Coachmanu · 6 mai 2008 à 13:38 · 7 photos 385 messages · 75 participants · 71 559 affichages | | | | Salut,
Le meilleur compliment que peut faire un Francais dans le boulot c'est : "c'est pas mal !"
Reconnaître que le boulot de quelqu'un est pas mal est déjà un sacré compliment. Surtout dans certaine entreprise que tu connaît bien.  Ca veut dire aussi que tu peux mieux faire...  Par contre on a tout un tas de qualificatifs pour te dire quand il est mal fait  A+ | | | Lorsque la France a abandonné le Canada d'alors - oui, oui je dis bien 'abandonné' car la mère patrie trouvait ses intérêts d'ailleurs plus importants ( Guadeloupe, Martinique, Louisiane, etc., il y avait un choix à faire, que voulez-vous, loin de moi l'idée de blâme) l'évolution du français au pays a cessée. Nos ancêtres se sont battus pour conserver la langue connue, après tout n'étaient-ils pas français d'origine? Il est naturel, qu'entourés d'anglais, se soient mêlés à la langue des mots et des expressions venus d'ailleurs.
Ah mais tout à fait, comme je l'ai plus tôt, tout cela est tout à fait "normal". C'est déjà extraordinaire que l'on parle un certain français au Québec encore aujourd'hui. Mais la question est : pour encore combien de temps, et dans quel état? Je ne suis pas linguiste, mais j'ai la sale impression que, d'ici quelques décennies, le français ne sera plus qu'un souvenir à Montréal. Quant à la préservation du français en tant que tel, je pense qu'il y a aussi des efforts à faire au niveau de la qualité, et ce dès l'école.
Je reviens aux langues verniculaires....est-ce que certains français d'entre-vous avez entendu parler du 'chiak', cette langue utilisée en Acadie ( Nouveau-Brunswick)? Je ne crois pas que beaucoup d'entre-vous voyagez vers ce coin du Canada lorsque vous visitez l'Amérique (eh oui, nous sommes nord-américains nous aussi) alors je vous laisse avec ce lien laprincessealeaudejavel.hautetfort.com/...z-vou...
À la revisto ou adessias comme dirait un provençal pure laine  !!!!!!!!!
J'en ai entendu parler effectivement, et niveau compréhension, pour un Français, nous dirons que c'est... compliqué!  Je prévois d'ailleurs un voyage au N.-B. un de ces quatre...
A+ 
@Virginath : oui, désolé, j'avais mal lu. | | | Bonjour,
j'ai tout lu, mais je n'ai jamais intervenu à partir de maintenant 
Je suis également en désaccord avec Néfer  , la grande majorité des mots listés plus-haut sont couramment utilisés au Québec, quoique dans cette même liste, j'en ai retrouvé que je n'avais jamais vu ou entendu  ! Mais bon, ça reste un beau portait du français québécois. 
CanadaGoose : "Simplement, je ne supporte pas qu'on me sorte "vous les Français avec vos anglicismes..."; non là, faut pas déconner... "
Je suis d'accord qu'on utilise des anglicismes à profusion, mais les Français aussi. Et ce qu'il y a de drôle, c'est que ce ne sont pas les mêmes de chaque côté de l'Atlantique !
Mais bon, les langues évoluent, et c'est très bien comme ça !
Au Québec, nous nous battons depuis le début des temps (...  ) pour conserver notre français, et je crois qu'on fait assez bien. Mais on ne peut empêcher de la faire évoluer... Bientôt, peut-être notre langue s'appellera le "Québécois" et tout le Monde y gagnera ! Quoi de plus beau que la diversité des langues ? 
P.S. La situation à Montréal ne reflète en rien la situation dans tout le Québec, et oui, la langue française à Montréal est une denrée de plus en plus rare  ... | | | Certains mots français ne sont plus utilisés en France mais encore ici, ex:'dispendieux' utilisé ici alors qu'en France on dit tout simplement 'cher'.
Merci pour le souvenir.  Effectivement, je me souviens de ces "vieux" mots que j'ai entendus là-bas, et ici quand nos amis sont venus nous rendre visite. Il y avait en effet "dispendieux", mais aussi "demeurer" au lieu de vivre ou habiter, "chaudron" pour une casserole. Je me souviens aussi du "t'es-tu correct ?" (es-tu d'accord ?), et de la complexité boisson-brevage (vieux terme, pour nous)-liqueur. Et de la tête que j'ai faite quand mon ami s'est mis en tête de laver ma voiture et m'a demandé "une chaudière et une guenille".  J'avoue que je suis restée interloquée quelques secondes. Idem quand, alors qu'on devait se serrer dans la voiture, mon amie m'a dit "Toss tes kwess". Je n'ai pas compris. Après elle a mieux articulé "Tasse tes cuisses"... et je n'ai toujours pas compris.  Tout comme le "pèse un suss" qu'elle a dit ensuite ("pèse sur le suce ?", si je me souviens bien, pour dire "accélère"). Et j'adorais particulièrement leur "débarbouillette" (gant de toilette). De bons souvenirs... | | | Je suis d'accord qu'on utilise des anglicismes à profusion, mais les Français aussi. Et ce qu'il y a de drôle, c'est que ce ne sont pas les mêmes de chaque côté de l'Atlantique !
Contente de voir que je ne perds pas la tête  .
Et effectivement, vous avez beaucoup de mérite de vouloir préserver cet héritage, et ses particularités qui font son charme, face à votre redoutable voisin ! | | | De l'expérience que j'ai, et des diverses conversations que j'ai eues avec des amis québécois, ce serait plutôt l'inverse. Les gens qui ont une certaine instruction utilisent peu d'anglicismes.
Je confirme: les mots anglais (ou angliscisme) sont beaucoup plus utilisés par les gens moins instruits. Je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais c'est souvent le cas. | | | Je dois avouer très honnêtement que je n'ai jamais entendu les expressions 'toss tes kwess' et 'pèse un suss' d'ailleurs je n'aurais pas plus compris que vous. Ce sont sans doute des expressions régionales comme vous en avez beaucoup en France selon que l'on est en Provence ou en Bretagne. Les autres mots comme chaudron, chaudière, guénille, etc. j'utilise souvent, ce sont en effet de vieux mots français.
Je vais vous faire sourire: je correspond avec une française, connue d'ailleurs ici sur le forum, et nous nous amusons justement avec ces mots et/ou expressions utilisés par les habitants des deux pays. Je signais mes courriels (vous dites emails) 'tourlou'. Après quelques échanges, la dame me demanda ce que ce mot voulait dire et je fus éberluée qu'elle ne connaisse pas. Après avoir vérifié dans le dico, j'ai réalisé qu'en effet ce mot n'existait pas...un si joli mot et une si belle salutation! Il faudrait que je consulte mes échanges pour reprendre les mots qu'elle utilise et sur lesquels, à mon tour, je mets des points d'interrogation. Maintenant, nous prenons plaisir à glisser quelques mots et/ou expressions locales dans chacun de nos courriels. Nous sommes curieuses, nous apprenons, n'est-ce-pas ce qu'il faut toujours garder vivant, apprendre, apprendre et toujours apprendre. Pour moi, la curiosité n'est pas une vice mais une très belle qualité. | | | Tout comme le "pèse un suss" qu'elle a dit ensuite ("pèse sur le suce ?", si je me souviens bien, pour dire "accélère").
L'expression est "Pèse sur la suce !" ou encore de manière plus "parlée" : "Pèse su'à suce !".
Ça veut effectivement dire "Accélère !" ou bien "Appuie sur l'accélérateur !"
Moi, je connais cette expression 
Idem quand, alors qu'on devait se serrer dans la voiture, mon amie m'a dit "Toss tes kwess". Je n'ai pas compris. Après elle a mieux articulé "Tasse tes cuisses"... et je n'ai toujours pas compris.
"Tasse tes cuisses", c'est pas français ça !?!  Ça veut dire de te serrer un peu pour que la personne ait de la place à s'asseoir elle aussi  .
"Tasse tes cuisses" = "Serre tes cuisses (jambes)", vous comprenez mieux ? J'ignore comment expliquer cette dernière puisqu'elle ne me semble pas ambigüe ! | | | Merci pour tes précisions sur quelques formes de démocratie peu connues qui fonctionnent en Nlle- Angleterre.
Aux derniers intervenants :
Je crois qu' on n' est plus depuis un moment dans le sujet du titre de départ, qu' il faudrait peut-être rebaptiser : " Le français parlé au Québec en 2009 " (?) | | | À: Nikky · 10 juin 2009 à 18:20 Re: Différences entre la France et les Etats-Unis? Message 190 de 385 · Page 10 de 20 · 1 889 affichages · Partager Moi j'ai une question : comment se fait-il que beaucoup de Québécois dénoncent (pour ne pas dire quelque chose de plus cru) tout ce qui est américain
Ma compréhension de ces critiques des américains est la suivante: Pour moi et nous il y a 2 américains.
1- Américains, en tant que nation, avec leur puissance militaire, leur interventionisme, leurs multinationales, leurs armes a feu, leur patriotisme, leur politique (encore pire dans la période Bush)
2- Américains, les personnes, les individus, qui sont gentils, acceuillants, aimables. Dans tous mes séjours et voyages aux USA c'est en grande majorité ce type de personnes que j'ai rencontré d'un océan à l'autre et du nord au sud. J'ai visité les 50 états de leur fédération (pour certains de ces états ce ne fut que quelques heures) et d'autres plusieurs mois. | | | Vous n'étiez pas ici, à Montréal, dans les années '60 alors qu'il était impossible de se faire servir en français dans les 'grands magasins' (Eaton's, Simpson's - tous deux défunts - La Baie lequel alors s'appelait Morgan, enfin tous les magasins de la Catherine ouest comme on dit ici (la rue Ste-Catherine), alors bastion des anglais.
Adolescente, je travaillais les vendredi et samedi chez Woolworth's coin Ste-Catherine et Mansfield. Il m'était interdit d'adresser les clients, français soient-ils, dans ma langue maternelle. Nous apprenions alors très rapidement l'anglais. La situation a évolué graduellement et dans les années 70 et 80 c'était au tour des anglais de la métropole d'avoir à apprendre le français, ce qui ne fut pas facile car plusieurs résistaient. Maintenant, c'est très 'fashion' que de parler l'anglais à Montréal, il faut se battre, espérons que nous gagnerons la bataille.
Une commentaire CanadaGoose, ouf quel avatar!, vous ne semblez pas être content d'être ici car vos commentaires envers le Québec sont toujours négatifs et même quelquefois hargneux. Jacmat a raison de se questionner sur le pourquoi de votre séjour ici. Lorsque nous vous lisons nous avons l'impression que le Québec vous fut imposé pour une raison ou une autre que je ne désire pas connaître. Nous ne trouvons jamais grâce à vos yeux....remarquez que cela m'est complètement égal mais je trouve cela étrange et je ne peux m'empêcher de penser 'm...français, retourne chez toi'. Est-ce un blocage que nous avons entre vos commentaires et notre entendement de ces commentaires?? | | | " il y a 2 Américains "Deux facettes d' une même réalité !
Difficile de dissoudre l' état fédéral, de démanteler sa puissance économique (malgré quelques récents accrocs  ) et militaire, confisquer toutes les armes et placer l' ensemble sous tutelle de l' ONU depuis NY : pourtant la seule solution pour en faire définitivement une vaste réserve de "gentils"  . Mais avec leur satané patriotisme, l' affaire va être délicate à conclure | | | Une commentaire CanadaGoose, ouf quel avatar!, vous ne semblez pas être content d'être ici car vos commentaires envers le Québec sont toujours négatifs et même quelquefois hargneux. Jacmat a raison de se questionner sur le pourquoi de votre séjour ici. Lorsque nous vous lisons nous avons l'impression que le Québec vous fut imposé pour une raison ou une autre que je ne désire pas connaître. Nous ne trouvons jamais grâce à vos yeux....remarquez que cela m'est complètement égal mais je trouve cela étrange et je ne peux m'empêcher de penser 'm...français, retourne chez toi'. Est-ce un blocage que nous avons entre vos commentaires et notre entendement de ces commentaires??
Je vais être très bref, car ce n'est pas le but de ce sujet que de parler de moi. Je suis venu vivre ici de mon plein gré, j'en suis très heureux et compte rester ici plusieurs années (combien?). Quant à votre pensée, je vous en remercie... et cela prouve au moins que vous n'êtes pas tous, et tout le temps, agréables. Car, et jusqu'à preuve du contraire, je n'ai attaqué personne directement ici. J'ai simplement critiqué (en passant, une critique n'est pas forcément négative) certaines choses du Québec, comme je le faisais auparavant en France. Mais vous semblez avoir du mal à encaisser ce genre de choses apparemment. Il m'avait pourtant semblé être courtois sur ce fil, même dans la critique. Bref... je vais bien, merci. Revenons au sujet, qui est bien plus intéressant que le fil de ma petite vie. | | | [citation Adolescente, je travaillais les vendredi et samedi chez Woolworth's coin Ste-Catherine et Mansfield. Il m'était interdit d'adresser les clients, français soient-ils, dans ma langue maternelle. Nous apprenions alors très rapidement l'anglais. La situation a évolué graduellement et dans les années 70 et 80 c'était au tour des anglais de la métropole d'avoir à apprendre le français, ce qui ne fut pas facile car plusieurs résistaient. Maintenant, c'est très 'fashion' que de parler l'anglais à Montréal, il faut se battre, espérons que nous gagnerons la bataille.
Pensez-vous que cet apparent relâchement du combat pour la langue, et du risque d' un nouvel et définitif abandon de Montréal à l' anglais, soit à mettre en rapport avec l' effondrement de la natalité des Québecois vers 1960 ? La raréfaction de jeunes générations du cru, remplacées par des immigrants naturellement plus intéressés par la langue du reste du continent et donc peu motivés par le Français, est-elle une partie de l' explication ? | | | À: JeanMichel54 · 10 juin 2009 à 19:45 · Modifié le 10 juin 2009 à 20:08 Re: Différences entre la France et les Etats-Unis? Message 195 de 385 · Page 10 de 20 · 2 195 affichages · Partager Bonjour...
La tournure de cette discussion s'évade effectivement de son but initial : Différence entre la France et les États-Unis, et ça me plaisait ! 
Tout comme l'a rapporté JeanMichel54 en nous rappelant à l'ordre ! (ce qui est correct en soit !) :
Aux derniers intervenants :
Je crois qu' on n' est plus depuis un moment dans le sujet du titre de départ, qu' il faudrait peut-être rebaptiser : " Le français parlé au Québec en 2009 " (?)
Jusque là, ça m'allait ! Mais bon, vous continuez dans la même veine (hors-sujet)  ...
Pensez-vous que cet apparent relâchement du combat pour la langue, et du risque d' un nouvel et définitif abandon de Montréal à l' anglais, soit à mettre en rapport avec l' effondrement de la natalité des Québecois vers 1960 ? La raréfaction de jeunes générations du cru, remplacées par des immigrants naturellement plus intéressés par la langue du reste du continent et donc peu motivés par le Français, est-elle une partie de l' explication ?
Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! 
Ce n'est pas un (gros) reproche... mais j'étais d'accord au fait qu'on se perdait dans le sujet... non ?
Continuons la discussion ici ( voyageforum.com/...ost=2662819;#2662819 ) "La situation du Français au Québec", d'accord ? | | | Je dois avouer très honnêtement que je n'ai jamais entendu les expressions 'toss tes kwess' et 'pèse un suss' d'ailleurs je n'aurais pas plus compris que vous. J'ai essayé de les retranscrire en phonétique 
Je vais vous faire sourire: je correspond avec une française, connue d'ailleurs ici sur le forum, et nous nous amusons justement avec ces mots et/ou expressions utilisés par les habitants des deux pays. Je signais mes courriels (vous dites emails) 'tourlou'. Je ne connaissais pas du tout. Après quelques échanges, la dame me demanda ce que ce mot voulait dire et je fus éberluée qu'elle ne connaisse pas. Après avoir vérifié dans le dico, j'ai réalisé qu'en effet ce mot n'existait pas...un si joli mot et une si belle salutation! Il faudrait que je consulte mes échanges pour reprendre les mots qu'elle utilise et sur lesquels, à mon tour, je mets des points d'interrogation. Maintenant, nous prenons plaisir à glisser quelques mots et/ou expressions locales dans chacun de nos courriels. Nous sommes curieuses, nous apprenons, n'est-ce-pas ce qu'il faut toujours garder vivant, apprendre, apprendre et toujours apprendre. Pour moi, la curiosité n'est pas une vice mais une très belle qualité. Je le trouve également et je vous en félicite. C'est à la fois amusant et instructif. Puisque vous êtes intéressée par l'aspect linguistique, puis-je préciser que l'on "s'adresse à quelqu'un, et pas "adresser quelqu'un" ? (je me permets, car cette structure illustre justement la contamination par l'anglais... J'ai vu cela dans votre message très intéressant relatif aux grands magasins. Là aussi, beaucoup de souvenirs, j'adorais traîner rue Ste Catherine et à la Baie... et au resto de Céline Dion, dont les parts de gâteau me font encore saliver aujourd'hui !)
Bon après-midi ! | | | "Tasse tes cuisses", c'est pas français ça !?! Euh, non  Ça veut dire de te serrer un peu pour que la personne ait de la place à s'asseoir elle aussi  . Maintenant, je le sais, c'est même devenu une petite blague pour mon mari et moi, mais sur le moment, j'ai été plus qu'interloquée... et je n'ai pas bougé d'un pouce, forcément ! 
"Tasse tes cuisses" = "Serre tes cuisses (jambes)", vous comprenez mieux ? Non, je dois dire que si on me dit "serre tes cuisses", je pense à beaucoup de choses, mais pas à reculer pour faire de la place. 
J'ignore comment expliquer cette dernière puisqu'elle ne me semble pas ambigüe !  C 'est bien là tout le problème des malentendus et incompréhensions  | | | Pensez-vous que cet apparent relâchement du combat pour la langue, et du risque d' un nouvel et définitif abandon de Montréal à l' anglais, soit à mettre en rapport avec l' effondrement de la natalité des Québecois vers 1960 ? La raréfaction de jeunes générations du cru, remplacées par des immigrants naturellement plus intéressés par la langue du reste du continent et donc peu motivés par le Français, est-elle une partie de l' explication ?
C'est normal que les Québécois (ses) aient faits moins d'enfants à partir de 1960. Les femmes étaient tannées de se faire dire quoi faire par l'Église, elles se sont libérées, et ont commencé à être sur le marché du travail, quoi de plus normal!
En réponse à celle ou celui qui disait que le français était de plus en plus rare à Montréal, ça va aller en dégradant et de plus en plus au fur et à mesure que les années avanceront et malheureusement, si nous ne faisons rien (et surtout si les politiciens ne font rien), le français court à sa perte dans plus ou moins 40-50 ans. C'est ça qu'on m'a dit en tout cas. | | | Je me permets d'intervenir en tant que franco-Quebecois vivant aux US.
Je me bats depuis longtemps pour essayer de reconcilier quebecois et francais. Ce n'est pas tous les jours facile, surtout du cote du Saint-Laurent. Voici une petite liste, non exhaustive, de points communs entre francais et quebecois - la langue: qu'on le veuille ou non, un francais comprendra toujours un quebecois et vice versa. On parle donc un langage tres similaire, que ce soit celui de l'Academie Francaise ou de l'Office National de la Langue Francaise. Quand un quebecois sauve de l'argent, le francais comprend bien que son ami epargne meme s'il ne peut s'empecher de se demander d'ou vient cette expression si singuliere (traduction directe de l'anglais "to save money"). Et quand un francais veut montrer une photo de ses gosses a un quebecois, ca n'a rien de pornographique! - deuxieme petit point commun tres revelateur, nos deux "pays" (oups, terrain glissant) disposent justement d'un organisme qui regule, codifie et structure la langue utilisee par leurs peuples respectifs. Concept totalement inconnu dans le monde anglo-saxon. Il n'existe pas d'English Academy ou de National Bureau (sic!) of the English Language. - notre classe politique defend becs et ongles une exception culturelle francaise et quebecoise face au monde anglo-saxon - nous sommes des sacres chialeux (nous nous plaignons tout le temps). - nous avons une sensibilite sociale et un sens de la solidarite "nationale" sans egal dans les autres societes d' Amerique du Nord (y compris - et surtout - les autres provinces canadiennes - cf. BC, ou Alberta) - le droit quebecois est a peu de choses pres une replique du droit francais (nouvelle exception en Amerique du Nord). Il est plus simple pour un francais de traiter des affaires au Quebec qu'en Grande Bretagne, et vice versa. - l'histoire et les traditions tiennent une place tres particuliere dans notre education. A ce titre, la France n'a pas "abandonne" le Quebec mais a perdu une guerre contre les anglais. La perte du Quebec n'est qu'un dommage collateral tres regrettable - nous intellectualisons tout - nous adorons les debats interminables...etc...
La seule difference notable se trouve dans la maniere de jurer (de sacrer). L'un fait reference au monde de l'eglise et l'autre au monde des plaisirs de la chair. Mais je reste persuade qu'il existe plus de differences entre un vancouverite et un montrealais qu'entre un lyonnais et un montrealais.
Ca ne plaira peut-etre pas aux quebecois pour qui se demarquer des francais est un sport national. Mais apres avoir vecu longtemps a NY, Paris et Montreal, mon ressenti est que malgre tout, les cousins d'outre-atlantique et les m****ts francais ne sont pas si eloignes que ca sur l'echelle de l'evolution.
Je n'ai malheureusement que peu de temps a consacrer a ce debat mais j'essaierais de developper ma theorie dans un post qui pourrait s'intituler "Un Tab****c vaut bien un Pu***n"
En tout cas, merci pour ces temoignages passionnants
PS: j'ai parle de "pays" par simplicite. | | | un francais comprendra toujours un quebecois et vice versa.
Bonsoir,
Et bien non ! En tout cas pas à la télé sur TV5 Europe qui ne passe que des séries ou je ne sais quoi canadiens, il me faudrait des sous-titres. D'ailleurs, dans certaines interviews sur d'autres chaînes, on nous en met. C'est vous dire que je ne suis pas la seule à ne pas vous comprendre.
Sans rancune, Danielle | Discussions similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 9 773 visiteurs en ligne depuis une heure! |