Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Marien33 · 8 août 2025 à 19:56 · 219 photos 233 messages · 19 participants · 9 507 affichages | | | | À: Marien33 · 29 novembre 2025 à 11:10 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 161 de 233 · Page 9 de 12 · 746 affichages · Partager Salut Jean-Marie,
Magnifiques photos! Enfin je n'y connais rien tu le sais, mais je les trouve très réussies.
Quand on n’écrit pas un carnet dans la foulée, on se perd un peu soi-même dans la suite à raconter... - Voyons, où en étais-je ? Qu’est-ce que j’ai écrit la dernière fois ? C’est que mener deux carnets en même temps, plus le quotidien à gérer en Inde, les tâches ménagères, le marché, la préparation des repas, la lessive, le moral par moments en berne, ne me permettent pas de maintenir un rythme continu de la rédaction de ce carnet. Il a fallu que je relise tout ce que j’ai écrit la dernière fois afin de ne pas répéter deux fois la même chose.
Au moment où je recevais le message d'Anne sur mon carnet hier, je me faisais presque exactement cette réflexion, puis j'ai lu ton nouvel article! Quand on est pris par mille choses extérieures et qu'on est condamné à écrire un épisode tous les 10 ou 15 jours, se replonger dans les souvenirs, relire ce qu'on a écrit pour ne pas se répéter, quels événements méritent d'être racontés ou pas, comment l'écrire, etc... sont des étapes indispensables pour retrouver la fraîcheur et la spontanéité du récit qu'on avait laissé quelques jours au placard. Cela mange encore plus le court temps imparti pour écrire les épisodes qui s'espacent inexorablement les uns des autres...
Tout ça pour un résultat qui me laisse toujours penser que si j'avais plus de temps, j'aurais sûrement mieux écrit. Contrairement à toi, je suis moyennement satisfait du résultat. Mais ça passe et de toute façon, ça pourrait être un travail à plein temps alors que j'en ai peu, je ne peux pas faire mieux, c'est ainsi. C'est pour ça que dans un autre style, j'avais beaucoup aimé faire mon carnet du Tamil Nadu de 2018 quasiment en direct. Mais je ne peux plus faire de cette manière...
Je n’ai rien eu à faire ça a été une grosse surprise ça m’a beaucoup ému. Et en même temps quel viol de ma vie privée à travers leur gentillesse.
Comme l'ont dit les Rolling Stones, "Tu ne peux pas avoir tout ce que tu veux". Ce qui est mieux que quand ils ont dit "Je ne peux jamais être satisfait" 😂 | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Pagaljavab · 7 décembre 2025 à 17:43 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 162 de 233 · Page 9 de 12 · 693 affichages · Partager Une des raisons de l’espacement de mes messages, est que je ne me souviens plus très bien, - voire pas du tout - de mes pérégrinations. Dans l’espoir de retrouver des bribes de souvenirs dans les notes et messages que j’aie pu adresser à mes proches, je viens de passer presque deux jours à parcourir mes archives pour peu de résultats... Je pensais que les photos seraient un bon support de souvenirs, mais non... En fait, je crois qu’il ne s’est pas passé grand-chose dans cette dernière partie de voyage. Je m’interroge sur ce que sont un voyage réussi et un voyage raté. Et je me dis que c’est simplement ce qu’il en reste dans notre mémoire. Par exemple ce qui me vient à l’esprit, c’est que j’ai fait globalement un beau voyage, et en particulier dans cette dernière tranche à Chiang Rai. Pourtant je vois en lisant ces notes que j’ai pas mal râlé à propos de Phajon. Et pourtant je suis prêt à le conseiller à qui me demanderait un bon chauffeur dans le secteur de Chiang Rai.
Revenons donc à ma première journée à Chiang Rai avec Phajon. Après la visite expéditive des temples et celle du musée qu’il m’a découragé de faire, il me demande si je serais intéressé de visiter des villages tribaux. Bien sûr je dis oui tout de suite. Je nous imagine partant à travers la campagne à la découverte de ces villages... Mais... Il me conduit dans un drôle d’endroit. Le Union Of Hill Tribe Villages. C’est en fait une « reconstitution » dans un même environnement géographique de plusieurs villages de différentes tribus. Un endroit extrêmement touristique où sont regroupés sur un même site quatre ou cinq pseudos-villages de tribus différentes. Karen, Akha, Yaho, Lahu... Il s’agit carrément d’un « centre commercial ». Sur un parcours bien balisé se succèdent tout un ensemble de boutiques d’artisanat, en bambou et toits de palmes, correspondant à chaque ethnie. Pourquoi pas si leurs ventes peuvent contribuer à protéger leur culture ? Mais ce qui me déçoit profondément, m’agace, et même me choque, c’est le côté « spectacle à touristes ». Toutes ces femmes - la plupart assez, voire très âgées - paraissent « déguisées » sans aucune authenticité.
Elles tissent ou filent, comme pour se donner en spectacle afin d’être prises en photo. J’ai l’impression de déambuler dans un parc animalier, dont les « animaux » seraient ces femmes. Les hommes - peu nombreux - vaquent à leurs occupations et ne rentrent pas dans cette comédie burlesque. Des séquences de « shows » grotesques complètent l’ensemble, à la grande joie des groupes de touristes déversés là par cars entiers - Il faut voir l’énormité du parking des bus ! - qui se trouvent béats de participer à de soi-disant activités villageoises et de multiplier les selfies. Leur comportement avec ces femmes, surtout celles arborant ces immenses et lourds anneaux de cuivre qui semblent leur allonger le cou démesurément, accentue mon malaise de me trouver dans un zoo humain Ça parle beaucoup espagnol et italien, un peu français et beaucoup s’expriment dans des langues asiatiques. J’ai beaucoup de mal à faire quelques photos des rarissimes maisons reconstituées. J’ai honte, je me tiens très à l’écart des groupes. Je préfère m’intéresser aux coqs fantastiques par leurs couleurs chatoyantes, aux veaux tétant leur vache. Je finis par craquer quand même pour quelques portraits de femmes qui me sollicitent en souriant d’un air triste. Sauf une qui vient de faire une belle vente et arbore un visage radieux.
Heureusement, il reste la spontanéité de l'enfance.
Et pour me dédouaner, j’achète quelques objets, même si je n’en ai pas besoin.
Je ne m’attarde pas dans cette mascarade et rejoins bien vite le pickup où Phajon manifestement ne comprend pas que je n’aie pas apprécié cette visite... - Tu m’as dit que ça t’intéressait de visiter des villages tribaux... - Mais ce que j’ai vu ne sont pas des villages tribaux. C’est du carnaval ! Aussitôt après cette visite, je lui demande de me conduire dans un « vrai », village Akha dont j’ai vu le panneau de direction sur notre chemin. Il est dubitatif. - Il n’y a pas de village Akha ici. Il me faut insister. Il commence à m’agacer à vouloir tout régenter celui-ci aussi.
Quand nous arrivons à ce village il est désert, les maisons sont pauvres, mais en ciment. Nous apercevons deux femmes à qui il demande si nous sommes bien au village Akha, mais elles croient que nous cherchons le lieu d’où nous venons et s’empressent de disparaître dans leur maison. Je devine que la plupart des autres femmes sont là-bas. Ce qui confirme mon impression de mise en scène pour les touristes. Ici, bien que ce soit un village Akha, les habitants ne sont pas « en représentation » avec costumes et accessoires.
Alors que nous mangeons dans une gargote fort sympathique, il me demande si je serais intéressé par la visite d’un parc où je pourrais faire de très belles photos de fleurs, de paysages, etc. Encore une fois j’acquiesce, alors que j’aurais aimé mettre cette journée à profit pour flâner dans Chiang Rai. Pour lui, c’est inutile. Il « décide » que nous avons déjà tout vu de ce qu’il y a à voir dans cette ville. Il est pressé de me conduire à ce parc. Pas de temps mort. Je sens, je comprends, qu’il est habitué au touriste lambda pour qui il n’y a pas de temps mort dans la visite d’une ville étape. En voir le plus possible dans un minimum de temps. Et il est déconcerté par les envies du bonhomme qui l’a sollicité pour une journée de balade.
Le Singha Parc est en réalité une immense plantation de thé qui appartient à un richissime propriétaire qui l’a aménagée en site d’écotourisme avec différents spots tel qu’un petit lac avec des cygnes,
de vastes étendues de culture de fleurs
des jardins de thé à perte de vue, et même un mini zoo avec zèbres et girafes. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me retrouve embarqué dans un véhicule hybride de « petit train touristique » et rickshaw électrique sans avoir eu le temps de comprendre vraiment de quelle sorte d’attraction il s’agissait. Il me faut moins de cinq minutes pour comprendre : exactement le genre d’attraction touristique que je fuis systématiquement. Mais il est trop tard pour faire marche arrière. Je n’ai plus qu’à suivre l’itinéraire imposé par le sens de la visite avec ses principaux points d’arrêt. Heureusement pour le mec qui aime bien lambiner et prendre son temps, le visiteur est libre du temps qu’il souhaite passer à chaque attraction, car un ballet de ces véhicules, tels les rames d’un tramway passent régulièrement pour déposer leur lot de passagers et en embarquer d’autres pour la suite de la visite. Je prends cette virée inopportune avec philosophie et j’en profite pour m’attarder à faire de nombreuses photos pour mon plaisir en variant les vitesses d’obturation, les ouvertures de diaphragme ou les iso.
Notamment une très longue série de photos des zèbres
mais aussi des massifs de fleurs. Je pense que de toute ma vie je n’aurais jamais autant photographié de fleurs que durant ce voyage en Thaïlande. Je m’amuse bien, mais j’aurais pu tout aussi bien me passer de cette tournée, intéressante mais pas non plus indispensable.
La dernière étape est un espace thé, café, soda, comprenant de multiples points où se détendre en sirotant un thé, un café, un smoothie etc... Là, je ne sais pas si c’est pour favoriser le business, mais je reste en rade. Plus aucun « promène-couillons » ne se profile à l’horizon. Plus d’une heure à ne rien faire, obligé d’attendre un improbable véhicule et pensant à mon pauvre chauffeur qui doit m’attendre et se demander ce que je fais. Effectivement, quand je peux enfin le rejoindre, il ne manque pas de me faire remarquer - et à plusieurs reprises par la suite - qu’il m’a attendu pendant trois heures, en oubliant qu’il est seul responsable de m’avoir imposé cette visite qui n’était pas du tout dans mon « programme » et dont j’aurais pu tout aussi bien me passer.
Nous terminons la journée par le temple blanc et j’affronte à nouveau la foule avec philosophie puisque je m’y attendais. Je retrouve la même impression que celle ressentie ce matin avec le temple bleu et qui fait dire à Joël que ce sont d’horribles monstres de béton. Oui, j’entérine, mais ici aussi j’apprécie de ne plus voir dégouliner l’or à profusion et j’admire quand même les prouesses artistiques de ces hommes qui ont façonné, à défaut de les sculpter, ces kilomètres de dentelle de béton blanc
resplendissant sous un lourd ciel noir d’orage très propice à la photographie dramatique.
De retour à mon hébergement, je lui demande combien, je lui dois pour hier et aujourd’hui. Il répond aussi sec : - Hier, ça compte pas ! C’était juste pour faire ta connaissance. J’apprécie ce geste à sa juste valeur car ça lui a fait une sacrée trotte plus de 20 km - plus le retour - pour venir me récupérer à la gare routière. Je lui donne donc 1500 bahts au lieu des 1000, qu’il me demandait. Comme convenu, au début de la journée nous avions mis 500 bahts de carburant dans le réservoir de son pick-up. Il est confus, manifeste son contentement en répétant plusieurs fois : mais c’est trop ! C’est trop !
Mais pour le programme de demain il recommence à pinaille un peu aussi. Notamment la cascade de Huay sur le Doi Hang à 25 km et la visite du petit village Akha, indiqué par Joël. Il affirme qu’on lui a dit que c’est trop dangereux, il a l’air de n’y être jamais allé. Et je me demande à nouveau qui de nous trois est à nouveau en pleine confusion. Heureusement, soudainement s’abattent des trombes d’eau. Un orage spectaculaire nous surprend et interrompt notre discussion sans que nous ayons fini d’en discuter. C’est peut-être pourquoi il affirme que la cascade est dangereuse ? Je n’ai pas compris son explication. Alors je ne sais pas si je dois insister pour la cascade, je déteste discuter avec les chauffeurs quand ils ne sont pas d’accord.
Voilà, donc dans l’ensemble je suis quand même vraiment très content de ma journée et j’ai une pensée reconnaissante envers Joël qui m’a mis en contact avec ce drôle de petit bonhomme. Mais il faut absolument que demain avant le départ je mette bien les points sur les i : c’est moi qui décide où je veux aller. Il peut, certes, me faire des suggestions de visite, mais pas au détriment de mon projet en substituant le sien au mien. Je termine ma journée par un petit dîner sur ma terrasse, mais avec la pluie l’orage, le vent, il fait maintenant bien froid et je me réfugie dans ma nouvelle jolie chambre. | | | À: Marien33 · 9 décembre 2025 à 9:59 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 163 de 233 · Page 9 de 12 · 628 affichages · Partager Voilà pourquoi tes photos sont quelque peu obscures : tu es un maître de la photo dramatique... Que ne me suis-je tu auparavant ? 
Sinon, pour l'avenir il te faut noter : - prendre un cahier ou un carnet et noter en direct, le soir, ce qui s'est passé dans la journée. C'est ce que je faisais depuis le début. Certes c'est légèrement contraignant mais plus aucun risque d'oubli, y compris de l'anecdote la plus insignifiante. - avant de publier le carnet sur VF, rédiger sur ton ordi en ouvrant un "bloc-notes" sur ton bureau. Plus de souci d'effacement intempestif. - être aux aguets au moment de la sélection d'un chauffeur. Ceux qui sont vifs d'esprit, comprennent ce qu'on souhaite, le retiennent et l'appliquent ne sont pas légion mais leur attitude, leurs réactions font qu'on les repère de suite. Tu me diras : "oui mais soit il faut avoir de la chance soit il faut galérer et en passer plusieurs en revue". Hélas oui. - si tu as bien préparé ton programme, tu peux envisager de le traduire sur Google et d'imprimer le résultat. En montrant ça au chauffeur, il peut le photographier sur son smartphone et il l'aura dans sa propre langue sans risque d'oubli et avec la possibilité de se renseigner la veille. Pas trop d'optimisme : même ça se révèle régulièrement insuffisant.
Au premier abord, on peut penser que c'est hallucinant à quel point la plupart des chauffeurs ne connaissent pas la majorité des centres d'intérêt, y compris des lieux situés à proximité de chez eux. D'abord, rares sont les touristes qui sortent ou veulent sortir des sentiers battus. Ensuite, beaucoup de thais modestes travaillent non stop et n'ont ni le temps ni les moyens d'aller visiter leur région. Enfin, ils vivent dans le présent; le passé ainsi que l'avenir sont des notions qu'ils manient peu et ils ont une forte propension à oublier ce qui est derrière eux. | | | À: Jojoone1 · 9 décembre 2025 à 10:19 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 164 de 233 · Page 9 de 12 · 624 affichages · Partager Voilà pourquoi tes photos sont quelque peu obscures : tu es un maître de la photo dramatique... Que ne me suis-je tu auparavant ? 
Sinon, pour l'avenir il te faut noter : - prendre un cahier ou un carnet et noter en direct, le soir, ce qui s'est passé dans la journée. C'est ce que je faisais depuis le début. Certes c'est légèrement contraignant mais plus aucun risque d'oubli, y compris de l'anecdote la plus insignifiante. - avant de publier le carnet sur VF, rédiger sur ton ordi en ouvrant un "bloc-notes" sur ton bureau. Plus de souci d'effacement intempestif. - être aux aguets au moment de la sélection d'un chauffeur. Ceux qui sont vifs d'esprit, comprennent ce qu'on souhaite, le retiennent et l'appliquent ne sont pas légion mais leur attitude, leurs réactions font qu'on les repère de suite. Tu me diras : "oui mais soit il faut avoir de la chance soit il faut galérer et en passer plusieurs en revue". Hélas oui. - si tu as bien préparé ton programme, tu peux envisager de le traduire sur Google et d'imprimer le résultat. En montrant ça au chauffeur, il peut le photographier sur son smartphone et il l'aura dans sa propre langue sans risque d'oubli et avec la possibilité de se renseigner la veille. Pas trop d'optimisme : même ça se révèle régulièrement insuffisant.
Au premier abord, on peut penser que c'est hallucinant à quel point la plupart des chauffeurs ne connaissent pas la majorité des centres d'intérêt, y compris des lieux situés à proximité de chez eux. D'abord, rares sont les touristes qui sortent ou veulent sortir des sentiers battus. Ensuite, beaucoup de thais modestes travaillent non stop et n'ont ni le temps ni les moyens d'aller visiter leur région. Enfin, ils vivent dans le présent; le passé ainsi que l'avenir sont des notions qu'ils manient peu et ils ont une forte propension à oublier ce qui est derrière eux.
Merci beaucoup au Maître du carnet de voyage. On essaiera de mieux faire la prochaine fois ou mieux encore, ne pas faire du tout...🤣 | | | À: Marien33 · 15 décembre 2025 à 11:18 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 165 de 233 · Page 9 de 12 · 570 affichages · Partager Merci beaucoup Jean-Marie! J'ai beaucoup aimé tes photos. Pierre | | | À: Pierre38 · 16 décembre 2025 à 14:07 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 166 de 233 · Page 9 de 12 · 539 affichages · Partager Merci beaucoup Jean-Marie! J'ai beaucoup aimé tes photos. Pierre
Merci à toi, Pierre, pour ta constance et ta fidélité. Les journées passent à une allure folle. Je n'ai le temps de rien faire. Si ce n'était ma promenade matinale qui est sacrée et me prend en général 3 heures, je ne fais rien de ce que je veux faire quand commence un jour nouveau. Moi, je n'ai pas - plus - d'enfants en bas âge, mais le ménage, la vaisselle, la lessive, les courses, les repas à préparer, les plantes à soigner, et quelques autres corvées bouffent mes journées et quand le soir arrive où je peux enfin penser à moi, je n'ai plus envie d'écrire sur un forum déserté. Et comme je comprends tous ceux - nombreux - qui nous ont quittés... Alors un grand merci à tous ceux qui me lisent encore et à ceux qui prennent le temps de faire un petit coucou encourageant.
Mon prochain voyage en Thaïlande approche à grands pas et je sens que je vais partir sans en avoir fini avec ce carnet de l'an dernier. Et vous imaginez bien que j'aurai autre chose à faire quand j'y serai que de me connecter sur le forum... | | | À: Marien33 · 16 décembre 2025 à 14:28 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 167 de 233 · Page 9 de 12 · 534 affichages · Partager mais je suis toujours tes récits avec grand plaisir cher ami, cela me permet de continuer à voyager depuis mon salon... | | | À: Marien33 · 16 décembre 2025 à 16:29 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 168 de 233 · Page 9 de 12 · 521 affichages · Partager Aujourd’hui 25 février commence enfin mon voyage en Thaïlande tel que je l’avais imaginé dans ma tête depuis des mois... Il était temps car il ne me reste plus que 9 jours ! Pourtant la journée commence mal. Je veux aller au Wat Tham Pla peu connu des touristes et, si j’ai bien compris, situé en pleine campagne. Or Phajon commence à vouloir m’amener ailleurs... Au wat Huay Pla Kang... Hier soir je lui ai fait savoir que j’aimerais bien être le maître de mon voyage, et de nouveau ce matin, j’enfonce le clou... - Mais c’est sur notre route, tout près d’ici, et je suis sûr que tu vas aimer... C’est un temple bouddhiste dédié à la déesse de la compassion Guan Yin, qui est en fait la version chinoise (et non thaïlandaise) d’Avalokiteshvara, le Bouddha de la Compassion que j’ai tant vu au Ladakh et Zanskar, qui est devenu un personnage féminin en Chine. Mais je ne vais pas vous faire un cours ici puisque vous trouverez toutes les informations en ligne. fr.wikipedia.org/wiki/Guanyin
Encore un temple tout blanc.
La statue gigantesque se dresse au milieu de la campagne et on peut l’apercevoir de très loin.
L’intérêt de cette visite est que la statue est creuse et que l’on peut y pénétrer. Un ascenseur - rien que ça ! - me permet d’accéder jusqu’à l’intérieur de sa tête. De nouveau c’est une pléthore de statues de bouddhas, de dragons, de nagas, immaculés, qui donne le vertige.
Je suis quelque peu agacé par un groupe d’enfants occidentaux qui ne cessent de courir partout et de s’agiter et que les « accompagnateurs » ne maîtrisent pas. Et ce n’est qu’au moment de la photo-souvenir - de groupe - que la mère m’annonce fièrement que ce sont ses douze gosses - je me demande même aujourd’hui si ce n’était pas 14 - dont l’aîné doit avoir au plus 16 ans. Des Finlandais, je crois me souvenir. Ils se marièrent, furent très heureux et eurent beaucoup d’enfants... Sauf que à voir cette famille je penseplus à une « nécessité religieuse de procréation » qu’aux résultats de manifestations d’amour dans le lit conjugal. Il y a des choses, qu’on « sent » spontanément...
Les yeux de la statue sont en fait des fenêtres qui permettent de contempler une vue époustouflante sur la campagne à perte de vue.
Il y aurait beaucoup à dire et à montrer sur ce seul temple, mais le temps nous presse et il nous faut avancer dans la suite de cette journée et... de ce carnet. Alors j’abrège le texte au bénéfice des photos qui vous en diront autant sinon plus que ma prose.
Je ne peux pas trop en vouloir à Phajon pour ce détour parce que cette visite m’impressionne et ne me déplaît pas. Et de plus, non seulement son tarif est au ras du plancher, mais il ne compte pas son temps. Il est venu me chercher dès 7h ce matin, donc nous avons le temps. | | | À: Marien33 · 16 décembre 2025 à 18:45 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 169 de 233 · Page 9 de 12 · 500 affichages · Partager Oulala! Les Thaïlandais ne savent plus quoi inventer en matière de temple Kitchissime! Quant tu as de l'argent, tu fais ce que tu veux en Thaïlande. C'est marrant pour les touristes. Si nous avions l'équivalent chez nous, la France se couvrirait de gigantesques cathédrales pseudogothiques en béton, couvertes de sculptures ou de verroterie, au gré des goûts des milliardaires. Finalement j'apprécie le travail des Monuments historiques chez nous, et même les règles d'urbanismes sans lesquelles le pire serait certain. | | | À: Marien33 · 18 décembre 2025 à 14:45 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 170 de 233 · Page 9 de 12 · 468 affichages · Partager Après le Wat Huay Pla Kang dont j’ai parlé dans mon précédent message, j’avais inscrit au programme le Wat Tham Pla. Une fois de plus, je ne retrouve aucune note et rien non plus raconté aux amis et à la famille sur cette journée qui pourtant fut chargée d’émotions fortes... Mais ce sera l’objet du prochain message. Ce sont les photos qui me remémorent cette journée.
Pour l’instant nous arrivons devant le temple et je suis saisi par la beauté du lieu et l’ambiance hors du commun. Au premier plan, juste en face de moi se situe le temple, mais je suis plutôt frappé par l’arrière-plan qui semble être là comme un décor de théâtre. Une immense falaise qui semble une tranche découpée dans la montagne couverte de forêt qui l’entoure, et semble se trouver là tout exprès pour mettre le temple en valeur comme un joyau dans son écrin. Et pour dire la vérité, je ne trouve rien de particulièrement exceptionnel à ce temple. La photo est moche. Le temps était gris, j’ai mal fait mes réglages. C’est juste pour vous donner une idée.
Moi, ce qui me fascine, c’est l’environnement naturel qui à lui seul vaut le déplacement. Phajon, lui, est surtout centré sur les singes. Il commence à me faire un long discours sur la dangerosité du lieu à cause de la gent simiesque.
Je ne vous parlerai pas de l’intérieur de l’édifice. J’en apprécie l’atmosphère sereine, car même si trône à nouveau ici un grand Bouddha doré, revêtu de tissus chatoyants, l’obscurité du lieu et le bas de la falaise savamment éclairée qui constitue le mur du fond, appellent au recueillement et à la méditation.
Phajon semble ne pas trop avoir envie de s’attarder ici. Il se dirige déjà vers son pick-up. Il manque de peu me faire rater le plus intéressant. En effet, alors que je m’éloigne (sur la droite en regardant la photo), car j’aperçois un édifice tout rouge, il décrète : - Par là y a rien à voir, c’est pas intéressant. Décidément, il n’a pas compris la leçon... Alors assez sèchement, je lâche : - Bah, écoute, si ça t’intéresse pas, moi ça m’intéresse ! Je veux voir quand même ce que c’est que ce bâtiment rouge. Je verrai bien par moi-même si ça m’intéresse ou pas. Et bien m’en prend car il s’agit d’un autre sanctuaire. Il est fermé mais je le trouve particulièrement photogénique.
Tandis que mes pas me portent un peu plus loin sur un vieux chedi historique non moins intéressant par son étrange structure massive et propice à une photo « dramatique » (coucou Joël 😜).
Puis c’est en revenant sur mes pas, mais en passant cette fois derrière le temple rouge, tout aussi majestueux vu par derrière que vu par devant,
que j’aperçois un escalier monumental qui s’élève vers une grotte. - Non, ne va pas là, y a rien c’est une grotte ! Tu verras rien, c’est tout noir... Je ne l’avais même pas remarqué, c’est Phajon qui m’avait suivi et épiait mes moindres pas et mouvements.
Cette fois, bien que la moutarde me monte au nez, je fais celui qui n’a rien entendu, et le plus nonchalamment du monde, malgré ses appels réitérés, je commence à gravir les marches vers la grotte. Certes, elle est obscure mais il y a assez de lumière pour me révéler qu’elle abrite un Bouddha tout doré couché sous ses stalactites.
Les Indiens - cathos bien sûr - mettent bien une Sainte Vierge dans toutes sortes de grottes et en fabriquent même en ciment quand il n’en existe pas des naturelles, pour imiter celle de Lourdes, alors pourquoi pas un Bouddha ? Et je fais exprès de prendre tout mon temps pour explorer la grotte qui s’enfonce dans la montagne et faire des photos - fantasmagoriques ? – des étranges concrétions calcaires, dénichant au passage une kirielle de chauves-souris.
J’ai l’impression d’avoir pénétré dans un tombeau et que si je criais : « Lazare ! Lève-toi, et marche ! » je le verrais sortir des profondeurs obscures de la grotte.
Mais je ne suis pas au bout de mes surprises...
Quand je redescends, Phajon a disparu. Ouf ! Aurait-il compris que j’en ai marre de le voir collé à mes basques ? - Tu crois ça, vraiment ? me dit ma petite voix intérieure. Regarde-le, il est là un peu plus loin à s’occuper des singes ! En fait, je réalise qu’il est terrorisé par les singes. A notre arrivée, il m’a fait un scénario catastrophe auquel je n’ai pas adhéré parce que j’ai l’habitude des singes en Inde dans ce genre de lieu et même dans la nature. Si tu les ignores, ils t’ignorent aussi. Alors que lui il a acheté un lance-pierre. Et il fait la chasse aux singes alors que les singes ne s’occupent pas de nous, et préfèrent rigoler en famille !
| | | À: Marien33 · 18 décembre 2025 à 15:15 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 171 de 233 · Page 9 de 12 · 458 affichages · Partager Je profite que Phajon soit fort occupé à sa chasse pour accélérer mon allure et réussir à le semer, loin en arrière. Je découvre alors, à l’autre extrémité du site, un grand bassin et un attroupement. Mais aussi, sur ma droite, un nouvel escalier monumental encore plus impressionnant que le précédent.
Je suis tenté de satisfaire ma curiosité en m’approchant du bassin, mais avant que Phajon ne me rejoigne, je préfère m’engager dans l’escalier qui semble, tel les Nagas qui l’encadrent, serpenter à travers la montagne.
Très vite je prends de l’altitude et domine le bassin. A voir les esbaudissements de tous ces gens, je comprends que l’attraction dans les deux sens du terme, - ils sont tous là, agglutinés, quand j’étais seul partout ailleurs et encore à présent - à nourrir ce que je suppose être des poissons sacrés.
Des marches, et encore des marches... Et soudain, commencent à apparaître les premiers singes « sauvages ». Je dis sauvages car ceux d’en bas quoiqu’ils le soient, sont habitués à la foule des visiteurs, tandis que ceux que je rencontre à présent vivent vraiment leur vie dans la nature il semble aussi que ce soit le repaire des « vieux ». Alors, qui sait comment ils vont accueillir mon intrusion. Je suis parti, à l’aventure sur un coup de tête avec pour seule idée en tête de semer Phajon. Et subitement me revient en mémoire le scenarios catastrophe de mon cher chauffeur. Je connais la règle quand on rencontre des singes : les ignorer et surtout ne pas les regarder dans les yeux. Celui-ci, trônant sur un pilier soutenant la rampe semble plus intrigué par mon arrivée que je ne suis inquiet de son accueil. Il semble très vieux, mais bonasse. - Mais qu’est-ce que tu viens faire ici ? semble-t-il me dire.
Et en plus, je me permets de le prendre en photo ! Les animaux sauvages détestent ça. Ils associent l’appareil à un quelconque instrument de chasse dangereux qui va les tuer ou leur causer du tort. Je crois avoir raconté dans mon tout premier carnet de voyage Périple dans les régions himalayennes de l'ouest , comment un aigle que j’ai voulu prendre en photo, a pris mon appareil pour un fusil et a fondu sur Johny et moi et nous avons découvert alors la taille gigantesque de ces volatiles qui semblent si petits, si jolis et majestueux dans les airs. Toutes ailes déployées il était plus large que l’énorme 4x4 qui nous trimballait à travers les Himalayas. Mais ce singe se montre beaucoup moins susceptible que notre aigle et se laisse tirer son portrait plusieurs fois sans sourciller. Oh ! Et maintenant celui-là, installé sur la dernière marche, avec son regard en coin, qui semble aussi demander - Où vas-tu, mon ami ?
Mais alors que je m’approche, il se déplace légèrement sur la gauche comme pour m’indiquer qu’une volée de marches conduit à une plateforme d’où l’on découvre un magnifique paysage sur toute la campagne environnante à perte de vue. Lorsque j’en redescends il se met devant moi, croise les bras et adopte toutes sortes de mimiques, comme pour me dire : - Et alors, tu ne veux pas me tirer mon portrait ? Alors je m’exécute et fais une série de photos toutes aussi expressives les unes que les autres et je ne sais laquelle mettre ici pour lui faire honneur.
Puis il semble m’indiquer de suivre ce défilé, idéal pour un guet-apens simiesque.
Je poursuis mon chemin et j’aperçois au loin l’entrée d’une caverne. Là ça semble se corser, est-ce que je ne vais pas me retrouver nez à nez avec un tigre ou un ours ?
Mais, courageusement, je pénètre à l’intérieur et je découvre un vaste espace sacré où siège une statue de Bouddha qui correspond davantage à mes attentes et à mes goûts.
Je prends le temps d’explorer minutieusement cette grotte sacrée, tout heureux d’en goûter l’énergie positive et la sérénité sans personne autour de moi
et en ayant une pensée émue pour mon ami Phajon qui doit se morfondre en bas et se demander si un méchant singe ne m’aurait pas kidnappé pour me donner en pâture à ses petits copains crocodiles, car j’ai oublié de vous dire que Phajon m’avait dit qu’il y avait aussi des crocodiles quelque part sur le site.
Effectivement, quand je le rejoins, je le trouve dans tous ses états ne pouvant imaginer que je m’étais aventuré dans la montée de ces escaliers. Quand je lui raconte mon exploration, il m’avoue, tout penaud, qu’il n’a jamais eu le courage de monter la haut à cause de tous ces escaliers. Mais je ris sous cape en pensant qu’il avait surtout eu peur très probablement d’affronter l’armée d’Hanuman. fr.wikipedia.org/wiki/Hanumānvoya...[/lien] Fût-elle à la retraite et en repos pacifique. | | | À: Marien33 · 18 décembre 2025 à 19:53 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 172 de 233 · Page 9 de 12 · 437 affichages · Partager Outre les photos dramatiques, celles des singes sont bien réussies également.
Au fait, wat = temple, tham = grotte, pla = poisson | | | À: Marien33 · 18 décembre 2025 à 19:57 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 173 de 233 · Page 9 de 12 · 434 affichages · Partager ah ah ! j'ai bien aimé ce récit... Il m'a fait penser à une aventure qui nous était arrivée, à Yannick et moi, en Thaïlande. Nous étions entrés dans une grotte très profonde située près d'un temple, il était assez tard, en fin de journée quoi. Bien sûr, cette grotte contenait un gros bouddha couché. Nous étions arrivés tout au fond de la grotte quand, tout à coup, la lumière s'éteint ! nous voilà plongés dans le noir le plus profond et nous étions très inquiets car nous pensions que c'était l'heure de la fermeture et que nous allions rester toute la nuit enfermés là !!! quelle angoisse... Heureusement, nous avons pu nous éclairer faiblement avec le portable et comme nous approchions de la sortie (ou plutôt l'entrée), la lumière s'est rallumée. Ouf! Vite, nous sortons de la grotte et, à ce moment nous apercevons des gens qui y entrent et qui mettent quelques pièces dans une petite machine qui permet d'allumer à l'intérieur pendant un temps compté (comme dans certaines églises et cryptes). Nous n'avions tout simplement pas fait attention à cette machine ! surtout que les précédents visiteurs avaient mis des sous qui éclairaient la grotte au moment où nous y sommes entrés... Alors, attention avant d'entrer dans une grotte à vérifier la présence d'une machine à sous !!! | | | À: Jojoone1 · 19 décembre 2025 à 3:32 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 174 de 233 · Page 9 de 12 · 426 affichages · Partager les photos des singes sont bien réussies.
Merci pour eux
Au fait, wat = temple, tham = grotte, pla = poisson 
Oui ? Et donc ? Manque singes dans le nom du temple surtout qu'il est surtout connu pour ça par les locaux 😜 | | | À: Yan55 · 19 décembre 2025 à 3:41 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 175 de 233 · Page 9 de 12 · 425 affichages · Partager à ce moment nous apercevons des gens qui y entrent et qui mettent quelques pièces dans une petite machine qui permet d'allumer à l'intérieur pendant un temps compté (comme dans certaines églises et cryptes). Nous n'avions tout simplement pas fait attention à cette machine ! surtout que les précédents visiteurs avaient mis des sous qui éclairaient la grotte au moment où nous y sommes entrés...
C'était peut-être le cas pour celle dont je parle, je vois sur les photos qu'il y a aussi des boîtes. Je n'y avais pas prêté attention sur place. Avec l'expérience des voyages dans ces pays, j'ai toujours une lampe frontale dans mon sac 😜 | | | À: Marien33 · 28 décembre 2025 à 16:29 · Modifié le 28 déc. 2025 à 17:17 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 176 de 233 · Page 9 de 12 · 342 affichages · Partager « Que d'aventures pour un futur carnet haut en couleurs et qui fera mémoire dans les chroniques de VF !!!! Ça m'a tracassé pendant les courses que tu sois coincé aujourd'hui de cette manière, Dieu que j'ai été soulagé pour toi quand tu m'as rappelé ! »
Ce message émane de notre ami Jojoone1 et se trouve être la seule trace gardée de cette journée ! Et pour cause, j’étais tombé en panne de téléphone et n’ai pu prendre aucune note. Et, effectivement, la fin de journée fut tellement riche en émotions, qu’une fois rentré à ma chambre j’ai eu besoin de décompresser, de me délasser, en usant (et abusant) de la carte de gâteaux, coupes de glace et autre smoothies que propose mon hébergement.
Avant de poursuivre, je dirais aux personnes qui n’apprécient pas les photos en noir et blanc, que je les ai préférées aux couleurs tapageuses des statues dans la mesure où il faut faire un choix pour ne pas dépasser les 10 photos autorisées.
Alors je vais tâcher de faire avec ma mémoire, même si elle est quelque peu défaillante... Quand j’étais dans la soixantaine, j’avais déjà des pertes de mémoire. J’avais fait toutes sortes de tests et d’examens approfondis et au bout de plusieurs investigations échelonnées sur plusieurs années, la médecin avait été formelle : - Vous n’aurez jamais la maladie d’Alzheimer. Vous ne perdez pas vraiment la mémoire. Votre cerveau fait un tri dans ce à quoi vous attachez de l’importance ou pas. Et cette « importance » est un choix tout à fait subjectif. Vous zappez ce que vous ne jugez pas utile de retenir... Et vous retenez ce que vous avez envie de retenir.
Alors voyons, ce soir, le souvenir que je vais avoir gardé de cette journée.
Je vous ai déjà rapporté le vécu de la matinée... La dernière photo du « temple des singes » est enregistrée à 11h27. La première à Mae Sai (au temple du Scorpion) indique 13h21, tandis que la dernière en ce lieu est notée à 15h02. Ce qui est important pour la suite de la journée...
Je ne sais plus - ça commence bien - qui m’a recommandé le Wat Phrathat Doi Wao autrement désigné comme « Temple du Scorpion », mais une chose est sûre c’est que ce que j’y trouve ne ressemble en rien à ce que je m’attendais à voir. Ça commence par l’accès que nous ne trouvons pas. J’avais en tête que le temple se situait sur une colline et qu’on y accédait une fois de plus par un impressionnant escalier bordé de deux Nagas gigantesques. Apparemment Phajon n’est jamais venu ici. Pourtant il me semble bien me souvenir que Joël me disait avoir visité Mae Saï et ce temple. Quand il demande par où l’on y accède, on nous indique une rue étroite qui monte... Mais ce n’est pas pratique pour se garer ni même pour y arriver. Phajon trouve une place dans la rue principale et me dit : - Le mieux est que je reste ici. Je t’attends-là, je ne bouge pas. Tu prends cette rue qui monte et juste en haut tu trouves l’accès au temple. Bon, au moins cette fois il ne va pas me suivre comme un gentil chien-chien et je vais me sentir libre d’aller où je veux, de prendre mon temps et de faire toutes les photos que je voudrais sans sentir son coup d’œil désapprobateur et... impatient.
Quand j’arrive là-haut, je ne vois aucun escalier. Mais de là partent ces « petits-trains-tuk-tuks - je ne sais comment les nommer - si chers aux touristes Thaïs... et autres... Qui leur évitent le gros effort de grimper quelques marches. - On veut bien vénérer Bouddha, mais qu’il n’exige quand même pas trop d’efforts ! - Et quand je demande où se trouve l’escalier, on me répond que le seul accès possible est ce véhicule. Et on me précise : - Mais le prix du billet ne comprend pas le « sky walk ». Ah ! Tiens, ici aussi un sky walk ! Décidément c’est le dernier truc à touristes à la mode en Thaïlande, il y en a partout. J’en ai déjà parlé précédemment lors de mes sorties à Chiang Mai avec mon autre chauffeur. Donc déjà, première frustration, car justement, moi, je les aime ces longs escaliers à gravir. D’abord car ils contribuent à mon sport quotidien et ensuite parce qu’ils offrent souvent de magnifiques points de vue pour la prise de photos.
J’avais lu qu’il s’agissait d’un temple célèbre dont un chedi révéré contenait des reliques de Bouddha, ce qui en faisait un centre important de pèlerinage, non seulement des Thaïs mais aussi des pays voisins que sont à Mae Sai la Birmanie et le Laos. En parvenant à destination, ce n’est pas dans un temple ou dans l’enceinte d’un temple que je me crois introduit, mais dans un village de conte de fée, tout en pâtisseries et confiseries, comme le « Palais de Dame Tartine ». Les statues rivalisent de couleurs « flashy-métalliques » où le mauve, le rose et le vert cru dominent. Cette fois encore, ce côté kitsch incontestable me ravit par sa naïveté et son exagération tout à la fois (une nouvelle fois la démesure de la Thaïlande).
L’importance d’avoir retrouvé les horaires de prises de vue tient au fait que j’ai le sentiment à la fois sur place (et encore aujourd’hui en vous racontant), d’y passer des heures à déambuler dans les allées. Il fait particulièrement chaud aujourd’hui et je ne me sens pas très à l’aise dans mes déambulations. A nouveau, je ne me sens pas soutenu par mes jambes avec l’incroyable sensation que je vais subitement m’écrouler. Mais c’est devenu tellement chronique que je me suis habitué à cet état aussi inconfortable soit-il.
J’ouvre une parenthèse pour dire qu’aujourd’hui, après presque deux ans d’un tel inconfort, j’ai découvert que je souffrais tout simplement de sous-nutrition. www.google.com/...e=UTF-8&oe=UTF-8 victime - on peut le dire ainsi - d’un médecin obsédé par le régime cétogène, l’insuline et la diète intermittente. J’ai perdu 15 kgs, je suis complètement guéri de mon diabète, certes, mais à cause de sa mauvaise gestion et maîtrise de cette « thérapie », il m’a mis sérieusement en danger. Mon nouveau médecin à qui je n’en avais pas parlé, soupçonnant qu’elle devait être contre ce genre de pratique, en fut atterrée quand je me suis décidé à lui avouer : - Tous les examens que vous me faites faire ne conduisent à rien parce que je crois avoir deviné la cause : Je ne mange pas assez, je suis sous-alimenté. Et j’ai dit ce que je mangeais et comment je mangeais... Depuis, j’ai repris plusieurs kilos et... je tiens sur mes jambes.
Le chédi contenant les reliques croûle, lui, sous la profusion d’or. Je préfère donc faire de nouveau une photo « dramatique » en noir et blanc plutôt que clinquante.
Parcourant ce dédale de confiseries, je parviens dans un édifice tout entier consacré à Ganesh qui allie le métal précieux aux couleurs kitsch.
Le sky-walk, à mon humble avis, ne mérite pas tant de louanges, quand on est monté au sommet de la plus haute tour de Bangkok et qu’on a vu la capitale de la Thaïlande sous ses pieds... Mais il me permet de réaliser quelques photos que j’aime bien, dont un incroyable cimetière à flanc de colline
et un Bouddha géant,
ainsi qu’un autre temple, noyés dans la jungle environnante,
en noir et blanc également car après tant de couleurs, mon appareil trouve l’environnement bien terne.
Le « circuit » se termine dans une immense salle rappelant la « Galerie des Glaces à Versailles, mais toute peuplée de divinités locales toutes aussi dorées et kitsch que celles de l’extérieur.
Tandis que je m’applique à choisir les meilleurs réglages et le meilleur angle pour faire mes photos, un moine m’appelle. Il a dû relever un détail dans mon comportement ou dans ma physionomie car il me demande : - Tu es bouddhiste ? - Oui, bouddhiste tibétain, lamaïste... Comme la fois précédente où j’avais un peu engagé la conversation avec le gentil moine qui m’avait béni et offert une amulette, je saisis un sourire de compassion qui semble dire : - Le pauvre, il n’est pas dans le vrai bouddhisme ! Pas dans la vraie foi, pas le bon chemin... Il veut m’attacher un bracelet de protection. Je lui tends mon poignet gauche, car j’en ai déjà deux au poignet droit. Non, fait-il de la tête, au droit. Et me voici trois fois protégé par mes bracelets. Je réalise qu’au poignet gauche j’ai aussi un cordon de protection lamaïste auquel je tiens beaucoup car je l’ai depuis mon dernier voyage au Ladakh en 2016. Protection et souvenir se mêlent ensemble. Mais le bon moine répugnerait-il à mêler son bracelet à celui d’un lama ? Il me bénit cependant d’un vigoureux coup de bouquet feuilles sèches accompagné d’une bonne douche d’eau bénite avec son plus chaleureux sourire, cette fois. Je crois en sa bénédiction pour la suite (et bientôt la fin) de mon voyage et... la poursuite de ma vie semée d’embûches et de malveillance. Un peu plus loin, comme déjà vu ailleurs, quelques statues de Maîtres Ascensionnés, plus vraies que nature dans les détails des visages et des mains, sont alignées sur une estrade.
J’ai le sentiment d’avoir passé des heures à déambuler en ce lieu et pense à Phajon qui doit s’impatienter. Aussi, je me dépêche de prendre le prochain véhicule hybride pour regagner mon point de départ. Mais, hélas, il ne suit pas le même itinéraire pour redescendre que celui de la montée et tous les repères que j’ai mémorisés ne me servent à rien. Nous nous retrouvons sur l’artère principale où débarquent quelques touristes thaïs. Comme je reconnais l’endroit par un détail, je sais que le pick-up n’est pas loin et plutôt que de me faire reconduire au point de départ, pour être plus tôt revenu vers Phajon, je descends aussi... - Non, non, on s’est arrêté là pour eux, mais ce n’est pas le bon arrêt, tu dois continuer pour retourner au point de départ... - Mais je préfère descendre ici, car mon chauffeur est garé pas loin...
Une cinquantaine de mètres environ à pied et je me retrouve à l’endroit où j’ai quitté Phajon. Mais... il n’est plus là ! - Merde, il en a eu marre d’attendre, il est parti se balader, ou bien on lui a dit qu’il n’était pas autorisé à rester garé là... Le problème avec lui c’est qu’il n’a pas What’s App, et je me rappelle soudain que je n’ai pris une carte sim que pour des datas, car j’ai dit à la personne qui a renouvelé mon forfait que j’avais besoin de beaucoup de datas et que je n’avais personne à qui téléphoner en Thaïlande. Mauvaise pioche ! Je n’ai pas réalisé qu’un hôtel ou un chauffeur pourrait ne pas avoir What’s App et que je pourrais avoir besoin d’appeler pour une résa ou pour une raison quelconque comme c’est le cas à présent. - T’affole pas, tout va aller bien... Il ne doit pas être allé bien loin... Remonte un peu la rue - la grande voie principale - vers le poste frontière...
Le grand marché de fin de journée vient de s’installer tout au long de la rue et je comprends subitement ce qu’il s’est passé. Effectivement on a dû lui demander de déplacer son véhicule pour laisser la place aux stands... Mais où est-il donc allé ? Comment le joindre ? Je cherche un peu partout où je vois des véhicules garés pas trop loin car je pense que lui aussi doit être inquiet de n’avoir pas pu me prévenir. Mais rien. Pas de pick-up, pas de Phajon à pied. Comme il n’est pas bête il a dû aller me récupérer au point de départ des véhicules conduisant au temple, ne se doutant pas que le point de retour n’était pas le même que celui de départ. Il faut que je retourne là-bas, moi aussi... - Oui, mais pendant que tu vas retourner là-bas, il risque de revenir là où il t’a laissé quand tu es parti. Donc attends-le là où il avait garé le pick-up quand tu es parti. A l’endroit où je me tiens à présent j’aperçois une énorme plaque POLICE. Le bureau se trouve là en retrait un peu plus loin. Et si j’allais à la police ? - Ah, non, fais pas ça ! Il n’est pas déclaré officiellement comme chauffeur. Ça va lui attirer les pires ennuis... La petite voix... de sagesse qui se moque bien de moi par moments...
Je vois l’heure tourner... Petit à petit c’est la panique du vieux qui s’est perdu qui m’envahit. Complètement affolé, j’entrevois une bouée de sauvetage... J’appelle Joël qui, lui, peut joindre Phajon au téléphone... et Joël de répondre : - Mais moi je suis en train de faire des courses, ma femme n’est pas avec moi et c’est elle qui a les coordonnées de Phajon et je ne peux pas la joindre... C’est l’impasse... Le temps s’écoule encore. J’ai l’impression que j’attends et cherche depuis des heures, le jour décline... Je fais encore quelques aller-retours sur l’avenue en cherchant si dans la circulation je reconnaissais Phajon qui me cherche... Ils se ressemblent tous ces pick-up... Alors que je suis prêt à céder à la panique en voyant la nuit se profiler à l’horizon, ma petite voix me conseille : - Appelle donc la propriétaire de ta guesthouse. J’envoie un S.O.S. par Whats’App. Au moins, elle, elle est sur What’s App, elle pourra le joindre par téléphone. - Dis lui que je ne retrouve pas le pick-up. Je suis devant le poste de police, il y a une grande plaque POLICE. Il ne peut pas me rater. Je clique sur « envoyer » et au même instant comme si j’avais cliqué sur « éteindre mon téléphone », plus rien. Ecran noir. Plus de batterie ! Alors là, panique totale. Le message a-t-il pu partir ?... Je reste sur le bord du trottoir complètement désemparé. Je viens de lancer une bouteille à la mer. Arrivera ? Arrivera pas ? Au pire je peux prendre une chambre dans un hôtel pas loin si la nuit arrive... Mais mon passeport est resté dans mon sac, dans le pick-up... Et sans batterie, sans téléphone, de nos jours on est PERDU ! J’espère qu’elle aura mon message à temps... Un temps interminable semble se passer, la nuit approche... Et soudain, tout guilleret, et même éclatant de rire : - What happened ? C’est le Phajon, à pied, alors que je l’attendais avec son véhicule... Je lui aurais sauté au cou... Et nous marchons, nous marchons... Au moins un kilomètre plus loin, probablement plus... je retrouve le pick-up exactement au même endroit et où je retrouve tous mes points de repères perdus...
Bon, on est bien rentrés, un peu après 19 heures. En fait c’est moi qui ai fait l’erreur. L’espèce de petit train qui m’a amené au temple a fait tout un détour au retour Nous étions convenus avec Phajon que je retournerais au pick-up où il m’attendrait. Il avait la possibilité de venir avec moi gratuitement mais il n’a pas voulu. C’est bien dommage. Et au retour ce même petit train a pris un itinéraire totalement différent. Et j’ai été déposé beaucoup plus loin, mais je ne m’en suis pas aperçu, car cette grande rue principale est immense, très longue et tout se ressemble, notamment les boutiques et restaurants qui m’avaient servi de repères... Donc j’ai cherché notre véhicule qui, d’après moi, devait être dans le coin. C’est comme ça que je me suis planté, car en fait il était garé beaucoup beaucoup beaucoup plus loin que l’endroit où je croyais me trouver. Donc le chauffeur n’était pas du tout inquiet, il m’attendait, il trouvait le temps long... Et quand ma propriétaire l’a appelé, il est tombé des nues... Bon, tout est bien qui finit bien. Je crois qu’il n’a rien compris à ce qui s’est passé ni à mes explications. L’importance des heures sur les photos c’est qu’elles indiquent que je ne suis pas resté aussi longtemps que je le pensais au Temple du Scorpion ni, non plus, aussi longtemps en rade alors que j’ai eu le sentiment que des heures s’étaient écoulées.
Mais je suis un peu embêté parce qu’il est très très gentil, mais il a tendance à ne faire que ce qu’il a dans la tête et à zapper mon programme. Pour lui, l’attraction majeure à Mae Sai c’était le marché. Et moi les marchés ça ne m’intéresse plus. Ce sont tous les mêmes et je n’ai rien à y acheter. Je voulais voir le Temple du Scorpion, il n’était même pas au courant de l’existence de ce temple. Et partout où nous sommes allés, il avoué que c’était la première fois qu’il y venait et qu’au Wat Tham Pla il était venu deux fois avec sa famille, mais seulement au premier temple, juste en face de l’entrée, et il n’était jamais allé ailleurs, et il ne connaissait pas cet immense escalier ni l’existence de ces grottes.
Le plus ennuyeux, c’est qu’il fait tout pour zapper les cascades. Ça ne lui convient pas du tout d’aller voir les cascades, il dit qu’il a trop plu que ça va glisser, etc. Avant de le quitter ce soir j’ai remis ça sur le tapis et de nouveau il a renâclé. C’est quand même bien embêtant, je ne voudrais pas me fâcher. Il ne veut m’amener qu’à des coins qu’il connaît bien lui-même à des attractions où tout le monde va.
Il ne veut vraiment pas faire le Doi In Cee. Très peu fréquenté... (10km ouest de Chiang Rai selon Joël) ni la Cascade de Huay sur le Doi Hang à 25 km et visite du petit village Akha. Et pareil pour les sources chaudes de Huai Mak Lium ou celles de Phra Soet...
Post Scriptum : J'ai passé ma journée entière à la rédaction de cet article... | | | À: Marien33 · 28 décembre 2025 à 18:39 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 177 de 233 · Page 9 de 12 · 321 affichages · Partager Et un grand merci pour y avoir passé ta journée !!! Car j'ai trouvé ça très instructif... Et amusant ! (Peut-être pas pour toi)... Heureusement que tu as de la ressource !!! | | | À: Marien33 · 29 décembre 2025 à 11:33 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 178 de 233 · Page 9 de 12 · 284 affichages · Partager Bonjour Marien
Quelle belle page si finement racontée et richement illustrée.
Mais quels scrupules au-dessus de ma tête de me régaler d'une activité si chronophage....
Prenez soin de vous, respectez votre corps.
Bien à vous.
Calaf | | | À: Marien33 · 29 décembre 2025 à 12:17 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 179 de 233 · Page 9 de 12 · 274 affichages · Partager L'aventure continue y compris pour tes lecteurs! | | | À: Marien33 · 2 janvier 2026 à 7:28 Re: Un autre aspect de mon voyage en Thaïlande: Villages, nature, campagne, montagne... Message 180 de 233 · Page 9 de 12 · 206 affichages · Partager Nouveau beug VF !!! Je ne reçois plus les notifications des réponses que vous envoyez sur ce carnet. Je suis tombé sur les dernières ici, tout à fait par hasard et j'étais déçu de n'avoir reçu aucune réaction à ce dernier épisode... Et je ne reçois plus non plus les notifications de l'activité des forum Inde ou Thaïlande | Carnets similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 314 visiteurs en ligne depuis une heure! |