| En Isaan: une famille, un village GeorgesOZ · 7 avril 2017 à 11:20 · 32 photos 271 messages · 27 participants · 18 920 affichages | | | | À: Renosu · 26 avril 2017 à 12:55 · Modifié le 27 avr. 2017 à 1:24 Re: En Isaan: une famille, un village Message 141 de 271 · Page 8 de 14 · 876 affichages · Partager ..... enfants divorcés qui rentre chez leurs parents.......
Parlons-en de ceux-là! Il doivent être des légions et on imagine les problèmes que cela doit poser 
Justement à ce propos, je vais mettre ici un petit passage sur Sôm, l'un des neveux de Y dont je parlais dernièrement.
13 Les enfants de Phîi Chim : Sôm (Suite)
Bon, je vais remettre la « casserole Sôm » sur le feu de devant. Sa femme vivait donc chez Phîi Chim, la mère de Sôm. Puis un jour, je me suis rendu compte qu’elle avait disparu de la circulation. Je trouvais ça dommage car elle était vraiment très agréable à voir, une jolie jeune personne aux traits très asiatiques et toujours souriante.  Sôm était allé vivre dans la famille de sa femme - un retour à la pratique courante – puis peu après il y avait eu divorce et Sôm refit surface à NBND, le village de Y. Il paraissait assez désoeuvré mais cela n’était guère différent de tant d’autres jeunes hommes que je voyais traîner au village. 
Je ne m’étais jamais trop posé de questions sur son compte jusque là, ayant tellement d’autres choses pour m’occuper. Mais avec le recul des années écoulées depuis, un tableau complet finit inconsciemment par se former dans mon esprit. Sôm, comme Boy dont j’ai déjà parlé, n’avait pas grand-chose à offrir intellectuellement. Tous deux ne savaient pratiquement pas lire ou écrire après le minimum obligatoire de scolarisation. Ils n’avaient bien sûr pas bénéficié de beaucoup de stimulation dans ce sens, vu leur milieu familial. 
Je ne veux pas dénigrer les gens qui n’ont pas beaucoup d’éducation et j’ai d’ailleurs souvent plaisir à partager leur compagnie. On peut bien vivre sans grande éducation. Encore faut-il avoir d’autres cordes à son arc ! C’est probablement là où le bât blesse dans le cas de Sôm. Il ne doit pas avoir beaucoup d’aptitudes qui le démarquent du « khon Isàán moyen ». Pendant une courte période, il fut danseur dans une troupe de molam, un parmi tant d’autres à se trémousser sur scène pendant des heures pour gratter quelques 300 bahts. Pas de quoi supporter une famille.  Puis il passa quelques temps à faire un petit boulot, je ne sais plus trop quoi, dans une banlieue de Bangkok. Il était passé nous voir, Y et moi, avec une nouvelle femme qui m’avait donné l’impression de valoir mieux que lui. Pas trop longtemps après, je n’avais donc pas été étonné de le voir revenir chez nous, avec l’air d’un chien battu. Y m’avait expliqué que sa femme l’avait mis à la porte en le traitant d’incapable, et qu’il prenait donc le chemin de retour vers NBND. 
Sôm a donc rejoint la bande de traînards désoeuvrés du village. Ce genre de personnages doit se retrouver un peu partout en Isàán. Un de mes collègues, un Norvégien, me parlait des « hangers-on » qu’il voyait toujours dans le village de sa femme, vers Maha Sarakham..... | | | À: GeorgesOZ · 26 avril 2017 à 13:07 Re: En Isaan: une famille, un village Message 142 de 271 · Page 8 de 14 · 869 affichages · Partager Sôm a donc rejoint la bande de traînards désoeuvrés du village. Ce genre de personnages doit se retrouver un peu partout en Isàán. Un de mes collègues, un Norvégien, me parlait des « hangers-on » qu’il voyait toujours dans le village de sa femme, vers Maha Sarakham.....
Du coté de petchabun je ne trouve pas qu il y ait tant de hanger on. Y a des groupe de mec qui boivent des le matin mais c est sous couvert d activités communautaires. Et le dimanche apres midi avec des combats de coq. Les heures travaillees a la campagne sont souvent le matin de bonne heures ou saisonieres Contrairement au philippines ou les stand by comme nous les appelions etaient legion | | | À: GeorgesOZ · 26 avril 2017 à 14:38 Re: En Isaan: une famille, un village Message 143 de 271 · Page 8 de 14 · 850 affichages · Partager Justement à ce propos, je vais mettre ici un petit passage sur Sôm, l'un des neveux de Y don't je parlais dernièremnt.
13 Les enfants de Phîi Chim : Sôm (Suite)
Bon, je vais remettre la « casserole Sôm » sur le feu de devant.
va peut etre falloir un petit arbre genealogique pour s y retrouver | | | À: Renosu · 26 avril 2017 à 16:24 Re: En Isaan: une famille, un village Message 144 de 271 · Page 8 de 14 · 827 affichages · Partager Justement à ce propos, je vais mettre ici un petit passage sur Sôm, l'un des neveux de Y don't je parlais dernièremnt.
13 Les enfants de Phîi Chim : Sôm (Suite)
Bon, je vais remettre la « casserole Sôm » sur le feu de devant.
va peut etre falloir un petit arbre genealogique pour s y retrouver 
Ça fait 10 ans que je les connais et j'ai encore des hésitations | | | À: GeorgesOZ · 27 avril 2017 à 3:06 Re: En Isaan: une famille, un village Message 145 de 271 · Page 8 de 14 · 794 affichages · Partager Bonjour a tous,
Chez moi on dit " à la mode de Bretagne " au sujet de ces familles énormes où il devient très difficile de savoir qui est qui...
Mon exemple perso, grands parents bretons ayant eu quatre filles mariées (une avec Jésus Christ, elle ne compte plus  ). Les trois autres ont 5 + 6 +7 enfants = 18 cousins/sines qui se retrouvaient très souvent ensembles vu que les maisons de vacances étaient dans le même village : Locquirec dans le Finistère. Bref, revenons à la Thaïlande...
Y te raconte parfois des trucs rigolos; n'oublie jamais qu'un thaïlandais qui ne sait pas trouvera toujours une pirouette pour te donner une réponse car la réponse: " je ne sais pas " ne fait pas partie de leur vocabulaire.
Quand tu demandes ton chemin, ils sont capables de t'envoyer n'importe où pourvu qu'ils ne perdent pas la face... En plus pour aller d'un point A à un point B, ils ne connaissent qu'un itinéraire, même si celui-ci est loin d’être le plus court ou le plus en bon état ou beaucoup moins fréquenté que la route principale. C'est ainsi que j' ai fait découvrir de nouvelles routes, très tranquilles et en parfait état à ma femme pour aller de chez nous à Nong Khai sans passer par Udon Thani. | | | À: Franklenfant · 27 avril 2017 à 6:26 Re: En Isaan: une famille, un village Message 146 de 271 · Page 8 de 14 · 778 affichages · Partager Chez moi on dit " à la mode de Bretagne " au sujet de ces familles énormes où il devient très difficile de savoir qui est qui...
Mon exemple perso, grands parents bretons ayant eu quatre filles mariées (une avec Jésus Christ, elle ne compte plus  ). Les trois autres ont 5 + 6 +7 enfants = 18 cousins/sines qui se retrouvaient très souvent ensembles vu que les maisons de vacances étaient dans le même village : Locquirec dans le Finistère..
J’aime bien les digressions.  Dans le style des 1001 Nuits: des histoires où un marchand commence à raconter ses aventures, et dans l’une d'elles il rencontre un prince qui se met à raconter son histoire. Le prince était heureux, riche et puissant jusqu’à ce qu’il rencontre un génie qui lui joua des tours, d’où multiples péripéties dans lesquelles un marin commence à raconter ses histoires à lui. Et ainsi de suite. 
Alors Franck, tu pourrais peut-être nous amuser avec quelques anecdotes de Bretagne ? Ça soulagerait aussi les lecteurs qui doivent fatiguer un brin avec mes élucubrations ! 
En plus pour aller d'un point A à un point B, ils ne connaissent qu'un itinéraire, même si celui-ci est loin d’être le plus court ou le plus en bon état ou beaucoup moins fréquenté que la route principale.
C’est à des détails de ce genre qu’on reconnaît ceux qui ont l’expérience du pays.  Ayant vécu à Bangkok, j’ai pu développer une carte mentale de certaines parties de la ville, et un instinct pour le reste moins connu. J’ai souvent été éberlué par les itinéraires pris par les taxis. C’est comme tu dis, ils ne connaissent qu’un itinéraire.
Aussi, as-tu remarqué le nombre de fois que tu tombes sur un type qui a cette manie agaçante d’accélérer et de freiner toutes les 2 ou 3 secondes ? | | | À: GeorgesOZ · 27 avril 2017 à 7:25 Re: En Isaan: une famille, un village Message 147 de 271 · Page 8 de 14 · 764 affichages · Partager malgre tout ce que pourrait dire quelques pisses froid, on voit chez toi et frank une reelle affection pour la thailande | | | À: Renosu · 27 avril 2017 à 9:48 Re: En Isaan: une famille, un village Message 148 de 271 · Page 8 de 14 · 739 affichages · Partager Qui jugent sur des " on-dit " ou des messages privés....
Je dis et répète, laisse pisser le mérinos...  . Ce sont des jaloux/ses.
Mes anecdotes de Bretagne risquent de dater; j' ai quitté la France il y a dix ans alors que j'habitais et travaillais à Paris ; la Bretagne ça doit faire une bonne vingtaine d’années que je n'y suis pas retourné...
Il est bien entendu que si je n' aimais pas la Thaïlande, donc ses habitants je n'y vivrais pas. Je n' avais pas prévu d'y passer ma retraite ; je m' étais programmé une ville du Vietnam que je connais bien depuis de très nombreuses années : Huê où j' ai des amis depuis bientôt 30 ans. Pas grave, c'est dans les cartons en VTT, bien sûr, à faire dans pas longtemps; donc avant octobre cette année ou à partir de février l’année prochaine. On verra car j' ai aussi un beau voyage en Thaïlande prévu avec un membre de ce forum; toujours en VTT, en janvier/février 2018.
A la retraite mais journées très chargées... Je ne me plains pas, j' aime ça. | | | À: Franklenfant · 27 avril 2017 à 10:08 Re: En Isaan: une famille, un village Message 149 de 271 · Page 8 de 14 · 732 affichages · Partager A la retraite mais journées très chargées... Je ne me plains pas, j' aime ça.
De même, je découvre doucement....  Ce à quoi je ne me suis pas encore fait, c'est que c'est maintenant à moi de dicter l'agenda. Plus de contraintes extérieures (le boulot), cela complique l'affaire car il y a tant de possibilities. Les seules limites importantes sont la santé, les attaches familiales.... et l'argent! Du coup, je me retrouve à passer beaucoup de temps à planifier, petit voyage par ici, grand achat par là..... | | | À: GeorgesOZ · 27 avril 2017 à 10:20 Re: En Isaan: une famille, un village Message 150 de 271 · Page 8 de 14 · 729 affichages · Partager A la retraite mais journées très chargées... Je ne me plains pas, j' aime ça.
.... et l'argent! Du coup, je me retrouve à passer beaucoup de temps à planifier, petit voyage par ici, grand achat par là.....
Oh mon dieu un grand achat..!!!!!!!! En thailande.?????? ? As tu besoin de conseil ? | | | À: Renosu · 27 avril 2017 à 12:26 Re: En Isaan: une famille, un village Message 151 de 271 · Page 8 de 14 · 706 affichages · Partager ... et l'argent! Du coup, je me retrouve à passer beaucoup de temps à planifier, petit voyage par ici, grand achat par là.....
Oh mon dieu un grand achat..!!!!!!!! En thailande.?????? ? As tu besoin de conseil ?
555 merci, mais pas besoin! J'ai Y pour ça, elle est bourrée d'idées! | | | À: GeorgesOZ · 28 avril 2017 à 11:47 Re: En Isaan: une famille, un village Message 152 de 271 · Page 8 de 14 · 658 affichages · Partager 555 merci, mais pas besoin! J'ai Y pour ça, elle est bourrée d'idées! 
On est toujours a l affut de nouvelles idees si tu veux en parler ! | | | À: GeorgesOZ · 28 avril 2017 à 13:30 Re: En Isaan: une famille, un village Message 153 de 271 · Page 8 de 14 · 635 affichages · Partager 555 merci, mais pas besoin! J'ai Y pour ça, elle est bourrée d'idées! 
J' ai une énorme méfiance vis à vis des très bonnes idées de thaïlandais/es quand il s'agit d'investir l'argent de quelqu'un d' autre..
N'oublie jamais Georges :
Si tu veux devenir millionnaire en Thaïlande, arrive milliardaire. | | | À: Franklenfant · 29 avril 2017 à 5:53 Re: En Isaan: une famille, un village Message 154 de 271 · Page 8 de 14 · 597 affichages · Partager J' ai une énorme méfiance vis à vis des très bonnes idées de thaïlandais/es quand il s'agit d'investir l'argent de quelqu'un d' autre..
Oh que oui! Que voilà un mot de grande sagesse ! 
Ou bien les intentions ne sont pas nettes et c’est le désastre garanti par définition. 
Ou bien les idées d’investissement partent de bonnes intentions mais alors le Farang devra bien faire ses comptes au préalable, car les Thaïs ne les feront pas pour eux, ça c'est certain! Ce sont les rois des projets fumeux, des raccourcis de logique, des a priori et des hypothèses rapides, de la charrue mise avant les boeufs etc. Et je ne parle pas que des « chao naa » de l’Isàán.....
Et quand on sait combien il peut y avoir d’imprévus et « d’angles morts »........ 
Je vais insister et enfoncer le clou un peu plus. On ne pourra jamais assez le faire ! Chacun de tes mots est juste. Tu dis bien “ investir l’argent des autres”: cela rend un bel écho à une de mes remarques comme quoi « les Thais sont surtout généreux avec l’argent des autres ».
Et tant pis pour ceux qui voudront ne voir ici que des jugements faits par des « Farangs blasés » ou par des « colonialistes désabusés ».
N'oublie jamais Georges :
Si tu veux devenir millionnaire en Thaïlande, arrive milliardaire. 
Excellent adage, merci de nous le rappeler! | | | À: GeorgesOZ · 29 avril 2017 à 6:18 Re: En Isaan: une famille, un village Message 155 de 271 · Page 8 de 14 · 592 affichages · Partager Ou bien les idées d’investissement partent de bonnes intentions mais alors le Farang devra bien faire ses comptes au préalable, car les Thaïs ne les feront pas pour eux, ça c'est certain! Ce sont les rois des projets fumeux, des raccourcis de logique, des a priori et des hypothèses rapides, de la charrue mise avant les boeufs etc. Et je ne parle pas que des « chao naa » de l’Isàán.....
Ne parlons même pas de nous, farang.. Regardons simplement les boutiques tenues par des thaïlandais; boutiques qui s'ouvrent un jour et ferment 3 semaines plus tard parce que le gars ou la nana qui a investi le peu d'argent qu'il ou elle avait ou pire emprunté à la banque locale ou au noir, loan shark, avec intérêts faramineux n'a jamais fait une quelconque étude de marché..
Et puis ici énormément, oui je l’écris, un très grand nombre de constructions, Resorts, entreprises commerciales ou industrielles le sont avec l'argent de la drogue; : machine à laver, pas le linge mais l'argent sale...
Autour de chez moi je ne compte plus les entreprises commerciales qui sont envahies d'herbes folles parce que le boss purge quelques années à la prison locale.
Autre chose, le thaïlandais ne compte jamais son investissement de départ quand il vend quelque chose; c'est pourquoi beaucoup de prix sont si bas; mais un jour ils comprendront peut être que dans la vente il faut introduire un pourcentage de l'achat du pickup et des meubles utilisés...ainsi que leur salaire qui me semble lui aussi gratuit....
Investir en Thaïlande ? Que nenni ou alors arriver avec une idée très précise et un paquet de millions d'euros. Ça permet d 'être exonéré d’impôts par le B.O.I pendant quelques années; bien sûr, il faut montrer ses comptes et accepter d’être contrôlé sans rendez-vous.. ça permet d'obtenir un visa B de deux ans voire plus... Et oui, ça existe... L argent, le flouze, l'oseille, le blé...permet, quel que soit le pays, d'obtenir un tas de choses que le pékin moyen - dont je suis - n'aura jamais. | | | À: Franklenfant · 29 avril 2017 à 6:33 Re: En Isaan: une famille, un village Message 156 de 271 · Page 8 de 14 · 588 affichages · Partager J' ai une énorme méfiance vis à vis des très bonnes idées de thaïlandais/es quand il s'agit d'investir l'argent de quelqu'un d' autre..
Ce que tu dis est tellement juste que je vais en rajouter. J’ai eu au moins deux fois la mauvaise expérience de mettre de l’argent pour financer un projet où Y était impliquée. Y est une perle, une personne qui brille par sa gentillesse et sa pureté (oui !). 
La première fois, il s’agissait de lancer un petit commerce à Bangkok, que Y a été complètement incapable de gérer et qui s’est écroulé en quelques mois. Perte de mon côté : quelques petits milliers d’Euros. 
La deuxième fois, il s’agissait d’un agrandissement de sa maison : - Etant – bêtement - un fanatique de l’architecture, j’avais – naïvement - fait des plans très précis pour bien agencer, entre autres, le départ d’un escalier pour arriver à l’étage. J’avais montré mes plans, illustrés par des croquis bien simplifiés pour être facilement compréhensibles.
- Au vu des croquis, Y et le « maître d’œuvre » avaient – typiquement - exprimé leur admiration et leur enthousiasme pour le projet tel que je l’avais conçu.
- Je m’étais absenté pendant quelques temps – par inconscience de néophyte.
- A mon retour, j’avais dû constater que le « maître d’œuvre » n’en avait – bien évidemment – fait qu’à sa tête, et que Y n’y avait pas – oh, surprise - accordé la moindre attention.
- Passons les détails, mais le résultat mettait en question l’accès à l’étage. J’avais dû faire abattre un mur déjà construit et me résigner à avoir un escalier difficilement praticable.
- Qui plus est, la construction avait été poussée à la limite extrême du terrain de Y, ce qui fit que le voisin se plaignit pendant des mois.
Je ne sais combien de bahts cette affaire m’avait coûté, mais sans aucun doute le « maître d’œuvre » avait su se compenser quelque part pour le temps perdu. Plus, bien sûr, les maux de tête avec le voisin.
Ces expériences – et d’autres que j’ai eues quand je travaillais dans les bureaux à Bangkok - m’ont en quelque sorte vacciné, je dirais même « mithridatisé » contre les projets d’investissement impliquant des Thaïs.
Cela me donne l’occasion de remarquer que, bien souvent, les Thais « savent tout « et ne feront que semblant d’écouter ce que dit le Farang. Il faut bien les connaître pour savoir à quel point ils peuvent donner l’impression de noter ce que dit le Farang – bien poliment - et de s’en triple-contrefoutre par la suite.
Mais aussi que parfois ils savent faire preuve d’une grande flexibilité, et peuvent mettre decôté leurs idées à eux pour adopter celles du Farang.
C’est assez imprévisible. Typique du pays : des attitudes très contradictoires. Il faut du flair et du vécu pour savoir « naviguer » ! | | | À: Franklenfant · 29 avril 2017 à 6:40 Re: En Isaan: une famille, un village Message 157 de 271 · Page 8 de 14 · 583 affichages · Partager De farang non mais de relation thaie j en connais pas mal qui parti de peu on monté de beau business qui marchent bien. | | | À: Franklenfant · 29 avril 2017 à 7:10 · Modifié le 29 avr. 2017 à 7:28 Re: En Isaan: une famille, un village Message 158 de 271 · Page 8 de 14 · 847 affichages · Partager ....... n'a jamais fait une quelconque étude de marché..
Des études de marché ? Tu rigoles ! C’est des idées saugrenues de Farang, ça, ils sont fous ces Farangs à toujours se compliquer la vie !
Non, on fait tout au pif. Premièrement, ça évite les maux de tête quand on fait fonctionner les cellules grises un peu trop longtemps. Deuxièmement, Bouddha est toujours là comme garde-fou. Troisièmement (je spécule), on peut toujours retomber sur la famille si ça foire. Tout ça dans le sub-conscient.
Autre chose, le thaïlandais ne compte jamais son investissement de départ quand il vend quelque chose; c'est pourquoi beaucoup de prix sont si bas; mais un jour ils comprendront peut être que dans la vente il faut introduire un pourcentage de l'achat du pickup et des meubles utilisés...ainsi que leur salaire qui me semble lui aussi gratuit....
Ça, c’est aussi vrai. Je vois que tu connais bien le terrain, Franck, tu dois avoir un sacré parcours derrière toi.  Exemple de raisonnement pas complètement hypothétique :
- Le Farang va mettre 200,000 bahts dans l’achat d’un « rót thàí naa” (machine pour labourer la rizière), l’achat des semences, du « pùý » (engrais), la main d’oeuvre pour « kìaao khâao » (moissonner).
- "Je" vais vendre les 1 ou 2 tonnes de riz pour quelques 10,000’s bahts. Ce sera donc le profit de l’affaire.
 - Tiens, d’ailleurs, pendant que "j"’y pense, je ne vendrai pas tout le riz, "j"’en donnerai 500 kilos à ma sœur parce qu’elle se sera occupée des vaches pendant tout ce temps.....
- Tiens - quelques mois plus tard au Big C – "je" vais acheter 20 kilos de riz (le Farang sort les billets à la caisse).... On se demande où est passé tout le riz etc.
 | | | À: GeorgesOZ · 29 avril 2017 à 7:49 Re: En Isaan: une famille, un village Message 159 de 271 · Page 8 de 14 · 832 affichages · Partager Il y a beaucoup d'échanges aujourd'hui, et sujet à polémique sans doute. Mais comme je vais ëtre occupé ailleurs dans les jours qui viennent, je vais encore coller une petite page pour continuer le carnet sur "la famille".
14 Les enfants de Phîi Chim : Klûay
J’arrive maintenant au second fils de Phîi Chim : Klûay. J’ai longtemps cru qu’il était le fils de Phîi Ploy, la sœur jumelle de Phîi Chim. Parce qu’il ne ressemble pas tellement à son frère aîné Sôm, ni physiquement : il est plus fin et plus beau garçon ; ni de tempérament : il est beaucoup plus dégourdi. Sur ce deuxième point, il m’a toujours fait plutôt penser à Phîi Sak, le mari de Phîi Ploy, un homme très habile de ses mains et toujours prêt à aider. Il n’est pas improbable qu’il ait été influencé par Phîi Sak, quand on pense que les enfants circulent assez librement d’un foyer à l’autre au sein d’une même famille.
May, la femme de Klûay est une personne assez menue, à se demander d’où ses deux jeunes enfants ont bien pu sortir. Une remarque en passant : ces gens sont vraiment de petite taille, sur toutes les photos où je figure avec eux, je me détache comme un géant !
Une deuxième remarque : ils font des enfants à tire-larigot, à peine mariés et « pop, pop, pop », les marmots viennent s’ajouter à la ribambelle déjà existante. Tous les jours, du matin au soir, j’entends les gens dans toutes les maisons environnantes houspiller (très gentiment) leurs enfants respectifs. Ce sont des interjections interminables - « heuuuuúh ! » - pas tellement différentes en fait de celles qu’on use pour guider les bestiaux. Mais il faut le dire, je n’ai absolument jamais vu les gens frapper les enfants. Ça fait bien plaisir, quand je pense aux mauvaises manières fréquentes des parents Farangs avec leurs enfants – visages ennuyés ou courroucés, interdictions et promesses de punitions une fois rentrés à la maison proférées à haute voix en public, gifles etc.
May me donne toujours l’impression d’observer ce qui se passe autour d’elle pour reconnaître là où elle peut aider et mettre la main à la pâte.  Comme elle vit dans la famille de Klûay, c’est de nouveau une situation inverse à la situation traditionnelle. Rappelons qu’initialement la femme de Sôm, le frère aîné de Klûay, vivait aussi dans la famille de Phîi Chim. Donc, dans une situation tout à fait similaire à celle de May. Y m’a expliqué que comme Phîi Chim n’a pas de fille, cet arrangement lui « donne une fille destinée à s’occuper d’elle ».
Je spécule que les femmes de Sôm et de Klûay ne sont probablement pas les filles cadettes de leurs familles à elles, puisqu’en principe cela les désignerait « d’office » pour rester avec leurs propres parents pendant leur vieillesse.
Parmi les nombreux bricolages de Klûay, il faut mentionner les motos. Il avait à une certaine époque un hybride scooter-moto rafistolé qui aurait royalement figuré dans un musée d’art moderne.  La description serait longue, mais j’en avais été tellement impressionné et admiratif que j’en avais pris plusieurs photos. C’est promis, un jour je reviendrai sur VF avec ces photos (et d’autres).
Aujourd’hui, il circule sur une Yamaha de 150 cc. Nous le croisons parfois à foncer sur la route, May perchée sur la selle arrière. Une Thaïe comme passagère, c’est en général de l’assez léger, mais May est vraiment la version « poids plume ».
Klûay et May travaillent à l’ »ampheuu », lui comme chauffeur-livreur et elle comme secrétaire ou comptable ou qqc dans le genre dans un commerce. Ils arrivent tous deux à se faire 800 bahts par jour, ce qui les classe parmi les gens qui « réussissent », certainement par comparaison avec les « hangers-on » désœuvrés du village. Comme Waen et Phet, c’est un jeune couple qui semble avoir un peu plus d’ardeur au travail et un peu plus de plomb dans la tête que la moyenne. | | | À: GeorgesOZ · 29 avril 2017 à 8:48 Re: En Isaan: une famille, un village Message 160 de 271 · Page 8 de 14 · 821 affichages · Partager Tu peux nous rappeler de quelle province de Thaïlande tu parles, là ?
J’écris ça, je dis rien..mais tes salaires me paraissent singulièrement bas.'Le salaire mini est effectivement de 300 baht mais tous les thailandais que je connais ne travaillent pas pour un salaire aussi bas SAUF a la campagne..
Le travail étant de plus en plus mécanisé ; nos amis les thaï achètent bien sûr trop de matériels à moteur; je ne compte plus les tracteurs et moissonneuses de toutes marques si bien que les tarifs ont bien sur baissé drastiquement. Si, il y a deux ou trois ans faire couper son riz à la main était encore plus intéressant qu'à la machine, ça n'est plus le cas maintenant; aussi un ouvrier agricole subit les baisses dues à trop de machines qui se font une concurrence impitoyable. | Carnets similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 168 visiteurs en ligne depuis une heure! |