Bonjour,
J'ai eu au téléphone aujourd'hui ma famille à
Tuléar, le téléphone (portable) fonctionne donc.
En revanche, le cyclone est ressenti comme une catastrophe à
Tuléar: tous les ponts qui desservent la ville sont coupés et il y a des difficultés d'approvisionnement. La pèche est bien évidemment à l'arret complet.
En conséquence, le prix de la nourriture est au plus haut, et l'alimentation en eau de la Jirama est coupée. Seules solutions restantes, l'eau vive pour les riches et les puits pour les autres. L'électricité est coupée aussi depuis hier.
Il y a des dégats sur les habitations légères (vondro, planches et tôles) et la ville est inondée du littoral jusqu'au bazary be (l'eau arrive jusqu'au commissariat).
Mais ce n'est que le début, le cyclone frappera
Tuléar de plein fouet demain.
Tout le monde est au chomage technique, la plupart des business et hotels sont fermés. Les écoles ont arrété les cours.
La population est invité à se réfugier dans les églises et/ou à consolider les toits des maisons.
Voilà pour les dernières nouvelles,
Vieuxben.
J'ai quitté
TOLIARA le jeudi 21 février 2013, vers 10 h 00 mn, et je me permets de contredire ce qui vous a été annoncé par votre famille.
Point de ponts coupés - nous sommes rentrés la veille de MANGILY sans soucis -, quelques coupures de JIRAMA mais cela est le lot quotidien à
TOLIARA, pas seulement en période précyclonique, un approvisionnement en eau potable fonctionnant normalement - je n'ai pas eu besoin de me doucher à l'Eau Vive -, aucune rue inondée aux endroits que vous mentionnez - on sait pourtant qu'il en faut peu pour que la ville de
TOLIARA soit inondée -.
Si la plupart des hôtels "galèrent", ce n'est pas à cause du passage annoncé de HURUNA mais du fait de l'absence quasi-totale de touristes qui perdure depuis le début de l'année.
Voila, une fois encore, ce qu'était la situation
le jeudi 21 février 2013 au matin.
J'ignore comment elle a évolué depuis ayant été sur la route et n'étant rentré à
ANTANANARIVO que hier soir, samedi 23 février 2013.
Sans aller jusqu'à mettre en doute les dires de votre famille, j'ai cependant le sentiment que nous ne parlons pas de la même ville.
Quel est, très franchement, l'intérêt d'annoncer une catastophe avant qu'elle n'arrive ?