Merci a l'avance a ceux qui m'aideront 🙂
Traduction d'une phrase, du français à l'allemand
by Lindsey483
This discussion is in French, the community’s main language.
Original post
Bonjour tout le monde.
Avant toute chose, je vous prévient déjà que moi et l'orthographe nous ne sommes pas très copine, donc voilà ;).
Aussinon j'aimerais avoir la traduction allemande de cette phrase ci : "L'amour ne meurt jamais.." J'ai déjà regarder pour avoir une bonne traduction et je suis tombée sur celle ci : " Die liebe stirbt niemals ".. Mais je voudrais avoir une bonne confirmation..
Merci a l'avance a ceux qui m'aideront 🙂
Merci a l'avance a ceux qui m'aideront 🙂
Bonjour,
Oui voila "Liebe" avec L car c'est un substantive...
Bonne journée
Oui voila "Liebe" avec L car c'est un substantive...
Bonne journée
Sterben me paraît un peu fort, il me semble que ça exprime vraiment l'idée de trépasser, passer de la vie à la mort, mais pour un individu... (je peux me tromper, sachant par exemple que "demain ne meurt jamais" le James Bond est connu en Allemagne sous le titre de "Der Morgen stirbt nie")
Spontanément, je dirais "Nie verschwindet die Liebe" (l'amour jamais ne disparaît)
Spontanément, je dirais "Nie verschwindet die Liebe" (l'amour jamais ne disparaît)
Tout d'abord merci beaucoup pour vos reponses :)
Pour le mot "Liebe" si je ne met pas de majuscule c'est un peu comme une faute d'orthographe si je comprend bien..
Merci beaucoup pour "Nie verschwindet die Liebe" c'est une phrase casiement identique dans le sens par rapport a l'autre :) Mais c'est ici une phrase qui va me suivre jusque a la fin de mes jours et je voulais trouver une phrase courte, simple, et qui "représente" vraiment ce que je ressent. Et quand j'ai entendu la phrase j'ai vraiment eu un coup de coeur dessu.
Merci beaucoup a tous pour vos reponses
Merci beaucoup pour "Nie verschwindet die Liebe" c'est une phrase casiement identique dans le sens par rapport a l'autre :) Mais c'est ici une phrase qui va me suivre jusque a la fin de mes jours et je voulais trouver une phrase courte, simple, et qui "représente" vraiment ce que je ressent. Et quand j'ai entendu la phrase j'ai vraiment eu un coup de coeur dessu.
Merci beaucoup a tous pour vos reponses
Salut,
le L c´est obliger de l´écrire en grand puisque c´est un substantive... C´est une règle de la langue 😛
Encore mieux serait d´écrire "Die Liebe stirbt nie" dans la presse on retrouve souvent cette phrase... "Die wahre Liebe stirbt nie" --> le "vrai" amour ne meurt jamais
Bonne journée
Laurent
le L c´est obliger de l´écrire en grand puisque c´est un substantive... C´est une règle de la langue 😛
Encore mieux serait d´écrire "Die Liebe stirbt nie" dans la presse on retrouve souvent cette phrase... "Die wahre Liebe stirbt nie" --> le "vrai" amour ne meurt jamais
Bonne journée
Laurent
Non, le verbe qui convient ici est bien "sterben". Comme on dit en allemand, "Die Hoffnung stirbt zuletzt", c'est l'espoir qui meurt en dernier, autrement dit, en bon français, l'espoir fait vivre.
C'est en français que "disparaître" est un euphémisme pour "mourir". Ah, politiquement correct, quand tu nous tiens...
Donc, pour dire "L'amour ne meurt jamais", l'allemand dira "Die Liebe stirbt nie".
All Daag, lo geet mueres mäi Wecker. Äls éischt, gin ech da bei den Bäcker. Léif Madame, maacht mir séchs Mötchen dran. S'il vous plaît, parlez-vous pas français ?
Bonjour !
Oh, oh, oh, Monsieur, vous êtes complètement à côté de plaque … La spontanéité n’est pas toujours bonne conseillère.
Ce proverbe formule que l’amour est une force extrême qui survit même la mort. Donc, le mot sterben (mourir) n’est pas du tout "un peu fort" mais celui qui convient ici parfaitement. Par contre, le mot verschwinden (disparaître) est déplacé ici, sans compter : on peut dire Die Schmerzen verschwinden wieder ou Probleme verschwinden ou Die Wolken verschwinden (ici, verschwinden est synonyme à vergehen ou aufhören zu existieren) mais on ne dit jamais Die Liebe verschwindet (nie). Jamais. Rogas a bien raison … Bravo !
Die Liebe stirbt nie !, c’est correct.
R.
Oh, oh, oh, Monsieur, vous êtes complètement à côté de plaque … La spontanéité n’est pas toujours bonne conseillère.
Ce proverbe formule que l’amour est une force extrême qui survit même la mort. Donc, le mot sterben (mourir) n’est pas du tout "un peu fort" mais celui qui convient ici parfaitement. Par contre, le mot verschwinden (disparaître) est déplacé ici, sans compter : on peut dire Die Schmerzen verschwinden wieder ou Probleme verschwinden ou Die Wolken verschwinden (ici, verschwinden est synonyme à vergehen ou aufhören zu existieren) mais on ne dit jamais Die Liebe verschwindet (nie). Jamais. Rogas a bien raison … Bravo !
Die Liebe stirbt nie !, c’est correct.
R.
Einen groß Liebe nie kaput.
Pourquoi groß? Parce que quand c’est gros pis fait fort itou ça dure longtemps, longtemps. Quand c’est pas fait faible, c’est dur à détruire en titi.
DeCléricy
Pourquoi groß? Parce que quand c’est gros pis fait fort itou ça dure longtemps, longtemps. Quand c’est pas fait faible, c’est dur à détruire en titi.
DeCléricy
J’en appelle à vous ô Muses
Où tant ma vie passe et s’use
Qu’encore et toujours j’aime
Mes soeurs Galère et Bohème
Salut DeCléricy,
Einen groß Liebe nie kaput.
Eine große Liebe geht nie kaputt. Est-ce vrai ?! Je doute ...
Pourquoi groß ?! Hmm, comment répondre ?! En français, c'est le grand amour, en allemand, c'est die große Liebe, pourquoi grand, pourquoi groß ?! Et les Inuit ?! Ils disent comment ?!
N'avons-nous pas tous vécu le (premier) grand amour ?! J'ose dire que la plupart d'eux l'ont franchi et en sont heureux ... En tout cas, le mien est raide mort depuis une demie éternité (et c'est bon comme ça) ! Car, beaucoup beaucoup de mères sur notre planète ont, dans ma perspective masculine, de belles filles, non ?! Donc, pourquoi s'accrocher à la première ... ???
R.
Einen groß Liebe nie kaput.
Eine große Liebe geht nie kaputt. Est-ce vrai ?! Je doute ...
Pourquoi groß ?! Hmm, comment répondre ?! En français, c'est le grand amour, en allemand, c'est die große Liebe, pourquoi grand, pourquoi groß ?! Et les Inuit ?! Ils disent comment ?!
N'avons-nous pas tous vécu le (premier) grand amour ?! J'ose dire que la plupart d'eux l'ont franchi et en sont heureux ... En tout cas, le mien est raide mort depuis une demie éternité (et c'est bon comme ça) ! Car, beaucoup beaucoup de mères sur notre planète ont, dans ma perspective masculine, de belles filles, non ?! Donc, pourquoi s'accrocher à la première ... ???
R.
Et les Inuit ?! Ils disent comment ?!
Les Inuits c’est pas compliqué. Le Zinuit y'avions donner rendez-vous à son Ninuite sur la banquise. Y s'frotte, pis frotte, ya le froid zé le vent. Il attend. C'est long longtemps. Sautille des pieds pour se réchauffer.
En mal de patience il sort son thermomètre et se dit : ''Ouais, bein... Si à -20 elle est pas arrivée, je m’en vais''.
DeCléricy
Les Inuits c’est pas compliqué. Le Zinuit y'avions donner rendez-vous à son Ninuite sur la banquise. Y s'frotte, pis frotte, ya le froid zé le vent. Il attend. C'est long longtemps. Sautille des pieds pour se réchauffer.
En mal de patience il sort son thermomètre et se dit : ''Ouais, bein... Si à -20 elle est pas arrivée, je m’en vais''.
DeCléricy
J’en appelle à vous ô Muses
Où tant ma vie passe et s’use
Qu’encore et toujours j’aime
Mes soeurs Galère et Bohème
Et les Inuit ?! Ils disent comment ?!
Bonjour à vous, Taamaden !
J'ignore si votre question était sérieuse mais si cela peut vous intéresser, voici la façon dont les Inuit (pluriel d'inuk) disent « l'amour est éternel » dans leurs deux parlers principaux que sont l'inuktitut canadien et le kalaallisut groenlandais :

Je sais que les langues eskimo-aléoutiennes n'ont pas grand-chose à voir avec l'allemand mais j'espère votre curiosité satisfaite ! 🙂
Bonne journée !
Bonjour à vous, Taamaden !
J'ignore si votre question était sérieuse mais si cela peut vous intéresser, voici la façon dont les Inuit (pluriel d'inuk) disent « l'amour est éternel » dans leurs deux parlers principaux que sont l'inuktitut canadien et le kalaallisut groenlandais :

Je sais que les langues eskimo-aléoutiennes n'ont pas grand-chose à voir avec l'allemand mais j'espère votre curiosité satisfaite ! 🙂
Bonne journée !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Bonjour,
aaah, l’inuktitut, langue très intéressante, vraiment … Avec 8 cas grammaticaux dont l’ergatif, polysynthétique sans cesse, etc. etc. Je ne connais qu’un sketch grammatical de cette langue, publié par Elke Nowak, à ma connaissance, la seule qui travaille sur l’inuktitut en Allemagne (ou disons, elle est la seule que je connais par nom). Le sketch a pour titre : Inuktitut – Eine grammatische Skizze (2007). Voir ici ...
Jolie histoire sur ce forum : un forumiste a écrit Au Canada l’inuktitut, la langue des Inuits, n’a pas de pluriel. Cela m’a étonné un peu …
J’ai répondu :
++++++++++++++++++++++
Bonjour,
[…] mais si vous dites qu’il n’y a principalement pas de pluriel en inuktitut, c’est en tout cas faux. En inuktitut, il y a tout à fait une telle catégorie, à savoir le pluriel et même le duel :
En inuktitut, la marque du duel (en absolutif) est –k, celle du pluriel (en absolutif) –t resp. –i(i)t ; donc, un nom au duel se termine toujours par k, un nom au pluriel toujours par t !
La formation du duel (deux) :
arnaq "femme" > arna_ > arnaa_ > arnaak "deux femmes" inuk "personne" > inu_ > inuu_ > inuuk "deux personnes" nanuq "ours polaire" > nanu_ > nanuu_ > nanuuk "deux ours polaires" nuna "pays" > nunaa_ > nunaak "deux pays" umiaq "bateau" > umia_ > umiak "deux bateaux"
La formation du pluriel (trois et plus) :
–t : pooq "sac" > poo_ > poot "sacs" –it : arnaq "femme" > arna_ > arnait "femmes" iqaluk "poisson" > iqalu_ > iqaluit „poissons" inuk "personne" > inu_ > inuit "personnes ; peuple" ilisaiji "professeur" > ilisaijiit "professeurs" –iit : uquaalaut "téléphone" > uquaalautiit "téléphones" kukkukuut "poule" > kukkukuutiit "poules"
En français, inuit existe comme nom et adjectif, tous les deux invariables en genre, donc un (une ?) Inuit (individu de ce peuple arctique), parfois le inuit (langue), (civilisation) inuit. Et la forme au pluriel est (les) Inuits. C’est vraiment bizarre ! On traite un mot au pluriel (voir en haut) comme un mot au singulier pour le mettre par la suite au pluriel, à l’aide de la marque –s du français. Il fallait avoir l’idée !!! Par contre, en allemand, ce sont simplement die Inuit, sans –s. Ce terme est utilisé chez nous comme mot au pluriel exclusivement (pluraletantum). C’est correct !
++++++++++++++++++++++
En haut, j’ai montré la formation du duel/pluriel pas à pas. On le lit ainsi : en duel, on prend le mot au singulier, p.ex. arnaq « femme », on supprime la consonne finale (arna_), alors on double la voyelle finale (arnaa_), et enfin, on ajoute le –k (arnaak « deux femmes ») ; si deux voyelles récèdent la consonne finale, on ne double pas la voyelle finale (voir umiaq). Le même avec le pluriel (3 variantes) : 1. si deux voyelles précèdent la consonne finale d’un mot au singulier (pooq), on supprime cette consonne (poo_), et on ajoute le suffixe –t (poot). 2. Si une seule voyelle précède la consonne finale d’un mot au singulier (inuk), on supprime cette consonne (inu_), et enfin on ajoute le suffixe –it (inuit). 3. Si le substantif se termine par un t (uqaalaut), on ne supprime rien mais ajoute le suffix –iit (uqaalautiit).
Pour moi vraiment un peu amusant, cette pluralisation en français. Mais bon, il y a certainement de telles hmmm disons inconsistances dans d’autres langues aussi. Pas grave. Autre exemple : touareg est déjà au pluriel (la forme au singulier est targi) mais on écrit un Touareg et les Touaregs … Mais bon !
Enfin, il faut mentionner qu’une gentille forumiste (elle m’est très sympa) ne tenait à commenter le fait qu’en inuktitut, « femme » veut dire arnaq … Possiblement, les Inuits ne gagnent pas trop de sympathie chez les femmes avec, et surtout les femmes non-inuits …
Bonne journée !
P.S. : 1. Y a-t-il une bonne grammaire inuktitut, en anglais ou français ?! 2. Au passage et à cette occasion, Monsieur, je me permets de poser une autre question, une qui n'a rien à voir ni avec l'inuktitut ni avec l'allemand : connaissez-vous des langues non-africaines à des pronoms logophoriques (au sens strict du terme !) ?! Merci !
aaah, l’inuktitut, langue très intéressante, vraiment … Avec 8 cas grammaticaux dont l’ergatif, polysynthétique sans cesse, etc. etc. Je ne connais qu’un sketch grammatical de cette langue, publié par Elke Nowak, à ma connaissance, la seule qui travaille sur l’inuktitut en Allemagne (ou disons, elle est la seule que je connais par nom). Le sketch a pour titre : Inuktitut – Eine grammatische Skizze (2007). Voir ici ...
Jolie histoire sur ce forum : un forumiste a écrit Au Canada l’inuktitut, la langue des Inuits, n’a pas de pluriel. Cela m’a étonné un peu …
J’ai répondu :
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Bonjour,
[…] mais si vous dites qu’il n’y a principalement pas de pluriel en inuktitut, c’est en tout cas faux. En inuktitut, il y a tout à fait une telle catégorie, à savoir le pluriel et même le duel :
En inuktitut, la marque du duel (en absolutif) est –k, celle du pluriel (en absolutif) –t resp. –i(i)t ; donc, un nom au duel se termine toujours par k, un nom au pluriel toujours par t !
La formation du duel (deux) :
arnaq "femme" > arna_ > arnaa_ > arnaak "deux femmes" inuk "personne" > inu_ > inuu_ > inuuk "deux personnes" nanuq "ours polaire" > nanu_ > nanuu_ > nanuuk "deux ours polaires" nuna "pays" > nunaa_ > nunaak "deux pays" umiaq "bateau" > umia_ > umiak "deux bateaux"
La formation du pluriel (trois et plus) :
–t : pooq "sac" > poo_ > poot "sacs" –it : arnaq "femme" > arna_ > arnait "femmes" iqaluk "poisson" > iqalu_ > iqaluit „poissons" inuk "personne" > inu_ > inuit "personnes ; peuple" ilisaiji "professeur" > ilisaijiit "professeurs" –iit : uquaalaut "téléphone" > uquaalautiit "téléphones" kukkukuut "poule" > kukkukuutiit "poules"
En français, inuit existe comme nom et adjectif, tous les deux invariables en genre, donc un (une ?) Inuit (individu de ce peuple arctique), parfois le inuit (langue), (civilisation) inuit. Et la forme au pluriel est (les) Inuits. C’est vraiment bizarre ! On traite un mot au pluriel (voir en haut) comme un mot au singulier pour le mettre par la suite au pluriel, à l’aide de la marque –s du français. Il fallait avoir l’idée !!! Par contre, en allemand, ce sont simplement die Inuit, sans –s. Ce terme est utilisé chez nous comme mot au pluriel exclusivement (pluraletantum). C’est correct !
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En haut, j’ai montré la formation du duel/pluriel pas à pas. On le lit ainsi : en duel, on prend le mot au singulier, p.ex. arnaq « femme », on supprime la consonne finale (arna_), alors on double la voyelle finale (arnaa_), et enfin, on ajoute le –k (arnaak « deux femmes ») ; si deux voyelles récèdent la consonne finale, on ne double pas la voyelle finale (voir umiaq). Le même avec le pluriel (3 variantes) : 1. si deux voyelles précèdent la consonne finale d’un mot au singulier (pooq), on supprime cette consonne (poo_), et on ajoute le suffixe –t (poot). 2. Si une seule voyelle précède la consonne finale d’un mot au singulier (inuk), on supprime cette consonne (inu_), et enfin on ajoute le suffixe –it (inuit). 3. Si le substantif se termine par un t (uqaalaut), on ne supprime rien mais ajoute le suffix –iit (uqaalautiit).
Pour moi vraiment un peu amusant, cette pluralisation en français. Mais bon, il y a certainement de telles hmmm disons inconsistances dans d’autres langues aussi. Pas grave. Autre exemple : touareg est déjà au pluriel (la forme au singulier est targi) mais on écrit un Touareg et les Touaregs … Mais bon !
Enfin, il faut mentionner qu’une gentille forumiste (elle m’est très sympa) ne tenait à commenter le fait qu’en inuktitut, « femme » veut dire arnaq … Possiblement, les Inuits ne gagnent pas trop de sympathie chez les femmes avec, et surtout les femmes non-inuits …
Bonne journée !
P.S. : 1. Y a-t-il une bonne grammaire inuktitut, en anglais ou français ?! 2. Au passage et à cette occasion, Monsieur, je me permets de poser une autre question, une qui n'a rien à voir ni avec l'inuktitut ni avec l'allemand : connaissez-vous des langues non-africaines à des pronoms logophoriques (au sens strict du terme !) ?! Merci !
Bonjour,
aaah, l’inuktitut, langue très intéressante, vraiment … Avec 8 cas grammaticaux dont l’ergatif, polysynthétique sans cesse, etc. etc.
Bonsoir, Taamaden !
Riches de très nombreux suffixes (entre trois cents et six cents selon les dialectes), les langues eskimo-aléoutiennes sont agglutinantes et effectivement largement polysynthétiques, certains spécialistes n'hésitant pas à dénombrer jusqu'à douze cas, ce chiffre pouvant varier selon qu'on considère ou non tel ou tel suffixe comme désinence casuelle à proprement parler.
La notion de cas conditionnée par les déclinaisons est parfois assez complexe à déterminer mais ce qu'on peut dire de ces langues, c'est que le thème ne varie généralement pas, sauf allongement ou alternance vocalique, un peu comme dans les langues fenniques...
Je ne connais qu’un sketch grammatical de cette langue, publié par Elke Nowak, à ma connaissance, la seule qui travaille sur l’inuktitut en Allemagne (ou disons, elle est la seule que je connais par nom). Le sketch a pour titre : Inuktitut – Eine grammatische Skizze (2007). Voir ici ...
Je connais cette esquisse grammaticale de chez Lincom, claire et remarquablement bien rédigée ! 🙂
Jolie histoire sur ce forum : un forumiste a écrit Au Canada l’inuktitut, la langue des Inuits, n’a pas de pluriel. Cela m’a étonné un peu …
Inuit étant le nominatif pluriel d'inuk, votre étonnement était légitime... La forme « Inuits » est redondante et erronée du simple fait de ce double pluriel inutile...
J’ai répondu :
Bonjour,
[…] mais si vous dites qu’il n’y a principalement pas de pluriel en inuktitut, c’est en tout cas faux.
Vous avez eu raison de faire remarquer à cette personne son erreur, puisque l'inuktitut et tous les parlers de la galaxie inuit (iñupiaq, inuktun, yup'ik, kalaallisut, tunumiisut ou autres) connaissent le pluriel par suffixation...
En inuktitut, il y a tout à fait une telle catégorie, à savoir le pluriel et même le duel : En inuktitut, la marque du duel (en absolutif) est –k, celle du pluriel (en absolutif) –t resp. –i(i)t ; donc, un nom au duel se termine toujours par k, un nom au pluriel toujours par t !
Tel est en effet le cas et vous n'aurez certainement pas manqué de remarquer au passage la proximité de sonorité entre la terminaison « -t » du pluriel et « -k » du duel, les deux phonèmes & s'interchangeant très souvent en linguistique ou au sein de langues issues d'un même continuum linguistique. La plupart des langues du rameau finno-ougrien forment le nominatif pluriel par suffixation d'un /t/ final, caractéristique commune qu'elles partagent avec l'inuit.
La formation du duel (deux) :
arnaq "femme" > arna_ > arnaa_ > arnaak "deux femmes" inuk "personne" > inu_ > inuu_ > inuuk "deux personnes" nanuq "ours polaire" > nanu_ > nanuu_ > nanuuk "deux ours polaires" nuna "pays" > nunaa_ > nunaak "deux pays" umiaq "bateau" > umia_ > umiak "deux bateaux"
La formation du pluriel (trois et plus) :
–t : pooq "sac" > poo_ > poot "sacs" –it : arnaq "femme" > arna_ > arnait "femmes" iqaluk "poisson" > iqalu_ > iqaluit „poissons" inuk "personne" > inu_ > inuit "personnes ; peuple" ilisaiji "professeur" > ilisaijiit "professeurs" –iit : uquaalaut "téléphone" > uquaalautiit "téléphones" kukkukuut "poule" > kukkukuutiit "poules"
La marque du duel engendre généralement un allongement de la dernière voyelle précédent le « -k », à l'instar de celle du pluriel où une diphtongaison peut intervenir selon les cas, comme vous dites un peu plus loin.
En français, inuit existe comme nom et adjectif, tous les deux invariables en genre, donc un (une ?) Inuit (individu de ce peuple arctique), parfois le inuit (langue), (civilisation) inuit. Et la forme au pluriel est (les) Inuits. C’est vraiment bizarre ! On traite un mot au pluriel (voir en haut) comme un mot au singulier pour le mettre par la suite au pluriel, à l’aide de la marque –s du français. Il fallait avoir l’idée !!! Par contre, en allemand, ce sont simplement die Inuit, sans –s. Ce terme est utilisé chez nous comme mot au pluriel exclusivement (pluraletantum). C’est correct !
S'agissant de l'être humain, les puristes parleront d'inuk au singulier, d'inuit au pluriel et d'inuuk au duel. La langue générique est l'inuit, qui regroupe près d'une vingtaine de variantes, de l'Alaska au Groenland. Les Allemands ont raison de dire « die Inuit », étant donné qu'ils se conforment à la grammaire de la langue, et les Français devraient agir de même...
En haut, j’ai montré la formation du duel/pluriel pas à pas. On le lit ainsi : en duel, on prend le mot au singulier, p.ex. arnaq « femme », on supprime la consonne finale (arna_), alors on double la voyelle finale (arnaa_), et enfin, on ajoute le –k (arnaak « deux femmes ») ; si deux voyelles récèdent la consonne finale, on ne double pas la voyelle finale (voir umiaq). Le même avec le pluriel (3 variantes) : 1. si deux voyelles précèdent la consonne finale d’un mot au singulier (pooq), on supprime cette consonne (poo_), et on ajoute le suffixe –t (poot). 2. Si une seule voyelle précède la consonne finale d’un mot au singulier (inuk), on supprime cette consonne (inu_), et enfin on ajoute le suffixe –it (inuit). 3. Si le substantif se termine par un t (uqaalaut), on ne supprime rien mais ajoute le suffix –iit (uqaalautiit).
Rien à redire ! 🙂
Telle est en effet la règle que le spécialiste Louis-Jacques Dorais énonce clairement dans son excellent Inuit uqausingit - manuel de langue inuit (Inuksiutiit Katimajiit, 1975), méthode que je recommande chaudement à quiconque souhaite débuter l'étude de ce langage. Celle de mesdames Dolores Ortiz et Luisa Kanarjuaq (Conversation inuit - inuktitut uqariursautiit) en constitue le complément idéal, les enregistrements fournis avec cette dernière étant plus que bienvenus ! 🙂
Un petit compte-rendu en a été établi ici.
Pour moi vraiment un peu amusant, cette pluralisation en français.
Je serai plus sévère que vous en trouvant cette double-pluralisation inutile et fautive...
Mais bon, il y a certainement de telles hmmm disons inconsistances dans d’autres langues aussi. Pas grave. Autre exemple : touareg est déjà au pluriel (la forme au singulier est targi) mais on écrit un Touareg et les Touaregs … Mais bon !
Très juste !
Enfin, il faut mentionner qu’une gentille forumiste (elle m’est très sympa) ne tenait à commenter le fait qu’en inuktitut, « femme » veut dire arnaq … Possiblement, les Inuits ne gagnent pas trop de sympathie chez les femmes avec, et surtout les femmes non-inuits …
Bonne journée !
Oh la la ! 🙂
Je n'y avais jamais songé mais en vous lisant, euh, je me dis que « fille » se dit panik, en inuktitut et en kalaallisut, ce qui n'est pas forcément plus glorieux qu'arnaq ! Il ne faudrait évidemment pas en déduire que les Inuit très respectueux les uns envers les autres ont peur de leurs femmes !
P.S. : 1. Y a-t-il une bonne grammaire inuktitut, en anglais ou français ?!
Oui, bien sûr. En voici trois que je vous conseille :Tukilik - an Inuktitut grammar for all de Louis-Jacques Dorais (Inuksiutiit Katimajiit, 1988) ;Introductory Inuktitut - reference grammar de Mick Mallon & Alexina Kublu (Ittukuluuk Language Programs, 1995) ;Inuktituorutit - grammaire purement esquimaude de Lucien Schneider (1976), excellente mais répartie sur plusieurs cycles et plutôt destinée aux collégiens & lycéens !Vous trouverez d'autres références en vous rendant sur le serveur du Ciéra mais je puis au besoin vous scanner les titres épuisés.
2. Au passage et à cette occasion, Monsieur, je me permets de poser une autre question, une qui n'a rien à voir ni avec l'inuktitut ni avec l'allemand : connaissez-vous des langues non-africaines à des pronoms logophoriques (au sens strict du terme !) ?! Merci !
Je ne connais a priori pas beaucoup de langues comptant des pronoms logophoriques comme il s'en trouve notamment dans la famille tchadique ou nigéro-congolaise – je pense évidemment au mwaghavul/mupun, au gokana, au rigwe, au yoruba, à l'igbo et à l'ewe qui ont fait l'objet de nombreux articles linguistiques – et touchant en l'occurrence le discours rapporté (indirect) ou les complétives, mais la plupart des langues que j'ai jusqu'à ce jour étudiées étant égophoriques (le tibétain, par exemple), je peux me tromper... Lesley Stirling a rédigé un ouvrage passionnant (Switch-reference & discourse representation, Cambridge University Press, 1993) qui aborde le sujet de manière très détaillée aux chapitres I & IV. Procurez-vous-le, si ce n'est pas déjà fait ! 🙂
Des linguistes ont soulevé la question de la logophoricité du pronom réfléchi arménien ink' (pour la 3ème personne du singulier) mais cette théorie ne fait pas l'unanimité... Le latin procède de la sorte à la troisième personne du singulier avec le réfléchi se : dicit se latine loqui posse (« il dit qu'il peut parler latin ») à mettre en parallèle avec dicit eum latine loqui posse (« il dit qu'il peut parler latin »), seul exemple que je connaisse, dans cette langue... Les réfléchis seautos (2ème pers. du singulier) & heautos (3ème pers. du singulier) du grec ancien sont eux aussi logophoriques lorsqu'ils dépendent d'un verbe induisant une notion de pensée émanant du sujet de l'action...
Le letton balte, le japonais, le coréen et certains dialectes du finnois (cf. l'emploi de se à la place de hän dans le discours indirect, en savo) présenteraient eux aussi des caractéristiques qu'on pourrait qualifier de logophoriques à la troisième personne du singulier mais je n'ai jamais été convaincu par ce que j'ai pu lire à cet égard... Certains spécialistes comme Claude Hagège ont aussi évoqué le cas de l'islandais moderne ou même du tsez nakho-daghestanien (caucasique), partiellement logophoriques, mais je n'ai pas d'avis, faute de m'être beaucoup documenté... Eux aussi caucasiques, l'ingouche et le tchétchène (noxchijn mott) comportent un système logophorique sur lequel la linguiste Johanna Nichols a travaillé ; elle a d'ailleurs fait paraître une grammaire descriptive de l'ingouche (Ingush grammar, University of California, 2011) assez touffue mais remarquable... On peut également constater que la plupart des parlers inuit tels l'inuktitut, le yup'ik ou le kalaallisut possèdent un marqueur logophorique (« -guuq », en inuktitut) impliquant que le sujet de l'action est aussi celui de l'action qu'il relate, mais cela ne concerne là encore que la troisième personne du singulier...
Sauf grossière erreur de ma part, il n'en demeure pas moins que c'est le mupun (ou mwaghavul) qui possède le système logophorique le plus développé au monde et peut-être confirmerez-vous ce fait... 🙂
Je reviens vers vous dès que j'ai vérifié les autres références bibliographiques que vous m'avez soumises pour le bambara.
D'ici là, bonne soirée !
aaah, l’inuktitut, langue très intéressante, vraiment … Avec 8 cas grammaticaux dont l’ergatif, polysynthétique sans cesse, etc. etc.
Bonsoir, Taamaden !
Riches de très nombreux suffixes (entre trois cents et six cents selon les dialectes), les langues eskimo-aléoutiennes sont agglutinantes et effectivement largement polysynthétiques, certains spécialistes n'hésitant pas à dénombrer jusqu'à douze cas, ce chiffre pouvant varier selon qu'on considère ou non tel ou tel suffixe comme désinence casuelle à proprement parler.
La notion de cas conditionnée par les déclinaisons est parfois assez complexe à déterminer mais ce qu'on peut dire de ces langues, c'est que le thème ne varie généralement pas, sauf allongement ou alternance vocalique, un peu comme dans les langues fenniques...
Je ne connais qu’un sketch grammatical de cette langue, publié par Elke Nowak, à ma connaissance, la seule qui travaille sur l’inuktitut en Allemagne (ou disons, elle est la seule que je connais par nom). Le sketch a pour titre : Inuktitut – Eine grammatische Skizze (2007). Voir ici ...
Je connais cette esquisse grammaticale de chez Lincom, claire et remarquablement bien rédigée ! 🙂
Jolie histoire sur ce forum : un forumiste a écrit Au Canada l’inuktitut, la langue des Inuits, n’a pas de pluriel. Cela m’a étonné un peu …
Inuit étant le nominatif pluriel d'inuk, votre étonnement était légitime... La forme « Inuits » est redondante et erronée du simple fait de ce double pluriel inutile...
J’ai répondu :
Bonjour,
[…] mais si vous dites qu’il n’y a principalement pas de pluriel en inuktitut, c’est en tout cas faux.
Vous avez eu raison de faire remarquer à cette personne son erreur, puisque l'inuktitut et tous les parlers de la galaxie inuit (iñupiaq, inuktun, yup'ik, kalaallisut, tunumiisut ou autres) connaissent le pluriel par suffixation...
En inuktitut, il y a tout à fait une telle catégorie, à savoir le pluriel et même le duel : En inuktitut, la marque du duel (en absolutif) est –k, celle du pluriel (en absolutif) –t resp. –i(i)t ; donc, un nom au duel se termine toujours par k, un nom au pluriel toujours par t !
Tel est en effet le cas et vous n'aurez certainement pas manqué de remarquer au passage la proximité de sonorité entre la terminaison « -t » du pluriel et « -k » du duel, les deux phonèmes & s'interchangeant très souvent en linguistique ou au sein de langues issues d'un même continuum linguistique. La plupart des langues du rameau finno-ougrien forment le nominatif pluriel par suffixation d'un /t/ final, caractéristique commune qu'elles partagent avec l'inuit.
La formation du duel (deux) :
arnaq "femme" > arna_ > arnaa_ > arnaak "deux femmes" inuk "personne" > inu_ > inuu_ > inuuk "deux personnes" nanuq "ours polaire" > nanu_ > nanuu_ > nanuuk "deux ours polaires" nuna "pays" > nunaa_ > nunaak "deux pays" umiaq "bateau" > umia_ > umiak "deux bateaux"
La formation du pluriel (trois et plus) :
–t : pooq "sac" > poo_ > poot "sacs" –it : arnaq "femme" > arna_ > arnait "femmes" iqaluk "poisson" > iqalu_ > iqaluit „poissons" inuk "personne" > inu_ > inuit "personnes ; peuple" ilisaiji "professeur" > ilisaijiit "professeurs" –iit : uquaalaut "téléphone" > uquaalautiit "téléphones" kukkukuut "poule" > kukkukuutiit "poules"
La marque du duel engendre généralement un allongement de la dernière voyelle précédent le « -k », à l'instar de celle du pluriel où une diphtongaison peut intervenir selon les cas, comme vous dites un peu plus loin.
En français, inuit existe comme nom et adjectif, tous les deux invariables en genre, donc un (une ?) Inuit (individu de ce peuple arctique), parfois le inuit (langue), (civilisation) inuit. Et la forme au pluriel est (les) Inuits. C’est vraiment bizarre ! On traite un mot au pluriel (voir en haut) comme un mot au singulier pour le mettre par la suite au pluriel, à l’aide de la marque –s du français. Il fallait avoir l’idée !!! Par contre, en allemand, ce sont simplement die Inuit, sans –s. Ce terme est utilisé chez nous comme mot au pluriel exclusivement (pluraletantum). C’est correct !
S'agissant de l'être humain, les puristes parleront d'inuk au singulier, d'inuit au pluriel et d'inuuk au duel. La langue générique est l'inuit, qui regroupe près d'une vingtaine de variantes, de l'Alaska au Groenland. Les Allemands ont raison de dire « die Inuit », étant donné qu'ils se conforment à la grammaire de la langue, et les Français devraient agir de même...
En haut, j’ai montré la formation du duel/pluriel pas à pas. On le lit ainsi : en duel, on prend le mot au singulier, p.ex. arnaq « femme », on supprime la consonne finale (arna_), alors on double la voyelle finale (arnaa_), et enfin, on ajoute le –k (arnaak « deux femmes ») ; si deux voyelles récèdent la consonne finale, on ne double pas la voyelle finale (voir umiaq). Le même avec le pluriel (3 variantes) : 1. si deux voyelles précèdent la consonne finale d’un mot au singulier (pooq), on supprime cette consonne (poo_), et on ajoute le suffixe –t (poot). 2. Si une seule voyelle précède la consonne finale d’un mot au singulier (inuk), on supprime cette consonne (inu_), et enfin on ajoute le suffixe –it (inuit). 3. Si le substantif se termine par un t (uqaalaut), on ne supprime rien mais ajoute le suffix –iit (uqaalautiit).
Rien à redire ! 🙂
Telle est en effet la règle que le spécialiste Louis-Jacques Dorais énonce clairement dans son excellent Inuit uqausingit - manuel de langue inuit (Inuksiutiit Katimajiit, 1975), méthode que je recommande chaudement à quiconque souhaite débuter l'étude de ce langage. Celle de mesdames Dolores Ortiz et Luisa Kanarjuaq (Conversation inuit - inuktitut uqariursautiit) en constitue le complément idéal, les enregistrements fournis avec cette dernière étant plus que bienvenus ! 🙂
Un petit compte-rendu en a été établi ici.
Pour moi vraiment un peu amusant, cette pluralisation en français.
Je serai plus sévère que vous en trouvant cette double-pluralisation inutile et fautive...
Mais bon, il y a certainement de telles hmmm disons inconsistances dans d’autres langues aussi. Pas grave. Autre exemple : touareg est déjà au pluriel (la forme au singulier est targi) mais on écrit un Touareg et les Touaregs … Mais bon !
Très juste !
Enfin, il faut mentionner qu’une gentille forumiste (elle m’est très sympa) ne tenait à commenter le fait qu’en inuktitut, « femme » veut dire arnaq … Possiblement, les Inuits ne gagnent pas trop de sympathie chez les femmes avec, et surtout les femmes non-inuits …
Bonne journée !
Oh la la ! 🙂
Je n'y avais jamais songé mais en vous lisant, euh, je me dis que « fille » se dit panik, en inuktitut et en kalaallisut, ce qui n'est pas forcément plus glorieux qu'arnaq ! Il ne faudrait évidemment pas en déduire que les Inuit très respectueux les uns envers les autres ont peur de leurs femmes !
P.S. : 1. Y a-t-il une bonne grammaire inuktitut, en anglais ou français ?!
Oui, bien sûr. En voici trois que je vous conseille :Tukilik - an Inuktitut grammar for all de Louis-Jacques Dorais (Inuksiutiit Katimajiit, 1988) ;Introductory Inuktitut - reference grammar de Mick Mallon & Alexina Kublu (Ittukuluuk Language Programs, 1995) ;Inuktituorutit - grammaire purement esquimaude de Lucien Schneider (1976), excellente mais répartie sur plusieurs cycles et plutôt destinée aux collégiens & lycéens !Vous trouverez d'autres références en vous rendant sur le serveur du Ciéra mais je puis au besoin vous scanner les titres épuisés.
2. Au passage et à cette occasion, Monsieur, je me permets de poser une autre question, une qui n'a rien à voir ni avec l'inuktitut ni avec l'allemand : connaissez-vous des langues non-africaines à des pronoms logophoriques (au sens strict du terme !) ?! Merci !
Je ne connais a priori pas beaucoup de langues comptant des pronoms logophoriques comme il s'en trouve notamment dans la famille tchadique ou nigéro-congolaise – je pense évidemment au mwaghavul/mupun, au gokana, au rigwe, au yoruba, à l'igbo et à l'ewe qui ont fait l'objet de nombreux articles linguistiques – et touchant en l'occurrence le discours rapporté (indirect) ou les complétives, mais la plupart des langues que j'ai jusqu'à ce jour étudiées étant égophoriques (le tibétain, par exemple), je peux me tromper... Lesley Stirling a rédigé un ouvrage passionnant (Switch-reference & discourse representation, Cambridge University Press, 1993) qui aborde le sujet de manière très détaillée aux chapitres I & IV. Procurez-vous-le, si ce n'est pas déjà fait ! 🙂
Des linguistes ont soulevé la question de la logophoricité du pronom réfléchi arménien ink' (pour la 3ème personne du singulier) mais cette théorie ne fait pas l'unanimité... Le latin procède de la sorte à la troisième personne du singulier avec le réfléchi se : dicit se latine loqui posse (« il dit qu'il peut parler latin ») à mettre en parallèle avec dicit eum latine loqui posse (« il dit qu'il peut parler latin »), seul exemple que je connaisse, dans cette langue... Les réfléchis seautos (2ème pers. du singulier) & heautos (3ème pers. du singulier) du grec ancien sont eux aussi logophoriques lorsqu'ils dépendent d'un verbe induisant une notion de pensée émanant du sujet de l'action...
Le letton balte, le japonais, le coréen et certains dialectes du finnois (cf. l'emploi de se à la place de hän dans le discours indirect, en savo) présenteraient eux aussi des caractéristiques qu'on pourrait qualifier de logophoriques à la troisième personne du singulier mais je n'ai jamais été convaincu par ce que j'ai pu lire à cet égard... Certains spécialistes comme Claude Hagège ont aussi évoqué le cas de l'islandais moderne ou même du tsez nakho-daghestanien (caucasique), partiellement logophoriques, mais je n'ai pas d'avis, faute de m'être beaucoup documenté... Eux aussi caucasiques, l'ingouche et le tchétchène (noxchijn mott) comportent un système logophorique sur lequel la linguiste Johanna Nichols a travaillé ; elle a d'ailleurs fait paraître une grammaire descriptive de l'ingouche (Ingush grammar, University of California, 2011) assez touffue mais remarquable... On peut également constater que la plupart des parlers inuit tels l'inuktitut, le yup'ik ou le kalaallisut possèdent un marqueur logophorique (« -guuq », en inuktitut) impliquant que le sujet de l'action est aussi celui de l'action qu'il relate, mais cela ne concerne là encore que la troisième personne du singulier...
Sauf grossière erreur de ma part, il n'en demeure pas moins que c'est le mupun (ou mwaghavul) qui possède le système logophorique le plus développé au monde et peut-être confirmerez-vous ce fait... 🙂
Je reviens vers vous dès que j'ai vérifié les autres références bibliographiques que vous m'avez soumises pour le bambara.
D'ici là, bonne soirée !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Et les Inuit ?! Ils disent comment ?!
J'ai omis de vous fournir l'analyse grammaticale de la traduction que je propose en inuktitut, pour l'amour est immortel :
Takutsugusuppuq tuqusuittuq
Takutsugusuppuq : amour tuqu- : mourir -suit- (variante -juit- / -tuit-) = ne jamais faire X -tu- : infixe indicatival (correspondant au mode indicatif) -q : suffixe de la 3ème personne du présent au singulier
J'ajoute deux variantes pour le kalaallisut :
Assasut toqussanngilaq ; assasut tuqussanngilaq
Assasut : amour toqu- (orthographié également tuqu-) : mourir -(g)ssaungilaq ou -ssanngilaq : négation de la 3ème personne du singulier de l'indicatif devant être rendue en français par « X ne peut faire X ».
J'ai omis de vous fournir l'analyse grammaticale de la traduction que je propose en inuktitut, pour l'amour est immortel :
Takutsugusuppuq tuqusuittuq
Takutsugusuppuq : amour tuqu- : mourir -suit- (variante -juit- / -tuit-) = ne jamais faire X -tu- : infixe indicatival (correspondant au mode indicatif) -q : suffixe de la 3ème personne du présent au singulier
J'ajoute deux variantes pour le kalaallisut :
Assasut toqussanngilaq ; assasut tuqussanngilaq
Assasut : amour toqu- (orthographié également tuqu-) : mourir -(g)ssaungilaq ou -ssanngilaq : négation de la 3ème personne du singulier de l'indicatif devant être rendue en français par « X ne peut faire X ».
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Bonsoir Monsieur!
D’abord, je dis mille fois MERCI pour votre réponse si riches en informations … Et en même temps, je m’excuse pour mon énorme retard …
Riches de très nombreux suffixes (entre trois cents et six cents selon les dialectes), les langues eskimo-aléoutiennes sont agglutinantes et effectivement largement polysynthétiques, certains spécialistes n'hésitant pas à dénombrer jusqu'à douze cas, ce chiffre pouvant varier selon qu'on considère ou non tel ou tel suffixe comme désinence casuelle à proprement parler.
… jusqu’à douze cas. Pas mal, ce chiffre …
Je connais cette esquisse grammaticale de chez Lincom, claire et remarquablement bien rédigée !
… "remarquablement bien rédigée", cela veut dire quoi ?! En tout cas, un jugement sévère et possiblement pas du tout faux. Petite histoire vécue récemment : dans une bibliothèque africaniste, j’ai mis le nez sur un tout nouveau livre, à un titre un peu (ou : assez ?) racoleur : Zialo : the newly-discovered Mande language of Guinea, par un linguiste russe, de nom Kirill V. Babaev, édité chez Lincom Europa en 2010. Donc, dû à ce titre, j’ai lu les premières pages : ey, quelles fautes … ! Je ne crois pas que ce livre ait vu un correcteur … si oui, lui était assez aveugle.
Les Allemands ont raison de dire « die Inuit », étant donné qu'ils se conforment à la grammaire de la langue, et les Français devraient agir de même...
D’accord, peut-être, dans ce cas, les Français sont devenus victimes de leur forte tendance à pluraliser. Je pense p.ex. à la monnaie : 3 dollars, 4 euros, 5 livres, par contre, en allemand, 3 Dollar, 4 Euro, 5 Pfund (s’il s’agit d’une somme d’argent). O.k., l’allemand ne prend toujours pas le singulier, il y a aussi des formes au pluriel (3 Kronen) …
Telle est en effet la règle que le spécialiste Louis-Jacques Dorais énonce clairement dans son excellent Inuit uqausingit - manuel de langue inuit (Inuksiutiit Katimajiit, 1975), méthode que je recommande chaudement à quiconque souhaite débuter l'étude de ce langage. Celle de mesdames Dolores Ortiz et Luisa Kanarjuaq (Conversation inuit - inuktitut uqariursautiit) en constitue le complément idéal, les enregistrements fournis avec cette dernière étant plus que bienvenus !
O.k., noté !
Un petit compte-rendu en a été établi ici.
Merci ! Vraiment intéressant …
+ Tukilik - an Inuktitut grammar for all de Louis-Jacques Dorais (Inuksiutiit Katimajiit, 1988) ; + Introductory Inuktitut - reference grammar de Mick Mallon & Alexina Kublu (Ittukuluuk Language Programs, 1995) ; + Inuktituorutit - grammaire purement esquimaude de Lucien Schneider (1976), excellente mais répartie sur plusieurs cycles et plutôt destinée aux collégiens & lycéens !
Pour être sûr, quant à ces trois recommandations, il ne s’agit pas de manuels mais de descriptions linguistiques, non ?! Et je suppose que vous opteriez pour Dorais 1988 …
Je ne connais a priori pas beaucoup de langues comptant des pronoms logophoriques comme il s'en trouve notamment dans la famille tchadique ou nigéro-congolaise – je pense évidemment au mwaghavul/mupun, au gokana, au rigwe, au yoruba, à l'igbo et à l'ewe qui ont fait l'objet de nombreux articles linguistiques ...
Exactement, c’est ce que je connais aussi : quelques langues de la famille afro-asiatique dont la sous-famille tchadique (kera, lele, mupun, pero, sura), des langues de la famille nigéro-congolaise dont les sous-familles kwa (engenni, éwé, fon, igbo, tiv, yoruba), benue-congo (efik, gokana, leggbó, tikar), gur (dogon) et adamawa-oubangienne (banda, gbaya, mundang, zande) mais aussi les quelques langues de la famille nilo-saharienne dont la sous-famille soudanique-centrale (bagiro, bongo, lugbara, mangbetu, yulu) et aussi les quelques dialectes du sonraï (p.ex. celui de Diré/Mali). Et jusqu’ici, je n’ai jamais lu dans des articles qu’on attribuait aux langues mandé l’existence des pronoms logophoriques. Mais : il y a bien des langues mandé à des pronoms logophoriques dont le bisa, le busa, le bozo (plus précisément, le tieyaxo et le sorogaama) et aussi le wan, langue mandé sud-est, parlé en Côte-d’Ivoire. Et je suppose qu’il y en a encore d’autres …
Lesley Stirling a rédigé un ouvrage passionnant (Switch-reference & discourse representation, Cambridge University Press, 1993) qui aborde le sujet de manière très détaillée aux chapitres I & IV. Procurez-vous-le, si ce n'est pas déjà fait !
Non, je ne le connais pas. Noté. A prêter …
Sauf grossière erreur de ma part, il n'en demeure pas moins que c'est le mupun (ou mwaghavul) qui qui possède le système logophorique le plus développé au monde et peut-être confirmerez-vous ce fait...
Oui, je peux le confirmer. C’est vraiment le mupun dont le système logophorique est assez élaboré (c.à.d. je ne connais aucune autre langue en Afrique et ailleurs à un système encore plus élaboré !) : j’ai jeté un coup d’œil dans la grammaire de Frajzyngier, tchadiste très renommé (University of Colorado) que vous connaissez certainement, sa Grammar of Mupun, œuvre standard de l’Afrikanistik d’aujourd’hui : bon, il y a 3 sets de pronoms en mupun (F. différencie entre Set A, Set B et Set C) :
Set A (suj/obj) : 3p. masc. sg. : wur 3p. fém. sg. : war 3p. pl : mo
Set B (suj – obj) : 3p. masc. sg. : ‘di – ‘din 3p. fém. sg. : ‘de – ‘de 3p. pl : ‘du – ‘dun
(le /'d/ est une occlusive alvéolaire glottalisée)
Set C (suj) : 3p. masc. sg. : gwar 3p. fém. sg. : paa 3p. pl : nuwa
Il faut comparer (1) et (2), (3) et (4) … :
(1) Wu/wa/mo sat ni wu/wa/mo ta ‘dee n jos. he1/she1/they1 say COMP he2/she2/they2 stop stay PREP Jos "He1/she1/they1 said that he2/she2/they2 stopped over in Jos."
(2) Wu/wa/mo sat ni ‘di/’de/’du ta ‘dee n jos. he1/she1/they1 say COMP he1/she1/they1 stop stay PREP Jos "He1/she1/they1 said that he1/she1/they1 stopped over in Jos."
Les pronoms d’objet se présentent de la même manière que les pronoms de sujet :
(3) Wu/wa sat ni n-nas wur/war. he1/she1 say COMP I-beat him2/her2 "He1/she1 said that I beat him2/her2."
(4) Wu/wa sat ni n-nas ‘din/‘de. he1/she1 say COMP I-beat him1/her1 "He1/she1 said that I beat him1/her1."
La distinction entre discours direct et discours rapporté (indirect) est marquée également par les pronoms du set B :
(5) Wu sat ni ‘di n nas an. he1 say COMP he1 FUT beat me "He1 said he1 will beat me."
(6) Wu sat ni an nas ha. he1 say COMP I-FUT beat you(sg.) "He said : I will beat you."
Le système distingue aussi si 3p. sg. (he/she) appartient à 3p. pl (they/them) ou non :
(7) Wu/wa sat ni n nas mo. he1/she1 say COMP I beat them2 "He1/she1 said that I beat them2." (He/she ne relève pas de à them)
(8) Wu/wa sat ni n nas ‘dun. he1/she1 say COMP I beat them1 "He1/she1 said that I beat them1." (He/she relève de them)
(9) Wu sat ni ta ‘du ‘dee n jos. he say COMP stop they stay PREP Jos "He said they stopped over in Jos." (He relève de they)
La relation entre set A et set C est plus complexe que celle entre set A et set B : le mupun a un set de pronoms (= set C), qui renvoient à l’addressee de la proposition principale (matrix clause) dont le verb est un verbum dicendi. Au cas où le pronom de la 3e personne (he) de la proposition subordonnée (embedded clause) renvoyerait à l’addressee (him) et non au speaker (I) de la proposition principale, on emploie les pronoms du set C (voir ex.11/13), mais jamais ceux du set B. Par contre, si la référence dans la proposition subordonnée est faite à des personnes autres que l’addressee de la proposition principale, on emploie exclusivement les pronoms du set A (voir ex.10/12) :
(10) N sat n-wur ni wur ji. I say PREP-him1 COMP he2 come "I told him1 that he2 should come." (him n’est pas he)
(11) N sat n-wur ni gwar ji. I say PREP-him1 COMP he1 come "I told him1 that he1 should come." (him = he)
(12) N sat n wur ni taaji wur dem n kaano. I say PREP him1 COMP PROH he2 go PREP Kano "I told him1 that he2 may not go to Kano." (him n’est pas he)
(13) N sat n wur ni taaji gwar dem n kaano. I say PREP him1 COMP PROH he1 go PREP Kano "I told him1 that he1 may not go to Kano." (him = he)
Il y a d’autres particularités concernant les pronoms logophoriques en mupun mais j’arrête ici … J’espère avoir au moins évoqué un peu le système complexe des pronoms logophoriques de cette langue tchadique …
je pense évidemment au mwaghavul/mupun
Cela m’étonne un peu, au moins si vous assimilez "mwaghavul" à "mupun", si j’ai bien compris … A mon avis, les deux ne sont pas identiques mais bien différents. Et aussi selon Frajzyngier. Il écrit dans sa Grammar of Mupun :
"The similarities between Mwaghavul and Mupun are considerable, and the two languages are mutually intelligible. Speakers of both languages claim, however, that although they can understand each other to some degree, they cannot speak the other’s language. Since there is considerable understanding between Mwaghavul and Mupun, the two languages could be classified as dialects of the same language." (p.iv/introduction) et aussi :
"Speakers of the three dialects appear to be only mildly sensitive to the linguistic differences among them, while the awareness of the differences between Mupun and Mwaghavul or between Mupun and Angas is very high. In their own assessment, speakers of any of the dialects listed as Mupun claim that Mwaghavul and Angas are different languages. […] Since the speakers of Mupun do not consider themselves to be a part of the Mwaghavul, we can see how the numerical superiority (Mwaghavul has several times as many speakers of Mupun) affects the perception of interrelationship between languages/dialects." (p.iv-v)
Des linguistes ont soulevé la question de la logophoricité du pronom réfléchi arménien ink' (pour la 3ème personne du singulier) mais cette théorie ne fait pas l'unanimité...
Y a-t-il au fond des doutes concernant la – disons – "qualité logophorique" d’un pronom réfléchi ou se réfère-t-il ici à l’arménien seulement ?! Une réponse me serait très importante : en bozo-tieyaxo, une relation réfléchie peut être exprimée en deux manières : 1. par répétition d’un simple pronom personnel dans la position d’objet direct (= toujours devant le verbe !), 2. par un pronom réfléchi invariable i (2. est plus courant que 1.). La particule tòmò (grammaticalisée, venant du nom tòmò "tête") peut renforcer la relation réfléchie en focalisant le pronom réfléchi (voir ex.2). Voici … :
(1) N na n fèdè Madu ga. je PFF je séparer Madu PP "Je me suis séparé de Madu."
(2) A i tòmò lòkòi wai. il pr.réfl. PART circoncire aujourd’hui "Il s’est circoncit lui-même ce jour-là."
Ce pronom réfléchi peut aussi entrer en fonction d’un pronom logophorique pour "désambiguer une ambiguïté" (ai-je traduit "âne" par "âne" ?!) …
(3) A so a kadu faa. elle partir elle mari PP "Elle est partie chez son mari." (pas son propre mari)
(4) A so i kadu faa. elle partir LOG mari PP "Elle est partie chez son (propre!) mari."
Exemple d’une proposition complexe, comme p.ex. dans un discours indirect :
(5) A wo i ga a rò fuò. il1 dire LOG IFF elle FOC aimer "Il1 dit que c’est elle qu’il1 aime."
Contrairement au bozo-tieyaxo, le bozo-sorogaama a un pronom logophorique du 3e personne du singulier qui ne sert qu’à cette fonction : le morphème n (à ton haut !). (Ajout : le pronom personnel du 1ère personne du singulier n est à ton bas). Exemples de mes propres dates recueillies au terrain … :
(6) Musa yo a gana be. Musa dire il SBJF partir-PFF "Musa dit qu’il vienne." (Musa n’est pas identique à il)
(7) Musa yo n gana be. Musa dire LOG SBJF partir-PFF "Musa dit qu’il vienne." (Musa = il)
(8) A a tawaye gire nyèni. il1 ses2 pieds PL laver "Il a lavé ses pieds." (les pieds d’une autre personne que lui)
(9) A n tawaye gire nyèni. il1 LOG pieds PL laver "Il s’est lavé les pieds." (ses propres pieds)
(FOC = focus, IFF = imperfectif, LOG = pr. logophorique, PFF = perfectif, PL = article défini du pluriel, PP = postposition, SBJF = subjonctif ; dans les exemples du bozo, la nasalité de maintes consonnes et voyelles est négligée !)
Le letton balte, le japonais, le coréen et certains dialectes du finnois (cf. l'emploi de se à la place de hän dans le discours indirect, en savo) […] le cas de l'islandais moderne ou même du tsez nakho-daghestanien (caucasique), […] Eux aussi caucasiques, l'ingouche et le tchétchène (noxchijn mott) […] la plupart des parlers inuit tels l'inuktitut, le yup'ik ou le kalaallisut possèdent un marqueur logophorique (« -guuq », en inuktitut) impliquant que
Ce que j’apprends de ce que vous dites, c’est que la logophoricité n’est pas un phénomène aréal se limitant au continent africain (ce que j’ai cru d’abord). C’est vrai ?! Mais le phénomène est assez répandu en Afrique, c’est sûr, et aussi, me semble-t-il, aux langues caucasiques, non ?!
J’ai déjà lu qqch de Johanna Nichols. Mais quoi, je ne sais plus. Une top linguiste …
mais cela ne concerne là encore que la troisième personne du singulier...
Cela suscite une certaine incertitude de chez moi. Dans Blecke 1996 et aussi dans mes propres dates, il n’y a pas de pronom logophorique pour la 3e personne du pluriel. Une réalité ou une lacune dans mes dates ou dans celles de Blecke ?! D’un autre côté, il est certain que le bozo n’est pas exceptionnel : il y a bien d’autres langues qui n’ont qu’un seul pronom (logophorique), tel pour la 3e personne du singulier (Aghem, Busa, Igbo, Mundang, Nyang, Tiv, Tupuri, Yulu) !!! Pourtant, pourrait-il exister une explication saisissable pour le manque d’un pronom logophorique du 3e personne du pluriel, d’autant plus qu’au pluriel, on a aussi le problème de la référence de toute évidence au sujet ou à l’objet de la principale ?! Qu’est-ce que vous dites, avez-vous une idée (mais il est bien possible aussi que ma question est idiote) ?!
Finalement, deux petites questions se rapportant à votre texte :
1. les langues fenniques ?! Jamais lu ou entendu de "fennique" … 2. est-ce vrai, le kalaallisut est la langue parlée au Groenland, pendant que l’inuktitut est parlé dans l’Arctique-est canadien ?! Autant que je sache, il y a un bon nombre de parlers mais tous ces parlers se caractérisent par un petit nombre de locuteurs. Y a-t-il pourtant une langue standard (je le suppose) ?! C’est l’inuktitut ou non ?!
Merci aussi pour cette analyse grammaticale (en bas) !
Bonne soirée !
Références :
Blecke, Thomas 1996. Lexikalische Kategorien und grammatische Strukturen im Tigemaxo (Bozo, Mande). (MLL ; 1). Köln : Köppe. Frajzyngier, Zygmunt 1985. "Logophoric systems in Chadic", JALL 7 : 23-27. Frajzyngier, Zygmunt 1993. Grammar of Mupun. (Sprache und Oralität in Afrika ; Bd. 14). Berlin : Reimer. Güldemann, Tom. 2008. "The Macro-Sudan belt: Towards identifying a linguistic area in northern sub-Saharan Africa", in : Heine, B./D. Nurse (eds.), A Linguistic Geography of Africa. Pp.151-185. New York: Cambridge University Press. Hyman, L.M./B. Comrie 1981. "Logophoric reference in Gokana", JALL 3 : 19-37. Nikitina, Tatiana 2010. "Logophoricity and number in Wan (South-eastern Mande)". Paper presented at the Workshop on personal pronouns in Niger-Congo languages in St. Petersburg (Russia) on September 13-15, 2010. Pp.1-5. von Roncador, Manfred 1992. "Types of Logophoric Marking in African Languages", JALL 13 : 163-182. Wiesemann, Ursula 1986. "Grammaticalized Coreference", in : Wiesemann, U. (ed.), Pronominal Systems. Pp.437-464. Tübingen : Narr.
D’abord, je dis mille fois MERCI pour votre réponse si riches en informations … Et en même temps, je m’excuse pour mon énorme retard …
Riches de très nombreux suffixes (entre trois cents et six cents selon les dialectes), les langues eskimo-aléoutiennes sont agglutinantes et effectivement largement polysynthétiques, certains spécialistes n'hésitant pas à dénombrer jusqu'à douze cas, ce chiffre pouvant varier selon qu'on considère ou non tel ou tel suffixe comme désinence casuelle à proprement parler.
… jusqu’à douze cas. Pas mal, ce chiffre …
Je connais cette esquisse grammaticale de chez Lincom, claire et remarquablement bien rédigée !
… "remarquablement bien rédigée", cela veut dire quoi ?! En tout cas, un jugement sévère et possiblement pas du tout faux. Petite histoire vécue récemment : dans une bibliothèque africaniste, j’ai mis le nez sur un tout nouveau livre, à un titre un peu (ou : assez ?) racoleur : Zialo : the newly-discovered Mande language of Guinea, par un linguiste russe, de nom Kirill V. Babaev, édité chez Lincom Europa en 2010. Donc, dû à ce titre, j’ai lu les premières pages : ey, quelles fautes … ! Je ne crois pas que ce livre ait vu un correcteur … si oui, lui était assez aveugle.
Les Allemands ont raison de dire « die Inuit », étant donné qu'ils se conforment à la grammaire de la langue, et les Français devraient agir de même...
D’accord, peut-être, dans ce cas, les Français sont devenus victimes de leur forte tendance à pluraliser. Je pense p.ex. à la monnaie : 3 dollars, 4 euros, 5 livres, par contre, en allemand, 3 Dollar, 4 Euro, 5 Pfund (s’il s’agit d’une somme d’argent). O.k., l’allemand ne prend toujours pas le singulier, il y a aussi des formes au pluriel (3 Kronen) …
Telle est en effet la règle que le spécialiste Louis-Jacques Dorais énonce clairement dans son excellent Inuit uqausingit - manuel de langue inuit (Inuksiutiit Katimajiit, 1975), méthode que je recommande chaudement à quiconque souhaite débuter l'étude de ce langage. Celle de mesdames Dolores Ortiz et Luisa Kanarjuaq (Conversation inuit - inuktitut uqariursautiit) en constitue le complément idéal, les enregistrements fournis avec cette dernière étant plus que bienvenus !
O.k., noté !
Un petit compte-rendu en a été établi ici.
Merci ! Vraiment intéressant …
+ Tukilik - an Inuktitut grammar for all de Louis-Jacques Dorais (Inuksiutiit Katimajiit, 1988) ; + Introductory Inuktitut - reference grammar de Mick Mallon & Alexina Kublu (Ittukuluuk Language Programs, 1995) ; + Inuktituorutit - grammaire purement esquimaude de Lucien Schneider (1976), excellente mais répartie sur plusieurs cycles et plutôt destinée aux collégiens & lycéens !
Pour être sûr, quant à ces trois recommandations, il ne s’agit pas de manuels mais de descriptions linguistiques, non ?! Et je suppose que vous opteriez pour Dorais 1988 …
Je ne connais a priori pas beaucoup de langues comptant des pronoms logophoriques comme il s'en trouve notamment dans la famille tchadique ou nigéro-congolaise – je pense évidemment au mwaghavul/mupun, au gokana, au rigwe, au yoruba, à l'igbo et à l'ewe qui ont fait l'objet de nombreux articles linguistiques ...
Exactement, c’est ce que je connais aussi : quelques langues de la famille afro-asiatique dont la sous-famille tchadique (kera, lele, mupun, pero, sura), des langues de la famille nigéro-congolaise dont les sous-familles kwa (engenni, éwé, fon, igbo, tiv, yoruba), benue-congo (efik, gokana, leggbó, tikar), gur (dogon) et adamawa-oubangienne (banda, gbaya, mundang, zande) mais aussi les quelques langues de la famille nilo-saharienne dont la sous-famille soudanique-centrale (bagiro, bongo, lugbara, mangbetu, yulu) et aussi les quelques dialectes du sonraï (p.ex. celui de Diré/Mali). Et jusqu’ici, je n’ai jamais lu dans des articles qu’on attribuait aux langues mandé l’existence des pronoms logophoriques. Mais : il y a bien des langues mandé à des pronoms logophoriques dont le bisa, le busa, le bozo (plus précisément, le tieyaxo et le sorogaama) et aussi le wan, langue mandé sud-est, parlé en Côte-d’Ivoire. Et je suppose qu’il y en a encore d’autres …
Lesley Stirling a rédigé un ouvrage passionnant (Switch-reference & discourse representation, Cambridge University Press, 1993) qui aborde le sujet de manière très détaillée aux chapitres I & IV. Procurez-vous-le, si ce n'est pas déjà fait !
Non, je ne le connais pas. Noté. A prêter …
Sauf grossière erreur de ma part, il n'en demeure pas moins que c'est le mupun (ou mwaghavul) qui qui possède le système logophorique le plus développé au monde et peut-être confirmerez-vous ce fait...
Oui, je peux le confirmer. C’est vraiment le mupun dont le système logophorique est assez élaboré (c.à.d. je ne connais aucune autre langue en Afrique et ailleurs à un système encore plus élaboré !) : j’ai jeté un coup d’œil dans la grammaire de Frajzyngier, tchadiste très renommé (University of Colorado) que vous connaissez certainement, sa Grammar of Mupun, œuvre standard de l’Afrikanistik d’aujourd’hui : bon, il y a 3 sets de pronoms en mupun (F. différencie entre Set A, Set B et Set C) :
Set A (suj/obj) : 3p. masc. sg. : wur 3p. fém. sg. : war 3p. pl : mo
Set B (suj – obj) : 3p. masc. sg. : ‘di – ‘din 3p. fém. sg. : ‘de – ‘de 3p. pl : ‘du – ‘dun
(le /'d/ est une occlusive alvéolaire glottalisée)
Set C (suj) : 3p. masc. sg. : gwar 3p. fém. sg. : paa 3p. pl : nuwa
Il faut comparer (1) et (2), (3) et (4) … :
(1) Wu/wa/mo sat ni wu/wa/mo ta ‘dee n jos. he1/she1/they1 say COMP he2/she2/they2 stop stay PREP Jos "He1/she1/they1 said that he2/she2/they2 stopped over in Jos."
(2) Wu/wa/mo sat ni ‘di/’de/’du ta ‘dee n jos. he1/she1/they1 say COMP he1/she1/they1 stop stay PREP Jos "He1/she1/they1 said that he1/she1/they1 stopped over in Jos."
Les pronoms d’objet se présentent de la même manière que les pronoms de sujet :
(3) Wu/wa sat ni n-nas wur/war. he1/she1 say COMP I-beat him2/her2 "He1/she1 said that I beat him2/her2."
(4) Wu/wa sat ni n-nas ‘din/‘de. he1/she1 say COMP I-beat him1/her1 "He1/she1 said that I beat him1/her1."
La distinction entre discours direct et discours rapporté (indirect) est marquée également par les pronoms du set B :
(5) Wu sat ni ‘di n nas an. he1 say COMP he1 FUT beat me "He1 said he1 will beat me."
(6) Wu sat ni an nas ha. he1 say COMP I-FUT beat you(sg.) "He said : I will beat you."
Le système distingue aussi si 3p. sg. (he/she) appartient à 3p. pl (they/them) ou non :
(7) Wu/wa sat ni n nas mo. he1/she1 say COMP I beat them2 "He1/she1 said that I beat them2." (He/she ne relève pas de à them)
(8) Wu/wa sat ni n nas ‘dun. he1/she1 say COMP I beat them1 "He1/she1 said that I beat them1." (He/she relève de them)
(9) Wu sat ni ta ‘du ‘dee n jos. he say COMP stop they stay PREP Jos "He said they stopped over in Jos." (He relève de they)
La relation entre set A et set C est plus complexe que celle entre set A et set B : le mupun a un set de pronoms (= set C), qui renvoient à l’addressee de la proposition principale (matrix clause) dont le verb est un verbum dicendi. Au cas où le pronom de la 3e personne (he) de la proposition subordonnée (embedded clause) renvoyerait à l’addressee (him) et non au speaker (I) de la proposition principale, on emploie les pronoms du set C (voir ex.11/13), mais jamais ceux du set B. Par contre, si la référence dans la proposition subordonnée est faite à des personnes autres que l’addressee de la proposition principale, on emploie exclusivement les pronoms du set A (voir ex.10/12) :
(10) N sat n-wur ni wur ji. I say PREP-him1 COMP he2 come "I told him1 that he2 should come." (him n’est pas he)
(11) N sat n-wur ni gwar ji. I say PREP-him1 COMP he1 come "I told him1 that he1 should come." (him = he)
(12) N sat n wur ni taaji wur dem n kaano. I say PREP him1 COMP PROH he2 go PREP Kano "I told him1 that he2 may not go to Kano." (him n’est pas he)
(13) N sat n wur ni taaji gwar dem n kaano. I say PREP him1 COMP PROH he1 go PREP Kano "I told him1 that he1 may not go to Kano." (him = he)
Il y a d’autres particularités concernant les pronoms logophoriques en mupun mais j’arrête ici … J’espère avoir au moins évoqué un peu le système complexe des pronoms logophoriques de cette langue tchadique …
je pense évidemment au mwaghavul/mupun
Cela m’étonne un peu, au moins si vous assimilez "mwaghavul" à "mupun", si j’ai bien compris … A mon avis, les deux ne sont pas identiques mais bien différents. Et aussi selon Frajzyngier. Il écrit dans sa Grammar of Mupun :
"The similarities between Mwaghavul and Mupun are considerable, and the two languages are mutually intelligible. Speakers of both languages claim, however, that although they can understand each other to some degree, they cannot speak the other’s language. Since there is considerable understanding between Mwaghavul and Mupun, the two languages could be classified as dialects of the same language." (p.iv/introduction) et aussi :
"Speakers of the three dialects appear to be only mildly sensitive to the linguistic differences among them, while the awareness of the differences between Mupun and Mwaghavul or between Mupun and Angas is very high. In their own assessment, speakers of any of the dialects listed as Mupun claim that Mwaghavul and Angas are different languages. […] Since the speakers of Mupun do not consider themselves to be a part of the Mwaghavul, we can see how the numerical superiority (Mwaghavul has several times as many speakers of Mupun) affects the perception of interrelationship between languages/dialects." (p.iv-v)
Des linguistes ont soulevé la question de la logophoricité du pronom réfléchi arménien ink' (pour la 3ème personne du singulier) mais cette théorie ne fait pas l'unanimité...
Y a-t-il au fond des doutes concernant la – disons – "qualité logophorique" d’un pronom réfléchi ou se réfère-t-il ici à l’arménien seulement ?! Une réponse me serait très importante : en bozo-tieyaxo, une relation réfléchie peut être exprimée en deux manières : 1. par répétition d’un simple pronom personnel dans la position d’objet direct (= toujours devant le verbe !), 2. par un pronom réfléchi invariable i (2. est plus courant que 1.). La particule tòmò (grammaticalisée, venant du nom tòmò "tête") peut renforcer la relation réfléchie en focalisant le pronom réfléchi (voir ex.2). Voici … :
(1) N na n fèdè Madu ga. je PFF je séparer Madu PP "Je me suis séparé de Madu."
(2) A i tòmò lòkòi wai. il pr.réfl. PART circoncire aujourd’hui "Il s’est circoncit lui-même ce jour-là."
Ce pronom réfléchi peut aussi entrer en fonction d’un pronom logophorique pour "désambiguer une ambiguïté" (ai-je traduit "âne" par "âne" ?!) …
(3) A so a kadu faa. elle partir elle mari PP "Elle est partie chez son mari." (pas son propre mari)
(4) A so i kadu faa. elle partir LOG mari PP "Elle est partie chez son (propre!) mari."
Exemple d’une proposition complexe, comme p.ex. dans un discours indirect :
(5) A wo i ga a rò fuò. il1 dire LOG IFF elle FOC aimer "Il1 dit que c’est elle qu’il1 aime."
Contrairement au bozo-tieyaxo, le bozo-sorogaama a un pronom logophorique du 3e personne du singulier qui ne sert qu’à cette fonction : le morphème n (à ton haut !). (Ajout : le pronom personnel du 1ère personne du singulier n est à ton bas). Exemples de mes propres dates recueillies au terrain … :
(6) Musa yo a gana be. Musa dire il SBJF partir-PFF "Musa dit qu’il vienne." (Musa n’est pas identique à il)
(7) Musa yo n gana be. Musa dire LOG SBJF partir-PFF "Musa dit qu’il vienne." (Musa = il)
(8) A a tawaye gire nyèni. il1 ses2 pieds PL laver "Il a lavé ses pieds." (les pieds d’une autre personne que lui)
(9) A n tawaye gire nyèni. il1 LOG pieds PL laver "Il s’est lavé les pieds." (ses propres pieds)
(FOC = focus, IFF = imperfectif, LOG = pr. logophorique, PFF = perfectif, PL = article défini du pluriel, PP = postposition, SBJF = subjonctif ; dans les exemples du bozo, la nasalité de maintes consonnes et voyelles est négligée !)
Le letton balte, le japonais, le coréen et certains dialectes du finnois (cf. l'emploi de se à la place de hän dans le discours indirect, en savo) […] le cas de l'islandais moderne ou même du tsez nakho-daghestanien (caucasique), […] Eux aussi caucasiques, l'ingouche et le tchétchène (noxchijn mott) […] la plupart des parlers inuit tels l'inuktitut, le yup'ik ou le kalaallisut possèdent un marqueur logophorique (« -guuq », en inuktitut) impliquant que
Ce que j’apprends de ce que vous dites, c’est que la logophoricité n’est pas un phénomène aréal se limitant au continent africain (ce que j’ai cru d’abord). C’est vrai ?! Mais le phénomène est assez répandu en Afrique, c’est sûr, et aussi, me semble-t-il, aux langues caucasiques, non ?!
J’ai déjà lu qqch de Johanna Nichols. Mais quoi, je ne sais plus. Une top linguiste …
mais cela ne concerne là encore que la troisième personne du singulier...
Cela suscite une certaine incertitude de chez moi. Dans Blecke 1996 et aussi dans mes propres dates, il n’y a pas de pronom logophorique pour la 3e personne du pluriel. Une réalité ou une lacune dans mes dates ou dans celles de Blecke ?! D’un autre côté, il est certain que le bozo n’est pas exceptionnel : il y a bien d’autres langues qui n’ont qu’un seul pronom (logophorique), tel pour la 3e personne du singulier (Aghem, Busa, Igbo, Mundang, Nyang, Tiv, Tupuri, Yulu) !!! Pourtant, pourrait-il exister une explication saisissable pour le manque d’un pronom logophorique du 3e personne du pluriel, d’autant plus qu’au pluriel, on a aussi le problème de la référence de toute évidence au sujet ou à l’objet de la principale ?! Qu’est-ce que vous dites, avez-vous une idée (mais il est bien possible aussi que ma question est idiote) ?!
Finalement, deux petites questions se rapportant à votre texte :
1. les langues fenniques ?! Jamais lu ou entendu de "fennique" … 2. est-ce vrai, le kalaallisut est la langue parlée au Groenland, pendant que l’inuktitut est parlé dans l’Arctique-est canadien ?! Autant que je sache, il y a un bon nombre de parlers mais tous ces parlers se caractérisent par un petit nombre de locuteurs. Y a-t-il pourtant une langue standard (je le suppose) ?! C’est l’inuktitut ou non ?!
Merci aussi pour cette analyse grammaticale (en bas) !
Bonne soirée !
Références :
Blecke, Thomas 1996. Lexikalische Kategorien und grammatische Strukturen im Tigemaxo (Bozo, Mande). (MLL ; 1). Köln : Köppe. Frajzyngier, Zygmunt 1985. "Logophoric systems in Chadic", JALL 7 : 23-27. Frajzyngier, Zygmunt 1993. Grammar of Mupun. (Sprache und Oralität in Afrika ; Bd. 14). Berlin : Reimer. Güldemann, Tom. 2008. "The Macro-Sudan belt: Towards identifying a linguistic area in northern sub-Saharan Africa", in : Heine, B./D. Nurse (eds.), A Linguistic Geography of Africa. Pp.151-185. New York: Cambridge University Press. Hyman, L.M./B. Comrie 1981. "Logophoric reference in Gokana", JALL 3 : 19-37. Nikitina, Tatiana 2010. "Logophoricity and number in Wan (South-eastern Mande)". Paper presented at the Workshop on personal pronouns in Niger-Congo languages in St. Petersburg (Russia) on September 13-15, 2010. Pp.1-5. von Roncador, Manfred 1992. "Types of Logophoric Marking in African Languages", JALL 13 : 163-182. Wiesemann, Ursula 1986. "Grammaticalized Coreference", in : Wiesemann, U. (ed.), Pronominal Systems. Pp.437-464. Tübingen : Narr.
Merci beaucoup pour vos "conseil". Une derniere question si je met "niemals" ou "nie" le sens de la phrase ne change donc pas, mais est ce toujours un allemand "correct" ? Merci beaucoup encore une fois 😉
Merci beaucoup pour vos "conseil". Une derniere question si je met "niemals" ou "nie" le sens de la phrase ne change donc pas, mais est ce toujours un allemand "correct" ? Merci beaucoup encore une fois
Bonjour Jeune Femme !
"Die Liebe stirbt nie" et "Die Liebe stirbt niemals" sont deux phrases en allemand correct. Pas de faute, absolument correct. Pourtant, "Die Liebe stirbt nie" est beaucoup plus courant ...
Au fond, "nie" et "niemals" sont souvent permutables mais pas toujours. Il y a bien des contextes où 1) l'un est acceptable mais pas l'autre, ou 2) la phrase avec "nie" ne coïncide pas avec celle avec "niemals". Le sens de "niemals" est plus intense que "nie", de plus, "niemals" contient une composante émotionnelle plus forte que "nie".
Exemple pour 1) :
Ich war noch nie in Berlin. "Je n'ai jamais visité Berlin." Moi, je ne dirais jamais "Ich war noch niemals in Berlin." A mon avis, ici, "noch" et "niemals" ne s'accordent pas bien ... Ici, il s'agit d'une constatation sobre, et une "émotivité" n'est pas du tout nécessaire ...
Exemple pour 2) :
Ich würde das nie machen. "Je ne le ferais jamais." (ici, nie veut dire "pas une seule fois")
Ich würde das niemals machen. "Je ne le ferais jamais." (ici, niemals veut dire "jamais et en aucune circonstance")
Bon (reste du) week-end, Herbert
Bonjour Jeune Femme !
"Die Liebe stirbt nie" et "Die Liebe stirbt niemals" sont deux phrases en allemand correct. Pas de faute, absolument correct. Pourtant, "Die Liebe stirbt nie" est beaucoup plus courant ...
Au fond, "nie" et "niemals" sont souvent permutables mais pas toujours. Il y a bien des contextes où 1) l'un est acceptable mais pas l'autre, ou 2) la phrase avec "nie" ne coïncide pas avec celle avec "niemals". Le sens de "niemals" est plus intense que "nie", de plus, "niemals" contient une composante émotionnelle plus forte que "nie".
Exemple pour 1) :
Ich war noch nie in Berlin. "Je n'ai jamais visité Berlin." Moi, je ne dirais jamais "Ich war noch niemals in Berlin." A mon avis, ici, "noch" et "niemals" ne s'accordent pas bien ... Ici, il s'agit d'une constatation sobre, et une "émotivité" n'est pas du tout nécessaire ...
Exemple pour 2) :
Ich würde das nie machen. "Je ne le ferais jamais." (ici, nie veut dire "pas une seule fois")
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Hi there,
I’m thinking of doing a short language-stay this summer to practice Russian. Given the current situation, I’d prefer to stay in Europe if possible (no visa). And I don’t think Ukraine is really a good idea either—I’d feel weird being a tourist while they have more important concerns right now. Any ideas where I could go?
Thanks so much!
Hi,
I want to do a trip to practice my Russian this summer. Since it’s simpler, I’d rather stay in Europe (no visa). And I’m not sure Ukraine is a good idea—being a tourist there right now doesn’t feel quite right to me. Do you have any destination ideas?
Thanks!
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"I created the African Languages Universe for a proud, playful, and accessible reclaiming of our languages in homes and imaginations, from ages 7 to 77" (Diaddou Cissé, founder of Univers des Langues Africaines)
A bridge between generations, continents, and languages
Since its beginnings, Univers des Langues Africaines, an independent publishing house, has had a simple yet powerful dream: to bring African languages to life in homes, schools, games, and everyday conversations. This dream grows with every word passed on, every language rediscovered, every child who speaks their first words in Soninke, Lingala, Bambara, Wolof, Pulaar...
Today, Univers des Langues Africaines has become:
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a brand committed to intergenerational transmission,
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Children of the African diaspora, regardless of their level in Soninke, Wolof, Bambara, Lingala..., all face the same issue: the lack of books in their heritage languages tailored to them. Univers des Langues Africaines was born to fill this gap by offering simple and fun books and supporting them in learning African languages. Whether you're a minor, an adult beginner, a parent wanting to pass on their language to their child, or an African language enthusiast, Univers des Langues Africaines has a program suited to your needs!
At Univers des Langues Africaines, we offer:
conversation manuals or guides (Bambara, Lingala, Soninke, Wolof, Pulaar...); the books consist of lessons accessible to everyone, with exercises, reviews, and audio to easily speak the language.
games for children; tools adapted for kids to gently discover African languages.
online language courses, tailored for adults and children, interactive and immersive; they allow you to master an African language while discovering its cultural richness.
In short: manuals, games, and online courses—everything you need to learn (or relearn) an African language, at any age and at your own pace.
LAfrican languages deserve more than just a memory: they deserve to be lived, spoken, and loved.
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Manual: "Bambara in 30 Days"
Bambara in 30 Days is a manual and conversation guide specifically designed to help learners communicate in many everyday situations. This educational tool is aimed at anyone wanting to learn Bambara (bamanankan), regardless of their level: from beginners to advanced speakers looking to improve.
Several themes are covered: greetings, how to introduce yourself and apologize, family, numbers from 1 to 100, meals, emotions, transportation, currency, shopping, parts of the human body, days of the week, how to ask a question, how to ask for the price or age, how to count money, other types of questions, colors, traveling, blessing formulas for Muslim holidays: e.g., Tabaski (seliba) or Korité (selifiitinin or selidennin), and family events: e.g., birth (bangeli), marriage (furu), death (saya or fatuli)... ultimately, tools needed to communicate in many everyday situations.
The lessons (kalansen) are organized by theme, ranging from the alphabet to common expressions. All lessons include corrections (jaabi) to reinforce learning and correct mistakes. They cover various topics like greetings, numbers, family, etc. (see above) and are designed to be progressive, allowing for skill development. Each lesson is accompanied by practical exercises to apply the knowledge. After every set of 5 lessons, there’s a review (seginkanni) to consolidate what’s been learned.
In summary, the manual consists of...
30 lessons with 6 reviews
Over 50 audio files available online
Over 100 exercises (baarakɛ) with answer keys
A small vocabulary section in each lesson
Blank "notes" page at the end of every lesson
The audio files help facilitate learning. They are accessible via a specific link that should only be used by the manual’s purchaser.
African languages, like Bambara, play a crucial role in the culture and identity of African peoples. Learning them helps preserve traditions and local knowledge. Bambara is the most widely spoken language in Mali and a key lingua franca for communication in West Africa. It’s rich in idiomatic expressions and proverbs, reflecting the wisdom and culture of the Manding peoples. Moreover, it’s taught in schools and used in local media (to learn more, see here). In general, linguistic diversity in Africa is immense, with thousands of languages spoken across the continent.
Malle, Tahirou / Oumou Coulibaly / Issoufou Keïta (authors) Bambara in 30 Days. Conversation Guide 184 pages ISBN 978-2-49304713-7 21.90 €
L'Univers des Langues Africaines 38 rue de Bonneuil 77100 MEAUX/France https://universdeslanguesafricaines.com
hgb

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hi
Could someone translate the following sentence into Moroccan Arabic for me?
I think of you every day
thanks
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Hi, I’d like to know how to say in Fang: “Mom, I want to give you this souvenir from my trip to Annecy.”
Hi everyone, I’d love to know if anyone has tips for learning English easily. Thanks in advance to anyone who shares theirs!
English: Hello everyone, I’d like to know if anyone has tips for learning English easily. Thanks to all who share them with me.
English: Hello everyone, I’d like to know if anyone has tips for learning English easily. Thanks to all who share them with me.
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I’d love to hear about your experiences!
So, I’d like to learn Chinese with a SIMPLE and fairly quick method.
I won’t be able to study full-time, so I need a method I can pick up and put down depending on my schedule.
In addition to this personal learning method, have any of you taken classes? Are they essential?
Thanks for your replies here or via private messages!
See you soon! 😉
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Hi everyone,
I’m thinking about going on a language trip in the next few months and I’m wondering how to prepare well before leaving.
I feel like going without at least some basics can be frustrating at first, especially for speaking.
So, I have a few questions:
Have any of you prepared for your trip with a specific course or method? What helped you the most before leaving (classes, online platforms, exchanges, partial immersion, etc.)? Has anyone used Clic Campus or a similar platform to prepare for a stay abroad? If so, did it help once you were there?
I’m mainly looking for real feedback, not marketing 😊 Thanks in advance for your thoughts and experiences!
Have any of you prepared for your trip with a specific course or method? What helped you the most before leaving (classes, online platforms, exchanges, partial immersion, etc.)? Has anyone used Clic Campus or a similar platform to prepare for a stay abroad? If so, did it help once you were there?
I’m mainly looking for real feedback, not marketing 😊 Thanks in advance for your thoughts and experiences!
Hi,
so I’m heading off solo through China and I’d like to stay for a good while (about a year—do you think that’d be enough to pick up a bit of the language???).
I’d love to know if there’s a website, or if someone can help me live, that teaches the basics:
to understand the alphabet and characters.
to understand how a sentence is formed.
just the super simple basics, really.
Thanks for your help! ^o^
PS: My goal is to speak a tiny bit—not to write or anything—but still be able to read a little too...
PS: My goal is to speak a tiny bit—not to write or anything—but still be able to read a little too...
Hi everyone!
I’m Tina, and I’ve organized French group trips to China for over 10 years. Over the years, I’ve noticed that the language barrier is the biggest stress for travelers—especially when ordering food, asking for directions, or negotiating in markets!
Today, I want to share 5 essential Chinese phrases I’ve taught my travelers—they’re simple, easy to pronounce, and work in 90% of travel situations:
你好 (Nǐ hǎo) = Hello → Polite and useful with everyone (locals, drivers, vendors). 谢谢 (Xiè xie) = Thank you → Chinese people really appreciate this politeness—it makes communication smoother. 多少钱 (Duō shǎo qián) = How much does it cost → Essential for local markets or small shops (menus in French are rare!). 请问,地铁站在哪? (Qǐng wèn, dì tiě zhàn zài nǎ lǐ?) = Excuse me, where is the subway station? → Swap “subway station” for “hotel” or “restaurant”—it works! 我要这个 (Wǒ yào zhè ge) = I want this → Point at the item and say this phrase—no more misunderstandings!
Bonus tip: Pinyin (the Chinese phonetic alphabet) is super helpful for reading street signs or menus. For example, “Nǐ hǎo” is pronounced “Nee how”—easy to remember!
If you’re planning a trip to China and want more practical phrases or pronunciation tips (to avoid embarrassing mistakes), feel free to send me a private message. I’ve put together a little traveler-friendly guide that I’m happy to share with anyone who wants to prepare stress-free. Don’t hesitate to ask your questions in the comments either—if you’re unsure about a specific communication situation (e.g., in a temple, at the train station), I’d be happy to help! Happy planning for your trip to China—it’s going to be amazing!
你好 (Nǐ hǎo) = Hello → Polite and useful with everyone (locals, drivers, vendors). 谢谢 (Xiè xie) = Thank you → Chinese people really appreciate this politeness—it makes communication smoother. 多少钱 (Duō shǎo qián) = How much does it cost → Essential for local markets or small shops (menus in French are rare!). 请问,地铁站在哪? (Qǐng wèn, dì tiě zhàn zài nǎ lǐ?) = Excuse me, where is the subway station? → Swap “subway station” for “hotel” or “restaurant”—it works! 我要这个 (Wǒ yào zhè ge) = I want this → Point at the item and say this phrase—no more misunderstandings!
Bonus tip: Pinyin (the Chinese phonetic alphabet) is super helpful for reading street signs or menus. For example, “Nǐ hǎo” is pronounced “Nee how”—easy to remember!
If you’re planning a trip to China and want more practical phrases or pronunciation tips (to avoid embarrassing mistakes), feel free to send me a private message. I’ve put together a little traveler-friendly guide that I’m happy to share with anyone who wants to prepare stress-free. Don’t hesitate to ask your questions in the comments either—if you’re unsure about a specific communication situation (e.g., in a temple, at the train station), I’d be happy to help! Happy planning for your trip to China—it’s going to be amazing!
I want to improve my English. Are there any free learning or improvement websites?
Thanks for your reply
Hi, I'm looking for someone who could teach me Kabyle, thanks.
Hi everyone,
I’d like a translation into Guadeloupean Creole for:
- "Because I love you, my love"
Thanks in advance for your replies
Thanks in advance for your replies
Hi everyone, and thanks in advance for your help! I know this forum is really great, and I feel a bit awkward posting this request... I speak a little Polish, but not that well, especially when it comes to slang or colloquial speech... Someone said to me the other day: "kurwa ty kurwa". Of course, I know what the word "kurwa" means, but when someone is really angry, I’m not sure how to interpret this phrase. Could you please help me by giving the French equivalent? I’m really sorry for this somewhat unusual request, but it’s very important to me. Thanks!
Hi everyone, my partner is Malian and I’d love to be able to say sweet things to him in Bambara, as well as learn some polite phrases. Thanks for your help! 😊
Here are a few examples: I love you My love My heart My life You’re the man of my life I care about you I want to live with you Kiss me I miss you Thank you Please Hello See you soon
Here are a few examples: I love you My love My heart My life You’re the man of my life I care about you I want to live with you Kiss me I miss you Thank you Please Hello See you soon
Hi everyone. Can anyone tell me what the inscription in Nepali or Tibetan on my bracelet means? I forgot! 😅
Hey everyone,
I’m heading to Georgia for a month in October. I’m currently looking for a Georgian Assimil course, but it seems like it’s no longer published. I’ve scoured the internet but can’t find a used one. So my questions are:
- Do you know where I might find a used one somewhere?
- Do you know of a nice equivalent to Assimil for Georgian?
It’s just to get a few basic phrases, be able to read some signs, etc., because with only English and French, I think I might be a bit stuck sometimes.
Thanks!
simon
I’m heading to Georgia for a month in October. I’m currently looking for a Georgian Assimil course, but it seems like it’s no longer published. I’ve scoured the internet but can’t find a used one. So my questions are:
- Do you know where I might find a used one somewhere?
- Do you know of a nice equivalent to Assimil for Georgian?
It’s just to get a few basic phrases, be able to read some signs, etc., because with only English and French, I think I might be a bit stuck sometimes.
Thanks!
simon
Hi there! I’m currently working on a project and came across a text that seems to be in Khmer. Would anyone know how to translate it or at least point out the main themes/info it contains? There are a lot of "garbage" characters in it. Thanks!
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Hi friends,
I’m putting together a multilingual card game and need help translating and transcribing 16 words into Hindi. Could anyone lend a hand?
Thanks, and happy gaming,
Dan
Here are the words:
TREE BOAT CHAIR HAT HEART STAR FlOWEr BOOK HAND HOUSE WATCH CLOUD EYE FISH WHEEL CAR
I’m putting together a multilingual card game and need help translating and transcribing 16 words into Hindi. Could anyone lend a hand?
Thanks, and happy gaming,
Dan
Here are the words:
TREE BOAT CHAIR HAT HEART STAR FlOWEr BOOK HAND HOUSE WATCH CLOUD EYE FISH WHEEL CAR
Bonjour,
Dans une méthode pour apprendre le Hindi, j'ai vu la phrase suivante :
aap dopahar ko khana kitné bajé khati hain ?
Mais je voulais savoir si la phrase suivante était correcte aussi : aap dopahar ko kitné bajé khana khati hain ? Si la deuxième phrase n'est pas correcte, pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?
Merci.
Dans une méthode pour apprendre le Hindi, j'ai vu la phrase suivante :
aap dopahar ko khana kitné bajé khati hain ?
Mais je voulais savoir si la phrase suivante était correcte aussi : aap dopahar ko kitné bajé khana khati hain ? Si la deuxième phrase n'est pas correcte, pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?
Merci.
Bonjour,
J'ai un niveau intermédiaire en Birman, voici les ressources que j'utilise. Premièrement: apprenez l'écriture dès le début. Ce n'est pas comme le Chinois avec un système standardisé en caractères latins (le pinyin). L'alphabet birman n'est vraiment pas si compliqué que cela à apprendre. J'ai trouvé qu'apprendre lettre par lettre n'est pas très motivant, personnellement j'ai préféré apprendre l'écriture et la prononciation de plusieurs mots simples.
Les lieux géographiques peuvent être bien, car on a déjà une idée de la prononciation. Google traduction est truffée de fautes en Birman, donc allez plutôt sur la page Wikipédia au sujet d'un lieu en Birmanie pour trouver sa traduction en Birman. Par exemple:
Yangon Burmese: ရန်ကုန် Mandalay Burmese: မန္တလေး
Si vous préférez apprendre l'écriture de manière plus académique, cette chaîne Youtube explique caractère par caractère. https://www.youtube.com/c/MyanmarBurmeseLanguageCherry/videos Elle est aussi bien pour apprendre les expressions de base (et même assez avancées).
Une fois que vous avez un niveau minimum, cette chaîne est aussi très bien (mais je vous déconseille les vidéos Beginning Burmese, ou le professeur utilise des caractères latins pour écrire les mots birmans. https://www.youtube.com/user/kennethwongsanfran
J'ai un niveau intermédiaire en Birman, voici les ressources que j'utilise. Premièrement: apprenez l'écriture dès le début. Ce n'est pas comme le Chinois avec un système standardisé en caractères latins (le pinyin). L'alphabet birman n'est vraiment pas si compliqué que cela à apprendre. J'ai trouvé qu'apprendre lettre par lettre n'est pas très motivant, personnellement j'ai préféré apprendre l'écriture et la prononciation de plusieurs mots simples.
Les lieux géographiques peuvent être bien, car on a déjà une idée de la prononciation. Google traduction est truffée de fautes en Birman, donc allez plutôt sur la page Wikipédia au sujet d'un lieu en Birmanie pour trouver sa traduction en Birman. Par exemple:
Yangon Burmese: ရန်ကုန် Mandalay Burmese: မန္တလေး
Si vous préférez apprendre l'écriture de manière plus académique, cette chaîne Youtube explique caractère par caractère. https://www.youtube.com/c/MyanmarBurmeseLanguageCherry/videos Elle est aussi bien pour apprendre les expressions de base (et même assez avancées).
Une fois que vous avez un niveau minimum, cette chaîne est aussi très bien (mais je vous déconseille les vidéos Beginning Burmese, ou le professeur utilise des caractères latins pour écrire les mots birmans. https://www.youtube.com/user/kennethwongsanfran
Bonjour !
J'écris sur ce forum afin de sollisiter l'aide de quelqu'un qui parle l'hindi en effet, j'aimerai me faire tatouer en hindi. J'ai essayer de traduire ma phrase seule mais c'est assez compliqué 😛, il y a beaucoup de traduction différente ! voila la phrase : --> " Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau " J'ai trouvé cette traduction là : जिस दिन कोई आपसे प्यार करता है वह बहुत धूप है Est-ce exact ?
Je vous remercie de m'aider ! A bientôt !
J'écris sur ce forum afin de sollisiter l'aide de quelqu'un qui parle l'hindi en effet, j'aimerai me faire tatouer en hindi. J'ai essayer de traduire ma phrase seule mais c'est assez compliqué 😛, il y a beaucoup de traduction différente ! voila la phrase : --> " Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau " J'ai trouvé cette traduction là : जिस दिन कोई आपसे प्यार करता है वह बहुत धूप है Est-ce exact ?
Je vous remercie de m'aider ! A bientôt !
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara
si t u en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance
Bonsoir Anusara,
voici neuf contes bambara et deux assemblages de mots à se tordre la langue (kumafòcogo gèlèn) ...
Désolé, j'arrive pas à ajouter les textes en orthographe moderne (JPG) dans le message, donc j'utilise l'ancienne orthographe ...
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Koyan ni Bwatu
Nin kèra npogotiginin dò de ye. Cè dò bòra a nò fè furu la. A ma sòn, nka a somògòw bèè sònna. Cè ko ale y'a nyini a fa n'a ba fè, ko a bè taa n'a ye yòrò la min b'a to a bè sò furu ma. Cè taara dennin nò fè u ka so, ka taa n'a ye kòba dò kònò. U selen kòda la, a y'i kanto dennin ma :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm
A ma sòn ka cènin tògò fò. A donna n'a ye fo kunberekuru la, a seginna ka dònkili nin da :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm
Dennin ma sòn ka cènin tògò fò. U donna ji la fo u disi la. A ko dennin ma :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm
O y'a sama o la fo u kan na, a ko a ma ka a fò ko Bwatu :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? ee Bwatu ! n bolo bila Bwatu ee Bwatu ! n bolo bila Bwatu
O kèlen, a y'a labò ji la. Ka a ta o don na, fo ka a bila bi la, u ma sòn furusa ma.
Koyan et Boitou
C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelait Koyan. Un gar��on qui s'appelait Boitou voulait l'épouser, mais elle ne voulait pas. Les parents de Koyan voulaient bien du mariage mais elle ne voulait pas. Alors, le garçon se dit : puisque le père et la mère de Koyan sont consentants, je vais me rendre dans un endroit où la jeune fille finira bien par consentir à son tour. Il alla chercher la petite chez ses parents, et l'emmena jusqu'au bord d'un marigot. Quand ils furent à côté de l'eau, le garçon lui dit :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !
Elle n'accepta pas de dire son nom. Alors, il entra dans l'eau avec elle, la tenant par la main. Quand ils eurent de l'eau jusqu'au genou, il reprit sa chanson :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !
La jeune fille n'accepta pas de dire son nom. Il avança dans l'eau avec elle, jusqu'à ce que l'eau leur arrive à la poitrine, et reprit sa chanson :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !
Alors, il la tira encore jusqu'à ce que l'eau leur arrive au cou, et de nouveau lui demanda de prononcer son nom :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit alors :
ah ! Boitou ! lâche donc ma main, Boitou ! ah ! Boitou ! lâche donc ma main, Boitou !
Alors, il la laissa sortir de l'eau. Et de ce jour à aujourd'hui, ils sont très heureux ensemble.
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Du ani dudadu
Nin kèra cènin dò ye. Tuma o tuma n'ale tun bòra, ale ni nyèji de tun bè segin so. Dugu cèmisènninw tun b'a gosi tuma bèè. Ale n'a filan o filan tun mana syèn ta, o tun b'a bin. A laban na, bòli yèrè tun negebòr'a la. Don dò la, a fa y'a wele ka kum'a fè. A y'i kanto a denkè ma : "N'i ni mògò dò bèna syèn ta, n'aw ye nyògòn minè dòrò, i bè nin kilisi fò : 'Du'. I man'o fò dòròn, i b'i kèlènyògòn bin." Denkè ko ko baasi tè. O dugujè, cènin bòra. A ni kamalennin dò ye nyògòn kunbèn. O y'a dakòròbò. U y'u kè nyògòn kan o yòrò bèè la. U ye kèlè daminè dòròn, cènin ko : "du". A y'o kamalennin bin, k'a gosi. Kabi o don, mògò si ma s'a la bilen. Sisan, dugumògò bèè tun bè siran cènin nyè. A yadara ka yada. A tun b'a fò tuma bèè ani yòrò bèè ko fanga b'ale la ka tèmèn dugumògò bèè kan. Don dò la, a y'a nyin'a fa fè k'u ka syèn ta, walasa a ka dò olu mògò fila cè, jònni kelen fanga ka bon ni tò kelen ta ye. Fa yèlètò y'i kanto a denkè ma : "N'i ko ten, n sònna." U ye syènta daminè, cènin ko : "du", a fa ko : "dudadu." O yòrò bèè la, a y'a denkè tòn da dugu ma. O kò, a y'i kanto cènin ma : "N den, n bèna kuma min f'i ye, i k'o to i kònò : dò bè du dòn, nka o tè dudadu dòn." Cènin maloyalen y'a kun biri, ka yafa nyin'a fa fè. Kab'o don bòr'a la, a m'a ka malobaliya las'a fa ma tugun.
La formule magique "Dou et doudadou"
Il était une fois un garçon. Chaque fois qu'il sortait, il retournait en larmes à la maison. Les jeunes garçons du village le frappaient tout le temps. Chaque fois qu'il luttait avec un garçon de son âge, celui-ci le terrassait. A la fin, il n'avait même plus envie de sortir. Un jour, son père l'appela et lui parla. Il dit à son fils : "Si tu dois lutter avec quelqu'un, prononce, aussitôt que vous vous empoignez, cette formule magique : 'dou' ! Une fois que tu l'auras dit, tu terrasseras ton adversaire." Le fils acquiesça. Le lendemain, le garçon sortit. Il recontra un jeune homme. Celui-ci le provoqua. Ils se jettèrent tout de suite l'un sur l'autre. Dès qu'ils commencèrent à se battre, le garçon exprima : "dou". Il terrassa ce jeune homme et le frappa. Depuis ce jour plus personne ne l'a vaincu. Maintenant, tous les habitants du village avaient peur du garçon. Il devint de plus en plus arrogant. Il disait à tout moment et en tout lieu qu'il était le plus fort du village. Un jour, il demanda à son père de lutter avec lui, afin qu'on sache lequel des deux était le plus fort. Tout en riant, le père s'adressa à son fils : "S'il en est ainsi, je suis d'accord." Ils commencèrent à lutter, le garçon articula : "dou", son père prononça : "doudadou." Et sur le champ, il envoya son fils à terre. Ensuite, il confia au garçon : "Mon fils, retiens bien ce que je vais te dire : quelqu'un peut savoir dou mais pas doudadou." Gêné, le garçon baissa la tête et présenta ses excuses à son père. Depuis ce jour, il ne fut plus irrespectueux envers son père.
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Kunatòkè ni bòn
Nsiirin ! N y'a ta k'a da kunatòkè dò de la. Banaba tun y'a bolonkòni n'a sennkòni bèè nyimi fo k'a ban u la. Foyi tun tè cè in bolo, wa a tun tè se ka fosi k'a yèrè ye tugun. Su fara tile kan, a tun b'i makasi a ka dinyènatigè kan. Don dò la, bòn dò tèmèntò ye kunatòkè kasikan mèn. A jiginna, k'i sigi kasibagatò kèrèfè, ka kum'a fè. Kònòba y'a dòn minkè ko kuna juguman de tun bè cè la, o makari donn'a la. A y'a fò cè ye k'a k'i mantò, k'ale bèn'a dèmè. Kunatòkè y'i kanto bòn ma ko n'o sera k'ale dèmè, o bè diya ale ye kosèbè. Bòn ye kilisi dò fò, kunatòkè kènèyara o yòrònin kelen na ten. A kèra iko banaba tun ma deli k'a minè abada. A nisòndiyalen tora k'a bolonkòniw n'a sennkòniw filè. A y'u lajè o k'u lajè. O kò, a ye barika da bòn ye. Kònòba ma dan cè kènèyali dòròn ma, a tilala ka sanu caman d'a ma, k'a kè faamaba ye. Nka, sanni bòn k'i pan, a y'a kiliw kalifa cè la. A ko ko cè k'i jija foyi juguman kan'ale kiliw sòrò. Cè ye layidu ta kònòba ye, k'a b'i janto kili ninnu na konyuman, ko fosi tèna s'u ma. O kò, bòn y'i sara cè la, k'i pan ka taa. Denkè kelen tun bè cè bolo. O cènin tun ye myètònin de ye. Don dò la, ale ye kònòba kiliw ye. Kabini bilakoronin nyè dara bòn kiliw kan, a ka myè wulila. A taara kasi a fa da la, k'o ka kònòba kili kelen d'ale ma. Fa y'i miiri bòn ka kuma na, a ma sòn ka kili di cènin ma. Nka, bilakoronin tun tè sègèn, a tun tè nyinè. A y'a fa tòòrò, k'a tòòrò, fo o kun tun bèna wuli. A laban na, walasa a ka se k'a yèrè sòrò, cè ye kili kelen ta k'o di cènin ma. Nka, a denkè tun ye mògò ye, min tun tè wasa. Don o don sa, a tun bè t'a fa deli, o fana tun bè kili kelen ta k'o d'a ma. U tor'o la fo bòn kili bèè banna. Don dò la, kònòba nan'a kiliw nò fè. Cè y'i kanto bòn ma k'ale denkè ye kili olu bèè dun kaban. Bòn dusu kasilen ko ko cè y'ale ka wale nyuman sara ni juguman ye. A ye kilisi dò fò. Cè seginna kunatòya la, wa a ka nafolo bèè fana tununna. Kunatòkè ka nin sen faantanya juguyara yèrè ka tèmèn fòlòta kan. Fitiriwaleya man nyi. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y'a bila yen.
Le lépreux et l'aigle
Conte ! Il était une fois un lépreux. La lèpre avait entièrement rongé tous ses doigts et orteils. Cet homme n'avait rien et ne pouvait plus rien faire pour lui-même. Jour et nuit, il se plaignait de son sort. Un jour, un aigle qui passait entendit les pleurs du lépreux. Il descendit, se posa près de l'homme qui pleurait et lui parla. Lorsque le grand oiseau apprit que l'homme souffrait d'une grave lèpre, il eut pitié de lui. Il pria l'homme de se taire, et lui fit part qu'il allait l'aider. Le lépreux dit à l'aigle qu'il serait très content si ce dernier parvenait à le guérir. L'aigle prononça une formule magique, et le lépreux fut guéri sur le champ. C'etait comme s'il n'avait jamais été atteint de lèpre. Content, il resta en train de regarder ses doigts et ses orteils. Ils les admira pendant très longtemps. Puis, il remercia l'aigle. Le grand oiseau ne se limita pas à guérir l'homme, il lui donna ensuite beaucoup d'or, le rendant très riche. Mais avant que l'aigle ne s'envolât, il confia ses œufs à l'homme. Il demanda à l'homme de veiller à ce qu'il n'arrive rien de mal à ses œufs. L'homme promit au grand oiseau qu'il allait bien s'occuper de ces œufs, et que rien ne leur arriverait. Ensuite, l'aigle prit congé de l'homme et s'envola. L'homme avait un fils. Ce garçon était un petit gourmet. Un jour, il vit les oeufs du grand oiseau. Dès que le regard du petit incirconcis se posa sur les œufs de l'aigle, son envie s'éveilla. Il alla pleurer auprès de son père afin que ce dernier lui donnât un œuf du grand oiseau. Le père pensa aux paroles de l'aigle et refusa de donner l'œuf au garçon. Mais le petit incirconcis était très tenace. Il harcela tellement son père que ce dernier faillit perdre la tête. Finalement, pour retrouver sa quiétude, l'homme prit un œuf et le donna au garçon. Mais son fils était une personne insatiable. Ainsi, il partait chaque jour quémander un œuf à son père, ce dernier aussi en prenait un et le lui donnait. Ils firent ainsi jusqu'à finir tous les œufs de l'aigle. Un jour, le grand oiseau vint réclamer ses œufs. L'homme annonça à l'aigle que son fils avait déjà mangé tous les œufs. L'aigle malheureux affirma que l'homme avait payé sa bonne action par une mauvaise. Il prononça une formule magique. L'homme redevint lépreux, et toutes ses richesses aussi disparurent. Le lépreux était maintenant devenu plus pauvre qu'avant. L'ingratitude n'est pas une bonne chose. Je laisse ce conte là où je l'ai pris.
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Sinamuso jugu
N y'a da dugumasa la. A tun ye muso furu. Ni ka ka musonin ncinin nyini. Musonin ncinin nalen minkè, musokòròba ko ko o tè kun ale la. O taara ka taa baara kè moriw fè ni ka musonin ncinin nyènyini k'o kè suruku ye. Ni ka taa kungo fè. O mana kè, o ta den ye, ni ka a fò o ye ko fa wulila a ba la. N'a taara kungo fè, ayiwa, ni su kora, ba nin bè na so kòfè, ka n'i jò a den ma :
Arabajèkè bè sunògò wa ? a b'a fò ayi n tè sunògò tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ? dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ? sinè ye n kè suruku ye sinamuso jugu ye n kè suruku ye awoyi !
A bè taa kungo fè. Ayiwa, k'o gan, k'o gan. Musokòrònin, o nana ni ka a sidòn. O taara ni ka taa a fò dugumasa ye: – Ko dugumasa, ko denmisènninw ba, ko a ma fò ko fa wulilen b'a la, ko fa wulilen t'a la dè, ko sinamuso ye ka baara k'a la, ko ni ka a yèlèma ka kè suruku ye. – Ko haan ? – Ko awò. – Ayiwa, ko baasi tè ! Kabini o kèra, dugumasa yèlènna soba la. Ka marifa sòsò. Ni ka yèlèn soba la ni k'i da. O yèlènna so bala, suruku nana tila, a nana.
Arabajèkè bè sunògò wa ? a b'a fò ayi n tè sunògò tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ? dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ? sinè ye n kè suruku ye sinamuso jugu ye n kè suruku ye awoyi !
Ko a bè i kòdon, nin y'i cun ka bò soba bala ni ka a minè. Ni ka taa a jira sinamuso la. A ko : – E nò tè nin ye wa ? E ka baara tè nin ye wa ? A ye mugu k'a la kaan ! Ni ka a faga. Kabini o kèra, a y'a faga yòrò min na, kabini o kèra, muso seginna a ka mògòya la, ka bò surukuya la. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min na, n y'o bila yen.
La méchante coépouse
Il était une fois un roi. Il avait une première femme, il vint à en épouser une seconde. Lorsqu'arriva cette deuxième femme, la première ne put le supporter, et s'en alla trouver les marabouts. Ceux-ci par leurs maléfices, finirent par transformer la jeune femme en hyène; et celle-ci partit dans la brousse, et la marâtre dit à l'aînée que sa mère était devenue folle. Cependant, à la nuit tombée, la mère venait derrière les maisons, et parlait avec sa fille :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ? non, non, je ne dors pas ! il y a des arachides dans le grenier en as-tu donné à ton petit frère ? il y a de la crème dans la petite gourde en as-tu donné à ton petit frère ? ma coépouse m'a transformée en hyène ma méchante coépouse m'a transformé en hyène oh la la !
Puis elle retournait dans la brousse. Cela dura longtemps, longtemps. Cependant une petite vieille finit par s'apercevoir du manège, et s'en alla trouver le roi : – Roi, lui dit-elle, on dit que la mère de tes enfants est devenue folle; mais elle n'est pas devenue folle du tout, c'est sa coépouse qui a fait contre elle des maléfices et l'a transformée en hyène. – Quoi ? – Parfaitement ! Alors le roi chargea son fusil ; il monta sur le toit d'une grande maison, et attendit. A la nuit tombée, l'hyène arriva :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ? non, non, je ne dors pas ! il y a des arachides dans le grenier en as-tu donné à ton petit frère ? il y a de la crème dans la petite gourde en as-tu donné à ton petit frère ? ma coépouse m'a transformée en hyène ma méchante coépouse m'a transformé en hyène oh la la !
Quand elle voulut s'en aller, le roi sauta du toit de la maison et l'attrapa. Il s'en alla la montrer à sa première femme. – N'est-ce pas toi, lui dit-il, qui est responsable de cela ? N'est-ce pas le résultat de tes maléfices ? Alors, il déchargea sur elle son fusil et la tua. Et au moment même où il tua la marâtre, l'hyène perdit sa forme animale et redevint la jeune femme qu'elle était auparavant. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Dònnin dòn goman
N y'a da kamalen dò la, ani sungurunnin dò. U ye nyògòn kanu kosèbè ! U diyara nyògòn ye, fo ka se Ala y'a kè kamalennin, a ba nana bana. Ba nin, a tè se ka foyi kelen kè a yèrè ye. Ayiwa, sungurunnin, o de bè dumuni tigè ka a d'a ma, tuma bèè. O b'a balo. Ala y'a kè sungurunnin ye dumuni tigè ka a don ba nin da, a bolo donnen a da, Ala y'a kè ba nin sara ka a nyin fèrèlen to sungurunnin tègè la. Dòw ko dennin tègè ka kan ka tigè, dòw ko ba nin da ka kan ka fara. Ayiwa, ni min ka kan ka kè o la, a y'o fò !
La main coincée
C'était l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille. Ils se marièrent, ils s'aimaient beaucoup, ils étaient très bien ensemble. Dieu fit que la mère du garçon tomba malade, et qu'elle devint complètement dépendante des autres. C'est la jeune femme qui lui donnait à manger, chaque jour, c'est elle qui la nourrissait. Dieu fit qu'un jour où elle lui donnait à manger, et alors que sa main était dans la bouche de sa belle-mère, celle-ci mourut, emprisonnant la main de sa belle-fille entre ses dents. Alors, certains dirent qu'il fallait couper la main de la vivante, d'autres qu'il fallait déchirer la bouche de la morte. Et vous, que pensez-vous qu'il faille faire dans une pareille situation ?
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Ntugannin
N y'a da muso nin na. A n'a cè. Ala ma dòwèrè d'a ma dennin kelen kò. Ayiwa, o dennin kelen, min dira a ma, fa nana sa, o nana sa minkè, ba yèrè nana ka na bana. O banana, ayiwa, o kèlen na, o y'a fò ntugannin ye. A ko : – Ne bèna sa, a ko n ye n den kalifa i ma, Ala kama, a kira kama, i k'i hakili to n den la. A ko anw bèè satò ye nin ye. Kabini o kèra, ba yèrè nana sa. A nana sa minkè ni ka a tò to den kelen ye, ayiwa, ntugannin mana taa kungo la, a bè taa nyò sogin ka a ncòki fa, a bè na :
Dennin dennin yo dennin na ni kunannin ye dennin n ka nyò dò k'i kun dennin i fa bè sa don min dennin i fa y'i kalifa n ma dennin i ba bè sa don min dennin i ba y'i kalifa n ma dennin na ni kunannin ye dennin n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, a bè na ni kunan ye. Den bè nyò tobi k'o dun. Dugumasa, u taara ka taa o fò o ye, u taara ka taa a fò dugumasa ye ko dennin ba sara, a fa sara, ko ntugannin de ye a ba ye. Kabini o kèra, o ko baasi tè. Ntugannin nana :
Dennin dennin yo dennin na ni kunannin ye dennin n ka nyò dò k'i kun dennin i fa bè sa don min dennin i fa y'i kalifa n ma dennin i ba bè sa don min dennin i ba y'i kalifa n ma dennin na ni kunannin ye dennin n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, u ye mugu ci ntugannin na ni ka ntugannin faga. Kabini o kèra, dugumasa ye den sigi a kun, o kèra dugumasa muso ye. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'o bila yen.
La tourterelle
Il était une fois une femme et son mari, à qui Dieu n'avait accordé qu'un seul enfant, une petite fille. Le père de la petite vint à mourir, et sa mère tomba gravement malade. Lorsqu'elle fut très mal, la mère s'en alla trouver une tourterelle et lui dit : – Je vais mourir, je te confie mon enfant, au nom de Dieu et de son prophète, prends bien soin d'elle ! Peu de temps après, la mère mourut, laissant seule cette petite fille. Alors, lorsque la tourterelle s'envolait du village, elle partait picorer du mil dans les champs, en remplissait son jabot et revenait en chantant :
petite fille, ô petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite quant ton père mourut, petite il t'a confiée à moi, petite quand ta mère mourut, petite elle t'a confiée à moi, petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite
Alors, l'enfant venait avec son plat, elle le remplissait, puis elle partait faire cuire ce mil et le mangeait. Le temps passa. On finit par aller raconter au roi que le père de la jeune fille était mort, que la mère de la jeune fille était morte, et que c'était la tourterelle qui lui serviat de mère. Alors le roi dit : – C'est bien ! Et quand la tourterelle vint chanter :
petite fille, ô petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite quant ton père mourut, petite il t'a confiée à moi, petite quand ta mère mourut, petite elle t'a confiée à moi, petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite
les gens prirent des fusils, tirèrent sur la tourterelle et la tuèrent. Alors le roi prit la jeune fille chez lui, et en fit son épouse. Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
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Terima fila
Nin ye terima fila ye. O terima fila, dò ye tigaforo sènè, dò ye sanyòforo sènè. Sanyò nana nyè, ka tiga nyè. Ayiwa don dò, u ko u bè taa bò u ka foro la, wula fè. U taara. U taalen se foro la, tigaforotigi donna a ka tigaforo la, sanyòforotigi taara nyè fè, ale taara i jò a ka forocamancè rò k'i jò : – Òo ! Tinyè na, ne ka sanyò nyèna nyinan ! Sanyò sinna k'i jò, ko : – E fòrò basannen, san tòw la, e bè anw dan, anw tè nyè wa ? A y'i kun biri ka a ka wulu filè. Wulu ko : – Hmm ! I bè ne filè, ne de y'a fò wa ? A ye jele bò a kan na k'a bè wulu kun ci, jele ko : – I kana to i ka n tòn ci dè ! A b'i cè nyòfura fè. Ntugan b'a fò : – I sen kana da an kan dè ! I sen kana da an kan dè ! Cè tora o panpan na ten dòròn, ka bò foro la, ayiwa ale bèna tèmè tuma min, ale y'a sòrò a terikè bè bokè la. O ko : – Hè ! Hè ! Hè ! Cè na yan, na yan, na yan ! A bolila ka se o ma, a ko : – Cè, e dun bolikun ? – Èe ! n cè, n taara n ka foro la, ne ko ne ka foro nyèna, ne ka foronyò ko ne fòrò basannen, ko san tòw la ne b'u dan ko yali u tè nyè wa ? Ko ne ye n ka wulu filè, wulu ko ne bè ale filè mun na ? K'ale de y'a fò wa ? Ne ko n b'o kun ci o, ne ka jele ko ne kana to n ka ale tòn ci. Ne bè boli la, nyòfura bè ka a fò i kana tu n na dè ! Cè ko : – Hè ! Hè ! Bataraden, o ye e bolikun bèè ye wa ? Bo ko : – K'e bataraden, ni ne y'a fò e ma, i bè sigi wa ? Coyi ! Botigi wulila, botigi ju lankolon taara don o ka so. N y'a sòrò yòrò min, n taara o bila yen.
Deux amis
Il était une fois deux amis. L'un cultivait un champ d'arachides, l'autre un champ de petit mil. Le petit mil vint à mûrir, l'arachide aussi, les deux amis décidèrent donc d'aller, une après-midi, voir leurs cultures. Celui qui avait fait des arachides entra dans son champ, l'autre partit plus loin voir son petit mil. Arrivé au beau milieu de son champ, ce dernier s'étonna : – Ah, vaiment, cette année, mon petit mil a bien donné ! Alors du tac au tac le petit mil se dressa et lui répliqua sèchement : – Espèce de couillon, est-ce que les autres années, lorsque tu nous sèmes, nous ne poussons pas ? Interloqué, l'homme baissa la tête et ne vit que son chien, celui-ci lui dit alors : – Ne me regarde pas comme cela, est-ce moi qui t'ai parlé ? L'homme alors souleva sa hache pour assommer son chien, mais la hache l'apostropha : – Eh toi, ne va pas me briser la nuque ! Alors, l'homme détala, il se mit à courir, à courir entre les tiges qui lui criaient : – Mais ne nous bouscule pas, ne nous bouscule pas comme cela ! Il s'écarta des tiges, et ce furent les buttes de terre qui s'exclamèrent : – Mais ne nous écrase pas comme cela ! L'homme sauta comme un fou et sortit de son champ. Il passa en courant près de son ami accroupi pour un gros besoin. – Ho ! lui cria ce dernier, qu'est-ce qui t'arrive, pourquoi cours-tu ainsi ? – Ah ! si tu savais ! dit l'autre. Eh bien, voilà : je soirs juste de mon champ ; comme le petit mil avait bien poussé, je l'ai dit à haute voix, tout simplement, et voilà que le petit mil me traite de couillon, en ajoutant que les autres années, quand je le sème, il pousse aussi bien ! Alors, je regarde mon chien, et voilà qu'il me dit de ne pas le regarder comme cela, qu'en tout cas lui n'a rien dit ! Je m'apprête à l'assommer, voilà que la hache me prévient de ne pas lui briser la nuque ! Je me sauve en courant, les tiges de mil me crient de ne pas les écraser ! L'ami se mit à rire : – Et c'est pour cela, espèce d'idiot, que tu te sauves ? Alors, entre ses jambes, son gros besoin lui répliqua du tac au tac : – Idiot toi-même, si je t'avais dit tout cela, crois-tu donc que tu serais resté sans bouger ? Aïe ! Aïe ! Aïe ! L'accroupi se leva, et d'un seul bond, le derrière à l'air, détala jusque chez lui. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Nyinè dingè
Senkala misènnin, ani bolokala misènnin, ani dafurukuba, ani nyèkiliba, ani shèkilinin, ani dununkala. Olu ko u bè taa nyinè dingè sen. U taara nyinè dingè senni la, bolokala misènnin ye nyinè dingè sen, ka inè dingè sen. Nyinè bòra, o bolo karila. Senkala misènnin y'a gèn, ka a gèn, ka a gèn, ka gèn, o sen karila. Nyèkiliba y'o mafilè, k'o mafilè, k'o mafilè, k'o nyèkili burun. Dafurukuba yèlèla ka yèlè, ka yèlè, ka yèlè, k'o da fara. E shèkilinin, e dimina k'e bèna a fò so, o bolibagatò taara i yèrè ci bògòkuru la k'o ci. Dununkala y'i cèsiri k'i cèsiri, k'ale bèna a fò so, k'o cètigè. Ko nin jumèn nin ta ka jugu jumèn ta ye ?
Le trou de souris
Une petite jambe de rien du tout, un petit bras de rien du tout, une grosse joue, un gros œil, et puis encore un petit œuf et une guêpe-maçonne. Voilà qu'ils veulent attraper une souris dans un trou. Et de creuser, de creuser, de creuser. C'est le petit bras de rien du tout qui commence, il creuse, il creuse, il creuse, la souris s'échappe et hop ! il se brise en deux. Du coup voilà la petite jambe de rien du tout qui se lance à la poursuite de la souris, qui la poursuit, qui la poursuit, et hop ! qui se brise en deux. Du coup, voilà le gros œil complètement éberlué : il regarde, il regarde, il regarde, et hop ! il tombe de son orbite ! Du coup, voilà la grosse joue qui se met à rire, à rire, à rire à s'en fendre la bouche, et hop ! qui s'en fend la bouche ! Du coup, voilà le petit œuf qui se met en colère et dit qu'il va s'en aller tout raconter chez lui, il se met à courir, à courir, à courir, il trébuche sur une motte de terre et hop ! il se brise sur place ! Du coup, voilà la guêpe-maçonne qui s'envole en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, et hop ! elle se coupe en deux. Tout cela est très très grave, mais pour qui est-ce le plus grave ?
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Furukènyè npogotiginin
Nsiirin ! N y'a da npogotigininw na. Furukènyè npogotigininw ko don. Minnu ko k'u tè u cèw fè. Ayiwa, u ye nyògòn lajèrè, u dama min ko u tè u taw fè, u ka sèrè kè kelen ye. O tuma, minnu ko u b'u taw fè, olu yèrèw dama kèra kelen ye. Olu kèra kelen ye minkè, o tuma na, ko minnu tè u cèw fe, u galegale kèra min ye, cèlataa da sera o ma, o sera o ma minkè, o bolila k'i dogo. O y'i dogo minkè, dugu gatigiw ko, u ko u tè se ka to denmisènninw bolo tan. O tuma na bèè ka don i ka so kònò k'i da, o tuma na, an ka mògò nyini, fèn min bè se ka a jatigè ni ka a don dugu kònò. Bèè k'i da tugu, bèè k'i ka konsògòfòlò sòsò. N'a ma don sòrò mògò si ka so, o tuma na, a maminènen bè min ye, a na taa o sègèrè. Ayiwa, musocè yèrè, u y'o wele, k'o nyininka, ko n'o yèrè bè se ka baara kè. O ko ale bè se. O tuma na, o taara fininkolonba dò nyini, k'o kala a yèrè la, ka dò kè banfula ye, ni ka bereba dò ta, ni ka n'i jò. Dennin tògò tun ye ko Jowelen. Ayiwa, mògòw senna mana sagon dòònin, o tuma na, a bè na i da gèlèn kan. A nana i da gèlèn kan minkè, o tuma na, cè nin labènnen nana sa. Welen b'o ju la, a b'a senw na. A nan'i jò :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kun kòròta ni k'o filè a y'a da. O y'i dèmèdèmè k'i dèmèdèmè fo ka taa se a ma. O sera a ma minkè, ko :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A fora ka wuli. Dugu da o da, n'a taara ko a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. N'a taara k'a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. Kabini o kèra, maminècè ka da yèlènnen bè k'o bila. O bè a nò fè nin bèè ye. Kabini o kèra, o taara se o ka da ma. A b'a nò fè :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kari ka don cè ka da fè ka taa i da fo o ka dalan kan. Kabini o kèra, cè y'a ka da tugu a da la, ka taa a ka labènfènw bò k'o bila ka sòrò ka na a sègèrè. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'a bila yen, o kèra a ka furu dilalen ye.
La fille rebelle
Conte. C'est l'histoire des jeunes filles qui ne voulaient pas se marier, qui ne voulaient pas des garçons qu'on leur donnait. Un jour, elles se réunirent et décidèrent de former un groupe à part. Les autres jeunes filles, celles qui voulaient bien de leurs promis, formèrent un autre groupe. Il arriva que ce fut le tour de se marier d'une des filles rebelles, qui s'appelait Diowélé. Quand arriva le temps de la noce, elle s'enfuit, elle alla se cacher. Alors, les chefs de famille se réunirent, et déclarèrent qu'ils ne pouvaient continuer à dépendre ainsi de leurs enfants. Ils demandèrent à chacun de rentrer chez soi, et qu'on trouve quelqu'un, quelque chose capable d'effrayer la rebelle afin qu'elle revienne dans le droit chemin. Une fois chacun chez soi, et les portes de toutes les maisons bien closes, elle ne trouverait nulle part où se réfugier, il faudrait bien qu'elle aille chez son promis. On demanda au fiancé de s'occuper en personne de cette affaire, il accepta. Il s'en alla chercher de vieilles nippes qu'il fit coudre sur lui, s'affubla d'un chapeau grotesque, se fixa aux pieds et sur les fesses des clochettes, prit un gros bâton et attendit. Quand dans les ruelles le mouvement se fit plus rare, la jeune fille vint se coucher sur la plateforme publique. Alors, son fiancé, avec ses oripeaux, son bâton et ses clochettes, arriva en chantant :
les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille leva la tête, regarda, puis baissa la tête. Son fiancé tout doucement arriva jusqu'à elle en chantant.
les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !
Alors, prise de panique, la jeune fille s'enfuit. Toutes les portes qu'elle voulut ouvrir étaient fermées à clef. Toutes les maisons étaient closes, sauf celle de son fiancé, qui l'avait laissée ouverte. Il la poursuivit jusqu'à sa porte en chantant.
les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille se précipita dans la maison de son fiancé et courut se jeter sur son lit. Alors, le finacé referma la porte derrière lui, se défit de ses oripeaux et vint la retrouver. Et voilà comment se fit leur mariage ! Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
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Kumafòcogo gèlèn (Assemblages de mots à se tordre la langue)
Fasakunbatigèzan ! E n'i ka fasakunbatigèzanya E bè se ka misi kunba saba Fasa kunba saba tigè Tile kunba saba kònò wa ?
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Nònò nògò o nògò Sugulanònò nyògòn Nònò nògòlen tè
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J'espère que les contes vont procurer un grand plaisir pour les enfants !
Hery
si t u en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance
Bonsoir Anusara,
voici neuf contes bambara et deux assemblages de mots à se tordre la langue (kumafòcogo gèlèn) ...
Désolé, j'arrive pas à ajouter les textes en orthographe moderne (JPG) dans le message, donc j'utilise l'ancienne orthographe ...
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Koyan ni Bwatu
Nin kèra npogotiginin dò de ye. Cè dò bòra a nò fè furu la. A ma sòn, nka a somògòw bèè sònna. Cè ko ale y'a nyini a fa n'a ba fè, ko a bè taa n'a ye yòrò la min b'a to a bè sò furu ma. Cè taara dennin nò fè u ka so, ka taa n'a ye kòba dò kònò. U selen kòda la, a y'i kanto dennin ma :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm
A ma sòn ka cènin tògò fò. A donna n'a ye fo kunberekuru la, a seginna ka dònkili nin da :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm
Dennin ma sòn ka cènin tògò fò. U donna ji la fo u disi la. A ko dennin ma :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm
O y'a sama o la fo u kan na, a ko a ma ka a fò ko Bwatu :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? ee Bwatu ! n bolo bila Bwatu ee Bwatu ! n bolo bila Bwatu
O kèlen, a y'a labò ji la. Ka a ta o don na, fo ka a bila bi la, u ma sòn furusa ma.
Koyan et Boitou
C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelait Koyan. Un gar��on qui s'appelait Boitou voulait l'épouser, mais elle ne voulait pas. Les parents de Koyan voulaient bien du mariage mais elle ne voulait pas. Alors, le garçon se dit : puisque le père et la mère de Koyan sont consentants, je vais me rendre dans un endroit où la jeune fille finira bien par consentir à son tour. Il alla chercher la petite chez ses parents, et l'emmena jusqu'au bord d'un marigot. Quand ils furent à côté de l'eau, le garçon lui dit :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !
Elle n'accepta pas de dire son nom. Alors, il entra dans l'eau avec elle, la tenant par la main. Quand ils eurent de l'eau jusqu'au genou, il reprit sa chanson :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !
La jeune fille n'accepta pas de dire son nom. Il avança dans l'eau avec elle, jusqu'à ce que l'eau leur arrive à la poitrine, et reprit sa chanson :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !
Alors, il la tira encore jusqu'à ce que l'eau leur arrive au cou, et de nouveau lui demanda de prononcer son nom :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit alors :
ah ! Boitou ! lâche donc ma main, Boitou ! ah ! Boitou ! lâche donc ma main, Boitou !
Alors, il la laissa sortir de l'eau. Et de ce jour à aujourd'hui, ils sont très heureux ensemble.
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Du ani dudadu
Nin kèra cènin dò ye. Tuma o tuma n'ale tun bòra, ale ni nyèji de tun bè segin so. Dugu cèmisènninw tun b'a gosi tuma bèè. Ale n'a filan o filan tun mana syèn ta, o tun b'a bin. A laban na, bòli yèrè tun negebòr'a la. Don dò la, a fa y'a wele ka kum'a fè. A y'i kanto a denkè ma : "N'i ni mògò dò bèna syèn ta, n'aw ye nyògòn minè dòrò, i bè nin kilisi fò : 'Du'. I man'o fò dòròn, i b'i kèlènyògòn bin." Denkè ko ko baasi tè. O dugujè, cènin bòra. A ni kamalennin dò ye nyògòn kunbèn. O y'a dakòròbò. U y'u kè nyògòn kan o yòrò bèè la. U ye kèlè daminè dòròn, cènin ko : "du". A y'o kamalennin bin, k'a gosi. Kabi o don, mògò si ma s'a la bilen. Sisan, dugumògò bèè tun bè siran cènin nyè. A yadara ka yada. A tun b'a fò tuma bèè ani yòrò bèè ko fanga b'ale la ka tèmèn dugumògò bèè kan. Don dò la, a y'a nyin'a fa fè k'u ka syèn ta, walasa a ka dò olu mògò fila cè, jònni kelen fanga ka bon ni tò kelen ta ye. Fa yèlètò y'i kanto a denkè ma : "N'i ko ten, n sònna." U ye syènta daminè, cènin ko : "du", a fa ko : "dudadu." O yòrò bèè la, a y'a denkè tòn da dugu ma. O kò, a y'i kanto cènin ma : "N den, n bèna kuma min f'i ye, i k'o to i kònò : dò bè du dòn, nka o tè dudadu dòn." Cènin maloyalen y'a kun biri, ka yafa nyin'a fa fè. Kab'o don bòr'a la, a m'a ka malobaliya las'a fa ma tugun.
La formule magique "Dou et doudadou"
Il était une fois un garçon. Chaque fois qu'il sortait, il retournait en larmes à la maison. Les jeunes garçons du village le frappaient tout le temps. Chaque fois qu'il luttait avec un garçon de son âge, celui-ci le terrassait. A la fin, il n'avait même plus envie de sortir. Un jour, son père l'appela et lui parla. Il dit à son fils : "Si tu dois lutter avec quelqu'un, prononce, aussitôt que vous vous empoignez, cette formule magique : 'dou' ! Une fois que tu l'auras dit, tu terrasseras ton adversaire." Le fils acquiesça. Le lendemain, le garçon sortit. Il recontra un jeune homme. Celui-ci le provoqua. Ils se jettèrent tout de suite l'un sur l'autre. Dès qu'ils commencèrent à se battre, le garçon exprima : "dou". Il terrassa ce jeune homme et le frappa. Depuis ce jour plus personne ne l'a vaincu. Maintenant, tous les habitants du village avaient peur du garçon. Il devint de plus en plus arrogant. Il disait à tout moment et en tout lieu qu'il était le plus fort du village. Un jour, il demanda à son père de lutter avec lui, afin qu'on sache lequel des deux était le plus fort. Tout en riant, le père s'adressa à son fils : "S'il en est ainsi, je suis d'accord." Ils commencèrent à lutter, le garçon articula : "dou", son père prononça : "doudadou." Et sur le champ, il envoya son fils à terre. Ensuite, il confia au garçon : "Mon fils, retiens bien ce que je vais te dire : quelqu'un peut savoir dou mais pas doudadou." Gêné, le garçon baissa la tête et présenta ses excuses à son père. Depuis ce jour, il ne fut plus irrespectueux envers son père.
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Kunatòkè ni bòn
Nsiirin ! N y'a ta k'a da kunatòkè dò de la. Banaba tun y'a bolonkòni n'a sennkòni bèè nyimi fo k'a ban u la. Foyi tun tè cè in bolo, wa a tun tè se ka fosi k'a yèrè ye tugun. Su fara tile kan, a tun b'i makasi a ka dinyènatigè kan. Don dò la, bòn dò tèmèntò ye kunatòkè kasikan mèn. A jiginna, k'i sigi kasibagatò kèrèfè, ka kum'a fè. Kònòba y'a dòn minkè ko kuna juguman de tun bè cè la, o makari donn'a la. A y'a fò cè ye k'a k'i mantò, k'ale bèn'a dèmè. Kunatòkè y'i kanto bòn ma ko n'o sera k'ale dèmè, o bè diya ale ye kosèbè. Bòn ye kilisi dò fò, kunatòkè kènèyara o yòrònin kelen na ten. A kèra iko banaba tun ma deli k'a minè abada. A nisòndiyalen tora k'a bolonkòniw n'a sennkòniw filè. A y'u lajè o k'u lajè. O kò, a ye barika da bòn ye. Kònòba ma dan cè kènèyali dòròn ma, a tilala ka sanu caman d'a ma, k'a kè faamaba ye. Nka, sanni bòn k'i pan, a y'a kiliw kalifa cè la. A ko ko cè k'i jija foyi juguman kan'ale kiliw sòrò. Cè ye layidu ta kònòba ye, k'a b'i janto kili ninnu na konyuman, ko fosi tèna s'u ma. O kò, bòn y'i sara cè la, k'i pan ka taa. Denkè kelen tun bè cè bolo. O cènin tun ye myètònin de ye. Don dò la, ale ye kònòba kiliw ye. Kabini bilakoronin nyè dara bòn kiliw kan, a ka myè wulila. A taara kasi a fa da la, k'o ka kònòba kili kelen d'ale ma. Fa y'i miiri bòn ka kuma na, a ma sòn ka kili di cènin ma. Nka, bilakoronin tun tè sègèn, a tun tè nyinè. A y'a fa tòòrò, k'a tòòrò, fo o kun tun bèna wuli. A laban na, walasa a ka se k'a yèrè sòrò, cè ye kili kelen ta k'o di cènin ma. Nka, a denkè tun ye mògò ye, min tun tè wasa. Don o don sa, a tun bè t'a fa deli, o fana tun bè kili kelen ta k'o d'a ma. U tor'o la fo bòn kili bèè banna. Don dò la, kònòba nan'a kiliw nò fè. Cè y'i kanto bòn ma k'ale denkè ye kili olu bèè dun kaban. Bòn dusu kasilen ko ko cè y'ale ka wale nyuman sara ni juguman ye. A ye kilisi dò fò. Cè seginna kunatòya la, wa a ka nafolo bèè fana tununna. Kunatòkè ka nin sen faantanya juguyara yèrè ka tèmèn fòlòta kan. Fitiriwaleya man nyi. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y'a bila yen.
Le lépreux et l'aigle
Conte ! Il était une fois un lépreux. La lèpre avait entièrement rongé tous ses doigts et orteils. Cet homme n'avait rien et ne pouvait plus rien faire pour lui-même. Jour et nuit, il se plaignait de son sort. Un jour, un aigle qui passait entendit les pleurs du lépreux. Il descendit, se posa près de l'homme qui pleurait et lui parla. Lorsque le grand oiseau apprit que l'homme souffrait d'une grave lèpre, il eut pitié de lui. Il pria l'homme de se taire, et lui fit part qu'il allait l'aider. Le lépreux dit à l'aigle qu'il serait très content si ce dernier parvenait à le guérir. L'aigle prononça une formule magique, et le lépreux fut guéri sur le champ. C'etait comme s'il n'avait jamais été atteint de lèpre. Content, il resta en train de regarder ses doigts et ses orteils. Ils les admira pendant très longtemps. Puis, il remercia l'aigle. Le grand oiseau ne se limita pas à guérir l'homme, il lui donna ensuite beaucoup d'or, le rendant très riche. Mais avant que l'aigle ne s'envolât, il confia ses œufs à l'homme. Il demanda à l'homme de veiller à ce qu'il n'arrive rien de mal à ses œufs. L'homme promit au grand oiseau qu'il allait bien s'occuper de ces œufs, et que rien ne leur arriverait. Ensuite, l'aigle prit congé de l'homme et s'envola. L'homme avait un fils. Ce garçon était un petit gourmet. Un jour, il vit les oeufs du grand oiseau. Dès que le regard du petit incirconcis se posa sur les œufs de l'aigle, son envie s'éveilla. Il alla pleurer auprès de son père afin que ce dernier lui donnât un œuf du grand oiseau. Le père pensa aux paroles de l'aigle et refusa de donner l'œuf au garçon. Mais le petit incirconcis était très tenace. Il harcela tellement son père que ce dernier faillit perdre la tête. Finalement, pour retrouver sa quiétude, l'homme prit un œuf et le donna au garçon. Mais son fils était une personne insatiable. Ainsi, il partait chaque jour quémander un œuf à son père, ce dernier aussi en prenait un et le lui donnait. Ils firent ainsi jusqu'à finir tous les œufs de l'aigle. Un jour, le grand oiseau vint réclamer ses œufs. L'homme annonça à l'aigle que son fils avait déjà mangé tous les œufs. L'aigle malheureux affirma que l'homme avait payé sa bonne action par une mauvaise. Il prononça une formule magique. L'homme redevint lépreux, et toutes ses richesses aussi disparurent. Le lépreux était maintenant devenu plus pauvre qu'avant. L'ingratitude n'est pas une bonne chose. Je laisse ce conte là où je l'ai pris.
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Sinamuso jugu
N y'a da dugumasa la. A tun ye muso furu. Ni ka ka musonin ncinin nyini. Musonin ncinin nalen minkè, musokòròba ko ko o tè kun ale la. O taara ka taa baara kè moriw fè ni ka musonin ncinin nyènyini k'o kè suruku ye. Ni ka taa kungo fè. O mana kè, o ta den ye, ni ka a fò o ye ko fa wulila a ba la. N'a taara kungo fè, ayiwa, ni su kora, ba nin bè na so kòfè, ka n'i jò a den ma :
Arabajèkè bè sunògò wa ? a b'a fò ayi n tè sunògò tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ? dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ? sinè ye n kè suruku ye sinamuso jugu ye n kè suruku ye awoyi !
A bè taa kungo fè. Ayiwa, k'o gan, k'o gan. Musokòrònin, o nana ni ka a sidòn. O taara ni ka taa a fò dugumasa ye: – Ko dugumasa, ko denmisènninw ba, ko a ma fò ko fa wulilen b'a la, ko fa wulilen t'a la dè, ko sinamuso ye ka baara k'a la, ko ni ka a yèlèma ka kè suruku ye. – Ko haan ? – Ko awò. – Ayiwa, ko baasi tè ! Kabini o kèra, dugumasa yèlènna soba la. Ka marifa sòsò. Ni ka yèlèn soba la ni k'i da. O yèlènna so bala, suruku nana tila, a nana.
Arabajèkè bè sunògò wa ? a b'a fò ayi n tè sunògò tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ? dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ? sinè ye n kè suruku ye sinamuso jugu ye n kè suruku ye awoyi !
Ko a bè i kòdon, nin y'i cun ka bò soba bala ni ka a minè. Ni ka taa a jira sinamuso la. A ko : – E nò tè nin ye wa ? E ka baara tè nin ye wa ? A ye mugu k'a la kaan ! Ni ka a faga. Kabini o kèra, a y'a faga yòrò min na, kabini o kèra, muso seginna a ka mògòya la, ka bò surukuya la. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min na, n y'o bila yen.
La méchante coépouse
Il était une fois un roi. Il avait une première femme, il vint à en épouser une seconde. Lorsqu'arriva cette deuxième femme, la première ne put le supporter, et s'en alla trouver les marabouts. Ceux-ci par leurs maléfices, finirent par transformer la jeune femme en hyène; et celle-ci partit dans la brousse, et la marâtre dit à l'aînée que sa mère était devenue folle. Cependant, à la nuit tombée, la mère venait derrière les maisons, et parlait avec sa fille :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ? non, non, je ne dors pas ! il y a des arachides dans le grenier en as-tu donné à ton petit frère ? il y a de la crème dans la petite gourde en as-tu donné à ton petit frère ? ma coépouse m'a transformée en hyène ma méchante coépouse m'a transformé en hyène oh la la !
Puis elle retournait dans la brousse. Cela dura longtemps, longtemps. Cependant une petite vieille finit par s'apercevoir du manège, et s'en alla trouver le roi : – Roi, lui dit-elle, on dit que la mère de tes enfants est devenue folle; mais elle n'est pas devenue folle du tout, c'est sa coépouse qui a fait contre elle des maléfices et l'a transformée en hyène. – Quoi ? – Parfaitement ! Alors le roi chargea son fusil ; il monta sur le toit d'une grande maison, et attendit. A la nuit tombée, l'hyène arriva :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ? non, non, je ne dors pas ! il y a des arachides dans le grenier en as-tu donné à ton petit frère ? il y a de la crème dans la petite gourde en as-tu donné à ton petit frère ? ma coépouse m'a transformée en hyène ma méchante coépouse m'a transformé en hyène oh la la !
Quand elle voulut s'en aller, le roi sauta du toit de la maison et l'attrapa. Il s'en alla la montrer à sa première femme. – N'est-ce pas toi, lui dit-il, qui est responsable de cela ? N'est-ce pas le résultat de tes maléfices ? Alors, il déchargea sur elle son fusil et la tua. Et au moment même où il tua la marâtre, l'hyène perdit sa forme animale et redevint la jeune femme qu'elle était auparavant. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Dònnin dòn goman
N y'a da kamalen dò la, ani sungurunnin dò. U ye nyògòn kanu kosèbè ! U diyara nyògòn ye, fo ka se Ala y'a kè kamalennin, a ba nana bana. Ba nin, a tè se ka foyi kelen kè a yèrè ye. Ayiwa, sungurunnin, o de bè dumuni tigè ka a d'a ma, tuma bèè. O b'a balo. Ala y'a kè sungurunnin ye dumuni tigè ka a don ba nin da, a bolo donnen a da, Ala y'a kè ba nin sara ka a nyin fèrèlen to sungurunnin tègè la. Dòw ko dennin tègè ka kan ka tigè, dòw ko ba nin da ka kan ka fara. Ayiwa, ni min ka kan ka kè o la, a y'o fò !
La main coincée
C'était l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille. Ils se marièrent, ils s'aimaient beaucoup, ils étaient très bien ensemble. Dieu fit que la mère du garçon tomba malade, et qu'elle devint complètement dépendante des autres. C'est la jeune femme qui lui donnait à manger, chaque jour, c'est elle qui la nourrissait. Dieu fit qu'un jour où elle lui donnait à manger, et alors que sa main était dans la bouche de sa belle-mère, celle-ci mourut, emprisonnant la main de sa belle-fille entre ses dents. Alors, certains dirent qu'il fallait couper la main de la vivante, d'autres qu'il fallait déchirer la bouche de la morte. Et vous, que pensez-vous qu'il faille faire dans une pareille situation ?
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Ntugannin
N y'a da muso nin na. A n'a cè. Ala ma dòwèrè d'a ma dennin kelen kò. Ayiwa, o dennin kelen, min dira a ma, fa nana sa, o nana sa minkè, ba yèrè nana ka na bana. O banana, ayiwa, o kèlen na, o y'a fò ntugannin ye. A ko : – Ne bèna sa, a ko n ye n den kalifa i ma, Ala kama, a kira kama, i k'i hakili to n den la. A ko anw bèè satò ye nin ye. Kabini o kèra, ba yèrè nana sa. A nana sa minkè ni ka a tò to den kelen ye, ayiwa, ntugannin mana taa kungo la, a bè taa nyò sogin ka a ncòki fa, a bè na :
Dennin dennin yo dennin na ni kunannin ye dennin n ka nyò dò k'i kun dennin i fa bè sa don min dennin i fa y'i kalifa n ma dennin i ba bè sa don min dennin i ba y'i kalifa n ma dennin na ni kunannin ye dennin n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, a bè na ni kunan ye. Den bè nyò tobi k'o dun. Dugumasa, u taara ka taa o fò o ye, u taara ka taa a fò dugumasa ye ko dennin ba sara, a fa sara, ko ntugannin de ye a ba ye. Kabini o kèra, o ko baasi tè. Ntugannin nana :
Dennin dennin yo dennin na ni kunannin ye dennin n ka nyò dò k'i kun dennin i fa bè sa don min dennin i fa y'i kalifa n ma dennin i ba bè sa don min dennin i ba y'i kalifa n ma dennin na ni kunannin ye dennin n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, u ye mugu ci ntugannin na ni ka ntugannin faga. Kabini o kèra, dugumasa ye den sigi a kun, o kèra dugumasa muso ye. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'o bila yen.
La tourterelle
Il était une fois une femme et son mari, à qui Dieu n'avait accordé qu'un seul enfant, une petite fille. Le père de la petite vint à mourir, et sa mère tomba gravement malade. Lorsqu'elle fut très mal, la mère s'en alla trouver une tourterelle et lui dit : – Je vais mourir, je te confie mon enfant, au nom de Dieu et de son prophète, prends bien soin d'elle ! Peu de temps après, la mère mourut, laissant seule cette petite fille. Alors, lorsque la tourterelle s'envolait du village, elle partait picorer du mil dans les champs, en remplissait son jabot et revenait en chantant :
petite fille, ô petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite quant ton père mourut, petite il t'a confiée à moi, petite quand ta mère mourut, petite elle t'a confiée à moi, petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite
Alors, l'enfant venait avec son plat, elle le remplissait, puis elle partait faire cuire ce mil et le mangeait. Le temps passa. On finit par aller raconter au roi que le père de la jeune fille était mort, que la mère de la jeune fille était morte, et que c'était la tourterelle qui lui serviat de mère. Alors le roi dit : – C'est bien ! Et quand la tourterelle vint chanter :
petite fille, ô petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite quant ton père mourut, petite il t'a confiée à moi, petite quand ta mère mourut, petite elle t'a confiée à moi, petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite
les gens prirent des fusils, tirèrent sur la tourterelle et la tuèrent. Alors le roi prit la jeune fille chez lui, et en fit son épouse. Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
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Terima fila
Nin ye terima fila ye. O terima fila, dò ye tigaforo sènè, dò ye sanyòforo sènè. Sanyò nana nyè, ka tiga nyè. Ayiwa don dò, u ko u bè taa bò u ka foro la, wula fè. U taara. U taalen se foro la, tigaforotigi donna a ka tigaforo la, sanyòforotigi taara nyè fè, ale taara i jò a ka forocamancè rò k'i jò : – Òo ! Tinyè na, ne ka sanyò nyèna nyinan ! Sanyò sinna k'i jò, ko : – E fòrò basannen, san tòw la, e bè anw dan, anw tè nyè wa ? A y'i kun biri ka a ka wulu filè. Wulu ko : – Hmm ! I bè ne filè, ne de y'a fò wa ? A ye jele bò a kan na k'a bè wulu kun ci, jele ko : – I kana to i ka n tòn ci dè ! A b'i cè nyòfura fè. Ntugan b'a fò : – I sen kana da an kan dè ! I sen kana da an kan dè ! Cè tora o panpan na ten dòròn, ka bò foro la, ayiwa ale bèna tèmè tuma min, ale y'a sòrò a terikè bè bokè la. O ko : – Hè ! Hè ! Hè ! Cè na yan, na yan, na yan ! A bolila ka se o ma, a ko : – Cè, e dun bolikun ? – Èe ! n cè, n taara n ka foro la, ne ko ne ka foro nyèna, ne ka foronyò ko ne fòrò basannen, ko san tòw la ne b'u dan ko yali u tè nyè wa ? Ko ne ye n ka wulu filè, wulu ko ne bè ale filè mun na ? K'ale de y'a fò wa ? Ne ko n b'o kun ci o, ne ka jele ko ne kana to n ka ale tòn ci. Ne bè boli la, nyòfura bè ka a fò i kana tu n na dè ! Cè ko : – Hè ! Hè ! Bataraden, o ye e bolikun bèè ye wa ? Bo ko : – K'e bataraden, ni ne y'a fò e ma, i bè sigi wa ? Coyi ! Botigi wulila, botigi ju lankolon taara don o ka so. N y'a sòrò yòrò min, n taara o bila yen.
Deux amis
Il était une fois deux amis. L'un cultivait un champ d'arachides, l'autre un champ de petit mil. Le petit mil vint à mûrir, l'arachide aussi, les deux amis décidèrent donc d'aller, une après-midi, voir leurs cultures. Celui qui avait fait des arachides entra dans son champ, l'autre partit plus loin voir son petit mil. Arrivé au beau milieu de son champ, ce dernier s'étonna : – Ah, vaiment, cette année, mon petit mil a bien donné ! Alors du tac au tac le petit mil se dressa et lui répliqua sèchement : – Espèce de couillon, est-ce que les autres années, lorsque tu nous sèmes, nous ne poussons pas ? Interloqué, l'homme baissa la tête et ne vit que son chien, celui-ci lui dit alors : – Ne me regarde pas comme cela, est-ce moi qui t'ai parlé ? L'homme alors souleva sa hache pour assommer son chien, mais la hache l'apostropha : – Eh toi, ne va pas me briser la nuque ! Alors, l'homme détala, il se mit à courir, à courir entre les tiges qui lui criaient : – Mais ne nous bouscule pas, ne nous bouscule pas comme cela ! Il s'écarta des tiges, et ce furent les buttes de terre qui s'exclamèrent : – Mais ne nous écrase pas comme cela ! L'homme sauta comme un fou et sortit de son champ. Il passa en courant près de son ami accroupi pour un gros besoin. – Ho ! lui cria ce dernier, qu'est-ce qui t'arrive, pourquoi cours-tu ainsi ? – Ah ! si tu savais ! dit l'autre. Eh bien, voilà : je soirs juste de mon champ ; comme le petit mil avait bien poussé, je l'ai dit à haute voix, tout simplement, et voilà que le petit mil me traite de couillon, en ajoutant que les autres années, quand je le sème, il pousse aussi bien ! Alors, je regarde mon chien, et voilà qu'il me dit de ne pas le regarder comme cela, qu'en tout cas lui n'a rien dit ! Je m'apprête à l'assommer, voilà que la hache me prévient de ne pas lui briser la nuque ! Je me sauve en courant, les tiges de mil me crient de ne pas les écraser ! L'ami se mit à rire : – Et c'est pour cela, espèce d'idiot, que tu te sauves ? Alors, entre ses jambes, son gros besoin lui répliqua du tac au tac : – Idiot toi-même, si je t'avais dit tout cela, crois-tu donc que tu serais resté sans bouger ? Aïe ! Aïe ! Aïe ! L'accroupi se leva, et d'un seul bond, le derrière à l'air, détala jusque chez lui. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Nyinè dingè
Senkala misènnin, ani bolokala misènnin, ani dafurukuba, ani nyèkiliba, ani shèkilinin, ani dununkala. Olu ko u bè taa nyinè dingè sen. U taara nyinè dingè senni la, bolokala misènnin ye nyinè dingè sen, ka inè dingè sen. Nyinè bòra, o bolo karila. Senkala misènnin y'a gèn, ka a gèn, ka a gèn, ka gèn, o sen karila. Nyèkiliba y'o mafilè, k'o mafilè, k'o mafilè, k'o nyèkili burun. Dafurukuba yèlèla ka yèlè, ka yèlè, ka yèlè, k'o da fara. E shèkilinin, e dimina k'e bèna a fò so, o bolibagatò taara i yèrè ci bògòkuru la k'o ci. Dununkala y'i cèsiri k'i cèsiri, k'ale bèna a fò so, k'o cètigè. Ko nin jumèn nin ta ka jugu jumèn ta ye ?
Le trou de souris
Une petite jambe de rien du tout, un petit bras de rien du tout, une grosse joue, un gros œil, et puis encore un petit œuf et une guêpe-maçonne. Voilà qu'ils veulent attraper une souris dans un trou. Et de creuser, de creuser, de creuser. C'est le petit bras de rien du tout qui commence, il creuse, il creuse, il creuse, la souris s'échappe et hop ! il se brise en deux. Du coup voilà la petite jambe de rien du tout qui se lance à la poursuite de la souris, qui la poursuit, qui la poursuit, et hop ! qui se brise en deux. Du coup, voilà le gros œil complètement éberlué : il regarde, il regarde, il regarde, et hop ! il tombe de son orbite ! Du coup, voilà la grosse joue qui se met à rire, à rire, à rire à s'en fendre la bouche, et hop ! qui s'en fend la bouche ! Du coup, voilà le petit œuf qui se met en colère et dit qu'il va s'en aller tout raconter chez lui, il se met à courir, à courir, à courir, il trébuche sur une motte de terre et hop ! il se brise sur place ! Du coup, voilà la guêpe-maçonne qui s'envole en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, et hop ! elle se coupe en deux. Tout cela est très très grave, mais pour qui est-ce le plus grave ?
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Furukènyè npogotiginin
Nsiirin ! N y'a da npogotigininw na. Furukènyè npogotigininw ko don. Minnu ko k'u tè u cèw fè. Ayiwa, u ye nyògòn lajèrè, u dama min ko u tè u taw fè, u ka sèrè kè kelen ye. O tuma, minnu ko u b'u taw fè, olu yèrèw dama kèra kelen ye. Olu kèra kelen ye minkè, o tuma na, ko minnu tè u cèw fe, u galegale kèra min ye, cèlataa da sera o ma, o sera o ma minkè, o bolila k'i dogo. O y'i dogo minkè, dugu gatigiw ko, u ko u tè se ka to denmisènninw bolo tan. O tuma na bèè ka don i ka so kònò k'i da, o tuma na, an ka mògò nyini, fèn min bè se ka a jatigè ni ka a don dugu kònò. Bèè k'i da tugu, bèè k'i ka konsògòfòlò sòsò. N'a ma don sòrò mògò si ka so, o tuma na, a maminènen bè min ye, a na taa o sègèrè. Ayiwa, musocè yèrè, u y'o wele, k'o nyininka, ko n'o yèrè bè se ka baara kè. O ko ale bè se. O tuma na, o taara fininkolonba dò nyini, k'o kala a yèrè la, ka dò kè banfula ye, ni ka bereba dò ta, ni ka n'i jò. Dennin tògò tun ye ko Jowelen. Ayiwa, mògòw senna mana sagon dòònin, o tuma na, a bè na i da gèlèn kan. A nana i da gèlèn kan minkè, o tuma na, cè nin labènnen nana sa. Welen b'o ju la, a b'a senw na. A nan'i jò :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kun kòròta ni k'o filè a y'a da. O y'i dèmèdèmè k'i dèmèdèmè fo ka taa se a ma. O sera a ma minkè, ko :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A fora ka wuli. Dugu da o da, n'a taara ko a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. N'a taara k'a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. Kabini o kèra, maminècè ka da yèlènnen bè k'o bila. O bè a nò fè nin bèè ye. Kabini o kèra, o taara se o ka da ma. A b'a nò fè :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kari ka don cè ka da fè ka taa i da fo o ka dalan kan. Kabini o kèra, cè y'a ka da tugu a da la, ka taa a ka labènfènw bò k'o bila ka sòrò ka na a sègèrè. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'a bila yen, o kèra a ka furu dilalen ye.
La fille rebelle
Conte. C'est l'histoire des jeunes filles qui ne voulaient pas se marier, qui ne voulaient pas des garçons qu'on leur donnait. Un jour, elles se réunirent et décidèrent de former un groupe à part. Les autres jeunes filles, celles qui voulaient bien de leurs promis, formèrent un autre groupe. Il arriva que ce fut le tour de se marier d'une des filles rebelles, qui s'appelait Diowélé. Quand arriva le temps de la noce, elle s'enfuit, elle alla se cacher. Alors, les chefs de famille se réunirent, et déclarèrent qu'ils ne pouvaient continuer à dépendre ainsi de leurs enfants. Ils demandèrent à chacun de rentrer chez soi, et qu'on trouve quelqu'un, quelque chose capable d'effrayer la rebelle afin qu'elle revienne dans le droit chemin. Une fois chacun chez soi, et les portes de toutes les maisons bien closes, elle ne trouverait nulle part où se réfugier, il faudrait bien qu'elle aille chez son promis. On demanda au fiancé de s'occuper en personne de cette affaire, il accepta. Il s'en alla chercher de vieilles nippes qu'il fit coudre sur lui, s'affubla d'un chapeau grotesque, se fixa aux pieds et sur les fesses des clochettes, prit un gros bâton et attendit. Quand dans les ruelles le mouvement se fit plus rare, la jeune fille vint se coucher sur la plateforme publique. Alors, son fiancé, avec ses oripeaux, son bâton et ses clochettes, arriva en chantant :
les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille leva la tête, regarda, puis baissa la tête. Son fiancé tout doucement arriva jusqu'à elle en chantant.
les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !
Alors, prise de panique, la jeune fille s'enfuit. Toutes les portes qu'elle voulut ouvrir étaient fermées à clef. Toutes les maisons étaient closes, sauf celle de son fiancé, qui l'avait laissée ouverte. Il la poursuivit jusqu'à sa porte en chantant.
les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille se précipita dans la maison de son fiancé et courut se jeter sur son lit. Alors, le finacé referma la porte derrière lui, se défit de ses oripeaux et vint la retrouver. Et voilà comment se fit leur mariage ! Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
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Kumafòcogo gèlèn (Assemblages de mots à se tordre la langue)
Fasakunbatigèzan ! E n'i ka fasakunbatigèzanya E bè se ka misi kunba saba Fasa kunba saba tigè Tile kunba saba kònò wa ?
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Nònò nògò o nògò Sugulanònò nyògòn Nònò nògòlen tè
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J'espère que les contes vont procurer un grand plaisir pour les enfants !
Hery
Bonjour à tous👋,Lors de mon dernier voyage à vélo, jai acheté un t-shirt sur un marché de vêtements d'occasions en Thaïlande. Le texte du t-shirt a bien fait maré les Thaïs😂. De ce que j'ai compris de leur anglais (mauvais) grâce à mon anglais (mauvais) et après avoir essayé quelques traducteurs : c'est ta femme qui commande, tu fais le ménage, tu fais la vaisselle et si tu sors, ce n'est pas pour boire avec tes amis mais pour faire les courses. L'essence du message est là je crois, mais si quelqu'un pouvait m'apporter des précisions. Merci pour votre aide 😀
De plus, trouvant les motifs sympas et ne connaissant pas la signification ... ... Je me le suis fait tatouer dans le dos ...😬
Bonjour,
Pour mon prochain tatouage je souhaiterai me faire ça mais je ne connais pas la traduction. Quelqu'un peut-il m aider svp ?😊Bonjour, quelqu'un pourrait-il me fournir la traduction de ces signes ?
merci
Bonjour,
Est-ce possible de traduire le mot "Vivre" en hindi s'il vous plait? J'ai déjà regardé sur de nombreux sites, mais je ne suis pas certaine de la traduction. लाइव => voilà ce que j'ai trouvé pour "vivre" dans le sens d'exister, d'être en vie.
Merci! :)
Est-ce possible de traduire le mot "Vivre" en hindi s'il vous plait? J'ai déjà regardé sur de nombreux sites, mais je ne suis pas certaine de la traduction. लाइव => voilà ce que j'ai trouvé pour "vivre" dans le sens d'exister, d'être en vie.
Merci! :)
Bonjour,
Je cherche à savoir quel est le sens d'une expression employée par feue ma grand-mère vietnamienne quand elle était énervée :"Baanotia ! ".Merci pour votre aide.
Bonjour, je souhaiterais connaître la signification de cette écriture que je trouve très belle et me la faire tatouer lors d'un futur voyage en Thaïlande 😊 ( vu le contexte actuel j'ai encore du temps devant moi )
Merci pour votre aide.
Bonjour a Tous,
Pour toute personne voulant traduire des messages de l'arabe académique ou dialect Nord Africain en franacais ou en anglais dans la mésure du possible et vis versa , je suis disponible a vous apportez de l'aide .
Bonne Journée
Salutations