Qu'en est il du comportement de ces machines au quotidien? Quelle est la particularité de la dimension 650B? Qui en possède et qui peut me dire leurs avantages ou inconvénients face à la gamme actuelle majoritaire?
Le 650B, c’est un diamètre de jante à mi-chemin entre le 700C (le format des vélos de course) et le 26’’ (le format des VTT). Jusque là, rien qui n’intéresse vraiment l’utilisateur.
La randonneuse classique en 650B, c’est en termes simples un vélo de course aménagé pour le voyage, c'est-à-dire que la position de pédalage, autrement dit la disposition des trois points d’appui que sont le pédalier, la selle et le guidon est celle du vélo de route. C’est une position qui favorise la production d’un effort pas trop soutenu qu’on peut maintenir sur une longue durée et faire ainsi un grand nombre de kilomètres avec le minimum de dépense d’énergie. A l’opposé, la position de pédalage d’un VTT est étudiée pour favoriser la production d’un effort intense sur une durée assez courte quand c’est nécessaire.
Partant d’un vélo de course, la randonneuse cherche à améliorer le confort en sacrifiant le moins possible sur le rendement. Les meilleures randonneuses classiques sont celles qui réalisent le bon compromis entre ces exigences contradictoires. C’est ainsi qu’on monte des pneus de plus grosse section, qu’on l’équipe de garde-boue et surtout de porte-bagages, sans oublier l’éclairage fixe et les accessoires tels que support de pompe de cadre et porte-bidon, mais en gardant l’idée générale du vélo de course. À noter que la présence des pneus de plus forte section et des garde-boue nécessite un traitement particulier pour les freins.
Le format 650B permet justement d’atteindre cet objectif. Quand on compare une roue de randonneuse 650B munie de ses garde-boue avec une roue de vélo de course à pneus fins en s’aperçoit que le diamètre extérieur total est le même, c'est-à-dire que l’ensemble prendra sa place dans le même cadre sans en altérer la géométrie.
Quand on produit un effort constant et soutenu (mais pas trop) sur un vélo de route bien adapté à sa morphologie, la selle et les mains supportent à parts égales une partie assez faible du poids total du cycliste.
Beaucoup de gens croient que la position du coureur, avec les mains légèrement sous le niveau de la selle, est inconfortable, et que le cintre multipositions des vélos de route est un instrument de torture. Rien n’est plus faux, et les gens qui croient cela sont ceux qui n’ont jamais réellement essayé. Comme son nom l’indique, le cintre multipositions est celui qui offres le plus grand choix de positions différentes pour varier son appui tant au niveau des mains qu’au niveau du derrière au cours d’une randonnée de plusieurs heures afin de lutter contre l’engourdissement. Il est vrai que quand on a été habitué depuis son enfance à rouler sur des vélos de ville ou VTT la position déconcerte au départ et il faut un peu de temps pour s’y habituer. Mais une fois qu’on l’a adopté cela devient tout autre. Et lorsque qu’un jour on chevauche une randonneuse à ses mesures il vient une envie irrésistible de pousser sur les pédales et partir avaler des kilomètres.
Dans le passé on trouvait de telles randonneuses produites en série dans toutes les gammes de prix. Aujourd’hui, tous les vélos de voyage produits en grande série sont plus ou moins des VTT équipés pour le voyage. Les modes ont changé et l’image du baroudeur tour-du-mondiste à pris dans l’imaginaire de la clientèle la place de celle du cyclotouriste partant en vacances sur les routes de
France ou d’Europe. C’est donc devenu plus difficile de se procurer une vraie randonneuse, mais c’est possible.
Pour finir, quelques images d’une randonneuse classique type Méral 740 (début des années 1980) chère au cœur de votre serviteur :
www.rando650.fr/Meral740
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Aussi un projet en cours (à suivre) à caractère pédagogique de transformation d’un vélo de course en randonneuse 650B :
www.rando650.fr/decathlon
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