Diable, le game drive, ça creuse l'appétit affirmons nous de concert, et si on se faisait un petit steak chez Sebastian ? Poursuivons nous à l'unisson.
Puisque tout le monde est d'accord, ce sera Sebastian, nous passons prendre une douche, car nous sentons le gnou, et nous nous retrouvons au restau.
Thomas a pris sa clé USB et nous le portable, il nous montre les photos et vidéos de son stage " grands blancs", vraiment impressionnant !
Puis nous filons au lit car le rendez vous du lendemain est à...6 h !
Pourquoi si tôt ? Et bien parce qu'un fort coup de vent est annoncé avec rafale à 40 nds.
Basie, le super pilote du club (j'ai appris que c'est le meilleur du coin, source indépendante du centre), pense que pour une plongée le matin, ça devrait le faire.i
Nous nous pointons donc, Camille et moi au centre tôt le matin, Sabine, vu l'heure précoce, a ressenti une vive douleur de ses sinus qui lui interdit la plongée, curieux cette influence de l'heure programmée du lever sur la muqueuse de ces petites cavités faciales...
Marc, un sud africain doit nous accompagner, il a 6 plongées à son actif, mais les a toutes faites à Sodwana, il a donc l'habitude des départs de la plage, mais pas des mers agitées puisqu'il avait eu du très beau temps, la plongée est chez lui une passion naissante et il passe déjà son advance OW ce qui lui permet de plonger à 30 m, nous décidons d'aller sur les épaves de Aliwal shoal.
Le vent commence à souffler, il y a déjà au moins 20 noeuds et la mer se forme très vite, nous faisons face à des creux de 2 m.
Arrivés sur zone, Basie jette un coup d'oeil à l'eau et nous dit que la visi va être vraiment mauvaise, une nappe de pollution se trouve sur l'épave, nous décidons de concert d'aller à nouveau sur Cathedral (le meilleur site du coin à mon avis).
La plongée est superbe comme chaque fois, la visibilité n'est pas si mauvaise, environs 10 m, nous nous attendions à pire.
Pendant toute la plongée, le chant des baleines nous accompagne, beaucoup plus fort que les jours précédents, elles sont donc beaucoup plus proches, ce qui veut dire quelques dizaines voir quelques centaines de mètres : leur chant porte très loin. De toute façon, nous n'en verrons pas en surface, contrairement aux dauphins que nous avons croisé chaque jour.
Nous passons dire au revoir aux raggies et Marc, sans doute impressionné par les conditions et les requins, est déjà à moins de 50 bars, il doit remonter le long du bout jusqu'à la bouée pour être récupéré par Basie, il nous reste 150 bars, nous avons donc encore un bon moment à passer sous l'eau. Nous verrons une grosse raie aigle passer devant nous sans que je puisse la prendre en photo, puis, à la remontée, un requin massif, bien plus gros que les oceanic black tip ou autres requins cuivrés. Très probablement d'après Yohann, le guide Belge néerlandophone au nom breton, un bull shark en chasse à 3 m sous la surface, mais je n'ai pas de photo pour confirmer.
Nous faisons surface : c'est l'apocalypse... la mer s'est creusée et les creux dépassent les 2 m, parfois 3, c'est impressionnant quand on est au raz de l'eau, en plus, ça déferle...
Nous ne voyons plus le bateau.
Stress.
Je sors mon parachute de pallier que je prends toujours sur moi en plongée, il fait 1.5 m et est jaune fluo, bien plus visible que la petite bouée de Yohann.
Heureusement Basie arrive avant même que j'aie le temps de le dérouler, il ne nous a jamais perdu de vue, il nous a vu surfacer et faisait simplement sa manoeuvre d'approche pour nous récupérer.
Quel pilote, vraiment, je confierai sans hésiter ma vie à ce gars là, il me dit que je peux y aller, j'y vais, il me dit que c'est limite ou pas bon, j'y vais pas.
Marc est vert, comme la veste de mer que Basie lui a passé pour qu'il n'ait pas froid, ça fait une bonne 1/2 h qu'il est remonté et le vent n'a pas cessé de forcir, nous dépassons sans doutes les 30 nds, il est temps de rentrer et dare dare.
Nous atterrissons par la rivière, ce qui est moins sportif que sur la plage, ceci dit, les vents étant de Sud Ouest, la barre n'est pas aussi forte qu'elle aurait pu avec un vent pareil.
Du grand sport, je dis à Marc toute mon admiration d'aller plonger dans de telles conditions avec un background aussi léger...il apprécie et se conforte dans son envie de poursuivre la plongée, il a eu un moment de doutes alors qu'il vomissait tripes et boyaux, mais le voilà tout regaillardi d'être revenu intact et félicité d'être resté si calme dans de telles conditions.
Il devient même enthousiaste, il a adoré la rencontre avec les raggies, aussi brève fut-elle.
Il reviendra, c'est sûr.
Il est temps de dire au revoir à tout le monde, nous passons récupérer Sabine et Fanny, charger la voiture puis saluer chaleureusement Mick et sa famille.
Nous partons vers
Durban, Camille nous quitte la pauvre, snif, elle doit reprendre les cours à la fac, snif...
Fanny est exceptionnellement dispensée cette chipie !
Et nous poursuivons vers
Santa Lucia.
La route ne présente pas d'intérêt jusqu'à ce qu'on arrive à l'entrée du parc Isimansaglio, les premiers panneaux signalant la traversée possible de crocos, d'hippos ou d'éléphants apparaissent.
Yahouuuuuuu ! Va y'avoir du GAME !!!
Nous passons lentement sur le pont, guettant hippos et crocos mais pas la queue de l'un ni museau de l'autre.
Santa Lucia est une jolie petite ville, très très touristique, les touristes sont partout, même dans notre voiture !
C'est vous dire...
La rue principale regroupe les restau et autres commerces,
y compris ces espèces de petites cahuttes où des dames de la communauté Zoulou viennent vendre des souvenirs et des fruits, ça vaut vraiment le coup d'y passer, d'une part pour faire le plein de petits cadeaux chers ou pas et acheter les fruits qui sont délicieux et vendus à un prix dérisoire, bien moins chers qu'au super marché en ville.
Les petits souvenirs faits main sont vraiment très bien.
Nous nous rendons à l'
Elephantcoast guest house
.
Diable, ça pète ! Le lodge a vraiment bel aspect et nous sommes presque gênés par nos tenues un poil trop décontractées, je regrette de ne pas porter short de golf et chemise immaculée avec un petit foulard très smart autour du cou, chaussé bien sûr de souliers vernis avec soquettes blanches...
T shirt, vieux short et tongs...pourvu que ça fasse l'affaire...
Siska et Albert nous accueillent, Hollandais ayant repris le Lodge il y a 3 ans, très bien sur eux, la soixantaine en tenue impeccable...hem...
Siska nous fait un briefing d'une demi heure, elle semble tendue, stressée...
Mes tongs ne lui plaisent pas ? Je renifle discrètement mes aisselles...non, je ne suis pas olfactivement repoussant...que se passe t'il donc ?
Elle nous conduit aux chambres et je comprends le lézard, nous avons réservé 2 chambres au départ pour 4 et nous ne sommes que 3 au final, je les avais prévenus, mais assez tard car je n'avais pas l'intention de modifier la réservation.
Manifestement, Siska redoute que je ne réclame quelque chose, une remise ou je ne sais quoi ? Je la rassure, j'ai réservé pour 4, je prends ce que j'ai réservé, " that's all in the game !" affirmais-je du haut de mes tongs et rassuré quant-à l'état de mon short, tu réserves, si tu ne viens pas, tu payes quand même à moins d'avoir annulé suffisamment en avance, ce qui n'était pas le cas.
Fanny aura une chambre énorme pour elle toute seule, voilà tout...
Ce lodge est vraiment d'un rapport qualité prix incroyable, le cours bas du rand rajoute encore à cette impression. Les chambres sont énormes, avec balcon et salle de bain spacieuse,
le vaste séjour,
la salle à manger donnant sur le jardin tout est parfait.
Même la déco à l'Africaine, qui pourrait paraître déplacée en
France est ici parfaitement bienvenue.
La piscine est petite et également trouble, comme à Umkomaas, c'est une épidémie on dirait...de toutes façon, nous ne l'utiliserions pas.
Le jardin est merveilleux, le matin, on y voit gambader les singes, de petits bushbocks et des sortes de mangoustes.
(ça, ce sont les statues des mangoustes...

)
On y voit régulièrement des hippo le soir, mais nous n'aurons pas cette chance.
Siska se détend considérablement du coup. Un moment, j'ai cru qu'elle allait filer se changer pour enfiler son vieux T shirt et sauter dans ses tongs, mais non, c'est sa tenue de travail.
Siska nous propose différents tours, nous ne sommes pas emballés et avons prévu de faire les tours nous mêmes, sauf le tour à cheval que j'ai déjà réservé. Je lui demande où on peut observer les hippos, elle me dit que, dans les rues le soir, c'est possible, mais qu'il ne vaut mieux pas trop trainer...ils ne sont pas amicaux. Dans l'estuaire aussi, ou dans la réserve, mais pour les voir vraiment de près, il faut prendre un tour en bateau sur la rivière.
Finalement, je me décide pour un tour du soir le lendemain après la balade dans le parc. Siska s'occupe de tout, elle a l'air contente que je réserve, c'est à se demander si elle ne prend pas un commission au passage ?
Bah...
Toujours sur ses conseils, nous partons le soir au restau, à pied...
Pour essayer de voir des hippo dans la rue...
SUITE P9 9e POST
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AirOne.