| En Isaan: une famille, un village GeorgesOZ · 7 avril 2017 à 11:20 · 32 photos 271 messages · 27 participants · 18 915 affichages | | | | À: GeorgesOZ · 14 mai 2017 à 13:59 Re: En Isaan: une famille, un village Message 241 de 271 · Page 13 de 14 · 1 185 affichages · Partager Photos DiversesComme bonus pour ce dimanche, voici quelques photos pour illustrer divers aspects de la vie en Isàán :
- un « phâa kham máa » tissé par une sœur de Y. C’est le morceau de tissu que les hommes utilisent dans presque toute la Thaïlande. Ils se le nouent autour de la taille ou s’en font un bandeau autour de la tête - se donnant ainsi l’allure classique du « pirate asiatique »
. Ça a plusieurs usages : on en fait souvent un berceau pour les bébés, ou on y met des objets ou aliments qu’on ramasse etc. Le terme que je donne est en “phasàá Isàán » - on dit « phâa khàáo máa » en Thaï standard. - de la soie crue toute fraîche chez le frère aîné de Y – les experts sauront donner le nom approprié à l’outil en question. Elle est jaune, c’est celle de la partie extérieure du cocon. La soie plus claire à l’intérieur du cocon vaut moins.
- les paniers où les cocons sont disposés à un certain moment de leur élevage. On continue à leur y donner des feuilles de mûrier à manger pour qu’ils se développent bien.
- une vue sur le village, à partir de la terrasse de chez Y.
- Un autel traditionnel à l’extérieur du “wát pàa”, le « temple de la forêt” un peu en dehors du village.
- Des insectes à manger, en vente sur le marché local.
? - Les grosses jarres disposées sous la retombée du toit de la maison arrière de Y, pour y recueillir l’eau de pluie. On trouve ces grosses jarres partout. J’ai entendu dire que c’est une pratique héritée des Khmers.
Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 14 mai 2017 à 14:39 Re: En Isaan: une famille, un village Message 242 de 271 · Page 13 de 14 · 1 162 affichages · Partager belle soie, on a quelques pieces qui viennent du temps de la mere de ma femme, ici ils ont completement abandonne ces traditions. peut etre une bonne idee de le faire revivre comme hobby au village, merci | | | À: Renosu · 14 mai 2017 à 15:10 · Modifié le 14 mai 2017 à 18:02 Re: En Isaan: une famille, un village Message 243 de 271 · Page 13 de 14 · 1 155 affichages · Partager Je précise, le « phâa kham máa » c'est (toujours?) du coton. Mais on tisse encore un peu de la soie dans la famille de Y. Elle-même sait tout faire de l'élevage au tissage. Elle a aussi plusieurs pièces magnifiques qui viennent de sa mère. J'adore les motifs traditionnels, souvent dans des tons assez sombres. Ça en jette un max quand elle ou ses soeurs s'en habillent pour les occasions, surtout qu'elles ne sont pas désagréables à l'oeil. | | | À: GeorgesOZ · 15 mai 2017 à 23:49 Re: En Isaan: une famille, un village Message 244 de 271 · Page 13 de 14 · 1 106 affichages · Partager 14 Les deux filles de Phîi Ploy : Dao – Suite et Fin
J’ai dit plus haut que Dao est, à mon avis, l’une des filles les plus moches de la famille de Y. Elle n’est pas absolument laide non plus. Cependant, c’est l’une des personnes chez qui je remarque le plus à quel point les gens de la région peuvent avoir le cxl bas.  Et puisque j’y suis, je ne crois pas que cela ne soit vrai que des « khon Isàán ». Ayant travaillé quelques années à Bangkok dans un environnement largement dominé par des Thaïs d’autres régions, j’avais pu faire moultes fois la même constatation.
J’ai aussi déjà mentionné qu’elle ne participe pas beaucoup aux travaux ménagers, ce qui ne la rend pas très populaire aux yeux de Y.
L’année dernière, elle est revenue à Bangkok et au village avec un jeune Allemand. Je ne me suis pas cassé la tête à me demander où elle avait bien pu le “pêcher”. C’est un type gentil – qui ne l’est pas, après tout? Dao semble être toute fière de cette trouvaille qui fait des petits boulots en Allemagne et se pointe en Thaïlande 1 ou 2 fois par an pour y griller ses économies. Mais franchement je ne trouve pas beaucoup de plaisir à le fréquenter.
Tout récemment, Dao est partie avec lui en Allemagne, pour les 3 mois maximum que le visa Schengen lui permet. Je dois dire qu’elle m’a presque surpris quand elle a dit à Y qu’elle allait quelque part vers Stuttgart (Y lui avait pose la question par suite d’une petite curiosité de ma part). Pour être clair, ce qui m’a surpris c’est qu’elle ait ne serait-ce qu’une toute petite notion de là où elle allait. 
Un jour que je montrais les pays Européens sur une carte à Phet, sur mon laptop, Phîi Ploy s’était approchée et avait pointé sur la carte et demandé où se trouvait l’ Allemagne. Cette question lui venait bien sûr du fait que Dao, sa fille, allait s’y rendre. Une telle question m’avait cependant un peu étonné car cela ne rentre pas tellement dans le cadre des préoccupations des gens de la famille de Y, ni du village plus généralement.
Une des amies de Y, Sàá, vit à 3 ou 4 maisons de la notre. Il y a 2 ou 3 ans, elle s’était embobinée avec un Allemand (que je n’ai jamais rencontré) et s’était rendue chez lui en Allemagne. Nous en parlions un jour, après son retour au village. Je suis curieux de l’ Allemagne que je connais bien et lui avait naturellement demandé où elle avait passé plusieurs mois. Elle avait été incapable de me dire le nom de la ville ou du village où elle avait passé plusieurs mois. La seule chose qu’elle avait pu me dire, c’est que c’était à 1 heure et demie de train de l’aéroport.
Je n’avais pas manqué non plus de remarquer que Sàá était revenue enceinte de son séjour en Allemagne. J’avoue ne pas savoir les tenants et aboutissants de son affaire, mais je ne n’avais pas pu m’empêcher de penser que ces filles de l’Isàán peuvent être tellement naïves. Je me disais qu’il y avait de fortes chances pour que l’Allemand ne se fasse plus jamais voir dans la région ! | | | À: GeorgesOZ · 18 mai 2017 à 13:17 Re: En Isaan: une famille, un village Message 245 de 271 · Page 13 de 14 · 1 040 affichages · Partager 15 Les deux filles de Phîi Ploy : Bii
J’en arrive à Bii, la seconde et dernière des filles de Phîi Ploy. Elle doit avoir dans les 13-14 ans et c’est l’âge où on commence à entrevoir la jeune femme chez l’enfant. Elle est assez élancée, cela vient de son père Phîi Sak qui semble être plus grand que la moyenne. Mais tout est relatif, Phîi Sak toucherait à peine à la moyenne Française en ce qui concerne sa taille, et serait « petit » dans un pays comme les Pays-Bas.
Bii serait assez mignonne si elle n’avait pas un nez un peu grossier. Mais qu’importe ? Quid de son tempérament ? Je n’ai pas grand-chose à en dire, sinon qu’elle ne semble pas être aussi extravertie que tant d’autres par ici. Cela pourrait venir d’un accident grave qu’elle a eu quand elle était toute petite. J’avais assez tôt remarqué qu’elle avait un souci à une jambe, elle semblait claudiquer. Y m’a expliqué. Un véhicule passant trop vite sur la route qui traverse le village l’avait percutée. Comme on pourrait s’y attendre, le chauffard ne s’était pas arrêté. Les soins prodigués dans un hôpital local n’avaient pas permis une guérison suffisante de la jambe broyée. J’imagine que grandir avec un sérieux handicap a dû laisser des marques sur la psychologie de Bii.
A ce jour, j’ai bien dû parler des 2/3 des membres de la famille proche de Y. Cela doit suffire pour dégager une vue d’ensemble et ouvrir quelques lucarnes sur la vie des gens de l’Isàán. Je dis cela étant pleinement conscient des différences qu’il y aurait avec d’autres familles, d’autres villages, d’autres districts de l’Isàán, une région qui fait grosso modo le tiers de la France que ce soit pour sa superficie aussi bien que pour sa population. Sans parler des différences avec d’autres régions de la Thailande.
Cependant, plusieurs intervenants sur ce fil, vivant ailleurs en Isàán ou ailleurs même en Thailande, ont bien voulu exprimer à quel point ils reconnaissaient leurs propres expériences dans mon récit. Je les en remercie, car non seulement cela m’a éclairé moi-même, mais cela a aussi étouffé quelque peu cette accusation un peu trop systématique, venant de certains secteurs, de « généraliser ». | | | À: Charli120 · 18 mai 2017 à 13:22 Re: En Isaan: une famille, un village Message 246 de 271 · Page 13 de 14 · 1 036 affichages · Partager Comme disait feu mon père: "Tombez sur 3 pélos dans un désert, et vous vous croirez en ville". | | | À: GeorgesOZ · 25 avril 2018 à 16:39 Re: En Isaan: une famille, un village Message 247 de 271 · Page 13 de 14 · 857 affichages · Partager Bonjour,
Presque un an jour pour jour...et je découvre ce super échange. Je me suis ré-ga-lé ! Comment ai-je pu louper ce post ?! Surtout je veux vous remercier car j'ai appris, compris plein de nuances de la vie en " province " Evidemment que je fais partie de ces touristes curieux mais totalement ignorant de la rélle vie des Thaïlandais. En fait, on ne sait rien de rien...mais ça ! on le sait, c'est frustrant...
J'ai tellement envie d'en apprendre encore plus. Ne parlant ni l'anglais ni le Thaï vos témoignages tel que celui-ci sont tellement important.
Je sais qu'ici, combien il est difficile maintenant de pouvoir s'exprimer sans avoir des gens haineux qui viennent vider leur jalousie, leur fiel, leur échecs. D'ailleurs je vois bon nombres d'anciens forumeurs qui ne viennent plus.
Alors bravo et merci. | | | À: PâneL30 · 26 avril 2018 à 0:09 Re: En Isaan: une famille, un village Message 248 de 271 · Page 13 de 14 · 814 affichages · Partager Ce Fil avait eu des développements diversement "cautionnables", sur le fond&forme, passons, en tous cas Lui trouve-je la qualité de ne l'avoir pas fermé à tout débat et toutes sensibiltés, le b-a-ba d'un forum de...discussion, quoi! De Là, forcément, jaillit une part de Lumière, truly thaï !
| | | À: Accolade · 26 avril 2018 à 18:56 Re: En Isaan: une famille, un village Message 249 de 271 · Page 13 de 14 · 760 affichages · Partager Bonjour,
Presque un an jour pour jour...et je découvre ce super échange. Je me suis ré-ga-lé ! Comment ai-je pu louper ce post ?! Surtout je veux vous remercier car j'ai appris, compris plein de nuances de la vie en " province " Evidemment que je fais partie de ces touristes curieux mais totalement ignorant de la rélle vie des Thaïlandais. En fait, on ne sait rien de rien...mais ça ! on le sait, c'est frustrant...
J'ai tellement envie d'en apprendre encore plus. Ne parlant ni l'anglais ni le Thaï vos témoignages tel que celui-ci sont tellement important.
Je sais qu'ici, combien il est difficile maintenant de pouvoir s'exprimer sans avoir des gens haineux qui viennent vider leur jalousie, leur fiel, leur échecs. D'ailleurs je vois bon nombres d'anciens forumeurs qui ne viennent plus.
Alors bravo et merci.
Bonjour Jean-Francois,
C’est bien gentil de me relancer ici après, effectivement, plus d’un an. Je suis peut-être l’un de ces forumeurs qui ne reviennent plus, ou très rarement, dégoûté par les mauvaises manières de certains intervenants, ou par l’attitude « je sais tout sur la Thaïlande » de certains autres (ou parfois les mêmes). Souvent d’ailleurs, ces gens qui « savent tout » n’ont en fait qu’une vue microscopique sur la Thaïlande.
En récompense, je colle quelques photos récentes:
- Manger figure presqu’au plus haut des priorités des Thais, donc je commence par une assiette de « khài mót daeng » (œufs de fourmis rouges) préparée par Y. C’est une spécialité très appréciée dans la région (j’aime bien aussi).
- Suivi de quelques aperçus d’une des innombrables fêtes de la saison sèche, offertes par des particuliers pour étrenner une nouvelle maison ou, assez souvent, en l’honneur d’une personne décédée.
C’est le cas ici, la dernière photo montre la famille de la personne décédée venue s’installer sur scène. La fête s’interrompt, on chante une homélie poignante, les gens viennent faire une petite donation, on compte à la fin et on dit clairement à la foule combien de bahts on a ramassés (c’est bien la Thailande....) et puis la fête reprend de plus belle.
Ce qu’on voit sur ces photos, c’est du « màáwlam kàwn », la forme de molam que je préfère.
Je trouverai peut-être l’énergie d’écrire quelques e-pages de plus sur le village et la famille de ma compagne Y. Ce village que j’ai baptisé Bâan Nâawk ce qui correspond au Trifouillis-les-Oies de la Doulce France. Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 30 avril 2018 à 10:34 · Modifié le 30 avr. 2018 à 11:02 Re: En Isaan: une famille, un village Message 250 de 271 · Page 13 de 14 · 686 affichages · Partager Suite au message précédent, décrivant cet événement où une famille offre un concert à la communauté en l’honneur d’une personne décédée. Cela entre dans la grande catégorie du « tamboun », qu’on désigne également comme « faire du mérite » (Note 1).
Voici donc une petite vidéo de la famille en question s’installant sur l’estrade. C’est en général aux alentours de minuit, le concert ayant commencé vers 8 ou 9 heures du soir.
Bien qu’il s’agisse d’une cérémonie en mémoire d’un membre cher de la famille, les gens sont décontractés, tout sourires (Note 2), petits gestes de la main pour saluer des connaissances dans la foule etc. Le portrait de la personne décédée est exposé au milieu, mais on ne le voit pas bien ici à cause de mon angle de vue (et tout aussi bien car il faut garder un minimum de discrétion, nous ne sommes pas au zoo !).
La cérémonie est accompagnée par le khaen, « l’orgue vertical » d’une importance fondamentale dans la culture Lao (Note 3). La deuxième vidéo est un extrait de cette « homélie » dont je parlais. Ça peut durer un bon ¼ d’heure, et si la personne décédée était d’importance dans la communauté, encore plus longtemps. La famille assemblée sur l’estrade est maintenant recueillie dans un « wâi » de respect. La place est entourée de cocotiers et de bambous, et juste derrière, après 2 ou 3 bananiers, commencent les champs de cassave, de canne à sucre et de maïs. C’est la saison sèche donc il n’y a pas encore de rizières (sauf dans quelques lieux privilégiés près des cours d’eau importants). Sur fond de « pulsations » du khaen, on entend aussi résonner les coups de gong du temple du village (e crois que c’est par hasard, c’est juste l’heure voulue).
Tout cela ajoute de la « profondeur » à l’atmosphère.
La qualité de mes vidéos n’est peut-être pas extraordinaire. Je prends ça sur le vif avec mon portable, je suis bousculé, je suis distrait par des interpellations etc. Que ceux qui préfèrent la forme sur le fond passent leur chemin !
1 – Il faudrait des pages entières pour bien expliquer le « tamboun ». En bref, c’est une action dont le but est d’accroître son « mérite », ainsi que celui d’autres personnes, ou du village etc. Comme nous sommes dans une optique très bouddhiste, « mérite » peut bien sûr se traduire par « bon karma ». 2 - Les sourires : superbes sourires typiques de la Thaïlande. Trop d’étrangers se plaignent de leur déception « de ne plus voir ces sourires en Thaïlande », « d’une Thaïlande qui ne sourit plus » etc. Pour le dire crûment, ces étrangers ne sont pas allés en Thaïlande, ils n’ont fait que visiter un Disneyland qu’ils appellent « la Thaïlande ». 3 - Nous sommes ici en Isàán, une région faisant le tiers de la Thaïlande, dominée par le groupe ethnoculturel Lao (je dirais à 70-80%).
| | | À: GeorgesOZ · 30 avril 2018 à 15:28 Re: En Isaan: une famille, un village Message 251 de 271 · Page 13 de 14 · 643 affichages · Partager Bonjour et merci. Effectivement, même en étant à la découverte de l'Issan si tu n'es pas convié... tu ne reste que le touriste de passage Une cérémonie qui force le respect | | | À: Accolade · 30 avril 2018 à 17:30 Re: En Isaan: une famille, un village Message 252 de 271 · Page 13 de 14 · 622 affichages · Partager Bonjour et merci. Effectivement, même en étant à la découverte de l'Issan si tu n'es pas convié... tu ne reste que le touriste de passage Une cérémonie qui force le respect
On n’a pas besoin d’être convié, plus il y a de gens qui viennent à la fête, plus il y a de « mérite « gagné. Un touriste de passage sera toujours accueilli avec gentillesse. L’ennui, pour un « touriste de passage », c’est qu’il ne se donnera pratiquement aucune chance de tomber sur une fête de ce genre. Il (ou elle) aura tendance à rester dans une grande ville ou sur une plage, qui ne sont pas les meilleurs endroits pour découvrir la vie authentique du pays (oui, je dis bien « authentique », n’en déplaise à certains). De plus, il faut passer du temps dans la cambrousse pour avoir la chance, un jour, d’assister à qqc d’intéressant. D’autres l’ont dit bien des fois, l’Isàán ne peut se découvrir qu’avec le temps. Y aller pour 2 ou 3 jours seulement, c’est courir le risque de ne rien y voir. Note : il n’y a pas d’hôtels dans les villages que je connais. | | | À: GeorgesOZ · 1 mai 2018 à 17:12 Re: En Isaan: une famille, un village Message 253 de 271 · Page 13 de 14 · 574 affichages · Partager Note : il n’y a pas d’hôtels dans les villages que je connais.
Bonjour Georges,
Un plaisir de te (re)lire, je ne fais que passer car je ne viens plus très souvent pour les mêmes raisons que les tiennes 
Juste pour ajouter que dans mon village perdu au milieu des rizières (ou plutôt a coté), on trouve des hôtels... mais que leur utilité n'est que rarement touristique quand ils sont tenus par des thais 
Amicalement | | | À: Boumbastic · 1 mai 2018 à 17:33 · Modifié le 1 mai 2018 à 18:17 Re: En Isaan: une famille, un village Message 254 de 271 · Page 13 de 14 · 559 affichages · Partager Mon prochain carnet sera d'ailleurs dédié à vous les illustres anciens, les Thuan, Boumbastic, Barbot, etc Vous comprendrez pourquoi en le lisant. Moi aussi je passerai moins souvent, pour les mêmes raisons mais pas à cause des mêmes personnes. En effet, il y a les trolls passagers et il y a les trolls permanents...
Pour le présent fil, j'avais fait connaitre ma satisfaction en page 5. Ce qui a du passer inaperçu, malheureusement. | | | À: Jojoone1 · 1 mai 2018 à 21:46 Re: En Isaan: une famille, un village Message 255 de 271 · Page 13 de 14 · 514 affichages · Partager Pour le présent fil, j'avais fait connaitre ma satisfaction en page 5. Ce qui a du passer inaperçu, malheureusement.
Bonjour Joel,
Je suis à peu près certain d’avoir remarqué ton intervention de la Page 5 (ou 6 ?) et si je n‘y ai pas répondu, je m’en excuse ici, cela est sans doute dû au rythme rapide auquel les réactions diverses « pleuvaient ». On finit par s’y perdre, à moins de passer sa vie entière sur VF à dépiauter ce que les uns et les autres voulaient dire.... Ce que je ne fais pas !
Nous attendons ton prochain carnet, donc, avec impatience. Quel bien, quel mal, vas-tu pouvoir dire des « vétérans de VF » ? | | | À: Boumbastic · 1 mai 2018 à 21:53 Re: En Isaan: une famille, un village Message 256 de 271 · Page 13 de 14 · 510 affichages · Partager Bonjour Georges,
Un plaisir de te (re)lire, je ne fais que passer car je ne viens plus très souvent pour les mêmes raisons que les tiennes
Bonjour à toi aussi Boum !
Cela doit faire des années que nous ne nous sommes pas « parlé » sur VF. Quel dommage que ce forum souvent si passionnant, où s’entrecroisent tant de gens sympathiques et intéressants, soi corrompu par une quantité de gens qui ne savent pas de quoi ils parlent, ou dont l’attitude envers les autres est choquante.
Mais c’est je crois le propre de bien d’autres forums. Ce n’est pas non plus propre aux francophones. J’ai navigué sur des forums anglophones où les gens s’étripaient pour un oui pour un non. Il suffit de lire les commentaires sur Youtube par exemple ! | | | À: GeorgesOZ · 1 mai 2018 à 22:04 Re: En Isaan: une famille, un village Message 257 de 271 · Page 13 de 14 · 507 affichages · Partager Je vais revenir un moment sur cette cérémonie que je décrivais plus haut.
Un détail amusant, c’est qu’il y a toujours au milieu de l’estrade une grande coupe dans laquelle les gens viennent déposer une petite offrande pécuniaire pendant que la famille est là, agenouillée dans un « wâi » de vœux et de respect pour le défunt (ou la défunte). À chaque cérémonie de ce genre à laquelle j’ai assisté, on dit bien fort à la foule, quand la famille vient de quitter l’estrade, combien de bahts ont été engrangés.
Je me rappelle en particulier le cas d’une famille, ils n’étaient que 5 ou 6, l’un des hommes pleurait visiblement. Une fois le chant émouvant terminé, deux des hommes sont restés sur l’estrade, faisant face l’un à l’autre, et se sont mis à compter lentement et systématiquement les billets, devant la foule. On aurait cru une mise en scène.
Incroyable Thailande ! | | | À: GeorgesOZ · 1 mai 2018 à 22:10 Re: En Isaan: une famille, un village Message 258 de 271 · Page 13 de 14 · 505 affichages · Partager Bonsoir,
Vous écrits sur l'Issan :
Un touriste de passage sera toujours accueilli avec gentillesse
mais pas seulement....avec bienveillance, avec des sourires, avec de la curiosité, avec des regards qui ont une chaleur humaine que l'on voit de moins en moins dans mon pays
La cérémonie est accompagnée par le khaen, « l’orgue vertical » d’une importance fondamentale dans la culture Lao (Note 3). La deuxième vidéo est un extrait de cette « homélie » dont je parlais. Ça peut durer un bon ¼ d’heure, et si la personne décédée était d’importance dans la communauté, encore plus longtemps.
Je vous remercie pour ces informations. Le mois passé. J'ai assisté à la crémation d'une prêtre très connu dans sa région (amphoé Buachet). Toute la cérémonie a durée 4 heures, dont une heure de Khaen, l'orgue vertical, avec un homme et une femme qui se relayaient pour l'homélie. J'ai été surpris par le son de cet instrument et par la mélodie entêtante choisie. Jusqu'à que je vous lise ce soir, j'ignorais de quoi il s'agissait. Merci à vous, me voilà un peu plus riche...
Vous, en parlant de l'Issan :
Y aller pour 2 ou 3 jours seulement, c’est courir le risque de ne rien y voir.
C'est vrai qu'il n'y a pas forcement toujours quelque chose à voir. Par contre, si l'on est un peu curieux, dans le bon sens du terme, il y a des tonnes de choses à découvrir.
Note : il n’y a pas d’hôtels dans les villages que je connais.
Dans la rubrique "surpris je fût" : Non seulement il n'y pas d'hôtel, mais il peut arriver que le premier 7/11 soit à 15 ou 20 km. J'ai testé....mais pas forcement approuvé 
Votre topic est un plaisir à lire. Je suis tombé dessus en rentrant d'un court séjour dans un ban au milieu de nulle part (oui, quand le premier 7/11 est à 15 ou 20 km, on peut considérer qu'on est au milieu de nulle part). J'ai appris plein de choses par rapport à ce que j'ai vu.
Votre topic a été très plaisant à lire....peu importe son âge. | | | À: GeorgesOZ · 1 mai 2018 à 22:47 Re: En Isaan: une famille, un village Message 259 de 271 · Page 13 de 14 · 496 affichages · Partager Avant et après la cérémonie familiale, c’est la fête. J’ai déjà dû le dire, l’exemple que je décris ici, c’est du « molam kon », ou plutôt, pour l’écrire de façon à mieux respecter la phonétique, du « màáwlam kàawn ». Je m’explique. « màáw » veut dire « docteur », « lam » veut dire « danse ». Ça commence par un exposé plaintif des soucis quotidiens, du chagrin ou des tromperies d’amour (les tromperies : thème récurrent en Thaïlande), des ennuis d’argent, de la nostalgie du pays et de la famille etc etc. Ça peut durer moins d’une minute, mais parfois on a droit à un « déballage » beaucoup plus long. C’est traditionnellement sur fond de « khaen » (« l’orgue vertical »), il y a aussi souvent des phrases musicales fournies par les autres musiciens. C’est souvent assez impressionnant, et pour les connaisseurs, ça donne des frissons dans le dos.... Surtout qu’on anticipe le moment où la musique va se déclencher. C’est assez jouissif !
Et puis donc la musique se déclenche et on se met à danser. Et c’est interminable. Les Thaïs une fois lancés sont difficiles à arrêter !
« Docteur » + « danse » car la musique et la danse vient pour libérer les tensions, consoler les chagrins etc... C’est une grosse soupape d’échappement, on s’allège le cœur.
Je dis « les Thaïs » mais il faut être plus précis, il s’agit ici des « khon Isàán », disons le tout direct : de la culture Lao. Il y a plusieurs formes de « molam ». Celui que les Farangs connaissent le plus, c’est le « molam sing » qui est une forme modernisée et très bâtardisée, avec toujours des danseuses aguichantes et peu vêtues. C’est la forme que j’aime le moins, et qui ne me donne jamais envie de danser.
Les deux autres formes très répandues sont le « màáwlam yài » et le « màáwlam kàawn ». Le premier est dit « yài » parce que c’est très grand : il fait intervenir plus d’une centaine de personnes sur scène. Il se caractérise entre autres par les costumes ultra-kitsch des danseurs et des danseuses, c’est un peu genre « carnaval de Rio ». J’apprécie un peu plus que le « màáwlam sing » mais à vrai dire, j’en ai tellement vu de « yài » que ça commence vraiment à m’ennuyer.
Vous l’avez deviné, c’est le « màáwlam kàawn » que je préfère. « Kàawn » veut dire « d’avant, d’antan », c.-à-d. que c’est une forme encore assez proche du « màáwlam » traditionnel. Dans le village de Y, je n’ai jamais vu autre chose pour les fêtes commémoratives d’un défunt (d’une défunte).
Les gens paient entre +/- 700 Euros pour une petite troupe de « màáwlam kàawn » et jusqu’à 10,000 Euros pour une troupe de « màáwlam yài ». J’ai vu du « yài » offert dans un village voisin par la famille Suisse du défunt.
Il y aurait bien plus à dire. Je ne prétends pas avoir épuisé le sujet, ni à être toujours juste à 100% dans ce que j’en dis.
Juste pour illustrer, je donne une petite vidéo où on voit la fête continuer après la cérémonie familiale dont j’ai déjà beaucoup parlé. Et une autre petite vidéo sympathique zoomant sur une mignonne gamine que j’ai remarquée parmi les danseurs. En Isàán, les enfants se mettent souvent à danser (et à chanter) dès le plus jeune âge.
Clowneries typiques du joueur de "khaen" aussi.....
| | | À: GeorgesOZ · 1 mai 2018 à 23:35 Re: En Isaan: une famille, un village Message 260 de 271 · Page 13 de 14 · 489 affichages · Partager Pour le présent fil, j'avais fait connaitre ma satisfaction en page 5. Ce qui a du passer inaperçu, malheureusement.
Bonjour Joel,
Je suis à peu près certain d’avoir remarqué ton intervention de la Page 5 (ou 6 ?) et si je n‘y ai pas répondu, je m’en excuse ici, cela est sans doute dû au rythme rapide auquel les réactions diverses « pleuvaient ». On finit par s’y perdre, à moins de passer sa vie entière sur VF à dépiauter ce que les uns et les autres voulaient dire.... Ce que je ne fais pas !
Nous attendons ton prochain carnet, donc, avec impatience. Quel bien, quel mal, vas-tu pouvoir dire des « vétérans de VF » ?
De toute façon, quand on a sous le nez des textes aussi prenants, ce n'est pas essentiel que l'auteur s'aperçoive de notre présence. On essaie juste de ne pas trop le perturber pour qu'il poursuive sereinement. Nous sommes un certain nombre à produire des carnets s'apparentant de près ou de loin à des récits de vacances. Lorsque, rarement, on se voit offrir des tranches de vie vues de l'intérieur, qu'on a l'impression de lire ça comme on lirait un roman, on a clairement le plaisir de l'originalité et même de la découverte, car il y a une sacrée dose d'infos.
Ni bien ni mal surtout à dire des anciens, dont beaucoup étaient encore présents lors de mes débuts sur VF. Peut-être une forme de clin d'oeil, pas forcément visible de prime abord. Je pense qu'il y en a qui comprendront. Enfin, déjà faut-il le faire ce voyage ; d'ici-là il en coulera encore, de l'eau sous le pont Rama VI ! | Carnets similaires sur la Thaïlande: Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 426 visiteurs en ligne depuis une heure! |