Effectivement ce film est inspiré du livre de
Slavomir Rawicz qui a fait le récit de l’incroyable odyssée de quelques évadés du goulag sibérien, ils ont retrouvé la liberté après une marche de plusieurs mois à travers la toundra et les déserts de
Mongolie... pour atteindre enfin, les montagnes himalayennes du
Tibet puis l’
Inde.
Quant à
Sylvain Tesson, il a voulu vivre la même expérience et a suivi ce même périple de Sibérie à l’
Inde, sur le chemin des évadés des camps sibériens et le raconte dans son passionnant livre :
« L’Axe du loup ». Lui aussi a donc été inspiré par le livre de Rawicz.
J’avais lu ce récit lors de sa parution.... Et c’est cette lecture qui ma donné l’envie de voir le film
« Les chemins de la liberté » de Peter Weir, un film que j’ai beaucoup apprécié, une étonnante épopée !
C’est d’abord un bon témoignage sur l’ambiance du goulag, climat et conditions de vie inhumaines, promiscuité, saleté, rivalités entre les prisonniers...
Le film fait vivre aux spectateurs cette extraordinaire quête de liberté, on a peine à la croire possible tellement le challenge paraît parsemé d’obstacles infranchissables... il a fallu aux fugitifs une grande détermination et une bonne dose de chance aussi (car tomber par hasard sur un puits dans le désert mongole était inespéré et devenait vital pour ces évadés asoiffés!) et une grande résistance physique, d’ailleurs certains mourront en chemin...
Bon jeu d’acteurs, on vit l’aventure humaine et on souffre avec eux (enfin virtuellement !) en regardant le film.
Même si les lieux de tournages ne sont pas vraiment la Sibérie, le Baïkal ou le désert de Gobi... les paysages dans lesquels ont été tournées les scènes (
Bulgarie,
Maroc,
Australie...) sont grandioses, de quoi ravir tous les amateurs de grands espaces et de belles images...
Donc, à voir sur nos grands écrans