Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Marien33 · 8 août 2025 à 19:56 · 219 photos 233 messages · 19 participants · 9 484 affichages | | | | À: Marien33 · 2 janvier 2026 à 9:54 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 181 de 233 · Page 10 de 12 · 560 affichages · Partager Bonne année Jean Marie !!! Et bon voyage en Thaïlande... N'oublie pas d'emporter ton carnet de notes pour nous régaler avec ton nouveau récit !!! | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Yan55 · 3 janvier 2026 à 3:57 · Modifié le 3 jan. 2026 à 4:19 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 182 de 233 · Page 10 de 12 · 530 affichages · Partager Bonne année Jean Marie !!! Et bon voyage en Thaïlande...
Bonjour Anne et merci de ton message et de tes voeux que je te retourne 😜🤣 Encore un message dont je n'ai pas été notifié et que je découvre par hasard en venant consulter ce carnet comme un visiteur anonyme. Incroyable
N'oublie pas d'emporter ton carnet de notes pour nous régaler avec ton nouveau récit !!!
On ne peut pas dire jamais plus... Mais je ne pense pas qu'il y aura un autre carnet pour diverses raisons dont le fait que je ne sais pas bâcler mon travail et donc ça me prend beaucoup trop de temps au détriment de mon propre blog. J'ai déjà bien du mal à finir celui-ci. Et je ne pense pas que je retournerai en Thaïlande, beaucoup trop touristique, occidentalisée et aseptisée pour un tourisme de masse. Là je pars à contre-cœur parce que le billet d'avion est déjà pris et il est trop tard pour reculer... J'ai choisi deux points de chute mais je n'ai aucune idée de ce que je vais faire là-bas. J'improviserai sur place. Ce qui n'est pas du tout ma façon de voyager... Cause déjà l'an dernier, de mon échec et de mes déceptions. Ça n'en incombe qu'à moi-même. Je pars pour 35 jours et je ne sais même pas si l'exemption de visa a été ramenée à 30 jours. C'est peu dire l'intérêt que j'accorde à ce voyage...
J'ai laissé mon blog à l'abandon et j'en suis désolé. Il faut que je reprenne tous ça et mes récits de voyage pourront de la même façon être lus par tous mes lecteurs qui m'apprécient. peu importe le contenant si le contenu plaît. | | | À: Marien33 · 3 janvier 2026 à 5:19 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 183 de 233 · Page 10 de 12 · 526 affichages · Partager Non, c'est toujours 60 jours. En revanche, dans les 72 heures qui précèdent l'arrivée, pense à faire le TDAC (carte d'arrivée digitale). | | | À: Jojoone1 · 3 janvier 2026 à 16:28 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 184 de 233 · Page 10 de 12 · 494 affichages · Partager Non, c'est toujours 60 jours. En revanche, dans les 72 heures qui précèdent l'arrivée, pense à faire le TDAC (carte d'arrivée digitale).
Merci beaucoup Joël Je navais pas pensé au TDAC. Encore le genre de truc chiant et hyper stressant, car vu d'où je viens dans les 72h précédent monarrivée je serai dans un aéroport, sans accès facile à mon ordinateur et aux prises avec une connexion aléatoire. Donc stress +++ | | | À: Marien33 · 3 janvier 2026 à 17:16 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 185 de 233 · Page 10 de 12 · 484 affichages · Partager Ca fait je ne sais combien de fois que j’essaie d’envoyer mon nouvel article et ça beugue à chaque fois quand je suis presque arrivé au bout. J’ai déjà fait 5 ou 6 tentatives. Le soir, c’est horrible ! Là je jette l’éponge je vais me coucher. Je voyais le Jojo connecté, pas même pu lui faire un coucou... Bon, alors à demain ! | | | À: Marien33 · 3 janvier 2026 à 17:20 · Modifié le 3 jan. 2026 à 17:36 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 186 de 233 · Page 10 de 12 · 481 affichages · Partager Il faut vraiment que j’accélère. Je (re)pars en Thaïlande le 18 janvier et il faut absolulment que j’aie bouclé ce carnet avant de partir car je n’y reviendrai pas, ni étant sur place ni – et encore moins – au retour... Alors je vais peut-être élaguer mon texte, sauter des étapes, et donner la priorité aux photos pour la grande joie de certains... Je pense à mon ami Songsam à qui j’avais promis des photos sur son carnet de la Thaïlande rurale en photos. Ça lui fera plaisir, même s’il est fâché contre moi.
Aujourd’hui, 26 février, je suis ravi. C’est peut-être le premier jour depuis mon arrivée en Thaïlande où j’ai pu faire ce que j’avais vraiment envie de faire. C’est-à-dire marcher dans la montagne, à travers la forêt, tout seul, en prenant mon temps... J’ai fait 660 photos de cette journée jalonnée de paysages magnifiques. Bien sûr, il y en beaucoup à jeter, certaines en double et même en triple car j’ai fait divers essais de réglages et de points de vue. Je ne sais pas si Joël a téléphoné à Phajon ou si ce dernier a été perspicace, mais il a dit à des touristes que nous avons rencontré en fin de journée : « Aujourd’hui il est content. »
Donc aujourd’hui, bien remis des événements de la veille, nous allons enfin à la cascade Huay Kaew (de Chiang Rai. Je dois préciser car il y en a une du même nom – que j’ai visitée aussi – à Chiang Mai. Comme il continuait à rechigner hier soir, je me suis montré intransigeant : - Allons-y et je verrai bien sur place si c’est impraticable ou pas. Ce matin, il m’annonce en arrivant : - Il n’a pas plu cette nuit, on peut y aller... Je ne relève pas, trop heureux de l’avoir enfin persuadé. CarLe temps est bien plus mauvais ce matin que tous les autres jours. Le ciel est très chargé et je crains fort qu’on ait droit à une grosse pluie.
Je ne sais pas si tous les chauffeurs font cela, mais à chaque sortie, au lieu de prendre de petites routes qui me feraient voir du pays, il emprunte cette espèce d’autoroute totalement sans intérêt, pratiquement jusqu’au point où nous devons nous rendre. Pour cela aussi nous n’avons pas la même conception. Le but du voyage de la journée c’est d’aller à tel endroit, donc on y va, mais par la route qui lui convient le mieux, même si un itinéraire campagnard et pittoresque aurait été bien plus adapté à la circonstance. Il ne déroge pas à « sa » règle ce matin jusqu’à ce que nous parvenions à la petite route qui conduit à la cascade. Et c’est un enchantement ! Je ne sais pas combien de kilomètres nous parcourons, mais à chaque virage je m’extasie. Le paysage est magnifique. Je suis particulièrement séduit par de véritables forêts de bambous fluides et vaporeux comme les plumes d’autruche sur les coiffures de Marie-Antoinette.
C’est dommage que le ciel soit si gris et si moche mais apparemment il ne va pas pas pleuvoir d’après mon appli météo. Au moins avec ce temps gris je vais bénéficier de moins de luminosité et le « blanc » des cascades ne sera pas « brûlé » comme ce fut le cas la plupart du temps à Chiang Mai.
Je suis obligé de répéter plusieurs fois : - Ecoute, tu vas t’arrêter et je vais continuer à pied. Je ne sais pas combien de kilomètres fait cette route jusqu’à la chute, mais j’ai envie de marcher plutôt que rester dans le véhicule. Je pense qu’il ne comprend pas, car il ne répond pas et ne s’arrête pas. En fait il est mal-entendant. Je m’en suis aperçu parce que souvent quand d’autres personnes lui parlent ou l’interpellent, il ne les entend pas, il ne réagit pas. Ce n’est pas en fait de la mauvaise volonté de sa part. Ce qui ne m’empêche pas de penser qu’il n’arrive vraiment pas à comprendre qu’on puisse aimer marcher. C’est une notion qui lui échappe totalement. La route se termine brusquement devant un baraquement délabré arborant un grand panneau publicitaire : Akha hill house, bungalow with hot shower, balcony, fan, free wifi, mountain view. For rent. A 200m. Phone or What’s app... Une grosse flèche rouge indique le chemin d’accès au bungalow. Je ne peux m’empêcher de penser que passer deux ou trois jours dans cet environnement paradisiaque doit être extraordinaire...
Mais bon, je suis venu pour voir la cascade, alors je m’engage sur le chemin indiqué par la flèche rouge imaginant bien que ce bungalow doit se situer près de la cascade. Je suis arrêté dans mon élan par Phajon : - C’est pas par là, c’est ici ! Et il me montre une pancarte écrite en Thaï indiquant un sentier qui s’enfonce à travers la forêt. Avant d’attaquer le bon chemin pour la cascade, je lance à Phajon : - Au retour, je redescends à pied !
Le chemin est facile au départ, mais au fur et à mesure que j’avance ça se complique. Ça grimpe beaucoup. C’est en effet très glissant à cause de la pluie de ces jours derniers. Il y a de la boue et les rochers sont couverts de mousse. Il faut escalader ces blocs qui barrent le chemin. Ils se révèlent extrêmement glissants. Je n’ai pas de bâton, il me faudrait un bâton. J’essaie de récupérer un bambou, mais impossible de le casser. C’est très solide et résistant un bambou ! Il m’en faudrait un pas déjà cassé et je n’en trouve pas. Tant bien que mal, je continue mon chemin et à un moment ma progression devient de plus en plus difficile. Je suis prêt à abandonner, comme je le lui ai dit hier et comme je l’ai déjà fait certaines fois dans les Himalayas, face au danger de ma témérité. Ce n'est pas le moment de se casser une jambe ou quelque chose d’autre. Mais ma petite voix intérieure n’est pas du même avis : - Essaie encore un peu, tu vas peut-être y arriver dans pas longtemps...
Alors je m’acharne en me cramponnant à des rochers. Et en plus il n’y a pas d’arbres, pas de branches où s’accrocher. Donc je m’arque boute, je plie les genoux, je progresse presque sur le cul par moments, A quatre pattes je m’agrippe aux rochers... Et puis tout à coup je commence à entendre le fracas de l’eau. Elle semble toute proche, et pourtant je ne la distingue pas. Mais ça m’encourage à continuer. A un moment je vois une échelle très raide fixée à flanc de rocher, pour escalader. Ça fait comme une falaise. Le chemin a disparu. On ne peut plus passer. Ce ne sont que des rocs. Donc, impossible de continuer sans emprunter l’échelle. Elle est toute mouillée et je me dis : « Si elle est pourrie et que je monte... Et puis si je glisse et rate un barreau... En plus, les barreaux sont assez espacés.
Je me recommande à Ganesh et je m’élance...
Je suis récompensé de ma persévérance. Je découvre d’un seul coup la cascade, une fois monté là-haut. Elle déferle en se brisant et rebondissant sur les rochers et je reste émerveillé. J’ai abouti sur une sorte de plateforme rocheuse mouillée et couverte de mousse, hyper glissante. Heureusement la présence d’une espèce de balustrade en bambous permet de s’y appuyer et de progresser plus avant vers la chute.
Je m’avance donc pour m’approcher le plus près possible de la cascade pour faire des photos. Mais à peine posè-je la main sur un bambou qu’il s’affaisse brusquement, m’entraînant dans le vide au-dessus du torrent provenant de la cascade. Heureusement l’autre extrémité de la balustrade a tenu bon et si mon buste a été projeté en avant, les pieds bien chaussés d’excellentes chaussure de marche sont bien restés fixés sur le rocher et je peux rétablir mon équilibre. Ouf ! J’ai eu chaud ! - Bien fait pour toi, me lance la petite voix. Tu en veux toujours plus ! Tu pouvais très bien faire tes photos de là où tu étais. Elle a raison et je ne m’en prive pas. Je mitraille. J’en ai fait tellement que je ne sais lesquelles choisir aujourd’hui pour illustrer ce récit.
Il est un peu plus de 10h à présent et je déballe mon petit dej : Quelques bananes et des œufs... roses vif. Une curiosité Thaïlandaise que j’ai voulu essayer. Le site exceptionnel se prête bien à un petit-dej exceptionnel avec des œufs exceptionnels. Pour ceux qui me lisent sans être jamais allés en Thaïlande, j’explique : Le nom thaïlandais de l'œuf rose est khai yiao ma, ce qui se traduit littéralement par « œuf d'urine de cheval ». Une idée reçue, ou plutôt un mythe, veut que ces œufs soient préparés en les faisant tremper dans de l'urine de cheval. Evidemment, cette croyance est fausse. Le mythe provient probablement de l'odeur d'ammoniac que dégagent ces œufs. L'œuf rose est une variante thaïlandaise de l'œuf de cent ans chinois qui consiste à conserver les œufs pendant plusieurs semaines ou mois grâce à un procédé combinant argile, cendres, sel, chaux vive et balles de riz. Le résultat transforme complètement l'œuf : il devient rose à l'extérieur, et vert-noirâtre - pas très engageant - après enlèvement de la coquille.
Je suis d’abord rebuté par l’odeur, assez forte. Mais puisque j’ai décidé d’essayer, que mon ascension m’a donné faim et que je n’ai que quelques petites bananes pour compléter, je me lance. Eh bien, c’est pas terrible, et même pas bon du tout. Enfin, moi, je n’aime pas. A part le plaisir de me dire j’ai mangé des œufs roses thaïlandais, comme lorsque j’ai mangé de l’iguane aux Antilles...
Une fois requinqué et la descente de l’échelle effectuée en marche arrière, sans voir où je mets les pieds, le retour s’effectue un peu plus facilement quoi que certains passages à la descente se montrent encore plus périlleux qu’à la montée. Mais je suis content de moi, content d’avoir vu la cascade, d’avoir pu faire de belles photos cette fois-ci, sans être enquiquiné par un excès de luminosité. Je ne sais pas si vous pourrez ouvrir cette video. Sur mon ordi elle est superbe, mais sur YouPic elle est vraiment moche de couleurs et ne s’ouvre que par à-coups. Mais vous verrez la balustrade précaire pour se protéger de tomber dans le torrent en contrebas, et surtout le tumulte de l’eau jaillissante. youpic.com/...462/1059212578933760
Et je persiste à annoncer à Phajon que je redescends à pied. - Mais, tu es fou, c’est imprudent, c’est trop long... Il y a beaucoup de kilomètres... - Ecoute, pendant que nous montions, j’ai évalué la distance, à peu près d’après le temps qu’on a mis pour arriver. A mon avis, il y a 4 ou 5 km pas plus. J’ai l’habitude de marcher, je peux les faire. Chez moi, en Inde, et même en France, j’en fais 8 à 10 tous les matins. Tu pars devant et tu m’attends en bas. Et sans continuer la discussion je pars en le laissant penaud et abasourdi.
Je prends mon pied tout au long du chemin et je me régale à faire des photos des paysages et des fleurs. Je croise des gens très souriants, très gentils qui me disent bonjour et ça me change complètement de l’état d’esprit de Chiang Mai où les commerçants sont prêts à toutes les compromissions pour gagner un peu de fric (moi j’appelle ça autrement) ce qui ne les empêche pas d’être excédés par les excès des touristes et particulièrement de tous ces jeunes noceurs et autres...
A un moment, je rencontre un jeune gars portant un gros régime de bananes sur l’épaule. Je lui demande si je peux le prendre en photo. Il acquiesce avec un grand sourire, puis il coupe une partie de ses bananes et me les offre. J’en suis très confus et heureux mais bien embarrassé par ce cadeau car il y en a une belle quantité, c’est lourd - au moins deux kilos - et très encombrant pour faire des photos. Je réussis à les coincer un peu dans ma ceinture de pantalon pour ne pas avoir les mains et les poches pleines alors qu’elles le sont déjà avec l’appareil photo, le téléphone, les accessoires, la bouteille d’eau... Mais la chance me sourit : A peu près 1 km plus loin, le chauffeur s’est arrêté donc je peux lui remettre cet imposant cadeau.
Et tandis que je poursuis à pied au grand dam de mon compagnon, il s’arrête à peu près tous les un kilomètre. Ce n’est pas ce dont nous étions convenus et je trouve son initiative intelligente et surtout très sympathique. Je le sens sincèrement inquiet pour moi. A chacun de ses arrêts, il ne manque pas de me demander comment je me sens et si je ne préfère pas finir avec lui dans le pick-up.
Et nous ne nous doutons pas qu’une surprise malvenue nous attend... | | | À: Marien33 · 3 janvier 2026 à 17:34 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 187 de 233 · Page 10 de 12 · 476 affichages · Partager La suite, la suite... Tu fais durer le suspense !!! | | | À: Yan55 · 3 janvier 2026 à 17:44 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 188 de 233 · Page 10 de 12 · 470 affichages · Partager La suite, la suite... Tu fais durer le suspense !!!
Jouir de l'instant présent et le savourer... | | | À: Marien33 · 3 janvier 2026 à 17:48 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 189 de 233 · Page 10 de 12 · 467 affichages · Partager J'ai fait mon premier essai d'insertion d'une video depuis ma galerie YouPic. Dites moi si vous pouvez la voir et comment elle est. Ici, avec ma connexion de merde, elle ne s'ouvre pas. Seulement par séquences de quelques secondes et alors que la video est superbe sur l'iPhone et l'ordi elle sot avec des couleurs dégueulasses du YouPic... Mais au moins vous pouvez voir la précarité de la balustrade... | | | À: Marien33 · 3 janvier 2026 à 19:30 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 190 de 233 · Page 10 de 12 · 448 affichages · Partager J'ai fait mon premier essai d'insertion d'une video depuis ma galerie YouPic. Dites moi si vous pouvez la voir et comment elle est. Ici, avec ma connexion de merde, elle ne s'ouvre pas. Seulement par séquences de quelques secondes et alors que la video est superbe sur l'iPhone et l'ordi elle sot avec des couleurs dégueulasses du YouPic... Mais au moins vous pouvez voir la précarité de la balustrade...
Non, je ne peux pas l'ouvrir sur mon portable... Mais sur mon ordi, ça marche très bien !!! En effet, la rambarde n'a pas l'air très solide... | | | À: Marien33 · 3 janvier 2026 à 20:35 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 191 de 233 · Page 10 de 12 · 440 affichages · Partager Quelle peur rétrospective d'apprendre que tu as failli disparaitre dans une cascade ! Très sympa, ta photo du gars avec son régime de bananes. Excellent cadrage. | | | À: Yan55 · 4 janvier 2026 à 7:31 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 192 de 233 · Page 10 de 12 · 417 affichages · Partager La suite, la suite... Tu fais durer le suspense !!!
Alors voici la suite car ça aurait été trop long sur le message précédent qui était déjà bien copieux pour les gros appétits
Quand nous arrivons tout en bas je lui dis : - Bon maintenant, je voudrais aller visiter le village Akha qui est dans ce secteur. - Mais il n’y a pas de village dans le coin ! - Si, si, il y a un village Akha près d’ici, j’en suis certain. Joël m’en a parlé, il y a un petit village typique que je voudrais visiter. Je regarde tout autour et j’aperçois un groupe de barraques, des petites cabanes, des petites maisons toutes simples... - C’est peut-être là ? - Non, non, c’est juste des maisons. C’est pas un village. Il n’y a pas de village Akha ici... Et le ton est péremptoire. Mais le mien l’est tout autant : - Pourtant il y a bien un village Akha par ici Joël me l’a assuré. Je veux vraiment le visiter, car je reste sur ma déception du village-zoo où il m’a emmené le premier jour.
Il me faut insister. C’est très lassant et fatiguant de devoir se chamailler tout le temps avec lui pour qu’il me conduise où je veux. Je comprends que si je me laisse faire sans insister, je rate à nouveau le village. - Non, non je VEUX vraiment voir ce village Akha.
Il finit donc par aller demander à des gens qui sont devant leur porte dans une maison à côté. Il expose sa requête et ça commence à parlementer pendant un temps fou. Ça me fait bien rigoler parce que finalement ils font un peu comme les Indiens - en tout cas comme les Malayalees - Ils parlent beaucoup pour dire peu au final. Donc, ça dure, ça dure, ça dure, ça dure les explications. Je ne comprends pas le thaï mais je comprends cependant que des deux côtés on répète 36 fois la même chose, comme le font les Malayalees. Et finalement, il revient à la voiture en s’exclamant : - Oh-là-là (il n’a pas dû dire ça ! Les étrangers, au moins dans les pays que je fréquente s’amusent bien de notre oh-là-là typiquement français) tu te rends compte, c’est là où on était, là-haut. Là où on s’était garé à côté du tea-shop !... Sauf que je ne sais pas de quel tea-shop il parle, où on s’est arrêté parce que je n’en ai pas vu ! En fait je n’ai pas prêté attention où il s’était garé quand je suis parti à la cascade. Il s’écrie d’un air catastrophé : - Il faut remonter tout là-haut, d’où on vient. On y va quand même ? - Ben oui, je veux vraiment voir ce village... Donc nous voilà reparti et je refais la route pour la troisième fois avec autant de plaisir : une fois la montée en voiture, une fois la descente à pied et de nouveau maintenant. Ce qui me donne l’occasion de quelques nouvelles prises de vue sous des angles et depuis des points de vue différents.
Tandis que nous remontons, il m’explique : - A partir de là, le chemin où tu voulais aller au départ pour la cascade bah c’est celui-là qu’il faut prendre pour aller au village. A 200 m plus loin, il y a le village. Effectivement je remarque maintenant que le baraquement est un débit de thé mais qui était fermé donc je n’y ai pas fait attention. Il reprend, très contrarié : - Ils auraient pu dire sur la pancarte qu’il y avait un village. Ils disaient : à louer Bungalow vue superbe, eau chaude, etc. tranquillité, téléphoner à tel numéro WhatsApp. Ils auraient pu dire que c’était la route pour aller au village. Ils auraient pu écrire sur le panneau : village Akha à 200m. Il n’arrêtait pas de répéter : - Mais ces imbéciles pourquoi ils n’ont pas signalé que c’était le village, que c’était au village que se situait le bungalow. Et en plus c’était marqué à 200 m. Mais pourquoi ils n’ont pas marqué ça sur le panneau... Ils auraient pu dire... On aurait pu le chercher, on aurait... Je ne saisis pas trop s’il est en colère contre les gens qui ont installé ce panneau ou s’il m’en veut de l’avoir obligé à remonter. Alors j’interromps son flot de paroles rageuses : - Ben, oui c’est comme ça... Il répète ses récriminations inlassablement, comme il fait pour tout. Et je réalise - maintenant qu’il parle en anglais - que c’est exactement ce qu’ils font dans leur culture à répéter 36 fois la même chose quand une seule fois suffirait.
Le village est désert. Nous rencontrons bien quelques rares autochtones, mais pas un seul touriste. Pourtant il n’est pas loin de midi à présent. Phajon me dit qu’il n’y a plus de touristes dans la région depuis le Covid. Il affirme que ça grouillait de monde et que maintenant les touristes ne viennent plus à Chiang Rai. Ce sera son leitmotiv pendant les neuf jours qu’il passera avec moi. Il semble désespéré. Moi pas. Ça fait du bien de se trouver enfin en Thaïlande et pas dans une Europe reconstituée. Je ne vois pas trop le rapport avec la pandémie. Si les touristes sont revenus ailleurs pourquoi ne le seraient-ils pas ici ?
Donc je suis seul ici comme j’étais tout seul pour aller à la cascade, tout seul pour en revenir, tout seul en redescendant, tout seul en remontant et à présent seul encore ici dans ce village Akha qui pourtant devrait les attirer. Les habitants se montrent très très souriants et accueillants, mais derrière les sourires, je perçois la détresse. Alors je commence à regarder toutes leurs productions et soudain je me sens très mal à l’aise de me réjouir qu’il n’y ait pas un chat dans les rues du village. Je devine qu’ils sont pauvres, même si ça ne se voit pas dans leur apparence. Je pense à l’Injustice qui se charge de remplir les poches des autres ailleurs... Là où il y a des touristes en quantité.
Je suis leur seul espoir d’une vente. Je ne suis pas harcelé, ils ne se ruent pas sur le blanc « riche » comme le feraient des Indiens dans les mêmes circonstances. Ils se contentent de sourire et de montrer leurs œuvres sans insister, chacun espérant faire une vente et chacun redoutant que ce soit le voisin qui profite du touriste égaré. Je regarde leurs jolies maisons traditionnelles qui, celles-là, ne ressemblent pas à un décor de théâtre comme à ce zoo humain où Phajon m’a conduit le premier jour. Je fais quelques photos des maisons mais pas des personnes.
Soudain une vieille femme portant un enfant sur le dos me demande de photographier le petit. Aussitôt c’est une débandade à l’envers. Ils accourent de partout pour se faire photographier... et me demander de visiter leur maison.
En effet, il n’y a pas de boutiques, mais presque chaque maison a un petit étal devant la porte. Parfois sur une simple table ou une chaise. Alors je souris moi aussi mais je ne suis pas très enthousiasmé par leur artisanat. Mais je me dis que je ne vais pas leur faire le coup de regarder sans rien acheter. Ils semblent tous tellement désespérés et pleins de l’espoir d’une vente. A qui acheter ? Pourquoi à celle-ci et pas à cette autre ? Subitement j’aimerais avoir plein de fric et acheter n’importe quoi un peu à tout le monde... Donc je me dis : bon si j’achète une petite merde pas cher à chacun... C’est bon... Et, subitement, je ne sais pas pourquoi, dans ce petit village tribal au fin fond de la Thaïlande, tout un pan de ma vie passée me saute soudain à la figure. Je repense à mon parcours de vie, il y a pas mal d’années maintenant. J’ai approché la grande richesse, la très grande richesse, de très très près. Je n’ose pas donner les détails ici mais ils se sont imposés à moi : le champagne à 3000 francs la bouteille, le caviar à la louche... Et à la même époque, j’ai côtoyé aussi la pauvreté la plus misérable. Et aussi des « bonnes sœurs », comme on dit, - dont une vraie sainte -. Tu dois être morte depuis longtemps, Jeanine, mais je te rends hommage ici. Mais aussi des « putains ». Je dis ce mot sans péjoration aucune, juste avec une pensée émue pour Cécilia qui voulait qu’on dise « pute » ou « putain » plutôt que « travailleuse du sexe ». Ça la mettait hors d’elle... Elle doit être morte depuis longtemps, elle aussi... Je te rends hommage également, Cécilia...
Et alors que tout ce passé me remonte à la gorge je fais une sacrée gaffe.
J’aperçois un endroit d’où il y a une belle photo à faire.
Ça fait comme un comptoir de bar et je vois même une machine à café. Deux femmes relativement âgées voyant mon hésitation car le lieu est vraiment misérable m’interpellent : - Viens, viens regarder. Pas obligé d’acheter, juste regarder... Je me crois revenu en Inde... - Est-ce que je peux avoir un café ? - Non, pas de café seulement du thé... Et en fait je ne sais même pas si c’est du thé qu’elles veulent m’offrir... Plutôt un soda ou Coca-Cola ou je-ne-sais-quoi... - Non, non, je veux du café... Et je montre la machine à café... - Pas de café et la machine ne fonctionne pas. Et l’une d’elle me montre ce qu’elle vend. De jolis petits tapis, mais il n’y a pas de jolies couleurs. Il y en a un pas mal... Quand on aime le bleu... Ce qui n’est pas mon cas... Il y a beaucoup de travail, il est beau. Pris par mon côté « bon Samaritain » à cet instant précis, j’envisage de l’acheter. Je l’offrirai à quelqu’un qui aime le bleu... Mais elle n’est pas très claire sur son prix, la vieille... Elle ne me le dit pas vraiment... On discute pendant un bon moment. Je comprends que c’est 1000 bahts. Ce n’est pas possible que ce soit 1000 bahts. C’est tissé à la main. J’ai tissé à la main pendant 15 ans de ma vie. De tels motifs, c’est un travail de dingue ! Ça doit être 10000 bahts. Mais alors 10 000 bahts ça me fait très cher... Il y a un truc que je ne comprends pas. Je vais demander à Phajon de faire l’interprète. - Je n’ai pas d’argent sur moi. Mon portefeuille est dans mon sac resté dans le pick-up. Je vais revenir... De nouveau, on m’entraîne pour faire des photos et visiter des « devant de maison ». Je ne sais pas comment appeler ça. Voilà le chauffeur qui s’en mêle et m’entraîne de maison en maison, je ne pense plus que j’étais parti chercher mon sac, je ne pense plus au tapis bleu...
J’y repense en voyant le même genre de tapis dans une autre maison. Cette fois-ci il est dans une gamme de rouge, d’orange, et de vert. Tout à fait mes couleurs préférées cette fois-ci.
Et c’est là que je fais la bêtise. Je veux voir ce qu’elle me dira comme prix par rapport à l’autre. Juste pour comparer, pas pour acheter. Et ça c’est la chose à ne jamais faire dans ces pays de marchandage. A partir du moment où tu demandes le prix, c’est foutu, on démarre le marchandage. Et tu es obligé d’acheter. Je le sais bien depuis tant d’années. Et puis, là, tout d’un coup ça m’échappe : - Et « ça », ça fait quel prix ? Et je montre l’objet de ma concupiscence après lui avoir déjà acheté plusieurs petits bracelets tissés pas chers. Celle-ci ne tergiverse pas et se montre d’emblée très claire : - 1000 bahts ! S’écrie-t-elle. Et je baisse pas le prix affirme-t-elle avec véhémence. - C’est donné ! C’est donné ! Clame ma petite voix. C’est pas possible que ce soit tissé à la main. C’est un mois de travail ou plus même ! - Mais c’est pas tissé à la main ? C’est mécanique. - Oui, oui, oui, c’est tissé à la main. On fait comme ci et comme ça... Et elle me montre ces gestes que je connais si bien pour les avoir pratiqués pendant des heures et des heures, des jours et des jours, pendant 15ans... J’essaie donc de regarder les lisières. C’est la seule façon de vérifier. Hélas, justement pour masquer les imperfections des lisières d'un tissage main et présenter un travail plus « propre », plus « fini », il y a un ourlet. Je ne vais quand même pas défaire l’ourlet pour vérifier si c’est vraiment tissé à la main. Et maintenant Phajon qui entre dans la danse : - Oui, oui, c’est tissé à la main. Ici tout le monde tisse à la main, c’est pas mécanique. Prends-le c’est vraiment pas cher ! Et avant que j’aie réalisé, le tapis est déjà dans un sac. Et... les deux femmes du tapis bleu à mes côtés. Ouille ! Je le avais complètement oubliées ces deux-là... Evidemment, elles sont très déçues : - Mais enfin, tu étais parti chercher de l’argent, tu m’as laissé en plan, tu as acheté ici, t’as pas acheté le mien... Elle ne s’exprime pas en anglais, mais je n’ai pas besoin d’anglais pour comprendre. Il suffit de la regarder. Elle n’est pas en colère, elle ne crie pas, elle ne me fait pas une histoire, mais je lis juste sa déception et surtout son chagrin d’avoir raté cette vente. J’aurais préféré qu’elle m’engueule, qu’elle me tape un scandale. Elle aurait eu raison de le faire. Je ne sais plus où me mettre, j’aurais envie de disparaître... Je me tourne vers le chauffeur : - Dis-lui que le sien était bleu et que le bleu c’est pas ma couleur et qu’elle avait pas de jolies couleurs et que celui-là est rouge et je préfère dans les tons rouge. Pour me racheter j’achète à sa sœur, sa fille, sa nièce ou je ne sais qui des bracelets et des porte-monnaie pour un total de 450 bahts. Ils sont très jolis et je me dis : ça ce sont des petites pièces, ça c’est possible que ce soit fait à la main mais le grand tapis, j’ai des doutes.
Une fois redescendus, nous allons manger dans une gargote qui ne paie pas de mine, et le plat que je choisis est vraiment délicieux.
Puis Phajon m’amène chez lui et je suis profondément touché par sa pauvreté et l’état de santé misérable de sa femme physiquement. Je rentre à mon hébergement à 16h20 où je m’offre une débauche de glace et de pâtisserie installé dans un des confortables fauteuils de la cafeteria du homestay.
En fin de journée, j’ai toujours de gros doutes. Le tapis est quand même très grand, il y a énormément de travail dessus, il y a énormément de motifs extrêmement ouvragés, c’est pas possible, c’est pas possible que ce soit 1000 bahts pour un travail à la main. Je me rappelle avoir vu dans un de mes guides-papier qui louait le travail artisanal des tribus en précisant bien quand même qu’ils font venir des imitations fabriquées en grande série en Chine. Donc j’examine mon tapis avec un œil de pro. J’examine comment a été fait mon tapis, je défais un peu l’ourlet... En fait il s’agit d’un « morceau » d’une très grande pièce, d’une grande largeur, d’un long métrage, tissé sur un grand métier mécanique. Au mieux semi électrique et manuel. Et ensuite, ils taillent des petits tapis, arrêtent les bords avec une piqûre machine pour qu’ils ne se détissent pas, et on fait un ourlet pour masquer la supercherie. Ils doivent couper 20 ou 30 tapis dans la même pièce. Et on vend au touriste un tapis 1000 bahts qui en vaut à peine 100 ou 200 au départ usine. Mais après tout, si le travail est très joli et ressemble à s’y méprendre à un ouvrage réellement tissé main et qu’on est content... d’avoir un grand joli tapis pour 1000 bahts alors pas de regrets.. | | | À: Marien33 · 4 janvier 2026 à 15:26 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 193 de 233 · Page 10 de 12 · 382 affichages · Partager C'est pour des récits comme celui-ci que je lis tes carnets même si la destination n'est -a priori- pas de prédilection pour moi.
Et, subitement, je ne sais pas pourquoi, dans ce petit village tribal au fin fond de la Thaïlande, tout un pan de ma vie passée me saute soudain à la figure.
Et donc, pourquoi tout cela te saute à la figure à ce moment-là? Quel lien connexe entre ces femmes pauvres qui voulaient te vendre à tout prix (c'est le cas de le dire) des babioles et ce duo de bonne sœur et de péripatéticienne quand tu alternais entre opulence et misère dans ta vie passée? 🤔😂 | | | À: Pagaljavab · 5 janvier 2026 à 6:36 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 194 de 233 · Page 10 de 12 · 357 affichages · Partager Quel lien connexe entre ces femmes pauvres qui voulaient te vendre à tout prix (c'est le cas de le dire) des babioles et ce duo de bonne sœur et de péripatéticienne quand tu alternais entre opulence et misère dans ta vie passée? 🤔😂
Ta question m’embarrasse. Elle demande pour te répondre d’entrer dans des considérations toutes personnelles. Que vas-tu penser si je n’y réponds pas ? Et pourquoi répondre en privé à une question posée en public ? Il ne faut pas chercher une réponse rationnelle. D'abord, je n'alternais pas - comme tu dis - entre opulence et misère. Je vivais dans ces deux mondes en même temps. Ce fut une simple question de pensées qui se sont enchaînées les unes à la suite des autres, spontanément, sans que je les contrôle. Les fameuses associations d’idées de Freud. L’élément déclencheur c’est, bien sûr, le tissage à la main. Une période très forte de ma vie, riche en rencontres de personnes et de situations. L’autre élément déclencheur connexe : la pauvreté et l’injustice de la vie. Tout s’est enchaîné dans ma tête, ce jour-là, dans ce village tribal. Il y a quarante ans, j’aurais pu devenir une « célébrité » dans mon domaine. Un milliardaire-mécène rencontré lors d’une Expo à Paris, enthousiasmé par mes créations, avait décidé de s’en charger. Et ainsi je suis entré dans ce monde de riches. Parallèlement, à cette même période, j’œuvrais dans une association de lutte contre le sida et j’accompagnais des personnes en grande détresse, et j’en voyais beaucoup tomber comme des mouches. Ces deux activités n’étaient pas compatibles. J’ai fait un choix.
En rencontrant ces femmes tribales et leur production de tissage, leurs difficultés à vendre leur travail et surtout leur art, j’ai repensé à mes propres créations que j’avais bien du mal à vendre par moi-même à un prix plancher, dans mon modeste atelier-boutique, alors qu’elles se sont vendues à des prix exorbitants qui me donnaient le tournis dans des boutiques de grand luxe quand les riches s’y sont intéressés. Le lien connexe entre ces pauvres femmes Akha et Cecilia et Jeanine, c’est que j’ai renoncé à la voie qui m’était ouverte préférant m’impliquer dans l’humanitaire.
Sinon, - tu verras quand tu atteindras mon âge - quand on se sent dans la dernière ligne droite de la vie, le moindre détail, la moindre parole, le moindre événement fait remonter des souvenirs de gens ou de situations qu’on avait complètement oubliés voire enfouis très profondément... | | | À: Marien33 · 5 janvier 2026 à 13:43 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 195 de 233 · Page 10 de 12 · 332 affichages · Partager 28 février. A nouveau une journée ratée. Je suis très contrarié. Nous devions aller au Doi Mae Salong c’était une balade dans la montagne et dans un village du même nom. Je lui en avais parlé la veille, il m’avait dit oui demain c’est ça qu’on fait.
Donc je m’équipe en conséquence. Je chausse de nouveau mes chaussures de randonnée... En cours de route je ne comprends pas parce que plusieurs fois je vois des panneaux indiquant Mae Salong sans qu’il prenne cette direction. En revanche il suit ceux pour Chiang Saen. - On va bien au Doi Mae Salong ? - Non, non, non, on va à Chiang Saen. - Tu aurais dû me prévenir que tu avais changé d’avis parce que je me suis mis mes chaussures de randonnée car je pensais qu’on allait dans la montagne. Et là, on va visiter une ville et des temples. Il va falloir ôter les chaussures, défaire les lacets, quitter les chaussettes... Pour moi c’est très compliqué. Je ne peux plus me baisser facilement et encore moins me relever. Si tu m’avais prévenu j’aurais mis mes sandales évidemment.
Il ne comprend vraiment rien quand je lui parle. Il me répond : - On va en acheter, c’est pas un problème. - J’en ai, je n’ai pas besoin d’en acheter... Je ne mets pas les mêmes chaussures selon où nous allons. Je sais que je vais m’embêter toute la journée à lacer/délacer mes chaussures, enlever/remettre les chaussettes. Si je ne noue pas les très longs lacets je dois les enfoncer dans la chaussure sous la plante des pieds, mais sur un long parcours, toute une journée, j’ai mal et ça me cause des irritations, voire des ampoules. Alors je les attache sur le côté, mais au bout d’un moment ils se détachent, traînent par terre, je marche dessus, et je tombe...
Nous commençons par le Wat Pha That Pha Ngao, que je n’aime pas trop. Je fais quelques photos intéressantes des nagas. Intéressantes d’un point de vue de photographe, car une photo n’est jamais la même quand bien même le sujet ne varie pas... Mais les nagas me sont devenus indigestes, je ne les supporte plus.
En baguenaudant à travers les divers sanctuaires, j’aperçois un escalier qui se perd dans les profondeurs de la forêt à travers laquelle il grimpe. Un escalier très raide aux centaines de marches, flanqué de majestueux nagas à cinq têtes. Cela signifie donc qu’un temple, forcément, ou quelque édifice religieux nous attend glorieusement au sommet. J’hésite longuement avant de l’emprunter... Je pense à voix haute : - Que de marches ! Il doit y en avoir 200 ou 300... C’est pas pour moi... - Il faut que tu montes, me souffle mon ange gardien. - Pas question ! Tu as vu le nombre de marches ? Et peut-être qu’en haut il n’y a rien d’intéressant à voir. - Monte, je te dis ! - Cet escalier semble complètement abandonné. Il n’est pas entretenu, il est envahi de feuilles mortes et de débris divers... Ce qui signifie qu’il n’est pas fréquenté. Si ça se trouve, il n’y a qu’une ruine en haut... - Monte, je te dis. Et discute pas !
Alors je m’exécute sous ces injonctions sans appel. A mesure que je m’élève, je découvre de petits paliers qu’on ne soupçonne pas vu d’en bas ce qui amplifie la distance à parcourir. Par endroits des marches sont beaucoup plus hautes. D’autres plus plates. Un bel exercice pour les chevilles, les genoux, et... le cœur. (Je les compte en redescendant : environ 300 !)
Quand je parviens en haut, belle surprise, !
Un très joli temple, bien plus beau que ceux qui se trouvent en bas. Manifestement le chauffeur ne le connait pas. Un panneau indique qu’il s’agit du Wat Phra That Chom Chan. Je pénètre dans le temple. Là aussi je suis tout seul. Il est différent de ce qu’on voit habituellement. De somptueuses peintures dorées en relief retraçant des épisodes de la vie de Bouddha ornent le haut des murs. Mais cet « or » est cuivré, une couleur tirant sur le bronze. L’ensemble de la décoration tire sur un aspect « bois précieux » sombre. On est loin du clinquant tapageur habituel. J’apprécie beaucoup cette sobriété.
Un moine se trouve là. Pendant que je fais mes photos, indifférent à sa présence, car je ne sais pas si mon intrusion en ce lieu apparemment ignoré, ou au moins peu fréquenté, le dérange ou le perturbe dans une dévotion quelconque, il ne cesse de m’observer avec attention. Je me décide à tourner mon regard vers lui. Il me sourit largement et m’appelle. Il m’invite à m’asseoir en face de lui... - D’où viens-tu ? De quel pays ? - India-... ? - Yes, India- India ? India... India... India ? Je, je... je... Je ne vois pas... Je ne sais pas de quel pays tu parles. Je ne connais pas ce pays... Mes yeux doivent sortir de leur orbite. Il n’a pas dû comprendre, c’est pas possible... Il répète India tant de fois, qu’il ne peut pas ne pas m’avoir compris. Et puis la prononciation de India est vraiment la même partout. Pas de confusion possible. Alors je répète, avec à mon tour un grand sourire, à la fois interloqué, confus de ne pas me faire comprendre ou gêné de son ignorance d’un pays de l’importance de l’ Inde, connu mondialement : - Yes, India... Bodhgaya ! Je pense qu’en lui nommant la ville sacrée, la ville de l’arbre de la bodhi où le prince Siddharta a atteint l’éveil et est devenu Le Bouddha, ça va lui parler... (Pour mieux comprendre, je vous conseille de consulter fr.wikipedia.org/wiki/Siddhartha_Gautama ) Le mot est magique. Il s’exclame : - Ah ! Ah, tu viens de Bodhgaya ? - Je ne viens pas de Bodhgaya, mais j’y suis allé... Heureusement qu’il ne me demande pas si je suis bouddhiste et je ne le lui dis pas, me souvenant des réactions précédentes des autres moines. Et puis pas envie de lui parler de mes propres convictions et de mon rejet de toutes ces dorures ostentatoires, prières et manifestations religieuses complètement en décalage avec la doctrine de Bouddha, et encore moins de ce que je pense des clergés, toutes religions confondues. En d’autres temps, je serais bon pour le bûcher. Je (me) pose trop de questions. Je conteste trop les affirmations et les comportements ecclésiastiques.
J’ai déjà été béni au Temple du Scorpion, recevant un nouveau bracelet. Celui-là, en tire un des profondeurs de sa « ka sa wa phat » (la robe monastique) safarine-news.over-blog.com/...s-moines-thailan... et me l’attache au poignet droit avec les deux précédents tout en récitant une fervente prière très longue. Je suppose que ce sont vraiment des prières de protection, comme me l’ont affirmé, et m’en ont gratifié aussi maints moines et lamas au Ladakh, au Zanskar et à... Bodhgaya. Me voilà maintenant avec mes trois bracelets de protection au poignet droit, celui au poignet gauche et le cordon autour du cou... Je peux voyager en paix et en confiance... Je me promène tout autour du temple dans une sorte de parc bien propret et j’accède à une terrasse aménagée en un exceptionnel belvédère
qui me permet de jouir gratuitement d’une vue extraordinaire sur le Mékong, ses rives, son trafic et, un peu plus au-delà, dans la brume, la ville de Ton Pheung au Laos. Je dis gratuitement car je découvrirai peu après qu’ici aussi a été aménagé un sky walk pour admirer la même vue que de ce belvédère méconnu.
Je redescends empli de grâce et de béatitude à partir de quoi tout dérape car Phajon me conduit au Wat Chedi Luang Wiang qui est un temple Lanna très ancien dont il ne reste que les ruines de la base sur laquelle ils ont aménagé une structure moderne que je ne trouve pas très réussie esthétiquement. La plus grande partie du reste du temple est ouverte. Ils n’ont rien reconstruit par-dessus. C’est très bien comme ça. C’est ouvert comme un grand préau, mais la statue de Bouddha n’est pas extraordinaire. Je trouve que je perds mon temps et je commence à m’agacer, ce qui vient gâcher le bien-être mental dont je viens de bénéficier. Je ne sais pas s’il y a quelque curiosité à voir à Chiang Saen, mais j’ai envie de marcher dans la ville et de la découvrir par moi-même. Même s’il n’y a rien à y voir touristiquement parlant j’aime me promener à travers une ville et ouvrir grands mes yeux, mes narines, mes oreilles...
- Tu te gares quelque part et tu me laisses, je vais marcher un peu dans la ville. Encore une fois il ne comprend pas, pour la bonne raison qu’il ne peut imaginer que ça me fasse plaisir de déambuler à pied dans une ville ou dans un village. Alors, je précise : - De de toute façon, il est déjà 12h30, on ne va pas faire comme les autres jours, on va manger maintenant. J’ai faim. - D’accord acquiesce-t-il. Et il se dirige vers la sortie de la ville et se met à rouler, rouler, rouler... - Mais attends, tu n’as pas compris ? Je veux qu’on aille manger. - Oui, oui, on y va... Et il ajoute : - On va au golden quelque chose... Je ne comprends pas ce qu’il me dit, et tandis que je tente de reconstituer les sons que j’ai entendus pour deviner et saisir le sens de ses paroles, j’aperçois des panneaux sur la route : Golden Triangle. Alors, je suis complètement perdu : Le Triangle d’Or c’est une région, un secteur touristique très fréquenté. C’est exactement ce que je fuis. Et il s’agit de tout un circuit d’après ce que j’ai compris dans les guides. On ne peut pas faire le circuit du triangle d’or en une après-midi, c’est pas possible. Ça fait au moins 550 km, le tour du triangle. Et je continue à voir des panneaux indicateurs, des pubs pour des hébergements ou des restaurants : Triangle d’Or... Soudain, un grand panneau : Bienvenue au Triangle d’Or. - On est arrivé ! qu’il me dit.
C’est un lieu à touristes abominable. Il y a des boutiques à touristes partout, partout, partout... On se croirait à Lourdes ou au Mont Saint Michel ! Et tous vendent les mêmes articles, comme d’habitude dans ces endroits. Mais, curieusement, il n’y a pratiquement pas de touristes. Phajon le remarque aussi : - C’est impressionnant, il n’y a personne ! Habituellement c’est bondé ! Je parcours les lieux d’un regard scrutateur, et machinalement je compte : Nous sommes là douze à quinze touristes... - C’est impressionnant, reprend Phajon qui aime bien répéter 10 fois la même chose, il n’y a plus personne. C’est Money, Money, Money... Les gens n’ont plus d’argent, les gens n’ont pas d’argent... J’ai envie de lui répondre qu’à Chiang Mai c’est bondé de touristes... Je pense plutôt que ce lieu a été trop galvaudé, les gens se sont lassés, c’est passé de mode...
La mode touristique en ce moment ce n’est pas d’aller où tout le monde va (sauf les Bidochons sur les plages du sud) je dis ça d’après les photos et videos que certains ont postés ici sur VF, moi je n’y ai jamais mis les pieds et ne les y mettrai jamais. La mode touristique actuelle c’est précisément les fameux « sentiers battus ». Si bien que (si vous prêtez attention aux pubs des agences et autres intervenants du tourisme) la pub actuelle pour attirer le client c’est « authentique » « hors des sentiers battus » « sauvage » « nature » « tribus ». Et ce qui est marrant c’est qu’alors ces sites hors des sentiers battus deviennent envahis en à peine un an. C’est pourquoi je conseille encore et toujours de ne pas divulguer en public, n’importe comment les lieux exceptionnels, mais de les partager avec parcimonie en privé avec des gens « qui le méritent »
Le soleil darde ses rayons tant qu’il le peut. Pas un coin d’ombre, une chaleur pas possible. Je suis épuisé, je n’ai qu’une envie c’est de m’en aller. Donc je traîne un peu, je fais quelques photos mais cette étape nous fait perdre une bonne heure pour rien. Au moment de quitter les lieux, il est 13h30. Il voit bien que je fais la gueule et que nous n’allons pas rentrer si tôt et surtout après n’avoir rien fait d’intéressant de la journée (exception faite de mon escapade au Wat Pha That Chom Chan et de ma rencontre « spirituelle » avec ce moine) - Qu’est-ce-que tu aimerais voir ? - Je voudrais voir de la montagne, je voudrais aller sur des petites routes, voir des villages de la montagne. J’en ai marre des temples, je ne veux plus voir de temples... Il réfléchit un instant, puis : - Je ne sais pas où aller je ne vois pas d’endroit où aller dans cette région... Moi je sais qu’il y a plein de petits coins touristiques jolis dans ce secteur. Je l’ai lu dans des guides ou sur des blogs en ligne. Mais je n’ai rien noté, je me fiais à lui. Mais il ne les connait pas. Et moi non plus. Je sais qu’ils existent mais j’ai oublié les noms. Comment les lui indiquer ? - Je sais où je vais t’amener... Toujours pareil : je sais où je vais t’amener mais sans rien me dire, sans préciser où il va me conduire effectivement.
Et nous voilà repartis à rouler, rouler, rouler. Je n’ai aucune idée où nous allons par rapport à mon hébergement et par rapport à ce lieu que nous venons de quitter. Et nous aboutissons dans une immense plantation de thé. A Mae Chan. Cela n’a rien à voir avec « mes » plantations de thé en Inde, à Munnar ou Oothy ou dans le Coorg qui sont vallonnées, sauvages merveilleusement pittoresques. Ici, ça ressemble aux vignes dans le Bordelais et le Blayais. Là encore je retrouve un côté artificiel et bien propret comme dans un parc public. Je retrouve cette ambiance, cet aspect « aseptisé » de la Thaïlande. L’ensemble est très artificiel : même un faux lac, ici aussi, pour faire joli dans le « décor ». Et, de fait, oui, c’est joli, mais c’est froid, trop ordonné, trop bien disposé... Je déteste les jardins « à la Française » de nos châteaux. Ici c’est un peu pareil... - Arrête de râler, intervient la petite voix. Il faut positiver, qu’ils disent tous... Alors positive ! Tu vas pouvoir t’acheter des thé différant des thés indiens. Tu vas sûrement trouver du « Oolong » que tu as acheté à Darjeeling et qui était bien cher n’étant pas un thé « local »...
L’espace de vente qui ressemble à une boutique de luxe occidentale est envahi de touristes de tous poils. Les thés sont tous à un prix ahurissant, exorbitant. 400 bahts le petit paquet de 150 g ou 200g. Quand je raconte ce que j’ai vu à Phajon, il recommence sa tirade sur l’argent : - Tout augmente, tout augmente ! Ils veulent tous se faire de l’argent... Ils changent tout... Et le voilà qui se lance dans une interminable diatribe contre les Bouddhistes (il est chrétien) - Ils n’arrêtent pas de faire des nouveaux temples... Ils demandent de l’argent partout... Ils veulent de l’argent, de l’argent, ils font tout pour avoir de l’argent... Et après, avec cet argent ils construisent de nouveaux temples... Et à quoi ça sert des nouveaux temples ?
Après avoir regagné le véhicule, nous roulons, roulons, roulons, roulons, roulons sur cette autoroute pendant je ne sais combien de kilomètres. A un moment je lui montre un panneau de direction : - C’est là qu’on va demain ? Évidemment, il ne me comprend pas. Il croit que je que je veux y aller maintenant et répond : - Oui, mais pas maintenant... Pas maintenant... Demain... Mais pas par cette route, parce que ça tourne trop. Elle est dangereuse, ça tourne trop... Alors là je comprends que c’est bien sa propre volonté de prendre l’autoroute, alors qu’il m’affirmait qu’il n’existait pas de petites routes. Pour lui les petites routes ne présentent aucun intérêt... - On traverse plein de villages, on perd du temps... se justifie-t-il. Pour lui, l’autoroute est confortable. Il fonce à 90, à 100... Et moi je vois défiler des banlieues, des usines, des bâtiments sans aucun intérêt.
Nous mettons presque deux heures pour rentrer. Nous arrivons encore plus tard que les autres jours. Je suis assez énervé. En route j’ai décidé de demander à la propriétaire de l’hôtel de lui traduire que je veux uniquement de la montagne, que je ne souhaite plus prendre d’autoroute, parce que, décidément, il ne comprend rien à ce que je lui demande. Aujourd’hui, je lui paye sa journée : seulement 1000 bahts, comme convenu. Pas question d’une rallonge en guise de remerciements et je lui réaffirme : - Demain, on va vraiment dans la montagne ! - Oui, oui, oui... J’ai l’impression qu’il ne m’écoute pas, alors j’insiste : - Je veux vraiment aller dans la montagne, je ne veux plus aller en ville, je ne veux plus voir de temple, j’en ai marre des temples... - Oui, oui c’est la montagne... Et j’ajoute : - Et par des petites routes... (je dis : small road) Il répète : rod, rod, rod... Il ne comprend pas ce que je veux dire. Alors je sors mon traducteur et je lui montre l’écran où j’ai traduit en thaï : - Ah oui ! Road ? Et j’ajoute : - Aujourd’hui, j’ai pas aimé du tout. On a passé des heures et des heures à rouler sur autoroute. Dans les deux sens. - Ah, oui ! Mais il n’y avait pas d’autres moyens d’y aller. Demain ce sera que des petites routes comme celle d’ici, du village... | | | À: Marien33 · 5 janvier 2026 à 19:23 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 196 de 233 · Page 10 de 12 · 311 affichages · Partager Parallèlement, à cette même période, j’œuvrais dans une association de lutte contre le sida et j’accompagnais des personnes en grande détresse, et j’en voyais beaucoup tomber comme des mouches. Ces deux activités n’étaient pas compatibles. J’ai fait un choix.
Le lien connexe entre ces pauvres femmes Akha et Cecilia et Jeanine, c’est que j’ai renoncé à la voie qui m’était ouverte préférant m’impliquer dans l’humanitaire.
Ce fut la voie de Siddharta. Honneur et respect. | | | À: Marien33 · 5 janvier 2026 à 21:11 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 197 de 233 · Page 10 de 12 · 304 affichages · Partager Ta question m’embarrasse. Elle demande pour te répondre d’entrer dans des considérations toutes personnelles. Que vas-tu penser si je n’y réponds pas ? Et pourquoi répondre en privé à une question posée en public ?
Je n'attendais pas forcément une réponse de ta part. Ce passage m'avait intrigué et comme les éléments y étaient bizarrement juxtaposés, il m'est venu cette réflexion. Mais finalement, j'ai une réponse en bonus!
Sinon, - tu verras quand tu atteindras mon âge - quand on se sent dans la dernière ligne droite de la vie, le moindre détail, la moindre parole, le moindre événement fait rem onter des souvenirs de gens ou de situations qu’on avait complètement oubliés voire enfouis très profondément...
J'en suis convaincu. | | | À: Marien33 · 6 janvier 2026 à 15:43 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 198 de 233 · Page 10 de 12 · 277 affichages · Partager 28 février. Nous partons donc aujourd’hui pour la montagne, à Maé Salong à travers le Doi Salong. Je vais essayer d’abréger pour avancer car sans être vraiment ratée la journée ne présente rien d’exceptionnel à raconter. Ça a encore mal commencé en ce sens que Phajon n’a rien compris à mes envies. Certes, nous n’avons pas pris d’autoroute mais une jolie route de montagne... Sur laquelle il roule à toute allure, comme un fou. Je redis ce que j’ai dit hier : Il n’a pas compris que le plaisir et l’intérêt de la sortie ce n’est pas pour moi seulement le lieu d’arrivée final, mais que tout le parcours en fait partie. Je pensais pouvoir quitter la route goudronnée et randonner un peu sur des chemins à travers montagne et forêt, mais on n’a fait que rouler. Habituellement avec tous mes chauffeurs, je règle la vitesse de mon appareil photo à 1/2000. Ce qui la plupart du temps me permet de faire de très belles photos sans obliger le chauffeur à s’arrêter toutes les cinq minutes ou tous les 100 m pour capturer une jolie vue. Et ensuite, je recadre et j’élimine les éléments indésirables de bord de route. Mais aujourd’hui il roule tellement vite que le temps d’appuyer sur le déclencheur ce que je voulais photographier est déjà passé.
Arrivés à Mae Salong, je lui demande de s’arrêter, de se garer et de me laisser marcher à travers le village. Il réagit comme si j’avais dit une énormité : - Mais il est très long le village ! Il fait au moins 1 km... ou deux. Mais je m’en fous, ce n’est pas beaucoup pour moi. Toutes ces jolies maisons ont des murs couverts de peintures décoratives, de véritables œuvres d’art. Je veux faire des photos de street art. Je ne veux pas recommencer à faire de la voiture toute la journée, je veux marcher. Et donc je pars à pied, visiter le village.
Mae Salong est complètement désert. C’est ahurissant ! Il s’agit d’un gros village touristique, bourré de boutiques vendant toutes sortes de produits locaux. Mais la plupart sont fermées. Et dans les quelques rares qui sont ouvertes, les commerçants font vraiment la gueule. Ils sont sinistres, pas un sourire ! Ils ne réagissent même pas à mon arrivée. Par exemple cette jeune femme qui n’a pas décroché de son écran de téléphone à mon arrivée et pendant tout le temps de ma visite.
Ça ne m’a pas donné envie d’acheter quoi que ce soit. C’est encore pire qu’hier. Je suis le seul et unique touriste dans tout le village ! C’est incroyable !
Je crois d’abord que nous sommes arrivés trop tôt, c’est pourquoi les boutiques ne sont pas ouvertes, mais Phajon dément : - Non, non, c’est parce qu’il n’y a pas de clients. Ils ne vont pas perdre du temps en ouvrant leurs boutiques alors qu’ils ne vendront rien. Alors ils restent chez eux, en ville. Ils ne viennent même plus ici. Et il reprend sa litanie sur l’argent et le manque d’argent des gens Je suis toujours aussi certain qu’hier que ça n’a rien à voir avec le manque d’argent. C’est que les touristes ne sont plus intéressés par ce genre d’endroit. Je ne vois pas d’autres explications puisque je les ai vus ailleurs par milliers agglutinés au même endroit, comme par exemple hier à la plantation de thé.
Au centre du village, le long de la route qui est la rue principale, je vois une sorte de place sur laquelle on imagine un marché. Mais il n’y a qu’un seul stand qui vend des calebasses et quelques produits locaux dont du miel. Ici aussi, les femmes tirent une gueule pas posssible. J’achète un pot de miel avec le rayon de cire à l’intérieur pour comparer avec les miels de montagne de l’ Inde et particulièrement de l’Himalaya. La femme ne se déride pas pour autant. Elle ne semble même pas être contente d’avoir vendu son pot de miel. J’essaie quand même d’engager un échange avec les deux femmes pour rompre la glace. Elles me confirment qu’il n’y a plus personne qui vient ici.
Comment un lieu si touristique a-t-il pu d’un seul coup être déserté ainsi ?
C’est au point qu’il n’y a rien à manger ! Tous les restaurants sont fermés. Les rares qui sont ouverts sont de petits boui-bouis, qui n’ont rien à vendre ! C’est absolument incroyable. Quand je demande à manger, on me répond qu’il n’y a pas de denrées qu’il n’y a rien à cuisiner. Sur effectivement 1 km ou plus s’il y en a trois ou quatre ouverts c’est un grand maximum. Ils sont ouverts, mais en fait ils sont fermés 🤣 🤣 🤣 puisqu’ils n’ont rien à offrir, on me renvoie de l’un à l’autre et c’est partout pareil. Je finis enfin par en trouver un qui veut bien me préparer des ailes de poulet frites, ce sera très mauvais, pas épicé aucun goût, même pas salé. Pour 150 bahts alors que tous ces jours derniers, nous sommes allés dans des gargottes où je me suis régalé avec des plats à seulement 50 bahts.
Il n’y a rien à faire ici. Alors nous repartons et je demande à Phajon de rouler et de me laisser marcher à pied le long de la route. Il est effaré. - Mais enfin, tu ne vas pas faire 30 km ? - Je ne vais pas faire 30 km, mais en faire huit ou dix ne me fait pas peur. Et même pourquoi pas davantage ? Je lui dis de s’arrêter tous les deux ou trois kilomètres pour me récupérer si je suis fatigué. Au moins, maintenant, je peux faire des photos.
Les paysages sont très beaux mais quand on est allé dans l’Himalaya, on devient très difficile. Je fais donc de nombreuses photos de paysages qui me paraissent splendides mais quand je les visualiserai sur mon ordinateur, je serai déçu car les images ne rendent pas du tout l’ampleur du panorama, ni le charme des différents tons de vert. Le vert de la nature est souvent difficile à rendre en photographie surtout quand la végétation occupe une grande partie du cliché, mais c’est particulièrement le cas aujourd’hui. Je considère mes photos dans intérêt, sans vie...
Je trouve quand même le moyen d’acheter du thé Oolong dans un entrepôt le long de la route. Le prix est dérisoire et la jeune femme m’assure qu’il est bio quand je demande s’il est « organic », elle me répond oui oui, « original ». Je me fais un petit stock pour moi et pour offrir. Je ne le trouverai pas extraordinaire par rapport au Oolong des jardins de thé de Darjeeling, acheté à Kolkata.
Je suis quand même content de ma journée quand nous rentrons à mon hébergement, car j’ai vu quand même de très beaux paysages et j’ai pu marcher un peu le long de la route. Je ne suis pas restétoute la journée, le cul dans le pick-up à rouler toute la journée comme la veille. Mon appli de randonnée m’annonce que j’ai fait 12 km (d’après le GPS), mais je pense en avoir fait beaucoup plus en réalité (d’après le nombre de pas) sur l’ensemble de la journée.
Voilà tout ce que je retiens du Doi Salong. Et en faisant ce récit, je m’aperçois que Mae Salong et le Doi Salong sont des lieux que m’a recommandés notre ami Songsam, comme étant sympas à visiter pour cette année. Alors je ne vais pas manquer d’y retourner pour voir si le village s’est réveillé. Comme vous le savez, je n’aime pas les lieux envahis mais de là à les trouver complètement déserts au point qu’il n’y ait rien à manger dans les restaurants, cela fait une marge ! Je me demande vraiment comment ce sera cette année.
Phajon est un chauffeur très sympathique et rigolo par sa façon d’être et ses réflexions contre les Bouddhistes, il conduit très bien aussi - mais beaucoup trop vite à mon gré – donc je le recommanderai chaudement. Il était dans mes intentions de faire appel à lui pour mon nouveau séjour. Mais en lisant tous ces points négatifs et agaçants, notamment sa façon de dire oui, oui, mais n’en faire qu’à sa tête, car il veut bien faire et me proposer des lieux très courus par les touristes alors que je souhaite tout le contraire. Mais les coins rares les « pépites » que tout bon chauffeur connaît, lui, il n’en connaît pas il se borne à ce que demandent les touristes en général, notamment de se faire conduire en s’en remettant totalement au chauffeur. Alors je me pose des questions. Mais son tarif est si intéressant que le cas est à reconsidérer. Avant de me quitter il me dit : - J’ai vu que t’aimes la montagne et faire des photos, alors demain je t’amène dans un chouette endroit pour ça... Aurait-il enfin vraiment compris ce que j’aime faire (et ne pas faire) ? Nous le saurons demain...
Mon voyage en Thaïlande touche à sa fin puisque demain nous serons le 1er Mars et que je quitte Chiang Rai le 03 mars et la Thaïlande le 05... Il serait temps que j’aie enfin une expérience du genre de celles qu’on dit « inoubliables » | | | À: Marien33 · 6 janvier 2026 à 16:18 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 199 de 233 · Page 10 de 12 · 269 affichages · Partager Je rajoute une page sans commentaire juste pour vous montrer la tristesse de ces jolies décorations de maisons fermées, barricadées, abandonnées... Juste à titre documentaire sans recadrage ni édition
| | | À: Marien33 · 6 janvier 2026 à 19:34 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 200 de 233 · Page 10 de 12 · 249 affichages · Partager Bonjour, Je te suis toujours et je ne comprends pas ta visite à Mae Salong que j'ai visitée il y a 10 ans. On y va pour son intérêt historique et le musée qui raconte tout ça, les chinois anticommunistes..etc.J'ai fait des photos mais je n'ai jamais pris le temps de traduire les panneaux en anglais. On y va pour voir les plantations de thé parce que c'est graphique et qu'on n'a jamais vu ça, c'est mon cas! Pour acheter du thé qui est parait-t-il excellent (rapporté en cadeau pour les amateurs de mon entourage) Bon! le Thé pour toi venant d' Inde tu es peut-être saturé... Mais on y va aussi pour l'immense marché des ethnies qui se tient tous les jours entre 6 heures et 8 heures du matin. Les Akkhas et autres ethnies viennent vendre fruits, légumes et viandes. Il y a des stands de nourriture partout...et les moines qui viennent mendier leurs offrandes. Nous avions passé une nuit dans un hôtel chinois prétentieux, "décor" froid, personnel glacial. Il n'y avait pas grand choix, pas de repas mémorable non plus. Chinois quoi! Nous avons visité des temples bouddhistes thaïs qui auraient pu t'intéresser: un très moderne à mon goût: forme architecturale classique mais grande sobriété de couleurs: pas d'or sauf autour du Bouddha, juste du rouge bordeaux pour souligner les lignes architecturales. Un autre temple était en cours de construction dédié au coq noir local, spécialité culinaire de Mae Salong, il y avait partout des coqs en plâtre (pas en pâte!). cela promettait d'être kitchissime. Après une trentaine d'années à aller en Thaïlande (souvent quelque jours en passant pour aller visiter les pays alentours), j'ai le goût assez sélectif en matière de temples. J'ai fait beaucoup de photos du marché, avec le flash intégré à l'appareil car il faisait nuit la plupart de temps, des photos sympas des plantations de thé pendant l'arrosage du matin, et celles du temple moderne. Mais pour mes montagnes c'est comme chez nous, il faut la bonne lumière qui n'est jamais celle de la mi-journée. Je n'ai pas la même tactique que toi pour le chauffeur: après plusieurs déboires au début de mes voyages, je demande conseil à ma guesthouse que je choisis bien notée, bien située et pas chère. Ils savent que si le client est mécontent du chauffeur, il y aura des mauvais commentaires sur internet. Je négocie avec le chauffeur et ça se passe bien. Dans le cas de Mae Salong il connaissait bien et nous a emmené voir des choses qui n'étaient pas dans les guides et déposé dans des chemins ombragés pour marcher autour des plantations de théiers. Si tu veux je peux poster quelques-unes de mes photos ici et les enlever quand tu les auras vues. | Carnets similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 423 visiteurs en ligne depuis une heure! |