| En Isaan: une famille, un village GeorgesOZ · 7 avril 2017 à 11:20 · 32 photos 271 messages · 27 participants · 18 909 affichages | | | | À: Apinya · 16 avril 2017 à 8:36 Re: En Isaan: une famille, un village Message 81 de 271 · Page 5 de 14 · 1 289 affichages · Partager Hello mister georges, je viens un peu témoigner de mon expérience Issan, car j'y vis épisodiquement.Donc l'histoire des salles de bain ah oui je plussois, si bien que je planque ma brosse et mon dentifrice dans ma valise!!!le frigo parlons zan, c'est pire que la décharge, la vaisselle oups 1 fois par semaine !!!! la petite maison que nous avons construite à durée 6 mois;les petites filles de mon épouse ont destroy sur 1 m les peintures et bombardées le ravallement de glaise, mais tout le monde rigole, buana va kasquer mais buana ne kasque pas.la fermeture de la verrière est hs, donc pas ni problème, le terrain est jonché de plastique, pas ni problème.et voilà comment par un concours de circonstance je ne peux plus bouffer thai car le vomitif le remporte sur l'étonnement.A tous ceux qui veulent de l'authentique, comme ces bobobs de tous poils, venez mais venez dans une famille Issan,2 heures après tout le monde gerbe !!!! A+
Bonjour,
Je ne pense pas que l'on peut généraliser, ce que vous décrivez n'est quand même pas visible dans tous les foyers de l'Issan...J'admets la mauvaise gestion du réfrigérateur, des fils électriques qui pendent, et quelques affaires qui trainent autours des maisons, mais j'ai souvent vu des cuisines rangés avec vaisselle faite et des sols propres...
Je pense que c'est un peu comme en France, il y a des gens plus ou moins ordonnés et propres, la différence est que leur logement est plus sommaire, peu de meubles de rangement, des tôles ondulés etc..Cela nous donne l'aspect d'un grand désordre..Ce que vous décrivez je l'ai déjà vu également dans le nord de la France chez des gens très pauvres... | | | À: Franklenfant · 16 avril 2017 à 9:01 Re: En Isaan: une famille, un village Message 82 de 271 · Page 5 de 14 · 1 277 affichages · Partager Bonjour Franck,
Comme beaucoup d'expat, vous donnez l'impression avec vos remarques sur les thai de ne plus les supporter.Il faut vous détendre.Enfin, ce que je veux dire c'est que vous exagérez et que si des thais lisaient vos écrits, je ne suis pas sûr qu'ils aimeraient.
C'est vrai que les thais n'ont pas les même standards que nous dans les maisons mais ce n'est pas une raison pour commencer à en parler comme vous le faites.
Je vous dis ça sans méchanceté et sans chercher la polémique seulement je connais pas mal d'expat qui ne supportent plus la Thailande car ils attachent trop d'importance à des détails.Comme l'autre intervenant que la nourriture thai fait vomir...
Parfois, c'est bien de relire son message avant de le publier.
Salutations | | | À: Sachko · 16 avril 2017 à 15:10 Re: En Isaan: une famille, un village Message 83 de 271 · Page 5 de 14 · 1 205 affichages · Partager Parfois, c'est bien de relire son message avant de le publier.
Hello tres juste. Experience personnelle !
Apres bon je trouve compliqué d avoir un avis sur des situations qu on ne vit pas forcement au jour le jour. Pas tjrs evident. Allez pour l anecdote : cherchez sa femme by night au cercle du bled avant qu elle perde la maison aux cartes. Sawatdee thook khon kothot khrap. Pa. Pa. Khap baan leo. | | | À: Apinya · 17 avril 2017 à 8:42 Re: En Isaan: une famille, un village Message 84 de 271 · Page 5 de 14 · 1 140 affichages · Partager Hello mister georges, je viens un peu témoigner de mon expérience Issan, car j'y vis épisodiquement.Donc l'histoire des salles de bain ah oui je plussois, si bien que je planque ma brosse et mon dentifrice dans ma valise!!!le frigo parlons zan, c'est pire que la décharge, la vaisselle oups 1 fois par semaine !!!! la petite maison que nous avons construite à durée 6 mois;les petites filles de mon épouse ont destroy sur 1 m les peintures et bombardées le ravallement de glaise, mais tout le monde rigole, buana va kasquer mais buana ne kasque pas.la fermeture de la verrière est hs, donc pas ni problème, le terrain est jonché de plastique, pas ni problème.et voilà comment par un concours de circonstance je ne peux plus bouffer thai car le vomitif le remporte sur l'étonnement.A tous ceux qui veulent de l'authentique, comme ces bobobs de tous poils, venez mais venez dans une famille Issan,2 heures après tout le monde gerbe !!!! A+
dans les relations avec la belle famille et le mode de vie en issan tout est une question de dosage ca m a pris du temps mais toutes la famille et le voisinage semble avoir compris ce que je peux et ne peux pas faire et semble l accepter et on vis cote a cote tres bien dans certain cas je vois que les voisins font des efforts pour mon confort et bien etre faut dire que ta description ce n est pas mon village c est pas aussi destroy quand on a vecu a sydney et paris la vie au bled n est pas tres rocknroll meme si le contenu ethnographique et societal me plait | | | À: Nato233 · 17 avril 2017 à 11:38 Re: En Isaan: une famille, un village Message 85 de 271 · Page 5 de 14 · 1 111 affichages · Partager Allez pour l anecdote : cherchez sa femme by night au cercle du bled avant qu elle perde la maison aux cartes..
Ouh la... Je ne suis pas toi, mais si ma femme avait ce défaut, ce serait divorce immédiatement. La maison est à elle; elle peut la perdre aux cartes, ça n'est pas mon problème, mais s'il faut toucher à ma misérable retraite pour éponger d'autres dettes... les joueurs ne savent jamais s 'arrêter. J' ai un ami belge qui est dans ce cas; en fait qui était.. Il a mis un temps plus que certain à comprendre que cette maladie ne se soigne pas.. Il a enfin pris le large... | | | À: Franklenfant · 17 avril 2017 à 11:52 Re: En Isaan: une famille, un village Message 86 de 271 · Page 5 de 14 · 1 095 affichages · Partager moi non plus pas du tout dans un cas extreme comme celui la | | | À: Renosu · 17 avril 2017 à 12:07 Re: En Isaan: une famille, un village Message 87 de 271 · Page 5 de 14 · 1 087 affichages · Partager | | | À: Renosu · 17 avril 2017 à 12:13 Re: En Isaan: une famille, un village Message 88 de 271 · Page 5 de 14 · 1 084 affichages · Partager moi non plus pas du tout dans un cas extreme comme celui la
Je crois que là on tombe dans de l’atypique, enfin disons que les femmes de l’Isàán sont loin d’être toutes comme celle dont on parle ici (celle de Nato23). Mais s’il y a des perles (et Y en est une), il est aussi juste qu’il y a des sacrées pourritures dans ce pays. Le dire n’est pas médire, ce n’est que la stricte réalité. Et on me dira (pffff, c’est pénible) « oui mais il y en a dans tous les pays ! ». C’est vrai, mais il y a des différences de fréquence et de degré de pourriture. | | | À: Fgf · 17 avril 2017 à 12:24 Re: En Isaan: une famille, un village Message 89 de 271 · Page 5 de 14 · 1 072 affichages · Partager ........ et quelques affaires qui trainent autours des maisons..........
Salut Bertrand,
Là, tu me fais bien rire.  Bel exemple d’euphémisme!
Personne ne m’en a encore fait le reproche: je n’ai mis aucune photo jusqu’à présent. C’est que j’ai un problème avec mon administration personnelle. Peut-être qu’une bonne façon de faire sera de revisiter un peu cette discussion et d’illustrer, quand j’aurai accès à mes photos. Patience ! | | | À: Franklenfant · 17 avril 2017 à 12:33 Re: En Isaan: une famille, un village Message 90 de 271 · Page 5 de 14 · 1 064 affichages · Partager En fait il y a pas mal d annee qu on a abandonné le pied a terre un petit studio a pinklao. J aimais bien. Mantenant je suis 60/40 entre la france et petchabun. Petchabun je ne connais que des issans pour ainsi dire qui ont voulu quitter l issan pour une meilleure vie. C est donc souvent des gens qui en veulent. Mais bon. Mais lors de fetes et ceremonies je me regale a observer. Les alcolos les fainiant les sal..pes. les jeunes filles qui sont macquees avec des vieux thai. Des jeunes qui se font sponsorisees pour leur etudes. Les filles qui bossent a bkk mais qui ne disent pas tout a leur parents. Les familles dont les enfant prennent du yaba. Les filles qui se font larguees par leur mecs et qui en reprennent un encore pire apres. Mais pour la plupart c est des famille serieuses unies travailleuses ayant le sens de la communeauté. Dont parfois les filles prennent un credit pour faire leurs etudes et remboursent quand elles travaillent. Les mec qui rament pour reunir le sinsot mais qui y arrivent. Et tout ca dans la joie | | | À: Renosu · 17 avril 2017 à 12:39 Re: En Isaan: une famille, un village Message 91 de 271 · Page 5 de 14 · 1 061 affichages · Partager Pour ne pas embêter, gêner Georges dans son post, je crois qu'on va continuer en MP; je connais pas mal de monde dans ta province, que des thaï dont le " kik " de ma dernière fille ; il travaille, administratif, donc bureaux, dans une grosse entreprise d’élevage de poulets. | | | À: Franklenfant · 17 avril 2017 à 12:41 Re: En Isaan: une famille, un village Message 92 de 271 · Page 5 de 14 · 1 057 affichages · Partager Pour ne pas embêter, gêner Georges dans son post, ; il travaille, administratif, donc bureaux, dans une grosse entreprise d’élevage de poulets.
Saha farms ? | | | À: GeorgesOZ · 18 avril 2017 à 1:39 Re: En Isaan: une famille, un village Message 93 de 271 · Page 5 de 14 · 1 007 affichages · Partager S  wasdee Georges,
Quelques jours que je suis votre Fil sans intervenir.S'Y accumulent quelques OZbservations Issan, agrées par quelques expats de vos followers, qui m'amènent à quelques questions/remarques:
1- <Têtes de bois>: J'ai pû, à mon humble niveau de visiteur "récidiviste" du Royaume (mais jamais en Issan), également relever à l'occas' ce type de caractère chez des Thaïs. Toutefois, le "Rural" (en tout respect bien-sûr, je suis des leurs), qui plus est pauvre (économiquement) et peu éduqué, peut-il avoir la même largeur d'esprit que l' "Urbain" gradué ? Les échanges entre un Occidental mature, cultivé et qui a pas mal bourlingué, comme vous si je suis bien votre récit&profil, et un "modeste" Issan sédentaire, ne sont-ils pas "pipés"? J'ajoute également la théorie du nombre: que vaut la parole d'un farang isolé dans la "Masse", d' un petit village d'Issan comme de partout ailleurs dans le Monde?
2-La profusion/<gaspillage> de nourriture: Dans pas mal de sociétés, dont celles de l'ASE mais pas que, vous le savez bien, il convient de servir plus de nourriture qu'il n'en faut pour les convives; Si tous les plats de la table ont été "raclés", c'est que la Maison n'a pas assez servi, signes d'indigence et/ou, pire, marques de pingrerie, de manquement à l'accueil, à la politesse.Je me permets de rappeler que souvent les reliefs du repas nourrissent parents, amis, voisins ou...chiens (donc, pas vraîment de gaspillage).N'Est-ce pas ainsi d'avantage une question culturelle que de <largesse avec le porte-monnaie des autres>, en l'occurrence le farang, par ex.
3-Je lis, dans Votre discussion, plusieurs témoignages sincères, au fond sur les "décalages", sinon les "difficultés" des couples bi-culturels, dans certaines circonstances de leur vie quotidienne.Je ne trouve pas du tout cela étonnant.Soit dit en pass  nt héhé, ne pas s'y méprendre et le respecter: 1-cela marche dans les 2 sens!!!2-ni l'un(e) ni l'autre du ménage n'est "supérieur(e)", en vertu ou en détention de la "vérité", n'est-ce pas? Je pense que ce doît être une expérience très singulière (et enrichissante) que de partager son foyer avec une personne de culture différente.
4- L' "insouciance"/"nonchalance"/"immaturité" des Issan (en tous cas d'une partie d'Eux).Entre parenthèses celle (d'une majorité?) de Céfrans Métropolitains, peut parfois sauter aux yeux, on en reparle dimanche soir... Mais pour en revenir à nos amis, perso je me réjouis&régale des modes de vie et façons d'être, sous les Tropiques en général, différents des nôtres en Occident.En tant qu'en couple bi-culturel (qui plus est voyageur pour certains), vous me surprenez grandement de ne pas montrer plus d'empathie sinon de compréhension ou de recul amusé&bienveillant envers ces petits ou grands clivages de culture justement, à l'intérieur même de vos familles.
Enfin, franchement Ge  rges: pas du tout gentleman de traîter une femme, quiqu'elle soit, de <pourriture>.
Je sais vous faire confiance, Georges, pour lire mon intervention avec le même esprit d'échange respectueux qui l'anime.
Bonne continuation de votre Carnet, j'imagine qu'il n'est pas facile de trouver le temps de répondre à vos Intervenants et l'énergie de poursuivre son récit.
Happy new Thaï Year !
PâneL3 | | | À: PâneL30 · 18 avril 2017 à 2:31 Re: En Isaan: une famille, un village Message 94 de 271 · Page 5 de 14 · 1 000 affichages · Partager Bonjour Pânel,
Ce sont de très bonnes questions et de très bonnes remarques et je vais les adresser, mais un peu plus tard. C’est vrai, ca prend du temps et j’ai aussi d’autres choses à faire, parfois pressantes. Comme de faire une virée sympathique chez l’un des frères de Y qui habite à plusieurs heures de route dans un petit village vraiment très sympathique, et dont je devrais aussi parler un jour. Pour l’angle ethnographique et plutôt dans le positif. Je suis aussi capable de faire du positif, après tout j’essaie autant que possible de relater les faits plus que mes opinions, donc il y a des côtés pile et des côtés face, comme partout ailleurs.
Juste une chose, quand j’usais du terme « pourritures », je ne le fais évidemment pas d’une façon systématique, je ne parlais que de certaines femmes. Et comme dit, il y a des bons et des mauvais côtés. Il y a une foultitude de gens qui pourront attester mieux que moi de ce qu’il existe en Thaïlande certaines femmes de la pire espèce. On ne le dira jamais assez, les femmes en Thaïlande peuvent être très dangereuses, de plusieurs façons.
Si on prend le temps de lire les récits que j’ai placés sur VF il y a quelques années, on se rendra compte que j’ai énormément fait dans le positif. Mais voilà, premièrement je ne crois pas être niais ou naïf, et deuxièmement j’ai maintenant beaucoup- plus d’expérience du pays. Donc, il me semble pertinent parfois de parler aussi des mauvais côtés, pour ne pas dire parfois franchement sordides. Il y a trop de gens qui tombent dans les deux catégories suivantes :
- (a) ceux qui ne voient que les côtés positifs de la Thaïlande, par manque d’expérience ou par naïveté ;
- (b) ceux qui ne peuvent pas accepter qu’on puisse parler des mauvais côtés du pays – les « bien pensants » (« selfrightneous » en Anglais, je ne connais pas le terme exact en Français) ou ceux qui souffrent d’une maladie horrible : le « politiquement correct ».
La pire espèce, ce sont les gens qui appartiennent à ces deux catégories tout à la fois et qui de surcroît « ramènent leur fraise ». | | | À: GeorgesOZ · 18 avril 2017 à 14:26 Re: En Isaan: une famille, un village Message 95 de 271 · Page 5 de 14 · 935 affichages · Partager B  njour Georges,
Merci de votre attention&réponse. J'avais bien relevé qu'en aucun cas vous ne faisiez de généralité Issan quand vous évoquiez plus haut <têtes de bois>, <gaspillage de nourriture> et autres travers de caractère&comportement ainsi que <pourriture> s'agissant de femmes (c'est juste le terme qui me choque "un peu", that's all). Qu'il soit <niais/naïf> et/ou <politicly correct> ou toute autre chose, quelques uns de vos Lecteurs (intervenants ou pas) peuvent je crois se poser les questions ou nuancer vos propos car chaque personne ou société a son histoire individuelle et collective, je ne vous apprends rien of course.
Je prendrai plaiz' à découvrir la suite de votre Récit, et y trouver, si vous le voulez bien, votre sentiment sur mon humble et bienveillant "pointage" de recontextualisation.
Yallah!!
PaneL3 | | | À: Franklenfant · 18 avril 2017 à 15:50 · Modifié le 18 avr. 2017 à 16:07 Re: En Isaan: une famille, un village Message 96 de 271 · Page 5 de 14 · 910 affichages · Partager Ouh la... Je ne suis pas toi, mais si ma femme avait ce défaut, ce serait divorce immédiatement.
:) pour le meilleur et pour le pire.
Non mais c est par periode (songkran par ex). Mais faut etre reactif pour limiter les degats ca c est sur. Autrement ma femme est merveilleuse mais elle a... ses petits défauts de temps a autre. Moi aussi.
Peut-etre que Georges abordera les 3 fleauts sociaux qui hantent le nord est au fil de son recit (gambling, yaabaa & siisip !)
Mais tout comme un krungthaep singapourisé sans streetfood, l isaan sans la trinité n est plus l isaan.
Ps : ma femme est en train de faire la morale a mon voisin septuagenaire qui boit trop de 40° et ramene plus d argent pour payer les emprunts (shark) de sa petite fille. La vie continue en isaan. La terre tourne :).
A+ | | | À: GeorgesOZ · 18 avril 2017 à 21:53 Re: En Isaan: une famille, un village Message 97 de 271 · Page 5 de 14 · 851 affichages · Partager Bonjour,
Quand on fait un bref passage une fois par an dans ce pays et qu'on l'aime à chaque fois un peu plus, on ne peut que lire avec avidité tes textes ainsi que les interventions de plusieurs membres de ce forum. Même si les avis sont parfois contrastés, l'ensemble forme une palette qui m'offre des réponses à des dizaines de questions que j'ai régulièrement pu me poser sur l'envers du décor, sur l'aspect concret des vies et même sur le ressenti des thais. Sur un forum on a souvent des questions, parfois quelques récits de voyage mais bien plus rarement du vécu, du vrai, du détaillé. Je suis reconnaissant à plusieurs d'entre vous pour cette mine d'infos et particulièrement à l'initiateur du fil. | | | À: Nato233 · 19 avril 2017 à 1:31 Re: En Isaan: une famille, un village Message 98 de 271 · Page 5 de 14 · 1 137 affichages · Partager Peut-etre que Georges abordera les 3 fleauts sociaux qui hantent le nord est au fil de son recit (gambling, yaabaa & siisip !)
Bonjour,
Mon récit est basé sur un descriptif souvent bref des membres de la famille de Y. Jusqu’ici, je ne suis conscient que d’un problème très ponctuel avec le « sìi sìp » (le 40 degrés), celui de Phîi Jet. Comme dit bien plus haut, il m’est souvent arrivé de voir Phîi Jet « jeté » dès les 9 heures du matin. Mais de sa génération, dans la famille de Y, il est le seul, les autres sont complètement abstinents.
Pour autant que je sache, le « sìi sìp » est fait à partir de sahtoh, ou vin de riz fermenté. Ce serait donc à peu près la même chose que le “lâo khàáo” ou « whisky Thaï » fait à partir de riz fermenté. Une expérience avec le “lâo khàáo”, racontée avec humour (pour ceux qui lisent bien l’Anglais) :
www.thevagablond.com/...rink-lao-khao-again/
Le jeu (“gambling”), dans cette famille, n’existe que sous une forme bénigne. Souvent, les gens s’assoient pour une partie de « khaeng », un jeu de cartes populaire qui ressemble à une version simplifiée de rami. J'aime bien y jouer moi-même, c'est relaxe et amusant. Les enjeux sont de quelques bahts quand les enfants participent, et grimpent à quelques dizaines de bahts quand il n’y a que des adultes.
Quant au “yaa bâa”, Y me disait récemment qu’elle préférerait garder son fils cadet à l’école à Bangkok plutôt que dans son « ampheuu » car le « yaa bâa » serait mieux contrôlé à Bangkok, et que la police est totalement impuissante dans l’ »ampheuu ».
Mais tout ça, c’est pour autant que je sache, il reste sans aucun doute des zones d’ombre même au sein d’une famille que je connais assez bien. Je n’empêche pas, au contraire, les participants de cette discussion-feuilleton d’intervenir avec leurs propres observations sur ces fléaux. | | | À: GeorgesOZ · 19 avril 2017 à 2:02 Re: En Isaan: une famille, un village Message 99 de 271 · Page 5 de 14 · 1 119 affichages · Partager 7 Les enfants de Phîi Len : Kâio ....... Kâio se distingue par le fait qu’elle parle Anglais avec beaucoup plus d’aisance que la moyenne, avec un fort accent Américain. Elle a évidemment suivi des cours. Malheureusement, ce qui gâche un peu sa présentation, c’est qu’elle se lance facilement dans des bordées de jurons contre un homme ou un autre. Là elle devient vulgaire et intarissable. Je ne l’ai donc pas beaucoup fréquentée mais je la soupçonne d’être le genre de personne à qui on ne peut rien apprendre et qui devient un tantinet pénible à la longue.
Flashback sur Kâio. Elle doit se trouver au début ou au milieu de sa trentaine (sa fille Fon doit avoir dans les 14-15 ans). Y m’a montré sa photo en compagnie de son nouveau « faen », un Américain (encore !) qui est sûrement plus jeune qu’elle. Il est « good looking » et colle bien sur la photo avec Kâio qui extrêmement photogénique. J’en connais, des hommes qui resteraient bouche bée en voyant les photos de Kâio !
Personnellement, j’exercerais la plus grande méfiance à son égard. Je ne peux pas me justifier autrement que par mon instinct. J’ai vu des photos de Kâio très légèrement vêtue. Elle pose assez ouvertement sur les réseaux sociaux. Peut-être pour y « pêcher l’homme» (ou plutôt « pêcher le farang » ?), ou peut-être parce qu’elle est imbue d’elle-même (elle l'est certainement). Sur ces photos, on est frappé de ce qu’elle est tatouée de pied en cap, ou Presque, et de "poupe en proue". Par analogie, je pressens que sous ses traits angéliques pourrait se cacher une personnalité trouble. Les analogies peuvent bien sûr conduire à de fausses déductions. | | | À: GeorgesOZ · 19 avril 2017 à 9:29 Re: En Isaan: une famille, un village Message 100 de 271 · Page 5 de 14 · 1 080 affichages · Partager 8 Les enfants de Phîi PhongC’est au tour de Phîi Phong, un frère que je ne connais que de quelques rares visites car il vit dans un village très éloigné. Il faut plusieurs heures de route pour arriver à son village et les derniers 20-25 kms sont assez taxants : un dédale de petites routes biscornues à travers de nombreux petits villages, il faut demander son chemin et faire demi-tour à plusieurs reprises. Mais ca en vaut la peine car c’est un petit coin bien tranquille de l’Isàán, loin du Big C ou de l’ATM les plus proches.
Phîi Phong ne roule pas sur l’or, c’est le moins que l’on puisse dire. Les premières fois que je suis allé chez lui, nous devions dormir à même le sol. Récemment, l’installation s’est améliorée. La salle commune est carrelée et nous dormons sur des nattes superposées. Nous avons même le confort d’une grande moustiquaire qu’on suspend à un cintre coincé dans l’un des trous d’un pilier, à un stylo bille planté dans un trou d’un autre pilier, à un volet en bois et à l’angle d’un meuble. Ce meuble semble bien être un meuble TV avec quelques étagères sur lesquelles se trouvent – j’en écarquille les yeux – quelques livres et magazines (mais je n’ai pas vérifié de près).
La salle de bains est typiquement simple, à la turque avec des seaux d’eau pour les ablutions, une tringle pour suspendre quelques habits, un panier en plastique accroché au mur nu pour y recueillir le savon et les brosses à dents, et je présume le shampoing bien que je n’en ai pas vu. En fait, l’une des s.d.b. les plus propres que j’ai vues dans le pays. Pas d’eau chaude mais c’est un régal de se doucher à grands coups d’écuelles.
Comme c’est souvent le cas, l’un des signes de l’enrichissement est la place grandissante du ciment dans la maison. Ce qui était de fait une grande cuisine sous un appentis, tout ouvert sur les rizières, a été muré en partie et sert maintenant d’entrepôt. La cuisine a été déplacée sous un ensemble de tôles ondulées faisant comme des échos pas très concordants à l’appentis – c’est un chef-d’œuvre de rafistolage 100% « Isàán ». La cuisine, comme c’est presque toujours le cas, reste ouverte sur l’extérieur. Elle mérite quelques mots supplémentaires : pour faire simple, disons que le sol n’est ni plat ni d‘un seul tenant ; les pots et les gamelles aux fonds bien noircis sont proprement rangés le long d’un mur ; on trouve quelques aliments, sauces et condiments au-dessus d’un amoncellement invraisemblable d’objets divers. Si un jour on érigeait un musée des intérieurs Isàán, cette petite cuisine pourrait y trouver sa place.
Phîi Phong vit dans un voisinage très sympathique. Les gens des 3 ou 4 maisons avoisinantes passent régulièrement pour bavarder, apportent des choses à boire et à manger, font la tambouille ensemble. Et ca jacasse, et ca jacasse, et ca rit et ca rit ! Ce ne sont pas des gens d’une seule famille mais c’est tout comme. C’est un plaisir de bavarder avec eux. Même le type qui se présente toujours en guenilles (si seulement j’avais pu le prendre en photo !) et qui est régulièrement saturé de « lâo khàáo » est agréable. En tout cas, il n’est pas question de le rejeter, il fait partie de la communauté.
L’un des fils de Phîi Phong est soldat. L’autre travaille dans un petit commerce de matériel électrique dans un petit bled de l’Isàán. La cadette, Awm, une fille de quelques 15 ans, semble être très intelligente. Elle a une bourse de l’état pour apprendre le Coréen. Un fait rafraîchissant, je trouve, c’est qu’elle n’aime pas trop les farangs. Pour elle, ce sont les Coréens les vedettes ! Autre chose avant d’en terminer avec elle : elle est d’une blancheur de peau sans aucun doute soigneusement entretenue.
On ne pourrait faire plus simple et bucolique comme style de vie. Le soir, nous sommes allés chercher des insectes dan les rizières. Ca a fait partie du petit déjeuner le lendemain matin, avec le « pla hâeng » et du « pla râa thâwt” » rapportés par l’une (poisson séché et poisson fermenté et frit), un « khâao thôm” extra préparé par Y, un énorme jacquier délicieux (“jackfruit” en Anglais, “khà nùún” en Thaï et “bàk míi” en Phasàá Isàán), des bananes apportées par une autre femme. Et comme pièce de résistance, le type en guenilles (encore sobre ce matin) nous apporte un bon kilo de « khài mót daeng » (des œufs de fourmis rouges). Comme nous n’avons pas le temps de les préparer (et tout le monde a tellement mangé !), c’est l’un des cadeaux qu’on nous fait sur notre départ - c’est un beau cadeau, c’est assez cher en fait, il y en a bien pour 500 bahts. Avec en plus des bananes, un grand morceau de « jackfruit, deux grands sacs de riz, du poisson et que sais-je encore.
Nous avons passé des moments très agréables avec des gens charmants.
NB :“mót” = fourmi, mais aussi sorcier – “mâe mót” = la sorcière “mòt” = c’est fini, c’est tout | Carnets similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 203 visiteurs en ligne depuis une heure! |