J26 – 15 Juin – Repos à Cody Que demander de plus aujourd’hui? Une ville cowboy, du repos dans un hôtel mythique, un rodéo le soir : parfait

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Cody et Buffalo BillLa ville de
Cody, créée en 1895 (9500 habitants quand même !), s’est
autoproclamée capitale mondiale du rodéo (ben voyons, la ville aurait-elle le melon de son créateur?). On verra ce soir de quoi il retourne.
Elle est située sur l’ancien territoire des tribus indiennes Shoshone (qui est aussi le nom de la rivière qui traverse
Cody).
Elle porte le nom de l’icône du Far West pour nombre d'enfants de ma génération :
Buffalo Bill. Nos petits enfants ont des goûts plus... plus... Comment dire ? Plus actuels

? Le cosmos, le Far West des temps modernes !
Quand nous étions petits, le savions-nous que ce Buffalo Bill s’appelait très exactement William Frederick
Cody ?
Pour moi, un peu garçon manqué et qui jouais aux cowboys et aux indiens (j'ai le souvenir d'avoir transformé un cerisier en totem...

les parents étaient verts

quand ils vont vu tous les clous plantés dans l'arbre)... bref, pour moi, Buffalo Bill, c’était un héros, point barre. Sans oublier David Crockett, bien plus proche des indiens

. Le mythe Buffalo Bill s’est un peu effrité avec l’âge adulte

, mais comme il faut savoir garder ses yeux d’enfant, j’ai un faible pour cette ville.
« Né le 26 février 1856, W.F.
Cody quitte son
Iowa natal à l'adolescence, après le décès de son père, pour mener une vie d'aventures dans l'Ouest en tant qu'éclaireur. Il participe au développement du Pony Express et guide l'armée durant les guerres indiennes. Également chasseur de bisons, il se retrouve en charge de nourrir les employés du chemin de fer du
Kansas Pacific Railway. Son surnom de Buffalo Bill lui vient du fait qu'il revendiquait quelques vaniteux exploits de chasse, les bisons étant parfois abattus juste pour le prestige. Un écrivain, Ned Buntline, narrera ses aventures et le fera entrer dans la légende :« Buffalo Bill: and His Adventures in the West ».
En 1870, Buffalo Bill pénètre pour la première fois dans le secteur du Big Horn Basin lors d'une expédition géologique menée par un professeur de l'Université de Yale. Les richesses naturelles de la région l'encouragent à revenir sur les lieux une quinzaine d'années plus tard dans le but d'y installer une communauté et en 1895 une ville sort de terre :
Cody. On ne saura probablement jamais si c'est l'ego démesuré du Colonel
Cody qui a décidé du nom de la ville ou bien l'admiration de ses compagnons de fortune (dont le général Phil
Sheridan), probablement un peu des deux. En 1902, Buffalo Bill ouvre un hôtel en hommage à sa fille cadette Irma et fait construire une route vers l'est et
Yellowstone ainsi qu'un ranch.
Photo de Bill Cody exposée à l’Hôtel Irma
Parallèlement, William
Cody créée un journal local, lance divers travaux d'irrigation et monte un spectacle populaire itinérant, le « Buffalo Bill's Wild West Show », où il se met en scène, interprétant son propre rôle ! Le spectacle est un tel succès que la troupe est amenée à faire des tournées dans tout le pays puis en Europe pendant 4 ans. Cowboys et indiens, attaques de diligences, vie des pionniers, chasse aux bisons... tout y est pour amuser le public et créer un mythe... l'Ouest sauvage tel qu'on se l'imagine, un Ouest héroïque où les légendes finissent par effacer ou tout du moins dissimuler des pans entiers d'histoire. Partout aux
États-Unis et en Europe naît le mythe du Wild West.
En 1976, le réalisateur Robert Altman fera d'ailleurs un portrait acide, ironique et assez chargé de William
Cody dans son film Buffalo Bill et les Indiens, où Buffalo Bill sera incroyablement interprété par Paul Newman. William
Cody décèdera à
Denver le 10 janvier 1917. Il sera enterré dans les Lookout Mountains, près de Golden*, où un musée est dédié, près de sa tombe. » (sic)
* Au passage pour ceux qui passeront dans le
Colorado, voici l’adresse:
Buffalo Bill Museum (987 Lookout Mountain Road, Golden). Golden est à une trentaine de km de
DenverC’était sur mes plaquettes si la neige nous avait contraints à suivre l’itinéraire B (ou C je ne sais plus).
En regardant de plus près tous ces héros de l’Ouest, on s’aperçoit qu’ils grenouillaient tous ensemble : Buffalo Bill, Wild Bill, Buntline, Calamity, et même
Sheridan. Pas facile de faire la part des choses dans leurs exploits : où est le mythe, où est la vérité ?
L’hôtel Irma
On a l’impression que tout est d’époque. Vieillot, diront certains. Je trouve que ça fait tout son charme.
Les chambres sont confortables, avec une bonne literie, mais il n'y a pas de frigo.
Salle de restaurant
Le petit déjeuner y est servi sous forme de buffet très achalandé (7,50$ par personne).
Les murs sont recouverts de portraits d'éminents personnages ayant fréquenté l'hôtel. Quant au Lounge, nous y avons savouré un très bon dîner, à un prix raisonnable.
Nous passons la journée à musarder en attendant le rodéo du soir.
A en juger par l’habillement de ses habitants, le stetson que les messieurs n’enlèvent que très rarement au restaurant, et les santiags parfois aussi déjantées que celles que l’on voit dans les magasins, sûr, on est au Far West.
On se doute bien que le gun est dans le pick up qui a remplacé le cheval. Vu Le magasin d’artillerie derrière l’hôtel, il doit y avoir une clientèle nombreuse.
Aucune photo de la vitrine: ça me révulse. J'ai l'impression qu'il y a encore plus d'artillerie lourde qu'en 2012.

Le soir, lors du rodeo, il se trouve que le monsieur assis à côté de JP était armé: on devine son colt sous la veste.
On avait vu quelque part (où???) une pancarte du genre «
Rappelez-vous que les personnes autour de vous peuvent être armées».
Je n’avais pas bien compris s’il s’agissait de la campagne de lutte contre les armes à feu ou d’un avertissement. Je pencherais pour la première interprétation.
Qui a vu cette pancarte? J’ai essayé d’en savoir plus au retour, mais je ne trouve pas d’infos récentes et fiables.
Sevrés que nous sommes de bon café – même si de plus en plus les bars se mettent à l’expresso, ça reste encore un peu confidentiel – nous dégotons un petit trésor: le
Rahwide Coffee (155 Sheridan Avenue), presqu’en face de l’hôtel, où l’on sert en plus de délicieuses pâtisseries maison

.
Avant de parler du Rodéo (post suivant), je vous livre quelques informations supplémentaires sur cette ville que j’aime tant.
Buffalo Bill Center of the West (720 Sheridan avenue) - centerofthewest.org/
Après mûre réflexion, nous n’y sommes pas allés cette année: nous connaissant, nous y serions restés la journée entière tellement il est riche. Il fallait vraiment une journée de repos.
D’après ce que j’en ai lu cette année, il s’est encore amélioré.
Imaginez un complexe regroupant 5 musées: ce musée est
EPOUSTOUFLANT

- le
Whitney Gallery of Western Art : toiles et sculptures Old West ou plus récentes
- le Buffalo Bill Museum, immense collection d'objets ayant appartenu à William
Cody- le Plains Indian Museum : consacré aux indiens des plaines : les Crow, les Sioux, les Cheyennes, les Blackfeet... (vêtements et coiffes, habitations grandeur nature reconstituées, instruments de musique, objets de la vie quotidienne...)
MAGNIFIQUE !
- le
Cody Firearms Museum
- le Draper Museum of Natural History: pour mieux comprendre (entre autres) le
Yellowstone
Mais aussi:
Old Trail Town (1831 Demaris Drive, ouvert jusqu’à 19h)Un musée de plein air, avec des cabanes authentiques où ont séjourné des personnages mythiques: Butch Cassidy, Sundance Kid... J’ai vu certaines personnes y passer vite fait, mais ça peut prendre du temps.
Comme depuis le début de mon carnet la chanson « Great American Cowboy » tourne en boucle dans ma tête ou sur ma chaîne, j’en profite pour conseiller à ceux qui aiment les chansons cowboy d’aller voir le
spectacle de Dan Miller qui interprète cette chanson (et bien d’autres) de façon magistrale. Il est accompagné de sa fille au violon (débuts prometteurs en 2012) et d’une très bonne chanteuse.
Je ne sais pas si le guitariste est encore avec eux; c’était une sacrée pointure (prof de musique je ne sais plus où), vraiment excellent.
Si vous avez déjà eu la chance de voir son spectacle au théâtre en face de l’Hôtel Irma et que vous souhaitez le revoir, il se produit dorénavant au Buffalo Bill Center.
Il existe un billet combiné visite du musée et dîner spectacle à un prix très raisonnable.
Cette année, JP n’est pas très chaud pour revoir le spectacle. Trop bellâtre à son gré le séduisant et souriant Dan Miller ?

A suivre...
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