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Retraite au Cambodge
Bonjour à tous,

Je vais bientôt prendre ma retraite et je souhaiterai vivre au Cambodge. Je ne suis jamais allé dans ce pays, que me conseillez vous comme site en bord de mer/campagne pas trop cher car j'aimerai dans le futur acheter une petite maison traditionnelle d'environ 70 m2 bois sur piloti (je suis seul). A la retraite je disposerai d'une retraite d'environ 22.000 $ /an (16200 € à ce jour). Connaissez vous des endroits calmes et tranquilles pas trop loins d'une agglomération ? A vous lire, Cordialement 😉
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2013 Renseignements pratiques pour visiter Angkor
Bonjour à tous Voici quelques renseignements pratiques pour visiter les temples d'Angkor. Mon texte initial datait du 20/12/2008. Depuis il y a eu des changements, ce qui suit est une version actualisée.

Première partie : Pass Accès aux temples Les guides Livres sur la description des temples - autres ouvrages - la bibliothèque de l'EFEO Sites internet Musées et la conservation d'Angkor

Deuxième partie : Programme de 3 jours de visite Programme de 7 jours de visite

Troisième partie : Quelques particularités des temples d'Angkor Temples en dehors du site d'Angkor : Beng Mealea – Preah Vihear Autres temples : Banteay Chhmar – Koh ker – Sambor Prei Kuk

Jacques
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Cambodge... pas si formidable que ça
J'ai passé 3 semaines au Cambodge et franchement, les problèmes que j'ai rencontrés là-bas pèse lourdement sur mon appréciation de ce pays. Je suis allé à Sieam Reap depuis la Thailande, puis Phnom Penh, Sianouk ville, Kampot et Kep. On a essayé de m'arnaquer constamment (parfois violemment). Je n'ai pas trouvé l'accueil excellent, sauf lorsque je sortais quelques billets verts. Les prix sont démesurés par rapport au service fournit (lorsque l'on vient de Thaïlande, la différence est flagrante). Bref un voyage qui ne m'a pas vraiment laissé une excellente impression (contrairement à la Thaïlande et le Laos). Les Cambodgiens devraient essayer de traiter les touristes comme des être humains et non des gros portefeuilles sur patte.

Sinon, oui il y a de beau sites (Angkor et Bogkor notamment) et on reste rêveur en imaginant la grandeur qu'a pu atteindre l'empire Khmer, il y a un millénaire de cela. Il ne leur reste que les ruines malheureusement.

Désolé pour ce post un peu sombre, j'espère que d'autres personnes on gardé un souvenir plus gai de leur voyage au Cambodge.

Badis
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Cambodge: renseignements pratiques pour visiter Angkor
Bonjour Voici quelques renseignements pratiques pour visiter les temples d'Angkor.

Pass : 1 jour 20 $ ; 3 jours 40 $ ; 7 jours 60 $. Il s'agit de jours consécutifs. Il n'y a pas de pass pour 2, 4, 5 et 6 jours. L'achat du pass peut se faire la veille de la visite à partir de 17h00, lors de l'achat on vous prend en photo. Le pass est valable pour les temples du site d'Angkor ainsi que pour les temples suivants : le groupe de Roluos (à 13 km de SR) Banteay Srei (à 25 km de SR), le Kbal Speen (à 6 km du Banteay Srei) ainsi que pour le Phnom Krom (à 10 km au Sud de SR).

Accès : Location de vélo : 2 $ par jour. Valable pour le site d'Angkor, le terrain est plat mais il faut tenir compte de la chaleur. Vélo électrique : j'en avais vus en 2006, cette année bizarrement je n'en ai plus vus ? Motodop : passager arrière d'une moto. 8-10 $ par jour. Tuktuk : il s'agit d'une petite remorque attachée à une moto, pour 1 à 3 personnes. C'est un moyen très agréable pour visiter les sites. Prix moyens : 12 à 15 $ pour le site d'Angkor, pour les temples situés à l'extérieur il y a des suppléments : groupe de Roluos 5 $ (maxi), Banteay Srei 10 $ (maxi)… Pour trois jours (Roluos et Banteay Srei compris) : 55-60 $ est un prix raisonnable. Attention certains conducteurs ont tendance à demander plus, dans ce cas il faut refuser… Sur le site d'Angkor il y a des restaurants. Les conducteurs de tuktuk ne mangent pas avec leurs clients; ils mangent ensemble (leur repas est offert par le restaurateur…). Il n'y a pas beaucoup de conducteurs francophones. On trouve sur le forum les coordonnées de quelques-uns d'entre eux. Voiture avec chauffeur : 25 à 30 $ par jour, plus pour les temples éloignés.

Guides : ne pas confondre un conducteur de tuktuk et un guide. Le conducteur de tuktuk vous transporte sur les sites. Seuls les guides officiels peuvent accompagner leurs clients pour la visite des temples. Lors de mes trois séjours j'ai constaté en écoutant des guides francophones que certains d'entre eux donnaient des explications très succinctes, ceci est probablement dû à une formation trop courte. Un guide sérieux doit se documenter afin d'approfondir ses connaissances : architecture, les différentes religions : l'hindouisme, le Mahabarata, le Reamkers (version khmère du Ramayana) ; le Bouddhisme du Mahayana (Grand véhicule) et Hinayana (ou Theravada – Petit véhicule)… En 2006 j'ai connu Kosal qui était conducteur de tuktuk, il est maintenant guide, je le recommande vivement, je viens de passer une dizaine de jours avec lui et c'était superbe. (kosarito@yahoo.com Tel. (855) 012 953 152) Prix pour un guide francophone : 30-35 $ par jour. Il faut ajouter le transport.

Livres sur la description des temples : - "Les monuments du Groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Très complet mais pas facile à lire. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne qui, parfois, met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'E.F.E.O de 1936 à 1945. Son livre "Les monuments du groupe d'Angkor" est encore aujourd'hui un ouvrage de référence. Il a procédé à la restauration de temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants. - "Angkor cité khmère" de Claude Jacques (Membre de l'E.F.E.O. 1963 à 1973 - épigraphe spécialisé en sanscrit et khmer ancien) et Michael Freeman (photographe). Description détaillée des temples avec de belles photos. - "Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre plus facile à lire, détaillé en ce qui concerne les religions.

Autres ouvrages : il existe de nombreux livres sur le Cambodge et Angkor, j'en citerai quelques uns : - Henri Mouhot : "Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos et autres parties centrales de l'Indo-Chine" - Bruno Dagens (Membre de l'E.F.E.O de 1969 à 1986) : "Angkor, la forêt de pierre" - Madeleine Giteau (Membre de l'E.F.E.O. de 1956 à 1981) : "Histoire du Cambodge" et "Histoire d'Angkor" - Pierre Loti : "Un pèlerin à Angkor" - André Malraux : "La voie royale" (voir l'article "Malraux : la voie royale" sur le site http://www.capsurlemonde.org/cambodge/index.html ) - Egalement de Claude Jacques et Michael Freeman : "Angkor résidences des dieux"

Sites internet : - L'E.F.E.O : www.efeo.fr dans "présentation – chercheurs d'Asie – Cambodge" on y trouve des renseignements sur les membres de l'EFEO au Cambodge. En 1898 le gouvernement français a décidé de créer l'Ecole Française d'Extrême-Orient (E.F.E.O) pour assurer la protection des sites archéologiques et dresser l'inventaire des monuments de l'Indochine. Depuis cette date les membres de cet organisme sont présents sur le site d'Angkor (et des environs) avec une interruption pendant la période des Khmers Rouges. Actuellement l'E.F.E.O s'occupe, entre autre, de la restauration du Baphuon. Si vous recherchez des renseignements particuliers vous pouvez vous rendre à la bibliothèque de l'EFEO à Siem Reap, excellent accueil par un cambodgien parlant très bien le français, il saura vous conseiller sur les ouvrages à consulter sur place. - APSARA : Autorité pour la Protection du Site et l'Aménagement de la Région d’Angkor : http://www.autoriteapsara.org/fr/apsara.html - Musée Guimet : http://www.guimet.fr/ - La cité perdue des rois khmers : http://angkor.wat.online.fr/ - La voie royale, à la découverte du Cambodge : http://www.capsurlemonde.org/cambodge/index.html - Nicolas Creff : http://membres.lycos.fr/ncreff/angkor/photos.html - Les splendeurs d'Angkor : http://gilkergu.club.fr/Asie/Cambodge/Accueil/Cambodge.htm

Musées et Conservation d'Angkor : - La Conservation d'Angkor : crée en 1908, il s'agit d'un "entrepôt" où ont été placés divers objets (statues, linteaux, stèles…) ceci afin d'éviter les vols. Quelques objets ont été placés dans le musée de Siem Reap. La conservation en se visite pas… mais accompagné d'un guide et avec quelques dollars c'est possible. - Musée Guimet à Paris : très beau musée sur divers pays d'Asie. Un fronton du Banteay Srei est exposé, lors de la restauration de ce temple (de 1931 à 1936), ce fronton n'a pu être remis en place et a été "emporté" en France (fronton Ouest du Gopura Est de la troisième enceinte : l'histoire de l'Apsara Tilottamâ), c'est curieux car le fronton Est de ce même gopura a été remonté sur place… Voir : http://www.guimet.fr/Fronton - Musée National de Phnom Penh - Musée National de Siem Reap : le mot "national" ne convient peut-être pas car il a été construit par une société thaïlandaise… Les objets sont exposés par thèmes (civilisation khmère, religions, frontons, linteaux…). Je conseille cette visite malgré le prix : 12 $, explications en khmer et en anglais, possibilité de louer un audio-guide pour 3$. www.angkornationalmuseum.com

Programme de visite : En général il est conseillé de prendre le pass de trois jours, mais bien sûr chacun a sa façon de visiter. - Un jour : Angkor Vat, le Bayon, la Terrasse des Eléphants, la Terrasse du Roi Lépreux et le Ta Prohm. - Trois jours : visite plus détaillée, avec en plus le Banteay Srei (le "préféré de Malraux") et éventuellement une visite du Kbal Speen (ou rivière aux Mille Linga), pour accéder aux sculptures il faut marcher en forêt pendant 40 mn environ. Au retour le Banteay Samré… - Sept jours : pour les passionnés et ceux qui préfèrent prendre plus de temps pour des visites détaillées. Dans ce cas il est possible d'aller le troisième (ou quatrième jour) voir le groupe de Roluos et de poursuivre par la visite du village sur pilotis de Kompong Phluk (ceci pour éviter une éventuelle saturation).

Je suis allé trois fois au Cambodge, à chaque fois j'ai pris le pass de sept jours. Pour ceux qui sont intéressés je peux fournir un exemple de programme de visite des temples (3 ou 7 jours).

Temples extérieurs : voir le post de "somlang" : Musées et temples du Cambodge (Angkor Borei, Sambor Pre Kuk, Angkor, Preah Vihear, Banteay Chmar, ..) : http://voyageforum.com/v.f?post=1431462#1431462

Jacques
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Y a-t-il plus de monde le week-end aux temples d'Angkor?
Bonjour, Y a t'il plus de monde pour visiter le temple d'Angkor à Siem Reap le samedi et le dimanche ? J'ai vu un billet d'avion pas cher mais il me fait arriver pour la visite du temple d'Angkor un samedi et un dimanche. Merci pour votre réponse rapide car j'hésite à le prendre. Bromovol
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Livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne
Bonjour à tous

J'ai déjà parlé de divers livres dans des posts précédents.

Voici quelques livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne. J'ai donné mon avis sur ces ouvrages, avis qui bien sûr n'engagent que moi.

"Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême Orient) de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.

Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.

"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).

On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée" http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.

On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.

Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.

Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.

Inconvénients : je n'en vois pas.

Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.

"Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité. Je ne sais pas si on trouve ce livre à Siem Reap.

"Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi…

Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux…

Inconvénients : description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.

"Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).

Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand…

On trouve ce livre en France (environ 55 €). Je l'ai également vu dans une librairie de Siem Reap pour le même prix qu'en France.

Avantages : très bel ouvrage, plus précis que le précédent pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. Encore de très belles photographies de Michael Freeman.

Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent des mêmes auteurs

"L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004).

Avantages : comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne. Il s'agit d'un livre au grand format, ne pouvant pas l'emporter avec moi à Siem Reap, j'ai donc scanné les passages qui m'intéressaient comme par exemple les temples de Sambor Prei Kuk, Koh Ker...

Inconvénient : j'e m'attendais à une description détaillée du Preah Vihear mais il n'y avait que des généralités qui étaient quand même intéressantes.

"Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Contrairement au livre de C. Jacques que je viens de citer, cet ouvrage est détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je ne pense pas qu'on le trouve en France. A Siem Reap il y a deux grandes libraires, je l'ai acheté (15 $) dans l'une de ces libraires.

Un guide ne vous apprendra rien de plus que le contenu de ce livre. En achetant ce livre vous éviterez éventuellement de vous faire arnaquer par certains guides malhonnêtes qui demandent pour la visite de ce temple 80 $ (ajouter le transport) au lieu du tarif de base qui est de 40 $. Si vous demandez à un guide de vous donner une explication sur cette différence de prix (alors que son travail est le même que pour un autre temple) il vous dira "parce que ce temple est éloigné"… Curieux comme explication !

"Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau. Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. M. Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Ce livre concerne uniquement l'histoire de la période angkorienne.

Avantages : très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut donc retrouver sur le site Persée.

Inconvénients : je n'en vois pas.

En résumé je conseille les livres suivants :

Pour les temples d'Angkor : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman.

Pour le Preah Vihear : "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen

Pour l'histoire angkorienne : "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau

(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"

Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.

En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.

Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.

Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…

Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.

J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…

Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.

Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.

Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.

Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???

Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €

Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"

Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.

C'est quand même curieux tout cela.

Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…

Jacques
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Angkor: musée avant ou musée après?
That is the question qui me tracasse. Faut-il visiter par example le musée d'Angkor à Siem Reap avant de visiter les temples, ou après, ou le musée des Minorités du Vietnam à Hanoi avant d'aller dans les montagnes du Nord, ou au retour ; personnellement, je pense que c'est mieux avant, ça permet d'avoir une bonne idée de ce que l'on va voir ; mais il ya l'opinion contraire, qui dit que le faire après permet de faire une "synthèse" de ce qu'on a vu.

Le débat est ouvert !
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Six semaines entre Vietnam, Cambodge et Laos
Bonjour à tous 🙂

Voyage effectué en janvier et février derniers : 6 semaines entre Vietnam, Cambodge et Laos, 3 pays déjà partiellement visités depuis 2001 (nombreux courts séjours de 2 semaines).

Itinéraire articulé autour de 3 projets : - l’archipel de Nam Du, au S du Vietnam, proche de Phu Quoc : ces îles jusqu’à présent interdites d’accès aux étrangers s’entrouvrent au tourisme moyennant l’obtention d’une autorisation (pas encore vraiment facile pour un voyageur lambda) - le site de Preah Vihear, au N du Cambodge, à la frontière avec la Thaïlande : plusieurs fois source de conflits entre ces 2 pays et donc fermé au tourisme, il est maintenant accessible sans souci et pas encore trop couru (cul-de-sac un peu éloigné de Siem Reap et à l’écart des grands axes de circulation) ; et tant que nous y étions, nous avons poussé jusqu’au temple de Koh Ker - le S du Laos pour découvrir une autre partie de ce pays dont nous ne connaissions que la capitale, Vang Vieng et ses environs ainsi que Luang Prabang et sa région.

Nous avons choisi d’arriver à Saïgon et découvrir les îles Nam Du, puis de rejoindre Kampong Cham (Cambodge) pour remonter le Mékong par voie terrestre jusqu’à Vientiane (Laos) et de terminer à Hanoi. Vols internationaux réalisés avec Qatar Airways (courtes escales à Doha) : aller Paris/Saïgon, retour Hanoi/Paris. Famille visitée à Saïgon et Hanoi. Vol Vientiane/Hanoi acheté directement sur le site http://www.laoairlines.com/ avant notre départ de France.

En dehors de nos dates aller/retour en France et du vol Vientiane/Hanoi, rien de fixé en terme de temps passé à chaque endroit, de déplacements ou d’hébergements. Nous avons circulé en bus entre les différentes villes et en 2 roues (location de vélos ou petite moto semi-automatique) autour de ces différentes étapes. Wifi plus ou moins rapide mais disponible gratuitement dans tous les hôtels et GH où nous avons logé.

Je posterai prochainement un lien vers notre carnet photos. Dans l’immédiat, quelques vidéos au fil de nos étapes :

SAÏGON : Vous les avez sûrement croisés ou entendus ces marchands ambulants qui sillonnent les quartiers à pied ou en vélo, avec leur petite musique ou ritournelle accrocheuse : "Marchand ambulant dans une ruelle de Cholon" https://youtu.be/paTBOJV9h_Q

Promenade dans le quartier chinois de Cholon avec cette ruelle typique restée « dans son jus » et des pagodes à l’ambiance feutrée (si, si… ça existe) : "Ruelle du quartier chinois de Cholon" https://youtu.be/NWdnjAebSN0

Plus « conforme » au bouillonnement de Saïgon, la folle soirée populaire à l’issue de la qualification du Vietnam pour la finale de foot de la Coupe d’Asie « Espoirs » : "Le Vietnam en finale de la Coupe d'Asie Espoirs" https://youtu.be/gbpo6l8bUiE
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Les bas-reliefs d'Angkor Vat
LES BAS-RELIEFS D'ANGKOR VAT PREMIERE PARTIE SOURCES - "Le Cambodge, le groupe d'Angkor et l'histoire" d'Etienne Aymonier – Edité en 1904 (Tome III) - "Guide Aux Ruines d'Angkor" de Jean Commaille – Edité en 1916 - "Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize – Edité en 1944 - "Angkor cité khmère" de Claude Jacques - "Le guide des temples d'Angkor" de Michel Petrotchenko

VISITE DES BAS-RELIEFS D'ANGKOR VAT

- La galerie des bas-reliefs se trouve au premier étage. Ces bas-reliefs ont été sculptés sur une longueur d'environ 600 m. et sur une hauteur de plus de 2 m – soit 8 panneaux – ainsi que dans deux pavillons d'angle : Nord-Ouest et Sud-Ouest.

- Je conseille de visiter ces bas-reliefs dans le sens inverse des aiguilles d'une montre car les descriptions de Maurice Glaize, Claude Jacques et de Michel Petrotchenko se font dans ce sens.

- Une description très détaillée de ces bas-reliefs leur sera très utile. Pour cela je leur conseille deux livres : "Angkor cité khmère" : description très détaillée mais pas assez "aérée" ce qui rend difficile la compréhension des scènes décrites. "Le guide des temples d'Angkor" : description également très complète, avec des schémas détaillés qui permettent de bien repérer les endroits particuliers.

- Suryavarman II qui a régné de 1113 - 1150 est le roi constructeur d'Angkor Vat. Nous ne savons pas combien de temps il a fallu pour cette construction, peut-être le temps de son règne ? A sa mort les bas-reliefs n'étaient pas terminés.

Nous savons par une inscription que deux panneaux ont été sculptés au milieu du 16ème siècle : - Victoire de Vishnu sur les Asuras : selon Claude Jacques ce panneau aurait été sculpté entre 1546 et 1564 - Victoire de Krishna sur l'asura Bana

LES BAS-RELIEFS A VOIR J'ai retenu quatre bas-reliefs, lesquels à mon avis, méritent une attention particulière :

1°) GALERIE HISTORIQUE, SURYAVARMAN II - La première section : on peut voir Suryavarman II qui donne ses instructions aux dignitaires agenouillés devant lui – Derrière le roi, un groupe de prêtres et une rangée de soldats - D'autres soldats escortent la procession qui emmène les princesses - Les jeunes femmes sont transportées dans des chariots tirés par des soldats – un nain accompagne une des princesses - Les troupes partent rejoindre la procession.

- La seconde section : l'armée khmère en procession, sur une longueur de plus de 90 mètres. Le roi Suryavarman II (sur le douzième éléphant) dont son statut royal est exprimé par sa taille, qui est supérieure à celle des 19 généraux qui l'entourent.

- Ces généraux sont représentés, montés sur des éléphants revêtus de leur harnachement de parade. Leurs rangs se reconnait au nombre de parasols qui les entourent. - Le nom de chacun des personnages nous a été livré par de petites inscriptions gravées sur le bas-relief. Le roi est identifié sous le nom de Paramavishnuloka, son nom posthume qui l'identifie à son dieu après la mort. Ceci indique peut-être que le roi est représenté ici sur le chemin des Paradis illustrant le bas-relief de la galerie suivante "Les cieux et les enfers".

- Le registre inférieur : montre une procession de cavaliers et de fantassins, un groupe de prêtres suit – un groupe de musiciens et des porteurs de bannières précèdent l'arche ou urne, qui contenait, croit-on, le feu sacré

- Partie droite (fin du bas-relief) : identifié au 20ème siècle par une petite inscription, un général d'un régiment, cette inscription a, depuis, fait l'objet d'un acte de vandalisme

- Rompant avec l'alignement strict observé par les troupes khmères, des soldats siamois semblent moins disciplinés.

2°) LE BARATTAGE DE LA MER DE LAIT Ce grand mythe hindou de la Création tirée du Bhâgavata-Pourâna est ici spectaculairement réalisé sur ce panneau long de 49 m.

A noter que dans la représentation d'Angkor Vat on peut voir les personnages suivants : Ravana, Hanuman ou Sugriva ? Or ceux-ci sont des personnages d'une autre légende le Ramayana. Il s'agit donc d'un ajout khmer. La version khmère du Ramayana se nomme le Reamker, voir http://vorasith.online.fr/cambodge/

Voici un résumé de ce barattage de la mer de lait : L'amrita, nectar garantissant l'immortalité, n'avait pas resurgi de l'océan cosmique (l'Océan ou Mer de lait) lors d'un des cycles de création d'un monde nouveau. Ceci constituait une grave menace pour l'ordre établi, car les Dévas (dieux) avaient besoin de ce nectar pour maintenir leur supériorité sur les Asuras (démonsou anti-dieux. Il fut donc décidé de baratter l'Océan cosmique pour récupérer l'amrita.

Cette tâche formidable nécessitait la participation des dieux, mais ceux-ci ne suffisaient pas. Vishnu s'assura de la collaboration des asuras en leur promettant, en cas de succès, une part de la liqueur d'immortalité. Les dieux n'acceptèrent ce plan que lorsque Vishnu leur promit qu'une fois l'amrita récupérée, il interviendrait pour que les asuras ne puissent pas en boire une goutte.

On arracha le Mont Mandara pour servir de baratte. Le naga géant Vasuki qui reposait au fond de l'océan, fut réquisitionné pour servir de corde géante, enroulée autour du Mont le Mandara. En tirant tour à tour sur le corps de Vâsuki, les devas et les asuras font tourner la montagne pendant 1000 ans pour baratter la mer cosmique pour produire de cette façon l'amrita. L'entente entre les dieux et les asuras cessa dès que l'amrita apparut : les dieux ne tinrent pas leur promesse d'en donner la moitié aux asuras qui dès lors tentèrent de la voler...

Le barattage fit également surgir de nombreuses créatures de l'océan dont les apsaras : les inscriptions disent qu'elles étaient la récompense des guerriers morts héroïquement au combat. Il s'agit de danseuses célestes.

La représentation du barattage - A gauche on voit Ravana, à dix têtes, qui tient les cinq têtes du naga Vasuki. Dans le bas du panneau, Vasuki est représenté à nouveau, reposant sur le fond de l'océan. - On voit ensuite 92 assuras qui tiennent dans les bras le naga Vasuki. - Au centre on voit Vishnou qui contrôle la manœuvre. Les opinions divergent sur l'identité du dieu de plus petite taille qui vole au-dessus de Vishnu (une seconde représentation de Vishnu ? Indra ?) - L'avatar de Vishnu, la tortue Kurma, empêche la montagne-pivot de sombrer dans l'océan. - A droite on voit 88 dévas qui tiennent le naga Vazuki. - En haut du panneau on voit les apsaras qui dansent - A la fin du panneau, c'est un singe, pas un dieu comme ce devrait être le cas, qui tire la queue de Vasuki, ici également les experts ne s'accordent pas sur son identité : Hanuman ? Sugriva ?

Nota : après le Barattage de la mer de lait, sur le mur il y a une inscription du début du XVIIIème siècleracontant la construction du chedei, monument funéraire, aujourd'hui ruiné, juste en dehors de la galerie. (Claude Jacques).

Jacques
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2017: renseignements pratiques pour visiter Angkor
Bonjour à tous Voici la nouvelle version des renseignements pratiques pour visiter Angkor. Depuis la version précédente il y a eu des changements : de plus en plus de touristes, changement du prix des pass et des heures de visite des temples… Voir également les posts suivants : Quelques particularités des temples d'Angkor voyageforum.com/...les-angkor-d6895173/ 2015 : Temples extérieurs au site d'Angkor voyageforum.com/...ite-angkor-d7299281/ 2016: livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne, nouvelle version https://voyageforum.com/discussion/2016-livres-temples-angkor-histoire-angkorienne-nouvelle-version-d7396741/

1ère PARTIE

PASS Les prix sont restés les mêmes de 2002 à 2016 mais à partir de Février 2017 il y aura une augmentation : 1 jour : actuellement 20 $ / personne passera à 37 $ 3 jours : actuellement 40 $ /personne passera à 62 $ 7 jours : actuellement 60 $ / personne passera à 72 $

Le pass de 3 jours est utilisable sur une période d'une semaine, celui de 7 jours sur une période d'un mois ; on peut donc alterner des visites des temples avec d'autres lieux. Il est parfois intéressant de prendre le pass de 7 jours même si l'on n'utilise pas la totalité (4,5, 6 et 7 jours c'est le même prix). Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. Prenez une photocopie de votre passeport afin de prouver l'âge de l'enfant (vous serez contrôlés assez souvent avant la visite d'un temple). Les guichets pour l'achat des pass ne se trouvent plus sur la route qui mène aux temples mais plus près de la ville. Tous les conducteurs de tuktuk connaissent cet endroit. Les guichets sont plus nombreux.

L'achat du pass peut se faire la veille de la visite à partir de 16h45. Arriver vers 16h30, car ensuite il peut y a du monde. Après 17h00 l'accès aux temples est libre. Ouverture des guichets dès 5h00.

Ce pass est valable pour les temples du site d'Angkor ainsi que pour les temples suivants : le groupe de Roluos (à 13 km de Siem Reap) Banteay Srei (à 25 km de Siem Reap), le Kbal Speen (à 6 km du Banteay Srei) ainsi que pour le Phnom Krom (à 10 km au Sud de Siem Reap).

CHANGEMENT D'HORAIRES POUR LA VISITE DES TEMPLES Angkor Vat : 5h00 - 17h30 - Montée au sanctuaire central à partir de 6h30 Srah Srang : 5h00 - 17h30 Phnom Bakheng : 5h00 - 19h00 Pre Rup : 5h00 - 19h00 Les autres temples sont ouverts de 7h30 à 17h30

Il m'est arrivé de visiter le Ta Prohm dès 6h00 et j'avais croisé six ou sept personnes. Maintenant en arrivant à 7h30 il n'y a pas beaucoup de visiteurs mais les groupes arrivent vers 8h00… J'ai pu constater qu'il y a de plus en plus de touristes (surtout des groupes) et cela rend les visites moins agréables qu'auparavant.

ACCES AUX TEMPLES

Location de vélo : 2-3 $ par jour ; 5-6 $ pour un VTT. Le terrain est plat mais il faut tenir compte de la chaleur.

Motodop : passager arrière d'une moto. 8-13 $ par jour. Pas confortable pour les grandes distances.

Tuktuk : il s'agit d'une petite remorque attachée à une moto, pour 1 à 3 personnes voire 4. C'est un moyen très agréable pour visiter les sites. Prix moyens : 15 à 18 $ pour le site d'Angkor, pour les temples situés à l'extérieur il y a des suppléments : groupe de Roluos 5 $ (maxi), Banteay Srei 10 $ (maxi)… Il peut y avoir un éventuel supplément pour une quatrième personne Ces suppléments sont justifiés car la consommation d'essence est plus importante

Voiture avec chauffeur : 35 $ à 40 $ par jour pour le petit et le grand circuit, plus pour les temples éloignés.

Repas : On peut manger sur le site d'Angkor. Il y a des petits restaurants en face d'Angkor Vat, de la tressasse du Roi Lépreux, du Preah Khan et au Nord du Sra Srang... Les restaurateurs pratiquent tous à peu près les mêmes prix : 5 - 6 $ le plat. Ces prix sont élevés, on peut manger pour moins cher en ville, mais si vous revenez sur Siem Reap pour manger le conducteur de tuktuk demandera probablement un supplément de 5 $ environ (distances plus importantes, donc supplément justifié à cause de la consommation d'essence) et vous perdrez du temps

Repas des guides et conducteurs de tuktuk : inutile de payer le repas au guide et au conducteur de tuktuk. Bien souvent ils ne payent pas leur repas ou alors ils ont une réduction importante car ils amènent des clients.

Pourboires : Non obligatoires mais bienvenus, s'ils sont mérités bien sûr. Rappelons que suite à une étude sur les touristes dans le monde, les français sont les premiers sur le podium des plus radins.

LES GUIDES

Ne pas confondre un conducteur de tuktuk et un guide. Le conducteur de tuktuk vous transporte sur le site. Seuls les guides officiels peuvent accompagner leurs clients pour la visite des temples.

Qu'est-ce qu'un bon guide ? Un guide sera bon pour une personne et pas pour une autre… Tout dépend de ce que l'on attend de ce guide…

Formation des guides : La formation des guides a également changée, auparavant les candidats devaient payer entre 2000 et 3000 $... (somme variable en fonction de la "gourmandise du fonctionnaire corrompu). Pour devenir guide il suffisait de payer et faire ensuite le stage…

Depuis un an les tarifs ne sont plus les mêmes (raison officielle pour lutter contre la corruption…) il faut payer au maximum 1450 $, il faut ensuite ajouter 120 $ (comme auparavant) pour la licence valable 2 ans.

Il y a maintenant un grand changement c'est le nombre très importants de candidats… Il y a donc une sélection assez sévère (épreuves écrites puis orales : langue culture générale, questions sur les temples…). En Août 2016 il y avait 62 candidats francophones, 7 seulement ont été sélectionnés.

A cause du manque d'archives détaillées, nous ignorons beaucoup de choses sur les temples, parfois concernant un fait particulier, plusieurs hypothèses sont émises. Depuis mes premiers séjours j'écoute les guides francophones. Bien souvent certains guides ne sachant pas répondre à une question disent n'importe quoi et ceci probablement "pour ne pas perdre la face"; cela n'existe pas seulement au Cambodge, en France également. Il est évident que l'on ne peut pas tout savoir…

J'étudie très sérieusement les temples d'Angkor depuis 2000 et je continue encore maintenant. Depuis mon premier séjour j'écoute les guides francophones et voici mes constatations (qui n'engagent que moi…) : sur 10 guides, 2 sont excellents, 3 très bons et pour les 5 autres cela varie entre bon et mauvais…

Autres constatations : Certains guides ne montrent pas des détails que l'on peut considérer comme rares ou originaux. Lorsque vous montez au sanctuaire central d'Angkor Vat, en regardant vers le bas on constate la présence de nombreux guides qui n'accompagnent pas leurs clients au sommet…

Tarif des guides francophones à la journée : Actuellement le prix varie entre 40 et 45 $. Ces guident pensent augmenter leur tarif cette année, ils demanderont peut-être 50 $. Les guides francophones sont membres d'une association. Lors d'une réunion il a été décidé que l'ensemble des guides demanderaient des suppléments compris entre 10 et 50 $, voire plus, par jour pour des déplacements en dehors de la région de Siem Reap (Beng Mealea, Koh Ker, Preah Vihear…). Exemples de suppléments : 10 $ pour le lever du soleil. 10 $ pour visiter la colline de Kbal Spean. 10 $ pour Beng Mealea Voir également : https://voyageforum.com/discussion/kong-guide-officiel-visite-temples-angkor-d7729249/

Conclusion sur les guides : je dirais que ceux-ci ne sont pas indispensables mais il est quand même agréable d'avoir un excellent ou très bon guide.

LIVRES SUR LA DESCRIPTION DES TEMPLES

- "Les monuments du Groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Très complet mais pas facile à lire. Maurice Glaize n'était pas archéologue mais architecte ("un archéologue est une personne qui met ses fouilles dans des caisses"). Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême-Orient) de 1936 à 1945. Son livre "Les monuments du groupe d'Angkor" est encore aujourd'hui un ouvrage de référence. Il a procédé à la restauration de nombreux temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants

- "Angkor cité khmère" de Claude Jacques (membre de l'E.F.E.O. 1963 à 1973 - épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien) et Michael Freeman (photographe). Basé sur le livre précédent. Description détaillée des temples avec de belles photos. Je recommande ce livre qu'on trouve en France et également sur place pour 5 à 7 $ environ. Petit inconvénient : la description des bas-reliefs d'Angkor Vat et du Bayon n'est pas agréable à lire, difficile de s'y retrouver…

-"Visiter Angkor" de Hy Sanh, ancien guide à Angkor, ce livre n'est plus édité, beaucoup moins détaillé que les précédents.

- "Angkor" de Marillia Albanese (édition du National Geographic). Description des temples avec de belles photos. Parfois des descriptions pas toujours exactes…

- Je pense que le meilleur livre pour visiter les temples d'Angkor est "Le guide des temples d'Angkor" de Michel Petrotchenko. Avec de nombreux schémas sur lesquels diverses particularités sont mentionnées. Excellent pour la visite des bas-reliefs d'Angkor et du Bayon. Le début de livre est très instructif (histoire, religions, architecture…).

En France on peut trouver ce livre à la bibliothèque du Musée Guimet à Paris, on peut également l'acheter chez "Amazon". Il semblerait qu'en France on ne le trouve pas en librairie. A Siem Reap dans les librairies suivantes : "Monumemt Books" près du marché central (Old market), le long de la rivière "Siem Reap Book Center" près du Old Market : Sreet 2 Thou, à côté de la pâtisserie "The Blue Pumkin" Voir mon post : voyageforum.com/...post=6768958#6768958

LA BIBLIOTHEQUE DE L'EFEO www.efeo.fr/base.php?code=80 Si vous recherchez des renseignements particuliers ou des ouvrages qui ne sont plus édités (Henri Parmentier, George Cœdès …) vous pouvez vous rendre à la bibliothèque de l'EFEO à Siem Reap. Excellent accueil par un cambodgien parlant très bien le français, il saura vous conseiller sur les ouvrages à consulter sur place La bibliothèque est ouverte du lundi au vendredi de 8h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h30 Cette bibliothèque est située sur la route qui longe la rivière (côté Est) à environ 1 km au Nord de la N6.

SITES INTERNET

- L'EFEO : www.efeo.fr En 1898 le gouvernement français a décidé de créer l'Ecole Française d'Extrême-Orient (EFEO) pour assurer la protection des sites archéologiques et dresser l'inventaire des monuments de l'Indochine (Tonkin, Annam, Cochinchine, Cambodge et Laos). En 1907, suite à un traité, le Siam a rendu au Cambodge les anciennes provinces occupées dont une partie située sur le site d'Angkor (régions de Siem Reap et de Battambang). C'est à partir de ce moment-là que les savants et architectes français, encouragés par les divers souverains, ont commencé l'étude et la restauration des divers monuments. Cette restauration a commencé au début du XXème siècle a été interrompue dès la prise du pouvoir par les Khmers rouges à partir de 1975. La restauration a repris à partir de 1989 sous la direction de l’UNESCO. Dans "Chercheurs d'Asie" – "Cambodge" on y trouve des renseignements sur les membres de l'EFEO au Cambodge (et d'autres pays). - Sur le site "Persée" www.persee.fr/...rescript/revue/befeo on y trouve les BEFEO (Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient) de 1901 à 2003.

- La cité perdue des rois khmers : angkor.wat.online.fr/ (site que je recommande). Pour l'histoire du Cambodge voir "L'épopée khmère". Pour plus de détails voir sur la même page "Les arts khmers", on y trouve également la première partie du livre "Mémoire sur les coutumes du Cambodge" : voir "Les découvreurs" puis "Les premiers découvreurs" puis "Mémoires sur les coutumes du Cambodge".

- La voie royale, à la découverte du Cambodge www.capsurlemonde.org/cambodge/index.html

MUSEES ET LA CONSERVATION D'ANGKOR

Musée national de Phom Penh : le plus important musée des arts khmers au monde.

Musée Guimet à Paris : www.guimet.fr/ : le second au monde pour l'art khmer. Très beau musée sur divers pays d'Asie.

Musée national De Siem Reap : www.angkornationalmuseum.com. Les objets sont exposés par thèmes (civilisation khmère, religions, frontons, linteaux…). Je conseille cette visite malgré le prix : 12 $. Explications en khmer et en anglais. La plupart des objets exposés proviennent de la conservation d'Angkor

La conservation d'Angkor : crée en 1908, il s'agit d'un entrepôt où ont été placés divers objets (statues, linteaux, stèles…) afin d'éviter les vols. La conservation ne se visite pas (en théorie…).

Jacques
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Siem Reap et traversée sud-nord du Laos
Retour en Asie. Cette fois nous prévoyons de traverser le Laos du sud vers le nord en prenant le temps de flâner au gré de nos envies sans programme précis. Avant de rejoindre le Laos nous passons quelques jours à Siem Reap pour découvrir les temples d'Angkor et aussi quelques villages du lac Tonle Sap

01/01 : le temps est complètement couvert et nuageux sur Bangkok mais la température de 24° à 7h du matin nous surprend un peu. A l'atterrissage il nous reste 30 minutes pour rejoindre notre vol vers Siem Reap : autant dire que nous n'avons pas flâné durant la traversée interminable des halls de l’aéroport Nous soufflons enfin à la porte d'embarquement où nous arrivons 5 minutes avant l'heure de départ, non sans quelques inquiétudes sur le suivi de nos bagages compte tenu du délai de transfert. Après un vol rapide qui nous laisse à peine le temps d'avaler la collation complète qui nous est servie nous découvrons le paysage plat et marécageux des environs de Siem Reap. À l'arrivée dans l'aérogare la délivrance des visas est très rapide : il faut dire qu'un bataillon d'une dizaine de policiers alignés comme pour une parade derrière leur comptoir s'occupe du sujet. Il en va de même pour le contrôle des passeports. Nous sommes à peine surpris de ne pas trouver nos bagages sur les tapis de livraison. Un agent souriant nous affirme après vérification qu'ils sont restés à Bangkok et qu'ils nous seront livrés dans la journée sans faute à notre hôtel. C'est donc d'un pas léger que nous affrontons l'atmosphère chaude et humide du parvis de l'aérogare où nous attend le chauffeur réservé par internet auprès de notre hôtel « villa Siem Reap ». Il nous conduit rapidement et le courant d'air dans le tuk tuk nous rafraîchit agréablement. Nous retrouvons avec plaisir l'ambiance des villes asiatiques avec une circulation où se côtoient voitures de luxe, motos, tuk tuk, vélos dans une atmosphère bon enfant. Vu l'heure matinale la chambre réservée n'est pas encore prête et nous entamons donc sans tarder un petit tour d'orientation dans la ville.



Après une courte sieste réparatrice nous partons acheter les billets pour la visite des temples le lendemain et terminons la journée autour d'Angkor Vat en espérant que les nuages voudront bien s'effilocher pour que le spectacle du coucher de soleil soit à la hauteur de sa réputation.



Las, les nuages ne se décident pas à se dissoudre et les reflets orangés dans les bassins nous laissent un peu sur notre faim.



Il fait quasiment nuit quand nous rejoignons l'entrée ouest où nous cherchons désespérément notre chauffeur... après avoir tourné un long moment avant que la nuit noire ne recouvre les lieux nous décidons de faire appel à un autre conducteur et après une petite négociation en position défavorable compte tenu de l'heure et du peu de tuk tuk restants nous rentrons à notre hôtel non sans quelques errements du chauffeur qui ne connaît pas bien l'emplacement des hôtels.

02/01 : à 8h nous retrouvons notre chauffeur qui nous explique qu'il nous a attendu hier soir jusque 20h. On n'a pas vraiment compris où ??? Nous prenons la route de Bantey Srei. L'allure du tuk tuk est agréable pour observer la vie au bord de route.



Nous traversons de nombreuses zones habitées et beaucoup de petites boutiques bordent la route. Si ce n'était la poussière qui fouette parfois notre visage le moyen de transport est idéal pour la découverte. Nous poursuivons vers le site de Kbal Spean, appelé aussi « rivière aux mille lingam ». Il fait déjà relativement chaud quand nous empruntons le chemin qui mène au site au travers d'une végétation luxuriante. Quelques courtes échelles aident à franchir des blocs rocheux de grès. Nous découvrons d'abord la cascade haute de quelques mètres avant d'apercevoir dans le lit de la rivière une multitude de roches sculptées.





Des reflets aux chaudes couleurs dorées composent un tableau impressionniste dans le cours d'eau. Nous redescendons pour retrouver notre tuk tuk qui nous emmène vers le temple de Bantey Srey situé à environ 35 kms de Siem Reap. Conçu selon, un schéma rectangulaire le temple est implanté au milieu d'une douve remplie d'eau.



Une chaussée dallée permet d'accéder au cœur du temple. Les murs en grès rose sont ornés de fines sculptures recouvrant de grandes surfaces.



En ce début d'après-midi il faut parfois être patient et attendre que la foule se dissipe pour mémoriser en photo l'ambiance des lieux. A proximité de l'entrée du site un petit sentier conduit vers des observatoires à oiseaux situés au bord d'un étang envahi d'herbes. L'endroit est peu fréquenté mais nous apercevrons seulement au loin quelques buffles pataugeant dans la boue entourés d'oiseaux blancs qui apparaissent minuscules à cette distance.



Le retour en tuk tuk est rapide et seul un marché installé au bord de route nous ralentira avant d'atteindre Siem Reap et de retrouver son brouhaha.

03/01/2016 : départ vers 7h45 avec un guide francophone réservé par l'intermédiaire de notre hôtelier et un nouveau chauffeur de tuk tuk pour parcourir la « petite boucle » et découvrir les principaux temples de la région d'Angkor. Ce sont évidemment les plus visités et on peut constater qu’ils ont beaucoup de succès si on en juge par les cohortes de visiteurs, en particulier asiatiques, que l'on rencontre au Ta Phrom et à Angkor Vat. Leur visite reste cependant incontournable et la splendeur de ces temples, l'atmosphère mystérieuse des pierres moussues envahies de lianes mérite bien de parfois patienter au milieu des nombreux visiteurs multipliant les selfies. Nous apprécions tout particulièrement les échanges avec notre guide qui parle un français impeccable et qui, en plus de ses explications détaillées, a su nous faire partager sa passion de l'histoire du Cambodge. Il était particulièrement émouvant d'écouter son récit de la période noire de la guerre civile récente.















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Ouverture du procès des Khmers rouges à Phnom Penh...
On y est enfin ...... !

Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....

Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......

Par Dina Nay et James A. Goldston*

Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie. Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères. Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales. Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille. Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question. Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure. Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent. Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice. Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions. Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense. Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent. En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu. Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.

* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.
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En quinze jours: Phnom Penh, Kampong Cham, Angkor, Battambang et Sihanoukville
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec notre fille de 19 ans.

Pour ce séjour de 2 semaines nous avons choisi de confier toute l’organisation logistique à une agence réceptive francophone, sur la base d’un parcours et d’un choix hôtelier définis par nous après lecture de guides et échanges avec des voyageurs.

- JOUR 1 – dimanche

Arrivés à Phnom Penh de bon matin, nous commençons nos visites par la Pagode Vat Phnom juchée sur la seule colline de la ville, puis déjeuner au bord du fleuve Tonlé dans ce qui ressemble à une guinguette locale, suivi de la visite du musée national, du Palais Royal et la pagode d’argent. Enfin vers 17H30, nous avons fait comme tous les touristes, on a pris un bateau pour voir le coucher de soleil au confluent du Tonlé et du Mékong.

- JOUR 2 – lundi

Nous avons commencé par une escapade sur l’ile de la soie (Koh Dach). Des petites constructions traditionnelles sur pilotis s’égrènent le long de l’unique route où le fil de soie, livré en fuseaux, est (un peu) tissé par les familles sous chaque maison. La découverte de cette ile à production maraichère nous a pris à tout casser 1H30.

Nous avons poursuivi par la visite du marché central (Phsar Thmey) construit en 1930. On y trouve un peu de tout, notamment des tas d’insectes à manger, séchés, frits ou cuits à la vapeur. C’est mou sous la dent avec un gout de crevettes. Les yeux fermés, ça peut convaincre.

Puis nous avons fait un tour au marché russe. On peut acheter vraiment de tout, même l’inattendu, des sacs en croco et des vêtements à prix discount et beaucoup d’artisanat à marchander ferme.

Et on a terminé par le musée du génocide.

JOUR 3 – mardi

Après 1H30 de route, arrêt à Skun village célèbre pour ses araignées mygales frites et autres préparations culinaires locales à base d’insectes. Autant le dire, la patte d’araignée frite n’est pas excellente.

Poursuite du périple pour Kompong Cham où nous prenons un bateau pour remonter le Mékong pendant 1 heure environ, jusqu’au temple deWat Hanchey. Le paysage fait penser au Nil, fleuve nourricier aux berges sablonneuses qui rythme la vie des paysans. A 63 mètres au-dessus du fleuve, la vue est magnifique. Il ne reste du temple qu’un petit vestige écroulé dans l’enceinte d’une pagode moderne, monstruosité aux couleurs criardes avec de gigantesques fruits en béton éparpillés dans le jardin du monastère bouddhique.

Re-bateau dans le sens du courant pendant 45 minutes ça va plus vite, puis 25 km sur la route des terres rouges en direction de Chup, sesplantations d’hévéas et ses usines de traitement du latex. Arrivés là, on a pas eu de chance, car la récolte de latex s’arrête quelques jours par mois pour laisser les arbres se refaire une santé, et c’est pile maintenant.

Poursuite du périple par la visite des 2 collines de l’homme (Phnom Pros) et celle de la femme (Phnom Srei). De retour à Kompomg Cham, location de vélos pour emprunter un incroyable pont en bambou 800 mètres de long qui relie, durant la saison sèche, la ville à la petite île tranquille de KohPaen. C’est un endroit calme, avec des plages de sable, au beau milieu le Mékong.

Retour en ville pour rendre les vélos et boire une coco fraiche avant de poursuivre vers Kompong Thom à 2 heures de route.

- JOUR 4 – mercredi

Découverte du Sambor Prei Kuk, . On sort de la route principale pour prendre un chemin sablonneux. Peu de visiteurs, l'atmosphère est très tranquille. Il s'agit de 100 temples préangkoriens disséminés dans la foret. Ce site a dû être une splendeur mais le temps à mis à mal ces constructions dont il reste quelques vestiges en ruines réchappés des bombardements américains survenus en 1970.

En fin de matinée, dans le village Kompong Kdei, visite du pont Spean Praptos construit en gré au 12ème siècle. C’est le plus long pont à voûtes en encorbellement du monde.

Nous poursuivons notre route vers Siem Reap ; Sur la route on s’arrête déguster le krolann, gâteau de riz gluant aux haricots rouges cuit au lait de coco à l'étouffée dans une tige de bambou sur du feu de bois. C'est délicieux.

Avant d’arriver à Siem Reap : visite en bateau de Kompong Phluk, village bâti sur des perches de 7 m à 8 m environ pour se situer au-dessus du niveau haut des eaux du lac Tonlé en saison humide.

Dernier acte de la journée avant le plongeon dans la piscine de l’hôtel, récupération du pass de visite pour les jours suivants, en 15 minutes c’est plié, l’organisation est bien rodée.

- JOUR 5 – jeudi

Visite des temples du groupe Roulos : Prah Ko, Bakong, Lolei, les temples Pré Rup, Mébon Oriental, Neak Pean Preah Khan + allée des géants. On a renoncé au vélo, entre la chaleur, la poussière, et les distances, on est vite redescendus sur terre !

- JOUR 6 – vendredi

Visite des temples Prasat Kravan, Bantey Kdey, Benteay Srei, Angkor Wat. Sur la route de Benteay Srei, les petites marchandes de sucre de palme s’alignent en échoppes fumantes : la sève est chauffée pour extraire l’eau et recueillir le sucre. La pâte est ensuite moulée dans des petits cercles en bambou, puis séchée au soleil. C’est délicieux, un peu mou, fondant, un rêve de gourmand.

- JOUR 7 – samedi

Angkor Tom : Bayon, terrasse du roi lépreux, terrasse des éléphants, Ta Prohm, Ta kéo et Ta Nei petit temple ignoré des touristes, très paisible. On aurait pu faire plus de visites, mais on a été contraints par l’horaire de l’hélicoptère. On s’est fait cet énorme plaisir du survol des temples. C’est pas très impressionnant d’autant que le survol d’Angkor Vat est interdit, mais cela permet de prendre la mesure de certains sites. Magique quand même.

- JOUR 8 – dimanche:

De décembre à mai, les eaux sont très basses, il n'est pas possible de rallier Siem Reap et Battambang en bateau collectif rapide car la rivière Sangker est quasiment à sec. Notre agence nous a donc prévu un transfert en petit bateau privé en longeant Prek Toal, le sanctuaire des oiseaux. L'eau est tellement basse que les pécheurs sont debout au milieu du Tonlé Sap pour lancer leurs filets. La bifurcation sur la rivière marque le début des "champs" de jacinthes d'eau. Elles couvrent la rivière, parfois complètement et le bateau se fraye un chemin au milieu des feuilles, qui s'écartent un peu et reprennent immédiatement leur place le bateau passé. C’est très beau mais ralentit considérablement la progression du bateau car les jacinthes s’enroulent dans l’hélice.

Les tiges des jacinthes sont séchées au soleil sur les toits des maisons, puis tressées en vanneries diverses. 40 femmes se sont regroupées en coopérative. Un bateau atelier sert de boutique, c’est très sympa, aucune pression pour acheter quoi que ce soit…

Petit à petit, les bords de la rivière se resserrent, les virages se succèdent et le niveau de l'eau très bas montre ses limites : il ne permet pas de rejoindre Battambag en bateau, il faut débarquer bien avant et poursuivre le périple en 4x4 sur des pistes défoncées à travers champs pendant à peu près 2 heures en longeant peu ou prou les berges. Ce fut la partie pénible de l'équipée. La chaleur, quoiqu’importante, a été très supportable. Il y a de l'air sur le bateau, il avait un petit toit pour un peu d'ombre et une glacière remplie d’eau en bouteilles.

Le trajet en bateau a duré un peu plus de 5 heures. Nous sommes arrêtés pour voir la pagode Wat Chleu Khmao dite la pagode au bois noir. On peut visiter l’intérieur, il ne reste rien et le plancher est par endroit écroulé. Par un petit escalier on peut monter à l’étage, la vue est dégagée.

JOUR 9 – Lundi:

Battambang est en apparence une grosse ville avec des restes d’architecture coloniale au bord de la rivière et un marché jaune vif style art déco. L’architecture coloniale peut sembler décevante car la notion de protection du patrimoine est totalement absente du pays. Néanmoins j’avais préparé notre séjour grâce à un site qui permet d’organiser un trajet de visite architecturale. On s’est pris un tuk tuk et on a suivi le trajet, c’était intéressant, bien sympa et pas fatiguant !

Ensuite, expédition dans le village de VAT KOR, à 2km de Battambang pour la visite de la maison Khor Sang, construite en 1906. Le propriétaire actuel est le petit-fils du constructeur, parle le français et montre quelques photos souvenirs. La visite de la maison est à la fois instructive et émouvante.

Puis nous avons été visiter une fabrique le prahoc, cet élément incontournable de la gastronomie khmer, car on en trouve dans tous les plats ou presque. A vue de nez, ça sent le poisson pourri et à la vue d’œil…pas mieux ! Le prahoc, c’est du poisson fermenté, et comme le fromage qui pue chez nous, faut se boucher le nez pour en manger…

Pour se remettre de nez en ordre, direction Pheam Ek pour voir un atelier de galettes de riz, activité d’appoint pour les femmes d’une maison.

Nous poursuivons par un atelier de bâtons d’encens. Les fagots sont mis à sécher en gros bouquets jaunes au soleil dans la cour de l’atelier, c’est super beau. On sort de l’atelier couverts d’une poussière jaune, on tousse un peu…

Nous poursuivons notre périple à Phom Sampeau, un ensemble de temples au sommet d'un affleurement calcaire. La route passe en contrebas d’une immense tête de Bouddha sculptée à même la montagne.On accède aux temples par un escalier escarpé, arrivés au sommet, attention aux singes qui se nourrissent des bananes vendues par des petits marchands. Cette montagne, remplie de grottes, servait de charnier où les khmers rouge jetaient les cadavres des prisonniers après les avoir torturés. Un mausolée conserve les crânes des victimes.

Fin de la journée, on aura bien mérité une petite baignade dans la piscine de l’hôtel.

JOUR 10 – Mardi:

Visite de la pagode de Vat Damrei Sâconstruite en 1904 et qui a survécu aux Khmers Rouges. A l’extérieur des sculptures représentent des scènes très réalistes dont une avec des vautours en train de dépecer un mort de couleur verte.

Puis visite du musée de Battambang. La présentation des pièces est un peu désordonnée, ça sent la poussière. Il y a de belles pièces malheureusement peu mises en valeur, des linteaux sculptés, des têtes et stèles de Bouddha.

Poursuite de la matinée en direction du Prasat Banonoù se trouve un joli temple juché au sommet d’une colline. Il faut prendre son courage à deux mains, car c’est une ascension de 358 marches qui nous attend. En haut, la vue sur le paysage rural de la province de Battambang contribue au charme indéniable des lieux

Retour à Battambang pour l’attraction touristique locale, le bambou train, des petites plateformes en bambou posées sur 2 essieux propulsées par un moteur de tondeuse à gazon. Aucun entretien de la voie ferrée depuis sa création …Les rails ne sont plus parallèles et d’ailleurs ils ne sont plus alignés non plus. Il faut environ 15 minutes pour parcourir 7 km. La règle c’est que si un équipage arrive en face, c’est celui avec le moins de personnes dessus qui démonte. A la gare d’arrivée, quelques petits commerces attendent le chaland. En gros, votre mécanicien ne repartira pas tant que vous n’aurez pas consommé un petit quelque chose.

Mais on peut aussi visiter une briqueterie et c’est assez intéressant. Les briques sont moulées et cuites dans des gros fours à bois contenant 60 000 briquettes, ce qui permet la construction de 4 maisons.

- JOUR 11 – mercredi

Retour à Siem Reap en voiture, pour 170 km de route soit 4 heures de trajet pour prendre l’avion vers Sihanoukville. Arrivée en début d’après midi pour 3 jours au bord de la plage.

- JOUR 14 – samedi

14H départ vers l’aéroport de Phnom Penh, 3H50 de route pour 220 km avec un trafic épouvantable. Au km 184, la route de Sihanoukville à Phnom Penh passe devant la maison où Marguerite Duras a vécu entre 1924 et 1935, lorsque sa mère achète une concession, sujet du livre barrage contre le pacifique. Il reste une stèle.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Le trajet Siem Reap- Battambang en bateau, vraiment agréable

- L’organisation logistique de l’agence qui a permis de voir beaucoup de choses sans perte de temps dans d’excellentes conditions.

Ce que nous regrettons : - Le temps passé à Phnom Penh, trop long pour un séjour de 2 semaines, et le manque d’inventivité des visites faites. J’aurais dû plus fouiller un parcours à faire en tuk tuk pour découvrir ce qu’il reste d’architecture intéressante. On aurait pu facilement gagner une journée et la redonner à Siem Reap, Angkor mérite plus que 3 jours quoiqu’en disent les agences prêtes à tout et à n’importe quelle approximation pour vendre.

Ce qui peut se discuter: - Remonter le Mékong en bateau jusqu’à Vat Hanchey, C’est tout de même beaucoup de temps pour une visite d’un intérêt somme toute mesuré dans un périple de 15 jours, donc relativement court.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.

Je vous adresserai en retour le fichier format pdf qui fait 48 pages.

Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
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Ça se passe comme ça... in Cambodia!
Coucou les voyageurs !

Aprés quelques mois de dur labeur, Chouchou et Loulou sont repartis pour de nouvelles aventures 😏

Cette fois ci, c'est le Cambodge qui nous accueille, pays bien connu de tous pour le meilleur, les temples millénaires d'Angkor, et le pire, les Khmers rouges et leurs massacres !!

Bon, je vous rassure, ce n'est pas Pol Pot qui nous a donné envie de venir ici 🤪 (surtout après avoir lu "une odyssée Cambodgienne" de Haing Ngor, que je vous conseille vivement si vous voulez en savoir plus sur cette période noire )!!

Par contre le Mekong,



les temples,



le lac Tonlé Sap,



la campagne rurale



les iles paradisiaques



et évidement les habitants



nous ont vraiment comblé de plaisir 😏 !

Donc en Mars 2018 nous voilà partis pour 20 jours sur place.

Alors pour ce 1er voyage dans le pays et au risque de vous décevoir, on n'a vraiment pas fait original : Koh Dach, Angkor, Kampong Thom, Kratié, Kep et Koh Rong Samloen. Pas original certes mais bien dépaysant quand même 😛 !!

Alors si ça vous dit je vais vous raconter ce qu'on a vu, vécu, perçu.... et qui forcément, n'engage que nous 🙂 !

Alors z'êtes prêt à embarquer dans cet avion de la bonne humeur (parce que comme toujours avec moi, les "casse pompons" sont priés de rester au sol ah ah) ??

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Cambodge Laos ou Laos Cambodge janvier février 2014
Bonjour, Cette fois la destination pour cet hiver mi janvier à fin février sera le Laos et le Cambodge ou Le Cambodge et le Laos... Comment décider le sens??? Côté climat, il me semble plus judicieux de débuter par le Cambodge. Côté expériences de mes amis VF, souvent les voyageurs commencent par le Laos, il semble plus logique de descendre le Mékong.... Pourquoi? C'est idiot mais cette décision à prendre me bloque pour déterminer notre voyage. Nous avons du temps pour aller de Phnom Pen à Luang Prabang ou le contraire, 6 grosses semaines mais plus je lis les messages sur le forum et plus je suis indécise. J'ai bien compris que c'est un voyage à faire lentement et pas toujours confortable au niveau des transports et j'aimerais un peu préserver nos vieux os et donc ne pas galérer si possible plusieurs jours de suite sur des routes inconfortables. Nous atterrirons et répartirons de Bangkok. A ceux qui ont un peu d'expérience, je suis avide de vos conseils, merci d'avance. Anne
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Deux semaines de déconvenues à Sihanoukville
ou lón mávait vante les merites de la plage, sable, eau claire etc >>> or, je ne vois que des files de parasols cote a cote, derriere vous lún des nombreux cafetier qui attend que votre verre soit vide pour vous proposer de le remplir a nouveau, enfin bref tout ce que je fuis depuis toujours, donc je pose la questionm car peut etre j'hallucine 😉 ceux ou celles qui connaissent les lieux, peuvent elles me dire ce qui me permettrait de prendre mon mal en patience et donc y rester quelques jours autre surprise, on paie en dollar, est-ce une pratique dispendieuse ? ou est-ce pour contourner le riel que je ne vois dans aucun releve de taux déchange' jímagine deja ceux que mon post va indisposer fortement mais cette annee mes deconvenues viennent surtout de certains enthousiasmes sur VF que jái du mal a partager et lorsque lón se trouve sur un territoire inconnu dont on ignore la langue et les pratiques usuelles, il y a de quoi deprimer ou meilleure reation etre en colere😠😠
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Angkor: l'École Française d'Extrême-Orient (EFEO)
Ce post se compose de trois parties Première partie Sources : - "Les monuments du Groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Dans ce livre il y a le chapitre suivant : "L'œuvre de l'Ecole Française d'Extrême-Orient"

- "Angkor résidences des dieux", de Claude Jacques et Michael Freeman.

- "Un siècle d'histoire. L'Ecole Française d'Extrême-Orient et le Cambodge" (Editions Magellan & Cie – EFEO)

- Le site de l'EFEO

- Différents BEFEO (Bulletins de l'EFEO)

Le site de l'EFEO : https://www.efeo.fr/ - En haut dans la partie EFEO, dans ACCUEIL, cliquer sur CHERCHEURS D'ASIE, cliquer ensuite sur "Cliquez ici". On peut alors accéder aux différents membres (par pays ou index alphabétique). Pour chaque membre on y trouve une biographie et leurs publications avec des références :

• BEFEO, voir le site Persée BEFEO.

• Pour les Arts asiatiques : https://www.persee.fr/collection/arasi

• Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres : https://www.persee.fr/collection/crai

• Journal des Savants : https://www.persee.fr/collection/jds

- En haut, dans la partie CENTRES on trouve la liste des villes où l'EFEO est présente

Le site Persée BEFEO : https://www.persee.fr/collection/befeo • Dans certains livres ou documents on trouve le nom de l'auteur, le titre, l'année de publication et éventuellement les numéros des pages. Cela facilite la recherche. Il en est de même pour les autres sites Persée (Arts asiatiques…). • Le BEFEO apparait sous forme de Pdf. En haut à gauche de l'article il y a plusieurs icônes. Cliquer sur l'icône en dessous de Pdf, on passe alors sur la "version texte", cela facilite la lecture de l'article et on peut alors faire un copier-coller (à mettre par exemple dans un document Word)

"En 1860, l’explorateur et naturaliste Henri Mouhot redécouvrit les temples d’Angkor au Cambodge. Cet événement fit alors grande impression sur l’opinion publique en Occident. Dès lors, la beauté et la majesté de ces monuments n’ont cessé de fasciner les amateurs d’art oriental. La cité khmère d’Angkor fut le centre d’une civilisation qui, au sommet de sa puissance, englobait une région allant, à l’Ouest, jusqu’à l’actuelle Birmane et, au Nord, jusqu’au Vat Phu, situé au Laos.…Il est vrai que l’Occident ignorait tout des ruines khmères, n’ayant pas prêté attention aux notes de voyage des Espagnols et des Portugais. Rien n’en transparaît dans les récits écrits par les français qui vinrent à Ayutthaya à la fin du XVIIème siècle. En fait le premier européen à signaler l’existence des monuments d’Angkor au XIXème siècle ne fut d’ailleurs pas le célèbre botaniste Henri Mouhot comme on le dit trop souvent, mais un missionnaire français, le père Charles-Emile Bouillevaux, établi à Battambang, alors sous la juridiction des Thaïs" ("Angkor résidences des dieux", de Claude Jacques et Michael Freeman).

- Décembre 1850 : Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823-1913), visita les ruines d'Angkor, qu'il signala à l'attention du monde savant. Il a écrit "Voyage en Indo-Chine, 1848 – 1856", édité en 1858, ce livre n'a pas eu un grand succès. Cet ouvrage a été réédité en 2012 aux éditions "Hachette – Livre BNF". Dans son livre, Charles-Emile Bouillevaux parle très peu des temples d'Angkor. Un peu décevant. Je ne recommande pas cet ouvrage.

- Henri MOUHOT (1826–1861) : naturaliste et explorateur français, en mission pour la British Royal Géographique Society. En Janvier 1860, Il arriva à Angkor Vat. Il fut le premier occidental à vanter auprès du grand public les merveilles d'Angkor. Ses descriptions publiées en France dans le journal le "Tour du Monde" et la "Bibliothèque Rose" après sa mort au Laos firent sensation. Ses écrits ont été rassemblés par Patrick Salès et publiés après sa mort en 1868 sous le titre "Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos, et autres parties centrales de l'Indochine, 1858-1861". Réédité à plusieurs reprises. Voir "Laos – Henri Mouhot, ce méconnu" http://www.souvenir-francais-asie.com/2009/12/04/laos-henri-mouhot-ce-meconnu/

- 1863 : début du protectorat français

- 1886-1868 : La mission Doudart de Lagrée - Garnier (1866-1868) : Le but principal de cette mission était de reconnaitre les voies navigables pour rejoindre la Chine. Au cours de cette mission les participants ont visité les ruines d'Angkor.

- Louis DELAPORTE a participé à la mission de Doudard de Lagrée. Il a été émerveillé par les temples d'Angkor. Il a fait connaitre l'art khmer. C'est aussi un peu grâce à lui et à l'intérêt qu'il a su éveiller pour les arts du Cambodge qu'en 1898 est fondée à Hanoï la M.A.I. (Mission Archéologique d'Indo-Chine) qui deviendra l'EFEO en 1900.

• Pour plus de détails voir mon post "L'art khmer dans les collections du Musée Guimet" https://voyageforum.com/v.f?post=6703899#6703899

• Les plâtres de Louis Delaporte D'Octobre 2013 à Janvier 2014 il y a eu une exposition au Musée Guimet "Angkor, naissance d'un mythe" où l'on pouvait voir une partie des plâtres que Louis Delaporte avait fait faire. Un livre avait alors été édité :"Angkor naissance d'un mythe, Louis Delaporte et le Cambodge" de Pierre Baptiste et Thierry Zéphir. J'ai trouvé ce livre très intéressant. Lors de cette exposition on pouvait voir l'excellent documentaire "Angkor redécouvert" Voir le post d'Enrodage https://voyageforum.com/v.f?post=6266628#6266628

- Etienne François AYMONIER (1844 – 1929). Officier et administrateur colonial français, spécialiste des cultures khmères et Cham. Il est l'auteur d'une étude en trois volumes sur le Cambodge qui donne pour la première fois les traductions des inscriptions trouvées sur le site. Il mène de multiples travaux épigraphiques, notamment des relevés systématiques d'inscriptions khmères qui précisent la chronologie des anciens royaumes. Il innove sur le plan technique en utilisant la méthode d'estampage (*) pour reproduire une inscription gravée dans la pierre

(*) L’estampage : une feuille de papier de soie est appliquée sur une pierre à l’aide d’une brosse humide, afin d’épouser la gravure dans ses moindres détails. On tamponne ensuite la surface redevenue sèche avec de l’encre : les parties qui ont épousé les creux de la gravure apparaîtront en blanc sur fond noir.

Il joue aussi un rôle en 1899 dans la fondation de la M.A.I. (EFEO)

Œuvres : "I – Le Cambodge. Le royaume actuel" : Editions Leroux, Paris, 1900-1904. Réédité en 2014 par la BNF. Disponible sur "Gallica": gallica.bnf.fr/...0s.r=cambodge.langEN "II – Le Cambodge. Les provinces siamoises". Réédité en 2014 par la BNF. Disponible sur "Gallica": gallica.bnf.fr/...14.r=cambodge.langEN "III - Le Cambodge. Le groupe d'Angkor et l'histoire, (Editions Leroux, 1900-1904). Réédité en 2014 par la BNF. Disponible sur "Gallica" : gallica.bnf.fr/...2g.r=cambodge.langEN Voir le BEFEO de George Cœdès : "Étienne-François Aymonier (1844-1929)". BEFEO, 1929, pp. 542-548

Voir le BEFEO année 1929 – 29 – pp. 542 548. De George Coedès "Etienne-François Aymonier (1844-1929) https://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1929_num_29_1_3305

Jacques
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Connaître le Cambodge
Je me pose la question. Pour connaitre le Cambodge, suffit t'il séjourner? Que ce soit en touriste d'un séjour, en touriste de plusieurs séjours, en expat? Ne faut il pas se plonger un maximum dans les bouquins pour espérer le comprendre, ne serais ce qu'un tout petit peu?

Je me pose cette question car pour y avoir séjourné en touriste (court séjour de 3 semaines), je me suis forgé une première opinion de ce pays, de ce peuple. Et puis j'ai plongé mon nez dans des bouquins de témoignages, bouquins d'historiens, de journalistes...d'abord, j'ai pu répondre à plusieurs de mes questionnements venus au cours de mon voyage, mais aussi changer mes impressions, expliquer certains comportements et me rendre compte que j'étais bien loin de connaitre ce pays, ce peuple, et bien loin de pouvoir prendre position sur un pays dont l"histoire est aussi délicate, corrompue, invraissemblable et enfouie.

Ce pays, il m'a beaucoup émue, beaucoup fait réfléchir et aussi échanger entre voyageurs un peu avertis, voyageurs qui fouillent un peu plus dans ce que peut présenter un pays. Mais j'ai aussi échangé avec d'autres voyageurs qui avaient une toute autre opinion que moi, ceux qui sont allés à Angkor, PP, et basta, tout cela en avion!!! Et ça m'ennervait....mais bon, faut respecter?
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Cambodge: première expérience de voyage non organisé par deux femmes seniors
Nous avons décidé de partir seules, ma soeur et moi (68 et 67 ans) au Cambodge pour la 1ère fois intégralement par nous-mêmes (la durée, les dates, le prix des voyages organisés ne nous conviennent pas et nous voulons tenter l'aventure). Nous y serons entre le 20 mars et le 20 avril. Pas d'appréhension pour l'hébergement (grâce aux forums, guides papier, tripadvisor) mais ce qui m'inquiète ce sont les déplacements : comment faire entre l'aéroport de Phnom Penh et la guest house en ville, faut-il des précautions pour prendre un taxi, négocier un prix, sur quelle base ? Peut-on circuler dans le pays en transport collectif avec des valises à roulettes sans que cela soit épuisant ? Sur quel critère choisir un guide pour la visite des sites d'Angkor ? Vaut-il mieux tout organiser avant notre départ ou suivre notre inspiration au fur et à mesure ? Et ce n'est que le début de mes interrogations... Merci pour vos informations et conseils.
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Le Musée Guimet à Paris - Livres sur les temples d'Angkor
Bonjour à tous

Je viens de passer un court séjour à Paris et j'ai visité le Musée Guimet : http://www.guimet.fr/

C'était ma quatrième visite et j'e suis toujours aussi émerveillé devant tous ces objets. Concernant la partie Khmère ce musée est considéré comme le second au monde après celui de Phnom Penh. On peut aussi y voir des objets d'une très grande qualité des pays suivants : Afghanistan, Pakistan, Asie centrale, Asie du Sud-Est, Chine, Japon, Corée, Inde…

Pour les passionnés une journée c'est un peu court pour voir l'ensemble en détail.

Une information pratique, dans ce quartier du 16ème arrondissement les restaurants sont assez rares et chers (voire très chers) mais on peut manger au restaurant du musée : cuisine asiatique très raffinée et à prix corrects.

Pour ceux qui sont intéressés par l'art khmer, Pierre Baptiste (conservateur en chef de ce musée pour la partie du Sud-est Asiatique) et Thierry Zephir ont écrit le livre suivant : "L'art khmer dans les collections du Musée Guimet". On trouve ce livre au Musée Guimet et également en librairie (82 €).

Lors de l'exposition au Musée Guimet en Octobre 2013 "Angkor : Naissance d'un mythe - Louis Delaporte et le Cambodge", un livre (qui porte le même titre que le nom de l'exposition) a été édité sous la direction de Pierre Baptiste et de Thierry Zéphir (49 € au Musée Guimet, on doit le trouver en librairie)

Louis Delaporte a fait plusieurs expéditions au Cambodge, lors de son séjour en 1873-1874 il a visité de nombreux temples, il en a rapporté beaucoup d'objets qui sont maintenant au Musée Guimet (ainsi que de nombreux plâtres). Il a écrit le livre suivant : "Voyage au Cambodge, l'architecture Khmer", ce livre décrit son séjour de 1873-1874 (30 €, aux éditions Riveneuve).

Je conseille également le livre de Michel Petrotchenko (dont plusieurs personnes en ont parlé sur ce forum) "Le guide des temples d'Angkor" pour une excellente desription des temples avec également en introduction divers renseignements sur l'histoire, les religions…

Dans un de ses post Fabrice (FabGreg) a écrit que c'était Pierre Baptiste qui était intervenu afin que le livre de M. Petrotchenko soit vendu dans la boutique du musée Guimet, ce qui atteste de l'excellente qualité de cet ouvrage.

Jacques
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Échafaudages sur Angkor Vat?
Bonjour

En lisant quelques blogs par-ci par-là, j'ai remarqué sur les photos de Angkor Vat de 2011 à 2012 un vilain échafaudage sur le côté droit du temple.

Est il toujours en place ?

Les photos me rappellent Pékin en 2007 avant les JO avec la porte de Tian An Men toute recouverte d'échafaudage et protection verte, si j'avais été touriste qui se payait le voyage de sa vie à Pékin pour voir la cité interdite j'aurai été très triste...

Merci pour votre réponse !
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Thaïlande et Angkor en octobre 2007
Bonjour tout le monde,

Je souhaite partir en thailande fin octobre pour environ 17 jours. L'idée est de faire 10-15 jours en thailande (visites et aussi plages) et de faire une excursion au cambodge pour Angkor. D'où mes questions: est-ce jouable en si peu de temps? quid du temps à cette période? quel itinéraire me conseillez vous?

Merci beaucoup et même plus, car là on nage un peu!!!

mat
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Nostalgie indochinoise- Vietnam et Cambodge - 1
Paris-Saïgon (Ho Chi Minh-Ville)

Sous l'immense verrière de l'aéroport Charles de Gaulle, à Roissy, une énorme explosion retentit, faisant trembler sols et vitres... Un bagage abandonné vient d'être proprement pulvérisé par les services de sécurité. Incident ordinaire en ces lieux sensibles où le moindre sac oublié par son propriétaire n'a qu'une très courte durée de vie.

Nous meublons l'attente du vol Air-France pour Saïgon en allant déjeuner à la Brasserie Flo du terminal F. Agréable manière de passer les quelques heures en savourant une choucroute bien française, avant l'aventure indochinoise que nous avons choisie en cet automne de l'an 2000.

Déception lorsqu'on nous délivre nos cartes d'embarquement : rangée de sièges n° 43 ! Tout à l'arrière du gros Boeing 777-200... Les passagers sont comprimés dans l'énorme zinc comme sardines en boîte. Une jeune femme très enceinte est assise près de nous, sans égard particulier pour son état : c'est la zone de l'avion la plus exposée aux turbulences. Et turbulences il y a, tout au long de l'interminable vol sans escale jusqu'à Singapour. Nous traversons des tempêtes qui brassent le Jumbo-jet comme un fétu de paille. Le personnel de bord ne brille pas par sa courtoisie. Le steward daigne nous servir, du haut de sa grandeur, quelques plateaux-repas sans le moindre sourire. Il faut insister longuement pour obtenir un verre d'eau. "Vous devriez louer un avion privé" nous dit ce malappris à qui nous marquons notre mécontentement d'être si mal accueillis.

Courte escale à Singapour, dans l'aéroport éclaboussant de luxe, le plus beau d'Asie, où nous dégustons un succulent café dans la zone-transit. Au lever du soleil, voici la terre indochinoise noyée sous les flots du Mékong qui ont envahi la plaine qui miroite comme un lac immense. Comprimés pendant des heures dans l'espace étriqué de la classe Canigou, les passagers posent enfin le pied sur la terre ferme. Derrière le guichet d'accueil, les préposés à la vérification des passeports et visas ont tous une mine sévère et peu engageante... Ils scrutent attentivement chaque étranger et tamponnent comme à regret les documents dont il ne faudra se séparer à aucun prix : cette demande de visa qu'il a fallu remplir pour l'obtenir, et qu'il faudra présenter à nouveau au moment du retour en France...

Un taxi nous dépose à l'hôtel Saïgon-Prince, établissement touristique de belle allure sur le boulevard Nguyen-Hue, quartier des affaires de cette ville cosmopolite que tous les français continuent de nommer Saïgon, malgré le vilain nom "Ho-Chi-Minh-Ville" de la réunification... L'arrivée sur le sol vietnamien n'est pas dépaysant : il règne dans ce pays une atmosphère de France d'autrefois qui a laissé une profonde empreinte sur ses habitants. Dans le hall imposant du palace, on remarque surtout des clients japonais.

Confortable et silencieuse, la vaste chambre donne sur une cour intérieure, à l'écart des bruits de la circulation très dense sur le boulevard.

L'Agence Vietnam-Tourist nous a été fermement recommandée pour organiser notre séjour. C'est un organisme d'état (le pays est sous le régime "communiste-libéral") et son directeur francophone établit un plan de visites selon nos désirs, qui suivent de près ses conseils appuyés. Cette ville active, grouillante et surpeuplée est consacrée en premier lieu aux affaires et au commerce tout azimut. Malgré trente années de guerre meurtrière, le Vietnam se relève du cauchemar à une vitesse vertigineuse, grâce au courage et au dynamisme exceptionnel de la population. A maintes reprises, nous allons voir des preuves tangibles de la grande force de vie qui s'exprime à travers le pays.

Parfum de cuisine française, au "Bistro Augustin", le patron est vietnamien, mais il a séjourné en Bretagne de longues années. A nous le filet de porc à la moutarde, le bar grillé et la crème brûlée ! Tout est délicieux, servi par une mignonne jeune fille au fin minois de porcelaine. C'est sûr : on va revenir souvent chez Augustin pour d'autres agapes.

On marche avec plaisir sur les larges trottoirs des avenues dont certaines portent l'ancien nom colonial avec la nouvelle dénomination. L'ex-rue Catinat a été rebaptisée Dong Khol. Seules trois rues gardent encore leur nom d'origine: rue Pasteur, rue Calmette et rue Yersin. A noter que ce sont trois scientifiques-bienfaiteurs de l'humanité ayant inventé des vaccins contre des maladies redoutables.

Les monuments officiels de Saïgon sont des vestiges intacts construits par les français entre 1900 et 1908. L'Hôtel de Ville, pâtisserie de stuc rose et blanc, colonnettes et frises rococo, ferme la perspective de l'avenue Nguyen-Hue. Il faut braver le joyeux désordre des innombrables engins à deux roues qui sillonnent en rangs serrés les grandes artères. Le directeur de l'agence nous a donné ce conseil : "Vous traversez, sans courir ni vous arrêter, les conducteurs vous évitent et vous ne risquez rien !"... Facile à dire, mais il faut garder tout son sang-froid pour se lancer dans ce magma en mouvement perpétuel environné de vapeurs d'essence.

Nous pouvons témoigner de l'efficacité de la méthode, puisque nous reviendrons sains et saufs d'un audacieux périple de 30 jours. Autre recommandation : se méfier des nombreux pickpockets qui sévissent autour de l'hôtel. Et pas plus tard que ce premier soir, quand nous allons à pied au restaurant, de l'autre côté de l'avenue, mon compagnon est abordé et serré de près par deux gus, dans l'intention manifeste de lui piquer sa sacoche. Mais l'homme a déjà été piégé, à Istanbul, par de semblables individus, et il repousse l'assaut en gueulant si fort que les gars s'enfuient sans insister ! Que dit-on ? "Seul le fou tombe deux fois dans le même piège..."

Demain, destination : le delta du Mékong, le fleuve jaune dont nous avons aperçu de l'avion les méandres débordant sur la campagne inondée...
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Organiser un voyage au Cambodge
Bonjour ! La compagnie Emirates ouvre la ligne Dubai- Phnom Penh à partir du 1er juillet avec un prix de lancement compétitif : je viens d'acheter un billet du 9 au 25 décembre : 649 euros !!! Mais maintenant je dois penser au voyage et j'ai cherché des pistes avant de lancer le sujet : comment s'organiser ? je dispose de 10 nuits sur place (au retour je m'arrête 5 jours à Dubai). Qui peut m'aider ? Le but de ma visite étant Siem reap et alentours. Arrivant à Phnom Penh à 20h45, ai je le temps d'enchainer avec un bus qui part à 23h30 pour Siem reap ? ou dois je attendre le vol de 10h , dans les 2 cas, est ce que les achats en ligne sont recommandés (avec gilbis et cambodia) ? à siem reap j'envisage tuk tuk et véhicule, mais quels sont les critéres pour tomber sur un chauffeur si ceux recommandés par les forumistes sont déjà occupés? peut on se fier aux conseils de son hôtel ? Pour le programme des visites je suivrais bien sûr les conseils éclairés de Schnacke67 ! trouve-t-on facilement des agences de voyage qui proposent des circuits d'une journée ? Est il envisageable en décembre (période aparement chargée) de trouver un hôtel avec piscine prés du marché à 30 $ maximum ? De sieam reap à phnom penh que j'envisage en bus, quelle ville vaut vraiment la peine pour passer une nuit et pour voir un petit côté colonial ? Je remercie par avance toute personne pouvant me renseigner ! Laurence
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Achat du pass pour les temples d'Angkor
Bonjour à tous ,

Je serai au Cambodge en février , j'arrive à Siem Reap après 19h , Je suppose que ce sera trop tard pour acheter le pass de 3 jours pour visiter les temples dés le lendemain de bonne heure.... Peut on l'acheter d'avance , à Phnom Pen par exemple , ou Battambang ou sur internet sur un site officiel? Merci d'avance . Patricia
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L'extinction de ce qui brûle, carnet d'un stage infirmier au Cambodge
Bonjour à tous,

Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.

Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.

L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge

« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes

I De l’art de plier bagages

Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.

Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.

Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.

En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.

Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.

II La colline de Madame Penh

Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.

Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.

Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…

Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.

Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.

Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.

Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
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Ne pas voir Angkor c'est horrible?
Je pars pour 3 semaines et je commence par le Nord Laos puis sud Laos et peut-être cambodge. Ma question la voilà: il vaut mieux me presser un peu au Laos et ne pas louper la visite d'Angkor ou prendre un peu mon temps et du coup ne voir que Phnom Penh avant de repartir vers Paris ?

merci pour votre aide 🙂
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Retour d'un combiné Phnom Penh - Siem Reap
Bonjour ! Je viens de passer 10 jours au Cambodge avec du soleil et 32 degrés...Si mon témoignage peut vous aider...

Partir avec des dollars puisque c'est la "monnaie locale" : on vous rend des dollars si grosses coupures, ou monnaie locale, donc inutile de faire du change à l'arrivée.

* billets d'avion : vol Emirates : 17h de voyage, acheté 654 euros en profitant de la promo de lancement de la compagnie pour ParPnh. 1h50 d'escale à Dubai (changement d'appareil) et 1h30 à Yangoon (on reste dans l'avion). Vol confortable, en A380 sur le par/dxb.

* à l'aéroport de PP guichet de taxi : vous donnez l'adresse de votre hôtel et on vous délivre un bon imprimé avec le tarif à régler directement au chauffeur à l'arrivée (compter 12$ pour aller dans le quartier de quay sisowath).

Phnom Penh : le King Grand Boutique hôtel : bien situé à 5mn du palais royal et du musée, bon petit dej, grande chambre, accueil sympa. A 2 pas d'une grande esplanade où les cambodgiens le soir viennent faire de l'aerobic, manger, se promener...Ambiance locale garantie ! Restaurant proche : le Kravanh : trés bon , ambiance feutrée

* visites : Le palais Royal : bof... musée : trés interressant pour une introduction au site d'Angkor, le bâtiment est bien aéré, bien présenté avec textes en français marché : psar thmei : bâtiment à voir, choix de krama (écharpe cambodgienne) à bon prix, possibilité de se restaurer sur place ou pour emporter.

vol intérieur : 98 euros pour le phnom penh /siem reap a-r acheté sur le site de la compagnie air cambodia. Bon suivi dossier car le vol a changé 4 fois d'horaire, mail avec nouveau billet à chaque fois. Ponctuelle, les comptoirs ouvrent 1h30 avant le décollage. 20kg autorisés, j'avais 25kg pas de soucis !

Siem reap : hôtel le Mulberry boutique hôtel : êtes vous déjà rentré dans un magazine de décoration ? Ne cherchez plus, cet hôtel est incroyable : 13 chambres, un accueil personnalisé et trés professionnel dans une ambiance châleureuse, un petit dej complet dès 6h30, des repas fins, typiques à prix doux et un manager francophone toujours aux aguets pour répondre à tous vos souhaits et être à l'écoute de vos envies et vos remarques. Avantages : l'hôtel a un tuk tuk et un véhicule que vous pouvez utiliser, le tarif (officiel) de la course sera mise sur votre note. Trés bien situé à 12 mn du marché à pied, la piscine dans le joli jardin tropical a une bonne taille pour vraiment nager : cet hôtel est l'inverse des grands établissements où s'agglutinent les touristes asiatiques ! Tout y beau, bon, agréable, allez y même pour prendre un verre (bon choix de vins ) et de cocktails, pourquoi pas y déjeuner ou diner ! Excellent accueil !

* la veille de votre programme de visite vous pouvez aller acheter votre pass dès 16h30 (5$ a-r en tuk tuk) : 72$ les 7 jours, on vous prend en photo et sur le document plastifié n'apparait que votre visage (pas de nom) donc inutile de prendre votre passeport.Ne pas l'oublier car contrôles !!

* les visites : je tiens ici à remercier SCHNACKE 67 , le spécialiste de la destination, qui m'a aidé à établir un programme équilibré pour notament éviter la foule ! En partant tôt : belle lumiére et pas de monde !!! J'avais contacté Kong, un guide francophone ayant une bonne réputation sur les sites (il a un site et on peut le contacter) mais n'étant pas libre il m'a suggéré l'un de ses amis guide. Le premier jour pour un véhicule à 45$ et un guide à 55$ j'ai pu avoir une introduction au monde complexe des rois et dieux khmers...Guide moyen mais journée intérressante : départ à 6h30 pour Banteay Srei, puis Ta Prohm, Bayon, déjeuner et à 12h30 : Angkor Vat quand les touristes déjeunent et qu'il fait bien chaud (34°) ! Les galeries où circulent l'air permettent de résister mais prenez de l 'eau ! 2e jour : j'opte pour le véhicule de l'hôtel (45$) pour visiter le groupe rolluos puis embarquement pour les villages flottants (20$ à payer sur place). 3e jour : la veille j'ai trouvé un tuk tuk qui me propose 20 $ pour le programme : pre rup, mebon oriental, ta som, neak pean : coup de coeur pour l'ensemble de ces visites avec départ à 7h15 et retour 14h. 4e jours : même tuk tuk et même tarif pour banteay samre, banteay kdei, thommanon, chausay thevoda, phnom bakeng, retour 14h 5e jour : nouveau chauffeur de tuk tuk qui pour 20 $ propose : levé de soleil Angkor Vat (se couvrir à 5h il fait trés frais, et prendre une lampe de poche)puis Baphuon, Phimeanakas, terrasses (roi lepreux +éléphants), prasat kravan jour 6 : je pars au old market afin de découvrir l'architecture coloniale qui disparait le soir sous l'éclairage des néons des boutiques et restaurants . Me plaignant du manque d'authenticité (tout est fait pour le touriste ici) à mon tuk tuk, celui ci me propose un tour au Psar Leu : un grand marché 5$ a-r où foisonnent produits typiques et odorants ! Au retour je vais visiter le musée, complémentaire au musée de PP..la salle des 1000 bouddhas est impressionnante et les commentaires de l'audio guide pas mal ! Retour à PP pour un hôtel dans le quartier le plus fréquenté par les touristes, au niveau de la 144 st. Magnifique levé de soleil sur le Mekong avec la musique des locaux qui se trémoussent déjà pour leur cours d'aérobic.Le matin je marche jusqu'à la poste et vois de belles maisons anciennes, je reconnais un style colonial parmi ces immeubles modernes, peu de circulation, pas de panique pour traverser la circulation est peu dense... BILAN : j'ai été surprise par la gentillesse , la courtoisie et l'ampathie des cambodgiens, au bout de 2 jours ont adopte leur zen atitude et ça fait du bien ! Le site d'Angkor est superbe mais pour le comprendre je suggére de préparer la visite, j'avais acheté au musée Guimet à Paris le "guide des temples d'Angkor" de M Petrochenko. Cela m'a vraiment aidé à comprendre ce que j'ai ensuite vu sur place. Angkor c'est de la pierre et de l'Histoire éparpillées dans un écrin de nature , dans une campagne vivante et sympathique. Traverser les villages dans la lumière du matin un régal ! Le Cambodge est une destination facile . Les tuk tuk vous abordent, aprés on décide selon le niveau d'anglais si on prend rendez vous ou pas ! Bon voyage et n'hésitez pas si vous avez des questions et que je peux vous aider à y voir plus clair ! Laurence
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