Ce n'était que le début ou plutôt la renaissance du carnaval (qui existe depuis le Moyen Age mais ne s'est réveillé qu'à partir des années 80).
Rien à voir sans doute avec les costumes et la folie d'aujourd'hui..
Bonjour Catherine,
c’est pas un peu trop d’honneur pour le
Carnevale de
Venise ?!
Je suis d’accord en ce qui concerne le carnaval rhénan (avec ses hauts-lieux Mayence,
Cologne et
Dusseldorf), des spectacles de masses populaires, je dirais : des beuveries de masses sans cesse, épouvantable !
Et le
Carnevale ?!
C’est vrai, le
Carnevale existe depuis le Moyen Age et s’est arrêté avec la fin de la République vénitienne (1800 env.). Jusqu’aux années 1980 (donc presque deux siècles), il n’y avait pas de
Carnevale. Puis, on l’a réveillé mais la ré-invention n’a plus ou moins rien à voir avec son précédesseur. Autrefois, le
Carnevale était une "fête" des et pour les Vénitiens, aujourd’hui, c’est un spectacle surtout fait pour et par les touristes mêmes où les Vénitiens sont plus ou moins ignorés (dont les privilégiés font du ski dans les Dolomites ou cherchent le soleil dans le sud à cette période)... On a commencé avec quelques partys de costumes qui sont vite devenus un hype : se costumer comme Casanova et Goldoni, Goethe (un grand amateur d’
Italie) et Vivaldi à l‘époque, cela semble plaire aux participants de nos jours, surtout des touristes qui accourent en masse pour vivre une aventure qu’ils produisent eux-mêmes par leur recherche. Entretemps, il y a des clubs (surtout des Français, Allemands, Russes, Sud-Américains etc. avec des portemonnaies très pleins) qui arrivent avec des coffres pleins de costumes coûteux. Tricorne, robe à crinoline, perruque poudrée... : un bal travesti en plein hiver (resp. en brouillard dense de
Venise), et les évènements d’érotisme offerts par des hôtels de luxe ne doivent pas manquer !
Tout compte fait, pour moi rien d’autre qu’une tentative de faire miroiter une tradition en plein milieu d’une culture de commerce déracinée...
Effet secondaire : depuis la ré-invention du
Carnevale, la vieille ville de
Venise a perdu 25% de sa population. Le tumulte et les loyers augementés les ont déplacés. Les familles et les salariés moyens ne peuvent plus payer les loyers faits monter par les touristes. La concurrence des résidences locatives et des auberges est prépotente.
Hery