


Bonsoir, Primoangelo,
Vous êtes jeune - comme nous l'avons été un jour, nous les "retraités" d'aujourd'hui...A votre âge, nous avons eu aussi "la maladie d'amour", pour certains aggravés par des séparations non voulues, mais subies et liées à des éloignements obligatoires, lointains et parfois définitifs (service militaire en des époques troublées ou affectations à l'autre bout du pays, dans certains métiers...).
Nous connaissons le poids d'une rupture, la déception d'un retour alors qu'on attendait le réconfort de retrouver ses copains, son confort familial d'autrefois, nous savons dans quel état on se trouve, mais personne ne peut vraiment se mettre à votre place.
A l'époque, pas de choix : il fallait tenir le coup, serrer "les dents", se mettre au travail très jeune et surmonter ses chagrins et ses regrets de ne pouvoir choisir son destin.
Je sais, c'est un discours de "vieux", mais je connais des jeunes dans votre cas et, quelle que soit l'époque, les doutes, la douleur, le sentiment de ne savoir plus ce qu'on veut, ni ce qu'on vaut, ni qui on est...semblent prendre toute énergie et brouiller l'esprit de décision.
Il faut laisser agir le temps, sans baisser les bras. Mais ce temps qui doit apaiser dans la durée, doit être occupé de façon forte et prenante pour "s'oublier presque soi-même" et le mieux est de se lancer dans des "occupations de choix", je veux dire qui occupent vraiment votre esprit, jusqu'à même vous passionner...
Je crois que vous êtes en route pour un des plus beaux métiers du monde (qui pourra vous servir partout ensuite si vous voulez repartir) et si vous vous plongez à fond dans votre formation, vous y trouverez une aide morale précieuse pour "vouloir réussir" et avoir déjà la satisfaction de mener à bien une chose importante pour votre avenir...
Non, vous n'êtes pas "trop jeune" pour être professeur, c'est, en plus, une formation qui va vous mûrir et vous élargir la pensée et, après avoir essayé d'aller au bout, vous ne perdrez pas le bénéfice de ce travail personnel, même si vous transformez ensuite cette profession en une autre par la suite...mais vous serez fier de vous...
Allez à petits pas...décidez de "gagner" cette première victoire du concours et les jours passant...vous sentirez une satisfaction, un peu comme une victoire...
Je vous souhaite de trouver la volonté de faire le "premier pas" pour votre futur...Le reste suivra...
Avec ma compréhension,
Amicalement,
Choumi