenaire et moi avons atteint l'ocean au Vietnam. J'avais trouve peu d'information pratique sur le Mekong sur VF et internet en general pour preparer cette aventure donc je profite d'avoir acces a un ordinateur pour proposer mes reponses a la communaute. Je prendrais le temps de taper un recit a mon retour en France dans quelques mois mais en attendant voici un resume pratique:
Je voulais decouvrir l'Asie du Sud Est a la rame. Pendant mon travail de preparation en couchsurfing a Vientiane, j'ai rencontre une backpackeuse Japonaise de 26 ans, et nous avons decide de tenter l'aventure ensemble. Nous sommes partis a Luang Namtha au Nord du Laos pour trouver une pirogue, et nous en avons achete une ensemble le 29 septembre 2014, moins d'une semaine apres notre rencontre! Nous avons pagaye deux mois et demi sur la riviere (Nam) Tha puis le Mekong a travers le Laos, Cambodge et le Vietnam (environ 2300km).
Le Mekong?
Je n'etais pas tres enthousiaste a l'idee de pagayer sur l'enorme riviere boueuse que l'on voit en traversant les ponts frontaliers entre la Thailande et le Laos. Je misais mes espoirs sur la Nam Ou mais j'ai vite decouvert que les premiers barrages sont deja termines sur cette belle riviere. C'est donc par defaut que j'ai choisi de descendre la Nam Tha qui rejoind rapidemment le Mekong sous le Triangle d'Or. Mais voila, bonne nouvelle les amis, le Mekong est splendide! C'est dommage qu'en touristes a Vientiane, Luang Prabang, Pakse, etc on on ne voit toujours qu'une riviere large et plate . En realite, c'est une riviere qui change tout le temps! Souvent rocheuses et puissante, tantot entouree de montagnes, de forets vierges, de populations genereuses et spirituelles, de gorges, de forets innondees, et bien sur, de champs de riz. D'ailleurs je recommande grandement la descente Huay Xai - Luang Prabang en bateau a moteur. Trip touristique classique, c'est une tres belle section de la riviere, tres boisee et montagneuse. Malheureusement le moteur effacera les bruits de la faune mais l'experience visuelle merite au moins deux jours a bord.
Amis rameurs, attention! Je ne recommande pas le Mekong si vous n'avez pas d'experience en eaux vives, il y a des longues sections de rapides II-III, notamment au Sud de Luang Prabang et de Savannakhet. La riviere est rocheuse, et en fin de saison des pluies les courants sont puissants. Je ne connais que les termes technique en Anglais (sorry!)... The river bed is rocky and creates serious waves, whirlpools, and mean shoals, so remember to scout the rapids. The flow is often funneled down a narrow mainline with ridiculous eddie lines to punch; so there is a real threat of sinking and getting pinned, we've experienced both! En Francais approximatif ca donne: le fond rocheux de la riviere cree des courants difficiles a controler a la rame, il faut bien prevoir sa trajectoire en amont pour eviter les vagues et les tourbillons, sinon on coule ou on se retrouve plaque contre les rochers. Nous avons vecu les deux. Autant que possible il faut penser a sortir de l'eau pour aller voir les rapides en aval, on les entends toujours bien a l'avance, donc rien d'infranchissable, hormis les Khone Falls a la frontiere cambodgienne bien sur!
Cela dit, le Mekong est totalement relax la majorite du temps, la riviere est calme avec un courant de 2.5km/h qui nous aide tranquilement. Si vous calculez bien vos dates de trip pour avoir un niveau d'eau suffisant au dessus des rochers, il ne faut se mefier que des sections Luang Prabang - Vientiane, Savannakhet - Kratie. Je recommande aux amateurs la section en amont de Luang Prabang: le courant vous porte completement a 5km/h sur un Mekong etroit et sauvage avec peu de rochers dangereux. Ma section preferee est en amont de Pakse dans le parc du Phou Xiang Thong. Section totalement isolee, sauvage et clairement ma preferee, plusieurs jours de montagnes sauvages, gorges, cascades translucides sur les berges... un vrai regal. Les forets innondees juste en aval de la frontiere Cambodgienne sont une autre tres belle surprise. En revanche, le reste du Cambodge, Vietnam, et la longue section Vientiane - Savannakhet au Laos sont davantage civilisees, et la riviere est large et lente. Moins divertissant mais du coup aucuns dangers et pleins de rencontres et de bouffe!
Je garde le meilleur pour la fin. Tous ces rochers qui vous font ramer, litteralement, toute la journee, vous offrent une infinitee de plages pour camper! Tous les soirs vous trouverez une plage de sable blanc avec quantitee de bois sec a disposition pour votre feu de camp! Idealement vous choisirez une plage vierge sur une ile au milieu de la riviere, fraichement sortie de l'eau avec la riviere qui baisse de 20cm par jour, ca vous evitera quelques ennuis avec les fourmies nocturnes qui colonisent les berges.
Le matos?
On trouve plusieurs temoignages sur internet de backpackeurs qui ont achete des pirogues sur le Mekong. Mon experience est la suivante: ce n'est pas evident de trouver ce qu'on cherche la ou on veut! J'ai cherche pendant 3 jours a Luang NamTha en vain, peu de pirogues et aucuns "fixer". C'est au village de Nale qu'on a rapidemment trouve un "fixer" et negocie quelques options. Au menu: une vieille petite pirogue sans moteur a $80, une vielle pirogue avec moteur a $400, et une neuve en construction avec moteur pour $600. La neuve etait un peu chere pour un trip a destination incertaine, et les vielles etait trop usees et petites pour esperer nous enmener jusqu'a l'ocean. Du coup, nous sommes parti en bateau avec notre fixer dans les villages isoles le long de la riviere (Nam) Than et enfin nous avons trouve la pirogue: un peu trop longue pour deux (11m!), mais en bon etat et surtout avec les bords sureleves pour proteger des vagues, et un moteur honda 6.5HP presque sans rouille. Un peu au dessus du budget mais nos vies valent bien $500. Enfin, pensez aux conseils du membre 123 de se balader avec une feuille contenant les phrases essentielles traduites par un local, c'est le seul moyen de parvenir a quoique ce soit.
Moteur? Initialement je pensais partir solo en pirogue sans moteur, mais avec la joie d'avoir trouve une partenaire est venue l'angoisse de mettre sa vie en danger. A posteriori je suis ravi de notre decision, d'abord parce que la Nam Tha etait encore un torrent fin Septembre, deux jours avant notre arrivee il y eu un "flash flood" de 5m! Donc sur la Nam Tha nous utilisions le moteur 50% de la journee, ce qui m'a donne le temps de former ma partenaire et de connaitre le bateau. Des notre arrivee sur le Mekong nous ulitisions le moteur moins de deux minutes par jour pour corriger des erreurs de trajectoires dangereuses, donc utilisation minime mais utilite certaine. Malheureusement, le dixieme jours nous sommes arrive a Luang Prabang ou l'on nous a vole notre moteur pendant l'avitaillement en plein apres midi! Nous avions pourtant une caisse de protection et une chaine toute neuve, mais en vain. La pirogue avait desormais un joli trou a l'emplacement de l'arbre de transmission, que les voleurs avaient soigneusement comble de sac plastiques pour eviter que le bateau ne coula sur le champ. Coup au moral qui finit en coups de beer lao, mais puisqu'ils nous ont laisse le bateau, on a comble le trou avec un bambou et des sac plastiques supplementaires et une resolution ferme d'eviter toute erreur de trajectoire. Manque de chance, le beau Mekong tranquile que nous decouvrions depuis une semaine changeait juste apres Luang Prabang... rochers a n'en plus finir, entonnoirs puissants, et tourbillons dont on ne voit pas le fond, et nos premiers orages tropicaux!
Gilets de sauvetage bien sur, on en trouve dans les villes principales de Thailande et Laos pour quelques dollars, donc pas d'excuse. Par contre on ne les portait que en approchant les rapides, et on etait extremement content de les porter quand on a coule soudainement! Essentiel: un smartphone pour le GPS avec les app de cartes offline tel que Maps.me et surtout google earth qui est le seul moyen de voir les rochers et rapides a venir (chargez les cartes en wifi avant de partir offline bien sur). Utile egalement en dehors du matos habituel: parapluie pour le soleil, moustiquaire pour camper a la belle, citerne de 20L que tous les locaux utilisent dans la region ($3 a l'achat et seulement $0.5 au remplissage), panneau solaire.
Autres conseils?
Frontieres et visas: On traverse le Laos avec des visas de touriste pour le Laos mais on a campe/dormi chez l'habitant/guesthouse tout autant en Thailande! Gros soulagement de decouvrir qu'il n'y a pas de difficultes administratives a pagayer sur la frontiere tant qu'on reste discret. On s'est fait controler plusieurs fois sur la riviere par des "faux pecheurs"; on les repere rapidemment a deux sur une pirogue de pecheur solitaire et sans matos de peche, toujours avec un t-shirt rouge, l'un au moteur qui nous aborde a pleine vitesse et l'autre qui nous canarde de photos avec une camera numerique. A chaque fois on a pu s'echapper sans meme montrer nos passports en les embrouillant cordialement dans un Anglais qu'ils ne parlent pas. La frontiere cambodgienne est "facile" a passer puisqu'on peut obtenir un visa touristique on arrival, par contre patience et combines necessaires si vous refusez de payer les bakchichs. Quant aux cascades a la frontiere, impossible a traverser en pirogue, il faut organiser un portage soit par l'ile de Don Khon en profitant du travail de nos ancetres ou par la route rive gauche. La frontiere vietnamiene est plus compliquee en tant qu'Europeens puisqu'il faut obtenir les visas a l'avance a l'ambassade a Phnom Penh ($70) et prendre la voie principale du Mekong pour atteindre l'ocean, i.e. avec tout le traffic de cargo. Nous avons choisi une alternative plus naturelle en rentrant par les voies secondaires et sans visa; pas de regret mais pas evident du tout puisque les militaires Vietnamiens sont bons! Trop d'histoires a raconter, disons juste qu'il y eu de nombreux echecs et arrestations avant une reussite nocturne par les canaux.
Barrages: Vous savez deja probablement que le premier barrage au Laos est sur le point d'etre acheve. Sayaburi dam est assez enorme et tres preocupant; nous sommes passes de justesse dans un couloir qui coulait toujours, a priori la riviere sera finalement bloquee dans quelques mois a peine. Triste de savoir que nous serons peut etre les derniers a pouvoir faire ce trip en "free flow". Il y a sept autres barages en projet au Laos et un au Cambodge mais en realite pour le moment rien n'a commence ailleurs.
Meteo: Vous avez deja teste le "hot yoga"? c'est pire! Pagayer sous la chaleure tropicale et un soleil de plomb vous fera transpirer comme jamais, heureusement vous vivrez sur l'eau donc les baignades regulieres seront delicieuses. Oui l'eau est tout sauf limpide et mais elle est presque toujours plus propre que vous! En tant qu'occidental se baigner dans une eau ou tant de personnes font leur toilette est angoissant, mais sans aller jusqu'a se brosser les dents dans le Mekong comme les locaux, nos baignades quotidiennes n'ont pas ete source de maladie hormis une infection a l'oreille pour moi (pendant ou une section tres chaude ou je sautais a l'eau toutes les heures). Sinon, pour en revenir a la meteo: assez peu de pluie et presque pas de froid. On a utilise nos sacs de couchage que dans la partie nord du Laos, et on ne s'est refugie dans ma mini-tente de secours que 4 fois. Nous avons dormi presque toutes les nuits a la belle sous la moustiquaire, et quand les nuages etaient trop nombreux en fin de journee on assurait en trouvant une hutte ou dormant chez l'habitant. Les orages tropicaux sont de vrai deluges, c'est tres impressionant mais on peu continuer a ramer puisque ca ne dure rarement plus de 20 minutes.
Equipage: Ma partenaire etait totalement novice a la rame et aux aventures de longues distance. Elle etait placee a l'avant du bateau d'ou elle pouvait rapidement corriger la trajectoire en ramant perpendiculairement. J'ai ete guide de kayak d'eau vive aux Etats-Unis et j'ai deja fait une autre aventure longue distance a la rame en debut d'annee donc j'etais le capitaine a bord! Assis a l'arriere je controlais la direction de la pirogue principalement grace a un petit gouvernail artisanal, et en ramant bien sur. Je recommande de nommer un capitaine a bord puisque les sections de rapides demandent des choix radicaux et immediats, on n'a pas le temps de debattre. L'equipier a l'avant doit servir d'eclaireur pour signaler les dangers (idealement avec des codes de communication non verbaux), et le capitaine a l'arriere doit pouvoir decider et communiquer efficacement.
Ressources prinpales:
- http://www.mrcmekong.org/ pour suivre regulierement le tableau de projection de niveau d'eau pendant la hautee saison, les alertes de flash floods, les previsions meteos, et trouver des pdf passionnants tel que celui ci qui vous indique les distances kilometriques http://www.mrcmekong.org/assets/Publications/basin-reports/NAP-Risk-Analysis-Volume-I-Waterways.pdf
- https://www.google.com/earth/ est l'outil principal de navigation, par contre il faut deviner en permanence si les images satellites sont en saison seche ou saison de pluie, ce qui n'est pas toujours evident
- Voyage d'Exploration en Indochine par Francis Garnier, bonne ressource pour savoir ou l'equipage a confronte des rapides, 150 ans plus tard pires passages sont les memes: Luang Prabang - Vientiane, Khemmarat, Khone, Sambor et Kampi!
- http://www.internationalrivers.org/pour suivre la constructions de barrages, s'engager pour la protection du Mekong, et lire quelques rapports tres a jours tels que http://www.internationalrivers.org/node/8456
- moi! Je n'ai pas d'ordi donc je repondrais succinctement, mais je suis a votre disposition.
Ci-dessous quelques photos parmi des centaines pour vos faire rever ceux qui esperaient lire un recit et non une fiche technique! Je precise que je n'ai pas pris de photos dans les moments dangereux ni dans les moments intimes (i.e. avec les locaux) donc ce ne sont que des photos de paysages.
Après quasiment 2 ans d’attente (ben oui… comme bon nombre d’entre vous, on avait envie de repartir sitôt rentrés en France… Mais il a d’abord fallu remplir la tirelire !), voilà enfin le mois de juillet tant attendu !
Ce sont 30 jours de découvertes dans des lieux nouveaux qui nous attendent, mais aussi dans des lieux que nous avons aimés en 2012 et que nous avons eu envie de revoir.
Voilà le programme :
- Joshua Tree NP
- Las Vegas
- Valley of Fire SP
- Yant Flat
- Zion NP (Angel’s Landing)
- Bryce Canyon NP (Fairyland Loop trail)
- Devils Garden sur la HITTR
- Capitol Reef NP
- Grand Teton NP
- Yellowstone NP : Old Faithful
- Yellowstone NP : Norris Geyser Basin et Mammoth Hot Springs
- Yellowstone NP : Grand Canyon of the Yellowstone
- West Thumb et Grand Teton NP
- Flaming Gorge
- Colorado NM et Fisher Towers
- Moab : Arches
- Moab : Canyonlands et Corona Arch
- Moab : Canyonlands
- Moab : rafting et Dead Horse Point SP
- Natural Bridges NM et Valley of the Gods
- Monument Valley et HorseshoeBend
- Coyotte Buttes South
- Grand Canyon NP (North Rim)
- Grand Canyon NP (North Rim) et Navajo Bridge
- Sedona
- de Sedona à Tucson
- Arizona-Sonora Desert Museum et Saguaro NP
- Tombstone
Pour le côté pratique :
- J’avais lu qu’il valait mieux prendre ses billets d’avion directement sur le site d’une compagnie, plutôt que sur un comparateur. J’ai donc cherché pendant des mois des billets à prix convenable pour 2 adultes et 2 enfants de Paris à Las Vegas pour l’aller puis de Tucson à Paris pour le retour. J’ai cherché essentiellement sur les sites d’Air France, de KLM et de British Airways. Mais les prix tournaient toujours aux alentours des 4600 euros… Ne trouvant rien, on est finalement quand même passé par un comparateur : Ebookers.
On a acheté nos billets mi décembre : Paris/Atlanta avec Air France puis Atlanta/Los Angeles avec Delta pour l’aller et Tucson/Atlanta avec Delta puis Atlanta/Paris avec Air France pour le retour. On en a eu pour 4300 euros.
L’escale à l’aller me faisait un peu peur parce qu’elle n’était que de 2H15. Un mois plus tard, nous avons eu un mail de Ebookers pour nous prévenir que l’escale était passée à 1H40 ! Et encore quelques mois plus tard, nous n’avions plus que 1H30… Nous avons donc appelé directement Air France qui nous a replacé sur d’autres vols (nous ne sommes pas passé par Ebookers et cela n’a pas posé de problème). A nouveau une escale de 2H10, ce qui n’est vraiment pas énorme, mais je trouvais cela plus rassurant qu’une escale de 1H30… Et puis on s’est dit qu’on verrait bien de toute façon !
- Pour la voiture, nous avons essayé plusieurs comparateurs et c’est finalement AutoEurope qui a remporté la mise cette année : 808 euros pour une location de 30 jours d’une Chevrolet Impala en passant par Thrifty. Le deuxième conducteur était gratuit pour toute la durée du séjour puisque nous avons pris la voiture en Californie.
- Nous n’avons pas loué de GPS et nous n’en avons pas acheté non plus, nous avons téléchargé Sygic sur nos deux téléphones portables et avons acheté la carte des USA. Je ne sais plus la somme exacte, mais cela nous est revenu à environ 30 euros.
- Pour les hôtels, j’ai soit réservé directement sur les sites (Xanterra, Grand Canyon Lodge…), soit je suis passée par Hotels.com (pour pouvoir cumuler des nuits dans le cadre du programme Welcome Rewards), soit je suis passée par Booking.com (lorsque les hôtels n’étaient plus disponibles sur Hotels.com).J’ai comparé à chaque fois le prix obtenu avec Hotels.com et le prix proposé directement par l’hôtel sur son site, mais ils étaient en général équivalents. Donc pour le même prix, je préfère cumuler une nuit dans Welcome Rewards !
On s’était fixé une moyenne de 100 euros par nuit et nous l’avons assez bien tenue, puisqu’elle est finalement de 101,20 euros en comptant TOUT (nuits + taxes + frais de nuit s’il y en avait + frais de parking s’il y en avait + frais bancaires).
- Et en ce qui concerne les valises, nous ne voulions pas partir trop chargés ! Nous sommes donc partis avec une moyenne valise pour Calista, une moyenne valise pour moi, une grosse valise pour Hugo et Yannick ainsi qu’un sac de sport dans lequel nous avons mis le rehausseur de Calista (nous aurions pu le prendre avec nous dans l’avion, mais je n’avais pas envie de le trimballer dans l’aéroport lors de l’escale). Et ce sac de sport nous aura servi au retour parce que comme chacun le sait, on repart plus chargé qu’on est arrivé ! Chacun d’entre nous avait aussi un sac à dos en bagage cabine.
Avant de conclure cette entrée en matière et de passer aux choses sérieuses, j’aimerais remercier ceux qui ont participé à mes discussions et m’ont donc aidée à améliorer mon circuit !
Au fait, petite présentation pour ceux qui ne nous connaissent pas :
Yannick 36 ans, Peggy 36 ans, Hugo 11 ans et Calista 8 ans.
Et voilà, une semaine que nous sommes revenus de notre voyage de 3 semaines au pays de l'Oncle Sam...
La nostalgie est déjà là, snif, j'aimerai déjà repartir là bas tant c'est beau et qu'on s'y sent bien.
Enfin, avant un prochain voyage qui sait, il est temps de faire le compte-rendu de celui-là, maintenant que les photos sont bien triées ! Je ne connais pas la nouvelle procédure pour attacher des photos, ça sera ma 1ere tentative, désolée s'il y a quelques couacs...
Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi mes précédents carnets : ce voyage est notre 4e aux US : le 1er il y a 5 ans au Sud-Ouest, boucle classique avec les principaux parcs et la Californie, le 2e il y a 3 ans de NY à Miami, et le 3e il y a 2 ans, à L'ouest avec Colorado, Yellowstone, Glacier et jusqu'à Seattle.
Cette année, retour au Sud-Ouest pour notamment visiter les parcs qu'on a zappés jusque là. Ce sera une boucle au départ de Las Vegas, le Nevada, l'Utah, l'Arizona et le Nouveau-Mexique sont au programme.
Bien sûr, comme d'hab merci à tous les habitués du forum, tous ceux qui m'ont aidés pour la construction de l'itinéraire, et aussi, et ils sont nombreux, ceux qui donnent envie avec leurs superbes carnets.
Voilà, il va être temps de s'y mettre ! Allez, 1er essai pour intégrer une photo histoire de mettre l'eau à la bouche
15 années que je repoussais ce voyage .. et 15 années à nourrir une passion dans ma tête pour l'Hindouisme et le yoga, bref je devais y aller, même prévenu (le sujet sur le cauchemar à Delhi, j'y ai souvent pensé) le choc est là !
Parti pour 3 mois, je suis revenu après 2 mois car la tension devenait insupportable.
Tout commence quand l'avion se pose à Delhi et là, une odeur caractéristique vient vous accueillir dans l'habitacle..
L'aéroport flambant neuf puis un métro désert.. jusque là tout va bien .. puis le fameux quartier de Paharganj incontournable ! Premier contact avec l'effervescence et les odeurs de l'Inde. Mais ici en l’occurrence çà sent les ordures. Puis trouvé un hôtel au nom prestigieux (comme d'hab) avec un hall assez prometteur et le reste ... bon tout le monde imagine mais pour 300 Rp ... et cette rue, complètement défoncée avec un dépôt d'ordures dont les odeurs envahissent toute la rue..
Welcome !
Puis train de nuit pour rejoindre un ashram dans lequel je resterais 5 semaines, et qui se trouve dans l'état le plus pauvre de l'Inde et le plus anarchique (Bihar et Jharkhand) agrémentée de dacoits, les brigands du coin. Informé par les Indiens de mon compartiment, le village ou je vais débarquer est sans risque.. ce qui n'est pas le cas des arrêts précédents... Dans le train des militaires armés de longs fusils archaïques de la première guerre mondiale...
L'ashram est engagé dans une action sociale d'aide importante à la population locale qui est essentiellement rurale. J'ai distribué des couvertures à des centaines d'enfants dont je ne voyais pas la fin.. Et vu des enfants déjà avec des malformations... Dans cette région on se croirait revenu au moyen-âge, les Indiens vivent dans un dénuement total au milieu de ruines, de détritus qui recouvrent tout.. Les enfants qui naissent ici, s'ils ne reçoivent pas d'éducation, seront condamnés à une vie de misère que l'on ne peut pas imaginer en occident où l'on se suicide à cause du stress chez France-Telecom.. L'ashram s'occupe donc d'éduquer la jeunesse afin qu'elle connaisse une vie digne mais c'est une tâche très difficile car des enfants il y en a en Inde...
Le problème de ce pays c'est qu'ils se reproduisent trop vite, plus de deux fois la population Française en plus dans le pays en 10 années ! Le système économique ne peut pas suivre, c'est impossible. Les pénuries d'eau et bientôt de nourriture vont devenir des problèmes de première importance. Autrement dit, il y en a qui vont rester sur le carreau..
Je me devais de connaître Rishikesh et Haridwar où d'ailleurs allongé dans un hôtel pourri j'ai connu le tremblement de terre de Delhi (5 mars). Si cette belle région de Rishikesh était en territoire occidental, disons Suisse, ce serait un paradis ! Malheureusement c'est en Inde et les Indiens ne savent rien faire d'autres que de construire des mochetés de façons anarchique, de salir tout, de polluer et faire du bruit !
C'est un peu la cour des miracles ce coin... des mendiants aux mains sans doigts, des humains aux jambes atrophiées qui se déplacent sur les planches à roulettes en s'aidant de leurs mains, combien d'aveugles qui chantent toute la journée des vers en sanskrit je suppose devant une foule indifférente.. Donner ? mais quand c'est une rangée de mendiants, soit vous faites une préférence, soit vous donnez à tous ! Soit vous donnez rien car les occasions de donner sont permanentes..
Et puis ces halls de gare la nuit où sont allongées des dizaines de personnes, les bords des rues à Delhi où sont installé des êtres hirsutes et maigres, noircis par la pollution et l'absence d'hygiène personnelle. Souvent ils dorment là, au bord d'une route, avec les klaxons permanents en fond sonore.. Dans les salles d'attente des gares, le même scénario, des familles s'alongent à même le sol pour dormir, tout le monde passe autour, la figure d'une femme en train de dormir était à 30 cm de mes pieds.. Eh bien non, ce ne sont pas des pauvres, à 7 heures tout le monde debout, toilette normale et téléphone portable dans la veste !!! C'est là que j'ai compris que les Indiens sont réellement différent de nous. D'ailleurs je trouve chez eux une certaine forme d'égoïsme, difficile à exprimer mais dans ce pays chacun fait en sorte de sauver sa peau et quand ils réussissent à se hisser dans la nouvelle classe moyenne, ils deviennent fiers comme des "bars tabacs" ! Quant à leur habitude de racler pour cracher (habitude apparemment très asiatique..) cela devient réellement irritant à la longue..
Je suis revenu terrifié par ce pays, évidement, les circuits touristiques pour occidentaux à dormir dans du 5 étoiles, à ne circuler qu'en taxi et à manger "safe" dans des restaurants haut de gamme ne peuvent que réjouir les touristes superficiels. Pour moi ce pays est une réalité dramatique et je me demande encore ce que l'on va y chercher. De France, on a tendance à idéaliser la spiritualité de l'Inde mais en fait, cette dernière n'est faite que d'adorations de divinités kitsch à mourir ! En fait, le yoga et la haute spiritualité des Upanishads ne concernent (en fait) que les occidentaux, qui eux ont le temps de réfléchir à ces sujets allongés dans leur sofa..
Et quel destin cruel que ces pauvres hommes qui pédalent leurs cyclopousses (et sans triple plateau ou dérailleur..) pour gagner une misère.. Qui a déjà circulé en cyclopousse dans le Chandni Chowk de Old Delhi dans une forêt d’embouteillage ? Cette expérience est ahurissante pour qui l'a connu, mais si moi je l'ai vécu qu'une fois, c'est une expérience quotidienne pour ces pauvres gens qui doivent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le mien a bien transpiré d'ailleurs et je me demandais dans quel état ils sont pendant la saison chaude ??
C'était mon premier et dernier séjour dans ce pays dément aux sombres perspectives d'avenir, car si les villes principales connaissent des améliorations dans les infrastructures (bien que très lentes) dans les campagnes, c'est le moyen-âge et on a l'étrange impression qu'il n'y a pas de gouvernement, pas de représentant de la loi.. Il faudra plusieurs centaines d'années pour que les conditions de vie changent dans les campagnes, pour que les ruines disparaissent et que les ordures ne fassent plus parties du paysage..
Ce qui reste ce sont les mémoires de ces regards qui vous supplient pour que vous leur donniez quelque chose, des regards profonds dans lesquels on peut percevoir leur souffrance, laquelle n'est pas feinte et qui va les accompagner jusqu'à leur mort... Et dans le non-dit, dans ces regards, on perçoit ce qu'ils pensent de nous, occidentaux, en fait ils essayent de nous dire que nous avons bien de la chance.. et c'est une chance qu'il faut savoir ne pas gâcher..