Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Pagaljavab · 31 août 2025 à 0:08 · 175 photos 202 messages · 15 participants · 11 047 affichages | | | | À: Pagaljavab · 1 septembre 2025 à 22:50 · Modifié le 4 oct. 2025 à 14:56 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 21 de 202 · Page 2 de 11 · 805 affichages · Partager Jour 0 et 1, 23-24 juillet : Paris-Mumbai-Ahmedabad"Le(s) grand(s) jour(s)"
Après avoir revérifié mille fois que nous n’avons rien oublié, nous commandons un Uber où notre équipée embarque dans un véhicule cabossé direction Roissy-Charles de Gaulle terminal 2C. Théo (qui a fêté ses 2 ans peu de temps avant notre départ) semble bien comprendre qu’il part en voyage. Il faut dire que nous n'avons cessé de le lui rabâché depuis des semaines et qu’à son très jeune âge, il a un CV de voyageur peut-être presque plus étoffé que le mien à 15 ans, nous ayant déjà suivi pour un séjour en Bretagne, sillonné la France de Paris vers Lille, l’ Auvergne, l’ Occitanie et les Pyrénées, la Bourgogne, la Norvège (et par la suite retraversé plusieurs fois la France, vu deux fois les Pays-Bas, le Sénégal, l’ Andorre, et bientôt la Turquie). Le plus grand, Kelyandre, qui a alors 10 ans, est un peu anxieux des choses étranges qu’il va trouver dans ce pays que nous lui avons vendu si mystérieux. Lui connaît le Sénégal mais en a peu de souvenirs. Cela dit, nous sommes tous excités à l’idée que dans quelques heures et après des mois de préparation et d’attente, le rêve dont nous parlons depuis des mois se réalisera dans quelques heures ! Et moi de retrouver mon "deuxième pays" après six ans. Reste à voir comment cela se passera car si nous avons on ne peut mieux organisé notre circuit, nous n’avons pas encore idées des réactions que chacun pourrait avoir face à l’inconnu pour les uns et aux imprévus et éventuels inconvénients pour tous...
Arrivés à l’aéroport, tout est carré : nous passons tous les obstacles, chargés de bagages que nous sommes, pour enfin arriver à l’embarquement. Comme à son habitude, le tout petit est déchaîné, court et saute sur les fauteuils, ce qui nous fatigue déjà mais a le mérite de nous aider à passer le temps. Il est déjà bien en avance sur le langage et s’exprime facilement, parfois trop ! Ça promet pour l’ Inde... Enfin nous embarquons. L’avion décolle à 21h30 et malgré toutes les difficultés usuelles pour réussir à bien dormir dans un vol de nuit en classe éco, le voyage se déroule bien. Avec tous ces écrans accrochés devant et partout autour de lui, nous n’avons pas le choix que de laisser Théo regarder, bien que nous aurions souhaité l'éviter. Cependant, cela a l’avantage de contribuer à passer ce début de voyage sans trop d’encombres et à dormir. Enfin un tout petit peu... Nous sommes surpris de voir à quel point Vistara est une bonne compagnie avec un staff très professionnel et une nourriture tout à fait correcte.
Le lendemain matin, arrivée à Mumbai légèrement en retard. Les cinq heures d’escale nous avaient laissé l'espoir de pouvoir sortir un peu de l’aéroport et visiter rapidement le quartier de Juhu Beach, lieu qu’affectionnent les Mumbaikars pour se promener en bord de mer ou se délecter de la fameuse cuisine de rue de Bombay. Ceci aurait permis une petite pause avant le prochain vol et un premier contact plus facile avec l’ Inde pour mes trois néophytes. Mais la queue, le temps des formalités pour nous quatre au guichet des e-tourist visas, le fait que nous devons finalement récupérer nos bagages et les réenregistrer pour le vol suivant vers Ahmedabad, les bouchons possibles pour rallier ce quartier pourtant proche de l’aéroport et en somme la perspective du stress de devoir faire à nouveau la queue pour rejoindre notre embarquement à temps nous fait finalement renoncer : à quoi bon passer une demi-heure à Juhu Beach et risquer autant de tracas. Notre entrée en Inde se fera donc à Ahmedabad. Après la procédure au guichet e-visa qui dure tout de même un certain temps pour quatre, alors que nous avions réussi à attraper un guichet sans trop d’attente, nous profitons du temps que nous avons désormais pour changer un peu d’argent à un distributeur afin de démarrer le voyage : le maximum autorisé, soit 10.000 roupies chacun. Notre banque en ligne nous permet d’éviter les frais de retrait à l’étranger, mais pas le taux bien défavorable de l’aéroport... C’est vraiment du dépannage. Puis nous partons à l’assaut des nombreux restaurants de l’aéroport en commençant par un assortiment de spécialités d’ Inde du Sud : dosa, idli, vada, riz yaourt, accompagné d’un chai, histoire pour moi de retrouver les sensations (même si en réalité, la cuisine indienne fait partie de notre quotidien mais là, on est Inde, c’est différent). Théo joue déjà avec un enfant indien de son âge, ce qui en guise d’échauffement, me donne l’occasion d’entamer une première conversation en hindi avec le père qui est justement originaire du Rajasthan. Le temps passe vite et nous réembarquons pour Ahmedabad, principale ville du Gujarat, terre d’origine du controversé Premier ministre Narendra Modi. Une heure de vol et vers 16h, c’est l’heure de vérité, nous y voilà vraiment !
L’aéroport d’ Ahmedabad est très moderne et impeccable, un peu sur le modèle des aéroports des pays du Golfe. On dirait que Modi a voulu pour « sa » ville une porte d’entrée dans l’ Inde très shāndār « (« fastueuse », « qui en met plein la vue ») pour les visiteurs du monde entier, lui qui a très modestement donné son nom au relativement récent stade de la ville et ambitionne d’accueillir les Jeux Olympiques 2036. Et non pas à Delhi, ni même à Mumbai ou à Bangalore, mais bien à Ahmedabad. Nous parvenons à sortir rapidement car nous avons déjà fait les e-visas à Mumbai. Quelques taxis nous alpaguent et nous proposent des prix délirants (pour l’ Inde) pour rejoindre notre hôtel situé en plein centre de la vieille ville, tout près de la station de métro Gheekanta, à 8 kilomètres de là. Je leur réponds en hindi (la langue du Gujarat est le gujarati mais l’hindi, proche linguistiquement, y est très bien compris) le prix que ça devrait coûter normalement en lançant une estimation très approximative qui me paraît raisonnable. « Oh, hindi aati hai (tu parles hindi)?! » : surpris, ils rigolent, viennent me serrer la main et me taper sur l’épaule. Pour payer moins cher, ils nous conseillent de sortir du parking de l’aéroport et héler un rickshaw. Nous avançons et très vite, un rabatteur vient à notre rencontre et arrête pour nous un rickshaw que nous négocions tout ce que nous pouvons. Il fait gris et sombre en cette fin d’après-midi et il pluviote un peu, alors nous finissons par tomber d’accord pour 350 roupies. Bien que le prix local soit probablement moins cher, nous sommes quatre et un peu chargés : j’estime que c’est correct pour les deux parties. Certains verraient tout cela comme une prise de tête pour gagner quelques euros, mais nous et les enfants trouvons ça très marrant ! Nous montons dans le véhicule, Magali et les deux enfants derrière, moi à l’avant avec le chauffeur, une petite partie latérale de mon corps débordant en dehors de l’habitacle. Les allées qui sortent de la zone aéroportuaire sont larges et propres, la circulation pas encore trop dense. Là encore, cette entrée dans la ville pourrait laisser penser au novice qui vient de débarquer que l’ Inde n’est finalement pas si sale, polluée et bruyante qu’on lui avait dit. Mais je sais que ça ne va pas durer, et d’ailleurs ça ne dure pas. Au détour d’une artère, la circulation s’épaissit, les klaxons fusent de partout et des véhicules arrivent dans tous les sens, certains manquants de nous rentrer dedans. Les grandes avenues se font tout de suite beaucoup moins shāndār et le chaos indien s’installe enfin. Le petit qui adore le désordre et le bruit est aux anges et affiche un sourire émerveillé, toujours entre l’hilarité et la surprise. Mais Magali et Kelyandre sont effrayés ! Ils crient à chaque fois qu’un véhicule nous coupe la route ou nous érafle. Magali signale plusieurs fois au chauffeur qu’un véhicule est sur le point de nous rentrer dedans et ne comprend pas cet anarchique code de la route fonctionnant uniquement à l’instinct et au bruit. Je ris en tentant de leur faire comprendre que tout est normal et que notre rikshāwālā sait très bien ce qu’il fait, tout comme ceux qui paraissent vouloir nous percuter de plein fouet. Mais rien à faire, ils ne sont pas tranquilles et pas certains du tout que nous allons arriver à destination en entier. Du Bollywood façon Modi au chaos total, voilà la meilleure entrée en matière possible pour mon équipée de découvreurs. Je leur avais annoncé ce joyeux foutoir et ma bonne vieille Inde ne m’a pas fait mentir !
Nous observons depuis notre carcasse percée par les vents les scènes de vie au bord de la route de ce monde inconnu pour eux et évocateur d’images si familières pour moi. Nous débouchons assez vite sur Relief Road, un des axes principaux au milieu duquel est situé notre hôtel, qui traverse la ville depuis la gare de Kalupur jusqu’à Laal Darwaza (la Porte Rouge), l’un des bazars les plus animés d' Ahmedabad. Les animaux en liberté sur Relief Road, chèvres, vaches, chiens et autres amusent évidemment beaucoup les enfants, car c'était une autre des particularités indiennes que je leur avais promise. Au cœur de ce tohu-bohu de véhicules et de klaxons, nous surveillons sur notre gauche pour assister notre chauffeur qui ne sait pas exactement où se trouve notre hôtel. Enfin, nous apercevons l’enseigne de l’Hotel Prime. Nous voyant descendre du rickshaw, le gardien de l’hôtel vient immédiatement à notre rencontre et deux porteurs s’empressent d’attraper nos valises. Malgré les frayeurs, mon équipe valide entièrement le rickshaw tout en affichant les visages encore secoués et grisés de ceux qui viennent de faire un tour de montagne russe dans un parc d’attraction. C’est leur première expérience de l’ Inde et elle est positive pour tous !
Mais les petites complications ne sont jamais loin et vous rappellent que dans ce pays de contraste émotionnel, il faut toujours maintenir un niveau de vigilance : « Il ne faut pas rêver en Inde ! » nous prévient Claire Landais dans sa nouvelle/récit de voyage du même nom que je vous conseille (ou pas). Nous arrivons à la réception, qui ne présente pas trop mal. Mais je suis sûr que vous sentez déjà venir quelque chose... Nous annonçons notre réservation en expliquant que nous les avons contactés par WhatsApp et avons payé un acompte de 1000 roupies pour réserver la chambre. Les trois managers cherchent sur leur ordinateur et dans leur paperasse, froncent les sourcils plusieurs fois, parlementent entre eux... Mon expérience de l’ Inde me susurre qu’il y a un hic, j’en suis certain. Et déjà la première embrouille à l’indienne avec un grand classique du genre : « la réservation non enregistrée ». J’avais évoqué avec Magali, un peu incrédule, la possibilité que ça arrive, et dès notre arrivée l’ Inde ne me fait une nouvelle fois pas mentir. « Voilà, nous y sommes bien, welcome to India ! ». Après quelques minutes de recherches infructueuses, ils m’annoncent sans surprise qu’aucune trace de réservation ni mention d’un acompte envoyé par Western Union n’a été enregistrée. Et que la grande chambre deluxe que nous avions bookée grâce à cet acompte n’est par conséquent pas disponible... « Tu vois, ça commence ! » souffle-je d’un air goguenard à Magali. Mais d’un coup d’un seul comme dans un retournement de situation de dernière minute d’un film de Bollywood, on nous annonce une « bonne nouvelle » : la personne avec qui j’étais en contact sur WhatsApp n’est pas un arnaqueur mais bien un personnel de l’hôtel, sans qu’ils m’expliquent s’il s’agit de l’un d’entre eux ou d’un qui n’est pas là ou plus là. Je leur montre pour preuve mes échanges sur WhatsApp et le reçu de notre transfert. Grands seigneurs, ils consentent sans discuter à prendre en compte l’avance payé et nous allouent au prix prévu initialement (2000 roupies) une grande chambre climatisée au fond du couloir, juste à côté d’un renfoncement délabré et un peu glauque ressemblant à un squat ou un pigeonnier, et visiblement un peu moins bien que celle que nous avions pris soin de réserver. Cela dit, elle est suffisamment spacieuse pour nous et bien que pas 100% impeccable, elle est plutôt propre et fait bien l’affaire. De toute façon, nous n’y passerons que deux nuits pour nos deux jours et demi à Ahmedabad car la troisième fera dans le train qui nous transportera à Jaisalmer. Je me dis que tout compte fait, c’est une parfaite et rigolote étape initiatique. Et puis, il ne faudrait pas s’habituer à trop de facilité et de luxe dès le début ! D'ailleurs, personne n'y voit d'inconvénient.
Nous soufflons un tout petit peu dans la chambre, le temps de nous reposer, nous doucher, puis nous descendons faire un petit tour de quartier pour nous ravitailler en bouteilles d’eau et faire nos premiers repérages dans le quartier. C’est la fin de l’après-midi, le ciel commence à s’assombrir, il pluviote encore et ce petit tour dans les ruelles derrière l’hôtel est l’occasion pour Magali, Kelyandre et Théo de faire leurs premiers pas sur la terre ferme au cœur de la vie indienne. Au fur et à mesure de notre promenade, il devient de plus en plus difficile de distinguer les détails avec la nuit tombante, mais les rares lumières qui éclairent légèrement l’obscurité, les bougies derrière les murs des temples, l’odeur de ghee brûlé et les clochettes des temples qui résonnent pour les pūjā ārtī offertes aux dieux laissent deviner un monde un peu mystérieux. Cette ambiance à la fois effervescente et paisible tout à fait particulière aux villes indiennes au crépuscule me replonge immédiatement dans le grand bain. Nous nous invitons brièvement dans un temple de Krishna où une petite poignée de dévots assistent à l’ ārtī du soir derrière le prêtre qui agitent son plateau de bougies en mouvement circulaire face à la divinité. Pour éviter un accident pendant le voyage nous devons essayer d’expliquer à Théo le danger permanent que représente pour lui la circulation indienne, surtout dans ces petites rues encombrées où motos, scooters et voitures viennent piétiner les « trottoirs », enfin les bords de rue dirons-nous... D’un naturel agité, curieux et véritable passionné de véhicules à moteur, il est bien tombé dans ce pays. Mais son enthousiasme peut à tout moment nous mener au drame. Nous lui expliquons qu’il y a des véhicules qui arrivent de partout en permanence et qu’il ne peut pas faire comme sur les trottoirs français. Il semble comprendre un peu et préfère nous laisser porter ses 15 kilos, ce qui au grand dam de nos vertèbres, va malheureusement devenir une habitude tout au long du voyage. Mais nous voyons mal comment une poussette aurait pu être pratique dans les rues impraticables et les chemins défoncés de l’ Inde ! De retour vers l’hôtel, toujours en nous imprégnant des tranches de vie qui nous entourent, la scène d’une famille avec trois enfants bien maigres vivant dans un rickshaw garé sur le bord de Relief Road nous émeut. Cette scène nous permet d’illustrer par le réel ce que nous avions dit à Kelyandre sur la misère qui gangrène cet étonnant pays. Le père accepte avec reconnaissance les sandwichs végétariens aux pois-chiches massala qu’il reste dans nos sacs des nombreuses collations qui nous ont été servies par la compagnie Vistara. Un échange de sourires humblement bienveillants, il distribue la nourriture à ses enfants et nous laissons le rickshaw s’effacer derrière nous dans la nuit.
En rentrant, les enfants sont ravis (et nous aussi) car nous apercevons notre premier singe sur le toit de notre hôtel, un langur, ce qui rend réelle une autre de mes légendes contées avant le départ et me redonne de la crédibilité car nous n'en avions aperçu aucun jusque-là et je sentais qu'ils commençaient à douter. Enfin réfugiés dans le confort de notre chambre, je me connecte au wi-fi et scanne la ville sur Google Maps à la recherche d’un lieu pour nous restaurer. Après avoir fait plusieurs propositions, nous optons pour l’Ambrosia, le type de resto végétarien pour classes moyennes que j’affectionne, toujours propre et climatisé, proposant une cuisine authentique et une carte un peu large, pour environ 200-300 roupies par tête. Il se trouve de l’autre côté de la Sabarmati, près de la station de métro Gandhigram. Sous une pluie qui commence à se faire plus forte, le vieux et sympathique gardien qui trône toujours sur une vieille chaise au pied de l’hôtel avec son uniforme et son bâton nous aide à arrêter un rickshaw qui nous embarque pour 50 roupies (pour toutes les autres courses dans la ville, nous paierons toujours entre 40 et 60 roupies, soit quasiment le prix local). Une deuxième expérience de rickshaw qui ravit décidemment tout le monde ! Nous quittons la vieille ville pour arriver dans une zone plus éclairée et moins dense, traversons le gigantesque Nehru Bridge et arrivons à destination dans un quartier très calme et un peu huppé où se trouve notre restaurant, sous une pluie battante. À la vue de cette équipée hétéroclite d’extraterrestres dégoulinants de pluie trouvant refuge dans leur restaurant, le manager et son équipe se montrent quelque peu éberlués. On sent que la vue de cette espèce de famille hétéroclite avec un homme européen, une femme métisse aux cheveux tressés façon tribale, un enfant métisse aux cheveux crépus et un petit enfant blanc aux cheveux blonds rouquin bouclés mais dont quelques traits semblent pourtant faire écho aux traits africains des deux autres... je sens l’espace d’un instant dans leur regard une phase d’identification dans laquelle ils paraissent scotchés face à un tableau aux éléments incohérents, et donc forcément un peu douteux. Le regard des gens me donnera ce sentiment pendant la quasi-totalité du voyage, mais avec l’effet de surprise en moins pour nous. Très vite, la prise de commande en hindi fait son effet et les sort de leur stupeur. Ils font de leur mieux pour nous servir comme des invités spéciaux. quelle bonne pioche ! Tout est succulent : Kelyandre ne prend pas de risque et choisit ses traditionnelles nouilles sautées indo-chinoises (qu’il n’abandonnera que rarement pendant l’ensemble du voyage) et ils préparent pour Théo un succulent khichḍi simple, le plat favori des enfants indiens (un mélange de dāl et riz bouillis ensemble sans autre épice que du sel et du curcuma). Nous n’oublions pas quelques petits à-côtés et desserts. Nous nous régalons et nos hôtes en semblent ravis. Nous mettons un peu de temps à trouver un rickshaw dans ce quartier déserté à cette heure-ci et rentrons à l’hôtel pour une nuit de sommeil bien méritée, car nous avons enchaîné un long périple depuis les dernières 24 heures. Et je sais que quand on arrive en Inde le soir, on découvre toujours les choses sous un tout autre jour au petit matin.
Je n’ai pas trop de photos de ces journées de départ et d'arrivée. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Pagaljavab · 2 septembre 2025 à 11:51 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 22 de 202 · Page 2 de 11 · 773 affichages · Partager Je ne peux m'empêcher de penser à Samuel Clever en te lisant. J'adore ! Je ne me souvenais pas qu'il y eût un métro à Ahmedabad... | | | À: Marien33 · 2 septembre 2025 à 12:00 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 23 de 202 · Page 2 de 11 · 769 affichages · Partager Je ne connais pas Samuel Clever mais je vais voir, merci (j'imagine)! Le métro d' Ahmedabad a été mis en place en 2014 je crois. J'étais dans le Gujarat en 2013 et il n'y était pas encore. Là il paraît encore flambant neuf, j'ai un passage là-dessus dans le prochain épisode que je devrais arriver à publier aujourd'hui. | | | À: Pagaljavab · 2 septembre 2025 à 13:59 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 24 de 202 · Page 2 de 11 · 753 affichages · Partager Je ne connais pas Samuel Clever mais je vais voir, merci (j'imagine)!
Je voulais parler du souffle épique qui nous emporte dans l'aventure en ce début de carnet... C'était un clin d'œil à un lointain passé... | | | À: Marien33 · 2 septembre 2025 à 14:02 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 25 de 202 · Page 2 de 11 · 752 affichages · Partager Ah oui! | | | À: Pagaljavab · 2 septembre 2025 à 14:40 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 26 de 202 · Page 2 de 11 · 748 affichages · Partager Le titre de ton carnet n'a pas été modifié. Heureusement... Le mien (récent) a encore été modifié... mais il y en a d'autres aussi qui le sont... | | | À: Marien33 · 2 septembre 2025 à 16:11 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 27 de 202 · Page 2 de 11 · 741 affichages · Partager Quelle idée de vouloir changer le titre des carnets des gens... Pourquoi pas changer le texte tant qu'on y est? D'ailleurs, je trouve qu'il y a trop peu de caractères, le titre que je voulais ne rentrait pas dans la nomenclature. | | | À: Pagaljavab · 2 septembre 2025 à 16:43 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 28 de 202 · Page 2 de 11 · 738 affichages · Partager D'ailleurs, je trouve qu'il y a trop peu de caractères, le titre que je voulais ne rentrait pas dans la nomenclature.
Au moins tu me fais bien rire ! Car au niveau longueur de titre c'est déjà pas mal... | | | À: Marien33 · 2 septembre 2025 à 18:18 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 29 de 202 · Page 2 de 11 · 713 affichages · Partager Je ne me souvenais pas qu'il y eût un métro à Ahmedabad...
Tiens, moi non plus !
A l'occasion, une autre info - pas pour l'auteur de ce récit, mais pour tous les autres : les Indiens ne prononcent jamais le nom de cette ville AH-MED-ABAD, mais "Em dabad"... | | | À: Marcomarco2 · 2 septembre 2025 à 21:36 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 30 de 202 · Page 2 de 11 · 689 affichages · Partager C'est précisément comme ça que ça se prononce!
Pour le métro d' Ahmedabad, je me suis trompé sur la date en répondant à Marien : il date de 2019 et non 2014, ce qui explique qu'il paraisse encore presque flambant neuf.
J'ai apporté quelques modifications avec deux ou trois descriptions oubliées et une maigre photo. Le suite ne devrait pas trop tarder... | | | À: Pagaljavab · 2 septembre 2025 à 22:06 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 31 de 202 · Page 2 de 11 · 682 affichages · Partager C'est précisément comme ça que ça se prononce!
Pour le métro d' Ahmedabad, je me suis trompé sur la date en répondant à Marien : il date de 2019 et non 2014, ce qui explique qu'il paraisse encore presque flambant neuf.
J'ai apporté quelques modifications avec deux ou trois descriptions oubliées et une maigre photo. Le suite ne devrait pas trop tarder...
voilà pourquoi... Nous y sommes allés en décembre 2018 | | | À: Pagaljavab · 3 septembre 2025 à 0:30 · Modifié le 4 oct. 2025 à 14:57 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 32 de 202 · Page 2 de 11 · 667 affichages · Partager Jour 2, 25 juillet : Ahmedabad"Premiers pas dans la lumière indienne"
Réveil pas trop tard, beaucoup aidés en cela par l’appel simultané de plusieurs muezzins, très variablement doués dans l’exercice de la justesse du chant des sourates... On entend l’un hurlant dans le haut-parleur comme un dératé de sa voix enrouée des notes incertaines qui se mettent à dérailler dans des microtonalités aléatoires aussi involontaires que désagréables pour les tympans, l’autre plus discipliné tentant de s’accorder avec la ligne mélodique hiératique de son compère, dans un duo disharmonique improbable qui nous fait notre séance de rire du matin. La vieille ville d’Ahmedabad est imprégnée d’une culture musulmane historique toujours vive et notre hôtel se situe dans une petite aire entourée de mosquées de quartier. Le temps de nous préparer et de commander dans notre chambre un petit-déjeuner de toasts-omelette, quelques snacks indiens pimentés et bien sûr l’inévitable chāy masālā, nous décidons de nous diriger vers Manek Chowk, un des bazars animés de la vieille ville, tout particulièrement connu pour sa cuisine de rue : un quartier idéal pour démarrer. Cette fois, Magali et les enfants vont vivre leur premières véritables images de l’ Inde à la lueur du jour et comme je l’ai introduit plus haut, je sais à quel point la redécouverte d’une ville indienne le lendemain matin à la lueur du jour a ce pouvoir de révéler tout ce qui était la veille tapi dans l’ombre, de réveiller tout ce fourmillement qui s’était enfoui dans sa tanière le temps de la nuit, nous faisant percevoir les choses tout à fait autrement. Il est 8h30 et en cette heure matinale, l’air est encore doux, les rues sont encore un peu vides et l’on croise tout juste quelques rickshaws ou des vendeurs avec leurs carrioles remplies de noix de coco. Mon équipage observe avec surprise ces scènes de rues, aux allures médiévales, ces enchevêtrements de fils électriques qui nous étonnent, ces sols mouillés aux détritus épars et aux flaques colorées, leurs narines s'initiant à cette odeur composite d'encens, de gaz d'échappement, d'humidité, de lait sucré, d'épices, d'urine. Sens et corps s'immergent peu à peu dans un autre monde...
Nous nous promenons tranquillement alors que l’activité démarre timidement : de rares commerces ouvrent, des desservants de temple et dévots hindous font leurs rituels du matin aux divinités des petits temples de rues.
Nous passons devant l’entrée de la Jama Masjid, l’une des plus grandes mosquées du pays, datant du 15ème siècle. J’ai déjà visité (et apprécié) Ahmedabad dix ans auparavant et pourtant, en passant devant la Grande Mosquée, je ne reconnais pas vraiment l’endroit. Cela dit, j’en ai un bon souvenir car, infiniment moins fréquentée que celle de Delhi, les déambulations y sont beaucoup plus libres et apaisées. Nous gardons son éventuelle visite pour plus tard (finalement jamais). Dans cet instant de découverte de la vie indienne pour mon équipage, nous préférons nous imprégner sans stress des scènes de rue en buvant du lait de coco à même la noix (40 roupies). Il est encore trop tôt pour l’ Inde et la majorité des commerces reste encore fermée au point que là encore, j’ai du mal à reconnaître le quartier bouillonnant que j’avais traversé il y a des années.
Comme nous restons un peu sur notre faim question bazar animé, je propose de continuer vers Laal Darwaza, un gigantesque et labyrinthique bazar, le plus connu d’ Ahmedabad, où l’on peut trouver presque tout ce que l’on veut, mais tout particulièrement vêtements, textiles en tout genre, saris, châles, bracelets, sacs... Cette fois, je reconnais bien le lieu et les vestiges de ses tours et murailles. La vieille ville a une ambiance agréable, indéniablement musulmane avec ses vieux édifices d’architecture islamique, ses mosquées, ses femmes en niqab et ses hommes en kufi et djellaba, chose intrigante pour le coeur culturel et économique d'un État qui est le bastion du fondamentalisme hindou. Elle fait penser à Old Delhi en plus piétonne et un peu moins bordélique... quoi que...
On plonge dans les étals de couleurs, on ne sait plus où donner des yeux, il y a beaucoup de belles choses au mètre carré et dans cette explosion pour les yeux, on a envie de tout acheter. Au gré de nos déambulations dans différentes sections, Magali qui cherche des tenues indiennes pratiques pour le reste du voyage arpentent les échoppes et craque pour deux magnifiques kurtī, ces robes traditionnelles, ici aux motifs du Kutch, région désertique frontalière avec le Pakistan et le Rajasthan au nord du Gujarat réputée pour l’artisanat de ses populations tribales. C’est certain, avec l’une des kurtī qu’elle enfile sans attendre et ses tresses africaines faite pour faciliter ce voyage, on va l'assimiler à une tribale! D’ailleurs pas mal de passants, surtout des femmes, se mettent de temps à autres à bloquer littéralement en marquant un arrêt corporel oculaire ponctué d’un grommellement sourd en gujarati sur cette fille à la peau métissée et aux longues extensions tressées, plus souvent de grand étonnement que de rejet. Il n’y a qu’à Ahmedabad, à l’arrivée comme au retour, que je remarquerai ce type de réaction. Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu réaction ailleurs, mais assurément pas les mêmes. Dans ces situations, je me rappelle toujours ce que m'avait dit un jour en substance un jeune Indien de Delhi ingénieur en informatique que j'avais rencontré à Jodhpur, sur la manière dont les Indiens percevaient les Noirs africains : "Les Indiens ne sont pas racistes contre les Noirs, ils ont seulement peur qu'ils fassent de la magie et qu'ils les tue pour les manger". Si un Indien moderne colporte ces clichés grotesques, je me demande ce que doivent penser d'autres personnes qui nous croisent...
Il fait maintenant un peu plus chaud et lourd. La fatigue se fait d’autant plus sentir pour nous que Théo qui marche un peu habituellement, demande sans arrêt que nous le portions. D’un naturel excité, téméraire et bavard comme pas possible, nous le découvrons ici extrêmement impressionné par le flot ininterrompu de voitures, camions, scooters, rickshaws et carrioles en tout genre et leur cacophonie de « tut-tuts » et « cling-clings » qui arrivent par tous les côtés. Il a trouvé plus fourmillant que lui avec ce pays fou et semble inhabituellement inhibé, mais bien positivement fasciné quand nous lui demandons s’il aime. Avant de rentrer à l’hôtel, nous arpentons les rues commerçantes où Kelyandre marque quelques arrêts pour expérimenter bonbons, glaces chips ou sodas exotiques, et nous pour ravitailler l'équipée en bouteilles d'eau ou en bananes.
Nous faisons un court et indispensable retour à l’hôtel, le temps de se reposer à la fraîcheur de l’AC, passer aux toilettes et au changement de couche pour Théo. Nous en avons pris le minimum pour ne pas alourdir nos bagages déjà pleins à craquer et nous aurons la mission d’en trouver assez rapidement dans Ahmedabad. Nous repartons vers la rive de la Sabarmati pour déjeuner, inconditionnels de la cuisine tamoule que nous sommes, dans un restaurant d’ Inde du Sud sobrement mais bien justement nommé... South Indian Restaurant. Encore une excellente pioche : dosa, idli, curd rice, vada, chutneys... tout est délicieux et vraiment pas cher dans cette petite salle propre à la déco de style colonial désuet. L’endroit est assez proche de Laal Darwaza que nous regagnons à pied pour digérer. Alors que je me dirige comme souvent avec le GPS de mon téléphone pour éviter de faire des détours, nous débouchons sans crier gare dans l’une de ces petites ruelles résidentielles très traditionnelles où l’on n’est pas vraiment censé passer car l’on se retrouve soudainement à troubler le quotidien intime des familles indiennes - les connaisseurs me comprendront. De mon expérience, il arrive que les visiteurs étrangers soient invités par les riverains à rebrousser chemin par des gestes de la main et d'expéditives invitation à aller voir ailleurs. L’attention de Théo est alors attirée par un chat, et comme l’animal devient notre centre d’attention, deux femmes en sari occupées aux tâches ménagères devant leur maison nous observent. Je comprends vaguement de leur échange en gujarati qu’elles se moquent de nous parce que nous sommes impressionnés par un chat, mais elles ont dit autre chose que je n’ai pas saisi. Je leur demande en hindi de me dire ce qu’il y a, mais elles me répondent « rien du tout », d’un air de vouloir couper court pour ne pas avouer qu’elles nous ont lancé une réflexion pas trop sympathique. Mais la barrière de la langue un peu écartée, elles se montrent plus aimables et échangent quelques paroles usuelles avec nous avant de nous dire au revoir et revenir à leurs occupations domestiques.
Court retour au frais à l'hôtel et il nous faut assez vite repartir pour acheter les billets train que nous aurons sur notre circuit. Nous avions déjà réservé à l'avance notre premier billet Ahmedabad- Jaisalmer par l'intermédiaire du propriétaire du camp où nous avons réservé une tente à Jawai Bandh. J'avais pris contact avec lui par WhatsApp en trouvant son numéro sur Google Maps et avions un peu sympathiser. Comme il demandait un acompte et que nous n'arrivons pas à réserver sur le IRCTC depuis la France, nous lui avons proposé qu'il nous réserve notre ce premier trajet et que nous lui envoyons l'avance et le prix de la réservation par Western Union, ce qui a très bien fonctionné pour seulement 3€ de frais. Mais il nous reste à réserver le Vande Bharat (le TGV "deluxe" indien) entre Jodhpur et Falna, puis notre ultime trajet entre Abu Road et Ahmedabad. Nous hélons un rickshaw qui remonte Relief Road pour nous amener à Kalupur, la gare centrale d' Ahmedabad. Nous cherchons un instant la salle des réservations qu'aucun responsable de la gare n'arrive clairement à nous indiquer mais après avoir tourné un peu, nous trouvent l'endroit qui, bonne nouvelle, est climatisé. C'est maintenant l'étape des fameux formulaires papiers. Les gens sont très sympathiques avec nous, nous font la conversation, nous prêtent un stylo que la sévère guichetière ne veut pas nous fournir. Puis nous essayons de tenir notre place dans la queue avec Théo qui devient intenable et ceux qui en profitent pour nous passer devant sans vergogne... Magali et Kelyandre me laissent seuls pour faire un tour avec le petit qui trouvera la paix et l'extase en observant les trains sur le quai et se demande pourquoi les gens marchent sur les voies. Pendant ce temps, un (trop) gentil personnel de la gare me demande de le suivre aux guichets des départs immédiats dans un des halls d'entrée car il pense que je passerai plus vite. Mais après avoir attendu un peu, on me dit de retourner dans la salle des réservations où j'ai évidemment perdu ma place. Il est gentil et désolé, mais il m'a fait quasiment fait perdre une demi-heure en voulant me faire gagner du temps. Je finis enfin par passer au guichet et réserver mes places. Mon équipage m'a retrouvé entre temps après m'avoir cherché une première fois pendant que j'étais dans l'autre hall. Mais, qui en plus a laissé son téléphone à l'hôtel, n'a pas paniqué et est revenue plus tard.
Rickshaw, repassage à l’hôtel et nous regagnons Manek Chowk pour acheter des couches dans un magasin que nous avons repéré sur internet. Le quartier si paisible le matin même est absolument méconnaissable le soir, au point de nous demander si nous sommes au même endroit. Il n’y a plus un bout de trottoir qui n’est pas envahi par des déballages de marchandises de toutes sortes, la foule compacte et les trombes de rickshaws et de scooters qui déboulent de toutes parts. Malgré le fait que nous avons la localisation de l’échoppe, les adresses sont finalement difficiles à trouver dans ce chaos. Nous arrivons enfin devant une petite boutique qui vend (entre autres) des articles pour bébés. Nous repartons avec un grand paquet de couches indiennes, dont nous constaterons plus tard l’efficacité très limitée (on est très loin du Pampers double épaisseur...) bien que le prix soit assez élevés pour le pays, quelque chose comme 300 ou 400 roupies la vingtaine, j'ai oublié. C'est un produit "de luxe" que tout le monde n’utilise pas ici.
La nuit commence à tomber lentement alors que nous remontons les rues assombries pour notre rituel passage de régénération à l’hôtel avant de repartir vers Ambrosia, le restaurant de la veille (car on ne change pas une équipe qui gagne) mais cette fois en métro. Le métro d’ Ahmedabad, mis en service en 2019 et que je ne connais donc pas du tout, est somptueux de propreté et de modernité, encore plus que celui de Delhi et nous en sommes tout impressionnés. Il est climatisé, avec des affichages électroniques et annonces au top, des ascenseurs nickel chrome, jamais trop bondé et permet de circuler à l’aise dans la ville pour quelques maigres roupies. C’est, je pense, le réseau de métro le plus moderne et agréable qu’il m’ait été donné de voir dans le monde. La vue aérienne qu'il procure sur le fleuve Sabarmati la nuit tombée est de toute beauté. Puis nous nous régalons une nouvelle fois à l’Ambrosia, où le personnel se montre heureux de nous voir revenir et nous sert encore chaleureusement en nous montrant beaucoup d'attention et d'entrain à bien prendre notre commande. Enfin, après avoir tenté de héler quelques rickshaws sous une pluie légère, nous finissons par en trouver un qui s’arrête, mais nous refuse faisant mine de ne pas vouloir se rendre dans le quartier de notre hôtel pourtant très central, avant de redémarrer et disparaître dans la nuit. Mais à notre grande surprise, nous le voyons revenir une minute plus tard pour nous prendre ! Il nous impose une course à 60 roupies, soit légèrement plus chère que la normale ("c'est bon, ce n'est que 20 centimes!", entends-je murmurer dans le fond) mais nous ramène à bon port. En descendant du véhicule, le vieux gardien, qui trône toujours sur sa chaise au pied de l’hôtel nous reconnaît tout de suite et vient à notre rencontre pour nous accompagner de sa présence bienveillante à l’ascenseur. Les petits sont fatigués et vont passer une bonne nuit... | | | À: Marien33 · 3 septembre 2025 à 12:28 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 33 de 202 · Page 2 de 11 · 631 affichages · Partager Oui, à moi aussi, ça fait envie de repartir en Inde... Cet hiver, j'espère... En attendant, je vais me régaler avec ce nouveau carnet de Pagal dont j'apprécie beaucoup le style et dont je m'était bien inspirée pour notre voyage au Tamil Nadu en 2019. Anne | | | À: Yan55 · 3 septembre 2025 à 14:09 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 34 de 202 · Page 2 de 11 · 621 affichages · Partager Cet hiver, j'espère...
Prévoyez de passer me voir cette fois à Kannur | | | À: Yan55 · 3 septembre 2025 à 15:00 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 35 de 202 · Page 2 de 11 · 613 affichages · Partager Merci Anne, ça me fait plaisir car j'apprécie aussi beaucoup tes carnets et votre manière de voyager. Où avez-vous l'intention d'aller cet hiver un Inde.
J'en profite pour dire que j'ai légèrement étoffé mon précédent texte de petits détails intéressants qui me sont revenus! | | | À: Pagaljavab · 3 septembre 2025 à 15:42 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 36 de 202 · Page 2 de 11 · 605 affichages · Partager J'en profite pour dire que j'ai légèrement étoffé mon précédent texte de petits détails intéressants qui me sont revenus!
Il faut tout relire pour les trouver... | | | À: Pagaljavab · 3 septembre 2025 à 16:44 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 37 de 202 · Page 2 de 11 · 593 affichages · Partager Je ne sais pas encore très bien où nous irons, sûrement au Kerala (je remercie au passage Marien pour son invitation à passer le voir à Kannur, peut-être pourquoi pas !) et Karnataka... mais avant, je ne sais pas encore... En attendant, je poursuis la lecture de ton voyage avec tes petits... Désormais, nous sommes grands-parents et je pense qu'un tel voyage avec des petits ne doit pas être de tout repos ! | | | À: Marien33 · 3 septembre 2025 à 18:11 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 38 de 202 · Page 2 de 11 · 582 affichages · Partager Aucune obligation de tout relire bien sûr 😂 Comme j'ai peu de temps pour écrire et que je le fais à des moments où je ne suis plus très frais, je dois repasser sans arrêt pour corriger les fautes, les oublis de mots, les coquilles. Et parfois, des détails et souvenirs me reviennent après coup et de manière impromptue la nuit ou au travail, car le voyage a déjà un an. Ce sont des détails ajouter qui ont une importance pour moi et la cohérence du récit, donc je ne fais que signaler au cas où ça intéresserait quelqu'un.
Yann55=》Non, effectivement, ça demande une organisation et une vigilance augmentée! C'est carrément une autre conception du voyage, mais pas moins intéressante. | | | À: Pagaljavab · 3 septembre 2025 à 21:30 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 39 de 202 · Page 2 de 11 · 562 affichages · Partager et craque pour deux magnifiques kurtī, ces robes traditionnelles, ici aux motifs du Kutch, région désertique frontalière avec le Pakistan et le Rajasthan au nord du Gujarat réputée pour l’artisanat de ses populations tribales
Désolé, je ne peux pas m’empêcher de poster ici cet extraordinaire et unique reportage sur les Rabaris, que j'ai croisé a maintes reprises au Gujarat, visages durs et regards froids envers nous, étrangers, mais dans ce reportage c'est un autre monde ! Avis à tous qui s’intéressent au folklore du Gujarat, vous ne serez pas deçu - une occasion unique !
C’était, bien sur, ma petite digression au sujet de robes traditionnelles du Kutch...
à regarder en 4k, on peut choisir le sous-titrage en FR c'est ici :
| | | À: Marcomarco2 · 4 septembre 2025 à 22:38 Re: Un énième carnet de voyage dans ce (trop) familier Rajasthan, mais en famille et avec des enfants Message 40 de 202 · Page 2 de 11 · 503 affichages · Partager Merci Marco, je n'ai pas encore eu le temps de regarder la vidéo mais je le ferai dès que je peux parce que j'ai étudié un moment les chameliers Rabari du Rajasthan où ils sont le plus présents. Mais effectivement on les trouve aussi Gujarat où je crois me rappeler qu'ils ont quelques traditions différentes de celles du Rajasthan.
Je continue mes modifications occasionnelles et m'attelle aussi dans pas trop longtemps à la suite du carnet. | Carnets similaires sur l'Inde: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 016 visiteurs en ligne depuis une heure! |