| Mes anti-carnets de voyage Christiang · 24 août 2008 à 12:41 · 5 photos 50 messages · 23 participants · 11 523 affichages | | | | 24 août 2008 à 12:41 · Modifié le 24 août 2008 à 19:25 Mes anti-carnets de voyage Message 1 de 50 · Page 1 de 3 · 7 620 affichages · Partager PREFACE
Je n’aime pas les carnets de voyage !...
En cinquante ans de voyage, j’ai accumulé en vrac des milliers de souvenirs, jetés pêle-mêle au fond de ma mémoire comme au fond d’une chambre d’étudiant !
Certains sont bien mis en évidence sur l’étagère, d’autres sont posés à même le sol, et certains resteront blottis et oubliés sous le lit, où je ne les redécouvrirai que dans plusieurs années, lors d’un improbable rangement de mes neurones ou d’un déménagement définitif rendu nécessaire par l’exigüité des lieux  .
Je n’ai surtout pas la patience désespérante et inutile de noter scrupuleusement et mécaniquement tous mes faits et gestes en voyage (« Nous nous sommes levés tôt pour enregistrer les bagages à l’aéroport »,... « Les chambres de l’hôtel étaient délicieuses »,... « Le taxi pour le centre ville nous a coûté six dollars cinquante »,...) car j’ai toujours pensé que la tenue détaillée et comptable de ses activités de voyageur faisait trop rapidement oublier ce qui constitue pour moi l’essentiel d’un voyage, à savoir toutes ces étranges sensations intimes et fortes qui éclairent à intervalle régulier le parcours du voyageur et qui sont pour moi totalement indescriptibles sur une feuille de papier, sauf si l’on a le talent littéraire d’un Stendhal ou d’un Pierre Loti, ce qui ne sera jamais mon cas...
De toute façon, il faut laisser un espace de liberté à la mémoire progressivement défaillante au fil des années, pour qu’elle ne se rattache pas exclusivement aux quelques lignes manuscrites maladroitement griffonnées à chaud, sur un petit carnet à spirale perdu au fond du sac à dos... Si l’on n’y prend garde, le carnet de voyages finit par tuer les vrais souvenirs, car il est nécessairement illusoire de vouloir recréer le charme d’un hôtel disparu à la simple lecture, même attentive, de son livre de comptes ! Je n’écrirai donc jamais mes mémoires voyageuses...et personne ne s’en plaindra !
En conclusion, et si l’absence d’écriture et d’enregistrement, autre que photographique, de mes pérégrinations internationales me satisfait pleinement, des éclairs de mémoire ressurgissent toujours à intervalle régulier, souvent dix ou vingt ans après, et il me prend parfois l’envie égoïste de redonner vie par le texte à de petites anecdotes insignifiantes de voyage, comme pour regretter un peu (mais pas longtemps !) d’avoir dilapidé volontairement mon capital souvenir en refusant obstinément son enregistrement par un écrit quotidien et systématique.
Ci-dessous, dans les posts suivants, deux premiers exemples de cette réminiscence voyageuse, deux " anti-carnets de voyages", le premier déjà diffusé dans VF il y a un an, (..mais un peu "retravaillé") et le second de rédaction récente, donc inédit sur ce forum.
J’espère qu’ils vous distrairont quelques instants autant qu'ils m'ont amusé à les écrire... 
Bonne lecture | | | À: Christiang · 24 août 2008 à 12:43 · Modifié le 3 oct. 2010 à 21:16 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 2 de 50 · Page 1 de 3 · 7 602 affichages · Partager CANADA / LES TAMIAS DU MATIN CALME
TRAGEDIE EN TROIS ACTESUnité de lieu : Lake Louise (Rocheuses Canadiennes)Unité de temps : Un matin d'août 1996 (texte écrit en 2007)
ACTE 1 / 7h30 du matin
Comme presque tous les jours depuis une semaine, le timbre strident de mon petit réveil de voyage m’a extrait violemment de ma torpeur, quelques minutes avant l’aube. Ce réflexe incongru (tous mes amis me disent qu’il n’est pas raisonnable de se lever tôt en vacances, même quand on voyage seul) m’a quand même permis de voir pour la première fois de ma vie des ours et des loups en liberté, seul à quelques dizaines de mètres d’eux. Ce n’est donc pas à mon âge que je vais renoncer à ces petits plaisirs de la vie et changer soudainement mes habitudes. Je suis seul et heureux, à des milliers de kilomètres des tristes brumes parisiennes. A l’issue des 50 kilomètres parcourus, sans croiser âme qui vive, le long de la large route sinueuse de montagne, dans la faible lumière du point du jour, je gare le plus silencieusement possible ma petite Pontiac bleue métallisée non loin du parking du grand hôtel Fairmont Chateau.
C’est une de ces imposantes bâtisses, construites initialement pour les aventuriers voyageurs des années trente, et dont l’extension progressive, mélangeant avec plus ou moins de bonheur tous les styles architecturaux, a simultanément accompagné l’accroissement violent de tous les flux touristiques qu’a connu le vingtième siècle. Ces bâtiments défigurent trop souvent la pureté des paysages de montagne, comme celle de la plupart des grands sites naturels du monde. Leur seule raison d’être, qui est généreusement suffisante à leur survie, est de permettre aux voyageurs fortunés d’aujourd’hui de pouvoir contempler à loisir, depuis les hauteurs de leurs balcons privatifs, des panoramas spectaculaires sur les sites les plus éblouissants de la planète. La seule découverte des tarifs exorbitants des chambres m’a contraint, la veille, à descendre un peu plus bas dans la vallée, vers Banff, pour trouver un hébergement plus à la mesure de mon budget estival.
Sans plus m'attarder sur la silhouette encore sombre du grand édifice de pierre, où seules quelques fenêtres isolées commencent à donner signe de vie, je me glisse rapidement et en silence vers les bords du lac endormi, distant de quelques centaines de mètres.
Je suis arrivé à temps : Les premiers rayons du soleil s’immiscent à travers les hautes cimes et les grands conifères qui entourent la profonde vallée glaciaire au fond de laquelle repose le lac. Ils frappent déjà l’eau, légèrement agitée en surface d‘un vacillement de fines facettes d’argent, œuvre éphémère de la brise fragile qui accompagne toujours en altitude le lever du soleil.
Après quelques longues minutes d’attente, délicatement, les petits rochers glaciaires du bord du lac reçoivent enfin leur première chaleur du jour. C’est le signal qu’ils attendaient... Ils sont là, comme chaque jour ! Des dizaines, peut-être des centaines, de petits tamias ! Les tamias, vous les connaissez surement, ce sont ces minuscules écureuils nord-américains aux grands yeux soulignés de blanc, décorés de fines bandes grises et brunes sur le dos, et qui ont si souvent inspiré Walt Disney et de nombreux autres créateurs de dessins animés... Les tamias se réveillent les uns après les autres, surgissent d’on ne sait où, bondissent de rocher en rocher et jouent ensemble à s’attraper comme de très jeunes enfants dans une cour de maternelle, à deux ou trois mètres seulement de moi, entre le sentier et la rive abrupte du lac. Je commence sans tarder la séance photo. Je colle fermement le boitier à mon œil droit. Je « respire » la lumière rasante. J’affine les derniers réglages de diaphragme et de vitesse. J’essaie de tout oublier pour concentrer toute mon attention dans le viseur et capter leurs mimiques fugaces sur le ruban de ma pellicule...
J’ai déjà déclenché rapidement une dizaine de fois lorsque le bruit insistant du moteur de mon boitier reflex m'incommode tout à coup... Je comprends alors très vite qu’il incommode surtout les tamias, qui, s’ils sont visiblement flattés de ma présence pacifique et de l’admiration muette que je leur porte, restent beaucoup moins complaisants envers la sonorité métallique agressive de mon vieux compagnon de voyage, qui perturbe, à intervalle régulier, leurs échanges de petits cris à peine perceptibles. Je décide alors et soudainement d’arrêter la séance... Après tout, il y a toujours une vie après la photo !
Progressivement, je m’abandonne pendant de longues minutes à la contemplation presque enfantine de l’insouciance de ces petits rongeurs, des premiers grands oiseaux noirs qui survolent le lac à haute altitude et des roseaux qui dodelinent doucement de leurs têtes lourdes, sans doute pour saluer le jeu du soleil avec le glacier, qui découvre enfin parcimonieusement son manteau lumineux, là-bas, tout au fond de la vallée. La lumière du jour se fait maintenant plus présente, plongeant peu à peu le lac dans une nouvelle journée ensoleillée. Tout au dessus du glacier, le ciel bleu et pur des Rocheuses prend à nouveau le pouvoir, tout en douceur. Je savoure pleinement ma solitude, les senteurs lacustres du matin, la moiteur de la terre blonde du sentier imbibé d’une faible pluie nocturne, et les étranges craquements et chuchotements de la forêt toute proche...
ACTE 2 / 8h00 du matin
Les lourdes portes à tambours de l’hôtel Fairmont s’agitent. Je ne perçois d’abord que vaguement le danger, au pied de la grande bâtisse, quelque chose comme une colonie d’insectes processionnaires qui s’avance inexorablement vers moi, véhiculant autour d’elle un bourdonnement progressif et lourd de menaces. Puis, j’identifie rapidement l’envahisseur : Un opiniâtre bataillon de touristes japonais, d’une moyenne d’âge respectable, tous étonnamment armés individuellement d’un petit appareil photo, s’approche à pas lents et mesurés vers les berges du lac, sans porter le moindre regard dans ma direction, avec l’indécence et l’arrogance qui fait la force tranquille des touristes groupusculaires de toutes nationalités. L’alerte est générale chez les tamias, qui disparaissent les uns après les autres et en l’espace de quelques minutes, dans les plus étroites anfractuosités des rochers... Les touristes se rassemblent d’abord en grappe informe mais compacte, à quelques mètres du rivage, tournant tous le dos au lac et au glacier, ponctuant leurs moindres mouvements de rires forts et de petits cris acérés. L’un après l’autre, avec l’organisation et la discipline qui fait souvent la force des Asiatiques, ils sortent alors du rang pour déposer leurs appareils photo au centre d’un cercle virtuel à une dizaine mètres du groupe, juste devant eux, jusqu’à ce que tous ces petits prismes métalliques ou plastiques forment un amoncellement improbable, qui transforme un petit espace de la prairie en un surprenant étal de marché aux puces. Puis le groupe va se figer à nouveau, dos au glacier... Apparait alors leur grand maître ! Leur guide accompagnateur ? Le plus âgé ou le plus sage d’entre eux ? Le seul qui, à l’issue de longues heures de patience et de sagesse extrême-orientale, a appris à photographier un groupe entier de cinquante touristes sans en couper ni une tête, ni un pied, tout en conservant harmonieusement l’arrière plan montagnard et lacustre ? Quelques bras se lèvent alors, les doigts en vé, comme en signe de victoire Sans un mot, le maître photographe va successivement saisir l’un après l’autre tous les appareils posés au sol et immortaliser à chaque fois l’intégralité du groupe, pétrifié dans une même position rigide et ridicule,... afin que tous les membres du voyage, sans aucune exception, garde un souvenir impérissable et identique de cette belle journée canadienne
En les entendant rire et triompher à voix haute, je songe alors avec tristesse que si certains manifestent ainsi leur victoire, avec leurs deux doigts levés vers le ciel, c’est sans doute qu’ils ont compris que leur bataille contre le silence a été fulgurante, et que l’ennemi fragilisé n’a opposé, cette fois, aucune résistance. ...Les féroces troupes du soleil levant ont à nouveau vaincu les tamias du matin calme...
ACTE 3 / 8h30 du matin
Se déversant des larges baies de l’hôtel, les vagues successives de touristes multicolores s’intensifient, tels autant de tsunamis dévastateurs, que seule la tombée du jour pourra, dans plusieurs heures, à nouveau ralentir. Les tamias ont disparu... Seuls les grands rapaces noirs continuent leurs lentes rondes circulaires à la verticale, feignant d’ignorer l’agitation croissante qui s’empare désormais de la maigre prairie baignée de lumière qui fait face à l’hôtel, bien loin en dessous d’eux. Les tamias sont-ils rentrés précipitamment dans leurs tanières, d’où ils n’en sortiront plus avant demain matin ? Ont-ils préféré fuir vers les hauteurs, pour y retrouver des terrains de jeux plus propices à leur quiétude ? Je me moque bien de la réponse. Je veux très vite effacer de ma mémoire cette ultime vision repoussante d’un bien triste parc d’attractions international et ne conserver du Lac Louise que l’image féerique d’un des ultimes paradis terrestres, dont j’ai le curieux sentiment d’avoir été le premier et dernier témoin de la journée qui commence. Par solidarité écologique avec les petits tamias et sans même avoir eu le temps de leur dire « au revoir », je choisis donc sans une hésitation de quitter rapidement les lieux... C’est décidé, je vais grimper beaucoup plus haut dans la montagne pour aller revoir mes amis les ours... car peut-être, eux, font-ils encore un peu peur aux cruelles armées japonaises !
P.S : La première photo n'est pas de moi (pillée sur internet, juste pour montrer l'hôtel en question) La deuxiéme oui... Images attachées: | | | À: Christiang · 24 août 2008 à 12:45 · Modifié le 24 août 2008 à 18:58 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 3 de 50 · Page 1 de 3 · 7 593 affichages · Partager SUEDE / "UN DEMI SOLEIL NUIT" (ou peut-être l’inverse ! )ou "DECEPTION DE VOYAGE"
Entre Luleä, Galliväre et Kiruna / un jour de juin 1985... (texte écrit en 2008)
Je ne sais pas pourquoi, mais depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours eu envie de me constituer un "palmarès" de voyages : Voir la mer, voir le désert, voir les îles paradisiaques, voir les sommets de l’Himalaya, voir le Taj Mahal, voir l’hémisphère Sud, voir des animaux ou des plantes inconnus en Europe, voir les cinq continents,... Une sorte de tableau de chasse personnel et intime (je n’en retire pourtant que fort peu de fierté personnelle) uniquement motivé par une soif irraisonnée et irrationnelle de découverte, sans doute héréditaire et incurable.
En ces jours de juin 1985 et après près de trente ans de vie voyageuse déjà agitée, je réalise soudainement que je n’ai toujours pas assisté au spectacle du soleil de minuit et j’en ressens instantanément une frustration quasi infantile. Une "virginité" quasi inacceptable dans mon cursus de grand voyageur, qu’il me faut donc nécessairement effacer au plus vite...
Puisque voilà près de six mois que je suis en Suède et que mon employeur local m’a "offert" le week-end de la Saint Jean, ma décision est donc prise depuis quelques jours : Ce sera ce soir ou jamais !...
Le long ruban d’asphalte se déroule uniformément du Sud au Nord depuis plusieurs centaines de kilomètres... Une étrange monotonie, que j’ai souvent rencontrée en Suède du Nord et qui semble figer ces contrées hors du temps et de l'espace, l'été comme l'hiver... Une monotonie dont je ne me lasse pourtant jamais... J’aime la Scandinavie pour ce qu’elle et ses habitants ont de paisible et d’immuable... Solidement accrochés au temps...et loin du temps à la fois...
Le large serpent de bitume continue de se faufiler, sans véritable difficulté, à travers une immense étendue presque plate, habillée d’une forêt clairsemée aux couleurs sombres, à la ligne d'horizon parfois entaillée au loin par une petite colline boisée de couleur plus tendre, et parsemée de petits lacs immobiles dans lequel se mirent de minuscules nuages, égarés comme par mégarde dans le ciel bleu pâle de l’été scandinave.
Mon véhicule avale gloutonnement les kilomètres mais j’ai l’impression que pas un arbre n’a changé autour de moi depuis plusieurs heures... Seul le petit compteur hectométrique qui tourne régulièrement devant mes yeux et le ronronnement rassurant du moteur réussissent encore à me convaincre que je ne suis pas en train de faire du sur-place.
Afin de soutenir mon attention et d’éviter la somnolence, je m’amuse à rechercher de part et d’autre de la route les quelques rares rennes égarés du troupeau qui s’aventurent plus près du bitume pour savourer quelques jeunes pousses plus tendres que les autres, car alimentées par l’eau accumulée dans les fossés durant les dernières semaines abondamment pluvieuses.
Par chance pour moi, le soleil brille sans concession maintenant depuis deux jours.
Je repense à mes jours précédents, à ces festivités dans tous les petits villages du Norbotten et de la Laponie, célébrant dignement les lueurs de la Saint-Jean, aux petites filles blondes au front ceint de couronnes de fleurs, au vieux Lapon en tablier de cuir rencontré hier un peu par hasard, hors des circuits touristiques, et qui m’a expliqué, au milieu des odeurs âcres et parfois difficilement supportables de sa tannerie, mais dans un anglais presque parfait, tous les secrets de la fabrication du cuir de renne. Je savoure à la fois la douceur et la fraicheur de l’été suédois, qui me font oublier les températures extrêmes (jusqu’à moins 45 degrés) qu’il m’a fallu endurer lors de l’hiver précédent. Je comprends pourquoi les Suédois attachent autant d’importance à ces rares jours de pleine luminosité, qui leur permettent d’accumuler l’énergie et les ressources nécessaires pour résister à l’hiver suivant, dans un pays ou l’on a l’impression qu’il n’y a véritablement que deux saisons, pour les hommes comme pour les animaux. Mais mon esprit est ailleurs car je sais que le soleil de minuit m’attend !
Cercle polaire : Une grappe informe de touristes bigarrés s’agglutine et s’auto-photographie au pied du panneau de bois fraichement vernis qui indique le passage de cette ligne virtuelle...Deux mots magiques : "Polar circle" ! Assez peu sensible à ce type d’autoportraits ridicules devant un insignifiant panneau de signalisation, sans aucun intérêt à mes yeux, mais dont les clichés encombrent pourtant tous les albums photos de ceux qui ont franchi le cercle polaire l’été précédent, je ne m’arrête même pas un court instant pour savourer avec eux le passage symbolique de cette frontière, qui n’a de magique pour moi que dans sa signification astronomique, puisque "mon" soleil de minuit m’attend désormais de ce petit côté de la calotte du monde et que la quête de mon nouveau Graal personnel et touristique sera bientôt assouvie.
Grâce à mes amis suédois, j’ai réservé à une cinquantaine de kilomètres au Nord du cercle polaire, un petit bungalow de bois en pleine forêt. J’arrive vers 18 ou 19 heures au creux de ce paradis terrestre, dans un état de fatigue néanmoins avancé, après ces longues heures de concentration automobiliste, le long de ma route solitaire et septentrionale... A peine sorti de la voiture, les premiers moustiques m’attaquent violemment en signe de bienvenue et me forcent à m’enfermer rapidement à l’intérieur du petit bâtiment Comme je suis de plus en plus impatient de connaître mon émouvante nouvelle expérience, je décide avec sagesse de m’accorder un peu de repos pour mieux profiter de l’événement à venir. Je m’enferme dans ma chambre après avoir tiré soigneusement les lourds rideaux pour tenter de lutter (sans grand succès) contre la luminosité ambiante. Je me réjouis d’avance du futur spectacle de l’astre "diurne" effleurant doucement et tangentiellement le petit lac que j'ai repéré en arrivant à quelques dizaines de mètres du petit chalet, et qui constituera le décor naturel de ma première photo de soleil de minuit. Je pose mon appareil photo bien en évidence sur une chaise près de la porte du bungalow car je sais que, l'heure venue, toute seconde me sera comptée... Je programme mon petit réveil à 23h50 et je sombre rapidement, tout habillé et étendu sur le couvre-lit, dans un sommeil inhabituellement agité
23h50 précises : Mon état de nervosité me permet de bondir presque instantanément du lit à la première tonalité de la sonnerie du réveil. A travers les interstices du rideau, je vois instantanément qu’il fait encore faiblement jour à l’extérieur... Mon excitation est portée à son comble ! J’empoigne violemment la courroie de mon appareil et me précipite vers l’extérieur.
Au dessus de la forêt, le ciel est noir et chargé... La pluie commence à crépiter violemment sur tout le paysage alentour. De lourdes gouttes d’orage s’écrasent sur mon visage... Le soleil n’est pas venu à mon rendez-vous... Je retourne désespérement et piteusement me coucher !
P.S : Le soleil était là...le lendemain ! Images attachées: | | | À: Christiang · 26 août 2008 à 10:51 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 4 de 50 · Page 1 de 3 · 7 371 affichages · Partager Bonjour,
c' est bien dommage de ne pas faire profiter les autres de vos expériences de vos voyages pour notre part, à lire les carnets des autres, nous donnent l'envie de visiter tel ou tel pays, et nous donnent des renseignements parfois bien utiles et nécessaires mais bon chacun son truc | | | À: Christiang · 26 août 2008 à 11:07 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 5 de 50 · Page 1 de 3 · 7 347 affichages · Partager bonjour pour 1 homme peu patient et n'ayant pas le talent de grands écrivains, c'est pas mal !  merci francia | | | À: Christiang · 26 août 2008 à 11:16 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 6 de 50 · Page 1 de 3 · 7 336 affichages · Partager ...mais vos photos sont souvent du plaisir pour nos yeux. Celle de la petite fille notamment cette fois, jolie !!! | | | À: Christiang · 26 août 2008 à 11:17 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 7 de 50 · Page 1 de 3 · 7 334 affichages · Partager "Je n’ai surtout pas la patience désespérante et inutile de noter scrupuleusement et mécaniquement tous mes faits et gestes en voyage (« Nous nous sommes levés tôt pour enregistrer les bagages à l’aéroport »,... « Les chambres de l’hôtel étaient délicieuses »,... « Le taxi pour le centre ville nous a coûté six dollars cinquante »,...) car j’ai toujours pensé que la tenue détaillée et comptable de ses activités de voyageur faisait trop rapidement oublier ce qui constitue pour moi l’essentiel d’un voyage, à savoir toutes ces étranges sensations intimes et fortes qui éclairent à intervalle régulier le parcours du voyageur et qui sont pour moi totalement indescriptibles sur une feuille de papier"
Je ne suis pas d'accord, je trouve que raconter les détails du voyage comme l'arrivée à l'aéroport ou autres détails peut être interessant, ca fait autant partie du voyage que le reste. Pourquoi ? Parce que c'est justement par le récit des détails, des lieux comme l'aéroport qu'on ressent des sensation "intimes et fortes" comme tu dis. De plus, je pense que raconter ses petites choses fait vivre le voyage en live. Bien sur tu as raison en disant qu'il ne faut pas aller à l'extreme des détails comme "le taxi a couté 6 dolalrs 50" qui n'a aucun n'intéret. Mais je crois que par certains details et un minimum de style, sans etre ecrivain, on peut rendre compte de ses sensations, ou au moins rappeler des sensations à ceux qui ont vecu des voyages similaires. J'ai envoyé mon carnet de voyage a des amis et l'un d'entre eux l'a dit se croire sur place. Un autre m'a dit avoir retrouvé des sentations qu'il avait vécu en Argentine. Donc je crois que les sensations fortes sont descriptibles sur papier, même si cela ne remplacera jamais le voyage réel. Par ailleurs, je crois que tu as fait un pas en ecrivan sur voyage forum : quelque part tu veux quand meme laisser une trace de tes voyages.
Amicalement,
Cecile | | | À: Christiang · 26 août 2008 à 11:38 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 8 de 50 · Page 1 de 3 · 7 312 affichages · Partager Magnifiques photos..bravo! | | | À: Christiang · 26 août 2008 à 12:45 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 9 de 50 · Page 1 de 3 · 7 260 affichages · Partager Hej hej,
Je partage tout à fait ton point de vu, en ce qui me concerne j'ai trouvé, avec la technologie, un truc qui me plaît bien :
J'emporte un ordinateur avec moi, et je poste, régulièrement, et surtout "à chaud" quelques photos, et texte, sur un petit site Internet. Le principal intérêt est que c'est l'impression du moment qui est traduite, ce n'est pas une prose bien réfléchit et corrigé, c'est spontané. Quand je relit cela plus tard, je me dit souvent, "c'est un peu réducteur...", "c'est tout à fait "vrai"... Mais je me replonge vraiment dans ce moment vécu, étant donné, qu'il n'est pas complet, je suis obligé de le reconstruire. En plus cela me permet de partager mes aventure avec mes proche au moment ou je les vis. Pascalou
PS : Je n'ai pas lu ton récit suédois, je reviens de Suède, et moi aussi j'ai un sentiment d'innachevé | | | À: Christiang · 26 août 2008 à 14:32 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 10 de 50 · Page 1 de 3 · 7 221 affichages · Partager Bonjour Christiang
Sans la crainte de vous vexer horriblement d'être comparé à un autre individu... J'oserai dire que nous avons un profil assez similaire;
L'âge d'abord, le virus du voyage ensuite et la passion de la photographie enfin...
Mais la comparaison s'arrête là.
Conscient de mes faiblesses, moi qui suis un tantinet "bordélique" dans la vie, je trouve un intérêt certain à ranger les coffres encombrés et poussiéreux de ma mémoire si souvent ingrate. Il est vrai que je l'ai toujours trop peu soignée, trop peu flattée et jamais félicitée. Aussi, est-ce sans doute un juste retour des choses qu'elle s'abstienne obstinément de me rendre les services que j'attends d'elle..?
Alors, trop souvent amnésique, mais pas inconscient pour autant, j'essaye de noter sur un petit carnet aussi vieillissant que mes articulations, ce que ma mémoire déloyale ne me rendra pas..! Une façon de me moquer d'elle. Elle qui se joue si souvent de moi..!
Oh.. pas simple.!! Car je suis paresseux et je déteste me forcer. Et prendre des notes, je vous le concède, est un exercice parfois encombrant pour la douce oisevité que je cultive depuis quelques années. Alors, je note ce qui m'apparaît comme étant l'essentiel. Guère plus.
Jamais mes "états d'âmes" ou mes sensations "voluptueuses"... (Ou pas d'ailleurs.) Non!!. Ca, je le laisse à l'abri dans cette partie du cerveau qui enregistre les odeurs, les couleurs, les goûts et...la douceur de certaines caresses.
Je me garde férocement des impudeurs triviales aussi inutiles que désolantes... D'ailleurs, à mon sens, toujours dévoilées à tort.
Donc.. Je note.
Je note "mes" bonnes adresses, au cas ou... Je note les prix aussi. Eh oui..! J'y suis attentif sans pour autant être obsédé des "bons plans" qui vous font vous retrouver en pleine nuit dans un quartier glauque où la "formidable" chambre proposée ressemble plus à une prison lugubre qu'à un endroit pour dormir.  Je note aussi les informations concernant les divers moyens de transport et quelques aspects pratiques.
Et c'est à peu prés tout... Ou presque.
Parfois, rentré à la maison, il m'arrive de partager ces informations. Surtout si j'imagine qu'elles seront utiles à un autre voyageur impénitent qui, comme moi, les a cherchées en vain avant de partir. Et je les livre souvent aseptisées sur ce forum, même si parfois je m'autorise un "coup de gueule". Par simple solidarité avec ceux qui comme moi aiment voyager...De surcroît sans ces fameux guides papiers invariablement caducs le jour même ou on les achète.
Alors... Carnets ou pas carnets???
Voyez-vous, mon petit carnet de notes, devient au fil du temps un compagnon de route. Quelques dessins griffonnés, une adresse prise sur un coin de table, et même quelques tâches d'un breuvage coloré sur des pages écornées... Parfois, il me ressemble à moins que ce ne soit l'inverse...! Il m'arrive de relire. Et là, comme par miracle, ma mémoire, d'ordinaire si défaillante, reprend goût à la vie. Elle me rend ce que j'aurais enfoui pour longtemps je ne sais où...
Finalement, à bien y réfléchir, j'aime ça. Je me retrouve dans ce train en face de ce si joli sourire ou alors dans cette vallée extraordinaire de lumière au soleil couchant...Le tout assis dans mon fauteuil, chez moi.
Alors, à dire vrai, j'aime les carnets de voyage.
Plaisir de paresseux sans doute. | | | À: CGeng · 26 août 2008 à 16:38 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 11 de 50 · Page 1 de 3 · 7 063 affichages · Partager iI y a la photo macro et les autres !... la vie miniature et l'immensite sont complementaire, soyons juste a l'ecoute, respectueux des gens ce qui donne que toute personne apporte son cotat. Tout est bon. Merci a tous. Guy | | | À: Christiang · 27 août 2008 à 9:32 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 12 de 50 · Page 1 de 3 · 6 970 affichages · Partager Je n’aime pas les carnets de voyage !...
Alors pourquoi écrire ce carnet aujourd'hui ? Car c'est bien un carnet !
Sauf qu'il y en a de toutes les formes : la forme que chaque narrateur veut bien lui donner !
Alors bonne continuation dans tes écrits !
Christine. | | | À: Krikri6792 · 27 août 2008 à 20:54 · Modifié le 27 août 2008 à 21:56 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 13 de 50 · Page 1 de 3 · 6 923 affichages · Partager Je n’aime pas les carnets de voyage !... Alors pourquoi écrire ce carnet aujourd'hui ? Car c'est bien un carnet !
Beaucoup d'agitation sur ce topic en mon absence !
Surpris de voir que ma préface (certes un peu provocatrice... comme à mon habitude, mais je ne changerai plus à mon âge !  ) a ouvert un débat (amusant et intéressant) sur le thème "Doit on écrire des carnets de voyage ?"
J'avoue que lorsque j'écris "Je n'aime pas les carnets de voyage" cela veut simplement dire : Je n'ai pas le courage d'en faire car je suis trop paresseux  J'ai un peu de mal à me passionner pour les carnets de voyages des autres, sauf quand ils sortent un peu de l'ordinaire (c'est à dire au delà de la description presque "mathématique" du voyage), ce qui est malheureusement rare... ... mais loin de moi l'idée de réclamer la peine capitale avec exécution de la sentence sous 24 heures pour les auteurs de carnets de voyages...
Je resterai donc toujours très agressif envers les mauvaises photos, car je pense qu'il est à la portée de tous d'en faire de bonnes, plutôt que vis à vis des mauvais carnets de voyages car l'exercice est particulièrement délicat...
Donc, pas d'objection de ma part aux carnets de voyages sur VF !
Pour répondre à krikri6792, j'ai l'impression que mes deux petits textes sans prétention sont d'avantage des anecdotes issues de réminiscences de voyages fortes mais tardives (donc sans doute peu précises) plutôt que des véritables "carnets", écrits à chaud et en détail... J'en ai des tonnes d'autres en stock dans ma mémoire mais "l'inspiration littéraire" (  ) ne me touche qu'une ou deux fois par an, ce qui n'est pas très prolifique...
En quelque sorte, et même si la comparaison est ridicule, car je ne boxe pas dans la même catégorie, en matière de souvenirs de voyages, je me sens plus proche d'Amélie Nothomb que de Nicolas Bouvier ! (d'ailleurs, je n'ai jamais réussi à finir un bouquin de Nicolas Bouvier, malgré son grand talent... et j'adore Amélie Nothomb, que beaucoup considèrent comme de la sous-littérature)
Selon moi, on apprend d'avantage sur le Japon en lisant "Stupeurs et tremblements" ou "Ni d'Eve ni d'Adam" qu'en feuilletant la dernière édition du guide du routard Japon (qui est aussi un carnet de voyages, d'une certaine manière !  )
Bonne fin de semaine à tous | | | À: Saint · 27 août 2008 à 21:11 · Modifié le 27 août 2008 à 21:31 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 14 de 50 · Page 1 de 3 · 6 919 affichages · Partager Sans la crainte de vous vexer horriblement d'être comparé à un autre individu...
Effectivement, cela vexe horriblement mon individualisme génétique, forcéné, et parfois sauvage... (dans la réalité, c'est bien pire que tout ce qui peut transparaitre dans ce forum !  )
J'ai néanmoins lu avec attention le texte qui suivait cette première phrase et qui apporte des lumières fort utiles au débat, ce qui prouve que, bien qu'individualiste, je ne suis pas du tout rancunier ! | | | À: Christiang · 28 août 2008 à 10:06 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 15 de 50 · Page 1 de 3 · 6 872 affichages · Partager Il ne me viendrait pas à l'esprit une seule seconde de comparer tes écrits à ceux de ma chère Amélie tout simplement par le seul fait qu'elle est incomparable  mais je reconnais que dans ta démarche l'esprit est là !
En tous cas revenir sur VF après quelques jours d'absence et te lire ce matin m'a fait presqu'autant de bien que savourer les dernières aventures de Baptiste Bordave et d'Olaf Sildur -je dis bien presqu'autant, faut pas exagérer non plus  !
Merci...
Dolma | | | À: Christiang · 29 août 2008 à 4:19 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 16 de 50 · Page 1 de 3 · 6 805 affichages · Partager bonjour
A cette heure matinale, je prends connaissance de votre réponse à Kriki.
Vous abordez un nouveau point dans la discussion en comparant la photographie à l'écriture...
Une fois encore, j'ai bien peur de devoir égratigner votre ego en précisant que vos affirmations sont disons... "surprenantes" de légèreté d'analyse.
Je n'entrerai personnellement pas dans le débat N. Bouvier vs Nothomb... Les 2 sont aussi ennuyeux que mauvais.
Mais quant à dire qu'il "est a la portée de tous de faire de bonnes photos"... là NON.!!! 
Comment, quelqu'un comme vous, qui se dit "taré" de la photo peut -il proférer une telle ineptie? Vous savez parfaitement comme il est difficile de saisir une bonne lumière, un sourire, un regard... Vous savez parfaitement que c'est également une forme d'écriture..
Vous qui acceptez de souffrir à traîner dans les endroits les plus reculés et parfois les plus inconfortables les Nikon que vous affectionnez particulièrement...
Alors de grâce..!
Si vous n'êtes guère complaisant pour les mauvaises photos, au nom de la cohérence, il faudrait ne pas l'être plus pour les mauvais textes.
D'ailleurs.. Personnellement, au risque de lancer un débat futile, je suis convaincu que lorsqu'on écrit de mauvais textes... on ne peut pas faire de bonnes photos... probablement une loi de l'esthétique. 
A moins que....
Comme le dit le dessinateur Philippe Geluk
" je ne fais que des photos sans intérêt.. Au moins quand elles sont ratées, je m'en fous.!!"
Mais, a la lecture de vos topics, il m'étonnerait fort que ce soit votre cas. | | | À: Saint · 29 août 2008 à 5:53 · Modifié le 31 août 2008 à 9:00 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 17 de 50 · Page 1 de 3 · 6 802 affichages · Partager je suis convaincu que lorsqu'on écrit de mauvais textes... on ne peut pas faire de bonnes photos... probablement une loi de l'esthétique. 
Je n'y avais pas pensé avant mais, à bien y réfléchir, il y a beaucoup de sagesse dans cette phrase... (et quelques preuves flagrantes sur VF !  ) Je vais donc la retenir comme "la pensée du jour", car elle me plait bien 
J'ai simplement la sensation que les règles de l'art basiques en photo (cadrage, réglages, composition, lumière,...) sont beaucoup plus faciles à apprendre qu'en littérature... et qu'on peut faire des photos "acceptables" avant de pouvoir écrire des textes "intéressants"
J'ai mis vingt ans à apprendre à écrire correctement le français et seulement une demi-heure à savoir maitriser mon premier appareil photo... J'ai eu besoin de plein de profs de français dévoués et volontaires (les pauvres !) pour en arriver là (et ça reste médiocre !) et seulement de la lecture de deux ou trois bouquins photos d'initiation pour "sortir de la moyenne photographique" et faire des photos que je juge aujourd'hui "pas trop moches" (...et ceci avec un Q.I. personnel que je considère pourtant comme tristement ordinaire !  )
Bonne journée | | | À: Christiang · 31 août 2008 à 18:48 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 18 de 50 · Page 1 de 3 · 6 694 affichages · Partager Salut Christian,
la « pensée du jour » (par Saint) s’applique en tout cas merveilleusement à ta personne... puisque la limpidité de tes textes, mâtinée de ton humour léger et sagace nous procure autant de plaisir à la lecture que le décryptage de tes états d’âme que tu nous fais si bien partager grâce à ton numérique ! De chouettes carnets, n’en déplaise à son auteur ! | | | À: Glatch · 31 août 2008 à 19:03 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 19 de 50 · Page 1 de 3 · 6 687 affichages · Partager    N'exagérons rien quand même !
Mon problème majeur, en fait, c'est que j'ai envie de faire de la photo presque tous les jours, mais que je n'ai envie d'écrire que deux ou trois fois par an (je parle bien sur de vrais textes, pas de ma prose VFiste délirante et improvisée... et parfois navrante !  )
Je pars donc avec un sérieux handicap pour le Prix Goncourt de l'année prochaine... | | | À: Christiang · 1 septembre 2008 à 15:41 Re: Mes anti-carnets de voyage Message 20 de 50 · Page 1 de 3 · 6 630 affichages · Partager Bonjour,
Pour ce qui concerne les transports aériens durant les voyages, à défaut de donner des détails originaux du type « Nous nous sommes levés tôt pour enregistrer les bagages à l’aéroport », vous pourriez faire profiter les lecteurs de ce forum de votre excellente et hilarante description de quelques portraits de la classe économique en avion, description qui a toujours un franc succès quand je la fais lire à mes amis (au retour de notre dernier voyage on avait justement une adolescente survitaminée devant nous et j'ai pensé à votre texte).
J'en profite pour vous dire que j'apprécie vos photos, puisque c'est aussi un sujet qui m'intéresse (même si je ne dispose pour l'instant que d'un bridge numérique Sony et non d'un beau Nikon...)
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