| Le bêtisier des voyageurs Yangguizi · 18 décembre 2005 à 20:48 · 5 photos 65 messages · 37 participants · 11 160 affichages | | | | 18 décembre 2005 à 20:48 Le bêtisier des voyageurs Message 1 de 65 · Page 1 de 4 · 5 273 affichages · Partager Je n'ai pas l'impression que cette discussion ait déjà eu lieu ici. On se moque facilement des autres, voyageurs ou non, mais on oublie souvent de raconter les petites mésaventures, cocasses ou ridicules, dont on est à la fois l'auteur et la victime. Voyons voir sir les vfistes sont capables d'auto-dérision, et oseront raconter leurs erreurs ou bévues.
Je commence avec deux petites histoires toutes récentes. Je suis particulièrement fier de la deuxième. 
Hier matin, dans mon hôtel à Dubai, après une longue journée de travail et un vol de nuit Shanghai- Dubai, je savoure enfin une douche bien méritée, et entreprends de me raser. Damned! Je fouille ma valise de fond en comble mais il faut me rendre à l'évidence: j'ai oublié mon rasoir à la maison, et suis bon pour m'en acheter un autre en catastrophe. Il n'est que 6 heures du matin, et il faudra patienter avant l'ouverture des magasins. Je finis donc par m'acheter un petit rasoir électrique, pas cher, pour me dépanner pendant deux semaines.
Et voilà qu'arrivé à Nice, je cherche un truc au fond de ma valise, et... tombe sur le rasoir que j'étais persuadé d'avoir oublié.
Ce matin donc, je devais attrapper un vol Dubai- Nice à 7h30 du matin, et avais mis mon réveil à sonner à 4h45, en demandant à la réception de l'hôtel de m'appeler à la même heure. Il fallait en prendre des précautions, car avec toute la fatigue accumulée, il était évident que mon sommeil serait de plomb. Je me suis pourtant réveillé au milieu de la nuit et ai tranquillement regardé l'heure sur mon téléphone portable: 6h23. Nom di diou!!! Ce n'était pas le milieu de la nuit! 67 minutes pour m'habiller, boucler ma valise, prendre un taxi, aller à l'aérport et faire toutes les formalités? Impossible n'étant pas français, j'ai voulu tenter le coup sans trop y croire. En trois minutes j'ai eu le temps de boucler les deux premières étapes, tout en me passant en tête les pires scenarios catastrophes sur mes vacances déjà amputées car j'aurais forcément loupé mon avion. Quel con mais quel con! Comment ai-je pu me piéger de manière aussi stupide? Et ces imbéciles de la réception? Pourquoi ne m'ont-ils pas téléphoné? J'étais plein d'idées noires en ouvrant la porte de ma chambre, valise à la main. Je regarde ma montre avec inquiétude: 2h26 du matin. Hein, quoi? Mais oui bien sûr! Mon téléphone portable était encore à l'heure shanghaienne et je n'étais donc pas du tout à la bourre. Je me suis vraiment trouvé particulièrement ridicule sur ce coup, mais j'ai quand même évité le pire, car si j'avais fait un scandale à la réception, pour sûr que je n'aurais jamais osé remettre les pieds à Dubai de ma vie. | | | À: Yangguizi · 18 décembre 2005 à 21:24 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 2 de 65 · Page 1 de 4 · 5 229 affichages · Partager Excellent ! 
je me retrouve tout à fait dans tes mésaventures.. J'ai eu la même chose avec mes sucrettes au Pérou cet été..perdues dès le premier jour  Ce qui m'a "obligée " à manger du vrai sucre durant tout le séjour...et retrouvée le dernier jour en refaisant mon sac..;ce qui ne m'a pas empêchée d'oublier de les retirer du sac pour les prendre dans l'avion..;d'où encore du sucre et quelques kilos de plus 
Heureusement pas très grave tout cela..;qui a pire à raconter ? | | | À: Yangguizi · 18 décembre 2005 à 21:32 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 3 de 65 · Page 1 de 4 · 5 228 affichages · Partager Ben moi j'étais retourné dans un petit marché du centre de Bamako (N'Golonina) pour prendre "livraison" d'un bijou commandé 15 jours avant. Il devait etre pret, les 3 jeunes Touaregs Nigeriens m'auraient fait à coup sur du bon travail, et m'offriraient le thé etc etc Je déboule donc au marché et commence à chercher la microscopique échoppe (j'avais perdu mon petit papier et ne savais plus leur nom) Toutes les allées se ressemblaient, et le Vendredi, meme après la prière de l'après midi, le cadre avait un peu changé !!! J'ai tourné demandé, tourné encore, et redemandé et enfin, au bout d'une heure, miracle : l'atelier tantrecherché, avec trois jeunes Touaregs, les murs peints en bleu, tout bien... Bonjour, ça va ? La famille ? le Travail ? le pays Dogon,... toutes les salutations de mise y passent, je me déchausse, j'entre, m'assieds, ils commencent à faire un thé, puis 2, puis 3, et on refait le monde, la france, le Niger, le Mali etc, etc et ça continue et ça continue. J'en viens finalement à mon bijou : "quoi, quel bijou ??? mais tu nous a rien commandé, c'est la première fois que l'on se voit...!!!" Stupéfaction, je m'étais completement gourré de boutique et d'artisans, et n'avais meme pas percuté qu ej'étais dans un eéchpope juste à 2 pas de la bonne
Au total, tous sont devenus super copains, et j'ai hate de les retrouver tous en février !!!! | | | À: Yangguizi · 19 décembre 2005 à 9:07 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 4 de 65 · Page 1 de 4 · 5 182 affichages · Partager Ca se passe il y a une dizaine d'années à Istambul. Le matin notre ami Farrat vient nous chercher à l'Atakoy Camp pour aller chercher de l'eau de source aux réservoirs installés dans la forêt au dessus d' Istambul, pique-niquer et visiter les villages de pêcheurs le long de la rive Occidentale du Bosphore..
La journée s'annonce superbe, un vrai temps de pique-nique. J'enfile un bermuda, un tee-shirt et des sandales, la tenue idéale me semble-t-il pour un pique-nique en forêt, sans prêter vraiment attention au regard dubitatif de Farrat. Nous nous promenons sans encombres, il y a un monde fou qui remplit des bidons d'eau à la citerne, plein de monde en forêt qui pique-nique, une vrai, belle journée d'été. Nous déambulons tranquillement dans un des ces jolis villages aux maisons en bois, lorsque deux "vieilles" me montrent du doigt en riant aux éclats. Mais elles se foutent vraiment de moi ces sorcières ! Qu'est-ce que j'ai fait ? Je me tourne vers Farrat un peu gêné qui me dit - Elles sont écroulées de rire de voir tes jambes - Mes jaaam... ? Oui, effectivement, j'ai les jambes à l'air à partir du genou...Tout le reste de la journée j'ai eu l'impression de me balader à poil ! | | | À: Yangguizi · 19 décembre 2005 à 9:32 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 5 de 65 · Page 1 de 4 · 5 175 affichages · Partager Histoire de lentillesNi lentilles d'eau, ni dal, ni perles du Puy
Une grappe d'indiens entoure le vendeur de tchaï. Arrêt de nuit. Les regards scrutent visage pâle. Je plonge le mien dans mon verre fumant. Le parfum odorant du lait chaud parfumé m'emplit. Je relève le visage et tout est flou.. Les porteurs de lunettes connaissent bien la vapeur qui macule les verres. Mais là ? Que se passe t-il, j'ai perdu ma lentille? Ma vue est défaillante, difficilement corrigée par une lentille précieuse. L'autre oeil n'en porte que pour ne pas être déséquilibrée puisque qu'il a une vision réduite au néant. Du bout de l'index de la main gauche, je touche mon oeil : ouille! il n'y a rien. Je palpe doucement la paupière, peut-être a t-elle glissé derrière ? Rien. D'une main ferme, je vide mon verre de thé dans ma main, le nez au ras de ma paume, le liquide chaud coule sur mon bras. Le verre est vide et.. rien. Un brouhaha de longues voyelles roulées enfle. Mais que fait cette femme? Un indien s'adresse à moi dans cet anglais si facile à comprendre : que se passe t-il Maâme ? "j'ai perdu ma lentille, lense, vous comprenez, lense" Ma voix n'est qu'un chevrotement. Aussitôt traduit, tous les indiens s'accroupissent dans la poussière. Ils cherchent et s'il restait une chance de retrouver ce minuscule objet circulaire, le pietinement a définitivement chassé toute chance.
Tuuuuuuuut!!! le klaxon du bus retentit et chacun sait que le bus n'attend jamais. Tous cavalent reprendre leur place. Je pose mon verre vide près de l'énorme casserole de lait, rate le bord de la table. Gling, cassé. "sorry". No problem répond le vendeur consterné par mes larmes. Je rejoins le bus dans un flou artistique. Mon voyage est fini, je ne verrai aucun paysage, je ne trouverai jamais mes destinations. Je n'ai ni lentilles de rechange, ni lunettes de secours, imprévoyante chronique. Quelqu'un touche mon bras et m'indique ma place. Je m'assois et ferme mes yeux si inutiles.
L'histoire ne s'arrête pas là, j'ai continué le voyage, j'ai retrouvé ma lentille deux jours plus tard de façon invraissemblable et c'est déjà une autre histoire....... | | | À: Cepavrai · 19 décembre 2005 à 10:05 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 6 de 65 · Page 1 de 4 · 5 159 affichages · Partager L'histoire ne s'arrête pas là, j'ai continué le voyage, j'ai retrouvé ma lentille deux jours plus tard de façon invraissemblable et c'est déjà une autre histoire.......
Tu nous racontes, dis, tu nous racontes....? | | | À: Cepavrai · 19 décembre 2005 à 11:13 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 7 de 65 · Page 1 de 4 · 5 143 affichages · Partager L'imprévoyante chronique est priée de prévoir un peu de temps pour nous conter "l'autre histoire"... qui en amènera probablement une autre... pas grave, au contraire, on ne se lasse pas de te lire !!!
Dolma | | | À: Yangguizi · 19 décembre 2005 à 11:25 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 8 de 65 · Page 1 de 4 · 5 139 affichages · Partager Indonésie hotel à deux pas de la jungle de Bukkit Lawang je partagai ma chambre avec une australien et juste audessus de nous dormaient deux autres austaliens. Nous nous étions rencontrés à Medan et faisions une partie du voyage ensemble. Celà faisait une semaine que je dormais 2h00 par nuit l'angoisse le stresse et l'attaque précédente d'un rat dans le même hôtel dans une des chambres me rendait parano. 3H00 je me réveille en hurlant la pauvre australien choquer et éveiller me voit saisir de mon petit couteau suisse en geulant y a quelqu'un dans la chambre après vérification y a personne biensûre et sa continue encore à deux reprises! Je finis la nuit chez les garçons dans la chambre audessus ficeler dans mon hamac et voilà enfin je dors comme une marmote il me fallait juste mon hamac lol mais ce coup si j'étais vraiment chiante  ! Bon mais enfaite y a vraiment eu quelqu'un dans notre chambre c'était un rat qui avait dévoré le reste d'un gâteau et marqué son territoire mais bon on a peu voir sa que le lendemain ben oui y avait pas d'électricité à l'hôtel comme quoi il fallait me croire je suis pas si parano que sa!
Bonne nuit tout le monde et à +++++++++++++ | | | À: Yangguizi · 19 décembre 2005 à 16:03 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 9 de 65 · Page 1 de 4 · 5 104 affichages · Partager Nakata en Grèce, ou les joies du tourisme balnéaire
Un été, il y a quelques années. C'est mon premier voyage sans les parents, et pour cette grande première, moi et ma copine (appelons-la nakatette) avons choisi la Grece. Nous sommes jeunes et insouciants, l'avenir nous appartient, nous n'avons pas encore vécu l'une de ces galères qui cassent le mythe du voyage ; bref, à nous l'aventure ! Nous avons loué une petite voiture à Athenes, avons filé direct plein ouest, et nous voilà donc sur l'ile de Leucade, entre celle de Corfou et la Céphalonie.
Un très bel endroit, d'ailleurs. Un jour, nous décidons d'aller faire trempette sur la plage de Porto Katsiki, l'une des plus belles plages de la Méditerrannée. Superbe crique sous une falaise blanche et vertigineuse ; eau turquoise et cristalline. Le paradis.
Alors je vous demande d'abord de vous mettre dans l'ambiance. Pas besoin d'imaginer un air de sirtaki, ni de sentir l'odeur d'ouzo envahir vos narines, je vous demande juste d'imaginer de la chaleur étouffante. Dehors, il doit faire 40 degrés (à l'ombre). J'ai déjà garé une fois ma voiture en plein soleil, plus tot dans la journee, et donc, en conduisant, je sue comme un rat mort (ouais, ouais, ça se dit pas, je sais...) ; nakatette respire à grand peine ; nos dos sont collés à nos tee-shirts, qui sont eux-meme collés aux sièges brulants ; même cette satanée guêpe qui s'est fourbement introduite par la fenêtre et s'est écrasée sur la plage arrière cherche vainement un petit coin d'ombre en bourdonnant plaintivement.
Alors Porto Katsiki, c'est tout un bordel. D'abord, pour y accéder, une effrayante petite route en lacet qui descend vers un minuscule parking sur le bord de la falaise. Quand deux voitures se croisent, c'est limite si faut pas replier les rétroviseurs (imaginez la Costa Amalfitana, en pire). Et vu que j'ai pas conduit depuis mon permis, bonjour l'angoisse. La sueur de pure terreur s'ajoute à la transpiration, comme Indiana Jones poursuivi par la grosse boule de pierre dans la grotte sud-américaine. Evidemment, nous descendons jusqu'au parking ( "putain, chéri, fais gaffe, t'as un van énorme qui arrive en face !")... Evidemment, le parking est plein ( "chéri, tu vas ecraser une petite vieille !" "ah ouais, faut l'achever, sinon elle va porter plainte")... Evidemment, nous remontons la route jusqu'à trouver une place le long de la paroi comme tout le monde, histoire de compliquer encore plus la vie des véhicules qui descendent, sachant que cette route est déjà tout juste assez large pour laisser passer une colonie de chenilles processionnaires...
Ouf, nous sommes garés ! Nous enfilons nos maillots, nous sortons de la caisse avec un sac à dos et une gourde (faites gaffe à vos blagues, pas touche à ma copine), et nous redescendons la route à pied, la langue pendante, asphixiés par les gaz d'échappement et la temperature qui continue à monter, à monter... Pressés de piquer une tête, nous dépassons un jeune couple d'Anglais écarlates, et on arrive au bord de la falaise. Ouf, la plage se trouve près d'un cap, il y a du vent, et le spectacle est magnifique.
Ayant une vue d'ensemble du contrebas, il est maintenant tant d'évaluer l'ampleur de la tache qui reste à accomplir pour avoir l'insigne honneur de nous mouiller 5 minutes.
D'abord, il faut descendre un escalier casse-gueule le long de la falaise. Ensuite, on se retrouve sur une minuscule crique, bien entendu bondée, et séparée de la véritable plage par un rocher qui s'avance dans la mer. Bien entendu, pas moyen d'accéder directement à la grande plage : il faut passer par la crique, puis contourner le rocher en nous mouillant jusqu'à mi-molet. Sur cette photo, on a l'impression que le rocher peut se contourner sans en restant à sec, mais en fait je vous assure que c'est impossible :
En effet, quand il y a du vent et des vagues (ce qui n'est pas le cas sur cette photo), les vagues s'écrasent contre le rocher - comme vous le comprendrez en lisant la suite.
Nous descendons l'escalier, nous allons jusqu'au rocher en faisant bien gaffe de ne marcher sur aucun des corps huileux qui s'entassent sur la crique ( "chéri, je t'ai vu ! Arrete de mater les nichons de la p'tite asiat' !" "même pas vrai !")... Bon. Pour contourner le rocher, faut pas plus de quelques secondes, mais comme il y a de grosses vagues qui s'écrasent sur le granit et menacent de balancer les gens contre les berniques rugueuses, nous passons prudemment, un à un, en essayant de passer entre deux vagues. Mais si on veut y arriver, il faut anticiper, et prendre son élan avant que la personne précédente ne soit arrivée à bout de l'obstacle. Miraculeusement, ma copine et moi-meme sortons victorieux de ce combat davidesque contre le Goliath marin.
Mauvaise surprise : la plage n'est ni de galets, ni de sable fin, mais d'une espèce de truc local un peu intermédiaire, gros grains de sable ou minuscules cailloux, peu importe, toujours est-il que ça fait un peu l'effet de marcher sur des oursins ; mais des oursins brûlants, par-dessus le marché. Donc, avant de trouver un emplacement pour les serviettes, nous remettons nos chaussettes, nous remettons nos chaussures, et nous commençons à marcher. Arrivés à un coin à peu pres tranquille, nous nous posons, nous enlevons nos chaussures, nous enlevons nos chaussettes ( "putain, chérie, j't'avais bien dit qu'on aurait du les acheter, ces tongs en promo !" "oui bon ben ça va !"), nous nous installons, et nous nous précipitons vers l'eau en poussant des cris de douleur à chaque pas dans le sable mal foutu.
Une heure de bonheur intégral... Et puis, bon, la baignade, c'est bien beau, mais à force, c'est chiant. Alors nous sortons de l'eau, nous nous aspergeons de crême solaire, et nous nous allongeons sur nos serviettes pour sécher. Mais au bout d'un quart d'heure, non seulement nous sommes déjà secs, mais en plus nous transpirons comme des rats morts ! (oui, oui, je sais...) La chaleur est insupportable, faut rentrer au camping.
Alors pour ne pas avoir mal aux pieds, nous remettons tout de suite nos chaussettes, nos chaussures, nous retournons au rocher, nous enlevons nos chaussures, nos chaussettes, nous contournons le rocher les pieds dans l'eau (je manque de m'étaler la gueule contre une aspérité du monstre granitique), nous remettons nos chaussettes, nos chaussures, nous remontons l'escalier en soufflant... (Faut le voir comme un cartoon, je vous assure, quand c'est les autres c'est super marrant.) Nous remontons la route en lacet dont la pente effraierait même Lance Armstrong, sous un soleil de plomb, crachant nos poumons, regrettant d'en avoir grillé une avant de nous rhabiller... Enfin, nous arrivons à la voiture. Je fouille mes poches...
Et là, c'est le drame.
- Et merde. Quoi ? Je trouve plus les clefs de la voiture. Hein ? Sont pas dans mes poches. Oh, non, nakata, tu sais pas chercher ! Elle doit être dans ton sac à dos. A l'aller, c'est moi qui le portait, j'ai du les mettre dedans. Attend, je regarde... Elle est pas dans la petite poche. Dans la grande ?... Non plus. T'es sûr que tu l'as pas ? Mais puisque je te dis que je l'ai pas ! Y a pas 36 poches, dans un maillot de bain ! Maillot de bain ? Tu veux dire que t'as mis les clefs dans une poche de ton maillot de bain et que tu t'es baigné avec ?!... T'es con !... Qu'est-ce qu'on va faire, maintenant ? Le prochain village est à 20 km, et on n'a pas de téléphone portable !... Tu peux pas faire gaffe 5 minutes ! T'en manques pas une, j'en ai raz l'bol !... Ouais bon ben ça va, si ça se trouve, c'est toi qui l'a perdue, hein ! Et puis crotte, t'arrêtes pas de te plaindre, depuis le début du voyage ! Je commence à en avoir marre !
Devant cette sympatique conversation, les mouches s'écartent prudemment de leur plan de vol, craignant de prendre une balle perdue ; le soleil triomphant esquisse un sourire moqueur ; les anglais écarlates, qui rentrent à leur tour, nous contournent en nous regardant bizarrement. Ça y est, c'est sur : j'ai l'air con. Mais, non, dites pas le contraire, je sais ce que je dis. Je suis ridicule.
Il y a de la tension dans l'air. Tout en continuant à nous engueuler sous la chaleur qui ajoute à notre énervement, nous descendons à nouveau la route en lacets en explorant le moindre recoin, en regardant sous les roues des voitures garées... Rien. Nous avons du l'oublier sur la plage. Nous redescendons, sans trop d'espoir, l'escalier glissant ; nous allons jusqu'au rocher, nous enlevons nos chaussures, nos chaussettes, nous contournons le rocher, nous essayons de marcher pied nus parce que nous en avons marre de tout refaire à chaque fois, finalement ça fait trop mal, nous remettons nos chaussettes, nos chaussures, et nous arrivons à notre ancien emplacement.
Rien.
Nous demandons aux gens autour de nous dans un anglais de haute volée ( "You see key to me ?"), nous explorons le bord de l'eau...
Rien. Rien de rien.
Je sens que nakatette est en train de bouillir intérieurement. Nous retournons au rocher, nous enlevons nos chaussures, nos chaussettes (ne pas piquer une crise), nakatette contourne, elle se vautre tout habillée à cause d'une vague traitresse, bien sûr c'etait elle qui portait le sac a dos qui est maintenant trempé, mais je suis content, ça me fait une raison de l'engueuler sans que ce soit moi qui prenne tout sur la gueule... Mais comme j'avais déjà pris mon élan, je me retrouve coincé derrière elle, je me prend de véritables tsunamis dans la gueule, nakatette n'arrive pas à se relever, c'est un foutu bordel. Finalement, je ne sais comment, nous arrivons de l'autre coté, sur la petite crique.
Nous remettons les chaussettes et les chaussures.
C'est le moment que nakatette choisit pour avoir une idée : demander au surveillant de la plage, qui se trouve... de l'autre coté du rocher que nous venons de contourner, sur la grande plage.
Bien sur, elle en a marre, et c'est à moi d'y aller. J'enlève mes chaussures et mes chaussettes, je re-contourne le rocher, je remet mes chaussettes et mes chaussures (je commence à comprendre que certaines personnes apparemment normales pètent les plombs et deviennent des psychopathes), je vais voir le surveillant de la plage... Il a la clef ! Le porte-clef flottait dans l'eau, et un baigneur l'a rapporté. Je savais bien que la chance tournerait ! Merci mon dieu, t'existes pas mais t'es drolement chouette !
Je retourne en arrière, enlève mes chaussures et mes chaussettes, je repasse le rocher, je remet mes chaussettes et mes chaussures, ouuuuuuuuuuuuuuuf ! et devant ma copine en pamoison, je brandis fièrement l'objet mythique, le Saint-Graal aux armes de la glorieuse firme Hertz, et elle me tombe dans les bras tandis que mille violons vibrent dans le soleil couchant et que la caméra entame un zoom arrière... C'est un moment de pur érotisme et de romantisme a la fois, Roméo embrassant Juliette, Pâris séduisant Hélène, Jack dans les bras de Rose sur le Titanic, Nicolas se réconciliant avec Cécilia, Alexandre chevauchant Bucéphale...
Morale de l'histoire : mesdames et messieurs les vacanciers débutants, ne JAMAIS mettre ses clefs dans le maillot de bain en sortant de la voiture pour aller a la plage ! | | | À: Nakata · 19 décembre 2005 à 16:28 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 10 de 65 · Page 1 de 4 · 5 090 affichages · Partager Morale de l'histoire : mesdames et messieurs les vacanciers débutants, ne JAMAIS mettre ses clefs dans le maillot de bain en sortant de la voiture pour aller a la plage !
Ah bon, moi je croyais que la morale de l'histoire c'etait : "achetez toujours les sandales super moches en promo" 
Merci beaucoup pour cette tranche de rire, mes collegues se sont retourne au bureau  | | | À: Douya · 19 décembre 2005 à 16:39 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 11 de 65 · Page 1 de 4 · 5 089 affichages · Partager C'est vrai que j'aurais du les acheter, ces tongs, on ne le dira jamais assez... | | | À: Nakata · 19 décembre 2005 à 17:06 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 12 de 65 · Page 1 de 4 · 5 071 affichages · Partager Tu n'avais peut-être pas les tongs... mais le porte-clefs flottant, ça c'est miraculeux !
Et faire rire avec cet après-midi "à la grecque", c'est du grand art... | | | À: Yangguizi · 19 décembre 2005 à 17:09 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 13 de 65 · Page 1 de 4 · 5 068 affichages · Partager Bon, à mon tour, et interdit de se moquer...
Tout d'abord à Dubrovnik, en 2003n je prête ma carte bleue à ma copine (oui, je sais, il ne faut jamais le faire !!  ). Elle part retirer des Kunas. Je la vois revenir, avec une dame courant derrière elle. Ma copine avait oublié ma carte dans le distributeur ! Heureusement, une dame honnête (croate ou étrangère, je ne sais plus) était là !!!
Deuxièmement, sur une aire d'aoutoroute, avant Vérone. Ma copine (quelle étourdie !!) laisse son sac à main sur le toit de la voiture. Puis elle démarre. Quelqu'un nous crie après. On s'arrête 10 m plus loin et on s'aperçoit que le sac à main était sur le toit ! Heureusement, de nouveau, un hônnete homme se trouvait sur place. C'était lors du même voyage vars la Croatie.
Troisèmement, l'été 2004, en Tunisie. On va se baigner sur la plage de Sousse, en plein centre ville, elle est très belle. Prévpyant, j'ai laisser tout ce que j'avais d'important à l'hôtel, sauf mon porte monnaie (avec 5 dinars pour acheter une glace et ma carte d'identité) et un sac avec une serviette et des lunettes de vue. On se met dans le carré d'un hotel pour etrangers. Je par me aigner en 1er, disant à ma copine de garder les affaires. N'en pouvant plu, elle accomplit l'acte fatal, elle me rejoint ! Tout en me baignant, je regarde regulièrement nos affaires, à 150m de là. mais je suis myope, ca aide pas ! On retourne sur la plage et...plus rien !! j'interroge tout le monde, personne n'a rien vu. Je pleints ces voleurs, ils ont récupéré 5 dinars, un sac, une serviette, des lunettes pour myope et une carte d'identité infalsifiable !!! J'avais mon passeport à l'hotel. pourtant j'ai eu peur. En effet, on m'a aussi volé la clé de mon hotel, avec le nom dessus ! Aussitot, j'ai couru tres vite vers mon hotel, à 1.5 km de là. Heureusement, je courre vite. Sur place, pas de problème, le patron me jure qu'il n'y a aucun risque. Rassuré, je retourne sur la plage...
Morale de l'histoire : ne laissé jamais de sac tout seul sur une plage, où que ce soit dans le monde !!! | | | À: Yangguizi · 19 décembre 2005 à 18:44 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 14 de 65 · Page 1 de 4 · 5 043 affichages · Partager Très fort! Bravo à tous pour vos contributions! Lors de mon premier voyage en Chine, à Pékin, mon niveau de chinois était encore assez mauvais, et surtout, je n'avais quasiment aucune pratique. Inutile donc de dire que les dialogues et autres scènes de marchandage étaient vraiment laborieux. Mon premier marchandage fut d'ailleurs une véritable catastrophe. En effet, au lieu de négocier ce t-shirt (ou un autre souvenir bon marché, je sais plus ce que c'était) à la baisse, je le négociais à la hausse! Tandis que le vendeur voulait X yuans pour cet article, moi, plein de l'assurance du pinailleur débutant, j'insistais pour en payer 20 de plus et étais furieux que le vendeur refuse! Tout le monde autour était mort de rire, et quand j'ai fini par comprendre mon erreur, je me suis fait tout petit. Je crois que j'ai fini par payer le prix demandé sans poser de question. | | | À: Nakata · 19 décembre 2005 à 21:33 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 15 de 65 · Page 1 de 4 · 5 021 affichages · Partager Ton histoire, ou plutot celle de ta copine qui se rétame dans l'eau, m'en a rappelé une :
C'était au Yemen (du Nord dans les années 70) j'étais gamin, et le souk de Sanaa n'avait à l'époque d'intéret pour moi que par ses nombreuses flaques d'eau un peu croupie et vraiment marron qui parsemaient les rues (en terre) Alors flac flac dans les flaques, flac flac dans les flaques, pendant que ma mère me surveillait du coin de l'oeil... puis flac flac PLOUF ! Et j'ai completement disparu dans une flaque de taille normale, mais d'une profondeur tout a fait surprenante. ('un mètre au moins) Je me souviens très bien de la gueule de tout le monde quand je me suis relevé : les Yemenites morts de rire, comme mon père, et ma mère un peu paniquée J'y pense souvent quand je fais flac flac de nos jours... | | | À: Yangguizi · 19 décembre 2005 à 22:36 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 16 de 65 · Page 1 de 4 · 4 989 affichages · Partager Je viens d'arriver à Tashkent, il est deux heures du mat. et je suis crevé. Hôtel « Ouzbékistan » (il s’appelle comme ça), immense paquebot de béton.
Le lit n’est pas fait, mais il y a tout le matos posé dessus (comme en colo !). Rapide inventaire : un polochon, un drap de dessous, une sorte de grand sac plat en drap beige épais, et une grosse couverture marron. Bizarre ce sac, mais..., bon...
Je mets en place le drap de dessous, je vais me fourrer dans ce grand sac, me mettre la couverture dessus et basta ! vive l'homo sapionce !
Oupsss ! ce p..... de sac à la c... est cousu-fermé sur ses quatre côtés ! C'est par où qu’on y entre ? A y bien regarder, il n’y a aucune ouverture sur le pourtour de ce foutu objet, mais en revanche il y en a une superbe et ronde, énorme, en plein au milieu d’une face. Si je rentre là-dedans, je vais donc avoir les pieds et la tête enfermés... et un grand trou au niveau du ventre...
Argghhhhh ! c'est pas vrai ! (  pardon : cepavrai). Et moi qui suis "achhhtement" crevé !
Dans un dernier sursaut de réflexion jaillit soudain l’étincelle : on doit rentrer la couverture dans le sac par le trou rond qui est sur une face, et l’ajuster à l’intérieur ! On obtient ainsi une sorte de couette façon ouzbèke !
Je suis un génie... Tout heureux d’en finir me voilà en devoir de procéder à l’opération. Hummm... pas facile de placer les quatre coins de la couverture dans les quatre coins du sac ! Quand t'en mets deux bien, ils se barrent quand tu mets les deux autres...
Enfin ça y est ! Extinction des feux, dodo profond prévu dans deux minutes, du genre anesthésie générale tellement je suis crevé !
Lorsque le téléphone sonne... ! Oupsss ? à 2 h 30 du mat ??? Une voix de souris me susurre au bout du fil : "Welcome in Tashkent, sir ! Do you want a girl tonight ?"
 .... Vous savez ce que c'est, un raccrochage de téléphone façon fracasse ?
Chris. | | | À: Yangguizi · 19 décembre 2005 à 23:47 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 17 de 65 · Page 1 de 4 · 4 973 affichages · Partager Je devais avoir une vingtaine d'années et je partais en stage UCPA dans le centre de la France.
J'ai ma convocation, avec le point de RV et l'heure du départ. Mais je n'ai pas le billet (puisque départ collectif). Je fais la fière auprès de mes collègues : Vendredi soir, 9 heures, je pars en vacances  Ah bon, mais tu vas arriver au milieu de la nuit Euh  , non,... ce doit être un tortillard,.... on va arriver vers les 5/6 heures du matin...  J'ai maintenant un doute... mais mes collègues regardent ma convocation et c'est bien cà, vendredi soir 9 heures, gare d'Austerlitz à Paris.
Donc, vendredi soir, en pleine réunion de famille, je débauche mon père et mon oncle pour qu'ils m'emmènent gare d'Austerlitz. On arrive en avance et je vais au point de RV. Bien il y a déjà des personnes de l'UCPA, mais.... elles ne vont pas du tout au même endroit que moi... Je fais un tour dans la gare, demande au point d'information... rien de rien....
L'heure tourne, je commence à paniquer  . En désespoir de cause, je regarde le panneau d'affichage. Il y a un train à 21h03, soit 3 mns de différence avec mon train. peut-être qu'ils se sont trompés sur la convoc  ? Je file sur le quai à toute allure, ne sachant pas vraiment ce que je vais pouvoir faire, mais on verra sur place... Ô miracle, un contrôleur ! Pardon, monsieur, vous ne savez pas s'il y a un groupe de l'UCPA dans ce train ? (question bête, mais en de telles circonstances, on est prêts à tout). Ah cà, mademoiselle, je n'en sais rien. Vous avez votre billet ? Et bien non justement, j'avais RV etc............ Bref, je n'ai que la convocation et je ne sais pas du tout où sont les autres (je suis à 2 doigts de pleurer et le train à 2 mns du départ) Montrez moi cà.......... Ah, mais c'est ce matin que vous deviez partir.......... Pardon  ? (mon coeur s'arrête de battre) Ah non, excusez-moi (mon coeur se remet en marche, quand même, je sais lire une convocation  ), c'est demain matin que vous partez......... Comment cà demain matin  ? Et oui, vous voyez, c'est marqué 9 heure et c'est la date de demain   Euh oui,.... effectivement,... merci monsieur.
Penaude, je retrouve mon père et mon oncle qui sont enchantés d'avoir à refaire le trajet le lendemain  ...
Le lendemain.... Ouf, je trouve le bon train, mais... je me trompe de wagon.
Depuis ce jour là, à chaque fois que je prends un avion (surtout à l'étranger où je ne comprends pas forcément tout), je scrute le visage de l'hôtesse chargée des cartes d'embarquement... au cas où je me tromperais de destination... | | | À: Chris51 · 20 décembre 2005 à 0:11 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 18 de 65 · Page 1 de 4 · 4 972 affichages · Partager  , Par contre, le coup des couvertures est assez courant en Asie Centrale parce que les couvertures en laines tissées à la maison, ça gratte, ça pue un peu le suint et ce n'est surtout pas facile à nettoyer et à sécher. Il paraîtrait que ce sont les Turcs qui auraient importé cette façon de faire.    , j'imaginais le tableau la tête sortant par le trou et les bras et jambes ratatinés à l'intérieur de la housse ! Pas facile avec une "girl"....   
Ca me rappelle un hôtel minable à Guelmim, après toute une journée de piste, là aussi, un lit pas fait, des draps plus que douteux posés dessus et aux fenêtres pendouillant lamentablement un grand rideau en coton à petites fleurs bleus et roses. Pendant que j'essayais vainement de tirer un peu d'eau de ce qui ressemblait à une douche en essayant de pas trop poser les pieds par terre à cause de la crasse, ce qui représente une performance, j'entendais mon mari faire le lit en pestant. Finalement, ça se calme. De mon coté, j'arrive avec trois gouttes et demi d'eau maronasse à me rincer vaguement et quelle ne fut pas ma surprise en sortant de là, de voir mon nounours barbu endormi, roulé dans le rideau à fleurs ! Le contraste barbe/ fleurettes / rideau, était saisissant ! Je n'arrivais pas à reprendre souffle de tant que je riais et lui de ronchonner et bien oui, figures toi que le rideau était moins sale que le drap. | | | À: Yangguizi · 20 décembre 2005 à 1:57 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 19 de 65 · Page 1 de 4 · 4 960 affichages · Partager 1985, Cap d'Agde en France. L'Aqualand, un immensse complexe, avec des tobogans nautiques. A l'époque, c'était original. Je prend le tapis en matière plastique, qui servait à la descente, pour mieux glisser, et je monte les escaliers. Ma cousine m'attendait en bas pour la photo souvenir. Tellement de monde qu'il me faut quinze minutes pour arriver en haut. Quand je vois le monde en bas, je commence à paniquer. J'essai de perdre du temps, je reste plus de vingt minutes à laisser passer les autres. En fait c'est une plateforme, donc il y avait de la place pour attendre son tour. Soudain je vois ma cousine me faire des signes, fâchée de rester plus de 45 minutes à m'attendre. Je prend la décision de redescendre, j'ai trop peur, quitte à me traiter de peureux par ma cousine. J'en profite pour laisser le tapis sur un coin et je descends. Deux types en montant me demandent " alors, tu as peur ?" Je répoond " non pas du tout, j'ai juste oublié le tapis" Alors ils m'en donnent un, car ils voulaient descendre en duo. Et je remonte devant eux. Escorté, devant eux, je n'avais plus le choix. Je pose mon tapis, en en 10 secondes j'étais en bas. Une agréable glissade, avec en prime une belle photo. dexxa | | | À: Yangguizi · 20 décembre 2005 à 10:09 Re: Le bêtisier des voyageurs Message 20 de 65 · Page 1 de 4 · 4 928 affichages · Partager Histoire de lentille (suite et fin)
Installée dans la guest-house, je suis dans le brouillard. Je dois téléphoner et modifier mon vol retour. Arrivée ici, je n'ai perçu que les odeurs et les couleurs vives. Ma chambre semble sommaire. Ainsi, lorsqu'on ne voit rien, la saleté disparait et c'est parfait. Je lave mon tee-shirt dans le seau vert. Je trempe et je frotte avec ardeur. A genou par terre dans l'eau savonneuse, je vide le seau et.... je vois un éclat bleuté, Ma Lentille, disparaît dans le trou. Aussitôt, je descends à la réception et explique avec force gestes. Le patron me comprend et dit qu'il va venir. J'attends dans la salle de bain et farfouille dans l'eau noire vaguement nauséabonde. Il entre dans la pièce et tient dans la main une petite épuisette de coton montée sur un cercle de fer : une passoire à thé!!! Il plonge l'objet à plusieurs reprises au fond du trou, jusqu'au coude. Il ramène son filet improvisé et tout au fond de la chaussette de coton git Ma Lentille. Si je n'étais pas si timide je me serais prosternée, je lui aurais baisé les pieds. Il est le Dieu de la Vision Heureux de ma joie, il me regarde rincer la lentille avec l'eau de ma bouteille et du geste de l'habitude la coller sur l'oeil. Le ciel ne sera pas mon paradis, il est ici, dans l'instant. Je Vois. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 13 420 visiteurs en ligne depuis une heure! |