Je suis courtois avec ceux qui le sont, qui ne se permettent pas de juger des gens sous prétexte qu'ils vivent en ville (faites gaffe y'a un max de pourris là dedans) ou à la campagne (JP Pernaud nous a bien dit que ceux-là c'est rien que du bon).
Je ne suis pas courtois avec ceux qui développent un discours sécuritaire à outrance, avec ceux qui conseillent de se méfier de l'autre.
Je plains ceux qui ont trouvé
LA bonne façon de voyager.
Je plains ceux qui dorment cachés (le doigt sur la gachette ??)
Je plains ceux qui voyagent en vélo et qui doivent porter les autochtones sur leur porte bagages pour discuter avec, tandis que d'autres profitent de trajets en bus pour échanger peinards avec ces mêmes autochtones (et aussi avec d'autres voyageurs avec qui parfois les échanges sont enrichissants).
Je plains ceux qui s'isolent sur un vélo et n'en descendent apparemment pas, pour voir le monde, les gens, autrement qu'à travers leur guidon.
Je me souviens de cyclistes qui descendaient la route australe, au
Chili. Ils voyaient probablement le
Chili différemment de moi. Et on échangeait (ils avaient, eux aussi, le lonely planet dans leurs sacoches) et c'était agréable.
Tous les citadins ne sont pas des gens dont il faut se méfier
Tous les campagnards n'ont malheureusement pas le coeur sur la main.
Tous les routards qui voyagent autrement qu'en vélo ne sont pas à plaindre.
Tous les cyclistes ne sont pas abrutis, bien que parfois, on en croise.